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vendredi 12 décembre 2025

Découverte majeure de l’Institut Weizmann sur la régeneration nerveuse JBCH N° 2025 - 715

Une équipe de l’Institut Weizmann des sciences vient de franchir un seuil scientifique inattendu en révélant l’existence de centaines de molécules capables de stimuler la régénération nerveuse chez la souris. Cette avancée, publiée dans Cell, bouleverse les certitudes établies sur les lésions du système nerveux et ouvre la porte à des traitements encore inimaginables il y a quelques années.


Car si les nerfs périphériques possèdent naturellement une capacité de réparation, le cerveau et la moelle épinière restent jusqu’ici prisonniers d’une irréversibilité tragique. L’étude menée par le professeur Mike Fainzilber et son équipe montre qu’un simple fragment d’ARN, longtemps considéré comme un élément inutile voire nuisible du génome, pourrait devenir l’un des futurs leviers de la médecine régénérative.



Les chercheurs se sont penchés sur un mystère ancien : ce qui déclenche précisément la croissance réparatrice après une lésion nerveuse périphérique. Depuis vingt ans, le laboratoire de Fainzilber décrypte les mécanismes complexes qui permettent à un neurone dont l’axone peut mesurer plus d’un mètre chez l’homme de communiquer avec son corps cellulaire. 



Tout repose sur des protéines messagères capables de transporter des instructions de croissance vers l’extrémité du nerf. Mais l’origine de l’ordre initial, celui qui lance la reconstruction, restait insaisissable. Cette fois, la surprise a été totale. Dès vingt-quatre heures après une lésion chez la souris, les neurones activent massivement une famille de petites séquences génétiques appelées B2-SINEs, jusque-là sans fonction connue et souvent considérées comme des intrus génomiques.


Leur rôle ignoré s’est transformé en révélation. En analysant des milliers de séquences, les chercheurs ont identifié 453 B2-SINEs fortement exprimées après une lésion et étroitement associées à une reprise de croissance. Cette activation spectaculaire n’appartient qu’aux cellules nerveuses périphériques ; aucune trace similaire n’a été retrouvée dans le système nerveux central, ce qui pourrait expliquer l’absence de régénération spontanée dans le cerveau ou la moelle épinière. L’étape suivante a bouleversé encore davantage les perspectives. En forçant l’expression de ces ARN dans des neurones rétiniens ou dans le cortex moteur de la souris, les scientifiques ont observé une accélération significative de la repousse nerveuse, y compris dans des zones habituellement incapables de se réparer.




Le mécanisme s’est précisé grâce à une collaboration avec l’Université de Californie à San Francisco. Les ARN B2-SINE semblent rapprocher physiquement les messagers moléculaires contenant les instructions de croissance et les ribosomes qui les traduisent en protéines. Cette proximité accrélère la production des facteurs nécessaires à la réparation. En termes imagés, le neurone reçoit soudain le signal qu’il est trop petit par rapport à ce qu’il devrait être et enclenche une réponse régénératrice.




Cette découverte soulève des perspectives vertigineuses. Chez l’être humain, l’équivalent des B2-SINEs existe sous forme de plus d’un million de séquences Alu. On savait qu’elles interagissaient avec les ribosomes, mais leur raison d’être demeurait obscure. Les chercheurs tentent désormais de déterminer si ces éléments pourraient jouer, chez l’homme aussi, un rôle dans la réparation nerveuse. Si tel était le cas, l’approche thérapeutique pourrait changer d’échelle. L’équipe du Prof. Fainzilber teste déjà des petites molécules capables de reproduire l’effet des B2-SINE en maintenant ensemble les messagers et les ribosomes à proximité du corps cellulaire. Cette stratégie pourrait accélérer la récupération après des lésions périphériques, souvent très lentes notamment dans le diabète ou après un traumatisme.





