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mardi 15 juillet 2025
Lever l'interdiction d'exploitation du Gaz de Schiste
Lever l’interdiction de l’exploitation du gaz de schiste en France pourrait théoriquement entraîner des bénéfices économiques importants, mais cela soulève aussi des enjeux écologiques, techniques et sociaux majeurs. Voici une analyse complète, en distinguant : les ressources identifiées, les bénéfices potentiels (emplois, revenus, balance énergétique), et les limites ou incertitudes.
🇫🇷 1. Où se trouve le gaz de schiste en France ?
Des études géologiques (notamment du BRGM et de l’IFPEN) ont identifié plusieurs bassins sédimentaires contenant du gaz de schiste :
Principaux bassins prometteurs :
Bassin parisien
Potentiel : surtout huile de schiste, mais aussi gaz.
Profondeur : entre 2 000 et 3 000 m.
Bassin du Sud-Est (notamment en Ardèche, Drôme, Gard, Hérault, Aveyron)
Potentiel gazier plus important.
Bassin aquitain (Landes, Pyrénées)
Estimé riche en hydrocarbures non conventionnels.
💡 Quantité estimée :
Potentiel techniquement exploitable estimé par l’EIA (US Energy Information Administration) en 2013 : 3 900 milliards de m³ de gaz de schiste brut (soit 137 Tcf).
Soit environ 100 ans de consommation française actuelle (mais ce chiffre est très théorique).
💰 2. Quels bénéfices économiques potentiels ?
a)
Création d’emplois
D’après des estimations croisées (EIA, IFPEN, Deloitte) :
En régime de croisière (10-15 ans après le lancement) :
Entre 70 000 et 100 000 emplois directs et indirects créés.
Emplois dans : forage, services pétroliers, infrastructures, logistique, maintenance, géosciences.
Exemple : aux États-Unis, la révolution du schiste a généré plus de 2 millions d’emplois.
b)
Revenus pour l’État et les collectivités
Revenus tirés de :
Redevances et impôts sur les sociétés productrices,
Taxes locales sur les installations,
TVA sur les équipements et services associés.
Estimations (IFPEN et Sénat, 2014) :
Potentiel de 5 à 10 milliards d’euros/an de recettes fiscales à moyen terme.
c)
Impact sur la balance commerciale
La France importe près de 99 % de son gaz (surtout de Norvège, Algérie, Russie).
Une production domestique pourrait réduire de 10 à 20 milliards €/an les dépenses d’importations énergétiques à long terme.
🔥 3. Limites, incertitudes et risques
❗ Incertitudes sur la
rentabilité
Le gaz est en profondeur et piégé dans la roche-mère : extraction coûteuse.
Géologie française plus fragmentée qu’aux USA, rendant la fracturation plus complexe.
Marché européen du gaz très concurrentiel, avec des prix souvent plus bas que le seuil de rentabilité du schiste.
❗ Enjeux environnementaux
Fracturation hydraulique (technique interdite en France depuis 2011) nécessite de grandes quantités d’eau, de produits chimiques.
Risques :
Pollution des nappes phréatiques,
Séismes induits,
Emissions de méthane (gaz à effet de serre),
Occupation du sol importante (forages tous les 2-3 km²).
❗ Acceptabilité sociale
Forte opposition locale : collectifs anti-gaz de schiste très actifs.
Expériences passées (2011–2015) : levées de boucliers notamment en Ardèche, dans le Larzac, dans le Vexin.
Nantes et sa région ... depuis le Moyen-Age
L'histoire ancienne des Juifs à l'embouchure de la Loire ...
1. 📍
Nantes : une communauté juive active dès le XIᵉ siècle
🔹 Premières mentions (XIᵉ–XIIᵉ siècles)
On trouve dans les chartes ducales et ecclésiastiques des mentions de “Juifs de Nantes” dès le XIᵉ siècle.
Les Juifs de la ville vivaient dans un quartier spécifique, probablement autour de l’actuelle rue de Richebourg, proche du château des ducs.
Le nom de “Juiverie” (comme ailleurs en France) indique souvent un espace réservé ou habité par les Juifs.
🔹 Activités économiques
Ils exerçaient surtout des professions interdites aux chrétiens : prêt d’argent, commerce, parfois médecine ou administration fiscale.
Comme dans le reste du royaume, ils devaient payer un impôt spécial appelé “juiverie” au duc ou au roi.
🔹 Statut juridique
Les Juifs nantais étaient sous protection du duc de Bretagne, mais cette protection était fragile : elle impliquait des taxes élevées, et elle pouvait être retirée à tout moment.
La Synagogue de Nantes
2. 📍
Guérande : foyer juif discret mais attesté
🔹 Traces toponymiques et documentaires
Le cartulaire de Guérande (recueil de chartes) contient au XIIIᵉ siècle une mention de “domus Iudeorum” (la maison des Juifs).
