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mardi 19 septembre 2017

Benjamin de Tudele

Un siècle avant Marco Polo ... Benjamin de Tudele

BCH

Benjamin de Tudele quitte Sarragosse pour le Grand Voyage ... Sa famille comme des milliers de juifs était installée en Espagne depuis plus de mille ans.





Histoire d un des premiers explorateur au XII ème siècle ..
Benjamin de Tudèle, quitte Saragosse au milieu du XIIe siècle, pour entreprendre un grand périple en Europe, en Égypte, et en extrème Orient à la recherche des dix tribus perdues d'Israël .. suivant l'exemple d'un autre aventurier: Petahia de Ratisbonne qui lui avait visité sur la Mer Noire, le Royaume des Khasars décrit dans la correspondance de Juda Halevi avec le Roi, quelques années auparavant (Kusari).

Son oeuvre écrite en araméen mais dans l alphabet arabe, et porte pour titre Massaot Rabbi Benjamin.
Les détails que donne Benjamin sur les communautés sont notés sur ce carnet de voyage, et Benjamin y décrit les communautés qu il rencontre, ses usages, sa pratique, ses lieux de prière et les vexations qu ils subissent, surtout en tant que Dhimmis en terre musulmane.

Parti de Saragosse, à pieds, vers 1165, il traverse la Catalogne, Tarragone, Barcelone et Gérone, se rend à Narbonne, rencontre les juifs provençaux, il se rend en Toscane, puis descend le long des Apennins toute l'Italie, traverse l'Adriatique pour se rendre à Corfou, puis en Grèce, à Salonique et à Constantinople, Capitale de l'Empire Romain Grec d'Orient.

Apres avoir abordé l Ile de Chypre, il se rend à Antioche et enfin atteint La Terre Promise ! il réside à Jérusalem et à Hébron. Là il constate que les juifs sont organisés, qu ils n avaient jamais quitté leur Terre, et qu ils étaient actifs malgré les très nombreux massacres dus aux arabes et aux croisés.

Après un repos bien mérité, il décide de continuer son périple vers l'est, toujours à la recherche des tribus perdues, se rend à Babylone et au Kurdistan. Il descend ensuite le Grand Fleuve, le Tigre, parcourant en sens inverse le voyage d'Abraham.

Bagdad est la capitale reconnue des arabes, il y rencontre de nombreux juifs, médecins, banquiers, talmudistes, mais tous écrasés sous le joug imposé du statut de Dhimmis.

En Perse, devenue musulmane, il rencontre d autres juifs, des milliers, probables descendants de Mardochée, l'oncle de la Reine Ester , il demeure à Suse, Ispahan et Chiraz.

Il navigue alors vers l Inde, vers Ceylan, il atteint enfin le but de son voyage... La Chine , qu il traverse pour rencontrer là aussi des juifs aux yeux bridés ... Nous n avons pas plus de commentaires sur ce sujet.





Sur le chemin du retour, il longe la côte orientale de l'Afrique, On lui parle de nombreux peuples se reclammant de la Loi Mosaique, et d'un Empire Juif, celui fondé par la reine de Saba. Il s arrête au Yemen et apprend qu un Roi juif y avait regné six siècles plus tôt ... le roi de Himyar, dont nous parle dans un de ses articles Joseph Kessel.

Malade, il doit abrèger son voyage après dix ans d'absence, et rentrer en Europe, sans avoir séjourné quelques temps en Egypte, pour préparer une future expédition a la Rencontre de l'Empereur "Lion" héritier du Roi Salomon, en descendant le Nil.

Bibliographie: The Itinerary of Rabbi Benjamin of Tudela - London 1841-; le premier volume contient le texte et une traduction anglaise; le second renferme d'excellentes notes géographiques et historiques sur ce texte. L'ouvrage a été traduit en latin par Arias Montanus (Itinerarium Benjaminis)

Dans son texte, le grand voyageur parle ds Samarcande sur la Route de la Soie, d'une grande montagne (on pense à l’Himalaya et au Tibet) mais aussi d un voyage en Europe à Mayence, en France et à Paris... mais il y a dans ces dernières notes trop d'imprécisions pour leur donner un réel crédit.

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Saga des Juifs de Tunisie

Grands voyageurs les juifs ont accompagné les Phéniciens dans tous leurs périples et sont stés plusieurs millénaires en Ifrikya en Tunisie ...
Les juifs en Afrique ou Ifrikya
Origine des Juifs de Tunisie
Carthage fut fondée par la Reine Didon vers 813 avant JC, elle fut détruite par les Romains en -146. L'influence de Carthage fut fondamentale, car par le biais de ses colonies, elle va semer la culture des peuples sémitiques du Proche Orient, unis, avec les phéniciens et les juifs. Pendant sept siècles, Carthage va régner sur l'Afrique du Nord, et ouvre des comptoirs en Espagne et sur les côtes occidentales de l'Afrique.

Les juifs sont présents, la langue utilisée, le punique, est bien sûr proche de l'hébreu.

C'est à DJERBA, après la destruction du premier Temple par Nabuchodonosor en 586, que quelques milliers juifs trouvèrent refuge, ils avaient suivi le prophète Jérémie qui lui allait se diriger vers Eléphantine en Haute Egypte, ces juifs ont traversé la Cyrénaique et la Tripolitaine, La majorité d'entre eux serait composée de Cohen (Cohanim) qui auraient même apporté avec eux des pierres du Temple édifié par Salomon, les autres juifs surtout l'élite et les Hauts Fonctionnaires ayant été massivement déportés à Babylone.

On pense que la Synagogue dite de la Ghriba date de cette époque. Cependant, ces juifs auraient rejoint d'autres familles qui avaient suivi les Phéniciens et avaient contribué à l'édification de Carthage pour fonder leur première diaspora.

Il existe 11 synagogues dans l'île, de Djerba et on dénombre en 1999 une population de plus de mille juifs vivant dans deux quartiers que l'on appelle "Hara Kebira" et "Hara Sghira" avec leurs maisons décorées avec des mains, des dessins d'yeux, des poissons et des étoiles de David.

Les juifs organisent tous les ans lors de Lag Bahomer une Hilloula , les femmes viennent particulièrement prier pour leur fertilité et celle de leur descendants. De nos jours, la communauté juive de Djerba semble vivre en parfaite harmonie avec ses concitoyens arabes, malgré un climat pesant depuis septembre 2 000.


Au premier, puis au second siècle, après la destruction du second Temple, d'autres juifs viennent rejoindre leurs frères. En effet, plusieurs centaines de milliers de juifs sont massacrés ou déportés par les romains (Titus et Trajan au 1er siècle puis Hadrien au 2ème siècle) dans toute la Méditerranée. A Gamarth, près de Tunis, on a découvert une nécropole juive datant de cette époque. On est à peu près certain de l'époque, les juifs vivants après le second Temple parlaient l'araméen.

Ils sont nombreux, arrivent même par le sud, venant du Yémen, passant par le Soudan, et le Sahara, si nombreux qu'ils font du prosélytisme, et convertissent des tribus Berbères; à l'époque on trouve des juifs dans le Sahara, dans le Hoggar, au Mali à Tombouctou, et au Niger, ces derniers venaient de l'Empire juif du Touat situé plus au nord, (d'où sont issus les noms de Touitou, Touati,).

Le Talmud raconte qu'au II ème siècle, Rabbi Akiba fit un séjour dans cette province appelée alors "Césarienne", il venait de Judée, pour consolider l'instruction et la culture juive, et contrer celle imposée par les Romains.