Mais l’ambition va plus loin. En collaboration avec l’UCLA, les chercheurs étudient désormais le rôle potentiel de ce mécanisme dans la récupération post-AVC chez des modèles murins. D’autres partenariats avec l’Université de Tel Aviv, l’Université Hébraïque et le Centre Médical Sheba explorent la possibilité de l’appliquer à la SLA, une maladie dégénérative terrible qui prive progressivement les neurones moteurs de leur fonction. La perspective de stimuler la régénération du système nerveux central, longtemps considérée comme une utopie, commence à prendre forme.


Bien sûr, le chemin clinique reste long et semé de prudence. Accélérer la croissance cellulaire doit éviter tout risque de dérive, notamment tumorale. 


Mais les résultats marquent un tournant. Ils révèlent que le génome, souvent perçu comme encombré de séquences inutiles, cache encore des trésors d’ingénierie biologique. Ils montrent aussi que le système nerveux périphérique pourrait inspirer la réparation du cerveau lui-même. 


Aujourd’hui, un axone humain ne repousse que d’un millimètre par jour. Demain, grâce à ces ARN longtemps ignorés, il se pourrait que les frontières de la neurologie changent enfin de dimension.








Demande de Grâce de Nathanyaou JBCH N° 714


Herzog peut-il gracier Netanyahu avant jugement ? Analyse juridique et constitutionnelle

La question de savoir si le président Isaac Herzog pourrait accorder une grâce à Benjamin Netanyahu avant tout verdict touche au cœur du droit constitutionnel israélien, encore largement coutumier. 


La réponse est complexe : la loi l’autorise en théorie, mais la pratique et la jurisprudence rendent un tel geste presque impossible politiquement et juridiquement.



En Israël, la Loi fondamentale : Le Président de l’État (article 11) donne au président le pouvoir d’accorder : une grâce (pardon) une commutation de peine ou l’annulation d’une condamnation Ce pouvoir n’est pas limité à des cas post-jugement. Contrairement à de nombreux systèmes occidentaux, la loi israélienne n’exige pas que le justiciable soit condamné pour recevoir une grâce. Ainsi, sur le papier, une grâce préventive, avant verdict, serait possible.




La Cour suprême a déjà été impliquée dans des affaires touchant au pouvoir présidentiel de grâce. Elle a reconnu que le président possède un pouvoir très étendu, mais pas illimité lorsqu’il s’agit d’un usage détourné ou abusif.


 



Or, une grâce accordée en plein procès pénal, concernant un dirigeant politique en exercice ou figure dominante, pourrait être interprétée comme : 
une obstruction à la justice, une atteinte au principe d’égalité devant la loi, et une utilisation politique d’un mécanisme moral et exceptionnel. La Cour serait donc en position d’examiner la légalité d’un tel geste, et pourrait considérer qu’une grâce anticipée constitue un usage déraisonnable du pouvoir présidentiel.


Dans la tradition israélienne, comme dans la plupart des démocraties, la grâce intervient après la justice, comme un geste humanitaire ou moral, jamais comme un outil pour empêcher la justice d’agir.



Gracier quelqu’un avant même qu’un tribunal se prononce reviendrait à : 
déclarer la procédure judiciaire sans objet, annuler le travail d’enquête et de preuve, placer le président au-dessus du système judiciaire. Une telle décision heurterait profondément les garde-fous démocratiques, en particulier au moment où la société israélienne débat intensément de l’indépendance des juges.


Même si la loi le permet, une grâce anticipée à Netanyahu pourrait : déclencher une crise constitutionnelle, provoquer des manifestations massives, diviser encore davantage un pays déjà polarisé, et affaiblir durablement la crédibilité de la présidence.


Le président Herzog, dont la fonction est apolitique et unificatrice, ne prendrait un tel risque que dans un cadre très spécifique : un accord négocié dans lequel Netanyahu accepterait de se retirer totalement de la vie politique.