Un quartier appelé “rue aux Juifs” ou “Juiverie” existait à Guérande à la fin du Moyen Âge.
🔹 Présence éphémère ?
La communauté y semble avoir été petite et probablement dépendante de celle de Nantes.
Il n’y a pas de trace de synagogue ni de cimetière, ce qui suggère une présence intermittente ou très réduite.
3. 📍
Donges : un cas singulier
🔹 Mention dans les sources du XIIᵉ siècle
Dans les chartes ecclésiastiques de l’abbaye de Redon, il est fait mention de transactions où interviennent des “Juifs de Donges”.
Cela indique une présence marchande ou prêteuse, liée peut-être au commerce sur la Loire.
🔹 Hypothèse de relais entre Nantes et la côte
Donges, à l’époque médiévale, était un port secondaire permettant des échanges entre Nantes, les abbayes du sud Bretagne, et la côte atlantique. Les Juifs y auraient agi comme intermédiaires financiers ou commerciaux.
4. ⚔️ Fin de la présence juive au XIIIᵉ siècle
🔹 Antisémitisme et pressions religieuses
Sous le règne de Saint Louis (Louis IX), la pression sur les Juifs augmente :
Interdiction du prêt à intérêt (1240),
Confiscation des biens juifs,
Obligation du port de la rouelle (signe distinctif jaune),
Censure des manuscrits hébraïques.
🔹 Expulsion de 1240
En 1240, Jean Ier de Bretagne décide d’expulser les Juifs de ses terres, y compris ceux de Nantes, Donges et Guérande.
Cette expulsion précède celle du royaume de France (expulsion de 1306) et met fin à près de deux siècles de présence juive dans la région.
SPINOZA
C’est une question ancienne, complexe, et profondément humaine : comment penser — ou démontrer — l’existence ou l’inexistence de Dieu ? Pour y répondre, on peut s’appuyer sur les grands penseurs du Siècle des Lumières, ainsi que sur Baruch Spinoza, un philosophe du XVIIe siècle dont la pensée a profondément influencé les Lumières.
🔍
1. Peut-on convaincre que Dieu n’existe pas ?
Convaincre quelqu’un que Dieu n’existe pas dépend beaucoup de la manière dont cette personne définit Dieu :
Dieu comme un être personnel, créateur, providentiel (vision théiste classique) : c’est cette vision que la plupart des penseurs athées ou déistes du XVIIIe siècle ont remise en question.
Dieu comme principe impersonnel, cause première, nature des choses : c’est plutôt cette conception que défend Spinoza.
Le discours athée ne repose pas sur une démonstration absolue de l’inexistence de Dieu (ce qui est difficile, voire impossible), mais sur :
l’absence de preuves empiriques,
la critique de la religion comme construction humaine,
la recherche d’explications rationnelles et naturelles au monde.
🌟
2. Les Lumières : entre déisme, athéisme et critique de la religion
🗣️
Voltaire (1694–1778)
N’est pas athée, mais déiste : il croit en un Dieu créateur, mais rejette les religions révélées (notamment l’Église catholique).
Célèbre maxime : « Si Dieu n’existait pas, il faudrait l’inventer. »
Critique féroce des superstitions, des dogmes religieux, de l’intolérance.
Pour lui, la religion doit être subordonnée à la raison et à la morale.
📚
Diderot (1713–1784)
Plus radical, il glisse progressivement vers l’athéisme.
Voit la religion comme une invention humaine pour expliquer l’inconnu et maintenir l’ordre social.
La matière est éternelle, le monde est explicable sans intervention divine.
🧠
d’Holbach (1723–1789)
L’un des rares athées déclarés des Lumières.
Dans Le Système de la nature (1770), il soutient que la nature est suffisante pour expliquer le monde.
Dieu n’est qu’une fiction pour dominer les peuples par la peur.
⚖️
Rousseau (1712–1778)
Croit en un Dieu moral, mais pas en la religion institutionnelle.
Pour lui, la foi religieuse relève de la conscience intérieure et du sentiment.
🌀
3. Spinoza (1632–1677) : Dieu = Nature
Spinoza ne peut pas être rangé dans une case simple (athée, croyant, etc.). Il propose une vision radicalement différente :
🔷 Dieu n’est pas une personne
Spinoza rejette le Dieu anthropomorphe (qui pense, veut, juge).
Il écrit dans l’Éthique que Dieu est la Nature (Deus sive Natura).
Il n’y a pas de Dieu créateur extérieur au monde : Dieu est le monde, ses lois, ses causes.
🔷 Une approche déterministe et rationaliste
Tout dans le monde est déterminé par les lois de la nature.
