Rechercher dans ce blog

dimanche 27 juillet 2025

Mais qui est réellement Zelinsky ? (FR, EN, ES)


Zelensky : un président juif en Ukraine (FR, EN, ES)


Volodymyr Zelensky est né en 1978 à Kryvyï Rih, dans une famille juive russophone de l’est de l’Ukraine. Son grand-père a combattu dans l’Armée rouge contre les nazis ; plusieurs membres de sa famille ont été exterminés pendant la Shoah.


Élu en 2019, à la surprise générale, il est devenu le premier président juif d’Ukraine, pays dont l’histoire est traversée par une forte tradition antisémite, depuis les pogroms tsaristes, les massacres de la guerre civile (1919-21), ceux de la Shoah (Babi Yar, 1941), jusqu’aux années soviétiques de répression.


Son élection fut saluée par de nombreux intellectuels comme le signe d’une rupture avec les vieux démons ukrainiens. À noter : le Premier ministre de l’époque, Volodymyr Groïssman, était lui aussi juif. Un fait unique dans un pays européen non-israélien.


“Le retour du refoulé juif” ?


Le terme freudien de “retour du refoulé” s’applique bien à l’Ukraine : l’histoire juive y est omniprésente (Kiev, Odessa, Lviv…), mais longtemps niée ou occultée.


François Margolin (réalisateur de “Les Petits soldats du califat”, “Un instant d’égarement”, etc.) a justement réfléchi à ce paradoxe, dans des textes et documentaires sur l’Europe centrale, où il évoque ce “retour du refoulé juif” : l’idée qu’après des siècles d’effacement, une mémoire juive enfouie refait surface… par la culture, l’art, ou la politique.

https://akadem.org/sommaire/themes/histoire/diasporas/les-juifs-de-russie/zelensky-un-president-juif-en-ukraine-24-09-2019-114293_76


Les massacres de juifs par centaines de milliers par des ukrainiens laissent une trace ineffaçable dans la mémoire juive... (Babi Yar)



Zelensky, issu du monde du spectacle, incarne peut-être cette revanche symbolique de l’identité juive sur les régimes autoritaires qui ont tenté de la faire disparaître.


“Trop d’années à la tête d’un pays en guerre… ça use ?”

Oui, Zelensky est épuisé, comme en témoignent ses apparitions de plus en plus graves, son éloignement du ton léger de ses débuts, et ses déclarations sur “le poids du sang”.

Depuis l’invasion russe du 24 février 2022, il est devenu le symbole mondial de la résistance ukrainienne, mais il paie cher ce rôle : tensions internes, fatigue politique, pression diplomatique, désillusion stratégique.



Usure morale et politique :


Il a récemment évoqué en privé, selon certaines sources diplomatiques, qu’il ne se représenterait pas après la guerre.

Il est désormais isolé face à certaines factions militaires et politiques qui souhaitent une ligne plus dure que la sienne.

Il n'a pas su se défendre face aux insultes en direct a la TV, du clan Trump dans le bureau ovale de la Maison Blanche, mais cette situation de piège l'a servi et l'a rendu encore plus sympathique aux yeux de l'opinion publique internationale.


une figure tragique et universelle




Zelensky incarne à la fois la fierté retrouvée d’un peuple et la vulnérabilité humaine du chef, entre courage et fatigue, image et solitude. 


Le fait qu’il soit juif dans un pays historiquement traversé par l’antisémitisme ajoute une couche symbolique intense à son parcours.


Face à un sombre tyran qui a le nombre, l'argent et la puissance militaire, je parle de Poutine,  Zelinsky ne peut que craquer, d'autant plus que les USA de Trump pensent que cette guerre ne les regarde pas et que le territoire ou elle se situe est trop éloigné. 


L'Europe est trop veule, elle pleure son gaz russe , perdu ! 


L'Allemagne est la grande perdante, et aujourd'hui, elle s'aperçoit qu'elle est militairement démunie et souhaite posséder l'arme nucléaire.


Ce conflit qui aurait dû rassembler l'Europe ne fait que la diviser, aucun dirigeant n'ayant la stature pour la rassembler.


Poutine aurait rapidement gagné et avalé toute l'Ukraine ... Mais il est tombé sur un os ... un ancien comédien qui s'est révélé avoir la stature de Churchill : Zelinsky le petit clown juif.



 

Les soldats ukrainiens, à bout de force et avec une aide très timide de l'Europe tiennent héroïquement sur un front de 2 000 Km ... mais jusqu'à quand ? 


Zelinsky a utilisé l'intelligence de ses ingénieurs, poussé la constructions de drones et utilise quand il le peut des tactiques imprévisibles afin de tromper son ennemi. Ainsi Moscou a été bombardée, des bombardiers nucléaires ont été détruits, et la flotte russe n'ose plus s'aventurer en Mer Noire.


