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jeudi 4 septembre 2025

Pourquoi la Cuisine israélienne est au Sommet (FR, EN, ES). BCH N° 330


La cuisine israélienne ne se limite pas à un simple art de table ; elle incarne un récit, celui d’un pays jeune mais chargé d’une mémoire plurimillénaire, marqué par des migrations, des exils, des rencontres et des métissages culturels. Par essence, elle se nourrit de la diversité de ses habitants et illustre la capacité du peuple juif à assimiler et à transformer les influences culinaires des régions qu’il a traversées.


Les tables israéliennes racontent d’abord une histoire de diasporas. On y retrouve les parfums et les saveurs des grandes aires géographiques où le judaïsme a pris racine au fil des siècles :

  • Le Levant arabe (Liban, Syrie, Égypte) a légué des plats incontournables comme le houmous, le falafel, les salades fraîches aux herbes et au citron, ou encore les grillades parfumées.

  • Les juifs sépharades et maghrébins ont introduit la dafina, le couscous, les bricks, les tajines, les pâtisseries au miel et aux amandes.

  • Les ashkénazes d’Europe centrale et orientale ont apporté la carpe farcie, les gefilte fish, la soupe de betterave (borsch), les beignets de pommes de terre (latkes), ou encore les pains briochés de Chabbat (hallot).

  • Les juifs venus de Turquie, d’Iran, d’Irak ou du Yémen ont enrichi la table israélienne de mets épicés, de riz parfumé, de pains traditionnels (comme la laffa ou le malawach) et de sauces relevées.


Cet ensemble fait d’Israël un véritable melting-pot gastronomique, où les cultures culinaires se croisent, se répondent et se réinventent. C’est une mosaïque unique, qui ne se retrouve dans aucun autre pays de la même manière.


Depuis une dizaine d’années, un tournant s’est amorcé : une nouvelle génération de chefs israéliens réinterprète ce patrimoine foisonnant avec une créativité sans limite. La cuisine israélienne contemporaine, souvent qualifiée de “fusion”, combine les influences internationales (française, italienne, japonaise, sud-américaine) avec une identité locale forte.


Quelques caractéristiques de ce courant culinaire : 

L’audace : les associations d’ingrédients paraissent parfois improbables mais séduisent par leur équilibre. 

La valorisation du végétal : légumes de saison, herbes fraîches, céréales et légumineuses sont au cœur des assiettes. 

Les épices : utilisées avec finesse, elles reflètent l’héritage du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. 

La qualité des produits : Israël bénéficie d’un terroir ensoleillé, où fruits et légumes atteignent une intensité aromatique rare.

Tel-Aviv est devenue une capitale gastronomique mondiale, célébrée par la presse culinaire internationale pour son dynamisme et sa créativité.


Si la cuisine israélienne séduit autant, c’est qu’elle est à la fois identitaire et universelle. Elle incarne un peuple en perpétuelle construction, qui puise dans ses racines tout en regardant vers l’avenir. Elle répond aussi aux grandes tendances mondiales :

  • Le régime méditerranéen, reconnu comme l’un des plus sains au monde.

  • La montée du véganisme, dont Israël est l’un des épicentres, en particulier à Tel-Aviv. Houmous, falafel, salades, graines, huile d’olive, lentilles et pois chiches forment une base végétale naturelle et gourmande.

  • L’alliance entre santé et plaisir : en Israël, manger sain n’est pas un effort, mais un art joyeux, coloré et savoureux.


Au-delà de son territoire, la cuisine israélienne s’exporte avec succès. À Paris, des adresses comme Miznon d’Eyal Shani, Tavline, Magniv ou Chiche connaissent un succès fulgurant. Ces restaurants ne se contentent pas de reproduire des recettes traditionnelles ; ils transmettent une expérience festive, généreuse et conviviale, qui est l’âme même de la gastronomie israélienne.



La littérature culinaire s’est également emparée du sujet. Des chefs de renommée internationale comme Yotam Ottolenghi (avec Jérusalem) ou Chloé Saada (Paris – Tel Aviv) on
t contribué à démocratiser et à magnifier cette cuisine auprès d’un public occidental en quête d’authenticité et d’exotisme.


La cuisine israélienne est bien plus qu’un assemblage de plats : elle est une métaphore vivante de l’histoire et de l’identité d’Israël. Elle raconte la mémoire des exils, la richesse du retour, la créativité d’un peuple qui fait dialoguer héritage et innovation. Elle est à la fois refuge et laboratoire, ancrée dans une tradition millénaire mais propulsée dans la modernité par une génération de chefs visionnaires.


En ce sens, s’attabler dans un restaurant israélien, que ce soit à Tel-Aviv, à Jérusalem ou à Paris, c’est entreprendre un voyage à travers le temps et l’espace, où les goûts, les couleurs et les odeurs tissent le récit d’une nation et de son peuple.


NB : Le succès planétaire de Yotam Ottolenghi


Le chef anglo-israélien Yotam Ottolenghi s’est imposé comme une véritable icône culinaire mondiale. Ses recettes, inspirées du Moyen-Orient et réinventées dans un esprit méditerranéen, séduisent par leur métissage audacieux, leur richesse en légumes, en herbes fraîches et en épices. Résultat : un style accessible, coloré et convivial, qui a bouleversé les habitudes alimentaires en Occident.

Yotam Ottolenghi 

Ottolenghi, c’est aujourd’hui près de dix millions de livres vendus à travers le monde, traduits dans de multiples langues, et toujours classés parmi les best-sellers. Ses ouvrages ne sont pas de simples recueils de recettes, mais de véritables manifestes culinaires, alliant santé, générosité et créativité. Sa popularité est amplifiée par ses 2,3 millions d’abonnés Instagram, ses chroniques culinaires régulières pour le Guardian et le New York Times, ainsi que par une gamme de vaisselle et de produits dérivés qui prolongent son univers jusque dans nos cuisines.

Au-delà des chiffres, Ottolenghi a changé le rapport des Occidentaux à la cuisine du Levant : il a introduit dans les foyers européens et américains le zaatar, le tahini ou encore la mélasse de grenade, devenus désormais familiers. Son influence est telle que ses recettes figurent sur les tables de fêtes en France comme ailleurs, témoignant d’une véritable révolution culinaire et culturelle.