Pas de miracles, pas de providence, pas de libre arbitre.
La religion, pour lui, est utile pour encadrer les masses ignorantes, mais elle ne conduit pas à la vérité.
🔷 Est-il athée ?
Les contemporains de Spinoza l’ont accusé d’athéisme.
Mais lui-même se dit croyant en Dieu, à condition qu’on entende par là l’ordre rationnel de la Nature.
📖 Citation clé :
« L’homme libre ne pense à rien moins qu’à la mort, et sa sagesse est une méditation non de la mort, mais de la vie. »
Cette vision libère l’homme de la peur du jugement divin, et le pousse à comprendre rationnellement le monde.
✅ Conclusion : Peut-on convaincre que Dieu n’existe pas ?
On ne peut pas prouver que Dieu n’existe pas, pas plus qu’on ne peut prouver qu’il existe. En revanche :
On peut montrer que l’idée de Dieu personnel est incohérente ou inutile pour expliquer le monde.
Les penseurs des Lumières ont remplacé Dieu par la raison, la science et la nature.
Spinoza, quant à lui, a dissous Dieu dans la nature elle-même : il est un “croyant sans religion” et un “athée mystique”, selon certains.
Echanges Inde / Israël
1. 💰 Partenariat économique renforcé
Volume du commerce bilatéral :
En 2023‑24, le commerce Inde-Israël (hors défense) s’est élevé à 6,53 milliards $, en baisse par rapport à 10,77 milliards $ en 2022‑23 .
Les exportations indiennes vers Israël ont atteint 2,13 milliards $ en 2024, dont 615 M $ de pierres précieuses et 224 M $ en électronique .
Objectif de croissance :
Le ministre Goyal vise un multiplication par dix des échanges dans les 12–13 prochaines années, portée par un potentiel dans les secteurs de la deep tech, fintech, agri-tech, cybersécurité, AI, etc. .
Accord de libre-échange (ALE) :
Un ALE est en cours de préparation pour 2025, et plusieurs centaines de délégations (100+ entreprises israéliennes, 600+ rencontres) témoignent d’un engagement fort des deux côtés .
2. 🤝 Coopération technologique et industrielle
Investissements croisés :
Plus de 300 entreprises israéliennes sont implantées en Inde dans les hautes technologies, l’agriculture, l’eau… .
Côté indien, des groupes comme Adani et Tata investissent en Israël — exemple : la délégation à Haïfa Port pour 1,18 milliard $ .
Projets de haute technologie :
Semiconducteurs : partenariat Tower Semiconductor — Adani pour une usine en Maharashtra à 10 milliards $ .
R&D : Fonds conjoint I4F de 40 M $ en 2018, toujours actif pour la R&D en IA, santé, eau… .
Agriculture : ~30 Centres d’Excellence en Inde, impactant 1,2 million d’agriculteurs par an (−65 % d’eau, +200 % productivité) .
3. 🛡️ Coopération militaire et de défense
Importations d’armement :
Israël compte parmi les 3 principaux fournisseurs de l’Inde ces cinq dernières années, représentant 13 % des importations d’armes indiennes .
Entre 2014 et 2024, les achats israéliens en Inde s’élèvent à ~2,9 milliards $ pour drones, radars, systèmes de défense antimissile, cyber‑tech .
Barak‑8 / MR‑SAM :
Projet conjoint indo-israélien lancé en 2009 :
En 2009 : contrat de 1,1 Mrd $ pour 18 batteries (450 missiles).
En 2017 : 1,6 Mrd $ pour 5 régiments (200 missiles).
2018 : 777 M$ supplémentaires pour marine .
Technologie drone :
Projet Cheetah (mise à niveau de 90 Heron UAV) avec assistance israélienne .
Adani-Elbit a mis en production les Hermes 900 en Inde, avec 20 drones livrés en 2024 .
Partenariats récents :
Joint venture Paras Defence – HevenDrones (Israël) pour drones logistiques : contrat de ~Rs 150 crore (≈ 18 M $) en mai 2025, +4 % en Bourse .
4. 🎯 Vision stratégique globale
Indépendance militaire :
L’Inde investit massivement (capex défense de ~Rs 1,92 lakh crore ≈ 24 Mrd $ en FY26) pour réduire sa dépendance aux importations, et localiser la production .
Les entreprises comme BEL, Reliance, Adani, Tata Fragments intègrent désormais des pôles de co‑production israéliens .
Exportations indiennes en défense :
En FY 2024‑25, les exports de défense ont atteint Rs 23 622 crore (2,76 Mrd $), en hausse de 12 % par rapport à l’année précédente .
