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mardi 11 novembre 2025

La Syrie, les USA et Israël JBCH N° 613

La réintégration diplomatique de la Syrie bouleverse profondément les équilibres du Moyen-Orient et place Israël dans une position de vigilance accrue. 


L’accueil du président syrien Ahmed al-Charaa par Donald Trump à la Maison-Blanche, quelques heures à peine après la suspension de son classement comme terroriste, symbolise le retour d’un acteur longtemps banni du jeu international. 


Pour Israël, cette évolution n’a rien d’anodin : elle touche directement à la sécurité de ses frontières, à la stabilité du Golan et à la lutte contre l’influence iranienne dans la région.




La reconstruction annoncée de la Syrie, chiffrée entre 600 et 900 milliards de dollars, risque de devenir une arme à double tranchant. Damas, qui cherche à séduire les investisseurs occidentaux, pourrait en réalité permettre la consolidation d’infrastructures contrôlées par des réseaux iraniens ou affiliés au Hezbollah. Sous couvert de projets civils, des routes, ports et bases pourraient être réhabilités à des fins militaires. Cette perspective inquiète Israël, qui observe depuis ses hauteurs du Golan le va-et-vient constant des convois iraniens vers le Liban et le Hezbollah, le tout, sous le regard des Turcs.


L’autre danger réside dans la normalisation diplomatique elle-même. Si la Syrie rouvre une ambassade à Washington et signe des contrats économiques avec l’Occident, toute intervention israélienne sur son territoire deviendra politiquement plus coûteuse. Un régime blanchi par la diplomatie peut se permettre d’avancer masqué, et la Russie comme l’Iran sauront exploiter cette façade de légitimité pour conserver leurs positions. La prudence s’impose : l’apparente conversion de Damas à la lutte contre le terrorisme ne doit pas occulter son passé de manipulation et de duplicité.




Pour autant, il existe une brève fenêtre d’opportunité. Si les engagements syriens de combattre l’État islamique se traduisent en actes vérifiables, Israël pourrait bénéficier d’un apaisement local sur le plan sécuritaire. De même, une Syrie soucieuse de restaurer sa crédibilité internationale pourrait être amenée à restreindre, du moins temporairement, la présence iranienne sur son sol. Mais ces hypothèses restent fragiles : sans contrôle international et sans mécanismes de transparence, la reconstruction servira surtout de paravent à des transferts d’armes et à des alliances souterraines.


Israël doit donc conjuguer fermeté et intelligence stratégique. Sur le plan militaire, le renforcement du renseignement au-dessus du Golan, l’augmentation des capacités de surveillance et la préparation d’options ciblées restent essentiels. Sur le plan diplomatique, il faut conditionner toute levée de sanctions à des garanties vérifiables et à un suivi indépendant de l’utilisation des fonds. La coordination avec Washington est indispensable pour tracer des lignes rouges claires et empêcher tout retour déguisé de l’influence iranienne



Au-delà des aspects militaires, Israël doit aussi se préparer à une bataille d’image. En documentant de manière rigoureuse les risques liés à la reconstruction et en sensibilisant les bailleurs occidentaux, il pourra influencer la narration internationale et éviter que Damas ne se présente comme une victime réhabilitée. La vigilance doit être globale, du renseignement de terrain à la diplomatie multilatérale.


L’histoire récente a montré que chaque relâchement diplomatique dans la région a souvent permis aux ennemis d’Israël de se réarmer et de se renforcer. 


Cette fois encore, l’État hébreu doit garder la tête froide : observer, anticiper, dénoncer, mais aussi proposer des cadres de coopération strictement contrôlés lorsqu’ils servent ses intérêts. 


La reconstruction de la Syrie ne doit pas devenir un tremplin pour ses adversaires, mais une épreuve de vérité sur la capacité du monde à garantir une paix fondée sur la transparence et la sécurité réelle.



lundi 10 novembre 2025

La BBC fait son mea culpa ... Pas trop tôt ! JBCH N° 612

Israël en guerre : Mensonges ... Mediapart, Mensonges France TV et France 2, Mensonges ...  L'AFP, L'Humanité, Libération, Le Monde ... Mensonges ... On attend des sanctions comme en Grande Bretagne


La récente controverse autour de la BBC met en lumière un problème ancien : la désinformation et la partialité dans le traitement de certains conflits, et tout particulièrement de la situation en Israël et à Gaza. 


