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mardi 19 septembre 2017

La Tribu des Menassés retrouvée en Inde ...

On a retrouvé une Tribu perdue ... en Inde !

a retrouvé une Tribu perdue ... en Birmanie !
La TRIBU DES "MENASSE" A LA FRONTIERE entre l’INDE et la BIRMANIE


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Dans la région montagneuse entre l'Inde et la Birmanie, dans l’état indien du Mizoram (La terre des Montagnards), se trouve la Tribu "Shinlung " qui compte un million et demi de personnes.

Cette tribu « mizos » dit descendre de la tribu de Ménassé. Dans leurs prières et dans leurs chansons ils font référence à eux-mêmes comme étant les « fils de Ménassé », et ils prient le Dieu de Ménassé. La tribu entière est consciente de son judaïsme.

On pense que les ancêtres des Mizos ont émigré à travers la Chine, puis la Birmanie, pour finalement se fixer dans la partie nord de l'est de l'Inde il y a quelques 200 ans. Il y a 10 ans, environ mille membres de la tribu ont décidé de revenir à l'observance des commandements du Judaïsme (après une interruption d'environ 100 années), et ils se languissent de retourner sur la terre de leurs des ancêtres, à Sion.


Histoire de leurs pérégrinationsEn l'an 722 avant J.C., les dix tribus d’Israël ont été déportées par Salmanasar, rois d'Assyrie, en Assyrie, puis envoyées vers Halah, vers Haber et vers la Rivière de Gozan. Après son second exil, en 457 avant J.C, la tribu de Ménassé se trouvait en Perse, sous le règne des rois de Perse, Darius et Assuérus.

En 331 avant J.C., quand Alexandre le Grand conquit la Perse, l’Afghanistan, et l’Inde, ces tribus ont été exilées en Afghanistan (pachtoune) et vers d’autres pays, et ils sont devenus des bergers. Les Ménassé ont ainsi peu à peu perdus de leurs traditions juives.

Lors la conquête islamique, ils ont été forcés de se convertir à l’Islam. Comme ils parlaient l’Hébreu, ils étaient appelés « Les sémitophones ». Ils disent avoir possédé un manuscrit de la Torah qui a été gardé par leurs aînés et par les prêtres durant toute cette période.

Puis les Ménassé ont continué leurs pérégrinations : D'Afghanistan, ils ont migré vers l'est à travers l’Indo-Kouch, jusqu'à ce qu'ils arrivent dans la région du Tibet et à la frontière Chinoise.

De là, ils ont continué à se déplacer en Chine, en suivant la rivière Wei jusqu'à ce qu'ils arrivent dans la région du centre de la Chine. Une colonie s’est établie à Kaifeng en 231 avant J.C. Les Chinois les ont traités en esclaves. N'ayant pas eu d'antisémitisme notoire en Chine, le processus d'assimilation s'est accéléré et les juifs ont disparu.

Quelques familles, qui voulaient garder leurs traditions ont quitté cette province et ont trouvé refuge dans la montagne; Ils ont été alors appelés " les hommes des cavernes" , ou "hommes des montagnes ". Ils ont vécu dans une grande pauvreté pendant deux générations, et ils sont restés fidèles à la Torah. Malgré toutes ces péripéties, les Ménassé ont perpétué à travers les siècles l’observation de commandements de la Torah :

a. Circoncision la circoncision n'était plus pratiquée comme la loi juive l’impose, mais le prêtre bénissait l'enfant durant une cérémonie au 8e jour. b. Mariage Il s’agissait de mariages entre cousins. Les parents mariaient leurs enfants d'après des accords mutuels entre les deux partis. c. Héritage Le fils aîné héritait des possessions de son père et prenait en charge la responsabilité de la famille entière. d. Fêtes traditionnelles : Les Ménassé observaient trois fêtes dérivées des fêtes juives pendant l'année: « TzapfiCharkout " ou " Kanyanikout ", « Mimi-kut " ou " Chang-ta-kut ", et " Paul - Kut ". e. Mariage Le plus jeune frère devait se marier avec la veuve de son aîné, et nommer son premier-né fils du nom de son frère décédé pour garder le nom vivant. f. Inceste Cela ne se serait jamais produit dans la communauté. Si quelqu’un aurait commis cette infraction à la Loi il aurait été excommunié et banni de la tribu. g. Divorce Interdit quelle que soient les circonstances. h. Enterrement Le défunt était enterré dans une tombe à côté de sa maison.

 L'incinération n'était pas pratiquée. i. Statut des Femmes Les femmes n'étaient pas impliquées dans les affaires des hommes. Elles ne devaient porter des vêtements masculins. Elles devaient s'asseoir séparément dans la synagogue (comme c’est pratiqué aujourd'hui) et il était de leur devoir d’honorer leurs maris. j. Observance avant J.C., Stricte des Dix des Commandements Les Ménassé étaient méticuleux dans leur observance des Dix Commandements.


Leurs traditions et leur religion aujourd'huiEn 1854, avec l'arrivée du premier missionnaire américain, V. Petigrore, de la Mission baptiste. Ils se sont établis à Manipur. En 1910, des missionnaires ont redoublé leur effort de conversion, ils ont établi des églises dans à Tcharpur. Sous la pression, le prêtre tribal a perdu son statut et la communauté a été soumise à la forte influence chrétienne. La nouvelle génération a perdu l'héritage spirituel de leurs pères et, aujourd’hui, une certaine forme de christianisme persiste encore, les Karens en rebellion contre le régime birman en est le témoignage.

Presque un siècle plus tard , le Mizoram d'aujourd'hui est méconnaissable. 46% de la population vit dans les zones urbaines, avec presque 86% de « nouveaux Chrétiens », et un taux d'alphabétisation impressionnant de 88.06%. Depuis trente ans, on assiste à un retour de ces « nouveaux Chrétiens » d’origine juive vers la Torah, suite aux contacts avec des touristes Juifs et israeliens. Aujourd'hui, les Menassé essaient d'observer les commandements comme c’est écrit dans la Torah, avec une certaine confusion qui résulte de leur ignorance de la Loi Orale.

Les Ménassé ont des synagogues appelées " Beit Shalom " dans le Mizoram, le Manipur et l’Assam où ils se rassemblent pour chabbat en provenance de leurs villages. 


Les Ménassé effectuent la circoncision de leurs enfants au huitième jour. Quelques-uns de leurs fils et filles sont envoyés à Bombay pour effectuer des études juives et apprendre l’hébreu à l’école "ORT ". Quand ils ont terminé leur études, ils se convertissent au Judaïsme, et se marient avec d’autres " Bnei Israel ".

Depuis l'établissement de l'État d'Israël, les Ménassé ont demandé de faire leur alyah vers Israël (l'emblème de l'état avec l’étoile de David est imprimé sur leur drapeau et leur papier à lettre). Ils écrivent qu'ils pleurent depuis les berges des rivières de Babylone et ils demandent à aller vers les collines de Sion. Ils se dénomment eux-mêmes les " Juifs du nord-est de l'Inde ".

À la fin d'une brochure publiée par les Ménassé , on peut lire l'information suivante: D'après la loi de l'État d'Israël, dont la déclaration d’indépendance date de 1948, chaque Juif est autorisé à revenir en Israël. Nous sommes des personnes de bonnes mœurs et de bonne volonté prêt à prendre les dispositions immédiates pour nous permettre d’être reconnus comme Juifs avec les droits et privilèges qui s’y rattachent. Nous, les soussignés, demandons la reconnaissance de nos droits, et d’être autorisés à revenir vers la maison de nos ancêtres, d'après la loi de l'État d'Israël.

Quand les Ménassé ont été bannis de la région des cavernes, dans les montagnes de Chine, le manuscrit de la Torah qu’ils possédaient a été perdu, ou peut-être volé par les Chinois qui l’ont alors brûlé. Les prêtres ont continué à perpétrer la tradition oralement, y compris les observations rituelles du culte, jusqu'au début du 19e siècle. De la vallée des cavernes connue comme " Kawil " ou " Sin Lun ", ils ont émigré vers l'ouest, ont traversé la Thaïlande, la Vallée Kila et les Montagnes Kendi, jusqu'à ce qu'ils arrivent à Lantchuan et Shan. De là, ils se sont déplacé jusqu’en Birmanie. En Birmanie, les Ménassé ont suivi le cours de la rivière jusqu'à ce qu'ils arrivent à Mandalei. De là, ils ont atteint les Montagnes du Chin. Au 18e siècle, une partie d'entre eux a émigré vers les régions de Manipur et Mizoram, et on pense qu’ils sont ces réfugiés qui ont émigré de Chine.

