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mardi 15 juillet 2025

Le Qatar finance les études juridiques de 1000 jeunes immigrés

Oui, le Qatar finance certaines formations en France Il est bien documenté que le Qatar a investi dans des programmes éducatifs, culturels et religieux dans plusieurs pays européens, y compris la France. Cela inclut des financements dans des quartiers populaires, parfois en partenariat avec des institutions françaises. Ces initiatives peuvent concerner la formation professionnelle, y compris juridique, dans le cadre d’accords bilatéraux ou de fondations caritatives. 2. Pourquoi financer des études juridiques ? Il existe plusieurs motifs potentiels, parfois complémentaires, pour un État comme le Qatar : Soft power (influence douce) : Former des juristes ou des élites dans des pays partenaires permet d’étendre son influence culturelle et politique. C’est une stratégie bien connue de diplomatie d’influence. Appui à des populations musulmanes ou arabes en diaspora : Le Qatar se présente parfois comme protecteur ou mécène du monde arabo-musulman, y compris en Europe. Financer des formations peut être perçu comme une manière de lutter contre les discriminations sociales ou professionnelles. Préparer des relais d’influence dans les institutions : Des diplômés de droit peuvent accéder à des postes de pouvoir (magistrature, avocature, institutions publiques). Il peut donc s’agir d’un pari à long terme sur une future élite sensible à certaines causes ou visions du monde. Contrepoids géopolitique : Dans un contexte de rivalités avec d’autres puissances (comme l’Arabie saoudite ou les Émirats arabes unis), le Qatar peut chercher à bâtir des réseaux d’influence propres. 3. Soupçons et critiques Certains observateurs ou politiques français s’inquiètent de ce type de financements, en évoquant : un risque d’ingérence étrangère ; une instrumentalisation identitaire ou religieuse ; des liens possibles avec des mouvances islamistes (sujet très sensible, notamment concernant les Frères musulmans, dont le Qatar est parfois accusé d’être proche). 4. Ce qu’on ne sait pas exactement Il n’existe pas de preuve publique d’un programme spécifiquement dédié à « mille avocats arabes » financé directement par l’État du Qatar. Si une telle initiative existe, elle passerait probablement par des fondations ou associations partenaires (souvent dans le flou administratif). Conclusion Si le Qatar finance effectivement des études de droit pour des étudiants arabes en France, cela s’inscrirait dans une stratégie de soft power classique, mais avec des répercussions politiques sensibles en raison des tensions identitaires et sécuritaires en France. Il faut donc analyser ces faits avec prudence : ni conspiration, ni naïveté, mais une lecture géopolitique lucide.
Voici ce que l’on sait sur le développement des investissements de Nvidia en Israël et les raisons derrière la construction d’un nouveau campus employant plusieurs milliers de personnes : 🧠 Pourquoi Nvidia s’engage massivement en Israël Un pôle de R&D stratégique Après le rachat de Mellanox en 2020 (~7 milliards $), Nvidia a implanté son plus grand centre R&D hors des États-Unis en Israël. Ce pays regroupe une expertise en conception de puces, en réseaux haut débit et en intelligence artificielle de premier plan . Infrastructure ultra-puissante dédiée à l’IA En début 2025, Nvidia a investi plus de 500 millions $ pour construire un centre de recherche et de data centers de 10 000 m² à Mevo Carmel, alimenté par 30 MW et équipé des dernières technologies Blackwell, BlueField-3, Spectrum-X800, etc. Il servira plusieurs dizaines d’équipes d’ingénieurs sur place . Synergies locales et acquisition de talents Israël permet à Nvidia d’intégrer un écosystème technologique dense. L’entreprise réalise des acquisitions locales comme Run:ai (~700 M $) et profite d’un vivier de start-ups et d’ingénieurs aguerris . Avantages géopolitiques et dépendance réduite aux exportations Avec les restrictions américaines sur les exportations de puces vers la Chine, opérer en Israël (un allié stratégique) permet à Nvidia de contourner certaines barrières réglementaires tout en accélérant le développement de nouvelles architectures comme Blackwell sans friction juridique . 🏗️ Le nouveau campus de plusieurs milliers d’employés Nvidia a lancé un appel à projets (RFI) pour choisir un terrain de 70 à 120 dunams (~30 acres) dans le nord d’Israël (Haïfa, Zichron Yaakov, Jezreel Valley), en vue d’un futur campus de 80 000 à 180 000 m². L’échéance de soumission est fixée au 23 juillet 2025 . Ce nouveau site viendra renforcer les opérations existantes (Yokne’am, Tel Aviv, Ra’anana, Beersheba) où Nvidia emploie déjà plus de 5 000 personnes, dont environ 3 000 à Yokne’am et 1 000 à Tel‑Aviv . Le campus devrait créer plusieurs milliers d’emplois supplémentaires, avec une infrastructure capable d’accueillir plusieurs milliers de collaborateurs sur place