En somme, Ottolenghi est bien plus qu’un chef : il est un ambassadeur du métissage gastronomique, un passeur de saveurs qui a su transformer la cuisine orientale en un langage universel.

 © 2025 JBCH. Tous droits réservés. Reproduction du texte interdite sans autorisation


Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne

les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privée.



English 


Israeli cuisine is not limited to the art of the table; it embodies a narrative, that of a young country carrying a millennia-old memory, shaped by migrations, exiles, encounters, and cultural blending. By essence, it feeds on the diversity of its inhabitants and illustrates the Jewish people’s ability to absorb and transform the culinary influences of the regions they have traversed.

Israeli tables first tell a story of diasporas. They bring together the scents and flavors of the great geographic areas where Judaism took root over the centuries:

  • The Arab Levant (Lebanon, Syria, Egypt) bequeathed iconic dishes such as hummus, falafel, fresh salads with herbs and lemon, and fragrant grilled meats.

  • Sephardic and Maghrebi Jews introduced dafina, couscous, bricks, tagines, honey- and almond-based pastries.

  • Ashkenazi Jews from Central and Eastern Europe brought gefilte fish, carp, beetroot soup (borsch), potato pancakes (latkes), and the sweet braided hallot of Shabbat.

  • Jews from Turkey, Iran, Iraq, or Yemen enriched Israeli tables with spicy dishes, fragrant rice, traditional breads (like laffa or malawach), and piquant sauces.

Together, they make Israel a true gastronomic melting pot, where culinary cultures intersect, respond to each other, and reinvent themselves—a unique mosaic unlike anywhere else.

Over the last decade, a new generation of Israeli chefs has begun reinterpreting this abundant heritage with boundless creativity. Contemporary Israeli cuisine, often described as “fusion,” combines international influences (French, Italian, Japanese, South American) with a strong local identity.

Its main characteristics include:

  • Boldness: ingredient pairings that may seem improbable but captivate with their balance.

  • Plant-based valorization: seasonal vegetables, fresh herbs, grains, and legumes are at the heart of the plates.

  • Spices: used with finesse, reflecting Middle Eastern and North African heritage.

  • Quality of produce: Israel’s sunny terroir yields fruits and vegetables of rare aromatic intensity.

Tel Aviv has become a global gastronomic capital, celebrated by the international food press for its dynamism and creativity.

Israeli cuisine captivates because it is both identity-based and universal. It embodies a people in perpetual construction, drawing from its roots while looking toward the future. It also aligns with major global trends:

  • The Mediterranean diet, recognized as one of the healthiest in the world.

  • The rise of veganism, with Israel—particularly Tel Aviv—being one of its epicenters. Hummus, falafel, salads, grains, olive oil, lentils, and chickpeas form a natural and gourmet plant-based foundation.

  • The alliance of health and pleasure: in Israel, eating healthy is not an effort but a joyful, colorful, and flavorful art.

Beyond its borders, Israeli cuisine has successfully spread worldwide. In Paris, places like Eyal Shani’s Miznon, Tavline, Magniv, or Chiche are thriving. These restaurants do not merely reproduce traditional recipes; they transmit a festive, generous, convivial experience—the very soul of Israeli gastronomy.

Culinary literature has also embraced the subject. Internationally renowned chefs like Yotam Ottolenghi (Jerusalem) or Chloé Saada (Paris – Tel Aviv) have contributed to democratizing and elevating this cuisine for Western audiences in search of authenticity and exoticism.

Israeli cuisine is much more than an assemblage of dishes: it is a living metaphor of Israel’s history and identity. It tells the memory of exiles, the richness of return, the creativity of a people who make heritage and innovation converse. It is at once refuge and laboratory, anchored in millennia-old tradition yet propelled into modernity by visionary chefs.

To sit at an Israeli restaurant table—in Tel Aviv, Jerusalem, or Paris—is to embark on a journey through time and space, where tastes, colors, and aromas weave the story of a nation and its people.


The Global Success of Yotam Ottolenghi


The Anglo-Israeli chef Yotam Ottolenghi has become a true global culinary icon. His recipes, inspired by the Middle East and reimagined with a Mediterranean spirit, seduce with their bold blending, vegetable richness, fresh herbs, and spices. The result is an accessible, colorful, convivial style that has transformed eating habits in the West.

Ottolenghi has sold nearly ten million books worldwide, translated into multiple languages, consistently ranking among bestsellers. His works are not mere recipe collections but true culinary manifestos, combining health, generosity, and creativity. His popularity is amplified by 2.3 million Instagram followers, regular food columns for The Guardian and The New York Times, and a line of tableware and products that extend his universe into our kitchens.

Beyond the numbers, Ottolenghi has changed how Westerners relate to Levantine cuisine: he introduced zaatar, tahini, and pomegranate molasses into European and American homes, now familiar staples. His influence is such that his recipes are found on festive tables in France and beyond, attesting to a true culinary and cultural revolution.

In short, Ottolenghi is more than a chef: he is an ambassador of gastronomic blending, a transmitter of flavors who has transformed Eastern cuisine into a universal language.


Español

La cocina israelí no se limita al arte de la mesa; encarna un relato, el de un país joven pero cargado de una memoria milenaria, marcado por migraciones, exilios, encuentros y mestizajes culturales. Por esencia, se nutre de la diversidad de sus habitantes e ilustra la capacidad del pueblo judío de asimilar y transformar las influencias culinarias de las regiones que ha atravesado.


Las mesas israelíes cuentan ante todo una historia de diásporas. Reúnen los aromas y sabores de las grandes áreas geográficas donde el judaísmo echó raíces a lo largo de los siglos:

  • El Levante árabe (Líbano, Siria, Egipto) legó platos emblemáticos como el hummus, el falafel, las ensaladas frescas con hierbas y limón, y las carnes a la parrilla perfumadas.

  • Los judíos sefardíes y magrebíes introdujeron la dafina, el cuscús, los bricks, los tajines y la repostería a base de miel y almendras.

  • Los asquenazíes de Europa Central y del Este aportaron la carpa rellena, el gefilte fish, la sopa de remolacha (borsch), los buñuelos de patata (latkes), y los panes trenzados de Shabat (jalot).

