Rechercher dans ce blog

jeudi 6 novembre 2025

Le Kazakhstan entre aux côtés d'Israël dans les Accords d'Abraham JBCH N° 600

L’entrée du Kazakhstan, qui est la première économie de l'Asie Centrale,  dans les Accords d’Abraham annoncée ce soir par Steeve Witkoff vont avoir des retombées sans pareil pour Israël ? 


Le Kazakhstan est un des plus gros producteur de minerai dont l'uranium si rare, d'énormes réserves de gaz et de pétrole et une population indo européenne .




L’annonce faite par Steeve Witkoff concernant l’élargissement des Accords d’Abraham ouvre de nouvelles perspectives économiques et géopolitiques pour Israël. Parmi les pays impliqués, le Kazakhstan apparaît comme un acteur clé, positionné au carrefour de l’Asie centrale et du Moyen-Orient. Cette adhésion permettrait à Israël de consolider sa présence dans une région stratégique, jusqu’ici dominée par l’influence russe et chinoise, tout en offrant au Kazakhstan des opportunités de diversification de ses partenariats commerciaux et de ses alliances diplomatiques.


Du point de vue économique, cette extension des Accords promet des retombées multiples. Israël pourrait exporter ses technologies avancées dans plusieurs secteurs stratégiques : l’agriculture de précision, la gestion de l’eau, la cybersécurité, la santé et les systèmes de défense. Pour le Kazakhstan, cela se traduirait par un transfert de savoir-faire technologique, accélérant le développement de son infrastructure et de ses capacités industrielles. En retour, Israël pourrait bénéficier d’un accès privilégié aux matières premières stratégiques de la région, notamment le lithium, l’uranium, le pétrole et le gaz naturel, essentiels pour ses industries de haute technologie et sa transition énergétique.



La recherche scientifique et l’innovation technologique seraient également stimulées. Le Kazakhstan, en intégrant le réseau israélien de recherche et développement, pourrait collaborer à des programmes conjoints en énergie solaire, biotechnologies et intelligence artificielle, offrant à Israël une plateforme pour étendre son influence scientifique et industrielle au-delà du Moyen-Orient traditionnel. Ces collaborations pourraient favoriser la création de pôles technologiques communs et attirer des investissements étrangers, renforçant ainsi l’attractivité économique des deux pays.



Sur le plan militaire et stratégique, l’extension des Accords fournit à Israël et aux États-Unis une nouvelle base de coopération régionale. La coordination dans le domaine de la sécurité permettrait de sécuriser les routes commerciales, d’assurer la protection des infrastructures énergétiques et de renforcer les capacités de défense contre les menaces régionales, en particulier celles émanant de l’Iran et de groupes terroristes. L’échange de technologies de défense avancées, de drones à des systèmes de renseignement et de surveillance, représente un atout considérable pour renforcer la sécurité israélienne et stabiliser la région.



Le secteur du tourisme est un autre bénéficiaire potentiel. L’ouverture de relations diplomatiques et commerciales favorise les flux de visiteurs entre Israël, le Kazakhstan et d’autres pays adhérant aux accords. Cela peut générer des retombées directes pour le commerce, la culture et l’industrie hôtelière, tout en renforçant les liens interpersonnels et les échanges culturels. Des programmes éducatifs et des partenariats universitaires pourraient également voir le jour, contribuant à la construction d’une nouvelle génération de professionnels familiers avec les réalités économiques et diplomatiques de la région.


Enfin, l’intégration de pays comme le Kazakhstan envoie un signal politique fort : l’adoption d’une dynamique de coopération pacifique et de normalisation plutôt que de confrontation. 



Cela affaiblit l’influence de puissances régionales adverses comme l’Iran et démontre que l’adhésion aux Accords d’Abraham peut servir de levier pour renforcer la stabilité et l’ordre multipolaire. Israël, en tant qu’acteur central de cette initiative, consolide ainsi sa position diplomatique et stratégique, tout en ouvrant la voie à de nouveaux partenariats en Afrique, en Asie et au-delà du Moyen-Orient.