Ainsi, une certaine tradition a été maintenue par ces tribus au cours de leurs pérégrinations. Les peuples que les Ménassé rencontraient se rendaient compte qu'ils n'étaient pas Chinois, bien qu'ils parlaient la langue locale. Dans beaucoup d’endroits, on les appelaient Lu-Si (" Les Dix Tribus " ou " Les Dix Tribus " juives). Du fait des règlements locaux, on ne leur permettait pas toujours la liberté de culte. C'était seulement lorsqu’ils arrivèrent en Inde qu'ils furent capables à retourner à une liberté de culte et un style de vie sans pressions antisémites extérieures. Cependant, cela ne dura pas longtemps. Quand le Christianisme s'est étendu aux montagnes Nagaland à la frontière avec la Birmanie, la communauté a encore une fois été soumise à des pressions extrêmement dures. Tous leurs objets religieux ont été jetés et brûlés par les missionnaires anglais et américains entre 1854 et 1910.

Le poème ci-dessous les a suivi tout au long de leurs migrations. Il s’agit d’une chanson traditionnelle au sujet de la traversée de la Mer Rouge qui a été écrite par leurs ancêtres. En voici les paroles: " Nous devons garder la fête de Pessah Parce que nous avons traversé la Mer Rouge sur la terre sèche De nuit, nous avons traversé avec un feu Et de jour avec un nuage Les ennemis nous poursuivis avec des chars Et la mer les a avalés Et les a pris comme nourriture pour les poissons Et quand nous avions soif Nous avons reçu de l'eau du rocher ".


Les Prêtres et le culte : Dans chaque village il y avait un prêtre dont le nom était toujours Aharon. Un de ses devoirs était de veiller sur le village. Il y avait deux prêtres dans les plus grands villages. La prêtrise s’est lentement perdue. Les prêtres étaient censés être dotés de pouvoirs supérieurs. Ils s’occupaient du culte et de la pratique de sacrifices. Le prêtre portait une tunique (peut-être avec un plastron come l’ephod), et un manteau brodé, attaché avec une ceinture, et une sorte de couronne sur la tête. Le prêtre chantait une chanson au sujet de leur ancêtre " Ménassé " au début de chaque rassemblement. En cas de maladie, le prêtre était appelé pour bénir la personne malade et offrir un sacrifice pour qu’elle guérisse . Ainsi, le prêtre tuait un mouton ou une chèvre, et enduisait son sang sur l'oreille, le dos, et les jambes de la personne malade, en récitant des vers de la Torah en même temps (cf Levitique verset 14:14). Pour l'expiation des péchés, un chevreau était offert sur l'autel, dans le temple qu'ils avaient construit. Le sang était répandu sur les rebords de l'autel, et le reste de la viande était mangé par les Ménassé.

Les Ménassé observaient Yom Kippour comme un jour d'expiation, une fois par an. La vaisselle sacrée du prêtre n'était pas en métal, mais plutôt en argile, en tissu, en bois, etc., Certaines cérémonies spéciales étaient pratiquées par les prêtres en cas de certaines maladies. Une certaine forme d’expiation était réalisée avec un oiseau, dont les ailes étaient sacrifiées et ses plumes jetées au vent. En cas de lèpre, le prêtre sacrifiait un oiseau dans les champs.

Il semble qu'ils aient aussi eu des superstitions notamment à propos d’esprits et de démons. Ils croyaient aussi en la réincarnation, mais surtout ils croyaient en Dieu, dans le ciel, vers lequel ils se tournaient.


Aujourd’hui et demain : ALYAH Les Ménassé ont commencé leur émigration vers Israël, notamment dans le Néguev à Dimonah, Beer Sheva, Ashdod à Eilat, et au sud d’Ashkélon. Ils doivent cependant se convertir de nouveau, après une éducation religieuse. Certains les prennent pour des Philippins émigrés en Israël, mais on les reconnaît facilement à leur kippa sur la tête et à leur tsitsit. Ils sont encore peu nombreux à avoir sauté le pas, mais prenons-nous à rêver, que comme nos frères d’Ethiopie, de la tribu de Dan, que ceux de la tribu de Ménassé renforcent le Peuple d’Israël en ces temps difficiles.

Les jeunes sont déjà intégrés dans l'armée Israelienne En 2004, une délégation officielle du Grand Rabbinat d’Israël conduite par le Grand rabbin d'Israël Schlomo Amar a effectué une enquête sur place et a pu constater ces faits. 

Jusqu'en 2017 on comptera plus de 50 000 juifs d'Inde qui ont effectués leur Alya


Ô Jérusalem ..

Si je t'oublie, Ô Jérusalem ...

Si je t'oublie ... ô Jérusalem ...

Posté par BCH  COUP DE COEUR | dimanche 11 juin 2006 à 15:03 | #15 | rss


Les juifs ont toujours vécu à Jérusalem, depuis le Roi David, il y a plus de 3 000 ans... Jérusalem, Yeroushalaïm n a été revendiquée comme capitale que par les Juifs ... malgré toutes les destructions, toutes les occupations ...





JERUSALEM CAPITALE INDIVISIBLE D’ISRAËL

Fondée par le Roi David, la construction du Temple fut réalisée par son fils Salomon, Jérusalem a fêté ses 3 000 ans il y a quelques années.

Le Temple a été détruit une première fois par Nabuchodonosor, roi de Mésopotamie, qui expulse une grande partie des habitants de Jérusalem vers Babylone. Seule l’élite du peuple juif en fait, a été exilé en Babylonie par Nabuchodonosor, après la destruction du Temple de Salomon. La plus grande partie du peuple est restée sur la Terre de Judée, pleurant et attendant la reconstruction du Temple. Les autres, les exilés à Babylone, idéalisent leur capitale perdue. D'une préfecture impériale, ils font une ville sainte et universelle. Ces derniers, lorsqu'ils quittent Jérusalem détruite par Babylone, les déportés juifs abandonnent un royaume somme toute assez banal pour l'époque (586 av. J.-C.).

Pourquoi Jérusalem et pas les autres villes conquises par Nabuchodonosor ? A ces questions, les spécialistes actuels n'apportent qu'une série de demi-réponses toutes fondées sur une interprétation critique des livres bibliques. Très peu d'archéologie et beaucoup d'hypothèses d'où se dégage néanmoins une sorte d'explication minimale. 

L'exil à Babylone est très court puisqu'il ne dure que 49 ans. Comme n'importe quel empire, Babylone a besoin de ces élites étrangères pour éliminer toute velléité d'indépendance provinciale et renforcer son appareil d'Etat. Mais cette situation socialement satisfaisante ne plaît pas à tous les exilés.

« Sur le bord des fleuves de Babylone Nous nous sommes assis,
Et là nous avons pleuré, Nous souvenant de Sion.

Aux saules du rivage Nous avons suspendu nos harpes,
Car ceux qui nous avaient emmenés captifs
nous demandaient des paroles de cantiques,
Et ceux qui nous faisaient souffrir, Des chants de joie ! Chantez-nous quelque chose Des chants de Sion !
Comment chanterions-nous les cantiques de l'Éternel Sur une terre étrangère ?

Si je t'oublie, ô  Jérusalem, Que ma droite s'oublie !
Que ma langue s'attache à mon palais, Si je ne me souviens de toi,

… Si je n'élève Jérusalem … Au-dessus de toutes mes joies !"






Le processus s'accélère lorsque le roi Cyrus II de Perse s'empare de Babylone en 538 av. J.-C. Aux yeux des Juifs, ce souverain est providentiel. Il est l'instrument de Dieu pour libérer son peuple L'empire Perse est un véritable creuset d'idées nouvelles dont bénéficient les penseurs juifs. Installés dans les grandes villes de l'Empire, comme Suse, au sud de l'Iran actuel, ces derniers rencontrent les Mages et leur culture s’enrichit au contact des plus grands savants de l’Empire

Il implique une morale religieuse fondée sur la Vérité et la Justice. Quoi qu'il en soit de ces influences mutuelles, les Juifs obtiennent le droit de retourner à Jérusalem pour y reconstruire le Temple. . C’est à la demande d’Esdras et sous la conduite du Roi Zorobabel que le retour et la construction du Temple vont s’accomplir. . 

Il faut toute la persévérance de Néhémie, gouverneur impérial juif originaire de Suse, et du scribe Ezra qui met en texte la Torah jusqu’alors orale, au Ve siècle av. J.-C., pour mener à bien la restauration de Dieu sur son trône. Une hiérarchie du pur et de l'impur se met en place autour du Temple, du Saint des Saints aux murs de la ville, ultimes remparts du sacré contre le profane.