En 2013, La France a raté le virage stratégique fondamental de la construction de drône ... par antisionisme primaire

🛰️ 1. Le projet de drone franco-israélien avec Dassault (vers 2011–2013) Dassault Aviation, allié à IAI (Israel Aerospace Industries), a proposé de produire sous licence le drone Heron TP, un appareil MALE très performant déjà utilisé par Tsahal. Le programme, appelé SDM (Système de Drone MALE), aurait permis à la France de rattraper rapidement son retard avec un drone déjà opérationnel, tout en assurant une part significative de production en France. Ce drone était vu comme un “successeur provisoire” en attendant le futur drone européen EuroMALE (longtemps repoussé). ✋ 2. Refus politique du gouvernement Hollande (vers 2013) En juin 2013, le ministère de la Défense, alors dirigé par Jean-Yves Le Drian, a finalement rejeté le Heron TP au profit du drone MQ-9 Reaper américain (produit par General Atomics), dont l’achat a été officialisé. Motifs évoqués officiellement : performances, délais, interopérabilité avec les forces alliées (notamment américaines), et absence de transfert de technologies suffisant dans le projet israélien. Mais en coulisses, plusieurs sources affirment que des parlementaires et responsables socialistes étaient hostiles à un partenariat militaire stratégique avec Israël, notamment pour des raisons idéologiques ou diplomatiques (pro-palestinisme, pression politique, image internationale). ⚠️ 3. Conséquences : retard stratégique et manque opérationnel En 2013, la France n’avait toujours pas de drones armés, contrairement aux États-Unis, à Israël, voire à l’Italie. Les forces françaises, engagées au Mali (opération Serval puis Barkhane), ont cruellement manqué de capacité de surveillance et d’attaque à longue distance, dans des zones immenses. Le Reaper américain, d’abord acheté en version non armée, a dû être modifié par les Américains pour être progressivement armé à partir de 2020 seulement, soit près de 10 ans de retard sur Israël et les États-Unis. 📉 4. Un retard jugé “irrattrapable” par certains experts
Ce refus a été qualifié de “grave erreur stratégique” par plusieurs responsables militaires et industriels. Dassault a vu dans cette décision une occasion manquée de constituer une filière drone en France, en coopération avec Israël, l’un des pays les plus avancés dans ce domaine. Le projet européen Eurodrone MALE, censé combler le retard, ne devrait entrer en service qu’après 2028 – soit près de 20 ans après le besoin initial identifié par l’armée française.

Paris vaut bien une messe ... avec l'Indonésie

Jacques-Bernard Cohen-Hadria INDONESIE : Paris vaut bien une Messe 14 07 2025 Paris vaut bien une messe et un achat de 36 Rafales et de 11 A400M …les font défiler lundi 14 juillet 2025,sur les Champs Elysées Les relations militaires entre l’Indonésie et la France sont marquées par une coopération croissante, notamment dans le domaine de la défense et de l’armement. Ces relations se sont intensifiées au fil des années, avec des accords clés et des collaborations stratégiques qui reflètent les intérêts géopolitiques des deux pays, particulièrement dans la région Indo-Pacifique. Contexte historique La France a été l’un des premiers pays à reconnaître l’indépendance de l’Indonésie en 1945, établissant ainsi une base pour une relation durable. Si les liens militaires sont restés modestes pendant plusieurs décennies, ils ont pris un essor significatif à partir des années 2010, alors que l’Indonésie cherchait à moderniser ses forces armées et que la France visait à renforcer sa présence dans l’Indo-Pacifique. Accords et collaborations clés • Accord de coopération en matière de défense (2011) : Cet accord bilatéral a formalisé les relations militaires entre les deux pays. Il englobe des domaines tels que l’industrie de défense, la formation militaire et les exercices conjoints, servant de fondation pour les initiatives ultérieures. Exercices militaires conjoints : En 2020, les marines indonésienne et française ont conduit un exercice naval conjoint dans l’océan Indien, soulignant leur engagement commun pour la sécurité maritime dans une région stratégiquement importante. Ventes d’armement : L’Indonésie a acquis du matériel militaire français, notamment 11 avions de transport Airbus A400M en 2017. Plus récemment, en 2022, une lettre d’intention a été signée pour l’achat de 36 avions de combat Rafale, bien que des contraintes budgétaires aient retardé la finalisation de cet accord. Développements récents Négociations autour des Rafale : En 2021, l’Indonésie a exprimé son intérêt pour l’acquisition de Rafale français, mais des limitations financières ont freiné les progrès. La lettre d’intention signée en 2022 marque une avancée notable, et les discussions se poursuivent pour concrétiser cette vente. • Partenariat dans l’Indo-Pacifique : La France, avec ses territoires dans la région, cherche à consolider son influence dans l’Indo-Pacifique, où l’Indonésie, membre clé de l’ASEAN, joue un rôle stratégique. Cette coopération s’inscrit dans une volonté partagée de promouvoir la stabilité régionale. Contexte géopolitique L’Indonésie occupe une position centrale dans l’Indo-Pacifique, une région où les tensions entre grandes puissances, notamment avec la Chine, sont croissantes. La France, en renforçant ses liens avec l’Indonésie, vise à soutenir la sécurité maritime et la liberté de navigation, alignant leurs intérêts stratégiques dans un contexte global complexe. Conclusion Les accords et relations militaires entre l’Indonésie et la France témoignent d’un partenariat solide et en développement. Soutenues par des accords comme celui de 2011, des ventes d’équipements et des exercices conjoints, ces relations illustrent une collaboration mutuellement bénéfique. À l’avenir, elles devraient continuer à se renforcer, portées par les ambitions des deux nations dans l’Indo-Pacifique.

