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samedi 11 octobre 2025

Rôle d'Israël dans EcoPeace. JBCH N° 493


Le rôle primordial d’Israël dans l’avenir d’EcoPeace Middle East :Israël, pivot d’une écologie de paix au cœur du Moyen-Orient



Fondée en 1994 à Taba, en Égypte, "EcoPeace Middle East "est une organisation non gouvernementale pionnière qui rassemble des environnementalistes jordaniens, bédouins et israéliens autour d’un objectif commun : protéger les ressources naturelles partagées et bâtir une paix durable fondée sur la coopération écologique. Sa mission repose sur une conviction forte : dans une région où tout divise, l’eau peut unir.



Alors que le changement climatique, la pénurie d’eau et les crises politiques bouleversent le Proche-Orient, l’avenir d’EcoPeace dépend de sa capacité à transformer la vulnérabilité écologique en moteur de coopération. Dans ce processus, Israël joue un rôle central, non seulement par son expertise scientifique et technologique, mais aussi par sa position géographique et diplomatique unique.


EcoPeace place la sécurité de l’eau au cœur de sa mission. Dans une région où le fleuve Jourdain, la mer Morte et les nappes phréatiques sont partagés entre plusieurs États, la question hydrique est à la fois vitale et politique. L’organisation œuvre à transformer une source de tension historique en espace de collaboration régionale. 



Son approche repose sur deux axes complémentaires : une approche ascendante, mobilisant les communautés locales et les jeunes pour encourager la gestion responsable de l’eau; une approche descendante, visant à influencer les politiques nationales et les accords interétatiques.



Grâce à cette stratégie, EcoPeace a réussi à favoriser la réhabilitation du Jourdain, à promouvoir la création d’infrastructures communes et à faire émerger une conscience écologique transfrontalière. Ces réussites démontrent que la diplomatie environnementale peut précéder la diplomatie politique, en ouvrant des canaux de dialogue là où la politique échoue.


Le rôle d’Israël dans la réussite et l’avenir d’EcoPeace est primordial. Son savoir-faire dans la gestion de l’eau, le dessalement, le recyclage et l’agriculture intelligente fait du pays un modèle régional. 




Israël recycle aujourd’hui plus de 85 % de ses eaux usées, un record mondial, et maîtrise des technologies que ses voisins commencent à adopter. Cette avance technologique confère à Israël une responsabilité éthique et stratégique dans la coopération régionale.




En soutenant EcoPeace, Israël ne se limite pas à un geste humanitaire : il exporte une vision pragmatique de la paix par l’innovation. Des projets tels que le “Water Energy Nexus”, prévoyant des échanges d’électricité solaire entre la Jordanie et d’eau dessalée israélienne, incarnent cette logique de complémentarité. 


Par ailleurs, la position géographique d’Israël — entre Méditerranée et désert, entre Europe et Asie — en fait un pont logistique et scientifique naturel pour les projets régionaux d’énergie verte et d’interconnexion hydrique.




Dans un Moyen-Orient souvent perçu à travers le prisme des conflits, Israël devient ainsi un acteur stabilisateur par la technologie. En soutenant EcoPeace, il démontre que la puissance peut s’exercer non par la domination, mais par le partage de savoirs et d’infrastructures.

Le Moyen-Orient de 2025 est un espace de recomposition. Le corridor économique Inde–Moyen-Orient–Europe (IMEC), dans notre bulletin JBCH 491, la normalisation progressive entre Israël et plusieurs États arabes, et les ambitions énergétiques du Golfe créent un nouveau cadre de coopération. Dans cette dynamique, EcoPeace apparaît comme l’interface civile et écologique d’une diplomatie régionale émergente.


Pour préserver son avenir, EcoPeace doit maintenir sa neutralité et son ancrage transnational, tout en s’appuyant sur la stabilité institutionnelle et scientifique d’Israël. Le pays constitue pour l’organisation un socle solide, garant de la continuité de ses projets, même lorsque les relations entre les arabes en général des bédouins de  Palestine et les Jordaniens se tendent.


Israël offre également un accès privilégié aux réseaux de financement internationaux, grâce à ses partenariats avec l’Union européenne, les États-Unis et les grandes institutions environnementales mondiales. En ce sens, il n’est pas seulement un participant d’EcoPeace : il en est le catalyseur structurel et logistique.