Les juifs sont nombreux lorsque s'écroule l'Empire romain, ils voient passer de nombreux conquérants : Les Vandales tolérants (vers 430), les Grecs de Byzance qui imposent la conversion et les répriment durement, ils assistent aux débuts officiels du catholicisme (St Augustin, d'origine Berbère vit à Hippone, l'actuelle Anaba).

Une impératrice juive, la Kahéna, fait face à l'invasion des Arabes en 693, son Empire chevauche la Tunisie (Gabes) et l'ouest de l'Algérie (jusque dans les Aurès). Elle meurt au combat à la tête de sa cavalerie après avoir fait subir de très lourdes pertes aux conquérants arabes, et les berbères sont dès lors obligés de se convertir massivement, sous peine de mort, à l'Islam. Ils gardent encore à ce jour des coutumes de cette époque et demeurent rebelles à la culture et à la langue arabe.

D'autres juifs viennent alors enrichir les "autochtones" ils suivent les troupes arabes et viennent de Perse et d'Irak (Bagdad est la ville-phare de cette époque), plus instruits, ces juifs contribuent à la construction de Kairouan, et à son resplendissement. Kairouan devient la nouvelle capitale de l'Ifrikya Ces juifs apportent avec eux le Talmud et les commentaires rabbiniques jusque là inconnus dans cette contrée.

Sous une lourde domination musulmane, fortement imposés, souvent humiliés, ou battus, appelés "Dhimmis", ils sont considérés comme citoyens de seconde zone, néanmoins « protégés » par les gouvernants, et plus tard par le Bey, sous la domination Ottomane, lequel nommait un Caid parmi ses sujets juifs, on peut citer les COHEN-TANOUDJI et les SCEMAMA. Jamais persécutés, les juifs qui se comptent par dizaine de milliers, peuplent de nombreuses villes : Bizerte, Tunis, Hamam Lif (cité de Naro, où on a trouvé les restes d'une synagogue en 1883), Gabès, Tozeur, Hadrumète, Gafsa, Sfax, Sousse, des communautés nomades vivent sous la tente dans le sud tunisien, d'autres dans des maisons troglodytes à Tataouine et à Matmata, mais ceux de Djerba gardent jalousement le secret de leur identité.

En Tunisie, on assiste à une ghettoisation des communautés, avec un regroupement des juifs dans les "haras", c'était pour des raisons de sécurité, mais aussi pour des raisons sociologiques et religieuses.

A Kairouan, Jacob ben Nissim ben Josias, fonda une Yéshiva réputée, au IX éme siècle, à la fin du X éme siècle, un esclave Huchiel ben Elhanan devint l'autorité spirituelle du judaisme en Afrique du Nord, deux grandes autres sommités s'illustrèrent dans cette ville : Issac ben Amram Hamoussalem et Isaac Israëli, médecins réputés. Au XI ème siècle, Kairouan fut décrétée ville sainte de l'Islam, et fut interdite aux juifs. Ces derniers quittent la ville; ils n'y sont jamais retournés.

Les siècles passent, l'Espagne est devenue musulmane depuis 711. Dans la péninsule ibérique, les trois religions cohabitent, la civilisation resplendit et éblouit le monde par l'éclat des découvertes scientifiques et philosophiques. Mais après la "Reconquista" (1492) voulue et orchestrée par Isabelle la Catholique, fuyant l'inquisition, les juifs s'éparpillent dans le bassin méditerranéen, certains gardent la langue judéo espagnole, le Ladino, on les retrouve à Alexandrie, à Smyrne, à Salonique. D'autres se rendent au Maroc surtout à Fès puis à Meknès, quelques rares familles se réfugient en Tunisie.

La Communauté Juive Portugaise en Tunisie.

D'autres familles avaient choisi de quitter l'Espagne pour le Portugal plus proche, car en Espagne, beaucoup ont adopté la religion imposée pour ne pas perdre la vie, on les a appelé les Marranes ou Conversos, ils pratiquaient néanmoins en cachette les rites juifs et respectaient les grandes fêtes et le Chabbat.

Le Portugal est alors un pays dans lequel l'inquisition n'était pas encore opérationnelle. Les Juifs commercèrent avec l'Angleterre, la Hollande et la France. Ils durent précipitamment quitter au XVI éme siècle le Portugal. Un grand nombre s'est installé à Amsterdam, ou à Londres d'où ils partirent fonder des colonies dans le nouveau monde, d'autres, après avoir cherché asile en Europe, trouvèrent refuge en Italie, plus précisément en Toscane

C'est donc un siècle après l'expulsion, en 1592 que Ferdinand 1er de Médicis, protecteur de Galilée les invite. Ils peuvent en toute liberté pratiquer leur religion, s'installer dans des villes en pleine mutation intellectuelle et architecturale comme Florence, Sienne, Pise, célèbre par sa Tour penchée et Livourne, grand port de commerce de l'époque. C'est l'époque de la Renaissance.

La décision des Médicis n'était d'ailleurs pas innocente, car les juifs avaient non seulement le sens du commerce, mais gardaient des liens étroits d'amitié avec leurs coreligionnaires de l'empire Ottoman. Ils devenaient le trait d'union entre l'Orient et l'Occident.

De Toscane, dès le XVIII éme siècle, des familles partirent s'installer à Tunis, et firent de Livourne et des princes de Toscane les interlocuteurs privilégiés des Ottomans et des Arabes : Rachat des esclaves faits prisonniers par les pirates, commerce de matières premières, d'épices et de produits artisanaux, ils participèrent à la création des premières industries, ces juifs parlaient l'italien, et ne se mariaient qu'entre eux.

On les appela les "GRANA" ou Livournais. Habillés à l'européenne, portant perruque, se poudrant, ils avaient leurs propres rites, leurs propres synagogues, leurs officiants et rabbins, leurs cacheroutes, leurs cimetières, et se considéraient comme le fleuron de la bourgeoisie venue d'Europe. Ils fondèrent le "Souk el Grana" qui fut le centre commercial de la veille ville.

L'arrivée de cette nouvelle communauté provoqua la création d'un schisme qui divisa les juifs de Tunisie pendant presque deux siècles. Le premier accord a été ratifié par le très célèbre "Baba Sidi", Rav Abraham Taieb en 1741, il concrétisa malheureusement la séparation des deux communautés Ils n'avaient pas ou peu de relations avec les juifs autochtones (TOUANSA) tunisiens qui eux parlaient le judéo-arabe se vêtaient à l'orientale.

Les relations entre les deux communautés étaient tendues. Les "Grana" soutinrent l'Italie tout au long du XIX éme siècle dans sa lutte pour la colonisation de la Tunisie, contre la France. Les Beys de Tunis ne cédèrent pas à la pression. Ce n'est qu'à la fin du XIXème siècle, après le décès du Grand Rabbin des Grana : Tapia, et sous la pression des autorités françaises qui installèrent un « Protectorat », que la fusion fut acceptée.

Cet état de fait n'a été véritablement aboli que lorsque les autorités, au lendemain de la première guerre mondiale prirent la décision de raser le mur du cimetière de Tunis, qui séparait, même dans la mort les deux communautés.