Encadré stratégique : retombées énergétiques et militaires pour Israël ; l’élargissement des Accords d’Abraham renforce particulièrement la position israélienne dans le domaine de l’énergie et de la sécurité. Le Kazakhstan, riche en uranium et en hydrocarbures, pourrait devenir le partenaire clé pour sécuriser l’approvisionnement énergétique israélien et diversifier ses sources de matières premières critiques. 


Israël pourrait développer des projets conjoints d’exploitation et de raffinage de ressources stratégiques, tout en exportant ses technologies de purification d’eau et d’énergie solaire dans des régions éloignées d’Asie centrale.


Sur le plan militaire, cette coopération permettrait à Israël de partager ses technologies de pointe, notamment dans la surveillance par drones, les systèmes de défense antimissile et le cyber-renseignement. 


La coordination avec les forces locales kazakhes offrirait un réseau d’information et de sécurité avancé, capable de contrer l’influence iranienne et de sécuriser les corridors Est-Ouest essentiels pour le commerce et les transferts technologiques. Ces développements renforcent non seulement la sécurité nationale d’Israël, mais également sa position stratégique sur le plan international, consolidant son rôle de puissance régionale incontournable.


L’élargissement des Accords d’Abraham ouvre pour Israël un ensemble d’avantages interdépendants : stabilité politique, influence économique, maîtrise énergétique, supériorité technologique et sécurité renforcée. 



Pour les pays adhérents, c’est l’opportunité d’une modernisation rapide, d’un positionnement géopolitique avantageux et d’une intégration dans un réseau de coopération pacifique et prospère. La dynamique est claire : la paix et la prospérité ne sont pas de simples slogans diplomatiques, mais des leviers concrets pour transformer le Moyen-Orient et l’Asie centrale.









Une base Américaine en Syrie pour protèger Israël, les Kurdes et les Druzes. JBCH N° 599

Washington ancre sa présence en Syrie pour sécuriser Israël : un tournant stratégique capital; Les États-Unis ont décidé de maintenir et même de consolider – leur implantation militaire dans le sud de la Syrie, via une base aérienne stratégique proche de Damas. 


Selon Reuters, cette décision vise à faciliter un accord de sécurité historique entre Israël et la Syrie, sous conduite américaine. Au cœur de l’enjeu : protéger Israël de la menace terroriste iranienne en Syrie.




Depuis plus de quinze ans, le régime de Bachar el-Assad a transformé son pays en autoroute militaire pour l’Iran, permettant le transfert d’armes lourdes et de missiles vers le Hezbollah au Liban, notamment des systèmes capables de frapper Tel-Aviv et Jérusalem. La tenue d’une base américaine sur cette zone critique signifie une chose : la liberté d’action de Téhéran se rétrécit.


Cette présence devrait sécuriser un large périmètre destiné à devenir une zone démilitarisée entre Israël et la Syrie, empêchant durablement l’installation de milices chiites armées à quelques kilomètres de la frontière israélienne. Une évolution essentielle lorsque l’on sait que l’Iran cherche depuis des années à ouvrir un front nord contre l’État hébreu, après celui du Hamas à Gaza.


Pour Israël, cette initiative représente : un frein concret à l’expansion iranienne ; une stabilisation durable du front syro-israélien ; un signal clair que Washington reste le seul garant fiable de la sécurité régionale.

Cette stratégie américaine bénéficie également au peuple syrien : le retrait progressif des milices pro-iraniennes pourrait réduire la mainmise étrangère sur la Syrie, aujourd’hui dépecée par Moscou et Téhéran. En filigrane, les États-Unis offrent à Damas la possibilité d’un réalignement diplomatique et d’une sortie de sa dépendance à l’Iran.


Naturellement, cette décision est perçue comme une menace par le Hezbollah et les Gardiens de la Révolution, qui ont bâti leur puissance sur la proximité territoriale avec Israël. Ils pourraient tenter des provocations ou attaques hybrides, mais l’installation américaine renforce la capacité de dissuasion en faveur de Jérusalem.



À l’heure où Israël combat simultanément le terrorisme islamiste au sud (Hamas) et au nord (Hezbollah), le soutien américain en Syrie rappelle une évidence que beaucoup veulent oublier : la sécurité d’Israël n’est pas seulement un enjeu national, mais une pierre angulaire de la stabilité mondiale.