lundi 28 avril 2025

André Cohen-Hadria

 André Cohen-Hadria Journaliste ...





André Cohen-Hadria, journaliste a joué un rôle significatif en tant que témoin et acteur des événements qui ont conduit à l'autonomie de la Tunisie. 

Il a rencontré Pierre Mendès France à Tunis et a été témoin de sa rencontre avec Habib Bourguiba, leader du Néo-Destour.​

Le 31 juillet 1954, Pierre Mendès France, alors président du Conseil français, effectue une visite éclair à Tunis. Lors de cette visite, il prononce le célèbre « Discours de Carthage », dans lequel il annonce la reconnaissance par la France de l'autonomie interne de la Tunisie. 

Ce discours marque une étape cruciale dans le processus de décolonisation et évite une escalade vers un conflit armé entre la France et la Tunisie



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André Cohen-Hadria, en tant que journaliste, a couvert ces événements majeurs. Il a notamment interviewé des personnalités politiques de premier plan, dont Pierre Mendès France et Habib Bourguiba, offrant ainsi un témoignage précieux sur cette période charnière de l'histoire tunisienne .​

Son engagement journalistique et son rôle de témoin direct des négociations entre la France et la Tunisie soulignent l'importance de la presse dans le processus de décolonisation et dans la documentation des transformations politiques majeures.​




Après son expulsion de Tunisie, Pierre Lazareff fondateur du journal France Soir le nomme rédacteur en Chef du journal qu’il quittera lors de la prise de contrôle du journal par le groupe Hesant un ancien collaborateur des nazis Envoyé de mon iPhone



dimanche 27 avril 2025

 La Goulette et le  parfum inoubliable du jasmin



À l’arrêt du TGM de La Goulette, le quai vibrait d’une vie foisonnante dès les premières heures du matin. Sous les auvents de toile effilochée, les pêcheurs maltais, bronzés comme des noix, vendaient à la criée les dorades, les rougets et les pieuvres, luisants encore d’eau de mer.

Le tout dans un brouhaha mêlant l’italien, le maltais, l’arabe et le français, un charabia délicieux qui sentait l’aventure. Les terrasses des cafés débordaient de chaises en rotin, où les vieux Maltais sirotaient de l’anisette glacée ou un « café maure » tout en jouant aux dominos.

À quelques pas, des enfants pieds nus couraient sur les pavés brûlants, une glace, une granite au citron dégoulinante à la main  servie dans de fragiles cornets de papier.

En descendant du TGM, les familles citadines — souvent habillées de blanc pour éviter la chaleur — se hâtaient vers les plages de La Goulette, descendant l'avenue Pasteur, surtout celle dite “La Petite Sicile”, où les parasols de fortune faisaient comme un patchwork bariolé. 

Mais ma famille préférait se baigner à Kheireddine ou à Gammarth, loin de toute pollution , celles des balancelles, celle des bateaux et celles de la ville et des égouts.

10 Avenue Pasteur, c'était là que résidait de Juin a Rosh Hachana Mamy De Paz, ma grand-mère  un énorme palmier de dressait au centre du jardin. des figuiers meublaient les contours.