Quelques noms de Grana : Boccara, Calvo, Cardoso, Castro, Cassutto, Cohen de Lara, De Paz, Franco, Gabison, Garsin, Luisada, Lumbroso, Medina, Mendoza, Moreno, Malka, Nunez, Pariente, Scialom, Sasportas, Senior, Silvera, Soria, Valensi, etc…

Les De Paz construisirent une industrie basée sur les sucreries, les bonbons et surtout se rendirent célèbre en commercialisant le "Halva le Lion".

La période de 1940 à 1944 fut tragique pour la communauté, mais seuls les juifs de Sfax portèrent l'étoile jaune, car malgré les ordres du gouvernement français de Vichy, le Résident Général de France n'appliqua pas à la lettre les décrets, mais un numerus closus fut imposé dans les écoles, et sous la pression des troupes d'occupation allemandes et italiennes, le travail obligatoire mobilisa tous les jeunes juifs dans les camps du Borgel et de Bizerte, quant au Bey, il protégea les juifs.

La libération par les troupes alliées finit par arriver, à la tête des troupes libératrices le Général Montgomery. De nombreux juifs s'engagent et participent au débarquement de l'île d'Elbe à la libération de l'Italie et pourchassent les Allemands en Rhénanie, leur casernement fut établi à Baden.

Conclusion

Aujourd'hui, on ne parle plus de "GRANA" ou de "TOUANSA". Une première vague d'émigration a eu lieu en 1948 vers Israël. Les autres juifs tunisiens choisirent la France, après l'avènement de l'indépendance en 1956, bien qu'un nombre important de juifs ait participé aux instances dirigeantes du Néo-Destour, parti unique dirigé par Habib Bourguiba, M. Barouch, important commerçant siège dans le premier gouvernement tunisien, une troisième vague d'exil s'effectue avec les événements de Bizerte en 1960, et la dernière avec la guerre des 6 jours, ou des masses incontrôlées arabes mirent le feu à la Grande Synagogue de Tunis (1967). Nous pouvons penser que depuis l'attentat terroriste de Djerba en Avril 2002, a apporté un coup sévère au tourisme, principale industrie de la Tunisie

Les livres d'histoire distribués dans les lycées et collèges tunisiens ne mentionnent pas cette présence depuis près de 3000 ans dans ce pays. C'est un défi que nous nous devons de relever : le défi de Mémoire.*

La petite communauté juive de Tunisie compte en l'an 2005, 1 500 juifs de nationalité tunisienne est plus ou moins bien intégrés, bien que protégés par le Président Ben Ali. Plusieurs milliers de juifs d'origine tunisienne retournent tous les ans en Tunisie, principalement pendant la période estivale. De nombreux hôtels avec un service cacher les y accueillaient.

Le pèlerinage de la Ghriba à Djerba réunit tous les printemps plus de 5 000 juifs venus de France, d'Israël, et du Canada, et après un arrêt de quatre années du au déclanchement de la seconde intifada par les palestiniens, ce pèlerinage a repris avec
Vigueur en 2005, les journalistes Alexandre Adler et Yvan Levai étaient invités par le Ministre du tourisme, M. Tijani Haddad.

En Avril 2002, de graves attentats se sont produits en Tunisie à l'encontre de la toute petite communauté juive. Le premier à Djerba, ou un membre tunisien d'Al Kaida a fait sauter un camion rempli de bombonnes de gaz devant la Ghriba, tuant 18 touristes allemands et deux français, le second attentat est la saccage de la synagogue de la Marsa et le troisième, l'incendie de la synagogue de Sfax, sur ce dernier, on ne possède pas de témoignage averti. D'autres incidents antisémites ont eu lieu, notamment des dégradations et des profanations dans les cimetières juifs mais aucun renseignement officiel n'en rend compte.

Le Président de la République, M. Ben ALI aurait promis de constituer une commission d'enquête internationale.

A Paris, les juifs tunisiens qui ont habité tout d'abord Belleville, le Faubourg Montmartre se retrouvent dans l'ouest parisien : le XVIème et le XVIIème arrondissements, Neuilly et Boulogne. Ils sont nombreux dans les professions libérales, dans le domaine de la politique, des arts et du spectacle, d'autres se ont ouverts de nombreux commerces dans le quartier sensible de la mode, dans le "Sentier". Ils ont créé les grandes marques du prêt à porter de cette fin de siècle

Des associations de commerçants et d'industriels juifs se sont créées pour pousser les investissements français et européens en Tunisie.

La Tunisie dont le taux d'alphabétisation est de 100%, du moins pour la nouvelle génération, se doit d'investir dans les Hautes Technologies, et souhaite recevoir l'appui d'Israël. L'avenir du secteur textile semblerait se ternir, et se diriger vers la Chine.


Le 14 Janvier 2011,  C est la révolution dite du printemps arabe ...Ben Ali est renvoyé...  Bien que berbères la Constitution reste arabe et est basée sur une charia plus modérée. Le parti islamiste Ennharda intégriste reçoit la majorité des voix ... Vu le tollé mondial et l arrêt des aides financières internationales,  ce parti se retire ... mais reste dans l'ombre du côté obscur de la Force : les juifs eux quittent à nouveau  le pays ... 


Nous voila en 2017 et rien ne change avec un président effacé de plus de 80 ans ...  et des attentats fréquents qui font fuir les touristes.







Jean Jaures ... lui aussi !!

 

Je suis très décu ... Jean Jaures, le chantre de la gauche française était antisémite ...

J ai toujours admiré Jaurès, pour moi c'était l'exmple, la sagesse, même la prophétie républicaine ... et pourtant !!! Il faut lire l'historien Michel Winock dans son lvre sur la France et les Juifs ...
Il faut reconnaitre qu apres le discours de Zola, Jean Jaurès a milité pour la réhabilitation du Capitaine Alfred Dreyfus. Néanmoins, dans une certaine dérive anticapitaliste, Jaurès se laisse déborder ...
Un sang impur dans les colonies ?
Dans l'article "La question juive en Algérie" du 1er mai 1895, publié dans La Dépêche,
grand quotidien de gauche de Toulouse, Jean Jaurès donne son opinion sur les Juifs. Depuis 1892,
Jaurès voit dans l'antisémitisme un "véritable esprit révolutionnaire".
"L'antisémitisme populaire, qui se double d'un anticapitalisme, était regardé par un certain nombre
de socialistes français historiques (Fourier, Proudhon, Lafargue, Rochefort entre autres)
comme un mouvement sympathique, propre à ébranler le grand Capital.
Dans les villes, ce qui exaspère le gros de la population française contre les Juifs,
c'est que, par l'usure, par l'infatigable activité commerciale et par l'abus des influences politiques,
ils accaparent peu à peu la fortune, le commerce, les emplois lucratifs, les fonctions administratives,
la puissance publique . (...) En France, l'influence politique des Juifs est énorme mais elle est,
si je puis dire, indirecte. Elle ne s'exerce pas par la puissance du nombre, mais par la puissance
de l'argent. Ils tiennent une grande partie de de la presse, les grandes institutions financières,
et, quand ils n'ont pu agir sur les électeurs, ils agissent sur les élus. Ici, ils ont, en plus d'un point,
la double force de l'argent et du nombre."
(cité par Michel Winock, La France et les Juifs, Ed. Seuil, 2004)
A propos des Juifs, (Jaurès a alors 38 ans ; il n'est pas un jeune écervelé), il n'y a pas que l'Algérie :
"Nous savons bien que la race juive, concentrée, passionnée, subtile,
toujours dévorée par une sorte de fièvre du gain quand ce n'est pas
par la force du prophétisme, nous savons bien qu'elle manie avec une particulière
habileté le mécanisme capitaliste, mécanisme de rapine, de mensonge, de corset, d'extorsion".
( Discours de J. Jaurès au Tivoli en 1898 ; cité par B. Poignant, Ouest-France 13 décembre 2005 )
En 2009, la Gauche extrème manifeste aux côtés des fanatiques islamistes contre l'Etat d'Israël,
on entend même des slogans "Mort aux juifs " un véritable cauchemard !... ce n est pas une exception ..
il y a bien des bases historiques relayées par des responsables présents dans toutes ces manifestations ..
Marie Georges Buffet, Olivier Besançenot, José Bové, Jean Luc Ménanchon, Arlette Laguyer et les verts
dans leur ensemble ... il nous faut donc être très vigilents , dans l'intérêt de notre République.