Même dans ce scénario, la légitimité de la démarche serait largement contestée. Oui, la loi israélienne permet théoriquement à Herzog de gracier Netanyahu avant toute condamnation. Non, dans la pratique, un tel acte serait considéré comme une atteinte grave à l’État de droit, susceptible d’être contestée par la Cour suprême et de provoquer une crise démocratique majeure.

La grâce présidentielle n’est pas un substitut au jugement. Elle est un acte de clémence après la justice et non un moyen d’y échapper.




Drôle de coalition musulmane ! JBCH N° 2512 - 713

La récente réunion à Istanbul des ministres des affaires étrangères de huit États arabes et musulmans :  Qatar, Pakistan, Arabie saoudite, Turquie, Jordanie, Indonésie, Émirats arabes unis et un représentant de l’Égypte marque la formation d’une coalition régionale coordonnée sur la question des Arabes de Gaza et de la Judée-Samarie. 


Cette initiative, née dans le contexte post-guerre Israël-Terroristes et des accords de cessez-le-feu préliminaires, vise principalement à promouvoir l’aide humanitaire à Gaza, sécuriser la libération des otages et favoriser un chemin vers la paix.



Cette coalition reflète un consensus fragile mais stratégique. Les membres ont des intérêts nationaux divergents et des visions politiques très différentes, mais se sont temporairement unis autour de la question des Arabes de ces territoires. 


L’initiative démontre aussi la volonté de certains États, notamment le Qatar et l’Arabie saoudite, de renforcer leur influence diplomatique auprès de Washington et de l’Union européenne, en se positionnant comme médiateurs incontournables dans la région.





Pour Israël, cette coalition représente un défi stratégique. Elle pourrait exercer une pression collective pour influencer les politiques israéliennes à Gaza et en Judée-Samarie, en imposant des attentes communes difficiles à contourner. Les États membres, certains ayant déjà des relations diplomatiques avec Israël, pourraient néanmoins utiliser cette coalition pour obtenir des concessions politiques ou humanitaires.


Cependant, cette configuration comporte également des opportunités. La coalition reste faiblement cohésive : ses membres sont unis essentiellement sur la question des Arabes de ces territoires et non par une stratégie régionale commune. Israël peut chercher à renforcer ses relations bilatérales avec certains États clés, comme l’Égypte, la Turquie ou les Émirats, afin de modérer la pression collective et de créer des accords bilatéraux avantageux, notamment dans le commerce, le gaz ou la coopération sécuritaire.




La formation de cette coalition arabo-musulmane n’est ni entièrement une menace ni une aubaine pour Israël. Elle impose un nouveau paramètre diplomatique, nécessitant prudence et diplomatie active. Israël doit exploiter les divisions internes de la coalition tout en consolidant ses alliances bilatérales, afin de transformer un défi régional en opportunité de stabilité et de coopération sur ses frontières méridionales et orientales.




Le Mahzor des Rotschild. JBCH N° 2512 - 712


L’article relate l’histoire bouleversante d’un mahzor hébreu enluminé datant de 1492–1495, pièce exceptionnelle de l’art juif médiéval, qui sera prochainement mis aux enchères chez Sotheby’s. Mais derrière l’objet rare se cache un récit de survie, de spoliation et de mémoire retrouvée, emblématique de la destinée culturelle du peuple juif en Europe.




Ce mahzor pour les Grandes Fêtes juives est qualifié d’« extrêmement rare » par les spécialistes : les manuscrits hébreux richement illustrés étaient coûteux, difficiles à produire et ont été souvent détruits par les guerres, les expulsions ou les déplacements forcés des communautés juives d’Europe. Le fait qu’il ait survécu plus de 500 ans est présenté comme un « miracle ».

Créé sur parchemin, orné de dragons, de motifs animaliers et de lettres enluminées, le livre représente un sommet de l’art juif médiéval germanique.