Vayera, une paracha qui colle à l'actualité ! JBCH N° 598


Abraham et son questionnement, et une position clairement en soutien à Israël face au terrorisme :


La Paracha Vayéra de cette semaine est véritablement une  boussole morale pour un monde en crise.




Parce que la paracha Vayera  (Il apparût) commence par l’arrivée des anges chez Abraham à Mamré et décrit ses actions et ses questionnements. Il est la figure centrale de cette portion, à la fois hôte exemplaire et interlocuteur de Dieu. 


La Paracha Vayéra nous plonge au cœur d’une des plus puissantes interrogations spirituelles de la tradition juive : comment concilier la justice et la miséricorde dans un monde où la violence et l’inhumanité menacent de triompher ? 


Abraham, figure de l’hospitalité et de la foi inébranlable, ose pourtant contester le divin lorsque l’injustice semble surgir. Face à l’anéantissement annoncé de Sodome et Gomorrhe, il déclare : « Le Juge de toute la terre ne ferait-Il pas justice ? » – posant ainsi la question fondamentale du discernement moral.


Abraham enseigne qu’aimer Dieu ne signifie pas se taire. Être croyant ne signifie pas fermer les yeux. La responsabilité morale exige de se dresser contre le mal, de dénoncer l’arbitraire, de protéger l’innocent. L’héritage spirituel juif ne se résume pas à la prière : il est engagement, action et combat éthique contre toutes les formes de barbarie.


Son questionnement inaugure une voie : la justice n’est pas seulement divine, elle est confiée aux mains des hommes. L’humain doit examiner, juger, agir. C’est la vocation d’Israël : porter un message moral dans l’histoire, au prix de luttes immenses.



De Sodome à l'année 2025, la morale fait face au terrorisme : À l’heure actuelle, en 2025, une autre terre crie son droit à vivre en sécurité; l’État d’Israël, confronté depuis des décennies aux attaques terroristes d’organisations dont le seul projet est sa destruction, Israël se retrouve face au même dilemme qu’Abraham : comment défendre la vie, la justice et la paix lorsque l’ennemi glorifie la mort ? 



Une autre leçon nous parvient, c'est que dans ces villes, seul Loth le neveu d'Abraham qui a accueilli les anges avec bonté est sauvé avec sa famille, avec l'ordre de ne pas se retourner, sa femme se retourne et est transformée en statue de sel, cette leçon signifie que quoi qu'il arrive, on ne doit plus regarder en arrière et avancer sur la voie du futur, celle de la vérité. 




Abraham obéit à son Dieu et lui offre son fils Isaac en offrande, en holocauste,  ... au dernier moment un ange remplace Isaac et un bouc se présente, il le sacrifie. A partir de ce moment, plus jamais un enfant sera sacrifié, ce qui différenciera le judaïsme des religions voisines comme Baal. Et c'est pourquoi, encore au Moyen-âge ou de nos jours, nos ennemis accusent les juifs de sacrifier des enfants ... 



Les terroristes du Hamas se cachent derrière des civils, transforment écoles et hôpitaux en bases militaires, retiennent des innocents dans des tunnels, et brandissent cyniquement leurs otages comme monnaie de chantage. Leur idéologie n’est pas une revendication politique : c’est une culture de la mort, de l’annihilation de l’autre, un projet totalitaire où la liberté, la démocratie et la coexistence n’ont aucune place.


Face à cela, Israël n’a pas le privilège de l’angélisme. Choisir la vie, comme le commande la Torah, implique parfois la guerre. Une guerre défensive, mais nécessaire. Une armée qui protège ses civils, tout en avertissant ceux que le Hamas utilise comme boucliers humains : contradiction absolue entre un État attaché au droit international, et des assassins pour lesquels le martyre est une stratégie.



Abraham pleure la destruction d’une cité qu’il sait gangrenée par la violence. Mais il n’accepte pas qu’il n’y ait aucune place pour la justice. Aujourd’hui encore, Israël aspire à la paix, mais une paix réelle, fondée sur la reconnaissance mutuelle, pas sur sa disparition ou son renoncement à se défendre.