À quelques pas de la station du TGM, en remontant une ruelle baignée d’ombre, s’ouvrait le Café des Psaumes — un lieu unique, presque hors du temps. Ici, sous un auvent blanc jauni par le sel, les anciens de la communauté juive — en djellabas claires ou costumes froissés — se retrouvaient chaque après-midi. On les voyait souvent assis sur des bancs de bois usé, un verre de thé à la menthe posé sur une table cabossée, en train de chanter les psaumes de David, dans un mélange d’hébreu ancien et de accents judéo-arabes.

Les voix s’élevaient, profondes et vibrantes, couvrant parfois les éclats de rires des enfants ou le grincement lointain du TGM qui longeait le canal de La Goulette. Certains jours, entre deux psaumes, on entendait aussi des piyyoutim (poèmes liturgiques) entonnés en chœur, notamment lors de Lag BaOmer, ou encore de grandes prières pour la pluie durant les sécheresses.

Nous n'oublierons jamais les bomboloni, frits dans de l'huile et nappés de sucre en poudre, achetés sous le casino, des beignets de rêve ... 







Le café n’était pas un café ordinaire car on ne servait pas d’alcool, mais du thé, du café turc et des pâtisseries maison (makrouds au miel, vies du Bey ou guizadas), Et surtout, il y avait une immense étagère contre le mur : des livres de prières, des Tehilim (Psaumes) effeuillés par les ans, aux couvertures de cuir élimées. Le vendredi, à la veille du Shabbat, le café se transformait en petite synagogue improvisée, les chants montant dans la lumière dorée du soir.



Mais pour beaucoup, le Café des Psaumes était plus qu’un lieu de rencontre : c’était un îlot de mémoire et de fidélité, un fragment vivant de Jérusalem en exil, bercé par les vents marins de la Méditerranée. Des odeurs… c’était un vrai kaléidoscope  : L’odeur entêtante des sardines grillées sur des braseros de fortune, le parfum capiteux des figuiers de Barbarie et des jasmins, la senteur lourde de la mer et du varech, cette odeur génante et imprégnante des algues millénaires.

Mais le Restaurant le plus cèbre c'était chez Bichi, une fumée dense se dressait jusqu'au ciel, des sardines, des rougets et tous les poissons de la pêche du jour grillaient et les odeurs étaient si présentes qu'il fallait aérer nos vêtements en rentrant ... une carte simple mais ô combien suffisante tous les plats étaient accompagnés de frites et de la fameuse "Slata Mechouia" et au dessert : Melons et pastèques ou sabayon ...  accompagnés d'un thé vert à la menthe, servi dans un verre duralex.

Le samedi soir et le dimanche, l’ambiance se transformait : on sortait les guitares, les mandolines, la darbouka, on dansait au son du tarentelle ou de la musique andalouse, pendant que d’autres organisaient de véritables festins de spaghetti  sur la plage.

Je passais des après midi assis au bord du canal, une bouteille, retenue à une ficelle et un appas au fond afin de capturer du poisson... je n'ai jamais ramené de poisson comestible et je rejetais toujours ce que j'avais pêché.





Je ne manquais jamais de passer devant le marchand de boutargue de thon, coupé en larges tranches, met délicieux, mais si salé qu il fallait le mâcher avec un gros morceau de pain italien.

Mais la fête la plus importante et respectée de tous se passait le 15 Août, lorsque maltais et siciliens sortaient la Madone pour une procession de plusieurs heures, ils la portaient en marchant sur leurs genoux sanguinolents ... Toute les habitants de la Goulette étaient présents quelque soient leurs religion.



La Goulette, c’était l’Italie, la France, la Tunisie, Malte, la Sicile et l’Espagne, fusionnées en un même souffle sous le grand ciel bleu méditerranéen. Un petit monde où l’on parlait six langues en un seul juron… et où chacun partageait, le temps d’une journée de lumière, la même nostalgie heureuse.



 La Tour Blanche ... La Marsa ... sur la Route de Gammarth



Les soirées Miss Air France semblent dater des années 1950 à 1956.

  • La Tour Blanche, bâtiment emblématique de la Marsa, surplombant la mer, était souvent utilisée pour des réceptions élégantes, des bals, des soirées mondaines, ou encore des concours de beauté.
  • Claude de Paz, étudiant en pharmacie organisateur, (le nom De Paz est connu dans la communauté juives grana comme famille portugaise venue de Livourne.



Le concours “Miss Air France” était typique de l’époque :


  • Il liait l’image glamour de la compagnie Air France, symbole d’élégance et de modernité, avec l’ambiance festive et très occidentalisée de la Tunisie d’avant les grands départs des années 60.
  • Ces soirées attiraient non seulement les membres d’Air France, des notables tunisois, mais aussi des personnalités du spectacle local.