Cette année encore, la chaîne britannique a été contrainte de reconnaître des erreurs dans un documentaire sur la guerre à Gaza, révélant que certaines images et récits diffusés n’étaient pas vérifiés ou provenaient directement de sources liées aux terroristes.

 

Ces erreurs ne sont pas anodines : elles influencent l’opinion publique internationale et contribuent à une perception faussée de la réalité sur le terrain.




Le rôle d’une chaîne comme la BBC devrait être de fournir une information rigoureuse et équilibrée. Or, l’usage de séquences manipulées ou de témoignages partiaux, sans vérification indépendante, montre une tendance inquiétante à favoriser un narratif anti-israélien. Cette dérive, malheureusement récurrente, alimente une hostilité injustifiée envers Israël, occultant la complexité du conflit et les actions terroristes perpétrées contre la population civile israélienne.



L’exemple récent de la manipulation d’un extrait du discours de Donald Trump, monté de manière trompeuse dans un documentaire, illustre à quel point la chaîne peut altérer les faits pour servir un récit sensationnaliste. 


Cette fois, le PDG et le directeur de l’information de la BBC ont démissionné, mais ces mesures restent cosmétiques si la culture institutionnelle de la chaîne continue de privilégier le sensationnel à la véracité. En ce qui concerne Israël, le problème est structurel : les reportages omettent souvent de contextualiser les attaques contre les civils israéliens, de rappeler les tirs de roquettes depuis Gaza, ou encore de dénoncer l’utilisation de boucliers humains par les organisations terroristes.





L’impact de ces reportages partiaux dépasse la simple erreur journalistique. Il influence les décideurs politiques, les institutions internationales et l’opinion publique mondiale, alimentant des résolutions et des condamnations injustes contre l’État d’Israël. 


Les conséquences sont tangibles : le récit biaisé facilite la stigmatisation d’Israël, minimise les actes terroristes contre ses citoyens et met en danger la perception internationale de la légitimité de ses mesures de défense


Correspondants terroristes de la BBC

Il est crucial de rappeler que la situation à Gaza est le résultat d’une gouvernance terroriste qui refuse la paix et utilise la population civile comme bouclier. La couverture médiatique qui néglige cette dimension légitime la propagande des groupes armés et leur capacité à influencer l’opinion internationale. 


La responsabilité de médias comme la BBC est donc immense : leur manquement à la neutralité et à la vérification des faits peut avoir des effets dévastateurs, non seulement sur l’image d’Israël, mais sur la sécurité des civils israéliens et la stabilité régionale.


Il est également essentiel de souligner le courage et la résilience d’Israël, souvent minimisés par des reportages biaisés. Face à des attaques répétées, l’État hébreu continue de protéger sa population, de maintenir des institutions démocratiques et de fournir une aide humanitaire à Gaza lorsque cela est possible. 


La perception internationale de ces efforts est régulièrement obscurcie par des informations déformées, donnant l’impression que l’agresseur est victime et inversement.



Enfin, cette affaire illustre un problème plus large : la nécessité d’un journalisme exigeant, impartial et responsable, capable de résister aux pressions politiques et aux récits propagandistes. 


La démission des dirigeants de la BBC est une mesure symbolique, mais elle ne résout pas la culture médiatique qui permet à des informations non vérifiées de se propager et de nuire à la réputation d’Israël. Une réforme en profondeur et une vigilance constante sont indispensables pour que la vérité sur la sécurité et la défense d’Israël soit correctement rapportée.


La situation démontre que l’État d’Israël reste une démocratie en première ligne contre le terrorisme, et qu’une couverture médiatique honnête est cruciale pour refléter cette réalité.


 La communauté internationale mérite des informations exactes et contextualisées, et les médias doivent assumer leur responsabilité dans la protection de la vérité, au-delà des narratifs sensationnalistes qui desservent la paix et la sécurité. Israël, loin d’être un agresseur, continue de défendre ses citoyens dans un environnement hostile, et mérite un traitement médiatique à la hauteur de cette réalité.







L'IA entre en force dans Tzahal JBCH N° 611

Un article du Jerusalem Post met en scène l’émergence d’un nouveau paradigme : la guerre algorithmique. 


Pour la première fois, durant le conflit israélo-iranien de 2025, l’intelligence artificielle (IA) ne se limite pas à l’analyse des menaces : elle agit, coordonne, et décide. 


L'armée israélienne prend une avance décisive dans des dizaines de millions de cas stratégiques ... 



En effet, les drones autonomes, la fusion de capteurs, les communications en réseau et la reconnaissance de schémas ont permis à l’armée israélienne et à ses alliés américains de mener des frappes simultanées et d’une précision inédite.