Le dilemme moral n’est pas du côté que l’on croit; certains médias, organisations internationales ou gouvernements préfèrent oublier qui a déclenché les massacres, qui décapite des familles entières, qui viole, éviscère, brule;  qui tire des roquettes sur des crèches. Ils exigent d’Israël une perfection qui n’est demandée à aucun autre pays, et qui serait en réalité un suicide programmé. Les Islamistes veulent inverser les faits, alors qu'ils les reconnaissent. et les esprits faibles ou malveillants les suivent.


Le vrai dilemme moral, comme dans l’histoire de Sodome, ne réside pas dans la fermeté face aux forces du chaos. Il réside dans la lâcheté de ceux qui s’indignent sélectivement, qui condamnent la victime pour son instinct de survie, et qui détournent les yeux des bourreaux.


Abraham nous a transmis une vérité intemporelle : la justice ne consiste pas à traiter de manière égale le bien et le mal, car cela revient à trahir la justice elle-même.


Soutenir Israël est un impératif éthique Soutenir Israël, ce n’est pas prendre parti dans un conflit tribal, ce n’est pas cautionner la souffrance. C’est reconnaître le droit fondamental d’un peuple à vivre libre, en sécurité, sur la terre où il est néet qui est sienne depuis trois mille ans.  


C’est affirmer que la démocratie doit prévaloir sur la tyrannie. C’est défendre une civilisation où l’on pleure chaque victime, même celles de l’ennemi, parce que chaque vie humaine est sacrée.


Israël combat non seulement pour ses citoyens, mais pour un principe universel : il ne peut pas y avoir de paix sans justice, ni de justice sans vérité. Abraham l’a exigé du ciel. Israël l’exige ici-bas.


En 2025, le message de Vayéra demeure brûlant d’actualité : quand la barbarie se lève, le silence devient complicité. Et comme Abraham, nous devons oser nous lever, questionner, choisir le camp de la vie, avec courage, lucidité et fidélité à la dignité humaine.




NB : De la kabbale au siècle des lumières, ce texte n'a pas laissé indifférents les sages : 

Dans la Kabbale, Abraham incarne Hessed, la bonté, tandis que la destruction de Sodome révèle Guevoura, la rigueur : le monde ne peut survivre ni à la cruauté absolue ni à la bonté sans discernement.

Le Zohar enseigne qu’Abraham discute avec Dieu pour maintenir l’équilibre des forces, car la justice exige d’identifier et de contenir le mal. Le Ari de Safed explique que sauver des innocents n’implique jamais de sauver ceux qui choisissent de se faire les vecteurs du chaos.

Voltaire affirmait que « se rendre aux fanatiques, c’est encourager le fanatisme » : soutien direct à la résistance au terrorisme. Rousseau rappelait qu’une société libre doit protéger ses membres contre ceux qui nient la liberté d’autrui. Montesquieu établissait que la loi n’est juste que si elle défend la vie, point de convergence avec la morale biblique. Kant insistait sur la dignité humaine : le Hamas la nie, Israël se bat pour la préserver. Diderot dénonçait ceux qui, par mauvaise foi, mettent agresseurs et victimes « sur le même plan ». 

Les médias sociaux, la Presse les TV mettent souvent Israël au premier plan pour l'accuser ... l'accuser d'exister ! c'est un grave problème qui fait le succès de phénomènes incompréhensibles comme l'éléction d'un maire islamiste et extémiste à New York ou la montée soutenue d'une Rima Hassan en France ! Soyons tous vigilents ... 

Ainsi, de Safed aux Lumières, une même leçon : la compassion ne doit jamais servir de refuge aux bourreaux. Vayéra devient alors un principe politique : protéger la vie exige de combattre ceux qui la méprisent.




Lula, COP30 et Amazonie ... La Ruée vers l'Or Noir. JBCH N° 597


La COP30 ouvre ses portes à Belem, L’Amazonie à l’épreuve de la ruée vers l’or noir



À Oiapoque, ville amazonienne de 30 000 habitants à la frontière de la Guyane française, souffle un vent de prospérité inédite. Le gouvernement brésilien, sous l’impulsion de Lula, a autorisé en octobre 2025 l’exploration pétrolière au large des côtes de l’État d’Amapá, sur le « bloc 59 », confié au géant Petrobras. 