Ambiance :

On peut imaginer des dames en robes longues, des orchestres jouant du jazz ou du mambo, du cha-cha-cha , du rock , des buffets somptueux avec des pâtisseries tunisiennes et françaises, du champagne, et cette lumière particulière des soirées d’été à la Marsa, face à la Méditerranée…


vendredi 25 avril 2025

 



Les Dogons



J’avais 24 ans et j’ai vécu parmi eux,  au sud de Mopti, face aux énormes falaises de Bandiagara, … Les Dogons, ce peuple animiste et chrétien va bientôt disparaitre
L’Islam qui avance de 7 Km par an en Afrique,  a entouré ce petit territoire y a construits contre l’avis des habitants plusieurs mosquées, trahissant les accords ancestraux basés sur la sagesse et la Paix

Les Dogons, un peuple vivant principalement dans la région de la falaise de Bandiagara au Mali, possèdent une culture riche et complexe, notamment en ce qui concerne leurs us et coutumes et leur culte de la mort. Certains aspects de leurs croyances et rituels peuvent rappeler certaines pratiques ou symboliques présentes dans la franc-maçonnerie, bien que leurs origines et significations soient très différentes.




1. Us et coutumes des Dogons

Les Dogons sont connus pour leur organisation sociale structurée, leur spiritualité animiste et leur symbolisme fort. Voici quelques aspects clés de leur culture :
• Organisation sociale : La société dogon est fortement hiérarchisée, avec un conseil des anciens et des castes spécialisées (forgerons, chasseurs, agriculteurs, etc.).
• Cosmologie et religion : Ils croient en un dieu créateur, Amma, et en des entités intermédiaires, comme les Nommo, des esprits aquatiques considérés comme des guides de l’humanité.
• Architecture et habitat : Leurs villages sont construits en harmonie avec la nature, et chaque maison, sanctuaire ou grange possède une signification symbolique.





2. Le culte de la mort chez les Dogons
Les Dogons ont un rapport particulier avec la mort, qu’ils considèrent comme une transition et non une fin.


Les funérailles et le culte des ancêtres

• Le “Dama” : C’est une cérémonie de clôture du deuil qui a lieu plusieurs années après la mort d’un individu. Elle marque le passage définitif de l’âme dans le monde des ancêtres.
• Masques et danses rituelles : Des masques en bois, représentant des esprits ou des animaux totémiques, sont utilisés lors des cérémonies funéraires.
• Sacrifices et offrandes : Les Dogons honorent les ancêtres à travers des offrandes de nourriture ou de boissons, censées assurer la protection du village.


La notion de secret et d’initiation

• Les Dogons possèdent une tradition initiatique forte, avec des savoirs ésotériques réservés aux initiés.
• Le “Sigui”, une cérémonie qui a lieu tous les 60 ans, est une grande initiation collective où des enseignements sur la vie, la mort et l’univers sont transmis.
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Idée de la transformation de l’être humain :

 Chez les Dogons, la mort est vue comme une transformation et non une fin, ce qui rejoint certaines idées philosophiques maçonniques sur l’évolution spirituelle.

Les Dogons ont une culture profondément enracinée dans leur vision du monde animiste et cosmologique, avec une tradition initiatique et un culte de la mort très structuré et  en termes de symbolisme, de transmission du savoir et de hiérarchie initiatique, il ne s’agit pas d’une influence directe mais plutôt d’une convergence de principes universels liés aux sociétés initiatiques à travers le monde.


Le début de la fin :


L’arrivée des groupes islamistes dans la région du pays Dogon, située dans le centre du Mali, a profondément modifié la dynamique géopolitique, religieuse et socio-économique de cette zone. Cette présence a exacerbé les tensions intercommunautaires, notamment entre les Dogons, principalement agriculteurs, et les Peuls, traditionnellement éleveurs nomades.

Depuis 2012, le Mali est confronté à une insurrection islamiste qui s’est progressivement étendue du nord vers le centre et le sud du pays. Des groupes tels que le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, et l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) ont renforcé leur présence dans la région, menaçant la stabilité du pays.   

Cette expansion a conduit à une radicalisation de certaines communautés et à une instrumentalisation des différences religieuses et culturelles, exacerbant les conflits intercommunautaires. Les Dogons, majoritairement animistes ou chrétiens, et les Peuls, majoritairement musulmans, se sont retrouvés au cœur de ces tensions. Les relations entre les communautés dogon et peule se sont détériorées, en grande partie à cause de l’amalgame entre les Peuls et les groupes djihadistes. 

Cette situation a conduit à la formation de milices d’autodéfense, telles que Dan Na Ambassagou pour les Dogons, et à des affrontements violents entre les deux communautés. Par exemple, le massacre d’Ogossagou en mars 2019, où plus de 160 civils peuls ont été tués, illustre tragiquement cette escalade de la violence.  Le pessimisme sur lal'existence de ce peuple d'agriculteurs est plus que jamais à l'ordre du jour.