Syrie : Affrontements mortels Bédouins / Druzes
Les affrontements entre les Bédouins sunnites et les Druzes dans la province de Soueïda, en Syrie, sont enracinés dans des tensions historiques et exacerbés par des dynamiques politiques et sécuritaires récentes. Voici une analyse concise des raisons de ces attaques et du rôle d’Israël dans ce conflit, basée sur les informations disponibles.
Pourquoi les Bédouins attaquent les Druzes ?
1. Tensions historiques et territoriales :
• Les tensions entre les Bédouins sunnites et les Druzes à Soueïda sont anciennes, souvent liées à des différends sur l’utilisation des terres. Les Bédouins, nomades ou semi-nomades, font parfois paître leurs troupeaux sur des terrains agricoles appartenant aux Druzes, ce qui provoque des conflits sporadiques.
• La province de Soueïda, bastion de la communauté druze (environ 700 000 membres en Syrie), est un espace où ces deux groupes cohabitent, mais avec des frictions récurrentes dues à leurs modes de vie et identités confessionnelles distinctes (Druzes issus d’une branche ésotérique de l’islam chiite, Bédouins majoritairement sunnites).
2. Déclencheur récent :
• Les affrontements de juillet 2025, qui ont fait au moins 89 morts (50 Druzes, 18 Bédouins, 14 membres des forces de sécurité, et 7 non identifiés), ont été déclenchés par l’enlèvement d’un commerçant druze par des Bédouins, suivi de la mise en place de barrages sur la route reliant Soueïda à Damas. Cet incident a entraîné des représailles et une escalade des violences.
• Ces heurts s’inscrivent dans un contexte d’instabilité post-Assad, après le renversement du président Bachar al-Assad en décembre 2024 par une coalition islamiste sunnite menée par Ahmad al-Chareh. L’absence d’institutions étatiques solides et l’incapacité du nouveau pouvoir à protéger les minorités ont amplifié les tensions intercommunautaires.
3. Implication des forces de sécurité :
• Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), des membres des forces de sécurité syriennes, soutenant parfois les Bédouins, ont participé aux affrontements contre les milices druzes, ce qui a aggravé le conflit. Cela reflète une dynamique où le pouvoir central, dominé par des islamistes sunnites, est perçu comme biaisé contre les minorités comme les Druzes.
4. Contexte politique et confessionnel :
• Depuis la chute d’Assad, les violences contre les minorités (Alaouites en mars 2025, puis Druzes) ont mis en évidence l’incapacité du pouvoir intérimaire à maintenir l’ordre et à protéger les groupes confessionnels. Les Druzes, historiquement attachés à leur autonomie, se méfient du nouveau régime islamiste et refusent souvent l’entrée des forces gouvernementales dans leurs zones.
• Les chefs religieux druzes, comme cheikh Hikmat al-Hejri, ont dénoncé ces violences comme une menace existentielle, réclamant une « protection internationale immédiate » et refusant l’intervention des forces syriennes dans les zones druzes.
Quel est le rôle d’Israël dans ce conflit ?
1. Interventions militaires pour « protéger les Druzes » :
• Israël s’est positionné comme un protecteur des Druzes syriens, invoquant des liens avec la communauté druze présente en Israël (environ 152 000, dont 24 000 dans le Golan occupé, où moins de 5 % ont la nationalité israélienne).
• En juillet 2025, l’armée israélienne a annoncé avoir frappé des chars des forces gouvernementales syriennes près de Soueïda, arguant que leur présence constituait une « menace » pour la sécurité d’Israël et des Druzes. Ces frappes visaient des forces syriennes soutenant les Bédouins dans les affrontements.
• Depuis la chute d’Assad, Israël a multiplié les interventions en Syrie, notamment des frappes aériennes (par exemple, en mai 2025 près du palais présidentiel à Damas), justifiées par la nécessité de protéger les Druzes et d’empêcher l’armement des nouvelles autorités islamistes.
2. Objectifs stratégiques :
• Au-delà de la protection des Druzes, certains analystes, comme Andreas Krieg, estiment qu’Israël utilise cette cause comme un prétexte pour affaiblir la Syrie et maintenir son influence dans la région, notamment via l’occupation du Golan et la destruction des capacités militaires syriennes.
• Des responsables israéliens, comme Bezalel Smotrich, ont exprimé l’objectif de démanteler la Syrie en entités ethno-religieuses, incluant une possible autonomie druze dans le sud, alignée avec les intérêts israéliens.
• Les actions d’Israël, telles que l’envoi d’aide humanitaire et l’accueil de délégations druzes pour des pèlerinages, visent à renforcer les liens avec les Druzes syriens, parfois perçus comme un rempart contre les groupes islamistes radicaux.