Si la corruption, à la soviétique existe  toujours en Ukraine, seule sa disparition et celle des oligarques pourrait sauver le pays pour qu'il entre dans un avenir proche dans l'Union Européenne voire dans l'OTAN. 


Tout dépend de l'usure de l'économie russe, et de sa démographie défaillante, Russie qui a tout misé sur l'industrie militaire, ce qui peut causer la perte de cet ancien grand pays 

...  au profit de la Chine.

© 2025 JBCH. Reproduction interdite sans autorisation.


La véritable Histoire de Vladimir Zelinsky







🇬🇧 

English Translation


But who really is Zelensky?


Zelensky: A Jewish President in Ukraine


Volodymyr Zelensky was born in 1978 in Kryvyi Rih, into a Russian-speaking Jewish family from eastern Ukraine. His grandfather fought in the Red Army against the Nazis; several members of his family were exterminated during the Holocaust.


Elected in 2019, to everyone’s surprise, he became the first Jewish president of Ukraine—a country with a deeply rooted history of antisemitism, from Tsarist pogroms and civil war massacres (1919–21) to the Holocaust (Babi Yar, 1941) and Soviet-era repression.


His election was hailed by many intellectuals as a break from Ukraine’s dark past. Notably, the Prime Minister at the time, Volodymyr Groysman, was also Jewish—a unique occurrence in a non-Israeli European country.


“The return of the repressed Jewish identity”?


The Freudian term “return of the repressed” fits Ukraine well: Jewish history is omnipresent (Kyiv, Odessa, Lviv…) but has long been denied or suppressed.


François Margolin (director of The Little Soldiers of the Caliphate, A Moment of Madness, etc.) explored this paradox in texts and documentaries on Central Europe, where he refers to this “return of the repressed Jewish identity”: the idea that, after centuries of erasure, a buried Jewish memory resurfaces—through culture, art, or politics.


The massacres of Jews by hundreds of thousands of Ukrainians remain an indelible scar in Jewish memory… (Babi Yar)


Zelensky, from the entertainment world, may embody this symbolic revenge of Jewish identity against the authoritarian regimes that sought to erase it.


“Too many years leading a country at war… does it wear you out?”


Yes, Zelensky is exhausted, as shown by his increasingly solemn appearances, his departure from the light tone of his early days, and his remarks on “the weight of blood.”


Since the Russian invasion of February 24, 2022, he has become a global symbol of Ukrainian resistance—but he pays a high price: internal tensions, political fatigue, diplomatic pressure, strategic disillusionment.


Moral and political exhaustion:


Recently, he privately indicated—according to diplomatic sources—that he would not run again after the war.


He now faces isolation, with some military and political factions pushing for a harder line than his.


He was unable to defend himself from live insults on TV by the Trump clan in the Oval Office—but this trap actually played in his favor, making him more sympathetic to global public opinion.


A tragic and universal figure


Zelensky embodies both a people’s rediscovered pride and the human vulnerability of a leader, torn between courage and fatigue, image and solitude.


His being Jewish in a country long marred by antisemitism adds a deeply symbolic dimension to his story.


Facing a dark tyrant with numbers, money, and military power—I mean Putin—Zelensky could only bend, especially as Trump’s America believes this war is not their concern and the territory is too far away.


Europe is cowardly—weeping over lost Russian gas!


Germany is the great loser, now realizing its military weakness and seeking nuclear weapons.


This conflict, which should have united Europe, only divides it. No leader has the stature to unify the continent.


Putin might have won quickly and swallowed all of Ukraine… but he ran into a hard bone: a former comedian who turned out to have Churchill’s stature—Zelensky, the little Jewish clown.


Ukrainian soldiers, exhausted and with timid European support, are heroically holding a 2,000 km front… but for how long?


Zelensky has leveraged his engineers’ intelligence, pushed drone development, and uses unpredictable tactics when possible to deceive his enemy. Thus, Moscow has been bombed, nuclear bombers destroyed, and the Russian fleet no longer dares venture into the Black Sea.


While Soviet-style corruption still exists in Ukraine, only its eradication—and that of the oligarchs—could save the country and pave the way toward EU or NATO membership.


Everything depends on the wear and tear of the Russian economy and its failing demographics—a Russia that has bet everything on military industry, which could lead to the downfall of this former great power…


…to the benefit of China.


🇪🇸 

Traducción al español


¿Pero quién es realmente Zelensky?


Zelensky: un presidente judío en Ucrania


Volodymyr Zelensky nació en 1978 en Kryvyi Rih, en el seno de una familia judía rusoparlante del este de Ucrania. Su abuelo luchó en el Ejército Rojo contra los nazis; varios miembros de su familia fueron exterminados durante la Shoá.