  • Los judíos procedentes de Turquía, Irán, Irak o Yemen enriquecieron la mesa israelí con platos especiados, arroz aromático, panes tradicionales (como la laffa o el malawach) y salsas picantes.


Este conjunto convierte a Israel en un auténtico crisol gastronómico, donde las culturas culinarias se cruzan, dialogan y se reinventan. Es un mosaico único, irrepetible en cualquier otro país.


En los últimos diez años, una nueva generación de chefs israelíes ha comenzado a reinterpretar este vasto patrimonio con una creatividad sin límites. La cocina israelí contemporánea, a menudo calificada de “fusión”, combina influencias internacionales (francesa, italiana, japonesa, sudamericana) con una fuerte identidad local.

Algunas características de esta corriente culinaria:

  • Audacia: combinaciones de ingredientes que parecen improbables pero seducen por su equilibrio.

  • Revalorización de lo vegetal: verduras de temporada, hierbas frescas, cereales y legumbres ocupan un lugar central.

  • Especias: utilizadas con sutileza, reflejan el legado de Oriente Medio y del Magreb.

  • Calidad de los productos: Israel goza de un terroir soleado, donde frutas y verduras alcanzan una intensidad aromática excepcional.


Tel Aviv se ha convertido en una capital gastronómica mundial, celebrada por la prensa internacional por su dinamismo y creatividad.

La cocina israelí seduce porque es a la vez identitaria y universal. Encierra la historia de un pueblo en construcción permanente, que se nutre de sus raíces mirando hacia el futuro. Responde además a grandes tendencias globales:

  • La dieta mediterránea, reconocida como una de las más saludables del mundo.

  • El auge del veganismo, cuyo epicentro se encuentra en Israel, especialmente en Tel Aviv. Hummus, falafel, ensaladas, granos, aceite de oliva, lentejas y garbanzos forman una base vegetal natural y sabrosa.

  • La alianza entre salud y placer: en Israel, comer sano no es un esfuerzo, sino un arte alegre, colorido y delicioso.

Más allá de sus fronteras, la cocina israelí se exporta con éxito. En París, lugares como Miznon de Eyal Shani, Tavline, Magniv o Chiche triunfan rotundamente. Estos restaurantes no se limitan a reproducir recetas tradicionales; transmiten una experiencia festiva, generosa y convivencial, que constituye el alma misma de la gastronomía israelí.

La literatura culinaria también se ha apropiado del tema. Chefs de renombre internacional como Yotam Ottolenghi (Jerusalén) o Chloé Saada (París – Tel Aviv) han contribuido a democratizar y magnificar esta cocina para un público occidental ávido de autenticidad y exotismo.

La cocina israelí es mucho más que un conjunto de platos: es una metáfora viva de la historia y de la identidad de Israel. Relata la memoria de los exilios, la riqueza del retorno, la creatividad de un pueblo que hace dialogar herencia e innovación. Es a la vez refugio y laboratorio, anclada en una tradición milenaria pero proyectada hacia la modernidad por una generación de chefs visionarios.

En este sentido, sentarse a la mesa de un restaurante israelí, sea en Tel Aviv, Jerusalén o París, es emprender un viaje a través del tiempo y del espacio, donde los sabores, colores y aromas tejen el relato de una nación y de su pueblo.


El éxito mundial de Yotam Ottolenghi

El chef anglo-israelí Yotam Ottolenghi se ha convertido en un verdadero icono culinario mundial. Sus recetas, inspiradas en Oriente Medio y reinventadas con un espíritu mediterráneo, seducen por su mestizaje audaz, su riqueza en verduras, hierbas frescas y especias. El resultado: un estilo accesible, colorido y convivencial que ha transformado los hábitos alimenticios en Occidente.

Ottolenghi ha vendido cerca de diez millones de libros en todo el mundo, traducidos a múltiples idiomas y siempre presentes en las listas de bestsellers. Sus obras no son simples recetarios, sino auténticos manifiestos culinarios que combinan salud, generosidad y creatividad. Su popularidad se amplifica con 2,3 millones de seguidores en Instagram, sus columnas regulares para The Guardian y The New York Times, y una gama de vajillas y productos que prolongan su universo hasta nuestras cocinas.

Más allá de las cifras, Ottolenghi ha cambiado la relación de los occidentales con la cocina levantina: introdujo el zaatar, el tahini y la melaza de granada en los hogares europeos y americanos, hoy productos familiares. Su influencia es tal que sus recetas aparecen en las mesas festivas en Francia y más allá, testimoniando una verdadera revolución culinaria y cultural.

En suma, Ottolenghi es mucho más que un chef: es un embajador del mestizaje gastronómico, un transmisor de sabores que ha transformado la cocina oriental en un lenguaje universal.

L'alliance LFI / Hamas (FR). JBCH N° 329

Sur  l’article de Claude Goldenfeld paru dans Tribune Juive (2/09/25) : Les liens préoccupants entre l’extrême gauche française et les groupes terroristes ou islamistes


L’article de Claude Goldenfeld, publié dans Tribune Juive le 2 septembre 2025, est une tribune engagée sous forme d’une lettre ouverte adressée au ministre de l’Intérieur, au garde des Sceaux, à des avocats et associations luttant contre l’islamisme et l’antisémitisme, ainsi qu’aux députés impliqués dans une future commission d’enquête parlementaire sur les liens entre mouvements politiques et réseaux islamistes. 





Goldenfeld, connu pour ses positions critiques envers La France insoumise (LFI) et l’extrême gauche, compile des informations publiques pour dénoncer des “liaisons inquiétantes” entre figures de LFI et des groupes terroristes comme le Hamas ou le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP). Il évoque le concept juridique d’“intelligence avec une organisation terroriste” (articles 411-4 et suivants du Code pénal français), un crime grave qu’il estime applicable à plusieurs élus insoumis.







L’auteur rappelle une plainte déposée en septembre 2024 par l’association Avocats sans Frontières (présidée par Me Gilles-William Goldnadel) contre trois députés LFI – Rima Hassan, Thomas Portes et Ersilia Soudais – pour apologie du terrorisme et intelligence avec des groupes djihadistes. 