Cette décision marque un tournant historique : pour la première fois, le pétrole s’invite au seuil du plus grand écosystème tropical du monde.


````


La région, autrefois isolée, se transforme à grande vitesse : chantiers, hôtels, routes, commerces surgissent de partout. Les habitants, longtemps marginalisés, espèrent enfin un avenir meilleur. Le slogan « Oui au développement ! Oui au pétrole ! » incarne leur ferveur. Pour eux, la manne pétrolière promet emplois, infrastructures et reconnaissance nationale. Petrobras, appuyé par ExxonMobil, CNPC et Chevron, investit massivement, tandis que les élus locaux rêvent de faire d’Oiapoque une « cité modèle ».


Mais derrière l’euphorie se cache un drame écologique et social en gestation. ONG et communautés indigènes alertent : la zone côtière, où se rencontrent l’Atlantique et l’Amazone, est l’une des plus instables du globe. Une marée noire y serait incontrôlable. 



Le parc national du Cabo Orange, sanctuaire de biodiversité, serait « foutu », selon son directeur Ricardo Motta Pires. Les Karipuna de Jumina, peuple amérindien vivant de chasse et de pêche, voient déjà leur environnement bouleversé : les hélicoptères de Petrobras font fuir le gibier, et la déforestation avance à pas de géant. L’afflux de migrants venus chercher fortune menace aussi leurs terres.

Le paradoxe brésilien éclate au grand jour : Lula, qui accueillera la COP30 à Belém, se présente comme champion du climat, prônant un mix énergétique à 90 % renouvelable et la fin de la déforestation illégale d’ici 2030. Mais dans le même temps, il mise sur le pétrole offshore pour financer la « transition énergétique ». Cette double logique – verte en discours, noire en pratique – fragilise la crédibilité internationale du Brésil, pourtant autoproclamé « superpuissance environnementale ».


Les ONG dénoncent une « contradiction morale majeure » : au nom du développement, le pays s’apprête à sacrifier l’un des écosystèmes les plus fragiles et précieux de la planète. Le Curupira, esprit mythique protecteur de la forêt choisi comme mascotte de la COP30, semble ici trahi. Derrière les promesses de prospérité, c’est la survie d’un monde – celui de l’Amazonie et de ses peuples – qui se joue.




On retrouve  d’un côté, une population pauvre qui espère la modernité grâce au pétrole ; de l’autre, des gardiens de la nature et des scientifiques conscients du coût écologique irréversible. 




Le pouvoir brésilien, en forçant la main à l’Institut de l’environnement (Ibama), sacrifie la prudence au profit d’une rentabilité immédiate. La situation d’Oiapoque illustre le dilemme mondial : faut-il détruire la planète pour la sauver ? 


L’Amazonie, poumon de la Terre, risque de devenir le champ d’expérimentation d’un développement paradoxal, où la transition écologique se finance par la destruction de la nature elle-même.

La Guyane française pourrait exploiter ce littoral … mais la peur des écologistes paralyse l’état










mercredi 5 novembre 2025

Second scandale en Israël : celui de la Histadrout. JBCH. N° 596

La Histadrout est la principale confédération syndicale de travailleurs israéliens. Elle est affiliée à la Confédération syndicale internationale. Ce syndicat est considéré comme un des éléments fondateurs de la nation d'Israël, comme précurseur de l'État.



Le nouveau scandale de corruption impliquant la Histadrout éclate au pire moment pour Israël. Alors que le pays est engagé dans une guerre longue et éprouvante, la confiance dans les institutions est déjà fragilisée. Voir désormais surgir un dossier touchant à la fois la principale fédération syndicale et plusieurs figures du gouvernement renforce l’impression d’un système miné de l’intérieur. 


Après l’affaire de Sde Teiman, cette nouvelle crise fait peser une menace accrue sur l’image du pays, tant sur le plan démocratique que diplomatique.