Le Non Sacrifice d'Abraham

Sacrifice : ... Le non Sacrifice d'Isaac, ou le Sacrifice d'Abraham ?

Nous allons par le biais de l’Histoire du Patriarche Abraham, découvrir la richesse du don de soi, car le Sacrifice d’Abraham est exemplaire …. Il ne se réfère pas à la mort, mais à la vie, c’est ce qui diffère des autres sociétés de son époque. Il y avait un avant Abraham … incestes, meurtres, vols, viols… , il y aura dorénavant un après Abraham, celui qui montre le chemin, prêt à toucher à l’intégrité de son être ou d’un être qui lui est cher, celui qui a la Foi (Emouna) en l’autre, qui transmet l’Espérance (Hatikva) en l’Homme pour arriver à l’Amour (Hahava). Cet Amour qui doit être une véritable libération de soi et de l’autre.

Cet Amour exige le Sacrifice…. Et sacrifice signifie séparation tout comme en hébreux Kaddoch signifie sanctifié mais aussi séparation. Nous devons offrir à l’autre pour se fondre en lui et partager sans aucune barrière le pain du savoir, de nos doutes et de notre intimité de communier totalement avec l’Autre qui nous enrichit, surtout s’il ne pense pas comme nous et surtout s’il est différent.

Il ne peut donc pas y avoir d’Amour sans Sacrifice, et ce Sacrifice, comme le montre l’exemple d’Abraham c’est d’être en harmonie avec notre être et notre pensée pour offrir ce qui est le plus important pour nous, c’est-à-dire Soi-même.

Comme on le conçoit, le Sacrifice est lié au Sacré, et n’est pas accessible au profane. Seuls donc les initiés ont accès à cette notion. Seuls les prêtres, (chez nous les Cohanim) peuvent exiger des sacrifices dits rituels.

Plus tard, la Nation demande aux Hommes de se sacrifier pour la sauver, l’évolution de cette notion permet sa démocratisation, mais le but extrême est bien de donner sa vie pour une cause.

La Vie seule est sacrée, et le Sacrifice de mort doit se transformer en Sacrifice de vie. Voilà pourquoi j’ai choisi Abraham, le premier Prince connu, tel que nous le concevons, c’et celui qui crée, par l’exemple de son parcours et de son vécu, le symbole de l’Amour qui unit les Hommes ; Abraham est l’initiateur de la Modernité.

Marie-Louise Mallet proposera une réflexion sur les quelques pages consacrées par Levinas à Kierkegaard dans Noms propres, pour s'orienter vers une réflexion sur le différend qui oppose Levinas à Kierkegaard à propos d'Abraham et du "sacrifice d'Isaac", différend qu'elle examinera à partir de ce qu'en écrit Jacques Derrida dans Donner la mort. David Brézis s'arrêtera sur ce qu'il envisage comme une "dérive sacrificielle chez Kierkegaard et Levinas". Il mettra en parallèle l'évolution des deux penseurs en soulignant l'attrait de plus en plus fort qu'exerce sur eux l'idée du sacrifice, et en les montrant également obsédés par ce qu'ils perçoivent, chacun à sa manière, comme culpabilité fondamentale du moi face à la souffrance indescriptible de l'Autre.

Chez Levinas, le corporel devient essentiel quand il s'agit de penser une autre subjectivité où le moi est appelé au don, au sacrifice, à répondre de la souffrance de l'autre et à élever celle-ci au rang de « suprême principe éthique » d'une communauté qui vient après « les cruautés de notre siècle »

Pourtant l’Holocauste a sali le XXème siècle, le sacrifice du Peuple Juif issus de la tradition d’Abraham, avec six millions de femmes, d’enfants et d’hommes, assassinés simplement parce qu’ils étaient juifs, ce sacrifice connu des Nations qui savaient et auraient dû intervenir, et qui ne l’ont pas fait, parce ce que ce n’était pas une priorité selon Winston Churchill.

Le livre le plus diffusé de tous les Temps est la Bible, et cette dernière trace l’histoire de la création du Monde. Certes, ce n’est pas un livre scientifique, car rien n’est prouvé, mais ce Livre est considéré comme sacré, il raconte la naissance de l’Humanité.
Nous nous arrêterons à Noé, premier patriarche qui édicte les Sept premières Lois que devaient respecter les Hommes, les nouveaux hommes qu’il a engendrés après le déluge :

1. L'interdiction de l'idolâtrie
2. L'interdiction de blasphémer
3. L'interdiction de TUER et de se SUICIDER
4. L'interdiction du vol
5. L'interdiction des unions immorales
6. L'interdiction de consommer d'un animal vivant
7. L'obligation d'instituer des tribunaux

Ces lois qui essayent de gérer le Monde sont retrouvées dans les tablettes du code d’Hammourabi… mais les Hommes, toujours avides d’en savoir plus construisirent une Tour si haute qu’elle disparaissait dans les cieux. .. Ils voulaient atteindre le domaine des Anges et de Dieu. Dieu se fâcha et détruisit la Tour, il dispersa les Hommes en différenciant leur langage, brisant ainsi la chaîne de communication.
Nous voila retournés dans les Temps où D. détruisit la Tour de Babel, dispersant les Hommes à travers le Monde, Nous voilà à UR, ville de Mésopotamie, dans la famille de Terah,
Abraham n’est pas l’inventeur, ni le fondateur du monothéisme. La croyance en un D.unique et transcendant remonte au début de l’humanité, à Adam.

Abraham vit a Our, en Mésopotamie, sous le règne de Nemrod, roi totalitaire qui règne sur une société matérialiste et inhumaine qui s’adonne au culte des idoles.
Son père a un commerce prospère de fabrication et vente d’idoles. Les voyageurs et les habitants d’Our se procurent dans cette boutique de quoi adorer, de quoi guérir, de quoi espérer, de quoi changer le destin, bref tout ce qui permet d’exploiter la crédulité et la peur et de quoi conforter le pouvoir absolu de Nemrod que les idoles représentent en un D. vivant.

En rupture totale avec cette mode de l’idolâtrie, Abraham qui se moque des clients et vilipende la marchandise, redécouvre la bonne voie, celle du D.unique. Il recueille la parole perdue, préexistante, cette parole ne faisait qu’un avec la puissance créatrice, elle éclairait l’humanité aux origines, ce qui peut établir pour nous l’idée d’une connaissance primordiale.
Avram s’enfuit avec sa famille…Pour la Terre promise par D. : Canaan. Avram est évidemment un fondateur. On s'en souvient, il est un jour sommé par Dieu de détruire les idoles, de quitter la maison de son père et de fonder un nouveau peuple. " Va-t-en de ton pays, de ta patrie et de la maison de ton père vers le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation… " (Genèse, XI, 1, 2).
Par cet acte de rupture Abraham devient un homme libre, affranchi de tous les liens qui le rattachaient à cette société pervertie et matérialiste.