Elegido en 2019, para sorpresa general, se convirtió en el primer presidente judío de Ucrania, un país con una larga historia de antisemitismo: desde los pogromos zaristas, las masacres de la guerra civil (1919–21), las atrocidades del Holocausto (Babi Yar, 1941), hasta la represión soviética.


Su elección fue celebrada por muchos intelectuales como una ruptura con los viejos demonios del país. Cabe señalar: el primer ministro de la época, Volodymyr Groysman, también era judío. Un hecho único en un país europeo no israelí.


¿“El retorno de lo reprimido judío”?


El término freudiano “retorno de lo reprimido” se adapta bien a Ucrania: la historia judía está omnipresente (Kiev, Odesa, Leópolis…), pero durante mucho tiempo fue negada u ocultada.


François Margolin (director de Los pequeños soldados del califato, Un instante de locura, etc.) reflexionó sobre esta paradoja en textos y documentales sobre Europa central, donde menciona este “retorno de lo reprimido judío”: la idea de que, tras siglos de borramiento, una memoria judía soterrada reaparece… por la cultura, el arte o la política.


Las masacres de cientos de miles de judíos por parte de ucranianos dejan una huella imborrable en la memoria judía… (Babi Yar)


Zelensky, procedente del mundo del espectáculo, tal vez encarne esta revancha simbólica de la identidad judía contra los regímenes autoritarios que intentaron eliminarla.


¿Demasiados años al frente de un país en guerra… desgastan?


Sí, Zelensky está agotado, como lo demuestran sus apariciones cada vez más serias, su alejamiento del tono ligero de sus inicios y sus declaraciones sobre “el peso de la sangre”.


Desde la invasión rusa del 24 de febrero de 2022, se ha convertido en símbolo mundial de la resistencia ucraniana, pero ese papel le cuesta caro: tensiones internas, desgaste político, presión diplomática, desilusión estratégica.


Desgaste moral y político:


Recientemente, según fuentes diplomáticas, habría manifestado en privado que no se presentaría a la reelección después de la guerra.


Ahora está aislado frente a ciertas facciones militares y políticas que desean una línea más dura que la suya.


No supo defenderse frente a los insultos en directo del clan Trump en el Despacho Oval, pero esa trampa le benefició y lo hizo más simpático ante la opinión pública internacional.


Una figura trágica y universal


Zelensky encarna tanto el orgullo recuperado de un pueblo como la vulnerabilidad humana del líder, entre el coraje y el agotamiento, la imagen y la soledad.


El hecho de ser judío en un país históricamente marcado por el antisemitismo añade una capa simbólica profunda a su historia.


Frente a un tirano sombrío que tiene los números, el dinero y el poder militar—me refiero a Putin—Zelensky solo puede quebrarse, sobre todo porque la América de Trump piensa que esta guerra no le concierne y que el territorio está demasiado lejos.


Europa es cobarde, llora por su gas ruso… ¡perdido!


Alemania es la gran perdedora, y ahora se da cuenta de que está militarmente desarmada y desea poseer armas nucleares.


Este conflicto, que debería haber unido a Europa, solo la divide. Ningún líder tiene la talla para reunirla.


Putin podría haber ganado rápidamente y devorado toda Ucrania… pero se topó con un obstáculo: un excomediante que demostró tener la estatura de Churchill: Zelensky, el pequeño payaso judío.


Los soldados ucranianos, exhaustos y con una ayuda muy tímida de Europa, resisten heroicamente en un frente de 2.000 km… ¿pero hasta cuándo?


Zelensky ha aprovechado la inteligencia de sus ingenieros, impulsado la construcción de drones y utiliza, cuando puede, tácticas impredecibles para engañar a su enemigo. Así, Moscú fue bombardeada, bombarderos nucleares fueron destruidos y la flota rusa ya no se atreve a adentrarse en el Mar Negro.


Aunque la corrupción al estilo soviético sigue existiendo en Ucrania, solo su desaparición —y la de los oligarcas— podría salvar al país y permitirle ingresar pronto en la Unión Europea o incluso en la OTAN.


Todo depende del desgaste de la economía rusa y de su demografía debilitada, una Rusia que ha apostado todo por la industria militar, lo que puede causar la caída de esta antigua gran potencia…


…en beneficio de China.




samedi 26 juillet 2025


L’enfant de la Hara



Tunisie, hiver 1942



On l’appelait David le muet, non pas parce qu’il ne parlait jamais, mais parce qu’il parlait peu, et toujours au bon moment. Il avait douze ans, portait une kippa t , et vivait avec sa mère, sa grand-mère et sa sœur dans un petit appartement au sommet de la Hara de Tunis, là où les ruelles se tordent comme des serpents blancs entre les maisons.