Le cœur de l’affaire se concentre sur un réseau présumé d’échanges de faveurs, de pots-de-vin et d’avantages politiques orchestré par Ezra Gabay, militant influent du Likud. Or, parmi les responsables cités dans l’enquête figurent plusieurs ministres de premier plan du parti au pouvoir : Gideon Saar (Affaires étrangères), Miki Zohar (Culture et Sports), Yariv Levin (Justice), Shlomo Karhi (Communications), David Amsalem (Coopération régionale) et Eli Cohen (Énergie). Tous affirment n’avoir rien à se reprocher et ne sont pour l’heure que témoins potentiels — mais leur simple mention dans ce dossier suffit à susciter l’inquiétude.


L’impact politique est direct : Israël se présente comme la seule démocratie stable du Moyen-Orient, mais la répétition des scandales donne à ses détracteurs des arguments faciles. Sur la scène internationale, cette affaire pourrait entamer encore davantage la crédibilité du gouvernement alors même que le pays sollicite soutien militaire, diplomatique et économique. Dans le monde économique aussi, la corruption est perçue comme un facteur de risque. Elle peut refroidir les investisseurs au moment où Israël doit financer l’effort de guerre et maintenir une économie résiliante

La secousse est aussi sociale et symbolique. La Histadrout est un pilier du monde du travail israélien. Si son nom est associé à une affaire de corruption à grande échelle, c’est la stabilité du dialogue social qui vacille. En pleine période de tension nationale, la population a plus que jamais besoin de croire en la probité des dirigeants. Or cette affaire alimente le sentiment d’un fossé entre les élites politiques et syndicales, accusées de tirer profit des crises pendant que la société paie le prix humain et matériel du conflit.


Ce scandale dépasse donc la seule dimension judiciaire. Il nourrit un récit dangereux : celui d’un pays affaibli par des dérives internes, vulnérable autant face à ses ennemis qu’à ses propres démons. Pour restaurer la confiance, Israël devra faire preuve d’une transparence irréprochable, garantir que nul n’est au-dessus des lois et reconstruire un lien de confiance avec des citoyens éprouvés. Car si la menace extérieure est visible et combattue, la corruption, elle, sape silencieusement les fondations de l’État.



Le Qatar doit être taxé volià les milliards qui nous manquent ... JBCH N° 595

J'ai été surpris de l'attitude du Président Sarkozy, en 2008, d'exonérer le Qatar de tout impôt en France ... à l'époque, il s'agissait de consolider le club de football PSG. 


Mais la perversité de cette mesure a permis au Qatar, d'alimenter et de renforcer le réseau des Frères Musulmans, de mettre la main sur la plupart des hôtels de grand luxe en France, de créer une multitude de sociétés qui vont de la fabrication des chaussures de sport, aux milliers de SCI immobilières, à la main mise des salles de sport et autres activités ... Le tout sans payer un seul sou de taxe.


Au passage, il ne faut pas oublier la corruption, souvent des élites politiques de France, les valises de billets , l'achat des votes pour obtenir la Coupe du monde de foot etc... 



Une convention fiscale France‑Qatar signée  en 2008, prévoit notamment que les entités publiques qataries sont exonérées des plus‑values immobilières.  Toujours selon cette convention, les « Qataris » bénéficient d’un régime dérogatoire : absence de «retenue à la source» sur les dividendes ou intérêts perçus en France, exonération d’ISF (impôt de solidarité sur la fortune).   


Concrètement, un article indique que : «les Qataris résidant en France bénéficient d’un régime dérogatoire pour l’IFI, les sociétés qataries profitent de déductions sur leurs bénéfices réalisés en France et il n’y a pas de retenue à la source sur les dividendes ni d’imposition sur les redevances». Il est évoqué un manque à gagner estimé à des milliards d’euros par an pour l’État français.  


Le Qatar est deuxième pays européen d’investissement pour l’État français : fin 2019, ses participations étaient estimées à 25,3 milliards d’euros en France, dont 7,1 milliards dans l’immobilier. 



En 2024, un engagement de la part du Qatar à investir 10 milliards d’euros d’ici 2030 dans divers secteurs de l’économie française (transition énergétique, semiconducteurs, IA, etc.).   