Acquis en 1842 par Salomon Mayer von Rothschild comme cadeau pour son fils, le manuscrit est resté dans la famille pendant près d’un siècle. Mais en 1938, lors de l’Anschluss, les nazis pillent systématiquement la branche viennoise des Rothschild. Le baron Louis de Rothschild est arrêté et retenu en otage tandis que les biens familiaux – tableaux, bijoux, livres rares – sont confisqués.




Le mahzor disparaît alors dans les dépôts du régime nazi avant d’être transféré à la Bibliothèque nationale d’Autriche, où il restera enfoui pendant des décennies, oublié dans les rayonnages.





Cette situation illustre l’une des dimensions les plus tragiques de la Shoah culturelle : la tentative non seulement d’exterminer un peuple, mais aussi d’effacer son héritage intellectuel, artistique et religieux.


Ce n’est qu’en 2020, lors d’une exposition consacrée aux Rothschild à Vienne, que le manuscrit refait surface. L’histoire de sa spoliation devient alors évidente, déclenchant une enquête de provenance. De manière notable, l’Autriche choisit de restituer le mahzor volontairement — un geste encore rare dans la longue et souvent douloureuse histoire des restitutions post-Shoah.



En 2023, le livre est officiellement rendu aux héritiers, qui ont décidé de le mettre en vente. Cette restitution marque un moment important où une institution européenne reconnaît non seulement une injustice historique, mais aussi la nécessité de rétablir la dignité des familles juives spoliées.


La mise aux enchères soulève toujours une question délicate : un trésor spirituel doit-il rester dans une collection privée ? Certains spécialistes espèrent que l’acheteur rendra le manuscrit accessible aux chercheurs et à la communauté juive. Car ce mahzor dépasse le simple statut d’objet artistique : il témoigne de la résilience culturelle juive, de sa créativité, et de sa survie malgré les destructions.


L’histoire du Mahzor Rothschild est plus qu’un récit de marché de l’art : c’est un condensé de l’histoire juive européenne.

Il raconte la grandeur culturelle d’une communauté, la brutalité de sa destruction, l’oubli dans lequel ses trésors ont été ensevelis, et enfin la justice tardive d’une restitution.

Que ce livre de prière, rescapé de siècles d’épreuves, réapparaisse aujourd’hui, rappelle que la mémoire juive, même blessée et dispersée, finit toujours par revenir à la lumière.




Guerre sans fin Rwanda/Congo. JBCH N° 2512 - 711

Depuis plusieurs mois, l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), notamment les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, est le théâtre d’une escalade militaire majeure. 


Selon les autorités régionales, plus de 400 civils ont été tués depuis que le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, a intensifié son offensive dans le Sud-Kivu. 




La situation est aggravée par la présence présumée de forces spéciales rwandaises dans la ville stratégique d’Uvira, ce qui renforce la perception d’une ingérence directe de Kigali dans le conflit.


Le M23, dissous en 2013 après avoir été vaincu par l’armée congolaise avec l’appui des Nations unies, a repris les hostilités depuis 2021. Son offensive actuelle, particulièrement violente, survient malgré un accord de paix négocié à Washington la semaine dernière entre les présidents congolais et rwandais, sous médiation américaine. Cet accord oblige notamment le Rwanda à cesser tout soutien aux groupes armés opérant dans l’Est congolais et à travailler à l’arrêt des hostilités.


Cependant, le M23 n’était pas partie prenante de cet accord. Il négocie séparément avec Kinshasa et avait accepté plus tôt cette année un cessez-le-feu que les deux camps s’accusent mutuellement d’avoir violé. Cette dissociation du groupe rebelle complique la mise en œuvre du processus de paix et laisse la porte ouverte à de nouvelles attaques.



L’offensive du M23 entraîne un nombre élevé de victimes civiles, la destruction d’infrastructures et un déplacement massif de populations. Les habitants se trouvent pris entre les forces rebelles et l’armée congolaise, souvent sans protection efficace. La ville d’Uvira, carrefour stratégique de la région, pourrait devenir un point critique si les forces rwandaises sont effectivement présentes, ce qui accentuerait les tensions bilatérales et risque de provoquer une escalade plus large.