C’est en homme libre, en véritable symbole de liberté, qu’il entreprend son exil dans le désert. Préfigurant par la même tous les exils, les Galouts, du peuple juif : l’exil égyptien, l’exil babylonien après la destruction du premier temple, l’exil romain après la destruction du second

C’est donc un voyage initiatique qu’Abraham entreprend dans l’immensité de ce désert, désert qui symbolise selon Ernest Renan le néant, le vide absolu, dont chaque grain de sable est le minuscule miroir, ce désert qui ne finit pas de finir est fondateur selon lui du monothéisme. Le voyageur accomplit dans le désert son apprentissage du silence et de l’écoute.

C’est dans cet infini que surgit dans sa conscience l’Eternel indicible et dans le silence du désert qu’il en recueillera la parole Dvar, Dvarim , racine de Débir (Dvir)

D’ailleurs en hébreu biblique, le désert est nommé MITBAR, à partir de la même racine (daleth, beith, reish) qui procure le mot PAROLE.

Symbole fertile de la bible, c’est également dans le désert que Moise recueillera les tables de la loi et fera pendant quarante ans d’errance le dur apprentissage de la liberté.

Le désert n’a pas de forme, ni le ciel qui le couvre. Ce qui est figé dans une forme, comme une idole, ne peut être qu’un outil ou un ornement, mais ne peut « représenter » D.
Tel est le sens du message d’Abraham, le briseur d’idoles.

Le terme qui lui indique l’ordre « Lekh, Lekha », va vers toi révèle en hébreu une dimension de rupture et de réalisation intérieure, indissociablement liées.
Va vers toi, on retrouve ici « le connais toi, toi-même » socratique.
Abraham va vers sa propre source qu’il ne connaît pas, pour cela il doit s’éloigner de la vie profane, des influences extérieures, se « déconditionner » en vue de sa quête spirituelle.


Suivant le crédo de la Bible « Tu aimeras ton Prochain comme toi-même, Abraham s’est donné corps et âme aux autres.

Premier sacrifice en quittant sa Terre Natale d’Our (Lekh Lekha … Pars vers toi-même …son chemin initiatique commence là …) puis en acceptant, pour faire plaisir à son père d’épouser sa demi-sœur Saraï,

C’est donc par le biais de l’autre que l’on se transforme ; ce souci constant de se fondre à l’autre nous fait passer d’un état voire d’un Temple matériel à un temple spirituel, Ceci s’établit dans une véritable mutation individuelle intérieure.

Pour passer de l’une à l’autre, nous devons nous sacrifier, tout comme Abraham, il s’agit de s’affranchir des jougs, de la servitude imposée par le monde ambiant, et d’abandonner son être, de muer, tout comme le reptile, de changer sa peau.

Ainsi, nous suivons le chemin tracé par Abraham, et ce n’est pas pour rien que nous le considérons comme le Père des trois religions monothéistes.

Abraham repart à la mort de son père, il quitte Haran vers la Terre promise, Canaan, il guide son peuple, et s’installe, et apprend à prendre des décisions qui vont structurer son être.

Première épreuve : A peine arrivé, une famine ravage tout le pays, et déjà il doit sauver sa famille et son peuple, et doit se réfugier en Egypte. Second sacrifice en acceptant de faire passer son épouse Saraï pour sa sœur en l’offrant à Pharaon, sauvant sa tribu d’une mort certaine des mains des sbires de ce dernier.

IL combat l’épée à la main ses ennemis et triomphe , il sait aussi négocier et se faire apprécier de ses voisins par sa générosité,

Sacrifice enfin, en attendant tous les jours à l’heure de la sieste, sous une chaleur torride des étrangers, afin de leur faire honneur, et un jour, Nouvel initié, il doit accomplir son voyage intérieur, son introspection. L’homme doit s’exiler pour s’engendrer lui-même dans la volonté divine.

Le trajet suivi, le mène de Chaldée à Canaan puis en Egypte et de nouveau à Canaan... Une sorte de mouvement pendulaire. L’exil et les voyages d Abraham apparaissent d’emblée comme symboliques de la vocation, liée à une dimension métaphysique et non à une faute commise comme le déluge qui résultait d’une corruption du monde.

Sa vie se déroule comme un véritable périple initiatique jalonné par dix épreuves fondamentales qui aboutiront à sa transformation totale et à l’alliance avec D.
Il serait fastidieux de reprendre les différentes épreuves traversées par Abraham lors de ses voyages, je vous invite à lire ou relire la bible.


Pour mémoire, ce sont :

-la fournaise ardente
-l’exil du pays natal, que nous avons évoqué
-la famine en Canaan et le nouvel exil en Egypte
-Sarai, son épouse qui deviendra Sarah, captive chez Pharaon et la séparation d’avec Loth, son neveu qui l’avait suivi en exil.
-la guerre contre les ravisseurs de Loth
-l’annonce de quatre cents années de servitude en exil, pour sa descendance.
Sarah et Agar : la naissance d’Ismaël.
-l’enlèvement de Sarah par Abimelekh, roi de Gherar, après la destruction de Sodome et Gomorrhe.
-la circoncision
-la naissance d’Isaac et le renvoi d’Agar et Ismaël.
-le sacrifice d’Isaac.

Ces dix épreuves, dix étant le chiffre de la perfection, ( On rappelle les dix séphirots) , marquent le dépassement de soi nécessaire à Abraham pour devenir ce qu’il est. Les neuf premières épreuves sont imposées par D.et préparent à l’ultime épreuve du sacrifice qu’il lui sera, quant à elle, proposée pour tester sa foi et son degré ultime de perfection.

Selon le Midrash, ces épreuves permettaient de mesurer la progression spirituelle d’Abraham et de marquer les étapes du parcours entrepris.

Les péripéties qui ont jalonnées les voyages d’Abraham sont toutes, bien sûr, porteuses de sens. Mais, nous en avons retenu trois qui nous semblent porteuses d’un enseignement sur le plan éthique et moral :


Trois étrangers se présentèrent à lui, il les reçut avec la plus grande hospitalité, ces derniers, des anges, lui annoncèrent en récompense la naissance d’un fils légitime, celui à qui il transmettra le message et donnera sa bénédiction : Isaac. Ce dernier, arrive au monde alors que sa mère avait atteint 90 ans.

Le repas d’hospitalité offert par Abraham aux trois visiteurs, au chêne de Mambré symbolise cette rencontre où l’humanité entière est invitée.

« alors qu’il prie, trois hommes fatigués, des voyageurs qui se révéleront être des anges, serviteurs de D. viennent à passer prés de l’entrée de sa tente, pendant la chaleur du jour .Abraham quitte D. pour courir vers eux et les invite à se reposer et se restaurer chez lui » gen.18.

L’hospitalité abrahamique de Mambré est le symbole de la rencontre avec le sacré, c’est aussi l’ouverture au chemin de la fraternité entre les hommes, par l’exemple de l’hospitalité, hospitalité qui était certes une nécessité vitale pour les nomades mais qui devient avec Abraham une vertu . A Mambré il a compris que le respect de l’ hôte, la loi de justice et d’amour fonde les relations d’homme à homme

Certains exégètes verront dans le festin de Mambré la loi évangélique de la charité chrétienne et la préfiguration de la Cène. Dans l’église d’orient, le repas des 3 anges a été, de tradition, la manière la plus courante de représenter la sainte trinité.