3. Perception et controverse :
• Les interventions israéliennes sont critiquées par des acteurs comme l’ONU, le Qatar, l’Arabie saoudite et l’Allemagne, qui dénoncent des violations de la souveraineté syrienne.
• Certains posts sur X suggèrent qu’Israël joue un rôle opportuniste, utilisant la cause druze pour justifier des frappes contre le régime syrien, tandis que d’autres accusent les médias israéliens de propager un narratif de « cinquième colonne pro-israélienne » pour semer la discorde.
• Les Druzes syriens eux-mêmes sont partagés : certains soutiennent Israël par pragmatisme face aux menaces islamistes, tandis que d’autres rejettent toute affiliation, attachés à leur identité syrienne.
Synthèse :
Les attaques des Bédouins contre les Druzes à Soueïda s’inscrivent dans des tensions historiques aggravées par l’instabilité post-Assad, l’absence d’un État fort et des différends territoriaux. Le conflit a été déclenché par un enlèvement, mais reflète des rivalités plus profondes entre les communautés et avec les forces gouvernementales syriennes, perçues comme soutenant les Bédouins. Israël intervient en se posant comme protecteur des Druzes, effectuant des frappes contre les forces syriennes pour des raisons à la fois humanitaires et stratégiques, visant à affaiblir la Syrie et à renforcer son influence régionale. Cependant, ces actions suscitent des controverses et des accusations d’ingérence, tandis que les Druzes syriens oscillent entre méfiance envers le régime et réticence face à l’influence israélienne.
Macron / Saadé ... Y a t il forfaiture ?
Les allégations selon lesquelles la famille Saadé, en particulier Rodolphe Saadé, PDG de CMA CGM, se serait enrichie grâce à Emmanuel Macron reposent principalement sur des critiques et des enquêtes journalistiques, notamment de Mediapart, ainsi que sur des posts sur X. Voici une analyse basée sur les informations disponibles :
1. Contexte de l’enrichissement de Rodolphe Saadé :
La fortune de Rodolphe Saadé a considérablement augmenté, passant de quelques milliards à environ 32 milliards d’euros depuis 2017, selon des estimations. Cette croissance est largement attribuée à la crise du Covid-19, qui a provoqué une flambée des coûts du fret maritime, bénéficiant directement à CMA CGM, l’un des leaders mondiaux du transport maritime. Cette période a vu les profits des grandes compagnies maritimes exploser, indépendamment des politiques spécifiques de Macron.
2. Proximité avec Macron :
Rodolphe Saadé est souvent décrit comme proche d’Emmanuel Macron. Des sources, comme Mediapart, rapportent qu’il entretient des relations fréquentes et positives avec le gouvernement français. Cette proximité est perçue par certains comme un facteur facilitant ses activités économiques. Par exemple, Saadé a été un partenaire officiel du sommet sur les océans (UNOC) en 2025, organisé par le ministère de la Transition écologique, ce qui a été critiqué comme une promotion d’une entreprise polluante par l’État.
3. Allégations d’évasion fiscale :
Mediapart a révélé en 2024 que Rodolphe Saadé échappait à l’impôt en France, ce qui a alimenté les critiques selon lesquelles le gouvernement Macron serait complaisant envers les grandes fortunes. Ces révélations suggèrent que les politiques fiscales sous Macron, comme la suppression partielle de l’ISF (remplacé par l’IFI) ou l’absence de taxation des superprofits, auraient indirectement bénéficié à des milliardaires comme Saadé.
4. Investissements dans les médias :
Saadé a acquis plusieurs médias (BFMTV, RMC, La Tribune) en 2024, ce qui a suscité des spéculations sur un soutien à la ligne éditoriale pro-Macron. Certains posts sur X et articles suggèrent que ces acquisitions viseraient à créer un contrepoids à des médias comme ceux de Vincent Bolloré (CNews, JDD), et que Macron aurait vu dans cet empire médiatique un moyen de renforcer son influence. Environ 100 journalistes ont quitté ces médias après le rachat, invoquant des craintes sur l’indépendance éditoriale.
5. Lobbying et contrats :
Des posts sur X mentionnent que Saadé aurait dépensé plus de 500 000 euros en lobbying en 2023 pour éviter une taxation des superprofits. Par ailleurs, un contrat lié au Hezbollah, rapporté par Georges Malbrunot, aurait été obtenu par Saadé, suggérant des arrangements politiques opaques impliquant Macron, bien que ces allégations restent non vérifiées et controversées.
6. Critiques et limites des accusations :
Bien que ces éléments pointent vers une relation privilégiée entre Saadé et Macron, il n’existe pas de preuve directe d’un enrichissement causé exclusivement par des décisions de Macron. L’enrichissement de Saadé s’inscrit dans un contexte mondial de boom du fret maritime. Les critiques se concentrent davantage sur un système fiscal jugé favorable aux ultra-riches et sur une proximité politique, plutôt que sur des actes concrets d’enrichissement orchestrés par Macron. De plus, les posts sur X, bien qu’indicatifs du sentiment public, ne constituent pas des preuves factuelles solides et doivent être traités avec prudence.