Le sacerdoce devient héréditaire, ce qu'il n'était pas à l'époque royale. Il échoit aux Lévites sadocites, descendants présumés de Sadoq, grand prêtre de Salomon. Le Temple est désormais le seul sanctuaire habilité à pratiquer l'holocauste, c'est-à-dire le sacrifice par incinération complète de l'animal. Tous les autres sanctuaires juifs du monde tombent sous sa juridiction. Leur activité rituelle est limitée à l'abattage casher.

La diaspora juive, à l'origine constituée d'armées postées par les Perses aux marches de l'empire Asie Mineure, Babylone, Suse, ou d’autre juifs partis s’installer en Egypte, à Djerba ou en Espagne, reconnaît progressivement la primauté du Temple et lui envoie une dîme d'un demi-sicle d'argent tous les ans.

Les Sadocites concentrent tous les pouvoirs liés à leur charge : culte, magistrature, banque, assurance sociale. Mais le fisc impérial perse est confié à l'aristocratie laïque.

Il impose le shabbat à tous les Juifs et transforme la fête agricole de la Pâque en commémoration de la Sortie d'Egypte. La logique de " sanctification " d'Israël qui s'élabore à Jérusalem implique logiquement de décider qui est Juif. 

Les théologiens-juristes hésitent entre deux options contradictoires. La première, plutôt fermée, consiste à privilégier " le droit du sang ". D'où les nombreuses généalogies bibliques qui permettent d'agréger diverses tribus à Israël. La seconde accepte la conversion telle que l'illustre le livre de Ruth la Moabite.

C'est cette attitude qui prédominera lorsque l'Orient tout entier tombera aux mains d'Alexandre de Macédoine, en 333 av. J.-C, lors de sa victoire sur Darius. Alexandre reconnaît la sainteté de Jérusalem, et entre non pas en conquérant dans le Temple mais rempli d’humilité.

Les juifs aident Alexandre à construire et à faire prospérer la ville d’Alexandrie Dans un premier temps, Jérusalem conserve ses prérogatives d'Etat-Temple même si les Grands Prêtres sont maintenant nommés par les souverains grecs. D'abord les Ptolémées, rois d'Egypte, puis les Séleucides, souverains grecs de Syrie.

 L'aristocratie juive, une partie du clergé et une grande majorité de la diaspora adoptent alors la culture grecque. Dès 285 av. J.-C., Ptolémée demande au Grand Prêtre de Jérusalem de lui envoyer 70 scribes agréés pour traduire la bible hébraïque en grec. C'est la version dite des Septante. Les Grecs peuvent accéder à la religion juive et il n'est pas impossible qu'une certaine forme de prosélytisme juif se soit développée dès cette époque.

A Jérusalem, le parti des hellénistes, favorable à l'assimilation, domine. Et souhaite transformer Jérusalem en cité grecque, rêvant peut-être d'un judaïsme universel. Le nom même de Jérusalem, Yéroushalaïm en hébreu, est expliqué par un jeu de mots grec : Hiéroushalaïm ne contient-il pas hieros, " saint " en grec ?

Toutefois, la situation va se dégrader sous le règne d'Antioche IV Epiphane de Syrie. Soucieux d'uniformiser son empire et d'en soutirer le plus d'argent possible, ce roi détourne une partie de la dîme juive et exige qu'on lui rende un culte divin à Jérusalem. En réaction, Judas Macchabée, de la famille sacerdotale des Asmonéens, prend les armes et se lance dans une véritable guerre sainte.

Ces derniers conduits par Mattathias et son fils Juda, battent militairement les grecs de Syrie.. En 152 av. J.-C., le Grand Prêtre asmonéen a pratiquement rendu son indépendance à Jérusalem. Mais de cet épisode, les juifs n’ont gardé que le côté spirituel, l histoire de la petite fiole d’huile qui a miraculeusement duré 8 jours, juste le temps de fabriquer une nouvelle huile sainte,

Les Asmonéens, conscients de la force du judaïsme dans le monde d'alors, commencent à se diviser. Avant la conquête romaine de 63 av. J.-C., plus rien ne distingue ces rois-prêtres des autres souverains hellénistiques, si ce n'est le monothéisme juif. Les Hassidim les ont depuis longtemps abandonnés, leur préférant un " désert mystique ", qui fera son chemin .

Les juifs font appel aux romains pour arbitrer leurs différents … c’était faire entrer le loup dans la bergerie. Pompée rentre à Jérusalem en triomphateur, et le pays entre sous protectorat romain.

Mais l'homme qui va conduire Jérusalem à son apogée n'est pas un mystique. C'est même un demi-juif haï par bon nombre de ses coreligionnaires. Intronisé en 37 av. J.-C. par la " grâce de Rome ", Hérode le Grand transforme la ville, agrandit et embellit le Temple. Son sanctuaire est alors le plus vaste du monde romain. Il construit aussi la forteresse imprenable de Massada, En 64, la fin des grands travaux provoque une brutale augmentation du chômage en Judée. La fiscalité romaine et la misère poussent les paysans à rejoindre les zélotes, groupes religieux armés et indépendantistes.

En 66 commence la Guerre des Juifs et l'un des moments les plus tragiques de l'histoire d'Israël. Un témoin nous raconte les faits : Flavius Joseph. Rome est tenue en échec pendant quatre ans. Elle y perd toute une légion. Moyennant d'importants renforts, Titus, le fils de Vespasien, parvient néanmoins à assiéger Jérusalem en 70. Les insurgés retranchés dans le Temple refusent la paix honteuse qui leur est proposée. Les Romains incendient le sanctuaire et le détruisent pierre après pierre. Malgré ce traumatisme et la chute définitive du clergé, les Juifs ne renoncent pas à libérer Jérusalem.

Plus de 60 ans après, en 132, Bar Kokhba relève le défi. Il sera le dernier résistant à mourir pour Jérusalem avant le XXe siècle. Cette fois, la majorité des Juifs est expulsée de leur ville sainte. " La cité est rebaptisée « Colonia Aelia Capitolina ». le pays sera appelé pour la première fois « Palestine » par Hadrien. du nom de la région côtière des Philistins. Jésus n est donc jamais né en Palestine, mais en Judée " Des Juifs se re-manifestent sur cette terre, d’autres reviendront pourtant, et très rapidement. La petite communauté de Jérusalem se maintiendra à travers les siècles… et pour l’éternité.

Napoléon Bonaparte arrivé à Gaza puis à Jaffa demande aux juifs d’affirmer leur autorité sur cette terre qui leur appartient et il faudra attendre très exactement 1832 ans pour qu'enfin tous les Juifs du monde puissent tenir ce pari :L'an prochain à Jérusalem !

En 1860, alors qu’une partie du peuple est toujours restée sur cette Terre, à Jérusalem, Safed, Tibériade et bien d’autre lieux, d’autres juifs arrivent chassés de leurs pays par des massacres et des pogroms, le retour imprévu de ces Juifs fait sortir Jérusalem de ses remparts. La ville explose avec le siècle et redevient un enjeu national et religieux. Des clés pour comprendre. Eretz Israël est le lieu où naquit le peuple juif.

Apres l’Affaire Dreyfus qui empoisonnera la France de la fin du XIXeme siècle, Théodore Herzl crée le Sionisme, symbolisée par le retour à Sion et par la lutte de libération nationale des juifs (acte de foi du Sionisme) et pour recouvrer l’indépendance d’abord contre les Turcs, elle se poursuit contre les occupants anglais.

C'est là qu'il acquit une culture à la fois nationale et universelle. et en fit don à l'humanité En conséquence, nous proclamons la fondation d'un Etat juif en terre d'Israël. " Alors que David Ben Gourion, président de l'Exécutif sioniste en Palestine, termine, le 14 mai 1948, la lecture de la déclaration d'indépendance d'Israël, les violences redoublent à Jérusalem. La ville est en feu depuis janvier, , le Grand Mufti de Jérusalem, aidé d’anciens nazis promet du sang et du feu aux juifs, demande aux habitants arabes de quitter leurs maisons, pour y retourner une fois les juifs liquidés.

Dès le 15 mai, les royaumes arabes coalisés attaquent Israël. La Transjordanie est de loin le plus fort de tous et s'empare de la vieille ville de Jérusalem. Le quartier juif et d'autres secteurs sont vidés de leur population et livrés au pillage. Le mont Scopus, au nord-est de la vieille ville, où se situent l'université hébraïque de Jérusalem et l'hôpital Hadassa, se retrouve enclavé en plein territoire arabe. Les défenseurs israéliens de Jérusalem manquent cruellement d'entraînement - certains sont des réfugiés de la Shoah fraîchement débarqués en Israël -, mais réussissent néanmoins à tenir l'ouest de la ville jusqu'à l'armistice de 1949. Telle Berlin en 1961, la cité est coupée en deux par un no man's land et un long mur de béton, c'est la " ligne verte ". Abdallah, souverain hachémite de Transjordanie et descendant du prophète Mahomet, contrôle le Haram al-Sharif et l'arrière-pays montagneux, la Cisjordanie.

