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vendredi 1 septembre 2017

Etude sur Sarah épouse d'Abraham

Et Saraï devint Sarah , La Promesse, l'Espérance


Posté par BCH  jeudi 14 juin 2007 à 12:03 | #34 | rss

Les débuts du peuple Juif ... Rien n a été simple ... reste l'Espérance, la Hatikva
Et Saraï devient Sarah !

Nous voila retournés dans les Temps où D. détruisit la Tour de Babel, dispersant les Hommes a travers le Monde, Nous voilà à UR, ville de Mésopotamie, dans la famille de Terah, lequel a trois fils : Avram, Nahor et Haran. Puis c’est le « Lekh Lécha » de la Genèse … Téra donne sa fille Saraï (ma Princesse) née d une autre couche à son fils Avram, et offre la fille de Haran, Milca à Nahor, Haran meurt, Avram adopte Loth son neveu, et la famille s’enfuit…

Pour la Terre promise par D. à Avram : Canaan. Avram est évidemment un fondateur. On s'en souvient, il est un jour sommé par Dieu de détruire les idoles, de quitter la maison de son père et de fonder un nouveau peuple. " Va-t-en de ton pays, de ta patrie et de la maison de ton père vers le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation… " (Genèse, XI, 1, 2).

Mais comment être à l'origine d'une lignée lorsqu'on est stérile? "Car Saraï était stérile et n'avait pas d'enfant… " (Genèse, XI, 30, répété et développé dans Genèse, XVI et XVII). Etrange contradiction que celle contenue dans l'injonction divine de fonder une lignée tout en condamnant le fondateur à la stérilité. 

Mais longeant le fleuve, Terah s’arrête dans la ville d’Haran, qui porte le nom de son fils défunt. Ils vécurent quelques années là.

Saraï est stérile, elle ne peut pas avoir d’enfant, et pour une femme, aussi belle soit-elle, Saraï était très belle, c’est un drame, pourtant Avram reste avec elle, c’est aussi sa demi- sœur, il ne peut la quitter sans affronter les foudres de son père Terah … Avram aurait- il pu consommer un mariage à la lisière de l’inceste ? Terah a vécu 205 ans et est enterré à Haran.

Alors, Avram se souvient de la parole de D. et repart vers la Terre promise de Canaan, accompagné de Saraï et de son neveu Loth. Avram a 75 ans.

                        
Il s’installe donc avec sa femme, mais une terrible disette touche le pays… et c’est à nouveau le départ, Avram décide de se rendre en Egypte. Il rentre en étranger et en nomade dans ce pays, gouverné d’une main de fer par Pharaon. Là, il est pris de panique et présente Saraï comme étant sa sœur … ce qui n’était pas un mensonge… En effet, les gardes de Pharaon ont pour mission de remplir son gynécée et de lui trouver les plus belles femmes, et Saraï était très belle. Sa grande beauté (Genèse 12,11) est décrite avec des détails légendaires dans un texte découvert parmi les manuscrits de la mer Morte.

Ce qui devait arriver est arrivé, Saraï est donc « invitée » à se présenter devant Pharaon.; et Avram dit à Sara : « Voici je te prie, je sais que tu es une femme belle à voir, Lorsque les égyptiens te verront ils diront C’est sa femme… et ils me tueront, Dis, je te prie que tu es ma sœur, afin que soit bien par toi, grâce à moi et que vive mon être à cause de toi. (Genèse 12.10-13). Egoïste ou opportuniste, Avram est alors honoré par les autorités. De grandes richesses lui sont données.

Mais voila que suite a des épidémies et des manifestations surnaturelles, Pharaon devine que Saraï est l’épouse d’Avram, il les renvoie tous les deux, et Saraï repart d’Egypte avec une servante nommée Haggar.

Le Croissant Fertile

Lorsqu’Avram arrive sur les terres d'Abimèlekh, roi de Gérar, il présente Saraï à nouveau comme sa sœur, Abimèlekh fait entrer Saraï dans son palais. Mais D. apparut au roi dans un rêve et lui dit que Saraï était l'épouse d’Avram. Aussitôt, Abimèlekh les laissa avec de nombreux présents.

Avram s installe à Beer Sheva. Saraï est toujours stérile,
Pour assurer à son mari qui avait 90 ans une progéniture, Saraï offre à Avram sa servante, Haggar, comme concubine. 

La proposition de Saraï à Avram était conforme au code d'Hammourabi, mais ne correspondait pas à ce que Dieu avait dit et promis à Avram.

Le fruit de cette union, Ischmaël naît ainsi de la servante Haggar. Une partie des problèmes qu’aura à affronter le peuple juif proviendra, on le sait de cette descendance. Un problème lourd, un problème d’héritage et de partage. D’ailleurs, à plusieurs reprises, Haggar défie Saraï, elle essaie de la supplanter, et de la séparer d’Avram…Saraï s’en plaint, et la traite mal.