Cette description traduit un changement de doctrine : la supériorité n’est plus fondée sur le nombre d’hommes ni même sur la qualité du matériel, mais sur la vitesse et la cohérence du traitement de l’information. L’auteur insiste sur l’emploi massif de systèmes « edge AI », capables de fonctionner sans connexion permanente au commandement central. Ces dispositifs, opérant à la périphérie du réseau, transforment la dépendance technologique en avantage stratégique.



Mais si cette victoire numérique a démontré la puissance du calcul autonome, elle a aussi révélé les nouveaux risques : saturation des systèmes, erreurs d’interprétation, ou décisions létales prises sans validation humaine complète. L’article exalte la rapidité et la précision, mais minimise la question de la responsabilité algorithmique, essentielle à la légitimité des démocraties modernes.



La guerre accélérée par l’IA pose une tension entre efficacité opérationnelle et contrôle politique. Une boucle décisionnelle qui dure quelques secondes ne laisse guère de temps aux responsables civils pour évaluer les conséquences d’une frappe ou d’une escalade. La « victoire en douze jours » décrite par le colonel Ryan Gity traduit cette efficacité, mais au prix d’un raccourcissement du temps stratégique.



Les dilemmes éthiques abondent : si un algorithme d’analyse d’images commet une erreur et frappe un objectif civil, à qui revient la responsabilité, au programmeur, au commandant, à la machine ? Le droit international humanitaire, conçu pour des décisions humaines, peine à s’adapter à des agents autonomes qui “apprennent” en cours d’opération.




Par ailleurs, le champ de bataille n’est plus seulement matériel : il devient cognitif. L’IA alimente la guerre de l’information — création de faux récits, manipulation d’images, saturation des réseaux sociaux. L’arme la plus efficace n’est plus seulement le missile, mais le récit produit par des algorithmes de désinformation.


Face à cette montée en puissance de l’IA militaire, les États développent des contre-technologies tout aussi sophistiquées. Le théâtre iranien a montré que la victoire ne repose pas uniquement sur la puissance offensive, mais aussi sur la résilience défensive face aux systèmes autonomes adverses. 


Le brouillage et le jamming cognitif Les systèmes iraniens ont tenté de perturber les communications israéliennes par des brouilleurs adaptatifs. En réponse, les forces israéliennes ont employé des IA capables de modifier dynamiquement les fréquences de communication, rendant le brouillage obsolète. Le « cognitive jamming » consiste à brouiller sélectivement les liens de données, tout en laissant intacts ceux des canaux de désinformation ennemis, pour provoquer confusion et désorganisation. 


Les armes à micro-ondes et lasers de haute énergie Contre les essaims de drones autonomes, Israël et les États-Unis ont testé des systèmes à énergie dirigée (High Energy Lasers, Microwave Weapons) capables de neutraliser en masse des vecteurs électroniques sans explosion cinétique. 


Ces technologies, déjà utilisées expérimentalement dans le Néguev, détruisent les circuits de commande des drones et brouillent leurs senseurs optiques ou infrarouges. Les leurres numériques et holographiques; les armées déploient des “faux positifs” algorithmiques, structures électroniques ou signatures thermiques créées pour tromper les systèmes de reconnaissance ennemis. Ces leurres exploitent la dépendance des IA à des modèles d’apprentissage statiques : ils saturent leurs capacités de discrimination et provoquent des erreurs de ciblage massives.


La cyber-réponse proactive Avant même les frappes, des algorithmes israéliens auraient infiltré les réseaux iraniens pour altérer les bases de données d’entraînement de leurs propres IA militaires, une forme de “data poisoning” qui sabote les performances adverses avant l’engagement réel. Le champ de bataille devient ainsi préventif, invisible et continu.



Ces innovations montrent que la guerre algorithmique engendre immédiatement sa propre contre-révolution technologique : pour chaque système intelligent, naît une contre-IA spécialisée dans la neutralisation, la désinformation ou la destruction des réseaux concurrents. Le combat futur ne sera pas entre armées, mais entre écosystèmes de données.





L’article du Jerusalem Post illustre parfaitement la fascination contemporaine pour la guerre automatisée : vitesse, précision, efficacité. Mais derrière le triomphe technologique se cache une fragilité systémique. Une IA défaillante ou corrompue peut inverser en quelques secondes le cours d’une guerre.