Cette situation met à l’épreuve les relations entre la RDC et le Rwanda, déjà marquées par la méfiance historique et les accusations de soutien à des groupes rebelles. Le récent accord de Washington illustre la volonté internationale de contenir le conflit, mais la non-inclusion du M23 montre les limites de la diplomatie lorsqu’un acteur armé échappe au contrôle direct des États.


Pour Israël, les États-Unis ou l’Union européenne, la crise à l’Est du Congo souligne la fragilité de la sécurité régionale et la nécessité d’un engagement multilatéral durable pour prévenir la prolifération des groupes armés et protéger les civils.




L’Est de la RDC reste un foyer de tension critique en Afrique centrale. La combinaison d’un groupe rebelle actif, d’une ingérence régionale présumée et d’accords de paix partiels laisse craindre une escalade continue et un lourd tribut humanitaire pour les populations locales. 


La communauté internationale, ainsi que les pays voisins, doivent exercer une pression diplomatique et sécuritaire soutenue pour éviter que la situation ne dégénère davantage.




jeudi 11 décembre 2025

L'Opération Spiderweb la plus grande victoire de l'Ukraine JBCH 2512 - 710

L’opération « Spiderweb » marque l’une des actions les plus audacieuses jamais entreprises par les services secrets ukrainiens (SBU). Le 1er juin 2025, plus de 100 drones surgissent de cabines dissimulées sur des camions circulant à l’intérieur de la Russie et frappent simultanément quatre bases aériennes. 


En une heure, des dizaines d’appareils militaires russes — dont des bombardiers stratégiques — sont détruits ou gravement endommagés. Cette attaque spectaculaire, fruit de 18 mois de préparation, rehausse considérablement l’image du SBU, longtemps considéré comme un vestige corrompu du KGB.


L’opération prend naissance à l’automne 2023, lorsque le président Zelensky ordonne au chef du SBU, le lieutenant-général Vasyl Maliuk, de neutraliser les avions russes lançant des missiles depuis leur propre territoire. Les premiers projets, consistant à faire passer quelques drones par des agents infiltrés, s’avèrent insuffisants. 

Le SBU vise alors plus grand : créer de fausses « cabines préfabriquées » transportées par camion, équipées de toits coulissants, de batteries, de panneaux solaires et capables d’abriter des drones. Ces derniers — de petits quadricoptères capables d’amener quatre livres d’explosifs — sont conçus pour décoller depuis la Russie, voler de manière autonome, puis être pilotés depuis Kyiv en se connectant aux antennes mobiles locales.


Pour exécuter l’opération, le SBU infiltre clandestinement l’équipement en Russie en utilisant les mêmes circuits que les trafiquants qu’il combat habituellement. Au cœur du dispositif : un couple ukrainien installé à Chelyabinsk, l’ex-DJ Artem Tymofeyev et sa femme Kateryna, recrutés après un test au détecteur de mensonges. Ils montent les cabines, assemblent 150 drones dans un entrepôt discret et recrutent des chauffeurs russes sans éveiller de soupçons.




Fin mai 2025, cinq camions quittent Chelyabinsk, ignorant la nature de leur cargaison. Malgré un incident critique — l’ouverture accidentelle du toit d’une cabine — l’opération se poursuit. Le 1er juin à l’aube, quatre camions atteignent leurs points de lancement près des bases russes. Sous les ordres de Maliuk, les pilotes du SBU à Kyiv déclenchent l’ouverture des toits ; 117 drones s’envolent vers leurs cibles. Les frappes provoquent la stupeur des militaires russes et la destruction d’au moins 41 avions selon Kyiv. Deux cabines supplémentaires explosent toutefois prématurément, tuant un chauffeur.