Treize ans plus tard D. propose une alliance à Avram … « On ne t'appellera plus Avram (אברם, ABRM), mais ton nom sera Abraham (אברהם, ABRHM), car je te fais père d'une foule de nations (GWYM, Goyim). 

Je te fructifierai beaucoup, beaucoup, tu engendreras des nations, des rois sortiront de toi ». Avram accepte cette alliance et circoncis tous les hommes de sa maison et devient Abraham. Saraï devient Sarah (princesse) (SRH) par la même alliance, en guématria, le couple garde sa valeur numérique, Saraï perd le aï devient Sarah, et offre à Avram cette numération, Avram devient Abraham. 

Il prend l ascendant sur elle, la prophétesse ! En revenant au format originel du texte, en hébreu, il apparaît que, dans les deux cas, le changement de nom opéré procède de la même opération : l'adjonction de la lettre "hei" (ה) qui figure deux fois dans le nom imprononçable de D.ieu, le tétragramme : יהוה En partageant avec Abraham et Sarah la lettre Hé figurant deux fois dans son nom, l'Eternel scelle l'alliance (berith) de l'esprit.
                             
D. ordonne la circoncision c’est le signe physique de l Alliance, l abandon du prépuce c’est le pacte de cette alliance scellé entre Dieu et la descendance d'Abraham. Sur ordre de Dieu, la circoncision de tous les mâles est ordonnée, Ischmaël est aussi circoncis à 13 ans. Enfin … la bonne nouvelle est là : la stérilité du couple Abram/Saraï est vaincue, ils ne se considèrent plus comme frère et sœur, mais comme de véritables époux. Sarah a quatre vingt dix ans, Ils auront un fils, Isaac, premier sourire du Livre. D'Isaac naîtra Yaacov qui deviendra Israël. Sarah est enfin mère, et la promesse que D. avait fait à Abraham va pouvoir se réaliser…


Un jour, voyant Ischmaël se moquer d'Isaac, Sarah demande à Abraham de chasser Haggar et son fils Ischmaël. Abraham s’y refuse, mais D. intervient. « En tout ce que Sarah te dira, écoute sa voix » … Selon le commentaire de la Aggadah, les pouvoirs prophétiques de Sarah dépassaient ceux d'Abraham. Et ce dernier se soumit à la demande de Sarah. 

Dieu réconforte Abraham sur l'avenir de son fils Ischmaël. Il en fera une grande nation mais c'est à la descendance d'Isaac qu'est réservée l'Alliance. Il l'encourage ainsi à réaliser tout ce que Sarah t'a dit. Abraham renvoie donc dans le désert sa servante Haggar et son fils, Ischmaël, qui manque d'y périr. Un ange apparaît alors à Haggar, sauve son fils et lui promet d'en faire le "père d'une grande nation".

D. met Abraham à l'épreuve et lui demande de lui « rendre » son fils Isaac, de le lui sacrifier. Il accepte. Isaac a trente sept ans. Ce faisant, il reconnaît ainsi celui dont il tient l'enfant. Mais au moment du sacrifice, un ange retint le couteau, et c’est un bélier qui sera sacrifié. Le symbole est grand : Le peuple juif ne sacrifiera jamais les enfants, contrairement aux sociétés idolâtres qui l’entourent.

Contrairement aux autres matriarches, la Bible donne l'âge de Sarah, aussi bien lorsqu'elle enfante Isaac (90 ans) que lorsqu'elle meurt, âgée de cent vingt-sept ans, à Hébron. A la mort de Sarah, Abraham acheta la grotte de Makhpélah pour l'utiliser comme caveau.

Sarah était aussi appelée Yiskah car elle avait reçu le don de prophétie ; elle figure comme la première femme juive et l'une des sept prophétesses. Sarah est la première femme Juive, elle engendre Isaac, c’est la première femme mère citée dans la Torah … on ne connaît ni le nom de la mère de Noe, ni le nom de la mère d’Abraham !

Sarah aurait dû vivre comme Abraham, cent soixante-quinze ans, mais il lui fut ôté quarante-huit années à cause de ses disputes avec Abraham au sujet d'Haggar. Ses portes furent, sa vie durant ouvertes à tous, sa pâte montait miraculeusement, une lumière brillait du vendredi soir au samedi soir, et la nuée divine résidait au-dessus de sa tente.

Sa mort fut causée par le choc qu'elle ressentit en entendant la nouvelle du sacrifice d'Isaac. Abraham meurt trente-huit ans plus tard s’étant remarié et ayant eu cinq enfants.
Elle était stérile, mais un miracle la rendit féconde après que son nom eut été modifié et sa jeunesse lui fut rendue. 