Le véritable enjeu des prochaines années ne sera donc pas seulement de perfectionner les algorithmes de combat, mais de réguler leur usage, de renforcer les mécanismes de supervision humaine, et d’établir des normes internationales sur la guerre autonome. Sans cela, la victoire numérique d’aujourd’hui pourrait devenir la vulnérabilité stratégique de demain.





dimanche 9 novembre 2025

Le CGT est tombée dans l'Islamisme. JBCH N° 610

La CGT dérive  de la lutte ouvrière à la dérive idéologique avec la prise en main de dirigeants islamistes, comme Amar Lagha, qui se présente comme le porte parole avéré.


Longtemps symbole du syndicalisme ouvrier français, la CGT fut le creuset de la solidarité de classe, du progrès social et de la défense laïque des travailleurs. 


Mais au fil des dernières décennies, son discours s’est fragmenté, le nombre de ses adhérents a chuté, et son unité idéologique s’est fissurée sous l’effet d’une nouvelle tendance : l’entrisme militant et communautaire très dangereuse pour notre République. 



Ce phénomène, d’abord discret, s’est progressivement affirmé dans plusieurs fédérations, notamment celle du spectacle, où des postures identitaires et politiques se substituent à la vocation sociale du syndicat.

Amar Lagha

L’affaire du concert de l’Orchestre Philharmonique d’Israël à la Philharmonie de Paris en fut une illustration brutale. À l’automne, la CGT Spectacle a publié un communiqué dénonçant la venue de l’orchestre, l’accusant de liens supposés avec l’État d’Israël et l’armée israélienne. Derrière cette prise de position, qui dépasse largement le cadre culturel, s’exprime une dérive inquiétante : la transformation d’un syndicat ouvrier en caisse de résonance d’un activisme idéologique. Ce glissement marque une rupture avec l’histoire de la CGT, jadis attachée à la neutralité politique et à l’universalité du monde du travail.




Selon plusieurs observateurs du monde syndical, ce n’est pas un cas isolé. L’influence de groupes militants à coloration identitaire, parfois hostiles aux valeurs laïques, s’est infiltrée dans certaines sections, profitant de la désaffection des bases traditionnelles. L’entrisme opère souvent à bas bruit : il s’appuie sur la faiblesse de la mobilisation ouvrière, sur la perte de repères idéologiques du syndicalisme classique, et sur la tentation, chez certains responsables, de donner à la CGT une portée « morale » ou « militante » plutôt que sociale. Ce déplacement du centre de gravité transforme la nature même du syndicalisme : d’un outil de défense des travailleurs, il devient un instrument d’expression politique. Le boycott du chanteur juif Amir en est la preuve. 


des militantes islamiques de la CGT


L’épisode dramatique survenu à la Philharmonie — où un projet d’attentat a été déjoué de justesse — a fait remonter à la surface les conséquences possibles de ces dérives. L’enquête a révélé l’implication de plusieurs individus issus de cercles militants, dont certains présentaient des accointances idéologiques avec des courants radicaux. Si la justice suit son cours, le signal politique est clair : l’espace syndical, naguère protecteur et humaniste, peut devenir le terrain d’une instrumentalisation dangereuse, où l’idéologie prend le pas sur la raison et la liberté artistique.


L'Orchestre d'Israël 


Cette mutation traduit une double faillite : celle d’une direction syndicale incapable de préserver l’héritage universaliste, et celle d’un modèle de représentation du monde ouvrier désormais supplanté par des causes identitaires. En perdant sa boussole républicaine, la CGT perd aussi sa crédibilité. L’érosion de ses adhérents n’est pas seulement la conséquence d’un affaiblissement économique ou d’une désindustrialisation du pays : elle résulte d’un sentiment de trahison. Les travailleurs, autrefois unis par la lutte contre l’exploitation, se voient aujourd’hui divisés par des logiques de camp, de croyance et de posture morale.


L'entrée des fumigènes a été favorisée par des complices cégtistes qui les avaient caché avant l'ouverture du spectacle.


Les terroristes voulaient mettre le feu

La CGT perd son pouvoir réel,  il y a de nouveaux membres à séduire comme l'a fait le mouvement LFI;  chez les musulmans.  l’urgence pour la CGT serait donc de renouer avec sa vocation première : défendre les salariés, sans distinction d’origine, de religion ni de culture, et refuser toute forme d’embrigadement politique parce que sa direction est infiltrée par la mouvance des frères musulmans. 