Israël a survécu à sa première guerre, " mais c'est un corps sans âme, coupé de l'antique cité, explique Frédéric Encel, de l'Institut d'études politiques. Jérusalem-Ouest, la capitale du nouvel Etat, n'est pas Sion. " Le souvenir de ce douloureux statu-quo hante actuellement l'esprit des négociateurs israéliens.

Abandonné par les pays arabes, mais tenus sous tension par ces derniers, l’OLP se transforme en organisation terroriste, ayant pour but de frapper tout civil juif ou israëlien dans le monde. On se souvient du Massacre des Jeux Olympiques de Munich. L'OLP revendique la Jérusalem jordanienne, Al Qods, vieille ville comprise, pour en faire la capitale du futur Etat palestinien. Jamais aucun autre peuple, aucun état autre que celui des juifs n a pris Jérusalem pour Capitale… Les Catholiques ayant choisi la nouvelle Jérusalem, l ont placé à Rome, la capitale des musulmans est à La Mèque en Arabie.

Jamais dans l’histoire les juifs ont été physiquement ou virtuellement absents de Jérusalem, et pour ceux qui résident en diaspora, la prière récitée à Paque est « Si je t’oublie Ô Jérusalem, que ma droite m’abandonne que ma langue se colle à mon palais… »

Israël de son côté refuse toute restitution de souveraineté sur sa " capitale éternelle ", " libérée en 1967 " par le Général Moche Dayan et annexée en 1981 par la Knesset. Pour tenter d'expliquer le conflit opposant ces deux nations autour de Jérusalem et la nature de leurs légitimités respectives, Près d’un million de juifs résident à Jérusalem, contre deux cent mille arabes, il est indispensable de remonter au début du XIXe siècle. A l'époque, Jérusalem n'est qu'une petite ville plutôt insalubre de 8000 habitants aux confins de l'empire ottoman, dans la province syrienne du Bilad Al Sham. " Elle n'est pas un chef-lieu. L'administration du sultan réside en effet à Ramleh ", précise Frédéric Encel. Sous la tutelle des Turcs, la ville compte 2000 chrétiens orthodoxes et arméniens ainsi qu'une communauté juive fort misérable d'environ 2500 âmes.

C'est pourtant cette dernière qui se développe dès 1816. Des centaines de juifs religieux ashkénazes (d'Europe orientale) fuient les massacres et les pogroms en Europe de l’est, ils appartiennent au mouvement hassidique et rejoignent alors leurs coreligionnaires locaux. Malgré une misère chronique, une promiscuité aggravée par l'interdiction faite aux juifs d'agrandir les maisons qu'ils louent, la communauté va tellement se développer que, en 1840, elle devient la première des trois grandes confessions de la ville.

" Dès les années 1840-1850, écrit Catherine Nicault, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Poitiers, les juifs forment le groupe relativement le plus nombreux, avant de représenter, autour de 1870, un nombre sensiblement supérieur à celui des musulmans et des chrétiens réunis. " Cette arrivée massive ne change pourtant pas l'équilibre social ou politique de la cité.

Les clefs du pouvoir restent entre les mains du commissaire impérial, le Pacha, et des effendis, les " féodaux " arabes, propriétaires fonciers et gardiens du lieu saint musulman. Le conservatisme ottoman est tel qu'en 1863, alors que l'égalité entre musulmans et non-musulmans est officialisée, les juifs, pourtant majoritaires, n'obtiennent aucun siège au Conseil municipal, contrairement aux chrétiens.

Le suffrage censitaire interdit à ces miséreux, endettés, soumis à diverses vexations dignes du Moyen Age européen et en outre considérés comme des étrangers, toute forme de représentation officielle. Leur sort émeut les juifs émancipés d'Occident. 

En 1860, le milliardaire britannique Moses Montefiore parvient à convaincre les dirigeants de la communauté ashkénaze de sortir de la ville et leur construit une nouveau quartier sur des terres acquises au sultan : Mishkénot Shaananim (les Demeures sereines). Divers mécènes et institutions juives lui emboîtent le pas. Toute une cité est bâtie pour accueillir les juifs nécessiteux au nord-ouest de la vieille ville, à l'aide d'une main-d'uvre arabe originaire d'Hébron, de Naplouse et même d'Egypte. Celle-ci se construit à son tour plusieurs quartiers sur les collines environnantes et dans les interstices des quartiers juifs.

A la veille de la Première Guerre mondiale, Jérusalem s'est considérablement étendue : 55 000 juifs cohabitent avec 16 000 chrétiens et 11 000 musulmans. Le nombre des chrétiens a dépassé celui des musulmans à partir de 1890 grâce à la venue massive de différentes congrégations millénaristes, allemandes et américaines. Leur présence permet aux Occidentaux de s'ingérer plus avant dans les affaires de Jérusalem avant d'y entrer de plain-pied le 11 décembre 1917, lorsque le général britannique Allenby reçoit la reddition des Turcs.

Avec la domination anglaise commence une période charnière dans l'histoire de la région. Le destin de Jérusalem s'en trouve bouleversé. Les Anglais en font la capitale de la Palestine mandataire (des deux côtés du Jourdain) et se présentent comme les garants d'un futur foyer national juif (déclaration Balfour) et d'une grande nation arabe. 

Le sionisme profite de cette mansuétude transitoire des Britanniques pour s'implanter durablement à Jérusalem, seule grande enclave juive au Proche-Orient. Indifférents ou hostiles à la cause sioniste, les juifs religieux sont rapidement supplantés en nombre par ceux du Yishouv, c'est-à-dire les juifs laïques et sionistes de Palestine. Mais ces" nouveaux Yahoudin ", si différents des anciens, inquiètent les effendis qui craignent que Jérusalem ne se " judaïse ".

" Comme à l'époque de Saladin, Jérusalem est instrumentalisée par les Arabes qui ne tolèrent pas qu'Al-Qods soit revendiquée par des infidèles ", explique Frédéric Encel. Dès 1918, une série d'incidents anti-juifs émaillent la fête musulmane de Nabi Mousa. Sur le modèle du sionisme politique, mais sans sa dimension démocratique, les Arabes créent un conseil exécutif islamo-chrétien qui se réunit pour la première fois cette année-là. " Puis de nouveau en 1919 à Damas, explique Frédéric Encel. Les grandes familles de Jérusalem, les Hachémites du Hedjaz, les chrétiens du Liban, bref toute l'élite intellectuelle du monde arabe, évoquent alors pour la première fois Jérusalem. En cas d'indépendance, la grande majorité des participants n'envisage toutefois pas d'en faire la capitale d'un Etat arabe.

Elle préfère son rattachement à une grande Syrie. La dimension purement palestinienne de la lutte anti-sioniste n'est pas encore à l'ordre du jour. Et les nationalistes arabes, largement désunis, assistent impuissants au regroupement de toutes les institutions sionistes à Jérusalem ; à l'ébauche du futur Etat juif. En 1920, l'inauguration sur le mont Scopus de l'Université hébraïque, la première université de la région, ennoblit en quelque sorte le projet sioniste à Jérusalem. 

Elle le concrétise et participe à l'essor d'une ville qui se modernise rapidement. A force de ménager la chèvre et le chou, les Britanniques s'empêtrent dans une politique de plus en plus mal vécue aussi bien par les Juifs que par les Arabes. La frustration de ces derniers les conduit, en 1929, à perpétrer un terrible pogrome contre les antiques communautés de Safed et d'Hébron. Les sionistes y perdent leurs dernières illusions. Au rêve de convaincre les Arabes de l'avantage économique du sionisme succède un pragmatisme défensif.

Le Conseil exécutif sioniste adopte alors la ligne politique des " durs ", des héritiers de Zeev Jabotinski. Les deux principales milices juives, la Haganah et l'Irgoun, unissent leurs forces lors de la grande révolte arabe de 1936. Après trois ans de guérilla, les Anglais durcissent le ton contre le Yishouv et prennent une décision lourde de conséquences. 

Pour éviter que les nationalistes arabes ne s'allient aux nazis, presque en vain, et à leur demande, ils éditent un " livre blanc " interdisant presque toute immigration juive en Palestine. Pour les juifs, c'est la pire des injustices : la Shoah s'annonce déjà mais la route de Sion, seul refuge susceptible de les accueillir en nombre, leur est dorénavant fermée... A la fin du conflit mondial, le Yishouv fera durement payer cette politique aux Anglais.

La guerre d'indépendance d'Israël va hypothéquer l'avenir du mandat et tous les plans diplomatiques faisant de Jérusalem un corpus separatum sous administration étrangère.