C’est la promesse de l’espérance, la Hatikva qui va caractériser le peuple juif tout au long de son histoire. Oui, le destin n’est pas une fatalité, un juif peut essayer de forcer et la nature et l’ordre des choses pour atteindre les buts les plus louables.

Malgré les leçons spirituelles bien connues que l’on peut tirer de la vie d’Abraham et de Sarah, avouons que l’histoire de ce ménage est loin d’être triste ! Abraham oblige Sarah à l’appeler son frère et dit d’elle que c’est sa sœur (c’était d’ailleurs sa demi-sœur). Sarah l’appelle aussi mon Seigneur, très exactement mon Baal. Ce terme dénote une relation toujours infériorisante pour elle. 

Elle a, semble-t-il, peu d’occasions de l’appeler simplement mon mari ou mon chéri. Alors que le besoin premier d’une épouse est la sécurité, chaque fois qu’Abraham rencontre un problème, un danger, il ne trouve rien de mieux que d’imposer à sa femme d’avoir des relations intimes, que ce soit avec le Pharaon (Genèse 12.18) ou avec Abiméleckh (Genèse 20.2).

Il n’est pas étonnant que Sarah refuse, sans doute de manière inconsciente, d’avoir un enfant d’un homme aussi insécurisant, et qu’elle somatise et affirme dans son corps son désir d’être reconnue, en étant stérile. Elle est si sûre que c’est elle qui est stérile qu’elle le fait vérifier à son mari en le poussant à avoir un enfant avec sa servante Haggar. Dès que Isaac, le fils promis, naît (le miracle de sa naissance montre que Sarah n’avait aucune malformation physique l’empêchant d’enfanter), il est accaparé par sa mère qui reporte sur lui tout l’amour dont elle est frustrée. 

Son insécurité personnelle fait qu’elle l’élève en le protégeant de tout : il sera un homme d’action mais fuira sans cesse les conflits. Il est incapable de chercher lui-même une femme et c’est Abraham qui doit en prendre l’initiative, quand il réalise qu’il est encore célibataire à quarante ans. Ce n’est que trois ans après la mort de Sarah (âgée de 127 ans !) qu’Isaac se marie enfin avec une jeune fille de la famille de sa mère… Les quatre matriarches sont issues de la descendance de Nachor…

Voila une histoire qui couvre principalement les parachiot "Lekh Leha" et " Vayéra", l histoire d’une vie d’errance, d’erreurs, de mensonges, de problèmes, Sarah a traversé ces épreuves sans rechigner la stérilité qui lui a été imposée et qui l’a faite souffrir, l’autorité d’un mari-frère, qui a rendu cette union, du moins pendant la première partie à la limite de l inceste et de la consommation d’un hymen impossible, voire « lacanien ».

Le voyage à travers l’espace et le temps s’est achevé et a trouvé une conclusion heureuse. Une magie, Saraï consent à perdre de sa superbe et donne le complément, c'est-à-dire le verbe à Abraham … c’est là sa grandeur Il a fallu attendre l’âge de quatre vingt dix ans pour que ce couple s’unisse, et puisse enfanter la descendance d’Israël.






L origine des Touaregs ... Tin Hinan

Antinéa s'appelait Tin-Hinan
Posté par BCH vendredi 27 juillet 2007 à 15:40 | #40 | rss

Pierre Benoit dans l'Atlantide avait célèbré sa beauté ...

Tin-Hinan

Tin-Hinan serait la mère fondatrice du peuple touareg. Il s'agit d'une femme de légende que l'on connait aujourd'hui à travers la tradition orale touarègue qui la décrit comme « une femme irrésistiblement belle, grande, au visage sans défaut, au teint clair, aux yeux immenses et ardents, au nez fin, l’ensemble évoquant à la fois la beauté et l’autorité ». Son nom veut dire en tamachek, "la maîtresse des tentes".

Elle choisit l’oasis d’Abessala, près de Tamanrasset pour s'installer.

Originaire de la tribu juive des "berabers" du Maroc, elle serait venue dans le Hoggar en compagnie de sa servante Takamat. 

Tandis que les descendants de Tin-Hinan seraient aujourd'hui dispersés dans les tribus touarègues nobles, ceux de Takamat formeraient les tribus vassales.

D’après la légende, Tin-Hinan aurait eu trois filles : Tinert, l’antilope, ancêtre des Inemba ; Tahenkot, la gazelle, ancêtre des Kel Rela ; Tamérouelt, la hase, ancêtre des Iboglân. Chez les Touaregs, la femme jouit d’un statut privilégié et le matriarcat est de règle, ainsi donc, n’est retenue que la descendance féminine, et on ne connait pas le nom du père.

Elle aurait utilisé des dromadaires pour effectuer ses déplacements dans le désert, dromadaires apportés d'Asie au second siècle par les juifs qui ont créé l'Empire du Touat dont elle était assez proche.