Un an plus tard, en 2025, la procédure stagne, ce que Goldenfeld qualifie d’“inertie de la justice”. Ses objectifs : élargir le champ des enquêtes potentielles, alerter sur les menaces pour l’État de droit et la sécurité nationale, et poser la question de la dissolution de LFI. Il interpelle directement le garde des Sceaux sur l’avancement des plaintes contre ces élus pour apologie du terrorisme, antisémitisme ou menaces de mort, en référence à un engagement médiatique sur CNews au début de l’été 2025.


Cet article s’inscrit dans une série de tribunes de Goldenfeld dans Tribune Juive, comme “J’accuse LFI d’être devenu le Parti de l’antisémitisme en France” (janvier 2025) ou “Du dealer au leader : LFI accro à l’antisémitisme” (février 2025), où il accuse LFI de relais de la propagande islamiste, d’antisémitisme et de compromissions avec des mouvements radicaux. Il reflète un contexte tendu post-7 octobre 2023, marqué par une hausse des actes antisémites en France et des débats sur les alliances “islamo-gauchistes”.


Goldenfeld structure son dossier autour de deux axes principaux, étayés par des références à des publications sur X (anciennement Twitter) et des vidéos, pour démontrer des liens concrets entre LFI et des organisations classées terroristes par l’UE, les États-Unis et Israël.

1.  Le Hamas et les Flottilles pour Gaza
L’auteur met en lumière les révélations du 1er septembre 2025 sur X, où le Hamas admet officiellement organiser les “Flottilles pour Gaza”, présentées comme humanitaires mais qualifiées de propagande politique et médiatique. Il cite un post de @SlMONWEINBERG (Simon Weinberg), qui rapporte une interview sur Al Jazeera de Zaher Birawi, membre du Hamas et coordinateur de la flottille. Birawi avoue que les navires transportent peu d’aide, avec un objectif “politique” pour défier “l’occupation” israélienne, même après un éventuel cessez-le-feu. Goldenfeld lie cela à une autre publication de @halteconnerie (du 18 juin 2025), qui détaille le financement de la flottille par des groupes terroristes affiliés au Hamas, comme l’IHH (Fondation humanitaire turque, accusée par les États-Unis d’être créée par le Hamas pour blanchir des fonds). Il mentionne l’implication de Rima Hassan et Greta Thunberg dans une expédition sur le voilier Madleen (lié à l’Iran) et le navire Conscience (affilié à l’IHH et à Al-Qaïda). Selon lui, tous les participants français, y compris des députés LFI comme Thomas Portes (prévu pour le 4 septembre 2025), pourraient être complices d’intelligence avec le Hamas. L’article inclut une image d’un post X alertant sur ces liens, soulignant la surprise feinte face à ces connexions avec des ONG comme l’Union of Good (présidée par le théoricien des Frères musulmans Yusuf al-Qaradawi).



2.  Le FPLP et LFI
Goldenfeld évoque une vidéo rétrospective (postée par @Enthoven_R, Raphaël Enthoven, le 25 février 2025) illustrant les “liens innombrables” entre LFI et le FPLP, un groupe marxiste-palestinien classé terroriste en Europe pour ses attentats et son rôle dans le 7 octobre 2023 (y compris la cérémonie des cercueils). Il cite Jean-Luc Mélenchon admettant, le 30 novembre 2023, avoir été sollicité pour intercéder auprès du FPLP pour libérer le bébé otage Bibas (enlevé après le 7 octobre). Dans un extrait audio de 24 secondes, Mélenchon qualifie l’enfant d’“ignominie absolue” et feint d’ignorer l’acronyme FPLP, démontrant selon l’auteur une “duplicité grotesque”. Goldenfeld insiste sur la proximité notoire de LFI avec le FPLP, rendant ces élus vulnérables à des poursuites.

L’article se termine sur une note alarmiste, appelant à une action judiciaire et politique pour protéger la France de ces “menaces”.



Cet article est un plaidoyer pour la vérité typique du style de Tribune Juive, un média de la communauté juive française, qui documente souvent l’antisémitisme et l’islamisme en France. 


Goldenfeld excelle dans la compilation de sources publiques (posts X, vidéos, enquêtes médiatiques comme celles de Franc-Tireur ou Le Point), rendant son dossier factuellement étayé – par exemple, les aveux du Hamas sur Al Jazeera confirment un financement occulte de 10 millions de dollars pour la flottille, et les liens LFI-FPLP sont corroborés par des vidéos publiques. 


Cependant, il  assimile LFI à un “parti de l’antisémitisme”  . L’inertie judiciaire qu’il dénonce est réelle : les plaintes contre Rima



Hassan, Portes et Soudais traînent, malgré des engagements ministériels, soulignant un débat plus large sur l’impunité des élus (comme l’évoque Gilles-William Goldnadel dans Le Figaro en 2024-2025).

FDPLP

Sur le fond, Goldenfeld met le doigt sur un enjeu crucial : les alliances “islamo-gauchistes” post-7 octobre, où LFI est accusé de relativiser le terrorisme (apologie du Hamas, proposition d’abroger le délit d’apologie en novembre 2024)., ce qui est inadmissible, et ainsi on révelle l'anisémitisme qui passe à l'acte. D'où un départ de la Communauté juive de France.





Cela rejoint des analyses comme celle de Renée Fregosi dans Le Figaro (2024), voyant en LFI un “allié zélé de l’islamisme”. Politiquement incorrect mais substantiel, l’appel à dissoudre LFI échoit à une commission d’enquête parlementaire votée en juin 2025, qui pourrait élargir les investigations. 


LFI parle de défense de la “résistance palestinienne” comme acte politique et oublie les tueries de civils par des hordes assoiffées de sang,  mais il alerte justement sur les risques sécuritaires : participation à des flottilles financées par le terrorisme expose à des infractions pénales, et les liens avec le FPLP (impliqué dans des attentats historiques comme celui du Drakkar en 1983) menacent la laïcité républicaine. Israël doit lutter contre le mensonge, contre l'injustice et pour sauver son état des barbares.