Le plan de partage voté par l'Onu le 29 novembre 1947 l'envisageait aussi. Les sionistes l'acceptent du bout des lèvres. Les Arabes le rejettent fermement. Il restera lettre morte.

Lorsque, en juin 1967, Israël déclenche la guerre des Six-Jours et conquiert Jérusalem-Est, c'est une ville figée et appauvrie qu'il découvre de l'autre côté de la ligne verte. La Jordanie n'avait fait qu'entretenir les lieux saints musulmans, privilégiant en fait Amman, sa capitale. Un véritable élan s'empare alors d'Israël, toutes tendances politiques confondues, remarque Frédéric Encel.

Un élan qui n'est pas encore passé puisque même Shimon Peres, la colombe travailliste et prix Nobel de la paix, a dit au moment des accords d'Oslo : "Jérusalem est négociable religieusement, pas politiquement". " La toute nouvelle domination juive permet également aux Arabes de recentrer leur lutte. " La première charte nationale dite palestinienne de 1964 ne revendique pas Jérusalem comme capitale de la Palestine. La ville est alors sous souveraineté musulmane

En 1968, date de la révision de la charte des arabes de palestine, tel n'est plus le cas : Jérusalem redevient une revendication ", précise-t-il.

Puis ce fut la Guerre de Kippour en 1973 et la victoire de Tsahal, sur tous les fronts, Le nationalisme palestinien, inéxistant jusqu’à cette date et instrumentalisé par les pays arabes jusqu'à la fin des années 70, obtient ses lettres de noblesse durant l'Intifada en 1988.

Mais sur le terrain, Jérusalem s'éloigne inexorablement de ce nouveau symbole nationaliste arabe . Dès 1967, la politique israélienne vise à incorporer la ville au reste du pays en agrandissant notamment l'étroit corridor qui y menait avant les Six-Jours.

Les Arabes qui refusent la nationalité israélienne gardent jusqu'en 1980 leur passeport jordanien. Une fois la ville annexée, déclarée " Capitale une et indivisible " d'Israël, ils obtiennent un statut de résident plus avantageux que celui des territoires occupés. Ce qui explique en partie pourquoi la ville sera peu touchée par l'Intifada. La reconstruction de quartiers juifs à l'est et au sud transforme une nouvelle fois sa physionomie.La ligne verte qui coupait Jérusalem est progressivement effacée. Une nouvelle ville submerge totalement l'ancienne. Une ville très moderne de plus d’un million habitants, dont 85 % de juifs, qui rend illusoire tout retour aux anciens tracés. Jérusalem plus verte que jamais a son périphérique et son métro (tramway)

En 2000, abandonnant le processus de paix, sur les conseils « avertis » de M. Chirac Président de la France, Arafat revient sur sa promesse d’abandonner le terrorisme et déclare la guerre à Israël, c’est la seconde intifada, une guerre jusque là inédite, puisque le but est de détruire définitivement les fondations même de l’Etat d’Israël en promouvant des centaines d’attentats suicides, contre des civils, femmes et enfants.

Arafat crée ou aide des dizaines de milices laïques ou religieuses, comme le Hamas, mais c’est un revers, et la première victime est le « peuple arabe de  palestine », qui se voit privé de liberté, et dont l’économie est exangue, complètement détruite. Corruption, enseignement de la Haine, c’est l’héritage que laisse Arafat.

En 2003, les troupes américaines envahissent l’Irak du dictateur Saddam Hussein, principal bailleur de fonds de ce que l on appelle « l’Intifada II ». Le premier ministre d’Israël, Ariel Sharon construit un mur de sécurité pour protéger les civils israëliens des attaques suicides des islamikazes. Jérusalem est protégée, les tirs sauvages n’atteindront plus le quartier de Guilo. Les américains décident de mettre de côté Arafat et demandent aux palestiniens de se choisir un premier ministre… C’est Abbou Mazen qui est choisi, Arafat le limoge.

Arafat meurt le 11 Novembre 2004 à Clamart d’une étrange maladie du sang (on parle officieusement de SIDA-AIDS), son ami Jacques Chirac organise une cérémonie à l’aéroport de Villacoublay,et accorde à son "ami" la Nationalité française à Me Arafat. Plus grave, l'Etat civil civil valide la falcification du lieu de Naisance d'Arafat, inscrit Jérusalem au lieu du Caire ...A ce jour aucune plainte n'a été portée sur ce sujet.

Les funérailles officielles auront lieu au Caire et l enterrement à Ramallah; des élections présidentielles surveillées ont lieu 30 jours plus tard et c’est Abbou Mazen qui est élu, des espoirs de calme et de paix comment à se dessiner.

Jusqu'aux dernières élections législatives des arabes de palestine qui portent (en 2006) au pouvoir les terroristes du Hamas La clairvoyance du Premier Ministre israélien Ariel Sharon a permis d'épargner la vie à des centaines de ses citoyens en construisant une barrière de sécurité entre les belligérants. Ehud Olmer puis Benjamin Nathanyahou l'ont remplacé.

Israël compte 8,6 millions d’habitants dont 1,3 million d’arabes, tous citoyens israéliens. Jérusalem, sa Capitale compte 840 000 habitants dont 600 000 juifs.

Le Tramway de Jérusalem est en fonction pour bien souligner l'unité de la Ville, Une ligne de train rapide va mettre 28 mn pour relier Tel Aviv a Jérusalem, et a l Ouest un énorme quartier d'affaire avec ses centres commerciaux et ses tours va s’ériger dans les prochains mois.





Liberté, Liberté Chérie !!

Liberté, Liberté Chérie !

LIBERTE
Liberté, Liberté Chérie !!


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LA L I B E R T E

"Sur mes cahiers d'écolier

Sur mon pupitre et les arbres

Sur le sable sur la neige

J'écris ton nom

Sur toutes les pages lues

Sur toutes les pages blanches

Pierre sang papier ou cendre

J'écris ton nom

Sur les images lues

Sur les armes des guerriers

Sur la couronne des rois

J'écris ton nom

Et par le pouvoir d'un mot

Je recommence ma vie

Je suis né pour te connaître

Pour te nommer"

Liberté.

Paul Eluard

"Pour Robert Sabatier,

La liberté naquit de la parole, Elle fut chant dès son premier éveil Et nul, ne put jamais la museler Sans en périr à lui-même et au monde."

Aujourd'hui, je vais vous entretenir de la Liberté, c'est une gageure pour moi, un pari, car c'est là un sujet abstrait, profond, et peut-être fondamental pour la compréhension de notre histoire, et cette notion de liberté se doit être évoquée, consolidée pour préparer notre avenir.

le plan que j'ai formulé se compose de la manière suivante:

Dans un premier temps nous évoquerons la liberté d’agir Ensuite, en seconde partie, je vais aborder le sens purement philosophique de la liberté, la Liberté de penser ;

C'est véritablement une Utopie, oui, la Liberté ne peut pas exister seule, c'est contre-nature, Eh! bien, oui, la Liberté sans accommodement est aussi un poison pour l'homme.

Pourtant, notre chère patrie républicaine a bien adopté comme devise "Liberté, Egalité, Fraternité" cette devise, nous la trouvons sur le fronton de toutes nos mairies, sur notre monnaie, sur tous nos timbres-poste, elle est devenue le symbole de notre société républicaine, la Liberté est un idéal à atteindre, et c'est un des objectifs que nous nous devons de mettre en avant pour pour chasser toutes les inégalités et toutes les iniquités qui dominent notre monde.

La déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 26 août 1789, dans son article premier reconnaissait que " Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. , et dans l'article 4 :" la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui...", dans l'article 11 : " La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.

L'article premier de la Constitution de 1958 est les suivant : " La France est une république indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. L'article 2 mentionne outre la langue, la couleur du drapeau, l'hymne national, que la devise qui est "Liberté, Egalité, Fraternité", et que le principe est :" Le gouvernement du peuple par le peuple, et pour le peuple". Comme on le voit, dans notre constitution, la liberté n'est pas placée au premier plan, est soujascente,

I./ LA LIBERTE d'agir

Je fais ce que je veux, je suis donc libre, si rien ni personne ne s'oppose à mon projet. Mais voilà, nombres d'obstacles se dressent ;

Le premier de ces obstacle , c'est la LOI, les hommes , en effet, pour vivre ensemble et en harmonie, ont édicté certaines règles, qui sont en fait des contraintes, et si l'on franchit ces contraintes, on se met "hors-la-loi", et donc au banc de la société. est-ce là la liberté ! Mais il faut comprendre que c'est la seule manière de garantir cette liberté, c'est paradoxal, mais c'est ainsi.