Sa religion était basée sur l'animisme avec toutes les superstitions berbères tel le chiffre 5 ou la main berbère ... mais elle mélangeait la superstition avec les croyances juives de sa tribu d'origine et peut-être même chrétiennes puisqu'on a retrouvé dans son tombeau des pièces à l'effigie de l'Empereur Constantin.

En 1918, Pierre Benoît, dans son roman L'Atlantide, raconte l'histoire d'Antinéa. Il s'agit en fait de Tin-Hinan dont il a modifié le nom.

En 1925, à Abalessa, dans le Hoggar, des archéologues découvrent la tombe d'une femme. Ils y trouvent outre un squelette bien conservé, des bijoux en or et en argent, ainsi qu'un mobilier funéraire. La tombe, qui date du IVème, est attribuée à Tin-Hinan et est aujourd'hui une attraction touristique. 
Le corps, quant à lui, est conservé au musée du Bardo à Alger.



Cet épisode donne des éléments aux historiens qui essayent de retracer la présence juive dans le sud-Sahara.



La Tribu des Ménassé

On a retrouvé une Tribu perdue ... en Birmanie !

Posté par BCH jeudi 11 octobre 2007 à 10:12 | #44 | rss

La TRIBU DES "MENASSE" A LA FRONTIERE entre l’INDE et la BIRMANIE
Dans la région montagneuse entre l'Inde et la Birmanie, dans l’état indien du Mizoram (La terre des Montagnards), se trouve la Tribu "Shinlung " qui compte un million et demi de personnes.

Cette tribu « mizos » dit descendre de la tribu de Ménassé. Dans leurs prières et dans leurs chansons ils font référence à eux-mêmes comme étant les « fils de Ménassé », et ils prient le Dieu de Ménassé. La tribu entière est consciente de son judaïsme.

On pense que les ancêtres des Mizos ont émigré à travers la Chine, puis la Birmanie, pour finalement se fixer dans la partie nord de l'est de l'Inde il y a quelques 200 ans. Il y a 10 ans, environ mille membres de la tribu ont décidé de revenir à l'observance des commandements du Judaïsme (après une interruption d'environ 100 années), et ils se languissent de retourner sur la terre de leurs des ancêtres, à Sion.


       Histoire de leurs pérégrinations
En l'an 722 avant J.C., les dix tribus d’Israël ont été déportées par Salmanasar, rois d'Assyrie, en Assyrie, puis envoyées vers Halah, vers Haber et vers la Rivière de Gozan. Après son second exil, en 457 avant J.C, la tribu de Ménassé se trouvait en Perse, sous le règne des rois de Perse, Darius et Assuérus.

En 331 avant J.C., quand Alexandre le Grand conquit la Perse, l’Afghanistan, et l’Inde, ces tribus ont été exilées en Afghanistan (pachtoune) et vers d’autres pays, et ils sont devenus des bergers. Les Ménassé ont ainsi peu à peu perdus de leurs traditions juives.
Lors la conquête islamique, ils ont été forcés de se convertir à l’Islam. Comme ils parlaient l’Hébreu, ils étaient appelés « Les sémitophones ». Ils disent avoir possédé un manuscrit de la Torah qui a été gardé par leurs aînés et par les prêtres durant toute cette période.

Puis les Ménassé ont continué leurs pérégrinations : D'Afghanistan, ils ont migré vers l'est à travers l’Indo-Kouch, jusqu'à ce qu'ils arrivent dans la région du Tibet et à la frontière Chinoise.

De là, ils ont continué à se déplacer en Chine, en suivant la rivière Wei jusqu'à ce qu'ils arrivent dans la région du centre de la Chine. Une colonie s’est établie à Kaifeng en 231 avant J.C. Les Chinois les ont traités en esclaves. N'ayant pas eu d'antisémitisme notoire en Chine, le processus d'assimilation s'est accéléré et les juifs ont disparu.

Quelques familles, qui voulaient garder leurs traditions ont quitté cette province et ont trouvé refuge dans la montagne; Ils ont été alors appelés " les hommes des cavernes" , ou "hommes des montagnes ". 

Ils ont vécu dans une grande pauvreté pendant deux générations, et ils sont restés fidèles à la Torah. Malgré toutes ces péripéties, les Ménassé ont perpétué à travers les siècles l’observation de commandements de la Torah :