La prière sur Sodome est aussi porteuse d’enseignement. Elle illustre encore le souci d’autrui qui habitait Abraham et se situe après le récit de mambre : Abraham prie D. de se montrer miséricordieux envers les villes de Sodome et Gomorrhe, pourtant dépravées et éloignées de son propre idéal et cela en raison de quelques « justes » qui pourraient y habiter, mais il ne trouve pas même dix justes en leur sein qui seraient susceptibles de justifier le pardon pour ces villes perverties à un tel degré.

Cette prière pour les pécheurs est la préfiguration de la rédemption de l’humanité. Elle s’inscrit fondamentalement dans l’histoire du salut. C’est la première prise de conscience pour l’homme de la solidarité du péché, de la solidarité aussi de la misère humaine.

L’ultime épreuve du non sacrifice de son fils Isaac au mont Moriah questionne, quant à elle, au plus haut point notre esprit cartésien. Au nom de quel principe, fut il le plus élevé peut-on sacrifier un fils ?
La limite de la foi n’est elle pas de ne porter atteinte à aucun être humain ?
Si l’acte avait été accompli, Abraham n’aurait il pas été désigné comme un intégriste ?
Jusqu’à quel sacrifice et quelle limite peut et doit aller la soumission à la volonté de D.

C’est le paradoxe de la foi que Kierkegaard a repris dans sa théorie de l’angoisse existentielle. La foi au sens de la croyance nue en D. et non pas au sens théologal d’une foi qui adhère aux vérités divines universelles.
Cette foi donc est par essence incompréhensible et indescriptible,
L’homme est confronté à l’absurde et croit en même temps à la possibilité de cet absurde.


Pour en revenir à l’épreuve du sacrifice, il s’agit bien sur d’un acte symbolique porteur de sens, Abraham n’a pas immolé son fils, il l’a, diront les psy. libéré sur la plan Freudien en tranchant, avec le couteau du sacrifice, les liens qui lient le père au fils (le récit se poursuit d’ailleurs par le mariage d’Isaac et sa descendance), de plus il a parachevé sa propre libération. Jusqu’ à ce moment précis il croyait en un D.justicier qui avait détruit Sodome et lui avait demandé l’exil d’ Ismaël et le sacrifice d’Isaac. Lorsque l’ange de Yahvé, sa conscience, pourront dire les non croyants, arrête son bras, il a pu comprendre que D. était amour.


Le midrach rappelle que D.ne demandait pas d’immoler Isaac, mais de le faire « monter » au nom de l’amour. En le faisant monter tu as accompli mes paroles maintenant redescends-le.

C’est ici sur la colline de Moriah « que le premier croyant érigea un autel pour immoler son passé ainsi que son avenir, C’est ici que l’homme en bâtissant le Temple (de Jérusalem), se montra capable et digne de sanctifier l’espace comme D. l’avait fait en son temps » écrit E.Wiesel dans le mendiant de Jérusalem.

Le non sacrifice d’Isaac est devenu le symbole de l’absurde comme nous l’avons dit plus haut mais également de l’absolu dans la dévotion du juif pour D. et du véritable don de soi.


S’il est reconnu comme le père de tous les croyants ou père de l’éthique , par filiation (père des juifs et des arabes par Isaac et Ismaël) ou par adoption par les musulmans non arabes et par les chrétiens qui préfigurent en lui le christ, il reste avant tout le premier initié qui au nom d’un principe élevé a tenté d’œuvrer au bonheur de l’humanité, en ayant comme support que cette « révélation », c'est-à-dire cette manifestation du divin dans l’immanence de la conscience humaine, cette foi « pure » de tout dogme religieux que ce soit la Torah, les évangiles ou le coran .

Abraham peut être considéré comme un « grand initié » qui a ouvert le chemin de la spiritualité, il reste le symbole de la foi nue, de la foi généreuse, c’est le chevalier de la foi.

La dynamique abrahamique s’inscrit dans notre démarche, Abraham est un être en devenir et perfectible ; il n’est pas sage de naissance, il le devient par son propre effort et par les différentes épreuves qui le mettent en marche vers la lumière refoulée du 1er jour de la création dont il active le retour pour créer un monde plus fraternel, de bonté et d’amour.

La connaissance que nous recherchons au travers de notre parcours d’homme, nous la nommons « primordiale » parce qu’elle se situe dans un passé lointain de l’humanité, qu’elle est cette parole que l’on nous demande de retrouver au moyen de nos propres lumières, sinon celle entre autre d’Abraham qui a eu le privilège de l’entendre ;

« Lek Lekha…va pour toi, loin de ton pays, de ton lieu natal et de ta maison paternelle, va vers le pays que je t’indiquerai et par toi seront bénies toutes les familles de la terre, les pluies grâce a toi, la rosée grâce à toi aussi » Gen 12-3


D. met Abraham à l'épreuve et lui demande de lui « rendre » son fils Isaac, de le lui sacrifier. Il accepte. Isaac a trente sept ans. Ce faisant, il reconnaît ainsi celui dont il tient l'enfant.

L’histoire raconte qu’au moment du sacrifice, un ange retint le couteau, et c’est un bélier qui sera sacrifié. Le symbole est grand : Le peuple juif ne sacrifiera jamais les enfants, contrairement aux sociétés idolâtres qui l’entourent. C’est le Non Sacrifice d’Isaac ; Abraham rompt la tradition qui était d’offrir le meilleur aux Dieux ou à Dieu (Elohim), le meilleur, c’était le fils aîné mâle, on retrouve cette tradition plus tard en Amérique Centrale après des peuples pré-colombiens, Mayas, Aztèques, Incas, et auprès de nombreux peuples primitifs.

Désormais pour Abraham et sa descendance, la vie est sacrée, l’Homme est sacré (d’où vient sacrifice), sa vie est sacrée, il ne commet pas le meurtre ordonné par son Dieu, au contraire des adorateurs de Baal et des cultes païens antiques, par lui, plus jamais il ne se produira de sacrifices humains. Plus tard, Abraham remplacera le sacrifice du jeune mâle par la circoncision. Abraham crée ainsi l’Alliance avec son Dieu.

L’œuvre s’accomplit, nous essayons de la parfaire, elle est si fragile et si éphémère, mais nous savons maintenant tout comme Abraham, qu’elle réclame Amour et Sacrifice,


NB: En écrivant ces quelques lignes, je tiens à rendre hommage à celui qui est et sera considéré comme le plus grand philosophe de notre temps : Emmanuel Lévinas./.


Voltaire ... antisémite ???

Reconnu pour ses pièces de théâtre - symbole de la philosophie éclairée qui inspire la France et les pays occidentaux jusqu'à aujourd'hui. Et c'est à travers quelques-uns de ses contes, comme Candide ou Zadig, que le philosophe s'est frayé une place dans l'éternité. Dans ces textes incontournables, Voltaire instille des éléments fondamentaux de sa doctrine des Lumières, dont Condorcet dira qu'elle se résume en un cri de guerre : "Raison, Tolérance, Humanité".