Certes, cette liberté, limitée par la ou les lois, est plus fournie, plus grande dans une démocratie que dans les états totalitaires. Mais si on se met dans une situation de société sauvage, non structurée et proche de la nature, où l'instinct est le premier acte dit réflexe, va automatiquement impliquer que les individus vont se battre et s'entre-tuer. peut-être l'hégémonie du chef, de l'étalon, du leader, va calmer momentanément les ardeurs individuelles, mais au prix de la servitude, et du sang.

Sans les lois, il n'y aurait qu'insécurité, peur et violence, la menace d'un danger à tout moment pèserait tellement sur les individus qu'ils ne vivraient que dans la hantise et dans le but de sauver leur peau.

Bien sûr, dès le début de leur vie en groupe, les hommes se sont dotés de règles, ces règles que les ethnologues , comme Lévy Strauss ont retrouvé dans les tribus primitives d'Amazonie, de Nouvelle Guinée, ou parmi les aborigènes d'Australie.

Dans ces peuplades primitives, le pouvoir est souvent partagé entre le Conseil des Anciens et le pouvoir du "Chamane", du sorcier qui a lui le pouvoir de se mettre en relation avec les Dieux, le pouvoir de guérir, et le pouvoir d'être le maître de toute spiritualité. Déjà la liberté avait ses limites, mais des limites contrôlées par des institutions antagonistes, si minimes soient-elles.

Dans notre monde judéo chrétien occidental, les premières lois écrites sont apparues avec le code d'Hammourabi en Mésopotamie, les tablettes datant de plus 4000 ans en témoignent, les Egyptiens dont la civilisation était si raffinée créèrent des lois, des administrations déjà tatillonnes, douanes, impôts, police, armée et prêtres. La liberté du citoyen était garantie ... pas celle du prisonnier, de l'étranger ou de l'esclave. Moïse issu de cette civilisation fit sortir d'Egypte le peuple Hébreux qui y vivait en esclavage et leur remit dans le désert du Sinaï les Dix Commandements, base de notre civilisation depuis-1230.

Plus raffinées furent les lois édictées par Nabuchodonosor à Babylone, cet empereur qui régna 43 ans, avait établi un Empire qui s'étendait de l'Indus à la Méditerranée, et avait eu l'intelligence de "kidnapper" toutes les forces vives des pays conquis, tous les prêtres, tous les savants, pour les établir près de lui, afin que la civilisation qu'il avait bâtie puisse s'épanouir, et il avait réussi son pari, car tous ces peuples vivaient en harmonie, dans une liberté totale, si ce n'est qu'ils ne pouvaient plus retourner sur leurs terres d'origine.

Il faut rappeler que Nabuchodonosor avait détruit en -587 le Temple que Salomon avait érigé et déporté toute l'élite juive de Jérusalem. Ces derniers, au contact des autres peuples venus de tout l'Empire, renforcèrent et fortifièrent en Babylonie leur religion, et leur philosophie.

L'esclavage néanmoins reste. Et pour longtemps ...Un homme pouvait être privé de sa liberté et pouvait appartenir comme chose, ou comme animal à un autre homme, et être vendu ; cet état de fait devait perdurer jusqu'au siècle dernier, et l'esclavage a été aboli en France par Schœlcher en 1848

Que dire aussi de la situation qu'ont vécu les femmes pendant des siècles, leur libération civique n'a été levée qu'en 1945 par le gouvernement du Général de Gaulle, et l'égalité civique vient de leur être constitutionnellement accordée ... en l'an 2000, au 3 ème millénaire. La première partie est formulée dans la loi constitutionnelle N° 99-569 du 8 juillet 1999 énonce « : La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives", la seconde partie concernant la parité le sera en janvier 2000.Familialement et sexuellement, la femme n’a pu se libérer qu’avec la première loi Newton sur la contraception, suivie de la loi Weil sur l'avortement qui a aujourd'hui 25 ans. Les intégristes dogmatiques s'opposent là aussi à cette liberté durement acquise. Et depuis 25 ans on assiste à une régression de cette loi, sous la pression des fondamentalistes.

Les enfants ne sont pas encore libérés aujourd'hui; on le sait, ils travaillent dans les mines, dans les ateliers, dans les bordels, ceci nous parait monstrueux, voire inadmissible, mais que fait-on pour lutter contre, seules des ONG tentent de ramasser de petits moyens pour combattre ce fléau.

La religion peut nous asservir, par ses dogmes immuables et si nous n'y prenons pas garde, nous risquons de nous trouver dans un drôle de dilemme, à suivre des préceptes dépassés qui pourrait entraver, notre volonté d'agir selon un libre arbitre. C'est au nom de la religion que des hommes se combattent... L'Irlande, Sri Lanka, l'Indonésie, L'Inde et le Pakistan et bien d'autres. Choisissons librement de pratiquer ou non, avec discrétion, certains peuvent trouver qu'elle apporte un complément intime et spirituel, et leur libre appréciation, c'est personnel.

Les sectes se sont multipliées, profitant de la naïveté de nos dirigeants et des failles de notre démocratie, des faiblesses de nos institutions démocratiques. Un jeune , idéologue ou pas est pris dans leur nasse, il est affaibli, il est avili, et après un lavage de cerveau savamment ordonné, il se met au service de l'organisation et bien sûr du gourou, qui tout puissant s'arroge tous les droits sur ces âmes égarées.

Les hors-la-loi, voleurs, criminels, escrocs lorsqu'ils sont pris, doivent payer un tribut à la société. soit une amende, soit une peine de prison. On les prive de la liberté, pour les punir.

La société fait chèrement payer ceux qui ne respectent pas la règle, le code, la loi; Mais leur réinsertion est voué souvent à l’échec social, parce que l’univers carcéral est un piège, dans lequel, il n'y a pas de place pour le faible.

Les plus libres d'entre nous ne sont-ils pas ceux qui inconsciemment sortent du rail social, délirent, et deviennent irrécupérables pour le système. Alors on les retire du milieu social et on les interne dans des institutions psychiatriques, souvent ils n'en ressortent plus, peut-être vivent-ils cet internement comme la sublimation de la liberté.

La liberté des peuples semble avoir eu un large échos après la seconde guerre mondiale, et le nombre des nations représentées à l'ONU est passé de 30 à près de 200.

La liberté démocratique quant à elle, n'est pas assurée sur 80 % de la planète, Combien de dictatures, combien de tyrans, combien d'idéologies totalitaires ! Nous nous devons d'être présents sur ce front !

Le pouvoir économique a pris le dessus sur tous les autres pouvoirs. Alors en ce début de millénaire, on peut se réjouir de l'échec de la conférence de l'OMC à Seattle, de ce frein que de petits groupuscules, et de petites organisations ont poussé, afin qu'avorte la prise de pouvoir officielle par voie de Mondialisation qu'auraient voulu valider les Multinationales.

En effet, c'est à Seattle, siège social de Microsoft et de Boeing qu' a eu lieu, en novembre dernier, cette conférence, Seattle est devenue une ville symbole, symbole du Coup d'état de Coca Cola, de Microsoft, de Monsanto... l'économie des denrées alimentaires qu'ils voulaient imposer doit échouer... stérilisation des grains de blé... monopoles indécents boeuf élevé aux hormones, culture, médias, presse, télévisions, communications monopolistiques, tout devait leur être du ! Echec, la guérilla s'organise contre ces monstres, ce sera notre combat dans les décennies qui arrivent.

Elf fait et défait les gouvernements en Afrique! notre Président pour des raisons économiques plaide à Lomé, l'été dernier l'impossible, devant la presse il nous coupe le souffle, il défend le président-dictateur du Togo, le général Eyadema aujourd’hui décédé; bien plus, il le soutient ouvertement; Que dira l'Histoire!

Nous voilà esclaves de la société de consommation, esclaves des médias, de la presse, de la télévision, de la publicité, qui telle le cancer s'attaque aux enfants, cible, marquette, façonne, dirige, conditionne notre façon de vivre, de manger, de nous divertir, de nous habiller, Et gare à celui qui nage à contre courant, à celui qui dénonce le système. Il doit prendre le maquis, ou se dissimuler.

Notre devoir n'est-il pas de forger des armes contre ces pouvoirs qui nous asservissent. Aujourd'hui, nous ne pouvons que mesurer notre degré de résistance. Nous ne sommes pas seuls, nous devons travailler pour que notre société soit plus juste, plus humaine.

II./ LA LIBERTE AU SENS PHILOSOPHIQUE

C'est donc dans cette seconde partie que nous allons évoquer la liberté de la volonté, celle de la pensée; peut-on penser ce que l'on veut ?