La dépendance au Qatar est aussi dans le développement de la corruption des hommes politiques en France : Présidents, premiers ministres, ministres sont tous à la merci de ce petit état de 300 000 citoyens, qui est une éponge de gaz et de pétrole. 


Cet état peut ainsi se servir du levier diplomatique que possède la France de par son siège permanent au Conseil de sécurité ... Rien ne peut être refusé aux exigences de son Emir ! on l'a vu dans le choix de son pays et le lobying pour obtenir l'organisation de la Coupe du Monde de football.




On voit son rôle et son influence dans la crise du Moyen Orient, et l'appui sans compter qu'il apporte aux terroristes du hamas ! 


Selon un article, les investissements immobiliers qatariens en France comprenaient par exemple des acquisitions d’hôtels de luxe ou d’immeubles parisiens (ex : filiales de fonds qataris rachetant des établissements haut de gamme).  


D’un point de vue diplomatique et économique, la France considère le Qatar comme un investisseur stratégique, ce qui incite à créer un cadre d’accueil attractif. Personne n'est dupe !


Le régime fiscal est partiellement justifié par la volonté d’attirer des capitaux étrangers dans l’immobilier de prestige, dans les infrastructures, et de bénéficier d’investissements directs étrangers. 


Cependant, le fait que ces avantages semblent exclusifs ou fortement biaisés en faveur des investisseurs qataris (et non pas d’investisseurs étrangers généraux dans les mêmes termes) suscite des critiques sur l’équité fiscale.


Grâce à l’exonération de plus‑value immobilière, à l’absence de retenue sur dividendes et intérêts, et à d’autres avantages, les investisseurs qataris maximisent la rentabilité de leurs placements en France. 

Le régime fiscal dont bénéficie le Qatar en France repose sur un accord bilatéral de convention fiscale qui accorde des exonérations très importantes (plus‑values immobilières, retenues à la source, IFI/IFI). 


Ces avantages permettent aux investisseurs qataris d’augmenter significativement leurs rendements en France. Bien que les montants globaux exacts des « milliards » d’avantages ne soient pas systématiquement publiés, les estimations se montent à des participations de plus de 50 milliards d’euros  ce qui montre l’ampleur du phénomène. 


Cela pose donc une question de justice fiscale et de transparence : pourquoi ce régime est‑il aussi favorable – et pourquoi ce n’est pas davantage débattu publiquement ? Y a t il forfaiture ... Aucune enquête n' a été effectuée, aucune plainte posée ... Le Qatar arrose partout ! 



L'UNRWA, succursale du Hamas JBCH N° 594

L’UNRWA, le Hamas et la question de la forfaiture internationale


Depuis plusieurs mois, les accusations s’intensifient contre l’UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine), soupçonnée par certaines organisations de constituer non pas un organisme humanitaire neutre, mais un acteur engagé, voire complice, du Hamas. 



Un rapport récemment publié par Watch — soutenu par des ONG  affirme que de nombreux employés de l’UNRWA sont liés à des factions islamistes armées, qu’ils diffusent une propagande antijuive dans les écoles, et qu’ils participent à la radicalisation des jeunes Palestiniens de Gaza.





Dans ce contexte déjà explosif, sous l'égide du Président français Macron, l’ancienne ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna » a supervisé un rapport qualifié de « biaisé » par plusieurs analystes : selon eux, le document minimise les preuves de l’imbrication entre le Hamas et l’UNRWA, et s’aligne sur la ligne diplomatique onusienne traditionnelle, consistant à préserver l’agence pour ne pas « laisser un vide humanitaire ». 


Ce positionnement, moralement fragile et politiquement commode, soulève pourtant une question essentielle : jusqu’où peut aller la complaisance internationale lorsqu’un organisme onusien semble avoir perdu sa neutralité ?





L’UNRWA, rappelons-le, est la seule agence de l’ONU créée pour une population spécifique les réfugiés palestiniens et dont le mandat s’est perpétué de génération en génération. Cette exception historique entretient non seulement une dépendance économique et psychologique, mais aussi une confusion entre aide humanitaire et militantisme politique. 