En novembre 1942, les Allemands étaient arrivés. Devant les onze avions venus de Sicile qui ont atterri à El Aouina, la garnison française chargée de garder les lieux s’est évanouie, les douaniers aussi. Ainsi les allemands de la Wermarcht  ont pris la route de Tunis. Petit à petit les tunisiens d’origine arabes remplissaient les bas côte, et saluaient par milliers avec des youyous et des vivas les troupes nazies. 

Le soleil était toujours là, les oranges aussi, mais le ciel était devenu lourd. Les troupes allemandes de l’Africa Korps de Rommel, venues du sud avaient occupé méthodiquement Tunis.





Les bottes claquaient dans les souks, les regards se baissaient. Les nazis avaient planté leurs croix gammées noires sur les murs de la ville. Le drapeau à croix gammée rouge et noir flottait même sur le toit de l’hôtel Majestic, siège de la Kommandatur, avenue de Paris.

On disait que l’ennemi était là pour longtemps. Et que les Juifs de Tunis seraient bientôt déportés. Comme ceux de Salonique. Comme ceux de Pologne.


Ce que peu savaient, c’est que la liste était prête : près de 150 000 âmes. Hommes, femmes, enfants. L’ordre venait de Himmler. Une ligne maritime devait être ouverte depuis le port de la Goulette, pour acheminer les “transferts humains” jusqu’à la Spezia en Toscane, puis par train jusqu’à Auschwitz. Et les avions de la Luftwaffe, stationnés à El Aouina, devaient protéger ce couloir mortel.


Mais c’était sans compter sur David !






Les gamins de l’ombre



Dans les rues de Tunis, il existait une petite bande, des garçons de rien, enfants du souk et des toits. Il y avait Jacquot, Zev le lion, Salomon, Chalom,  le fils du forgeron, Joseph qui vendait les cigarettes à l’unité, David aux doigts de fée. Ils étaient tous juifs, ils étaient tous tunisiens, tous enfants d’une même fraternité d’une même peur. Jacquot s’était déjà distingué en portant le courrier de la résistance, et en passant héroïquement au travers les contrôles des miliciens français de Pétain.. 

Leurs amis arabes, siciliens, maltais avaient fait bande à part des l’arrivée des allemands.


Ils avaient vu ce que les nazis faisaient. Ils avaient vu les rafles dans le quartier Lafayette. Ils avaient vu l’humiliation des rabbins traînés dans les rues, des vieillards forcés à raser leurs barbes. Ils savaient qu’à Sfax les juifs étaient obligés de porter l’étoiles jaunes. Is savaient que des milliers de juifs raflés  dans la rue avaient été déportés dans des camps de travail notamment à Bizerte.


Bien qu’interdit par la milice de Pétain et les soldats occupants allemands et italiens, Ils écoutaient les nouvelles de Radio Londres sur des vieux appareil de radio à lampes et suivaient la progression puis le retrait du Maréchal allemand Friedrich Paulus qui rêvait d'atteindre Bakou et son pétrole, mais qui fut stoppé à Stalingrad, ils suivaient tous les fronts sur une carte dessinée sur un carton et y plantaient des drapeaux ..


Et une nuit, David le muet  leur dit :


"On ne peut pas laisser faire. Si on les empêche d’utiliser leurs bateaux et leurs avions, ils ne pourront rien faire. Pas ici. Pas chez nous."






Le sabotage d’El Aouina



David connaissait les chemins des collines. Son grand-père, autrefois, y cultivait des figues de barbarie. Les garçons marchèrent deux nuits de suite. Ils ramassèrent des morceaux de ferraille, des fils électriques, un peu de poudre noire que Jacquot avait chipée à des soldats italiens distraits.


Le 10 décembre 1942, sous un croissant de lune, ils pénétrèrent dans le terrain vague d’El Aouina, où stationnaient  les avions allemands parmi lesquels une vingtaine de Messerschmitts. 

 Ce n’était pas une base ultrasécurisée, c’était encore le début. Les gardes fumaient et jouaient aux cartes,  les italiens. À la scoop. 

David et Jacquot rampants comme des chats, introduisirent des poignées de sable et des cailloux dans les réservoirs. Zev, fort comme un lion arracha des câbles de démarrage. Joseph saccagea une caisse d’outils avec rage.


Au matin, plusieurs avions refusèrent de décoller. Un Messerschmitt prit feu au démarrage. On crut d’abord à une erreur mécanique. Mais les sabotages se répétèrent.


Les nazis étaient furieux. Ils fouillèrent, interrogèrent, prirent des otages, Mais ils ne trouvèrent rien.








Le verrou de la Goulette



La deuxième phase du plan était la plus audacieuse.


Le chenal de la Goulette, par lequel devaient entrer les navires vers le port de Tunis , était étroit. Il suffisait de le bloquer… mais comment ?