"La raison". Fer de lance du mouvement des Lumières. Pour ne pas laisser se propager les passions. La raison et la rationalité deviendront presque sa religion, et tout en affichant un déisme ouvert, Voltaire fera montre d'une répulsion face à tout esprit religieux. "L'univers m'embarrasse, et je ne puis songer, Que cette horloge existe et n'ait point d'horloger." Car, à "esprit religieux", Voltaire associera bien aisément le fanatisme, une folie sombre et cruelle, une maladie "qui se gagne comme la petite vérole" (Dictionnaire philosophique, article Fanatisme, 1764). Et en luttant contre un certain fanatisme, celui de l'Eglise catholique, Voltaire tombera dans les méandres d'un de ces termes en "isme" qui jettent l'opprobre sur ses intentions d'humanité et de tolérance : l'antisémitisme.

"Les Juifs, la plus détestable nation qui ait jamais souillé la terre"

"Tolérance". C'est sous cet article du Dictionnaire philosophique que Voltaire répand son venin de bourgeois sachant, qui plus est, de philosophe éclairé. Car certains grands historiens et philosophes n'hésitent pas, aujourd'hui, à désigner Voltaire comme "le pire antisémite français du XVIIIe siècle". François Marie Arouet exécrait les Juifs. Détenteurs de la foi monothéiste, et "propriétaires du Livre", Voltaire se plaît à énumérer les infamies qu'il attribue à l'Ancien Testament et à ses fidèles. 
Ces "animaux calculants" comme il les appelle, n'étaient pas voués à participer à la vie politique, sociale et culturelle de son pays. Voltaire tolérait ce peuple qu'il souhaitait voir rester en périphérie du monde civilisé. La violence et la conviction de ses propos surprennent, pour qui considère Voltaire comme le père de la Raison, érigé en totem.

"Vous ne trouverez en eux (les Juifs) qu'un peuple ignorant et barbare, qui joint depuis longtemps la plus sordide avarice à la plus détestable superstition et à la plus invincible haine pour tous les peuples qui les tolèrent et qui les enrichissent. Il ne faut pourtant pas les brûler." Dictionnaire philosophique, article Juifs.

Face à ces diatribes antisémites, face à ce combat rétrograde et obscur pour un homme de son envergure, les Juifs ont leur avocat. Masqué, en ces temps de révolution des idées, un érudit défendra, avec fond et forme, le peuple du Livre malmené.

L'Abbé Guénée, ou le défenseur du racisme de robe
Si Voltaire était réputé pour ses contes philosophiques, ses pièces de théâtre et autres poésies lyriques, la correspondance constituait une partie importante de sa production écrite. Epistolier prolifique, ses lettres nous renseignent sur certains traits méconnus de sa personnalité. C'est ce que mettent en avant ces "Lettres de quelques Juifs à M. de Voltaire" rééditées par les éditions Kirouv. 

Au fil d'une dizaine de lettres, l'abbé Guénée, un prêtre français, emprunte le déguisement de quelques Juifs polonais, allemands et portugais, pour répondre aux attaques de Voltaire contre leur peuple. Antoine Guénée, ce grand érudit et précepteur des neveux de Louis XVI, est licencié en droit. Postulant au Chapitre cathédral de Sens, puis de Paris et de Reims, sa requête se verra toujours rejetée. Il se réfugie ainsi dans une carrière professorale, comme exutoire d'une institution ecclésiastique qui n'a pas voulu de lui. Grâce à ses mérites, il se voit attribuer une pension, qui lui permet de se consacrer durant plus de vingt ans à l'étude de l'Ancien Testament et des prophètes en hébreu, dont il devient un grand spécialiste.

C'est donc sous sa plume que paraissent ces "Lettres de quelques Juifs à M. de Voltaire" où l'abbé Guénée fait rebondir le débat que le philosophe lance sur les Juifs. A l'approximation du savoir de Voltaire en la matière, Antoine Guénée oppose, dans un style brillant, une exactitude des faits bibliques, un raisonnement logique, dénué de toute mystique.
 Ses réponses sont caustiques, acerbes et aiguisées. Cet "honorable adversaire", comme le qualifiait Voltaire, se travestit en Juif pour mieux défendre le peuple opprimé. L'Ancien Testament défendu par un abbé, ou comment l'Eglise, sous couvert d'un anonymat salvateur, prendra fait et cause pour la religion mère.

Traduites et publiées en Irlande et dans toute l'Amérique dès 1777, ces lettres ont connu un succès retentissant avant de disparaître sous le Second Empire, en 1863. L'image et la puissance philosophique de Voltaire y étant largement mises à mal, les fondements des nouvelles républiques d'alors risquaient d'en être lourdement entachés. 

Ainsi, ces lettres renaissent de leurs cendres, pour notre plus grand intérêt avec "intelligence, richesse et précision", comme le souligne Jack Lang, dans sa préface aux correspondances. 

Aussi judéophobes qu'elles aient pu être, les idées de Voltaire n'étaient pas toujours hostiles aux Juifs. Empreint de principes libertaires et universels, le philosophe a d'une certaine façon servi la cause des Juifs de France. Edouard Drumont, cet antisémite notoire, dira d'ailleurs de lui qu'il avait "l'âme juive"
.

"Des principes juifs récurrents dans ses textes, puisque Candide exprimait dans des élans bibliques voilés que "tous les événements sont enchaînés dans le meilleur des mondes possible", exhortant chacun à "cultiver son jardin". Une traduction à la mode des Lumières du très juif « Gam Zou Letova » (tout est pour le mieux). 
Lettres de quelques Juifs à M. de Voltaire, éditions Kirouv, 2009.


La France et ses Juifs

Juifs en France ...Ce que l'on ne dit pas dans nos livres d'Histoire

26 janvier 2010, 15:15


Laurence Sigal-Klagsbald Paul Salmona
Ce n'est pas souvent, mais il faut le souligner, pour une fois "Le Monde" rend justice aux juifs dans un article signé par la Directrice du Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme de Paris ... mais avec un bémol, dans la rubrique "débat" ...Oubli volontaire dans tous nos livres d'Histoire... le Juif était présent sur cette terre bien avant le Franc ... et même avant les gallo-romains ! Justice doit être rendue ... Quant à Saint Louis il fut le pire ... il fut puni car il est mort de la peste à Carthage après de terribles souffrances
Débat
Les juifs en France, une présence oubliée
Nécropoles antiques, cimetières médiévaux, synagogues, bains rituels, écoles talmudiques, juiveries, carrières en Provence, calls en Catalogne : l'essor de l'archéologie préventive au cours des vingt dernières années a révélé une myriade de vestiges qui rappellent que des communautés juives vécurent en Europe de l'Antiquité jusqu'au Moyen Age.
Ces découvertes font émerger la réalité de communautés connues à travers la littérature rabbinique mais dont ne subsistait la trace que dans de rares monuments et dans des noms de lieux : on recense ainsi, dans des centaines de communes, des "rues aux juifs", "de la juiverie" ou "de la synagogue", mais aussi des chemins, pas, prés, champs, herbages "aux juifs" ou "aux juives", remontant à l'époque médiévale. Sur notre territoire, ces communautés, qui purent compter jusqu'à 100 000 habitants à la fin du XIIIe siècle, ont presque toutes disparu à la fin du Moyen Age en raison des édits d'expulsion dont le premier - pris par Philippe Auguste en 1182 - inaugure la sinistre litanie des bannissements des juifs d'Europe occidentale.
Un jeu de rappels moyennant finances, et d'expulsions accompagnées de la spoliation des biens et des terres, se poursuivra avec les décrets pris par Philippe le Bel en 1306, Philippe V en 1322 et Charles VI en 1394. De Provence, les juifs ne seront chassés qu'en 1501, tandis qu'ils demeureront sous la protection des papes dans le Comtat Venaissin, et que des communautés de "nouveaux chrétiens", d'origine hispano-portugaise, renaîtront à Bayonne et à Bordeaux au XVIe siècle.