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Le couple franco-allemand boîte .. sur le Moyen Orient ! (FR, EN, ES, HE). JBCH N° 328


Les retrouvailles franco-allemandes prennent une tournure nouvelle avec l’arrivée de Friedrich Merz à la chancellerie. En accueillant son homologue au Fort de Brégançon, Emmanuel Macron a voulu marquer une rupture symbolique avec les relations tendues qu’il entretenait avec Olaf Scholz. L’image est forte : après quinze années de chancellerie, seule Angela Merkel avait eu droit à un tel honneur. 

Le message est clair : Paris veut miser sur Merz pour relancer le moteur franco-allemand. Mais derrière l’apparente entente, de profondes divergences demeurent notamment sur le soutien à Israël





Emmanuel Macron s’efforce de cultiver une stature internationale où les alliances du Golfe jouent un rôle central, notamment par le poids financier et énergétique du Qatar.



Cette proximité n’est pas sans conséquence : elle alimente son hostilité croissante envers la politique israélienne, ce qui crée une distance de fond avec Friedrich Merz





Contrairement à Macron, le chancelier allemand affiche une écoute plus limitée aux narratifs issus du Hamas et de ses soutiens. Berlin, marquée par l’histoire et les mensonges récurrents des organisations terroristes, adopte une posture plus ferme au soutien à Israël. Ce clivage pourrait devenir l’un des points de friction les plus sensibles de leur coopération. Berlin ne semble pas être au diapason avec le Qatar, contrairement à la France.


Face à Moscou, l’image est tout autre. Merz et Macron ont multiplié les rencontres : en Moldavie, à Brégançon puis à Toulon pour le conseil des ministres franco-allemand. Leur objectif commun : consolider un front européen contre Vladimir Poutine. 


Ils s’affichent dans une « coalition des volontaires » avec Londres pour définir les garanties de sécurité de l’Ukraine en cas de cessez-le-feu. Néanmoins, Berlin se refuse toujours à envisager un déploiement de troupes, au contraire de Paris et Londres. La divergence reste stratégique : la France prône l’engagement, l’Allemagne privilégie l’appui logistique et financier. Aux yeux de Moscou, la montée en puissance de Merz traduit une Allemagne plus dure, accusée par les médias russes de se lancer dans une militarisation forcée pour masquer ses faiblesses économiques.


À Toulon, Paris et Berlin ont réaffirmé leur volonté de renforcer l’Europe de la défense : dissuasion nucléaire, alerte antimissile (projet Odin’s eye et réseau JEWEL), cybersécurité et production industrielle. 


Mais la réalité demeure chaotique : le programme de char commun MGCS accumule les retards, le projet SCAF est paralysé par les désaccords entre Dassault et Airbus, et l’Allemagne a commandé des F-35 américains, court-circuitant le projet européen. Berlin a dores et déjà acheté et payé 4 milliards d'Euros de matériel militaire à Israël. Les annonces franco-allemandes ressemblent davantage à des compromis temporaires qu’à un plan solide.



Sur le plan énergétique, un équilibre a été trouvé entre le nucléaire français et l’hydrogène allemand. Mais sur l’accord UE-Mercosur, Paris et Berlin restent opposés. Macron tente d’imposer des garanties pour protéger les agriculteurs, ce que Merz juge irréaliste. Plus largement, les deux pays s’engagent dans un agenda commun sur le numérique, la compétitivité et les réformes sociales, mais qui ressemble davantage à une liste de vœux qu’à une feuille de route crédible.


La solidité de cette entente dépend aussi des fragilités internes. En France, Macron gouverne sans majorité stable, et la dette publique dépasse les 3 300 milliards d’euros, faisant planer des risques sur l’euro. 


En Allemagne, Merz affronte une récession persistante et une montée du chômage. Certains éditorialistes jugent que le « moteur franco-allemand » n’est plus qu’un mythe, affaibli par des querelles internes et des désaccords structurels. D’autres y voient malgré tout un retour bienvenu au dialogue bilatéral, indispensable pour l’avenir de l’Europe.


Entre proximité affichée et désaccords de fond, le tandem Macron–Merz illustre à la fois le potentiel et les limites du couple franco-allemand. 


S’ils convergent sur la Russie et l’Ukraine, les divergences profondes sur Israël, sur l’énergie ou sur l’armement européen révèlent des fractures profondes. L’influence croissante du Qatar sur le président français Macron accentue encore ces différences, le plaçant sur une ligne diplomatique ambiguë face aux défis sécuritaires du Moyen-Orient. 



L'Allemagne est le deuxième partenaire militaire de Tel-Aviv entre 2019 et 2023 après Washington, selon l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm. Lors de la guerre de Gaza commencée en 2023 l'industrie militaire allemande continue d'exporter de grandes quantités d'armement vers Israël.

Sur la période 2019–2023, les principaux fournisseurs d’armes à Israël étaient les États-Unis (69 %) puis l’Allemagne (30 %) ; les autres pays, dont la France, représentaient moins de 1 %, la France n'est plus l'ami d'Israël depuis de Gaulle. Israël est aussi le troisième exportateur mondial dans la sécurité et dans le domaine des armes, un véritable concurrent our la France.

La coopération avec Merz pourrait offrir un souffle nouveau à l’Europe, mais seulement si Paris et Berlin parviennent à dépasser leurs contradictions internes, surtout le penchant pro-arabe probablement vénal du Quai d'Orsay, et à transformer leurs annonces en décisions concrètes.

 © 2025 JBCH. Tous droits réservés. Reproduction du texte interdite sans autorisation


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C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne

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🇬🇧 English version Macron–Merz: Between Strategic Rapprochement and Fault Lines


French President Emmanuel Macron and German Chancellor Friedrich Merz have recently multiplied meetings – from Moldova to the Fort of Brégançon and Toulon – seeking to relaunch the Franco-German engine. The symbolism was strong: Brégançon had only been offered to Helmut Kohl and Angela Merkel before, signaling Macron’s will to elevate Merz as a privileged partner. Yet beneath the gestures, deep fractures remain.


One of the most sensitive divides concerns the Middle East. Macron’s closeness with Qatar, a key financial and diplomatic partner, fuels his hostility toward Israeli policies. Merz, by contrast, shows less patience with Hamas’s narratives and insists on a firmer stance toward terrorism. This divergence could become a lasting fault line, especially as Germany grapples with its historical responsibility and refuses to be swayed by propaganda.