La réponse vint de la mer. David se souvenait d’un vieux pêcheur juif, Oncle Nathan, qui avait un bateau à moitié coulé, une carcasse inutile.

 Un soir, avec l’aide de quelques dockers maltais   qui haïssaient les Allemands ils tirèrent l’épave et la laissèrent dériver volontairement dans le chenal, lestée de pierres.


Elle coula lentement, mais juste au bon endroit. Et avec l’aide d’un vent contraire, le port fut rendu impraticable. Trois semaines de travaux furent nécessaires pour le dégager.

Les navires allemands et les deux sous-marins U2 étaient dès lors à la portée des spitefires anglais qui ne se privèrent pas d’y mettre le feu et de les couler… 


Trop tard. Les Alliés avançaient. Les troupes du Général Montgomery avaient vaincu Rommel, qui regagna vite l’Italie … les voilà aux portes de Tunis … Le plan de déportation fut mis de côté 





La liste jamais utilisée



Quand les Anglais et les américains libérèrent Tunis en mai 1943, ils découvrirent dans une villa réquisitionnée par la Gestapo une liste exhaustive des familles juives de Tunisie, prêtes à être « réinstallées ». Chaque nom, chaque âge, chaque rue.


Un officier britannique fit le rapprochement avec les sabotages d’El Aouina. Il demanda à interroger les suspects. Il n’en trouva aucun. 

Les enfants étaient rentrés chez eux. David  avait repris ses études avec fierté au Lycée Carnot, car il y en avait été écarté en 1940, les lois iniques du numerus clausus imposées par le régime de Vichy … Elles venaient d’être abolies 


Oncle Nathan, le vieux marin, dit simplement au major :


Les enfants de Tunis ont fait ce qu’ils avaient à faire. Ici, ce n’était pas Salonique.








L’après



David ne parla jamais de cette histoire. Il grandit, devint pharmacien, puis partit vivre en France. Il vécut à Marseille. Mais au fond d’un tiroir, sa fille trouva un carnet. Avec des dessins d’avions, de bateaux, de fils électriques. Et une phrase en hébreu :


“Qui sauve une âme, sauve le monde entier.”


“כל המקיים נפש אחת – מעלים עליו כאילו קיים עולם מלא”


 Kol hamekayem nefesh achat – ma’alin alav ke’ilu kiyam olam male.


C’est une formulation tirée du Talmud (traité Sanhédrin 4:5), reprise et popularisée dans la tradition juive comme un hommage à la valeur infinie de chaque vie humaine.


Seul Jacquot qui avait été messager pendant la résistance raconta son histoire dans un livre qu’il avait destiné à ses petits enfants  


Épilogue : mémoire du vent



La communauté juive de Tunisie, vieille de près de 2800 ans, a traversé la guerre grâce à un miracle. Ou grâce à quelques enfants et un vieux bateau. C’est selon ce qu’on croit.


Les 80 000 Juifs de Salonique n’ont pas eu cette chance. Ils ont été presque tous exterminés.


Mais à Tunis, en 1942, un garçon David et une bande d’enfants, sans drapeaux ni médailles, ont changé le cours de l’Histoire.


Et cela mérite d’être raconté. Encore et encore.


Tunis is 2025, il n’y a plus de juifs, la Grande Synagogue avenue de Paris est fermée, elle n’ouvre que le Chabbat, réunissant à peine une vingtaine de fidèles dont des touristes et des diplomates. 





Mille juifs vivent encore dans l’Ile de Djerba, garantissant à la plus vielle synagogue «  La Ghriba » d’exister, malgré les multiples attentats et l’hostilité d’un gouvernement antisioniste qui les harcèle . 




https://akadem.org/la-shoah-en-tunisie



© 2025 JBCH. Reproduction interdite sans autorisation.


Le Soupir du Juste : Boualem Sansal

Face à la lâcheté des Médias et des élites .. je pousse un Cri de désespoir !!! Boualem Sansal, ou le soupir du juste
Trahi par les siens, abandonné par les autres Il y a des silences qui pèsent plus lourd que mille injures. 

Celui qui entoure Boualem Sansal en est un. En France, pays qui se targue d’être la patrie des Lumières, du refuge des dissidents, du pays des Droits de l’Homme, le mutisme autour de ce grand écrivain français – car il est bien cela, français de langue, d’esprit, de courage – en dit long sur notre époque. 

 Boualem Sansal n’est pas n’importe qui. Ingénieur, haut fonctionnaire, romancier majeur, auteur d’une œuvre dense, âpre, viscéralement engagée contre l’obscurantisme et la dictature, il est depuis plus de vingt ans l’une des consciences les plus lucides du monde francophone. 