EcoPeace mise beaucoup sur l’éducation environnementale, convaincue que la paix se construit d’abord dans les esprits. En réunissant des jeunes Israéliens, Jordaniens et des arabes bédouins autour de projets de recherche et d’échanges, l’organisation forge une culture commune de responsabilité écologique.


Israël, par son système éducatif avancé et ses universités de pointe (comme le Technion de l’Université Ben-Gourion ou de l'Université d'Ariel), offre à ces programmes un cadre d’excellence. L’intégration des initiatives d’EcoPeace dans les cursus académiques israéliens et jordaniens renforcerait leur légitimité et garantirait la pérennité du dialogue intercommunautaire.


À moyen terme, EcoPeace pourrait devenir le noyau d’un réseau écologique régional associant Israël, la Jordanie, et, à terme, d’autres pays du Moyen-Orient. L’objectif : créer une Alliance verte méditerranéenne, axée sur la gestion de l’eau, l’énergie solaire et la restauration des écosystèmes.



Israël, grâce à son incroyable puissance technologique et à son rôle croissant dans les corridors économiques mondiaux, serait au cœur de cette transition. L’avenir d’EcoPeace dépendra ainsi de sa capacité à articuler l’expertise israélienne, les besoins des bédouins et les ressources arabes dans une logique de complémentarité durable.



L’avenir d’EcoPeace Middle East est intimement lié à celui d’Israël et à la vision d’un Moyen-Orient où la coopération l’emporte sur la confrontation. En faisant de la protection de l’eau et de la nature un langage commun, EcoPeace offre un modèle concret de coexistence. Israël, par son innovation, sa stabilité et sa position centrale, est appelé à jouer un rôle moteur dans cette écologie de la paix.


Dans une région où les guerres ont souvent éclaté pour le contrôle des ressources, et à l'orée d'une paix nécessaire, la collaboration environnementale pourrait devenir le socle d’une paix durable. 


Si EcoPeace réussit à maintenir son indépendance tout en s’appuyant sur les forces d’Israël, elle pourra incarner la transition d’un Moyen-Orient de conflits à un Moyen-Orient de coopération et de durabilité.




Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme... 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne

                  les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privée



Les accords d'Isaac. JBCH N° 492


Les Accords d’Isaac ne sont pas qu’un traité diplomatique : ils constituent une vision morale et civilisatrice. Ils s’inscrivent dans une logique de « paix active », où la reconnaissance d’Israël ne découle pas d’un compromis militaire, mais d’une admiration partagée pour ses réussites humaines, scientifiques et spirituelles.


Pour Milei, le Président argentin qui voit dans Israël « le modèle d’un peuple libre fidèle à la loi divine », cette alliance traduit une rupture avec la neutralité ambiguë qui caractérisait jusque-là la diplomatie latino-américaine. 


Elle oppose le réalisme moral — celui de la lutte contre le terrorisme, la corruption et le mensonge — à la complaisance envers les régimes autoritaires et les mouvements islamistes soutenus par certains pays :  Le Brésil (Lula) , la Colombie, le Chili et le Vénézuela (Maduro)  tous pro-arabes, sont hostiles à ces accords



Les Accords d’Isaac, inspirés directement des Accords d’Abraham signés en 2020 entre Israël et plusieurs nations arabes, représentent une seconde vague diplomatique : celle de la reconnaissance d’Israël comme allié moral et technologique du monde libre. Leur nom, « Isaac », renvoie au fils de la promesse, symbole de la continuité spirituelle entre Abraham et ses descendants, et à la fidélité d’Israël à son héritage tout en s’ouvrant à la modernité.


Sous l’impulsion du président argentin Javier Milei, fervent défenseur de l’État d’Israël et premier chef d’État sud-américain à s’affirmer publiquement sioniste, cette initiative est en train de redéfinir les relations entre Israël et l’Amérique latine


Déjà, l’Argentine, l’Uruguay, le Costa Rica et le Panama ont exprimé leur volonté de bâtir un axe de coopération dans les domaines de la sécurité, de la santé, de l’agriculture, de la cybersécurité et de la culture. Ces nations, relativement stables et démocratiques, incarnent une vision commune : celle d’un monde guidé par la science, la vérité et la responsabilité morale face à la désinformation et au terrorisme.


De nouveaux États candidats : vers un bloc latino-israélien Plusieurs autres pays d’Amérique latine pourraient rejoindre cette alliance dans les mois à venir. 


