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mercredi 17 décembre 2025

Les députés LFI et leurs proximité avec les terroristes. JBCH N° 2512 - 727

L'Entrisme Islamiste à l'Hémicycle : Quand les Députés LFI Fréquentent les Ombres du Terrorisme

Dans les couloirs feutrés de l'Assemblée nationale et du Parlement européen, où la démocratie se forge en débats enflammés et en compromis subtils, un scandale aux relents sulfureux vient d'éclater.


Thomas Porte avec un dirigeant du Hamas avant le 7 octobre ...

Un rapport parlementaire, fruit d'une commission d'enquête pilotée par Laurent Wauquiez et publié ce mercredi 17 décembre, pose noir sur blanc une vérité dérangeante : une proximité idéologique "parfois très forte" entre plusieurs élus de La France insoumise (LFI) et des mouvances islamistes, dont les ramifications flirtent dangereusement avec l'apologie du terrorisme.


Consulté en exclusivité par Le Point, ce document de plus de 200 pages, nourri de 40 auditions auprès de services de renseignement, de ministres et d'experts, n'hésite pas à nommer les responsables. Sous couvert de combats légitimes – contre l'islamophobie, les discriminations ou pour la cause palestinienne –, ces parlementaires auraient ouvert grand les portes à un "entrisme idéologique" orchestré par les Frères musulmans et leurs satellites. Une perversité politique qui, au-delà des mots, fragilise les fondations de la République.



Imaginez la scène : un député, élu pour défendre les opprimés, serrant la main d'un prédicateur qui prône l'"Intifada" en France, ou invitant au cœur du Parlement européen des collectifs notoirement liés à des réseaux fréristes.



Ce n'est pas un scénario de thriller géopolitique, mais la réalité documentée par les enquêteurs. Le rapport, dirigé par le rapporteur Matthieu Bloch (UDR), s'appuie sur des témoignages accablants de la DGSI et de la DGSE, qui alertent sur une menace terroriste "évolutive" : des jeunes radicalisés, inspirés par l'État islamique via une propagande en ligne vicieuse, prêts à frapper au couteau des cibles symboliques – synagogues, écoles juives, représentants de l'État français.


Et qui, selon les services, voient dans le conflit israélo-palestinien un levier pour importer le chaos en Europe. LFI, en instrumentalisation ces causes, deviendrait ainsi un vecteur involontaire – ou conscient ? – de cette déstabilisation.


Au cœur de cette tempête, trois figures LFI sortent du lot, épinglées pour leurs liens concrets avec des entités islamistes.


D'abord, Thomas Portes, député de la 7e circonscription de Paris, dont les prises de position publiques flirtent avec l'ambiguïté. Auditionné dans le cadre de la commission, il est accusé d'avoir relayé des narratifs minimisant la menace islamiste, en amalgamant systématiquement critiques de l'islam politique et islamophobie. Plus grave, ses interventions à l'Assemblée nationale auraient servi de tribune à des collectifs pro-palestiniens soupçonnés de relayer la propagande du Hamas, groupe terroriste classé comme tel par l'Union européenne. Le rapport cite des exemples précis : des tribunes signées par Portes dans des médias alternatifs, où il défend des figures comme Omar Alsoumi, porte-parole d'Urgence Palestine, condamné en 2026 pour apologie d'un "déluge d'Al Aqsa" – une référence directe à l'attaque du 7 octobre 2023 qui a fait 1 200 morts en Israël.




Vient ensuite Ersilia Soudais, élue dans le Pas-de-Calais, dont la radicalité est décrite comme un "cas d'école" d'entrisme. Journaliste reconvertie en parlementaire, Soudais est pointée du doigt pour ses relais effrénés de contenus issus de sites fréristes, tels que ceux de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF, rebaptisée Musulmans de France), identifiée par les renseignements comme un pilier des Frères musulmans en Europe. Le document parlementaire évoque des auditions où des policiers territoriaux témoignent de ses interventions locales pour "défendre" des mosquées soupçonnées de prêches radicaux, sous prétexte de lutte contre les discriminations. Une complaisance qui, selon un expert auditionné, "laisse la porte ouverte à des financements occultes et à une radicalisation rampante".


Mais c'est sans doute Rima Hassan, eurodéputée LFI élue en 2024, qui incarne le summum de cette perversité transnationale. Au Parlement européen de Strasbourg, elle a ouvertement accueilli en 2024-2025 des représentants du collectif Lallab – une structure féministe musulmane aux accents fréristes – et de Femyso, émanation européenne des Frères musulmans. Le rapport, s'appuyant sur des notes de la DGSE, documente longuement sa "radicalité assumée" : des discours où elle qualifie Israël d'"entité sioniste terroriste", relayant des appels à la "résistance armée" palestinienne sans nuance. Pire, des liens avec des collectifs impliqués dans des manifestations post-7 octobre, où des slogans comme "Mort aux Juifs" ont été scandés. Hassan, qui n'a pas répondu aux convocations de la commission, est accusée d'avoir transformé le Parlement européen en "cheval de Troie" pour l'islam politique, fragilisant l'unité européenne face à la menace jihadiste.