Il parle à voix nue d’un monde qu’il connaît de l’intérieur : l’Algérie des généraux, l’Algérie des compromissions, l’Algérie kidnappée par une oligarchie mafieuse qui a vendu son âme aux islamistes après avoir trahi les promesses de la guerre de libération. Il n’a jamais cédé à la facilité. Il n’a jamais retourné sa veste. 

Il aurait pu, comme d’autres, se réfugier dans un exil confortable, flatter un public européen soucieux de repentance, ou s’adonner au misérabilisme postcolonial. Il ne l’a pas fait. Il a choisi de rester libre, et donc seul. 

Une voix qui dérange les deux rives En Algérie, Sansal est considéré comme un traître. Ses livres sont interdits, son nom rarement prononcé dans les médias officiels, sa présence dans le pays tolérée mais étroitement surveillée. 

Il continue pourtant à y vivre une partie de l’année, fidèle à cette terre qui le rejette, comme un fils ingratement chassé du foyer par une mère aliénée. Mais ce qui est plus troublant encore, c’est l’indifférence – voire l’embarras – qu’il suscite en France. 

Les prix littéraires l’ont un temps reconnu (Prix de la paix des libraires allemands, Grand prix du roman de l’Académie française), mais aujourd’hui, où sont les plateaux qui l’invitent ? Les intellectuels qui le citent ? Les politiques qui le défendent ? Il est devenu persona non grata dans un débat public aseptisé où les vérités rugueuses font désordre. 

 Car ce qu’il dit ne plaît à personne. 

Pas à la gauche française, qui peine à reconnaître que l’islamisme est un totalitarisme, et que dénoncer sa progression n’est pas un acte raciste mais un devoir de lucidité. 

Pas à la droite, qui instrumentalise parfois la critique de l’islam politique à des fins xénophobes, mais reste sourde quand un écrivain arabe, profondément universaliste, les rejoint sur ce terrain avec noblesse. 

Et encore moins aux élites françaises, qui continuent de traiter le régime algérien avec des gants de soie, par peur du chaos migratoire, des ruptures diplomatiques, et d’un Quai d’Orsay corrompu et de Macron, un président français faible envers l’Algérie, Et influencé par le Qatar et par le clan Saadé, ou simplement par veulerie.
L’héritier des dissidents Sansal est un Soljenitsyne maghrébin. Il écrit contre la peur, contre l’idéologie, contre les prisons visibles et invisibles. Son roman “Le Village de l’Allemand” (2008) était une métaphore puissante du passage du totalitarisme nazi à celui de l’islamisme. Il y montrait comment une même logique de haine et de domination pouvait s’emparer des esprits, de père en fils, de siècle en siècle. 

Mais qui l’a lu dans les lycées ? Qui l’a enseigné ? Qui a tiré les leçons de ce cri ? Très peu. Parce qu’il dénonce tout à la fois : la défaite de l’intelligence, le cynisme des régimes arabes, la mollesse des démocraties européennes, et la démission des intellectuels. Une société qui sacrifie ses justes Aujourd’hui, Boualem Sansal est l’image même du juste solitaire. Un homme qui aurait pu vivre dans la reconnaissance, et qui vit dans un quasi-exil moral. Il ne quémande ni statut, ni tribune. Mais son isolement est un scandale. 

Il a été emprisonné, condamne a 5 ans de prison et en plus, il est cadenassé dans un oubli organisé, relégué par la bien-pensance qui préfère les auteurs consensuels ou les pamphlets prévisibles. Le silence autour de lui est un choix. 

Ce n’est pas l’ignorance : c’est le refus d’écouter une voix qui nous renvoie à notre propre aveuglement, à nos pactes, à notre paresse intellectuelle. Il est encore temps Alors que la guerre en Ukraine réhabilite les dissidents russes, que les voix iraniennes, syriennes, ou chinoises commencent à trouver un écho en Occident, il est temps que la France regarde en face l’un de ses écrivains les plus courageux. Il est temps de lire, relire, et faire lire Sansal.

Pas seulement comme un auteur algérien. Mais comme un écrivain français d’expression française, une conscience européenne, un témoin tragique d’un basculement civilisationnel. Est-ce ce regard sur l’histoire, et celle des français qui ont dessiné les frontières entre l'Algérie et le Maroc d’une façon partiale et qui avaient amputé le Maroc du Sahara oriental… Sansal n’est pas négationniste, il révèle le vrai … et ça les dictateurs algériens ne lui pardonneront pas. 




Car ce qu’il décrit n’est pas seulement l’effondrement de l’Algérie. C’est aussi le naufrage de l’Occident qui, par peur de nommer, abandonne ses meilleurs alliés. Ne pas laisser la solitude avoir le dernier mot J’écris ce texte avec colère. Et avec honte. Car moi aussi, comme tant d’autres, j’ai trop souvent regardé ailleurs. Il ne suffit pas de saluer un écrivain une fois tous les cinq ans quand il reçoit un prix ou signe une tribune. Il faut le soutenir au quotidien, dans sa solitude, dans son exigence, dans sa résistance. À plus de 80 ans, atteint par un cancer, Boualem Sansal est vivant. Il écrit encore.  