Le Paraguay, déjà proche d’Israël avec l'établissement de son ambassade à Jérusalem, constitue le partenaire le plus naturel. Son gouvernement, marqué par une sensibilité conservatrice et pro-occidentale, voit dans les Accords d’Isaac une continuité logique de sa diplomatie historique. Le Guatemala, pionnier du soutien diplomatique à Israël depuis 1948, devrait suivre sans hésitation. Il partage avec Israël une coopération agricole et sécuritaire ancienne, notamment dans les domaines de l’irrigation et de la lutte contre le crime organisé.



Enfin, certains États d’Amérique centrale comme le Honduras ou le Salvador — ce dernier dirigé par Nayib Bukele, admirateur déclaré d’Israël  pourraient apporter une dimension technologique et sécuritaire décisive à l’alliance.


Ainsi, les Accords d’Isaac pourraient à terme regrouper près d’une dizaine de nations latino-américaines, formant un arc de coopération Israël-Atlantique, capable d’équilibrer l’influence chinoise et russe croissante dans la région.


Dans ce contexte, les Accords d’Isaac pourraient devenir le pôle moral de la diplomatie occidentale au XXIᵉ siècle, prolongeant les valeurs judéo-chrétiennes dans un cadre globalisé où la foi et la raison se réconcilient. 


L’avenir de ces accords dépendra toutefois de la capacité des signataires à transformer la symbolique spirituelle en réalisations concrètes : laboratoires de recherche conjoints, universités d’innovation israélo-latino-américaines, programmes d’agriculture intelligente et réseaux régionaux de cybersécurité.



L’originalité de cette initiative réside dans son inspiration biblique : là où les Accords d’Abraham ont voulu ramener la paix entre les fils d’Isaac et d’Ismaël, les Accords d’Isaac cherchent à répandre cette lumière vers les nations


C’est une diplomatie de la réconciliation, non plus entre ennemis historiques, mais entre peuples qui reconnaissent dans Israël un centre moral et spirituel du monde libre.


Ainsi, les Accords d’Isaac pourraient devenir la grande alliance de la décennie 2030, reliant Jérusalem à Buenos Aires, Montevideo, San José, Panama, Asunción et au-delà. 


Leur vocation n’est pas seulement géopolitique : c’est un projet de réparation du monde, un Tikkoun Olam latino-israélien où la technologie, la foi et la liberté marchent ensemble.






Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme... 

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Le Corridor IMEC ... Israêl est au Centre ! JBCH N° 491


 Il y avait déjà la Route de la Soie, conçue par la Chine et qui passe par Haïfa, et voila le Corridor IMEC cet axe qui sera le pivot géo-économique qui part de l'Inde. .Encore Israël ! Le texte publié dans La Tribune du 11 octobre 2025 décrit l’évolution de ce corridor économique Inde-Moyen-Orient-Europe (IMEC), deux ans après son lancement. 


Conçu pour relier les grands pôles de production et de consommation de l’Asie du Sud à ceux de l’Europe, ce projet s’affirme désormais comme une alternative stratégique aux « Nouvelles Routes de la Soie » chinoises. 



Soutenu par les États-Unis, l’Union européenne, l’Inde, Israël, et plusieurs puissances du Golfe, il illustre la recomposition en cours du système mondial autour d’axes économiques, énergétiques et numériques qui cherchent à conjuguer prospérité et stabilité géopolitique.


Le corridor IMEC est né en septembre 2023 dans un contexte de tensions multiples : concurrence sino-américaine, guerre en Ukraine, instabilité moyen-orientale. Malgré les crises notamment l’attaque du 7 octobre 2023 et la guerre à Gaza  le projet a survécu et s’est même renforcé. Il relie, sur un axe multimodal (maritime, ferroviaire et numérique), l’Inde à l’Europe via les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, la Jordanie, Israël et la Grèce. 



Ce couloir constitue donc une infrastructure économique transcontinentale, unissant des puissances aux intérêts parfois divergents, mais réunies autour d’un objectif commun : diversifier les routes commerciales mondiales.


L’IMEC s’inscrit dans la logique du Global Gateway, initiative européenne visant à offrir une alternative crédible aux investissements chinois de la Belt and Road Initiative. 


La présence à la tête du projet de Gérard Mestrallet, ancien dirigeant de Suez et d’Engie, souligne sa dimension à la fois énergétique, logistique et diplomatique. Cependant, l’article montre que la coordination entre les États signataires reste difficile : chaque pays « s’approprie le projet » selon ses priorités nationales. Cette pluralité d’intérêts illustre le défi de toute intégration régionale — mais aussi sa richesse potentielle.