Conclusion :
La famille Saadé, via Rodolphe Saadé, a vu sa fortune croître de manière spectaculaire sous la présidence de Macron, principalement grâce à la conjoncture mondiale du transport maritime. Cependant, les accusations d’enrichissement « grâce à Macron » reposent sur des soupçons de favoritisme (proximité politique, absence de taxation des superprofits, contrats opaques) et des critiques des politiques fiscales. Sans preuves irréfutables d’un lien de cause à effet direct, ces allégations reflètent surtout une perception d’un système avantageant les grandes fortunes, amplifiée par des enquêtes et des discussions sur X. Pour plus de détails sur les accusations fiscales, consultez les enquêtes de Mediapart.
JOB
Sigmund Freud, en tant que psychanalyste et penseur, n’a pas écrit directement une analyse détaillée du Livre de Job, mais ses idées sur la religion, la souffrance, et la psyché humaine permettent d’esquisser ce qu’il aurait pu en penser. Voici une interprétation de la perspective freudienne sur l’histoire de Job, basée sur ses concepts clés :
1. La religion comme illusion et réponse à la souffrance :
Dans L’Avenir d’une illusion (1927), Freud considère la religion comme une construction humaine visant à apaiser l’angoisse face à l’impuissance et à la souffrance. L’histoire de Job, avec ses épreuves extrêmes et la quête de sens face à la douleur, pourrait être vue par Freud comme un exemple paradigmatique de cette tentative humaine de rationaliser la souffrance à travers un cadre religieux. La soumission finale de Job à la volonté divine (Job 42) pourrait être interprétée comme une acceptation de l’illusion religieuse pour surmonter le désespoir.
2. Le conflit entre le moi et le surmoi :
Freud aurait pu analyser Job à travers la dynamique du moi (l’individu conscient) confronté au surmoi (l’instance morale intériorisée, représentant ici l’autorité divine). Job, en questionnant Dieu et en réclamant justice, manifeste une révolte du moi contre l’autorité écrasante du surmoi (Dieu). Cette tension reflète, pour Freud, un conflit psychique universel : le désir de comprendre et de contrôler son destin face à des forces (internes ou externes) perçues comme arbitraires ou oppressantes.
3. La souffrance comme pulsion de mort :
Dans Au-delà du principe de plaisir (1920), Freud introduit la pulsion de mort (Todestrieb), une force qui pousse vers la destruction ou le retour à un état inanimé. Les souffrances de Job, infligées sans raison apparente, pourraient être interprétées comme une manifestation de cette pulsion, où l’individu est confronté à la fragilité de son existence. Job, en persévérant malgré tout, pourrait incarner pour Freud une lutte entre la pulsion de vie (Eros) et la pulsion de mort.
4. Le complexe paternel et la figure de Dieu :
Freud, dans Totem et Tabou (1913) et autres œuvres, associe la figure de Dieu à celle du père, une projection des désirs et des conflits liés à l’autorité paternelle. Dans cette optique, Job, qui dialogue avec Dieu et le défie tout en restant fidèle, pourrait représenter une relation ambivalente avec la figure paternelle : à la fois soumission et rébellion. La réponse énigmatique de Dieu à Job (qui met en avant sa puissance sans expliquer les souffrances) renforcerait l’idée freudienne que l’autorité divine/paternelle est perçue comme distante et incompréhensible.
5. La sublimation face à l’angoisse :
Freud aurait pu voir dans l’endurance de Job une forme de sublimation, où la douleur et l’angoisse sont canalisées dans une quête spirituelle ou intellectuelle (ses dialogues philosophiques avec ses amis et Dieu). Cette sublimation permet à Job de transcender sa souffrance sans succomber à la désintégration psychique.
6. Critique de la théologie rétributive :
Les amis de Job, qui attribuent ses malheurs à un péché caché, incarnent une vision moralisatrice que Freud aurait probablement critiquée. Pour Freud, la culpabilité imposée par des systèmes religieux rigides (comme le surmoi collectif) est une source d’angoisse névrotique. Job, en rejetant leurs accusations et en revendiquant son innocence, pourrait être vu comme un individu luttant contre cette culpabilité imposée.
Limites de l’approche freudienne
Freud, athée et sceptique vis-à-vis de la religion, aurait probablement réduit l’histoire de Job à une projection psychologique des besoins humains, négligeant sa dimension spirituelle ou métaphysique. Il pourrait avoir considéré le texte comme une illustration des mécanismes de défense face à l’absurde, mais sans accorder de valeur à la foi de Job en tant que telle.