Impact sur l’agriculture : 


La violence persistante a perturbé les activités agricoles dans la région. Les agriculteurs, craignant pour leur sécurité, ont réduit leurs déplacements et leurs travaux dans les champs. Ils sont pauvres et culivent l’ail et l’oignon outre le mil et le sorgho et d’autres céréales locales Cette situation a affecté la production de cultures essentielles, notamment l’ail et l’oignon, qui sont des sources de revenus importantes pour les communautés locales. 


Victimes chez les Dogons 


Les Dogons ont également subi des attaques meurtrières. Les affrontements avec les groupes armés peuls affiliés à des organisations djihadistes ont entraîné des pertes humaines et des déplacements de populations.

 Les violences intercommunautaires ont ainsi touché les deux communautés, alimentant un cycle de représailles et d’insécurité.

L’incursion des groupes islamistes dans le pays Dogon a profondément déstabilisé la région, exacerbant les tensions entre communautés et perturbant les modes de vie traditionnels. 

La situation demeure complexe, nécessitant des efforts concertés pour rétablir la paix, la sécurité et la cohésion sociale entre les différentes communautés du centre du Mali. 

Le Mali est gouverné depuis 2022 par des militaires avec l'aide des milices russes de Wagner.




 La Ghriba de Sfax 


Le char allemand,  un Panzer arrêté devant la Ghriba : récit d’un miracle silencieux


Dans la vieille ville de Sfax, là où se tenait autrefois la Ghriba,  joyau spirituel de la communauté juive locale, circule encore un récit empreint de mystère et de foi. Tout comme Kairouan, pourtant fondée par des juifs, Sfax était pendant des siècles une ville sainte qui leur était interdite.

Nous sommes en 1942, en pleine occupation allemande de la Tunisie. Sfax est la seule ville où on a obligé les juifs de porter l’étoile jaune. 

Alors que les blindés de l’armée nazie avancent dans les rues étroites de la ville, un char allemand, dirigé vers la Ghriba, aurait reçu l’ordre de détruire la synagogue. 

Mais au moment d’accomplir son œuvre de profanation, le char s’enlisa soudainement, devant l’édifice, sans raison apparente. Impossible de le faire redémarrer. Le véhicule, figé, fut laissé là, vaincu par l’invisible. La Ghriba fut à nouveau épargnée. Parceque ce phénomène s'était déjà produit dans l'antiquité,.

Aucune archive militaire n’atteste ce fait, et pourtant, la mémoire des anciens l’a conservé comme un miracle. 

Car la Ghriba n’était pas qu’un lieu de prière ; elle était l’âme vivante d’un peuple enraciné à Sfax depuis des siècles. 

Ce récit, transmis de bouche à oreille, résonne comme une preuve silencieuse que la main divine ne sommeille jamais, même au cœur des ténèbres.


Les anciens voyaient dans cet événement un signe. Ils murmuraient, en fermant les yeux :


“שומר ישראל, שמור שארית ישראל”

Shomer Israel, Shmor she’erit Israel

“Gardien d’Israël, veille sur le reste

Le Portugal au Maroc



Le Maroc portugais (portugais : Marrocos português) est le nom donné à la partie du Maroc occupée militairement par le Portugal depuis le 15 août 1415, à la prise de Ceuta par Jean Ier, jusqu'au 11 mars 1769, quand Dinis Melo e Castro (pt), dernier gouverneur et capitaine-général de Mazagan, rend au Maroc cette dernière place portugaise sur le sol marocain, sur ordre du Premier ministre, marquis de Pombal. Mazagan était à cette époque assiégée par le sultan du Maroc, et sa reprise permit la signature du tout premier traité de paix luso-marocain, cette même année. La plupart des habitants de la ville furent transférés aux frais de l'État en Amazonie, brésilienne, où les colons reçurent argent, terres, maisons, pour fonder la Nouvelle Mazagan, actuellement simplement Mazagão, en Amapá.


Géographie

Le territoire du Maroc portugais commençait à Boujdour comprenant ainsi les villes de Agadir (Santa Cruz do Cabo de Gué, en portugais), Essaouira, Casablanca (Anfa), Safi, El Jadida (Mazagan en portugais), Kénitra et suivait toute la côte atlantique marocaine jusqu'à Ceuta, où il contrôlait la navigation, le passage et les accès de la Méditerranée, au détroit de Gibraltar.


Histoire

Depuis le XVe siècle, le royaume du Portugal s'est étendu au-delà du continent européen, visant notamment le contrôle du détroit de Gibraltar, puis la domination de la côte atlantique.