Or, si les accusations se confirment, et que des fonds onusiens ont effectivement été utilisés, directement ou indirectement, pour financer ou soutenir une organisation terroriste, cela relèverait d’une forfaiture internationale : une trahison du mandat de neutralité, de la confiance des États donateurs et du droit international lui-même.




Mais qui osera attaquer l’UNRWA ? Les États occidentaux, prisonniers de leur diplomatie humanitaire et craignant d’être accusés de « punir les civils », hésitent à rompre avec une structure inefficace mais symboliquement intouchable. 


L’Union européenne tergiverse, les États-Unis oscillent entre suspension et rétablissement de financement, tandis qu’Israël, bien que le premier concerné, sait qu’une disparition brutale de l’agence pourrait provoquer un chaos humanitaire.


C'est à Jérusalem, en arabe, jamais en hébreu !


Ainsi, la forfaiture est connue, mais le courage manque pour la dénoncer. Dans le silence des chancelleries, l’UNRWA continue d’agir, mi-humanitaire, mi-politique une zone grise où la morale internationale s’éteint peu à peu.









mardi 4 novembre 2025

Kol Nidrei de Max Bruch JBCH N° 593

 

Kippour commence, la nuit est déjà présente, nous nous trouvons face à nous même afin d'effectuer un bilan, bilan de nos bonnes et de nos mauvaises actions afin de demander "Pardon" ... Voila qu'arrive un des moments les plus solennels : le"Kol Nidrei" que nous avons aussi écouté dans le premier film parlant ... le Chanteur de Jazz..., le film culte.


Ceci dit Max Bruch, de religion protestante, a apporté une émotion exceptionnelle et a crit une oeuvre monumentale

Kol Nidrei (כָּל נִדְרֵי, « Tous les vœux »), composé en 1880, est l’une des œuvres les plus émotionnellement intenses du répertoire pour violoncelle et orchestre. Elle s’appuie sur la prière d’ouverture de Yom Kippour, moment où la communauté juive demande à être libérée des serments non tenus — une supplication qui touche au cœur de la conscience humaine.


Max Bruch, protestant allemand, découvre la mélodie liturgique grâce au cantor Abraham Jacob Lichtenstein à Berlin, et en est profondément ému. Lorsqu’il est chef d’orchestre à Liverpool, il compose cette œuvre specifically pour la communauté juive locale, qui l’avait beaucoup soutenu. Créée par le violoncelliste Robert Hausmann, elle est immédiatement saluée comme un chef-d’œuvre.



Le titre original — Adagio sur deux mélodies hébraïques — révèle la structure en deux parties :


Les deux thèmes principaux : Le Kol Nidre Le violoncelle imite la voix du hazzan :lignes rhapsodiques mélismes expressifs souffle quasi liturgique


Une mélodie issue des Hebrew Melodies de Byron O Weep for Those Who Wept on Babel’s Stream » arrangée par Isaac Nathan. Ce second thème apporte la douceur du réconfort, comme une réponse lumineuse à la gravité du premier supplice.


L’orchestration reste volontairement transparente — harpe et cordes soutiennent le soliste — comme pour préserver la dimension sacrée de la source. ... Une œuvre universelle Bruch n’a jamais prétendu écrire “de la musique juive”. Il voulait rendre hommage, avec respect et sensibilité, à une tradition musicale qui l’avait touché.


Si Arnold Schönberg lui reprocha un manque “d’essence juive”, la postérité l’a placé du côté de la sincérité poétique, non de l’appropriation.


Pourquoi Kol Nidrei nous bouleverse encore : C’est une musique du cœur et du pardon.Elle porte une vérité humaine : reconnaître la fragilité des promesses, l’imperfection de l’homme, et l’espérance d’un renouveau moral.


Lorsqu’il monte au soir de Kippour, en synagogue ou en salle de concert, le violoncelle devient une âme qui se confesseChaque note semble chercher une paix intérieure.


Aujourd’hui, Kol Nidrei demeure : une pièce-phare du répertoire romantique, un pont entre cultures , l’une des plus belles prières jamais mises en musique par un compositeur non juif


Une œuvre qui prouve que la musique peut être une bénédiction… même venue d’ailleurs.


Le Chanteur de Jazz