Le Golden Dome ... réalité ou utopie ? JBCH N° 609


Le Golden Dome est un projet phénoménal de défense antimissile, très  ambitieux lancé par Donald Trump il y a quelques semaines. Il vise à protéger les États-Unis contre un large éventail de menaces aériennes et balistiques, allant des drones aux missiles nucléaires intercontinentaux. 


Ce projet combine trois éléments chers à Trump : la technologie avancée, l’investissement dans des systèmes prestigieux et la réduction de l’engagement militaire à l’étranger.



Le succès d'Israël dans le Iron Dome est jalousé par tous les pays. Nombreux ceux qui l'on acheté. Mais Israël est un tout petit pays, alors que les USA sont 450 fois plus grands.


Le Golden Dome s’inspire donc de deux projets historiques : Star Wars (SDI) de Ronald Reagan dans les années 1980, qui visait à intercepter des ICBM soviétiques avec des technologies futuristes. Iron Dome israélien, qui protège un petit territoire contre des roquettes conventionnelles.



Cependant, Golden Dome est plus ambitieux : il cible une surface continentale et doit contrer une variété de menaces, y compris les drones, missiles de croisière, hypersoniques et ICBM. Il ne s’agit pas d’un système unique mais d’une combinaison de radars, intercepteurs terrestres, maritimes et spatiaux, ainsi que de logiciels de contrôle et d’anticipation.






Pour fonctionner, Golden Dome nécessitera : Des capteurs avancés capables de détecter et de suivre des menaces multiples et variées Une flotte de missiles intercepteurs, certains basés au sol, en mer et potentiellement en orbite Un logiciel sophistiqué pour coordonner la défense et, éventuellement, prendre des décisions en autonomie.



Certains éléments existent déjà, comme les systèmes AEGIS, GMD, Patriot et THAAD, utilisés pour intercepter avions, missiles de croisière et certains ICBM. D’autres technologies devront être développées, notamment pour contrer les essaims de drones ou pour intercepter les missiles lors de leur lancement. 



L’orbite basse et la nécessité d’avoir un nombre suffisant d’intercepteurs pour une couverture globale rendent le projet extrêmement coûteux : une version de base coûterait environ 250 milliards de dollars sur 20 ans, tandis qu’une version complète pourrait atteindre 3,6 trillions de dollars.



Le projet implique une coopération entre entreprises traditionnelles de défense (Lockheed Martin, L3 Harris) et des start-ups technologiques (SpaceX, Palantir, Anduril), chacune apportant ses compétences en matériel, logiciels et lancement spatial. Le système nécessitera des centaines de milliers de satellites intercepteurs pour garantir une couverture globale et maintenir une capacité constante de défense contre les ICBM.



Golden Dome pose des questions de faisabilité, de coût et de stabilité stratégique :La défense contre les ICBM est très difficile. Les tests du GMD ont montré un taux d’échec non négligeable, et l’efficacité réelle du Golden Dome reste incertaine. 


Le coût économique de l’interception est élevé : chaque missile défense coûte souvent beaucoup plus que la menace elle-même, et les adversaires peuvent utiliser des leurres ou missiles bon marché, rendant le système vulnérable. Sur le plan stratégique, Golden Dome pourrait perturber l’équilibre nucléaire mondial, basé sur la destruction mutuelle assurée. En rendant certaines frappes nucléaires moins efficaces, il pourrait inciter la Russie, la Chine ou d’autres puissances à augmenter leur arsenal, déclenchant une nouvelle course aux armements.



Les partisans du projet estiment qu’il limiterait les dommages en cas de conflit nucléaire et améliorerait la sécurité nationale. Les critiques dénoncent un gaspillage colossal, comparant le projet à la SDI de Reagan, qui a échoué pour des raisons techniques, financières et politiques.



En conclusion, Golden Dome est un projet à la fois visionnaire et controversé. Il pourrait transformer la stratégie militaire américaine et la défense antimissile mondiale, mais comporte des risques financiers, techniques et géopolitiques majeurs. 


Le succès ou l’échec de ce projet dépendra de l’ingéniosité technologique, de la coordination industrielle et de la capacité à maintenir l’équilibre stratégique avec les puissances nucléaires.



CMA CGM une croissance inattendue grace à Macron JBCH N° 608


Les enjeux politico-économiques réels du nouvel empire CMA CGM et de la proximité ambiguë entre Emmanuel Macron avec  Rodolphe Saadé,  doit nous interroger.


Une commission d'enquête aurait dû être établie, mais ... 