a. Circoncision la circoncision n'était plus pratiquée comme la loi juive l’impose, mais le prêtre bénissait l'enfant durant une cérémonie au 8e jour. b. Mariage Il s’agissait de mariages entre cousins. Les parents mariaient leurs enfants d'après des accords mutuels entre les deux partis. c. Héritage Le fils aîné héritait des possessions de son père et prenait en charge la responsabilité de la famille entière. d. Fêtes traditionnelles : Les Ménassé observaient trois fêtes dérivées des fêtes juives pendant l'année: « TzapfiCharkout " ou " Kanyanikout ", « Mimi-kut " ou " Chang-ta-kut ", et " Paul - Kut ". e. Mariage Le plus jeune frère devait se marier avec la veuve de son aîné, et nommer son premier-né fils du nom de son frère décédé pour garder le nom vivant. f. Inceste Cela ne se serait jamais produit dans la communauté. Si quelqu’un aurait commis cette infraction à la Loi il aurait été excommunié et banni de la tribu. g. Divorce Interdit quelle que soient les circonstances. h. Enterrement Le défunt était enterré dans une tombe à côté de sa maison. L'incinération n'était pas pratiquée. i. Statut des Femmes Les femmes n'étaient pas impliquées dans les affaires des hommes. Elles ne devaient porter des vêtements masculins. Elles devaient s'asseoir séparément dans la synagogue (comme c’est pratiqué aujourd'hui) et il était de leur devoir d’honorer leurs maris. j. Observance avant J.C., Stricte des Dix des Commandements Les Ménassé étaient méticuleux dans leur observance des Dix Commandements.


       Leurs traditions et leur religion aujourd'hui
En 1854, avec l'arrivée du premier missionnaire américain, V. Petigrore, de la Mission baptiste. Ils se sont établis à Manipur. En 1910, des missionnaires ont redoublé leur effort de conversion, ils ont établi des églises dans à Tcharpur. Sous la pression, le prêtre tribal a perdu son statut et la communauté a été soumise à la forte influence chrétienne. La nouvelle génération a perdu l'héritage spirituel de leurs pères et, aujourd’hui, une certaine forme de christianisme persiste encore, les Karens en rebellion contre le régime birman en est le témoignage.

Presque un siècle plus tard , le Mizoram d'aujourd'hui est méconnaissable. 46% de la population vit dans les zones urbaines, avec presque 86% de « nouveaux Chrétiens », et un taux d'alphabétisation impressionnant de 88.06%. Depuis trente ans, on assiste à un retour de ces « nouveaux Chrétiens » d’origine juive vers la Torah, suite aux contacts avec des touristes Juifs et israeliens. Aujourd'hui, les Menassé essaient d'observer les commandements comme c’est écrit dans la Torah, avec une certaine confusion qui résulte de leur ignorance de la Loi Orale.

Les Ménassé ont des synagogues appelées " Beit Shalom " dans le Mizoram, le Manipur et l’Assam où ils se rassemblent pour chabbat en provenance de leurs villages.

Les Ménassé effectuent la circoncision de leurs enfants au huitième jour. Quelques-uns de leurs fils et filles sont envoyés à Bombay pour effectuer des études juives et apprendre l’hébreu à l’école "ORT ". Quand ils ont terminé leur études, ils se convertissent au Judaïsme, et se marient avec d’autres " Bnei Israel ".

Depuis l'établissement de l'État d'Israël, les Ménassé ont demandé de faire leur alyah vers Israël (l'emblème de l'état avec l’étoile de David est imprimé sur leur drapeau et leur papier à lettre). Ils écrivent qu'ils pleurent depuis les berges des rivières de Babylone et ils demandent à aller vers les collines de Sion. Ils se dénomment eux-mêmes les " Juifs du nord-est de l'Inde ".

À la fin d'une brochure publiée par les Ménassé , on peut lire l'information suivante: D'après la loi de l'État d'Israël, dont la déclaration d’indépendance date de 1948, chaque Juif est autorisé à revenir en Israël. Nous sommes des personnes de bonnes mœurs et de bonne volonté prêt à prendre les dispositions immédiates pour nous permettre d’être reconnus comme Juifs avec les droits et privilèges qui s’y rattachent. Nous, les soussignés, demandons la reconnaissance de nos droits, et d’être autorisés à revenir vers la maison de nos ancêtres, d'après la loi de l'État d'Israël.

Quand les Ménassé ont été bannis de la région des cavernes, dans les montagnes de Chine, le manuscrit de la Torah qu’ils possédaient a été perdu, ou peut-être volé par les Chinois qui l’ont alors brûlé. Les prêtres ont continué à perpétrer la tradition oralement, y compris les observations rituelles du culte, jusqu'au début du 19e siècle. De la vallée des cavernes connue comme " Kawil " ou " Sin Lun ", ils ont émigré vers l'ouest, ont traversé la Thaïlande, la Vallée Kila et les Montagnes Kendi, jusqu'à ce qu'ils arrivent à Lantchuan et Shan. 

De là, ils se sont déplacé jusqu’en Birmanie. En Birmanie, les Ménassé ont suivi le cours de la rivière jusqu'à ce qu'ils arrivent à Mandalei. De là, ils ont atteint les Montagnes du Chin. Au 18e siècle, une partie d'entre eux a émigré vers les régions de Manipur et Mizoram, et on pense qu’ils sont ces réfugiés qui ont émigré de Chine.