L'apothéose de ce rapport ? L'audition, le 6 décembre dernier, de Jean-Luc Mélenchon lui-même, fondateur de LFI et figure tutélaire de l'extrême gauche. Confronté par les députées Prisca Thévenot (Renaissance) et Liliana Tanguy (UDR) à des faits précis liens entre Insoumis et des figures fréristes proches de l'Iran ou du Hezbollah, le leader insoumis s'est emmêlé les pinceaux. "Incapable de répondre sur des faits précis", note le rapport, qui qualifie l'échange d'"embarrassant". Pendant ce temps, son collègue Aurélien Saintoul tentait de réhabiliter l'UOIF, pourtant fichée par les renseignements comme un hub de l'islamisme. Mélenchon a même défendu le Collectif contre l'islamophobie en Europe (CCIE), recréé en Belgique après la dissolution du CCIF, et invité par le député LFI Raphaël Arnault à l'Assemblée. Un geste qui, selon les enquêteurs, illustre une "tendance à amalgamer musulmans et islamistes", transformant la défense des premiers en complaisance envers les seconds.


Cette audition n'est pas un incident isolé. Elle révèle une culture interne à LFI où la critique de l'islamisme est taxée d'"islamophobie d'État", paralysant toute vigilance. Le témoignage de Cédric Brun, ex-Insoumis et conseiller régional, apporte des preuves circonstanciées : des réunions locales où des imams radicaux étaient courtisés pour gonfler les électorats musulmans, au mépris des risques sécuritaires.


La perversité de ces liens réside dans leur habile camouflage. Le rapport identifie la cause palestinienne comme un "cheval de Troie" par excellence. Des figures comme Elias d'Imzalène, prédicateur frériste appelant à une "Intifada" en France – un euphémisme pour soulèvement armé –, ou Omar Alsoumi, dont les appels au "déluge" font écho aux massacres du 7 octobre, ont été relayés ou invités par des élus LFI. Ces soutiens indirects, argue la DGSI, exacerbent la propagande jihadiste : des attentats déjoués, comme celui près de Los Angeles pour le Nouvel An par un collectif "pro-palestinien", ou l'attaque de Sydney contre une célébration juive, trouvent un écho dans ces discours ambigus. "Sans appeler directement au meurtre, ces positions ont des conséquences graves sur la cohésion nationale", alerte la DGSE.


Au niveau local, l'infiltration est encore plus insidieuse. Des municipalités tombent sous l'emprise d'associations islamistes se posant en "représentants légitimes" des musulmans, profitant du vide laissé par l'absence d'interlocuteurs modérés. Les maires, souvent bien intentionnés mais mal informés, se retrouvent piégés entre accusations d'islamophobie et pressions électorales. Le ministre de l'Intérieur, auditionné, prévoit un "entrisme massif" dans les listes municipales de 2026, avec des consignes votives délivrées dans les mosquées.


Les réactions ne se sont pas fait attendre. Caroline Yadan, députée Renaissance et membre de la commission, tonne : "On ne peut pas lutter contre un ennemi invisible sans faits. Ce rapport montre que, à l'extrême gauche, on promeut l'islamisme et ses porte-paroles." Jonas Haddad, porte-parole des Républicains, y voit un "contrôle sanitaire dans un restaurant insalubre", accusant LFI d'avoir saboté l'enquête. Du côté insoumis, silence radio – ou déni, comme à l'accoutumée.


Ce rapport n'est pas qu'un réquisitoire ; c'est un appel à la vigilance. La perversité des députés LFI ne réside pas dans un terrorisme assumé, mais dans une complaisance qui, sous des oripeaux humanistes, légitime des réseaux flirtant avec la violence.


À l'Assemblée nationale comme au Parlement européen, ces liens ne sont plus des rumeurs : ils sont documentés, accablants. La République peut-elle se permettre de tels alliés ? L'Histoire, hélas, nous le dira bientôt.





(Sources : Rapport de la commission d'enquête sur l'islamisme, consulté par Le Point ; auditions du 6 décembre 2025.)

Nouvelle alliance militaire Grece Chypre Israël. JBCH N°. 2512 - 726

🇮🇱🇬🇷🇨🇾 Méditerranée orientale : On assiste naissance d’une alliance stratégique crédible Une nouvelle alliance militaire est en train de se structurer en Méditerranée orientale entre Israël, la Grèce et Chypre




Contrairement à des initiatives passées, souvent idéologiques ou diplomatiquement creuses, cette coopération repose sur des intérêts stratégiques réels, une lecture lucide des menaces et des capacités militaires concrètes


Rien à voir, donc, avec l’« Union pour la Méditerranée » voulue par Nicolas Sarkozy, alliance mal définie, diluée entre pays arabes aux agendas divergents et une Espagne sans rôle sécuritaire structurant. Ici, il ne s’agit ni de symboles ni de communication, mais de sécurité dure.