Conclusion
Freud aurait probablement interprété l’histoire de Job comme une exploration des conflits psychiques face à la souffrance, à l’autorité, et à l’incertitude. Il y aurait vu une tentative humaine de donner un sens à l’irrationnel à travers la religion, avec Job comme figure d’une lutte entre révolte et soumission face à un « père » divin.
La MERKAVA et la Kabbale
🔯 La Merkava
(מרכבה) dans la Kabbale et le mysticisme juif
🕎 1. Origine biblique : Ézéchiel et la vision du Char
Le mot Merkava signifie en hébreu “char” (comme un char de guerre ou un char céleste). Il apparaît dans le Livre d’Ézéchiel (chapitre 1), où le prophète a une vision complexe et symbolique :
« Je vis une tempête venir du nord… quatre créatures vivantes… des roues dans des roues… un trône au-dessus de tout cela, et un être à l’apparence divine. »
— Ézéchiel 1
Cette vision est connue sous le nom de vision de la Merkava, et elle est à la base de ce qu’on appelle le mysticisme de la Merkava, une forme ancienne de mysticisme juif antérieure à la Kabbale proprement dite (Ier au IIIe siècle).
🌌 2. Le mysticisme de la Merkava (Ier-IIIe siècle)
C’est l’un des premiers courants mystiques juifs, bien avant la Kabbale de Safed ou le Zohar.
• Le but du mystique (appelé “Yoredey Merkava”, “ceux qui descendent dans la Merkava”) était de s’élever dans les cieux spirituels, en passant des palais (Heikhalot) jusqu’au Trône divin.
• Ce voyage était extrêmement dangereux, réservé à des initiés. On disait qu’un homme mal préparé pouvait devenir fou ou mourir s’il s’approchait de la Présence divine sans être pur.
🧙♂️ 3. Dans la Kabbale médiévale (Zohar, Lurianisme)
La Kabbale (notamment à partir du Zohar au XIIIe siècle) reprend la symbolique de la Merkava, mais l’intègre dans une vision plus structurée du monde spirituel.
• La Merkava devient un symbole du “Trône Divin”, situé dans les sphères célestes supérieures.
• Elle est liée aux Sefirot, les dix émanations de Dieu dans l’arbre de vie kabbalistique.
• Certains kabbalistes comme Isaac Louria voient le corps humain comme une forme de “Merkava” spirituelle : chaque action ou pensée influence le “char divin” et le lien avec le monde supérieur.
✡️ 4. La Merkava comme symbole intérieur
Dans la Kabbale pratique :
• Le corps humain est vu comme un véhicule divin : chaque partie correspond à une sphère céleste ou une énergie divine.
• Devenir une “Merkava pour la Présence divine” (Shekhina) signifie : être purifié, aligné avec la Volonté divine, et servir de “char” terrestre à la lumière céleste.
Le patriarche Abraham est souvent appelé un homme qui “était devenu Merkava” — c’est-à-dire que toute sa vie était alignée avec Dieu.
ISRAËL ... nouvelles donnes Economiques ... Une croissance hors du commun
🇮🇱 Israël en guerre, mais en croissance : les raisons d’un paradoxe économique
📈 1. Des performances financières exceptionnelles
Indice TA-125 à 3138 points, en hausse de +22 % en 2025.
Le shekel en forte appréciation (meilleure performance depuis 20 ans).
Contraste net avec les marchés européens et américains, marqués par la prudence et la volatilité.
🔎 Lecture critique :
Cette performance est d’autant plus notable qu’elle se produit dans un contexte d’instabilité régionale prolongée, ce qui aurait normalement tendance à faire fuir les capitaux. L’attrait pour Tel-Aviv reflète un pari géopolitique implicite : la guerre renforce paradoxalement certains secteurs israéliens.
🏦 2. Trois moteurs de croissance
a)
Banques
Profits dopés par des taux d’intérêt élevés (~4,5 %).
Ex. : Bank Hapoalim annonce un bénéfice record de 2,7 Mds de shekels.
b)
Industrie de défense
Croissance annuelle de 130 %.
Exportations record, grâce à la “démonstration en conditions réelles” de ses technologies (Iron Dome, David’s Sling, etc.).
c)
Technologie
9,3 Mds $ levés au 1er semestre 2025, en hausse de 54 %.
Pôles forts : IA, cybersécurité, défense duale.
Attractivité renforcée par l’ancrage des solutions israéliennes dans des situations de terrain (sécurité, renseignement, drones, etc.).
🔎 Lecture critique :
Ces trois secteurs – finance, défense, tech – sont anticycliques et étroitement liés à l’appareil d’État. Ils bénéficient de politiques industrielles soutenues, de la R&D militaire et d’un tissu entrepreneurial habitué à opérer en tension.