Dès le lendemain, les autorités russes identifient Tymofeyev comme suspect, mais le couple a déjà fui vers le Kazakhstan cinq jours plus tôt. 


L’opération Spiderweb, combinant technologie, infiltration, logistique clandestine et audace, devient l’un des symboles de la nouvelle efficacité du renseignement ukrainien, désormais reconnu comme un acteur majeur et innovant dans la guerre. Un énorme camouflet pour le dictateur Poutine 







Simon HaCohen et Alexandre le Grand JBCH N° 2512 - 709

Samaritains d’hier, populations arabes de Judée-Samarie aujourd’hui : le parallèle historique est éclairant !


L’histoire juive regorge d’épisodes où des groupes installés sur la terre d’Israël ont cherché à s’ériger en rivaux politiques, religieux ou territoriaux. L’un des plus marquants est relaté dans le traité talmudique Yoma : la tentative des Samaritains d’obtenir d’Alexandre le Grand la destruction du Temple de Jérusalem. 


Face au danger, Rabbi Shimon Hatsadik, dans sa tenue de Grand-Prêtre, parvint à inverser le cours des événements. Cet épisode, au-delà de son caractère miraculeux, dit quelque chose de profond : la lutte pour la souveraineté spirituelle et politique du cœur d’Israël n’est pas nouvelle.


Une rivalité ancienne : la contestation de Jérusalem : Les Samaritains, population installée par les Assyriens après la disparition des Dix Tribus, développaient une religion dérivée du judaïsme mais centrée sur un autre lieu saint : le mont Guerizim. Leur rivalité avec Jérusalem était totale. 



À leurs yeux, l’existence même du Temple juif s’opposait à leurs propres prétentions religieuses. C’est cet antagonisme qui les mena, selon le récit talmudique, à solliciter d’Alexandre l’autorisation de détruire le sanctuaire.





Leur stratégie reposait déjà sur un mécanisme que l’on connaît bien aujourd’hui : influencer le pouvoir extérieur pour peser sur un conflit local. Ils cherchaient, comme d’autres après eux, à utiliser la force d’un empire pour remodeler la réalité territoriale d’Israël.


Arabes de Judée-Samarie, avec d’autres motivations, plus de deux millénaires plus tard, d’autres populations installées en Judée-Samarie contestent à nouveau la légitimité nationale juive. Leur présence s’est consolidée au fil des siècles, notamment avec les migrations régionales du XIXᵉ et du XXᵉ siècle. Leur revendication n’est pas cultuelle comme l’était celle des Samaritains ; elle est essentiellement territoriale, idéologique et politique.



Depuis plusieurs décennies, ces groupes cherchent à obtenir l’appui d’instances internationales, de grandes puissances, d’ONG et de forums diplomatiques pour renforcer leurs positions face à Israël. Leur stratégie rappelle, sous une forme contemporaine, les tactiques anciennes : s’appuyer sur l’extérieur pour modifier les rapports de force locaux.


Similitudes et différences : ce que l’histoire nous apprend : Comparer les Samaritains d’hier et les Arabes de Judée-Samarie aujourd’hui ne signifie pas les assimiler, mais éclairer des tendances structurelles. Plusieurs parallèles sautent néanmoins aux yeux :




Contestation de Jérusalem : Les Samaritains rejetaient la centralité du Temple ; certains acteurs actuels de Judée-Samarie contestent l’histoire juive de la région et le lien millénaire avec la capitale. Avec la recherche d’un soutien extérieur, les Samaritains tentèrent d’utiliser Alexandre le Grand; aujourd’hui, on sollicite les Nations unies, l’Union européenne, des puissances régionales ou des campagnes internationales.