L'Algarve d'Outre-Mer

Le Maroc portugais était dénommé par les Lusitaniens l'Algarve d'Outre-Mer (le terme Algarve, en arabe, signifie l'Ouest - de l'Andalousie - de même que le Maroc est nommé Al gharb ou Maghrab signifiant l'Ouest - de l'Afrique du Nord -). En effet, les rois du Portugal portaient le titre de roi de Portugal et des Algarves, en deçà et au-delà des mers en Afrique (titre officiel complet de : roi de Portugal et des Algarves, en deçà et au-delà des mers en Afrique, Seigneur de Guinée (pour toute l'Afrique au sud du Maroc), de la conquête, navigation et commerce de l'Éthiopie (toute l'Afrique Orientale), Arabie, Perse et Inde). 

Pourtant, si l'Algarve d'au-delà était le Maroc portugais, les Algarves d'au-delà, au pluriel, sur leur titre, ne finissaient pas au Maroc portugais, puisque Al Gharb veut dire l'Occident, en langue arabe, et donc le nom Algarves au pluriel désignait génériquement toute la côte africaine et le reste de l'Empire portugais, jusqu'à Macao, sauf le Brésil, dont ils ne se feront princes, puis rois et empereurs, qu'à partir du XVIIIe siècle.


Le Maroc était donc la deuxième Algarve portugais, l'Algarve (au singulier) d'au-delà des mers. Il faisait face géographiquement au royaume d'Algarve européen, l'Algarve d'en deçà des mers, auquel il était fortement attaché économiquement et militairement, puisque se faisant face. Les îles de Madère, des Açores et du Cap-Vert complétaient, de par leur proximité, le triangle atlantique naval, économique et militaire portugais[3].


Par la prise de Ceuta en 1415, celle d'Assilah puis de Tanger en 1471, le détroit est conquis.


Prise de Ceuta (1415)


Drapeau municipal de Ceuta, le même que celui de Lisbonne, avec les armes du royaume de Portugal superposées comme signe de sa valeur de joyau de la couronne, et de la faveur royale

La conquête surprise de Ceuta en 1415 par débarquement, le jour de l'Assomption, fut fêtée triomphalement en toute l'Europe chevaleresque comme la prouesse de leur temps, étant la première ville islamique à être conquise depuis l'échec des croisades, et la première que la Reconquête péninsulaire prenait hors du continent européen, sur la terre de ses envahisseurs même, afin de barrer en mer comme sur terre l'avancée corsaire musulmane de la Méditerranée sur l'Atlantique. Le pape y établit le premier évêché européen d'outre-mer.


La conquête de Ceuta fut aussi une grande et riche entreprise de chevalerie, que Jean Ier, l'ancien grand-maître de chevalerie de l'Ordre d'Aviz, le roi de Bonne mémoire, voulut offrir à ses trois fils aînés, qui se sont armés eux-mêmes chevaliers sur le champ de bataille lors de la conquête de la ville. Le plan de conquête avait été élaboré par eux. Il s'agit du futur roi Édouard Ier, de l'Infant Pierre, duc de Coimbra, futur régent de Portugal, dit le Prince des Sept Parties du Monde, et d'Henri le Navigateur, duc de Viseu.


Pour tout ce patrimoine d'honneur chevaleresque et militaire, Ceuta, qui demeurera la ville la plus importante du Maroc portugais, suivie de Tanger, reçoit les armoiries et les privilèges de la ville de Lisbonne, et sa mosquée, convertie en première cathédrale de l'expansion maritime coloniale, sous le titre de Santa Maria de África (Sainte Marie d'Afrique) aura longtemps juridiction ecclésiastique chrétienne autour de la planète, pour tous territoires à conquérir et découvrir hors d'Europe, jusqu'à l'établissement du patriarcat primatial d'Orient, à Goa, capitale de l'Inde portugaise depuis le XVIe siècle.


Dès 1490 l’inquisition s’installa … les juifs ne revinrent que lors du départ des Portugais. Les communautés juives marocaines, implantées depuis l’Antiquité et renforcées après l’expulsion d’Espagne de 1492, étaient profondément enracinées dans le tissu urbain, économique et intellectuel du Maroc. Mais leur destin bascula avec l’arrivée des Portugais. Car l’occupation ne fut pas seulement militaire : elle importait avec elle l’idéologie de la Reconquête chrétienne et surtout celle de l’Inquisition, qui poursuivait sa mission d’éradication des « infidèles » — juifs, musulmans, et même convertis soupçonnés d’hérésie.