On Russia, however, Paris and Berlin project unity. Together with London, they present themselves as part of a “coalition of the willing” defining Ukraine’s future security guarantees. France argues for stronger military commitments, while Germany prefers financial and logistical support, still reluctant to deploy troops. Moscow, for its part, denounces a “forced militarization of Germany” and sees Merz as tougher than Olaf Scholz.


Defense cooperation remains the Achilles heel. At Toulon, both sides pledged to strengthen European defense capabilities – nuclear deterrence, anti-missile systems, cyber cooperation. But the record is bleak: the joint tank project (MGCS) is years behind, the Future Combat Air System (SCAF) is paralyzed by industrial rivalries, and Berlin has already bought U.S. F-35s. Announcements often look like stopgap compromises rather than strategic breakthroughs.


On energy and trade, fragile compromises emerged. France defended nuclear energy, Germany pushed for hydrogen. On the EU-Mercosur deal, Macron insists on agricultural safeguards, while Berlin wants rapid ratification. Economically, both promised reforms in digital and industrial competitiveness, but analysts note this is more a “wish list” than a roadmap.


The fragility of both leaders complicates matters: Macron governs without a majority and faces record debt, while Merz must deal with recession and rising unemployment. Some commentators see the Franco-German engine as exhausted; others believe its revival is vital to European autonomy.


Ultimately, Macron and Merz embody both the promise and the fragility of the European project. If they can overcome divergences on Israel, defense and economic policy, the partnership could regain substance. Otherwise, it risks remaining a symbolic façade in a time of geopolitical urgency.


🇪🇸 Versión en español


Macron–Merz: entre el acercamiento estratégico y las líneas de fractura


El presidente francés Emmanuel Macron y el canciller alemán Friedrich Merz se han reunido en varias ocasiones – desde Moldavia hasta el Fuerte de Brégançon y Toulon – con el objetivo de reactivar el motor franco-alemán. El gesto fue fuerte: sólo Helmut Kohl y Angela Merkel habían sido recibidos en Brégançon, lo que muestra la voluntad de Macron de otorgar a Merz un lugar privilegiado. Sin embargo, bajo esta aparente armonía, persisten profundas diferencias.


La más delicada es la que concierne a Oriente Medio. La cercanía de Macron con Qatar, socio clave en lo financiero y diplomático, alimenta su hostilidad hacia la política israelí. Merz, en cambio, muestra menos tolerancia con los discursos del Hamás y mantiene una postura más firme frente al terrorismo. Alemania, marcada por su historia, no se deja arrastrar por narrativas propagandísticas, lo que lo distancia de París.


Frente a Rusia, París y Berlín muestran unidad. Junto con Londres, forman parte de una “coalición de voluntarios” que define las garantías de seguridad para Ucrania. Francia apuesta por compromisos militares más fuertes, mientras Alemania se limita a apoyo financiero y logístico, evitando desplegar tropas. Moscú acusa a Merz de militarizar Alemania y lo ve más duro que Olaf Scholz.


La cooperación en defensa sigue siendo el talón de Aquiles. En Toulon se anunciaron avances en disuasión nuclear, sistemas antimisiles y ciberdefensa, pero los grandes proyectos se tambalean: el tanque MGCS acumula retrasos, el SCAF está paralizado y Berlín ya compró aviones F-35 estadounidenses. Las declaraciones parecen más compromisos temporales que un plan sólido.


En energía y comercio, se lograron compromisos frágiles. Francia defendió su modelo nuclear, Alemania el hidrógeno. En cuanto al acuerdo UE-Mercosur, Macron exige garantías agrícolas, mientras Berlín presiona por la ratificación rápida. A nivel económico, se habla de digitalización y competitividad, aunque los analistas lo consideran una lista de deseos más que una hoja de ruta.


Las fragilidades internas complican el escenario: Macron gobierna sin mayoría y con una deuda récord, Merz enfrenta recesión y desempleo en alza. Para algunos, el motor franco-alemán está agotado; para otros, su revitalización es esencial para la autonomía europea.


En definitiva, el dúo Macron–Merz refleja tanto las promesas como las debilidades de Europa. Sólo si logran superar sus divergencias en Israel, defensa y economía, la relación podrá recuperar fuerza real. De lo contrario, corre el riesgo de quedarse en una fachada simbólica en plena urgencia geopolítica.


🇮🇱 גרסה בעברית


מקרון–מרץ: בין התקרבות אסטרטגית לשסעים עמוקים


נשיא צרפת עמנואל מקרון וקנצלר גרמניה פרידריך מרץ נפגשו לאחרונה מספר פעמים – במולדובה, במצודת ברגנסון ובטולון – במטרה להחיות מחדש את “המנוע הצרפתי–גרמני”. הסמליות ברורה: רק הלמוט קוהל ואנגלה מרקל התקבלו בעבר בברגנסון. מקרון מבקש להעניק למרץ מעמד של שותף מועדף. אולם מאחורי מחוות הידידות מסתתרות מחלוקות יסודיות.


המוקד הרגיש ביותר נוגע למזרח התיכון. קשריו ההדוקים של מקרון עם קטאר – שותפה פיננסית ודיפלומטית מרכזית – מזינים את עוינותו כלפי מדיניות ישראל. מרץ, לעומת זאת, מגלה סבלנות מועטה לנרטיבים של חמאס ודורש קו תקיף יותר נגד טרור. גרמניה, הנושאת את עול ההיסטוריה, נמנעת מלהיגרר אחרי תעמולה, וזה יוצר פער מול פריז.


מול רוסיה, לעומת זאת, פריז וברלין מפגינות אחדות. יחד עם לונדון הן מציגות עצמן כחלק מ”ברית המתנדבים” המעצבת את עתידה הביטחוני של אוקראינה. צרפת דוחפת למחויבות צבאית מוגברת, בעוד גרמניה מסתפקת בסיוע לוגיסטי וכספי ומסרבת לשלוח חיילים. מוסקבה מאשימה את ברלין ב”צבאיות כפויה” ורואה במרץ דמות קשוחה יותר משולץ.