Ainsi, une certaine tradition a été maintenue par ces tribus au cours de leurs pérégrinations. Les peuples que les Ménassé rencontraient se rendaient compte qu'ils n'étaient pas Chinois, bien qu'ils parlaient la langue locale. Dans beaucoup d’endroits, on les appelaient Lu-Si (" Les Dix Tribus " ou " Les Dix Tribus " juives). 

Du fait des règlements locaux, on ne leur permettait pas toujours la liberté de culte. C'était seulement lorsqu’ils arrivèrent en Inde qu'ils furent capables à retourner à une liberté de culte et un style de vie sans pressions antisémites extérieures. Cependant, cela ne dura pas longtemps. 

Quand le Christianisme s'est étendu aux montagnes Nagaland à la frontière avec la Birmanie, la communauté a encore une fois été soumise à des pressions extrêmement dures. Tous leurs objets religieux ont été jetés et brûlés par les missionnaires anglais et américains entre 1854 et 1910.

Le poème ci-dessous les a suivi tout au long de leurs migrations. Il s’agit d’une chanson traditionnelle au sujet de la traversée de la Mer Rouge qui a été écrite par leurs ancêtres. En voici les paroles: " Nous devons garder la fête de Pessah Parce que nous avons traversé la Mer Rouge sur la terre sèche, de  nuit, nous avons traversé avec un feu Et de jour avec un nuage Les ennemis nous ont poursuivis avec des chars et la mer les a avalés Et les a pris comme nourriture pour les poissons Et quand nous avions soif nous avons reçu de l'eau du rocher ".


       Les Prêtres et le culte
Dans chaque village il y avait un prêtre dont le nom était toujours Aharon. Un de ses devoirs était de veiller sur le village. Il y avait deux prêtres dans les plus grands villages. 

La prêtrise s’est lentement perdue. Les prêtres étaient censés être dotés de pouvoirs supérieurs. Ils s’occupaient du culte et de la pratique de sacrifices. Le prêtre portait une tunique (peut-être avec un plastron come l’ephod), et un manteau brodé, attaché avec une ceinture, et une sorte de couronne sur la tête. Le prêtre chantait une chanson au sujet de leur ancêtre " Ménassé " au début de chaque rassemblement. 

En cas de maladie, le prêtre était appelé pour bénir la personne malade et offrir un sacrifice pour qu’elle guérisse . Ainsi, le prêtre tuait un mouton ou une chèvre, et enduisait son sang sur l'oreille, le dos, et les jambes de la personne malade, en récitant des vers de la Torah en même temps (cf Levitique verset 14:14). 

Pour l'expiation des péchés, un chevreau était offert sur l'autel, dans le temple qu'ils avaient construit. Le sang était répandu sur les rebords de l'autel, et le reste de la viande était mangé par les Ménassé.

Les Ménassé observaient Yom Kippour comme un jour d'expiation, une fois par an. La vaisselle sacrée du prêtre n'était pas en métal, mais plutôt en argile, en tissu, en bois, etc., 

Certaines cérémonies spéciales étaient pratiquées par les prêtres en cas de certaines maladies. Une certaine forme d’expiation était réalisée avec un oiseau, dont les ailes étaient sacrifiées et ses plumes jetées au vent. En cas de lèpre, le prêtre sacrifiait un oiseau dans les champs.

Il semble qu'ils aient aussi eu des superstitions notamment à propos d’esprits et de démons. Ils croyaient aussi en la réincarnation, mais surtout ils croyaient en Dieu, dans le ciel, vers lequel ils se tournaient.


      Aujourd’hui et demain : ALYAH
Les Ménassé ont commencé leur émigration vers Israël, notamment dans le Néguev à Dimonah, Beer Sheva, Ashdod à Eilat, et au sud d’Ashkélon. Ils doivent cependant se convertir de nouveau, après une éducation religieuse. 

Certains les prennent pour des Philippins émigrés en Israël, mais on les reconnaît facilement à leur kippa sur la tête et à leur tsitsit. Ils sont encore peu nombreux à avoir sauté le pas, mais prenons-nous à rêver, que comme nos frères d’Ethiopie, de la tribu de Dan, que ceux de la tribu de Ménassé renforcent le Peuple d’Israël en ces temps difficiles.

Déjà dans l'armée Israelienne En 2004, une délégation officielle du Grand Rabbinat d’Israël a effectué une enquête sur place et a pu constater ces faits.
                        
Dernière minute … Le Grand Rabbin d ’Israël Meïr Lau s’est rendu en Inde, accompagné de deux dayanim (juges) et a accordé aux B’né Ménassé le Droit au retour, sous condition de conversion rapide. 

Il accorde donc le droit à l’alya à ces populations ; c’est une véritable révolution et bénédiction pour Israël.