Usage politique de la pression internationale : Déjà à l’époque, la calomnie était un outil. Aujourd’hui, les campagnes médiatiques, juridiques ou diplomatiques jouent un rôle similaire : influencer l’opinion mondiale pour isoler Israël, avec une une rivalité identitaire durable, s'il y a une contestation : elle touche au récit, à la mémoire, à la légitimité, et bien heureusement, il y a des témoignages , des artefacts, des preuves physiques qui ont résisté au temps


Mais il existe également des différences majeures : Les Samaritains représentaient un groupe isolé ; les populations contemporaines de Judée-Samarie sont aujourd'hui nombreuses, politisées et financièrement soutenues par des acteurs internationaux puissants.


Devant tant de respect et d'intelligence, Alexandre épargne Jérusalem, ne brûle pas son temple, alors que les macédoniens avaien brûlé toutes les villes sur leur passage, et demande à Shimon Hatzadik de visiter le Temple, ... Il confie alors qu'à la veille de chaque victoire, il avait rêvé de Shimon Hatzadik et de la cohorte de Lévites qui l'accompagnait. Depuis, les sages acceptent le prénom "Alexandre" à la naissance des garçons.

Un enseignement contemporain : le poids de la narration Ce que montre le récit de Rabbi Shimone Hatsadik, c’est l’importance du symbole. Ce n’est pas seulement une procession religieuse qui impressionna Alexandre, mais l’incarnation d’une légitimité ancrée dans l’histoire et la fidélité à Jérusalem.


Aujourd’hui encore, la lutte se joue autant sur le terrain que dans les récits : sur les réseaux sociaux, dans les institutions internationales, dans les médias mondialisés, dans les discours politiques.


Face aux pressions extérieures, aux campagnes d’influence et aux tentatives fausser, de remodeler l’histoire, Israël doit affirmer sa voix avec la même clarté et la même confiance que Rabbi Shimon Hatsadik au petit matin, lorsque la vérité triompha enfin de la manipulation, et de la haine.



L'Iran possederait le fichier de la population d'Israël. JBCH N° 2512 - 708

Lors de la conférence Cyber Week 2025 à l’Université de Tel-Aviv, le nouveau directeur de l’Autorité nationale israélienne de cybersécurité, Yossi Karadi, a révélé que l’ampleur réelle des succès cybernétiques américains et israéliens restera largement inconnue du public. 


Selon lui, les États-Unis mènent aujourd’hui des opérations révolutionnaires combinant cyberdéfense, guerre électronique et renseignement, avec une efficacité bien supérieure à ce que la plupart imaginent. Ces réussites incluent la pénétration de réseaux adverses, la neutralisation d’attaques et une capacité croissante à déstabiliser les systèmes ennemis.




Karadi a souligné que l’Iran a mené pendant la guerre de juin plus de 1 200 opérations de “social engineering”, chacune visant des milliers d’Israéliens. Téhéran a également piraté des caméras de circulation et de stationnement afin de suivre les déplacements de hauts responsables israéliens, dans le but de préparer des attaques ciblées. 



De plus, l’Iran a tenté à plusieurs reprises d’atteindre chaque citoyen israélien par des cyberattaques massives.


L’article rapporte aussi les propos de Brandon Pugh, principal conseiller cyber du secrétaire de l’armée américaine, qui affirme que les innovations américaines reposent sur une transformation profonde de la doctrine militaire. 






L’intégration directe du cyberespace dans les opérations tactiques change la nature même des conflits modernes. Les cyberdéfenseurs américains, européens et israéliens multiplient les contre-attaques, souvent invisibles, pour empêcher des infiltrations visant Washington et d’autres capitales occidentales.


Enfin, Karadi mentionne que lors d’une attaque iranienne au missile contre le Weizmann Institute, les systèmes informatiques ont également été pris pour cible, illustrant la nouvelle logique hybride des opérations iraniennes, mêlant cinétique et cyber. 



L’ensemble du discours souligne que la guerre numérique est désormais centrale dans les confrontations géopolitiques et qu’elle se déroule, pour l’essentiel, loin des yeux du public.