שיתוף הפעולה הביטחוני מדשדש. בטולון הכריזו על חיזוק ההרתעה הגרעינית, מערכות נגד טילים ושיתופי פעולה בסייבר. בפועל, הפרויקטים המרכזיים מקרטעים: טנק MGCS מתעכב, פרויקט המטוס הקרבי העתידי SCAF תקוע, וברלין כבר הזמינה מטוסי F-35 מארה”ב.


באנרגיה ובמסחר, הושגו פשרות שבריריות. פריז מגנה על הכוח הגרעיני, ברלין דוחפת למימן. סביב הסכם האיחוד האירופי–מרקוסור, מקרון דורש הגנות לחקלאים, בעוד מרץ מעוניין ברטיפיקציה מהירה. מבחינה כלכלית מדובר ברשימת כוונות יותר מאשר תכנית פעולה.


הקשיים הפנימיים רק מוסיפים לחץ: מקרון ללא רוב בפרלמנט ועם חוב לאומי עצום, ומרץ מתמודד עם מיתון ואבטלה גואה. יש הרואים במנוע הצרפתי–גרמני מיתוס מתכלה, אחרים טוענים כי חידושו חיוני לעצמאות אירופה.


בסופו של דבר, הצמד מקרון–מרץ מבטא גם את הפוטנציאל וגם את השבריריות של הפרויקט האירופי. אם יצליחו להתגבר על הפערים בנוגע לישראל, ביטחון וכלכלה – השותפות עשויה לקבל תוכן אמיתי. אחרת, היא עלולה להישאר סמל בלבד בעידן של דחיפות גיאופוליטית.


KI Tetse ... cette semaine .... (FR, EN, ES, HE). JBCH N° 327


Comment comprendre la place de la guerre dans la Torah ? Les récits bibliques évoquent des conflits fratricides (Caïn et Abel, Jacob et Ésaü), des conquêtes (la Terre promise), mais aussi des luttes intérieures (le combat de Jacob avec l’ange).


Faut-il voir dans ces récits une justification d’une “guerre sainte” ? Ou plutôt un appel à repenser la violence à la lumière d’une exigence éthique ? La Torah ne glorifie pas la guerre : elle en reconnaît la nécessité mais en impose des limites, toujours liées à la justice et à la mémoire.


La paracha Ki-Tetsé (Deutéronome 21,10 – 25,19) est l’une des plus riches de la Torah : elle contient pas moins de soixante-quatorze commandements, soit près d’un dixième de la totalité des mitsvot. Ces lois touchent à des domaines très variés : vie familiale, justice, économie, relations sociales, guerre, mémoire. Mais au-delà de leur diversité, elles posent une question centrale : comment l’homme peut-il se tenir face à une Loi qui, parfois, défie sa raison et sa sensibilité ?





Trois cas en particulier frappent par leur dureté apparente.

Le premier est celui de la femme captive, que le soldat hébreu peut épouser après un rituel humiliant pour elle. Comment comprendre un tel texte ? Samuel Sarfati rappelle que la Torah n’encourage pas ici la brutalité guerrière mais tente, dans un monde violent, d’imposer des limites et d’humaniser un acte inévitable. La Loi ne consacre pas un droit, elle impose un frein.

Le second cas est celui du fils rebelle : dénoncé par ses propres parents, il est passible de la peine capitale. Là encore, les Sages du Talmud soulignent que cette loi n’a probablement jamais été appliquée. Elle est moins un code pénal qu’un texte pédagogique : montrer jusqu’où peut mener une dérive morale et avertir des dangers de la rébellion et de l’irrespect.

Enfin, la Torah évoque le lévirat : lorsqu’un homme meurt sans enfant, son frère est invité à épouser la veuve pour perpétuer la descendance. Ici, l’enjeu est la continuité, la survie d’un nom dans l’histoire, mais aussi l’équilibre entre devoir et liberté individuelle.




Ces exemples révèlent une tension permanente entre la norme et la conscience. La Loi oblige à penser, à interpréter, à confronter l’idéal éthique aux réalités humaines.





L’Alliance au cœur de l’épreuve


La haftara associée à la paracha, tirée du prophète Isaïe, apporte un contrepoint. Alain Goldmann y voit une lumière d’espérance : même dans les moments de désolation, l’Alliance éternelle entre Dieu et Israël ne se rompt pas. Isaïe parle au peuple éprouvé pour lui rappeler que, malgré les ruptures et les exils, la fidélité divine transcende le temps.


Ce contraste entre les lois parfois rudes de la paracha et le message consolateur du prophète souligne une dialectique essentielle : la Torah n’est pas univoque, elle confronte l’homme à la rigueur mais aussi à la tendresse, à la justice mais aussi à la miséricorde.


La paracha se conclut par un passage marquant : le rappel du combat contre Amalek, l’ennemi de toujours qui attaqua Israël dans le désert. Francine Kaufmann a souligné la force de la double injonction biblique : « souviens-toi » et « n’oublie pas ». Souvenir et oubli sont ici inséparables : il s’agit de se rappeler le danger de la haine gratuite, de ne jamais banaliser la violence qui vise à détruire l’innocent.

Le combat contre Amalek n’est pas seulement militaire : il est aussi spirituel. Amalek incarne les forces de désespoir, de cynisme et de nihilisme qui sapent la confiance et la foi.


À l’approche des Jours redoutables de Tichri, centrés sur la techouva – le retour, le repentir –, la lecture de cette paracha prend un relief particulier. Benny Lévy, dans son séminaire de 2003 sur la pensée du Retour, rappelait que la techouva n’est pas seulement un acte individuel, mais un mouvement collectif et cosmique : revenir vers Dieu, mais aussi vers l’autre et vers soi-même.


Dans ce sens, Ki-Tetsé trace une voie exigeante : elle montre les dangers de la violence et de l’oubli, mais aussi les ressources de la mémoire, de l’alliance et du repentir. Elle invite chacun à se tenir, avec courage et humilité, devant la Loi et devant l’histoire.


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Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne

les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privée.








🇬🇧 Parashat Ki-Tetse: Between Law, Conscience, and Memory


Parashat Ki-Tetse (Deuteronomy 21:10 – 25:19) is one of the richest in the Torah: it contains no fewer than seventy-four commandments, nearly a tenth of all the mitzvot. These laws touch on family life, justice, economy, social relations, war, and memory. Yet beyond their diversity, they raise a central question: how can a human being stand before a Law that sometimes challenges reason and sensitivity?