🧱 3. Résilience systémique
Diversification sectorielle (immobilier, assurances, banques, etc.).
Résilience psychologique des investisseurs locaux, habitués à l’instabilité.
Habitude des chocs géopolitiques intégrée dans la culture économique.
Destruction des capacités iraniennes perçue comme stabilisatrice à moyen terme.
🔎 Lecture critique :
Cette résilience relève d’une forme de “doctrine économique d’exception” : Israël tire profit de sa position géopolitique, voire de ses conflits, pour renforcer son influence technologique et commerciale. C’est ce que certains économistes appellent une économie “de guerre intégrée”, où le conflit alimente la croissance. Mais Israël nous réserve de belles surprises ... dépasser la Suisse dans dix ans ... un objectif vraissemblablement réalisable.
Benoit XVI avait du démissionner ... après son discours a Ratisbone ... Pourquoi ?
Le discours de Ratisbonne prononcé par le pape Benoît XVI le 12 septembre 2006 à l’université de Ratisbonne (Allemagne), où il avait été professeur, a suscité une controverse internationale majeure, notamment dans le monde musulman. Voici une présentation complète de ce discours, de son contenu réel, et de ses conséquences.
🗣️ Contexte et intention du discours
Benoît XVI s’exprimait dans le cadre d’une conférence académique intitulée :
« Foi, raison et université : souvenirs et réflexions ».
Son objectif principal :
Réhabiliter la rationalité de la foi chrétienne.
Mettre en lumière les liens entre foi et raison, notamment dans la tradition chrétienne, et critiquer les dérives de la modernité qui séparent radicalement les deux.
Promouvoir une vision humaniste du dialogue interreligieux, ancrée dans la raison morale universelle.
💬 Passage controversé sur l’islam
Le passage ayant suscité la polémique était une citation d’un empereur byzantin, Manuel II Paléologue (XIVe siècle), dans un dialogue fictif avec un érudit perse :
« Montre-moi ce que Mahomet a apporté de nouveau, et tu ne trouveras que des choses mauvaises et inhumaines, comme son commandement de répandre par l’épée la foi qu’il prêchait. »
Benoît XVI ne souscrivait pas personnellement à cette déclaration. Il la citait comme un point de départ pour discuter de la relation entre violence et foi, et pour souligner que la conversion par la violence est contraire à la raison, donc incompatible avec la nature de Dieu.
🎯 Thèse principale du pape
Dieu est raison (logos) : Benoît XVI développe l’idée que le christianisme est profondément lié à la rationalité grecque, à la notion de « Logos » (raison, parole, sens).
La foi ne peut pas être imposée : Il critique toute tentative de propager une religion par la violence.
Appel à un dialogue fondé sur la raison : Le pape appelle les religions à un dialogue fondé sur la raison et le respect de la dignité humaine.
Critique implicite de l’islamisme radical : Sans nommer explicitement des groupes ou doctrines contemporaines, Benoît XVI vise les idéologies religieuses violentes qui justifient la guerre sainte.
🌍 Réactions internationales
Dans le monde musulman :
Vives réactions : manifestations, condamnations officielles (notamment de la Turquie, de l’Iran, de l’Égypte).
Appels au boycott du Vatican.
Des menaces et violences ont même visé des chrétiens dans certains pays.
Du Vatican :
Clarification rapide : le pape a exprimé sa “profonde tristesse” si ses propos avaient blessé, et a réaffirmé son respect pour l’islam.
Il a rencontré des représentants musulmans peu après pour apaiser les tensions.
📚 Analyse et portée du discours
Ce que le discours n’était
pas
:
Ce n’était pas une attaque contre l’islam en tant que religion.
Ce n’était pas un appel à la confrontation religieuse, mais une mise en garde contre l'entrisme de l'islamisme
Ce qu’il voulait être :
Une défense de la foi chrétienne fondée sur la raison.
Une critique des formes de religiosité irrationnelles ou violentes.
Une mise en garde contre une rationalité purement technicienne, détachée de l’éthique.
🔍 Lecture actuelle
Aujourd’hui, beaucoup d’intellectuels — chrétiens, laïques ou même musulmans — reconnaissent que :
Le discours soulevait des questions philosophiques importantes sur la rationalité en religion.
La polémique a éclipsé la profondeur intellectuelle de son message.
📌 Conclusion
Le discours de Ratisbonne de Benoît XVI ne visait pas à humilier l’islam, mais à lancer un débat sur la foi, la raison et la violence dans les religions. Malheureusement, la citation du XIVe siècle, sortie de son contexte, a provoqué unraz de marée dans le monde musulman.
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