                              




Il mérite un soutien permanent à l’ouverture de chaque journal télévisé ce Cri qui devrait transpercer la Méditerranée !!

© 2025 JBCH. Reproduction interdite sans autorisation.

Israël Bienfaiteur de l'Afrique ! ... le Projet i-Fair ... en 3 langues FR, EN, ES


UN MILLION D'EMPLOIS au Nigéria ?

Ce pays est le plus peuplé d'Afrique avec 230 millions d'habitants ...

Le programme i‑FAIR (Innovation Fellowship for Aspiring Inventors and Researchers) est une initiative conjointe de l’Ambassade d’Israël au Nigeria et du gouvernement nigérian, portée notamment par le bureau du vice‑président et l’incubateur Innov8 Hub. Voici une présentation complète en français, anglais et espagnol.

🇫🇷 Français Le rôle central d’Israël dans i‑FAIR

Le rôle d’Israël dans le programme i‑FAIR n’est pas simplement celui d’un co-organisateur diplomatique : c’est un acteur moteur et structurant, qui met à disposition son savoir-faire, son écosystème d’innovation et ses méthodes de transformation des idées en entreprises concrètes.

Voici les aspects clés de ce rôle primordial :

1. Initiateur politique et diplomatique

L’i‑FAIR a été lancé par l’Ambassade d’Israël au Nigeria en 2020, à l’initiative de l’ambassadeur d’alors, Shimon Ben-Shoshan, dans le cadre d’une diplomatie d’innovation. Le but était de transposer l’esprit de la “Start-up Nation” en Afrique, notamment au Nigeria, en réponse aux besoins locaux.
🗣️
“Nous ne donnons pas du poisson, nous enseignons à construire les cannes à pêche.” – Diplômatie israélienne à propos d’i-FAIR.

2. Fournisseur d’expertise technique et de mentors

Israël mobilise :
Des experts en R&D, en design industriel, en agriculture intelligente, en medtech, etc. pour coacher les fellows. Des mentors issus de l’écosystème de l’innovation israélien : startuppers, ingénieurs, investisseurs, anciens du Technion ou de l’armée (Unit 8200). Des partenariats avec des universités et incubateurs israéliens, pour la mise à disposition de savoir-faire et de méthodologies de prototypage accéléré.

3. Transfert de modèle économique et d’écosystème

Israël offre plus qu’un appui technique : il propose un transfert de culture entrepreneuriale basée sur :
L’expérimentation rapide, Le prototypage fonctionnel (Minimum Viable Product), La tolérance à l’échec et à l’itération, Le travail en réseau dès le stade de l’idée.
Ce modèle, forgé dans un pays sans ressources naturelles, repose sur le capital humain et la résilience technique, des atouts que le Nigeria veut répliquer.

4. Connecteur international

Israël agit aussi comme passerelle pour connecter les porteurs de projet nigérians avec :
Des investisseurs israéliens, Des startups israéliennes en recherche de partenariats africains, Des fonds de capital-risque ou agences gouvernementales (comme l’AID d’Israël).
Certains fellows d’i‑FAIR sont ainsi invités en Israël pour finaliser leur prototype ou pitcher devant des incubateurs comme MassChallenge, SOSA, ou Start-Up Nation Central.

5. Vitrine géostratégique

i‑FAIR permet à Israël de renforcer sa présence en Afrique de l’Ouest par le soft power de l’innovation :
Valorisation de son modèle économique et éducatif, Contournement des relations tendues avec certains pays arabes influents, Création de liens économiques durables hors des circuits traditionnels de l’aide.
1. Présentation et objectifs
i‑FAIR est un programme de 6 mois, entièrement financé, destiné à transformer des idées ou prototypes naissants en startups viables. Il cible les innovateurs, entrepreneurs, inventeurs nigérians pour résoudre des enjeux locaux autour de la sécurité alimentaire, la santé, l’énergie renouvelable, la circularité, l’EdTech ou l’infrastructure.
2. Mécanismes et soutien offert

Incubation et mentorat (plus de 1 300 heures réalisées) avec experts israéliens et nigérians. Accès à Innov8 Hub, laboratoires de prototypage, formations et ateliers. Participation à des bootcamps, possibilités de pitch devant des investisseurs, et voyages sponsorisés en Israël pour les meilleurs projets.

3. Résultats et impact

À ce jour, trois éditions achevées, avec plus de 63 fellows, 56 prototypes développés et plus de 100 idées mentorées. Plusieurs startups issues du programme (ThinkBike, Soilless Farm Labs, Quadloop Africa, Eco Circular Solution…) ont attiré des investissements.