NB en 2017  une coopération exceptionnelle a été  développée avec l'Inde, on comte plus de 30 000 membres de cette communauté autrefois perdue qui se sont installés en Israël, principalement dans les villes de développement.

   
Bibliographies : Rapport du Secrétaire général du Grand Rabbin d'Israël Amar, Rabbi Eliyahu Birnbaum, 
Livres et études sur les 10 Tribus perdues par Rabbi Eliyahu Avihayil, 
Rapport à la Knesset du Ministre de l'Intérieur Avraham Poraz du parti Shinui. 
Dr Yves Kamami Essais







L'Empire Juif du Touat

L'Empire Juif du Touat

BCH dimanche 22 juillet 2007 à 15:06 | #38 | rss

Après le massacre de 400 000 juifs par les romains en Cyrénaïque, les rescapés traversent le sahara et s'installent dans les oasis ... leur empire va durer près de 1 300 ans ... aujourd'hui on peut retracer leur histoire

Dans le sud Saharien a existé pendant des centaines d'années un Empire juif , l'Empire Juif du Touat, un Empire sans empereur, ni vie civique, un Empire confectionné par plusieurs villes confédérées établies dans les grandes palmeraies.

Ces juifs, en quête de paix et de repos, après les massacres perpétués par les troupes romaines en Cyrénaïque se sont installés dans des Oasis, lieux de rencontre des caravaniers qui traversent le désert du Nord au sud, de l’est à l’Ouest, lieux privilégiés pour les Marchés, lieux où l’on échange, on vend, on achète, des lieux devenus prospères.
Ces hommes construisent des systèmes d’irrigation sophistiqués les Foggaras, ils creusent des puits. Des le second siècle, les juifs introduisent et domestiquent le dromadaire venu d’Orient, c’est une révolution.

L'ancien empire du GHANA, a été fondé par des hommes blancs (Tarikh es Soudane) vers l'an 300. Or, selon M. Delafosse, ces rois blancs auraient été des Juifs chassés par les persécutions romaines de Cyrénaïque, vers 118. et qui auraient transité par l’Empire du Touat.

Ils venaient en effet de l’Empire du Touat situé au sud du Sahara à la lisère du Mali, du Niger et du Sud de l’Algérie.
La Reine des [Touaregs] Tin-Hinan issue de tribus juives du sud marocain était très proche de cet Empire.

Petit à petit ils se sont mélangé aux autochtones, aux esclaves venus du Sud, Ils ont accueilli les voyageurs, les ont abrité, ont aussi accueilli les premiers musulmans au VIIIème siècle, surpris eux aussi de rencontrer dans un milieu si lointain, entre les fleuves Sénégal et Niger le peuple du Livre et la Torah. Deux géographes arabes en témoignent, il s’agit d’El Bakri et d’Al Idrissi.

Le récit de Eldad le Danite, fait état de leur présence, il rentre à Kairouan en 892 et évoque la présence de l’Empire Juif du Touat.

Les invités et réfugiés deviennent nombreux dans l’Empire et leur présence pressante fait que les juifs devenus minoritaires perdent le pouvoir au profit des musulmans, puis, des communautés entières de juifs sont massacrées, on parle de la destruction et de l’écrasement des juifs de Tamentit et de Gourara.

« Les Indigènes racontent encore aujourd'hui que les ksours de Tamentit furent créés par les Juifs l’année de l’éléphant. C’est ainsi que les Arabes désignent l’année au cours de laquelle eut lieu l’expédition qu’Abraha, prince éthiopien, entreprit contre la Mecque pour renverser la Kaaba ; Abraha montait un éléphant blanc.»*

Puis ce fut la découverte de la pierre tombale gravée en hébreu en 1329, en hommage à Mona, fille de Amran par E.F. Gautier en 1903 à Ghormali

Une lettre datée de 1235, trouvée dans la Guenizah du Caire (Lettre d’Is’haq ben Ibrahim al Touaty) fait état de l'intence commerce caravanier qui transite par le Touat, entre Marrakech (safran, lingots d’argent et l’or africain …) et Fustat (Le Caire : perles, des foulards et des tapis d’Orient …

La Stèle de Mimoun ben Shmouel, ben Braham, ben Kouby gravée en hébreu en 1390,a été découverte à Tamentit, elle confirme l’existence, au XIV° siècle, de rabbins érudits et de spécialistes en lithographie.

On assiste à la fin de cet Empire en 1492 incroyable coïncidence avec le sort des juifs d’Espagne. Sous la menace, les juifs se convertissent en masse à l’Islam triomphant, d’autres juifs s’exilent vers le sud, jusqu’au Ghana.