Ces découvertes "contribuent à recomposer un passé plus complexe, échappant à la réécriture strictement chrétienne (...) des sociétés médiévales européennes", comme le notent les archéologues Astrid Huser et Claude de Mecquenem. Et si l'expulsion de 1306 a pu faire l'objet d'une très discrète mention au titre de commémoration nationale en 2006, la présence juive dans la France médiévale est presque absente des synthèses historiques sur le Moyen Age. Du "Petit Lavisse" aux manuels scolaires des années 1980, le judaïsme médiéval n'appartient pas au "roman national", comme l'a montré l'historienne Suzanne Citron.

Et au-delà de l'historiographie scolaire, rares sont les ouvrages généraux sur l'histoire de France qui abordent ces persécutions en dehors des lapidaires chronologies de fin de volume. Il en va de même pour les synthèses d'histoire de l'art et les grandes expositions, qui font l'impasse sur les manuscrits juifs médiévaux français, admirables par l'originalité de la calligraphie et la singularité du rapport de l'image au texte.

Un corps étranger

Il en est également ainsi des sommes d'histoire culturelle qui ignorent, par exemple, le nom de Rachi, le maître champenois dont les commentaires monumentaux sur la Bible et le Talmud constituent, dès son vivant et jusqu'à aujourd'hui, l'accès le plus indispensable à la compréhension de ces textes. Sa méthode l'a conduit à insérer dans l'hébreu de ses commentaires des traductions en langue romane des termes rares ou difficiles à une époque où la langue des lettrés chrétiens reste le latin. Rachi rassemble ainsi un thésaurus de cinq mille mots qui constitue le premier témoignage de l'ancien français. Omettrait-on Bernard de Clairvaux et Pierre Abélard, ses (presque) contemporains, ou Chrétien de Troyes dans nos synthèses historiques ?

Dans un raisonnement circulaire qui prévaut encore aujourd'hui en dehors des études juives, les juifs du Moyen Age n'appartiennent pas à la communauté nationale et n'ont pas leur place dans l'histoire de France. Les représentations conventionnelles font d'eux un corps étranger, un Autre dont l'exclusion est un fait "normal", donc inexorable. L'absence de référence au judaïsme dans l'histoire médiévale entérine l'idée fausse que les juifs n'auraient pas existé en France avant la fin du XVIIIe siècle ou que leur contribution à la société médiévale serait dérisoire.

On peut s'étonner de l'amnésie durable qui frappe l'historiographie française. L'antijudaïsme chrétien dans la France médiévale serait-il d'une telle "évidence" qu'il ne mériterait pas d'être évoqué et que l'histoire contrastée, parfois catastrophique, des juifs sur notre territoire serait insignifiante ? Les exactions, massacres et expulsions ont eu raison des êtres. En 1242, le brûlement de monceaux de manuscrits du Talmud à Paris en place de Grève tenta d'en effacer l'esprit. Qui se souvient de Yéhiel de Paris qui avec ses pairs - Moïse de Coucy, Samuel dit Morel de Falaise et Juda Ben David de Melun - fut sommé à une disputation théologique par Louis IX (le "bon roi" Saint Louis), lequel ordonna la destruction par le feu du texte incriminé.

Les découvertes récentes signalent donc, comme par effraction, que les "archives du sol" recèlent les traces d'une histoire ignorée. La connaissance de la présence juive y gagne en profondeur : chaque site exhumé témoigne d'une terre où, au Moyen Age, les juifs ont vécu, produit, reçu, pensé, échangé mais aussi été persécutés et chassés. Il ne s'agit pas ici de stigmatiser les historiens, mais de montrer un déni collectif qui contribue à la persistance du fantasme d'une France historiquement chrétienne et homogène.

A l'instar des recherches archéologiques concernant le paléolithique, le néolithique ou l'Antiquité tardive, qui montrent que notre pays est le fruit de vagues de peuplement et d'acculturations successifs, chaque découverte de vestiges juifs vient réinscrire une réalité ancienne dans l'environnement d'aujourd'hui et, par là même, modifie nos représentations. L'archéologie provoque ainsi une forme de "retour du refoulé" et contribue à l'écriture d'une nouvelle histoire nationale. 

Directrice du Musée d'art et d'histoire du judaïsme à Par
Directeur du développement culturel à l'Institut national de recherches archéologiques préventives

Laurence Sigal-Klagsbald Paul Salmona
Article paru dans l'édition du 17.01.10

lundi 18 septembre 2017

Un criminel nommé Arafat

2007

BCH

Arafat .. Un criminel et un manipulateur ... son entreprise s'effondre deux ans après sa mort. Chirac avait accepté de falsifier son lieu de naissance ... On sait pourquoi

Sauvé, adulé, soutenu par tous les Présidents français, dont François Mitterand et Jacques Chirac, Yasser Arafat vient de rendre l'âme ... une seconde fois ...

En effet la plus médiatisée des opérations marketing montées par l’ex KGB soviétique, pour déstabiliser l Occident vient de tomber sur un sérieux écueil, vous l’avez compris bien sûr, il s agit de celui qui prétend représenter les arabes de Palestine.

L URSS avait trouvé l Homme idéal pour monter l affaire : Yasser Arafat, né en Egypte, et mis en avant par Nasser, cet aventurier-opportuniste a sous le couvert de « Raïs » (autoproclamé) détourné des sommes considérables, sommes prises à l’Union Européenne et aux Etats-Unis. Ses « amis » ont été gâtés et arrosés tout au long d’un règne peu glorieux ou les assassinats succédaient aux tueries et aux massacres.

Le mensonge, la veulerie n‘ont pas empêché ce manipulateur de médias de se faire nommer à la plus haute distinction : Prix Nobel de la Paix !!!, après les accords d’Oslo qui ne faisaient que confirmer l’hégémonie d’un homme qui tenait un discours pour le moins honorable pour les occidentaux en langue anglaise et qui de l autre coté, attisait la haine et fanatisait les foules en disant le contraire en arabe.

Nous voilà revenus en cette fin du mois de Juin 2007 à une situation plus claire…
Armé par la Syrie et financé par l’Iran des Ayatollahs, le Hamas, mouvement terroriste fondamentaliste organise et réussit un coup d’état à Gaza, massacrant policiers et gardes officiels palestiniens (on parle de plus de 600 miliciens morts) sans compter les femmes et les enfants … 

Cette fois-ci, nos amis les média se taisent car si c’eût été Israël, on aurait assisté à un Carrousel médiatique sans précédant, mais là, les arabes ont le droit de massacrer même leur peuple sans émouvoir nos chers journalistes, comme on s’en aperçoit tous les jours au Darfour.
La Cisjordanie reste aux mains du gouvernement légaliste palestinien, gouvernement usé, gouvernement perverti et corrompu par l’ombre de feu Arafat.

Comme les deux territoires sont physiquement séparés (encore à cause d’Israël !!!) il est probable que Gaza appelé «Hamastan» soit autonome et surveillé par l’Egypte, par la Ligue Arabe voire par l’ONU, alors que la Cisjordanie devrait former une confédération avec le Royaume de Jordanie.

C’est donc la seconde mort d’Arafat, et le retour à une géopolitique plus adaptée au terrain avec des entités territoriales plus cohérentes