L’un des aspects les plus marquants du corridor IMEC est la position stratégique d’Israël, désormais au centre de ce réseau économique reliant l’Est et l’Ouest. Le port de Haïfa, modernisé avec l’aide du groupe indien Adani, devient un nœud logistique majeur pour le transit de marchandises, d’énergie et de données. Dans le contexte d’un Moyen-Orient en recomposition, Israël n’est plus un simple acteur régional : il devient un pivot de la connectivité mondiale.



Le texte souligne aussi les dimensions politiques et symboliques du projet : pour Ursula von der Leyen, il s’agit d’un « pont vert et numérique entre les civilisations » ; pour Benyamin Netanyahou, du « plus grand projet de coopération de notre histoire ». Ces formules traduisent la conviction que la prospérité économique peut servir de levier à la normalisation politique et à la coopération interreligieuse dans une région longtemps marquée par les conflits. Le couloir IMEC apparaît ainsi comme un axe de paix par l’économie, une utopie pragmatique qui prolonge l’esprit des Accords d’Abraham.



L’article montre également comment l’administration américaine — sous Donald Trump revenu au pouvoir  mise sur le « business » pour stabiliser la région. Le « plan de paix en 20 points » présenté par Washington inclut la reconstruction de Gaza et son intégration dans le circuit économique régional. Gérard Mestrallet lui-même parle de l’IMEC comme d’un « projet de paix et de prospérité », emblématique du « Jour d’Après ».


Cette vision s’appuie sur des acteurs civils et transnationaux comme Ecopeace Middle East, qui plaide pour une ligne ferroviaire reliant le Golfe à Gaza. Pour ses promoteurs, l’économie devient un instrument diplomatique, un vecteur de réconciliation et de durabilité.



L’IMEC représente plus qu’un simple projet d’infrastructure : il incarne un basculement du centre de gravité économique mondial. Alors que le Canal de Suez demeure vital mais vulnérable, l’IMEC offre un itinéraire terrestre et numérique complémentaire, rassurant les acteurs européens et asiatiques. 


L’Égypte, inquiète d’un éventuel contournement, est au cœur des discussions diplomatiques menées par Mestrallet pour préserver un équilibre entre coopération et souveraineté.




Sur le plan stratégique, ce couloir consacre l’alliance triangulaire entre les États-Unis, l’Inde et Israël, soutenue par les monarchies du Golfe et l’Union européenne. Il traduit la montée en puissance d’un modèle économique fondé sur l’interconnexion, la technologie et l’énergie verte, et tend à redéfinir les routes du commerce mondial.


Le corridor IMEC n’est pas seulement une infrastructure logistique : il symbolise la transformation géoéconomique du Moyen-Orient. En reliant l’Inde à l’Europe à travers Israël, il offre à ce dernier un rôle central inédit dans la mondialisation des échanges. 


S’il réussit, ce projet pourrait devenir un levier de paix durable, unifiant des nations longtemps opposées autour d’un horizon commun de prospérité. Mais son avenir dépendra de la capacité des acteurs à faire primer la coopération sur la compétition — et à faire de ce couloir un pont entre les peuples, non un nouvel instrument de domination.





Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme... 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne

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Le Blog de Karine Salomon De Paz JBCH N° 490



Trois hommes, encore quelques heures, et un coup de cœur.





Mon premier à la mèche flavescente et le vocabulaire pauvre. Il peut être rustre, voire grossier, et son inconstance fait pâlir Marivaux. Il promet, puis menace, décrète et abroge, clame et renonce. Mais voilà, force est de constater que sa cravate trop longue en impose.
Il aura fallu deux ans pour qu’un groupe terroriste exsangue fléchisse, deux ans pour qu’un Premier Ministre critiquable s’incline, deux ans pour que des puissances voisines s’impliquent enfin. Deux ans pour exercer une pression incertaine, mais solide. Deux ans pour que le voyant qui s’était allumé dans nos vies s’estompe. C’est avec prudence et espoir que l’on rend à l’homme à la figure terre de Sienne ce qui lui revient : cet instant d’optimisme providentiel.

Mon deuxième a le sourcil broussailleux et le verbe haut. Ses colères sont aussi mémorables que ses combats, et son acuité intellectuelle, acérée, est force de respect. Nous lui devons des luttes essentielles, des discours majeurs, des engagements profonds, et quelques ratés aussi.
Sa parole se faisait plus rare, et plus inquiète. Les relents mauvais d’une époque effroyable, qu’il pensait révolue, refaisaient surface.
Ce soir, il dansera avec Josephine, échangera avec Condorcet et Jaurès, bavardera avec Malraux et Zola, et embrassera Simone.