Rodolphe Saadé, un empire sous pavillon présidentiel  : En façade, tout semble parfait : CMA CGM, troisième armateur mondial, annonce dix nouveaux navires géants battant pavillon français, symbole d’un « patriotisme économique » revendiqué. Mais derrière cette communication huilée orchestrée par Havas, se cache une proximité politique sans précédent entre le pouvoir exécutif français et le groupe dirigé par Rodolphe Saadé.



Le président de CMA CGM n’a pas bâti son influence seul. Il la doit largement à un soutien constant de l’Élysée, qui a multiplié les interventions directes pour renforcer la position du groupe sur les plans diplomatique, portuaire et médiatique. 


À Beyrouth, Paris aurait même négocié avec des représentants du Hezbollah pour confier la gestion du port de la capitale libanaise au groupe marseillais, présenté comme le « partenaire naturel » d’une France soucieuse de regagner une influence régionale perdue. Ce jeu d’équilibriste entre intérêts économiques et diplomatie de l’ombre frôle la forfaiture, tant il engage la République dans des tractations opaques, loin du contrôle parlementaire.



Un empire maritime et médiatique au service du pouvoir : La fortune et la puissance de Rodolphe Saadé ne reposent plus seulement sur le transport maritime. Sous l’œil bienveillant du chef de l’État, CMA CGM a entamé une expansion stratégique dans le paysage médiatique français 


La Provence, avec une entrée au capital de M6, RTL, RMC et BFM TV, constitution progressive d’un groupe multimédia d’influence dont la ligne éditoriale épouse, de plus en plus, celle de l’exécutif. Ces rachats, facilités par un accès privilégié aux financements et aux réseaux institutionnels, rappellent à quel point la concentration des médias en France sert désormais des intérêts politiques avant d’informer le public.


Le récit héroïque du « champion français de la souveraineté maritime » masque mal les réalités économiques : subventions publiques indirectes, exonérations, soutiens logistiques des ports français et diplomatie commerciale active au service du groupe. Derrière la rhétorique du « pavillon tricolore » et des « femmes navigantes », on observe une stratégie de communication soigneusement calibrée pour présenter un géant mondialisé comme l’incarnation du patriotisme économique voulu par Emmanuel Macron.



La façade verte et les coulisses du pouvoir CMA CGM se présente en pionnier du « transport décarboné » et vante ses investissements dans le gaz naturel liquéfié, le biométhane et le e-méthane. Mais la réalité est plus nuancée : ces carburants dits « de transition » restent dépendants des énergies fossiles, et le groupe continue de bénéficier d’une fiscalité maritime allégée. Derrière les grands discours sur la « neutralité carbone à l’horizon 2050 », le modèle reste celui d’une expansion mondiale, d’une croissance des volumes et de la centralisation des flux logistiques — aux antipodes de la sobriété réelle.


Macron, quant à lui, y voit une vitrine : CMA CGM devient le porte-étendard de la « souveraineté économique française », un outil politique autant qu’économique. Quand l’Élysée organise son événement « Choose France » pour vanter l’attractivité du pays, Saadé est toujours aux premières loges, invité à incarner le « modèle français de réussite ». Pourtant, cette réussite repose sur une symbiose douteuse entre pouvoir public et puissance privée : concessions portuaires, facilités fiscales et appuis diplomatiques se mêlent dans une zone grise où le patriotisme économique côtoie le favoritisme politique.




Quand la souveraineté devient prétexte À force de vouloir démontrer que la France conserve des « champions nationaux », l’État en vient à confondre indépendance et connivence. L’esprit de souveraineté invoqué par CMA CGM sert désormais de paravent à une concentration d’influence inédite. Maritime, logistique, médiatique : le groupe Saadé étend ses tentacules partout, au point de devenir un instrument de soft power français… mais sous contrôle privé.



Les dix nouveaux navires baptisés « Notre-Dame », « Sorbonne » ou « Versailles » sont moins des symboles de fierté nationale que des vitrines politiques d’un pouvoir qui s’approprie la réussite d’un groupe dont il facilite chaque étape. En soutenant sans réserve cette expansion, Emmanuel Macron brouille la frontière entre État stratège et État complice.


CMA CGM incarne désormais la nouvelle oligarchie française : un empire économique porté par le pouvoir, redevable politiquement, et protégé diplomatiquement. 


Derrière les discours sur la « transition », « la féminisation » ou « la fierté nationale », c’est une France en dépendance croissante vis-à-vis de ses propres milliardaires qui se dessine. Y aura-t-il une procès pour forfaiture, après le mandat qui se termine en 2027.