4. Vision stratégique

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie bilatérale visant à créer un million d’emplois dans l’économie numérique au Nigeria, en s’appuyant sur le modèle israélien d’innovation et industrialisation axée sur la recherche.

5. Enjeux pour les participants et le Nigeria

Pour les participants : compétences entrepreneuriales, mise en réseau, visibilité, opportunités d’investissement. Pour le Nigeria : développement de l’écosystème startup local, création d’emplois, développement socio-économique et transformation économique.

© 2025 JBCH. Reproduction interdite sans autorisation.
 

🇺🇸 Israel’s Central Role in i‑FAIR
1. Political and Diplomatic Initiator i‑FAIR was launched in 2020 by the Israeli Embassy in Nigeria, initiated by then-Ambassador Shimon Ben-Shoshan, as part of a strategy of innovation diplomacy. The goal was to replicate the Israeli “Start-up Nation” spirit in Africa, especially in Nigeria, by addressing local development needs. 🗣️ “We don’t give people fish; we teach them how to build the fishing rods.” – Israeli diplomacy on i‑FAIR. 2. Provider of Technical Expertise and Mentorship Israel contributes: R&D and sector-specific experts (e.g., agritech, medtech, cleantech) who train and guide Nigerian fellows. Mentors from Israel’s innovation ecosystem: startup founders, engineers, investors, alumni of institutions like the Technion and Israel’s Unit 8200. Partnerships with Israeli universities and incubators, providing methods for rapid prototyping and business model generation. 3. Model and Ecosystem Transfer Israel exports not only tools but also a mindset and entrepreneurial culture, centered on: Rapid experimentation and iteration, Functional prototyping (MVP), High tolerance for failure, Early-stage networking. This model—developed in a resource-scarce country—relies on human capital and technological resilience, which Nigeria seeks to emulate. 4. International Connector Israel acts as a bridge linking Nigerian innovators with: Israeli investors and venture capital networks, Tech startups in Israel looking to expand into African markets, Governmental or private sector accelerators in Tel Aviv, Jerusalem, and Haifa. Top i‑FAIR fellows are even invited to Israel to finalize prototypes or pitch before international incubators like MassChallenge, SOSA, or Start-Up Nation Central. 5. Strategic Soft Power Tool i‑FAIR reinforces Israel’s presence in West Africa through innovation-driven diplomacy: Showcasing Israel’s innovation and education model, Circumventing diplomatic barriers in certain Arab-influenced regions, Building long-term economic and technological partnerships.
🇪🇸 El papel central de Israel en i‑FAIR
1. Iniciador político y diplomático El programa i‑FAIR fue lanzado en 2020 por la Embajada de Israel en Nigeria, impulsado por el entonces embajador Shimon Ben-Shoshan, dentro de una estrategia de diplomacia basada en la innovación. El objetivo era reproducir el modelo de la “Nación Start-up” israelí en África, especialmente en Nigeria, respondiendo a necesidades locales de desarrollo. 🗣️ “No damos pescado, enseñamos a construir cañas de pescar.” – Diplomacia israelí sobre i‑FAIR. 2. Proveedor de mentoría y experiencia técnica Israel aporta: Expertos técnicos en I+D, agritech, medtech, cleantech, etc. Mentores del ecosistema israelí de innovación: empresarios, ingenieros, inversores, veteranos del Technion y la Unidad 8200. Convenios con universidades e incubadoras israelíes, que facilitan metodologías de desarrollo rápido de prototipos. 3. Transferencia de modelo y cultura emprendedora Israel transmite más que conocimientos técnicos: comparte una mentalidad empresarial basada en: Experimentación rápida y prototipado funcional (producto mínimo viable), Alta tolerancia al fracaso y cultura de iteración, Conexión en red desde las fases iniciales del proyecto. Este enfoque, nacido en un país sin recursos naturales, se basa en el capital humano y la resiliencia tecnológica, cualidades que Nigeria busca adoptar. 4. Conector internacional Israel sirve de puente entre Nigeria y el ecosistema global, conectando a los fellows con: Inversores israelíes, Startups israelíes interesadas en expandirse hacia África, Aceleradoras y programas de incubación con sede en Tel Aviv, Jerusalén o Haifa. Algunos becarios son invitados a Israel para perfeccionar sus prototipos o presentar proyectos ante incubadoras como MassChallenge, SOSA o Start-Up Nation Central. 5. Herramienta geoestratégica de poder blando i‑FAIR permite a Israel fortalecer su influencia en África Occidental mediante la diplomacia de la innovación: Promueve su modelo educativo y tecnológico, Sortear obstáculos diplomáticos en países de influencia árabe, Forja alianzas económicas y científicas duraderas con el continente africano.