La liberté de penser suppose comme le dit Comte Sponville, la liberté d'information, d'expression, de discussion; ceci fait partie des droits de l'homme et des exigences de nos démocraties. nous avons donc accès au libre choix; par contre, avec la liberté de l'esprit, nous n'avons pas de libre choix, car c'est la liberté de la raison, c'est une nécessité. C'est l'avis de Spinoza, d'Hegel, d'Engels de Marx et de Freud: " Etre libre, c'est n'être soumis qu'à sa propre nécessité" nous dit Spinoza " c'est en quoi la raison est libre, et libère". Pour lui la liberté est le début de la sagesse.

On ne naît pas libre, on le devient ! la liberté n'est jamais absolue, ni infinie, ni définitive, car on est plus ou moins libre, il suffit de travailler en son fort intérieur pour tendre vers cet idéal, de faire un effort sur soi pour s'y rapprocher, pour que cette liberté soit synonyme d'un de nos buts , et devienne la finalité de notre processus de libération, car on accomplit là une véritable gestation qui permet de nourrir le germe qui pousse en nous afin d'arriver à l'accouchement, souvent en douleur, et à la naissance de cet idéal qui nous l'avons dit est issu de l'utopie.

Déjà, dans l'antiquité, Epitete reconnaît à l'homme le pouvoir d'échapper à toute contrainte qui pèserait sur sa décision. Il découvre qu'un tel pouvoir repose sur le liberté intérieure du jugement, ainsi, la menace peut devenir impuissante face à l'homme qui arrive à maîtriser sa crainte L'homme est libre s'il a le pouvoir de choisir. La volonté , c'est à dire l'action, peut aider l'homme à trouver ou à conserver sa liberté : la recherche de la justice, de l'équité et de la vérité conforte l'homme dans sa quête.

Pour Spinoza, dans le "Traité théologico-politique", l'état existe pour libérer l'individu de la crainte; pour lui, c'est dans un état libre qu'il est loisible à chacun de penser, et de dire ce qu'il pense. C'était une véritable révolution à l'époque, l'état doit donc être le garant de la liberté individuelle, et non pas à assurer la sécurité des biens et des personnes, les considérant comme des automates, prêts à obéir, ou à aller à la guerre, au détriment de la liberté. Spinoza écrit en effet, à une époque où les individus se déchiraient dans toute l'Europe pour défendre ou imposer leurs convictions religieuses. Alors dit Spinoza, l'homme peut accéder à une forme d'existence supérieure, caractérisée par l'usage d'une raison libre.

L'ordre à mettre sur pied est un ordre faisant droit à la raison et non à la "soumission machinale"; au contraire, il est institué pour que l' âme et le corps s'acquittent en sûreté de toutes leurs fonctions, pourqu'elles même usent d'une raison libre, pour qu'ils ne luttent point par haine, colère ou ruse, pour qu'ils se supportent sans malveillance les uns les autres.

Il faut se méfier des passions (haine et colère). Ce même Spinoza, dans le "Traité Politique, livre III, chapitre 6", déclare que "la raison n'enseigne rien qui soit contre la nature" et il considère que la liberté, loin de résider dans la licence, consiste à vivre conformément à sa nature. L'homme qui vit guidé par la raison est plus libre, il observera les lois de la Cité, et obéira au souverain dont il est le sujet, lequel refusera les orientations et les lois absurdes.

Nous avons créé en France un comité d'éthique, composé des plus grands savants et chercheurs, afin de surveiller les recherches, particulièrement dans les cas de bioéthique. Les recherches en biologie avancent à pas de géant. A partir de la connaissance du noyau de la cellule, on peut dresser le génome humain, et intervenir au moment de la conception pour corriger certaines erreurs génétiques qui programmées naturellement auraient pu donner naissance à des monstres. Alors a-t-on le droit d'user de cette liberté que nous apporte la science, quelles en sont les limites, est-ce que l'on a pour but de favoriser l'eugénisme, la perfection dans l'être humain!

Plus grave au point de vue de la morale, on est capable aujourd'hui de clôner un individu, d'en faire son double. La liberté a trouvé des limites, car tous les gouvernements ont condamné et interdit les recherches en ce domaine. souvenons nous de la marche-arrière effectuée par le professeur Testard il y a quelques années. Je pense que les recherches vont se diriger dans une autre voie, nous allons probablement assister à la fabrication d'organes, compatibles avec les rhésus, mettre au point une banque de foies, de cœurs, de poumons , de reins etc... C'est nouveau, et la question se pose : Allons nous nous priver de cette liberté qui va permettre de redonner une espérance de vie à des milliers d'hommes ! Où se trouve la limite !

La commission Informatique et liberté a fort à faire depuis quelques mois. En effet, elle doit lutter contre les grandes entreprises qui dominent l'information , qui collectent les fichiers et les revendent à prix d'or. Mais elle doit aussi lutter contre la perversité d'un état qui profite de toutes les occasions pour faire fusionner les banques de données, afin de traquer le contribuable indélicat, le malade imaginaire, Si tous les abus commis, toutes les contraventions collectées durant toute une vie, tous les remboursements maladie etc... étaient réunis sur un même fichier, nous serions tous les ennemis publics N°1. Il nous faut constater qu'une loi, qui permet à l'état de fusionner le N° de sécurité sociale, le N° de l'INSEE et le N° fiscal a été voté, un soir de 99 à 4 heures du matin en présence de quatre députés . Est-ce là la véritable liberté ! Pourquoi n'a t on pas consulté la commission Informatique et Liberté avant ? l'état de droite ou de gauche reste l'état, A nous de critiquer, à nous d'agir pour contrer tous les abus. Et si un jour un gouvernement totalitaire s'emparait de ces fichiers ! Il n'y a que 60 ans que le nazisme et Vichy faisaient la loi en France!

La lutte qui concerne la censure, imposée par certaines élites, sous la conduite de clercs, ou de pseudo-clercs va s'intensifier dans les prochains mois. La lutte que nous aurons à mener sera cette fois dans le domaine de l'information et du virtuel. Certains veulent ressusciter Torquemada, et l'index, en créant au sein de l'ONU, via l'UNESCO une agence, voire une police internationale, chargée de surveiller les réseaux de l'information, d'internet, et de couper les lignes qui ne conviendraient pas à certains critères.

Il est évident qu’une règle du jeu doit s’établir, au nom de la liberté, Pas de pédophilie, pas de nazisme, ni de négationnisme ; mais, sous prétexte de blanchiment de l'argent sale, de lutte contre la pédophilie, cette police pourrait être infiltrée par des éléments négationistes , ou sectaires et produire des censures contraires à toutes les règles de la liberté. Alors soyons vigilants!

III./ LIBERTE DANS MON PARCOURS

Après avoir brossé les deux sens, l'un actif, l'autre éthique de la liberté, permettez moi de vous parler de ma modeste expérience.

Elevé dans une famille laïque et républicaine, dans un milieu socialiste, avec des oncles qui ont laissé des traces et des œuvres importantes, à la SFIO , avec un père journaliste, proche de Pierre Mendés France, la notion de liberté, m'a été naturellement transmise. A Tunis, j'ai côtoyé les chefs de certains mouvements de libération, alors que j’ avais dix ans, j'ai appris ce que c'était pour un peuple que de combattre pour recourir à la liberté.

Expulsé de Tunisie, de retour en France en 1958, nous avons dû faire face à la rébellion des égarés de l'OAS, la hantise du putsch et du coup d'état, et l'appel de Michel Debré pour s'apprêter à combattre le fascisme, est encore présent dans ma mémoire, les dérives des organisations pseudo-républicaines dites gaullistes, par les mouvements appelés SAC ou autres m'ont fait comprendre prématurément que la Liberté devait se gagner, qu'elle ne pouvait nous être ravie à tous moments, et que seule l'action permettait de la défendre et de la maintenir en place.

Mai 68, j'ai vingt ans, je suis étudiant et je fréquente Nanterre; de la gare à la fac, nous devions traverser un bidonville, les enfants jouaient dans un cloaque, la misère était à notre porte, alors, comment ne pas se rebeller contre cette injustice ! ce fut alors le fameux ..."Il est interdit d'interdire..."

Puis l'entrée dans le monde adulte, avec un service national en Côte d'Ivoire, où j'ai côtoyé dans la vie civile la corruption, si néfaste pour ces peuples africains admirables, la société de consommation leur avait fait quitter leur village où la liberté était reine, la démocratie vivante, avec le conseil des vieux autour du baobab, la nourriture à profusion et la solidarité innée, pour rejoindre les usines, les cadences de travail infernales, proches de l'esclavage, et un habitat indigne de la condition humaine; que d'inégalités avions nous créés en leur accordant une pseudo-indépendance!