Dans les territoires portugais marocains, les Juifs furent soumis à des pressions croissantes : conversions forcées, expulsions, interdiction d’exercer certaines fonctions, interdiction de la pratique du judaïsme, et dans certains cas, des procès inquisitoriaux transférés vers Lisbonne. Beaucoup de Juifs s’exilèrent au sud du Maroc, en Algérie ou en Tunisie



Expansion atlantique

Le Portugal continue à développer son emprise sur le littoral atlantique nord-africain, en établissant sa suzeraineté sur les ports de Safi (1481), d'Azemmour (1486), Massa (1497), et y faisant construire régulièrement des forteresses, jusqu'à totalement conquérir ces villes vassales (Assilah en 1471, Safi en 1508, Azemmour en 1513, Mazagan en 1514). L'année suivante, la défaite de Maamora face aux troupes Wattassides met un coup d'arrêt à l'expansion portugaise – mais pas à ses ambitions, puisque jusqu'en 1525, le Portugal tente de conquérir l'ensemble du territoire, dont la défense est alors affaiblie par le déclin de la dynastie wattasside[ Toutefois, limités par une faible démographie et leurs ressources financières[5], une partie des souverains portugais préfèrent le développement de leurs colonies américaines et asiatiques, ce qui ne permet pas aux ambitions marocaines de se concrétiser davantage


Echecs face aux Saadiens et retrait définitif sous les Alaouites

Du côté marocain, l'émiettement du pouvoir central wattasside laisse la place à des mouvements tribaux, qui se coordonnent sous l'influence de chefs religieux, motivés par le rejet de l'étranger. La bataille de Maamora en 1515 ayant mis à jour la vulnérabilité des troupes portugaises, la pénétration plus profonde dans le territoire des incursions conquérantes soude les populations autour des chefs spirituels ou politiques locaux, comme le chérif Abou Abdallah al-Qaim qui va fonder la dynastie des Saadiens. 


La lutte vise d'abord les personnalités susceptibles de contrecarrer leurs plans : le gouverneur de Safi Nuno Fernandes de Ataíde (pt) meurt en 1516 en luttant contre la révolte des tribus d'Oulad Amrane ; le « général des Maures alliés » Yahya est empoisonné en 1518. Les fils d'al-Qaim, Ahmed al-Araj et Mohammed ech-Cheikh, vont œuvrer à reconquérir la position portugaise la plus méridionale, Santa Cruz do Cabo de Aguer, qui tombe en 1541. Safi et Azemmour, jugées indéfendables par Jean III (qui préfère la conquête des Indes), sont évacuées la même année ; Ksar Sghir et Assilah en 1550


La victoire décisive saadienne à Ksar El Kebir en 1578 brise la dernière tentative de conquête portugaise au Maroc et profitera à Philippe II d'Espagne qui réalisera l'Union Ibérique en 1580.


Au retour de la souveraineté totale portugaise sous Jean IV en 1640, les dernières colonies sont délaissées les unes après les autres:


•⁠  ⁠Tanger (cédée à l'Angleterre en 1661 à la suite du mariage de Catherine de Bragance avec Charles II).


•⁠  ⁠Ceuta (cédée à l'Espagne en 1668 par le traité de Lisbonne).


•⁠  ⁠Anfa (abandonnée en 1755 à la suite du tremblement de terre cette même année).


•⁠  ⁠Mazagan (reprise par les Marocains en 1769 et conduit à la signature d'un traité de paix avec le sultan Mohammed III)., 

Culture  

La majestueuse citerne du château portugais, à Mazagan : sa noble architecture souterraine comporte assez d'eau pour toute une ville souvent assiégée et assoiffée, dans le passé

Le Maroc portugais ayant vécu une guerre permanente, la présence portugaise s'y voit encore aujourd'hui dans les grandes et majestueuses forteresses où se cachaient ses villes principales, à l'abri de grosses murailles.


Les fortifications portugaises de Mazagan ont été classées patrimoine de l'Humanité en 2004 par l'UNESCO. De cet ensemble monumental de l'actuelle ville d'El Jadida fait partie l'église de l'Assomption (igreja da Assunção), en style manuélin. Ce patrimoine est un croisement renouvelé entre le Portugal et son voisin, entre les cultures portugaise et marocaine, croisement transplanté du Portugal au Maroc après la sortie des maures (nom donné aux musulmans par les chrétiens pendant la Reconquista) à la fin de la reconquête chrétienne de l'Algarve par le roi Alphonse III du Portugal en 1249. Cela tant dans l'architecture civile et militaire que dans les technologies développées, et aussi dans l'urbanisme rationnel précoce que le Portugal y a pratiqué à titre d'essai, pour ensuite l'exporter vers les autres parties de son empire grandissant.