Vers 1496, Mahmoud Kati signale la présence des "Banou Israël" près du lac Fati, dans la région de la boucle du Niger, et précisément à Tendirma, là, vivaient à la fin du XV° siècle des Juifs, qui s'étaient rendus célèbres par leurs techniques d’irrigation qui permettait la culture de fruits et de légumes en milieu hostile.

En 1492, à Gao, l'Askia Mohamed Touré, à la demande du Cheikh Abd el Krim El Meghili, appelé le bourreau des Juifs du Touat, fit arrêter tous les Juifs qui vivaient sur ce territoire; El Meghili voulait venger sur eux la mort de son fils " Comme toujours, on désigne les juifs comme comploteurs. Depuis les juifs de Gao se sont réfugiés dans la clandestinité.

- Valentim Fernandes, raconte à son retour au Portugal sa rencontre avec ces Juifs au XVI° siècle à Oualata,

- L’anglais Mungo Park, se rend vers 1795 à Tombouctou, puis à Sansanding ; il se trouve en présence de quelques juifs qui étaient vêtus et priaient " comme des Musulmans.

Vers 1865, le rabbin Mardochée Aby Serour longe le cours du fleuve Niger , et rencontre des personnes qui lui avouent " Nous sommes des Juifs et nos ancêtres étaient originaires de Tamentit ." C'étaient les fameux Daggatoun . Or, ces gens vivaient parmi les Touaregs aouillimidens qui occupent tout le territoire situé au nord du fleuve, de Tombouctou entre l'Adrar et l'Aïr.

Henri Lhôte confirme certains renseignements donnés par Mardochée quand il a affirmé que les Touareg avaient razzié des Juifs du Touat, et en particulier des forgerons; ce qui peut expliquer, d'après lui, l'existence de patronymes tels les Ida Houssaq les fils d'Isaac, les Enaden...

Enfin,Théodore Monod a remarqué dans ses nombreux périples l’existence concordants du symbole de la Magen David (ou Sceau de Salomon) placé au-dessus d'une porte à Ouadane, celle d’une pierre gravée en hébreu à Ghormali.

Des ethnologues font état de la présence de Banou Israël littéralement, les Fils d'Israël à Tendirma, ces derniers ont visité les restes d’un cimetière juif., ils rencontrent des "Al Ihudi", des "Al Kuhin" probablement des Cohen

Seules les vieilles grand mères font état de la présence de juifs dans leurs ascendances, Cinq siècles ont passé, mais cette Mémoire est difficile à effacer.

Il est intéressant d’observer le retour qu’effectuent depuis quarante ans les ingénieurs et les coopérants israéliens dans ces pays, Israël est présent dans l’aide contre la désertification la recherche agronomique, le traitement de l’eau et l’optimisation des ressources. Ce retour n’est probablement pas du au hasard.

Des noms comme Touati, Touitou, Abani, Gourari, Tamesti, Ettouati, Chaouat, Zenati rappellent au sein de la communauté juive l’existence de cet Empire aujourd’hui disparu. On retrouve d'autres patronymes d'origine berbère : Aboukrat - Aflalo (de la tribu des Aït AFELLA) - Auday, Aouday (en berbère: « Juif ») - Azaguri, Zagouri (de Zagora, ville du Dra’) - Azancot (en berbère: « gazelle ») - Bahloul, de la tribu des BAHLOULA – Branes - Médioni (de la tribu des MEDIOUNA, Kahinou, Amran, Ichou, Mimoun etc..…

Et ce que la mémoire ne peut aussi effacer, un chant populaire d’Ahellil (hallelouia)en usage chez les Berbères zénètes du Gourara, qui évoque la destruction (en 587 av. JC ) du Temple de Salomon : il chante la gloire de Salamo (Salomon).


Bibliographie :

Eldad le Danite « Juifs en Afrique » 880 Kairouan 
El Bakri « Le Royame du Ghana et les Juifs en Afrique occidentale » Al Idrissi évoque, sur le «Territoire des Lamlam deux villes.. Mallal etDaw » 1160
Mahmoud Kati Empire du Ghana 
Valentim Fernandes Imprimeur à Lisbonne publie « Description de l’Afrique Occidentale ». 
Mungo Park « Voyage à l’intérieur de l’Afrique » 1795 
André Chouraqui« Les Juifs d’Afrique du Nord » PUF 1952 
Théodore Monod « Voyage dans le Désert » 1980 
Jacob Oliel « Géophysique au Sahara » « Les Juifs du Sahara » CNRS 1994 
Maurice Delafosse : Les civilisations négro-africaines Stock - Paris 1924

Discographie communiquée par M. Jacob Oliel: Ahellil vient de l’hébreu "hallélouïa" (glorification) Mouloud Mammeri, L’Ahellil du Gourara, 1985 et disque 3 C 064 – 18079 M (EMI-UNESCO collection)

Remerciements à Monsieur Jacob Oliel qui a fait un travail de recherche sans précédant sur l'histoire de cet Empire.