Liberté, ce mot est gravé dans notre pensée, car aucune chose, aucune idéologie et aucun homme, non personne ne pourra nous imposer, ni idées , ni théorie, ni religion, ni Dieu , si ce n'est de notre propre choix conscient, car libre choix il y a, et il est réfléchi et on peut dès lors combattre les dogmes qui rendent les hommes fanatiques, fondamentalistes, sourds, aveugles et muets, si loin de notre philosophie ....

Liberté n'est pas qu'un mot pour nous, Liberté n'est pas qu'une idée, ce n'est pas non plus seulement une espérance, mais c'est le fondement de la mission que nous nous sommes donnée, c'est une action permanent, et si nous relâchons la pression, la Liberté risque de nous abandonner,

Camus dit dans la Peste que "la peste reste dans la cave", ce qui implique que la bête est là , elle sommeille en nous, que l'homme peut à tout moment se laisser aller au vice, ou faire basculer la société de l'autre côté du miroir, et perdre la Liberté ; combattre pour la retrouver coûte très cher, et met un temps infini... cette Liberté que nous chérissons tous, choyons la, soyons vigilants, et prenons les uns après les autres notre tour de garde pour veiller.

Cette vigilance est pour nous un acte ô combien volontaire’ Nous le répétons, par notre formation permanente, nous essayons d'acquérir la maîtrise de toute situation, pour nous permettre librement de juger objectivement des situations, et d'agir efficacement sur la réalité.

Nous sommes les adeptes d¹une conduite sociale qui a toujours été à l'avant-garde des nations évoluées et tolérantes, dans cette voie triomphale de la tolérance par le biais d¹un concept que nous avons élevé au dessus des autres :la laïcité. Nous sommes ses plus fidèles soutiens, ses combattants.

Elle seule possède le pouvoir de rassembler tous les citoyens de quelques origines qu’ils soient. La laïcité est mère de toutes les libertés. Elle admet le pluralisme religieux, elle ne nous prive d’aucune croyance et règle, si elles sont exercées dans le domaine privé, elle règle leur compte à l'irrationalité, aux dogmes, aux intégrismes sans interdire foi et prière, en prônant l¹union pour combattre l’obscurantisme, le fondamentalisme, la haine, la ségrégation.

La Laïcité, c’est le plus grand commun dénominateur qui lutte contre les divisions archaïques. Nous essayons de transmettre aux pays de la toute jeune Europe cette valeur de liberté ô combien fragile et ô combien riche et de l’imposer comme porte-drapeau de notre nouvelle Union Européenne. A ce jour, nous n’avons pas réussi, seul le Portugal nous a suivi dans cette voie, il est vrai que nombre sont ici les nations monarchiques, Est-ce là un échec, ou est-ce le début d’un nouveau combat, d’un nouveau défi’

Votée en 1905, la loi de séparation de l’église et de l’état impose à l E’tat d’être le garant de la laïcité Dès sa promulgation, cette loi rétablit l¹apaisement dans une société si longtemps troublée par l’affaire Dreyfus. Cette loi réaffirme clairement la liberté religieuse et l’indépendance’ de l’état par rapport à toutes les religions.

Liberté, Liberté chérie,



Vous avez dit "TUTSI" ?

Vous avez dit ... Tutsi ?

Voila le dernier génocide du XXeme siecle ... Deux millions de Tutsi tués, massacrés, le plus souvent à la Machette .. Tres probable complicité de la France, de Francois Mitterand, d'Hubert Vedrine de Balladur, de Jupé ... !!! bientôt le TPI de La Haye, qui instruit l affaire aura la possibilité, malgre les pressions, de découvrir la Vérité .. Mais quelle serait l'origine des Tutsi ? Drôle de coincidence .... Triste destinée !

Les Tutsi du Rwanda et du Burundi

Le peuple Tutsi fait partie d'un ensemble de peuples appelés « hamites » dans la littérature coloniale et missionnaire, qui habitent un territoire, situe autour du Nil Blanc, jadis nommé, dans la Bible, Pishon.

Cette vaste région couvre l’est du Congo, le Rwanda, le Burundi ainsi que des parties importantes de l’Ouganda, du Kenya et de la Tanzanie. Mais les Tutsi préfèrent se qualifier de « Kushites » et se réfèrent à l'ancien empire de Kusch où régna la reine de Saba et son fils Ménélik 1er (David II), dont le père aurait été selon la tradition le roi Salomon.


Différentes ethnies ont la même origine que les Tusti : les Hima (ou Hema dans l’est du Congo), les Massaï du Kenya ( Le Lion de Joseph Kesssel) et de la Tanzanie, les Karamajong, du nord de l’Ouganda, les Samburu du Nord du Kenya, etc.

Monseigneur Julien Gorju, chef de l’Eglise du Burundi, dans son Face au Royaume hamite du Rwanda, le royaume frère de l’Urundi paru en 1938 à Bruxelles (voir aussi, du même auteur,Zigzags à travers l’Urundi, paru à Namur en 1926, 233 pp.), affirme que les Tutsi sont de descendance éthiopienne. Il fut approuvé par de nombreux autres missionnaires dont le Père Blanc Firmin Rodegem dans son Dictionnaire Rundi / Inyizamvugo y’ikirundi, paru à Usumbura en 1961, dans lequel il définit les Tutsi comme« éthiopides » (p.1.146).

Tant la Bible que les écrits de l’Egypte pharaonique parlent de ce qui est l’actuelle Ethiopie, comme du pays de Kush. Les Tutsi préfèrent donc se qualifier de « Kushites » et se réfèrent à ce royaume où régna la reine de Saba (la Makéda éthiopienne) qui serait une des descendantes de Moïse et de Tsipora son epouse, de couleur noire.


Le Négus Haïlé Sélassié, le roi des rois, ne se faisait-il pas appeler le Lion de Judée ? Selon Matthias Niyonzima, spécialiste de l’histoire de son peuple et initiateur du site Beth Kushi ve’Yisraël, l’origine juive des Tutsi serait incontestable.



Il en veut pour preuve la loi des Anciens qui impose une série de règles qui ont des points de ressemblance étonnants avec la loi mosaïque : un monothéisme strict très ancien : Imana est le nom de Dieu, la cacheroute, les «imiziro» qui sont les «mitsvot», la vache rousse mais, en plus de cet attachement à la tradition, le refus du baptême chrétien (les derniers grands rois et chefs tutsi comme Mwezi, Mutaga, Maconco, Rwabugiriet Musinga ont combattu l'évangélisation (jusqu'à la mort pour certains) et l'assimilation. L'hostilité d’une certaine Eglise catholique romaine ainsi que le génocide dont ils furent les victimes, dans une indifférence coupable, et la vie quotidienne dans un environnement dominé par des populations ethniquement différentes et souvent hostiles les rapproche aussi du Peuple juif.

C’est un judaïsme pré talmudique qui serait similaire, selon lui, à celui des patriarches, des prophètes et des rois David et Salomon. Le coup d’Etat de1966 a mis fin à la dynastie des mwamis (rois) du Burundi qui fut fondée par Ntare I Rushatsi Cambaratama (le roi Lion I « le Hirsute à la Tunique de bête ») vers 1270 de notre ère et dont cinq des dix-sept souverains ont porté le titre de Ntare, Lion.

Lors de la manifestation du 1er juillet 2004 à Matonge, ce pittoresque quartier de Bruxelles proche de la porte de Namur, un groupe de manifestants opposés au conflit qui ravage la région des Grands Lacs s’en est violemment pris à Serge R., le traitant de « Sale Juif » sous prétexte de son origine tutsi.



Selon Matthias Niyonzima, certains noms de clans gardent toujours leur racine hébraïque : « ben » (fils de), tels les Benengwe, Banyakarama,Banyamurenge, Banyiginya. Cette mémoire collective juive des Batutsi se concrétise aussi par l'adoption de l'étoile de David sur le drapeau du Burundi.

Bibliographie : L’origine juive des Tutsi. Article de Matthias Niyonzima, « Los Muestros n° 56 » - septembre 2004. Il y a une communication qui passe chaque fois qu’on rencontre un Juif,quand il partage sa peine et que nous partageons la nôtre. Quelque part,nous nous rejoignons. Je crois que cela nous a amené à développer bonnes relations avec Israël.

Je pense que les origines lointaines des peuples du Nil de l' Afrique Centrale tels que Tutsi du Rwanda du Burundi et du Hema du Congo remonteraient vers l'Ethiopie. Des évidences des liens avec le peuple juif sembleraient probables.
Copie extrait du blog suivant ... http://sefardi.over-blog.fr/article-22728724.html

Le drapeau officiel du Burundi porte en son centre 3 étoiles de David ... elles représenteraient les trois Royaumes juifs après la mort du Roi Salomon : Le Royaume de Judée, le Royaume d'Israël et le Royaume du Koush (Ethiopie) ... à méditer !