Three cases stand out for their apparent harshness.

  • The captive woman, whom a Hebrew soldier may marry after a humiliating ritual. This is not an encouragement to brutality but, as Samuel Sarfati explains, a limitation imposed in a violent world.

  • The rebellious son, denounced by his own parents and liable to capital punishment. Rabbinic tradition sees this more as pedagogy than law, a warning of moral drift.

  • The levirate marriage, where a brother marries the widow of his childless brother, illustrates the tension between duty, continuity, and individual freedom.


Each case forces us to confront conscience within the Law.


The haftara from Isaiah, commented on by Alain Goldmann, offers a counterpoint: despite suffering and exile, God’s eternal covenant with Israel remains unbroken. Justice and mercy are held together.


At the end of the parasha, Israel is commanded to remember Amalek. Francine Kaufmann highlights the dual injunction: “Remember” and “Do not forget.” This means not banalizing hatred or nihilism but remaining vigilant against them.


Biblical wars—fraternal conflicts, conquests, inner struggles—pose the question: holy war, just war, or ethical rereading of violence? The Torah sets limits: war is not glorified but restrained by justice and memory.


As Tishri approaches, with its focus on teshuva (return, repentance), Ki-Tetse takes on special meaning. As Benny Lévy noted, teshuva is both personal and collective. This parasha, with its rigor, memory, and call to vigilance, invites us to humility and responsibility before history and the divine.


🇪🇸 Parashá Ki-Tetsé: Entre Ley, Conciencia y Memoria


La parashá Ki-Tetsé (Deuteronomio 21:10 – 25:19) es una de las más ricas de la Torá: contiene setenta y cuatro mandamientos, casi una décima parte del total. Sus leyes abarcan la vida familiar, la justicia, la economía, las relaciones sociales, la guerra y la memoria. Más allá de su diversidad, plantean una pregunta central: ¿cómo situarse ante una Ley que a veces desafía la razón y la sensibilidad?


Tres casos destacan por su dureza aparente:

  • La mujer cautiva, que puede ser tomada como esposa tras un ritual de humillación. Según Samuel Sarfati, no se trata de un derecho, sino de un límite impuesto en un mundo violento.

  • El hijo rebelde, denunciado por sus padres y condenado a la pena capital. Los sabios lo entienden más como advertencia pedagógica que como aplicación legal.

  • El levirato, donde un hermano se casa con la viuda de su hermano fallecido sin hijos, expresa la tensión entre deber, continuidad y libertad personal.


Cada caso obliga a pensar la conciencia frente a la Ley.

La haftará de Isaías, comentada por Alain Goldmann, recuerda que, incluso en la aflicción y el exilio, la alianza eterna entre Dios e Israel permanece. Justicia y misericordia se unen.

La parashá concluye con el mandato de recordar a Amalec. Francine Kaufmann subraya la doble orden: «Acuérdate» y «No olvides». Es un llamado a no banalizar el odio y a mantenerse vigilantes.

Los relatos bíblicos —conflictos fraternales, conquistas, luchas interiores— plantean la cuestión: ¿guerra santa, guerra justa o relectura ética de la violencia? La Torá impone límites: la guerra no se glorifica, sino que se encuadra en la justicia y la memoria.


Hacia los Días Temibles


Con la llegada de Tishrí, centrado en la teshuvá (retorno, arrepentimiento), Ki-Tetsé cobra un sentido especial. Como señalaba Benny Lévy, la teshuvá es personal y colectiva. Esta parashá invita a la humildad, la memoria y la responsabilidad frente a la historia y lo divino.


🇮🇱 

פרשת כי־תצא : בין חוק, מצפון וזיכרון

פרשת כי־תצא (דברים כא, י – כה, יט) היא מן העשירות שבתורה: יש בה שבעים וארבע מצוות – כמעט עשירית מכלל המצוות. היא עוסקת בחיי משפחה, צדק, כלכלה, יחסים חברתיים, מלחמה וזיכרון. מעבר לריבוי הנושאים, עולה בה שאלה מרכזית: כיצד האדם עומד מול חוק שלעתים חורג מן ההיגיון ומן הרגש?


שלושה מקרים בולטים בחומרתם:

  • האישה השבויה, שחייל עברי רשאי לשאת לאישה לאחר טקס משפיל. לדעת שמואל סרפתי, אין זו הכשרה של מעשה, אלא הטלת גבול בעולם אלים.

  • בן סורר ומורה, שמוסרים אותו הוריו לבית דין וניתן לדונו למיתה. חז״ל פירשו שמצווה זו לא התקיימה בפועל, אלא באה כאזהרה חינוכית.

  • ייבום, שבו האח נושא את אשת אחיו שמת בלא בנים, מבטא את המתח שבין חובת ההמשכיות לבין החירות האישית.

בכל המקרים נדרש האדם להפעיל את מצפונו מול החוק.


הברית בלב הניסיון


ההפטרה מישעיהו, כפי שמדגיש אלן גולדמן, מזכירה שהברית הנצחית בין ה׳ לישראל אינה מתבטלת, גם מול חורבן וגלות. החוק והחסד משולבים יחד.


עמלק: זיכרון וזהירות


סיום הפרשה מזכיר את מלחמת עמלק. פרנסין קאופמן מדגישה את הכפילות: ״זכור״ ו*״לא תשכח״*. זו קריאה לא לטשטש את שנאת החינם, אלא להישמר מפניה.


מלחמה בתורה: קריאה אתית


מלחמות המקרא — סכסוכי אחים, כיבושים, מאבקים פנימיים — מעוררות שאלה: מלחמת קודש? מלחמה צודקת? או קריאה אתית לאיפוק ולצדק? התורה מציבה גבולות: אין היא מהללת מלחמה, אלא מגדירה אותה בתוך מסגרת של צדק וזיכרון.


לקראת ימי הדין


עם התקרב תשרי, זמן תשובה, מקבלת פרשת כי־תצא משמעות מיוחדת. כפי שאמר בני לוי, התשובה איננה רק פרטית אלא גם כללית. הפרשה מזמינה לענווה, לזיכרון וללקיחת אחריות מול ההיסטוריה ומול האלוקות.