Mon troisième est dans la merde. Adepte des discours historico-poignants, il apparaîtra ce soir sur le perron du Panthéon. Pourtant c’est bien ailleurs qu’il est attendu, ou plutôt regretté.
Après avoir pris la décision la plus incompréhensible, la moins consensuelle, et la plus coûteuse - financièrement comme politiquement - de ces dernières décennies, l’homme qui marchait seul vers la pyramide doit maintenant choisir entre compromission, dissolution, démission, reconduction…
Aussi porteur de désillusion qu’il l’a été d’espoir, ce champion toutes catégories de la détestation, invoque les institutions et une certaine influence internationale, pour que nous supportions les dix-huit prochains mois. Une pilule pas facile à avaler.

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Imaginée par moi et créée par mon copain Chat.

Tout nouveau, tout beau, tout bon

Pierre-Étienne Leseute a un CV long comme la cravate du susmentionné. Et quand il évoque son parcours, c’est pour rendre hommage aux chef.fes qui l’ont formé, avec générosité et rigueur : Nicolas Pando au Comptoir canailles, Lucie Boursier-Mougenot chez Petrelle, William Ledeuil et Martin Maumet chez KGB. Plus récemment nommé chef exécutif à la Brigade du Tigre, il ouvrir enfin Les Collonges dans le 18e.
Tables dépareillées, fleurs, bougies, jolie lumière, argenterie chinée, bar et miroirs vintage, la première impression est bonne. Et la suite encore meilleure.
Une carte courte et de saison, cela va de soi. Et des assiettes où chaque ingrédient trouve sa place. Le sashimi de mulet noir, champignon, agrumes, algues, fleurs, baigne dans un bouillon froid délicat. Le mille-euille de courge et coing s’accompagne d’un praliné et d’un condiment relevé. Les cannelloni aubergine-ricotta se rehaussent de feuilles de figuier, de shiso, de radicchio - carrément délicieux. Et le lieu jaune, tout juste nacré, se pare de beurre blanc, brocolis sauvage, herbes, coques, algues.
Un feu d’artifice, où les saveurs tiennent leur rôle.
Merveilleux dessert au raisin fregola, “un bonbon”, qui associe muesli, compotée, salade fraîche (de raisins), siphon mascarpone et une touche d’estragon.
Et Les Collonges, alors ? Un hasard prémonitoire : c’est le nom que portait l’établissement, presque centenaire, en 1997, année de naissance de Pierre-Étienne.
P.-É. nous annonce qu’il élabore un nouveau dessert, un millefeuille, et mettra prochainement à la carte une volaille pochée, sauce montée au foie blond. Ben, c’est déjà réservé.

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Les Collonges

12 rue Francoeur, Paris 18ème
Fermé dimanche et lundi - carte 55€
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Cali-Fukushima

Pour qui a visité la Colombie - ce qui est mon cas - on en revient avec de la salsa plein les hanches, de la résilience joyeuse plein la tête et un nouvel amour pour les habitants de ce pays, dont la gastronomie, n’est a priori pas le fort.
Eh bien, c’est ce qu’essayent de contredire, avec succès, le chef Andrés Ramirez et son amie Gina Villacob, reconvertie dans la restauration, et DJette à ses heures.
Sous la dénomination “tropical izakaya”, qui au premier abord fait un peu penser à une paillote de plage avec ombrelles dans les cocktails, Shuzopropose des petits plats aux ingrédients et origines colombiens, modernisés et adaptés à nos palais exigeants.
Le Japon est introduit par touche, dans le minimalisme des présentations, dans l’umami des condiments, dans la technicité apportée à la réalisation. Andrés y raconte son enfance colombienne, dans une famille aux accents mêlés et à la passion nipponne.
On plonge dans le tartare de pastèque fumée, dans la brochette de gombos assaisonnée de sauces dont je ne sais pas prononcer le nom. Très bonne réinterprétation du tamal, sorte de chausson vapeur dans une feuille de bananier. Et, en dessert, un tamarillo confit (petite tomate exotique) acidulé.
Musique canon et cocktails tentants, mais il n’est que midi. Sur le joli bar trône une platine vinyle, promesse de belles soirées caliente.

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Shuzo
44 rue Saint Sébastien, Paris 11
Fermé lundi et mardi - Carte 40€

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