Selon des sources grecques et chypriotes, les discussions sont avancées pour la création d’une force d’intervention rapide conjointe, de niveau brigade, capable d’agir immédiatement face aux crises émergentes. 




Le format envisagé est clair : 1 000 soldats israéliens, 1 000 grecs et 500 chypriotes, formant une unité mobile, sans base permanente, pouvant être déployés par voie aérienne, maritime ou terrestre. Cette architecture flexible correspond aux nouvelles réalités stratégiques de la région, où la vitesse de réaction prime sur les dispositifs lourds et statiques.


Une réponse directe aux déséquilibres régionaux 
Officiellement, cette alliance ne viserait aucun pays en particulier. Officieusement, nul n’est dupe. Le seul acteur perçu comme une menace commune par les trois pays est la Turquie d’Erdogan, dont la politique néo-ottomane déstabilise l’ensemble de la Méditerranée orientale. 







L’occupation militaire du nord de Chypre depuis 1974, toujours illégale au regard du droit international, reste une plaie ouverte. À cela s’ajoutent les incursions répétées dans les zones économiques exclusives grecques et chypriotes, ainsi que les provocations navales et aériennes constantes.


La Turquie joue également un rôle ambigu, voire hostile, en Syrie, où elle a facilité — directement ou indirectement — la circulation de groupes islamistes, y compris proches de l’idéologie de l’État islamique. 



Le Liban, de son côté, demeure incapable de se détacher de l’emprise du Hezbollah, proxy iranien lourdement armé et directement hostile à Israël. Quant à l’Égypte, si elle reste officiellement partenaire, sa laxisme sécuritaire chronique en Méditerranée orientale et dans le Sinaï inquiète ses voisins, sans offrir de garanties solides à long terme.


Une alliance fondée sur des capacités réelles


Ce qui distingue fondamentalement cette nouvelle alliance, c’est la crédibilité militaire de ses membres. Israël apporte une expertise opérationnelle unique, forgée par des décennies de conflits asymétriques et conventionnels, ainsi qu’une supériorité technologique reconnue. La Grèce dispose d’une marine et d’une aviation expérimentées, habituées à faire face à la pression turque. Chypre, bien que plus modeste, offre une profondeur géographique stratégique et une parfaite connaissance du terrain régional.




Le soutien aérien prévu est significatif : une escadrille dédiée de l’armée de l’air israélienne et une escadrille grecque, capables d’assurer couverture, dissuasion et frappes de précision. 



Sur le plan naval, l’alliance s’appuierait sur des navires de guerre et sous-marins grecs, ainsi que sur les corvettes israéliennes Sa’ar 6, spécialement conçues pour la protection des infrastructures énergétiques offshore. Cela n’est pas anodin dans une région où les gisements gaziers sont devenus des enjeux géopolitiques majeurs.



Le facteur israélien et la nouvelle donne stratégique

Un autre développement confirme l’entrée dans une nouvelle phase stratégique : le déploiement par la Grèce de missiles israéliens Spike sur plusieurs îles de la mer Égée, à proximité immédiate des côtes turques. Avec une portée d’environ 30 kilomètres, ces systèmes offrent une capacité de dissuasion précise et redoutable. Leur présence envoie un message clair : la Grèce n’est plus seule, et Israël n’est plus un acteur périphérique en Méditerranée, mais un pilier central de son équilibre sécuritaire. On rappellera que certaines iles grecques se trouvent à moins de 2 Km des côtes turques.


Cette alliance marque aussi l’échec définitif des illusions européennes selon lesquelles la Méditerranée pourrait être stabilisée par le dialogue incantatoire, les sommets symboliques et les compromis asymétriques. 


Là où l’initiative de Sarkozy s’est dissoute dans l’incohérence et la complaisance, l’axe Israël–Grèce–Chypre repose sur une convergence stratégique lucide, assumée et durable.


Une Méditerranée qui se recompose : La Méditerranée orientale n’est plus un espace de transition, mais un théâtre stratégique majeur. Cette alliance émergente ne cherche pas l’escalade, mais la dissuasion. Elle ne repose pas sur des promesses vagues, mais sur des moyens concrets. Elle ne nie pas les menaces : elle les anticipe.



Notre démocratie est sous contrôle ... du Qatar ! JBCH N° 2512- 725

Silences assourdissants : quand l’ingérence étrangère et l’antisémitisme progressent sans provoquer d’alarme démocratique

Les accusations récurrentes de harcèlement visant des médias ou plateformes comme France 2050 et Écran de veille, attribuées à des réseaux proches de La France insoumise (LFI) et à des sphères d’influence iraniennes, posent une question fondamentale : pourquoi une telle gravité supposée suscite-t-elle si peu de réaction institutionnelle et médiatique, alors même que l’antisémitisme connaît en France une progression rapide et documentée ?


L’histoire politique récente montre que l’attentisme systématique face à des signaux faibles, lorsqu’ils concernent des ingérences étrangères ou des campagnes idéologiques coordonnées, a souvent un coût démocratique élevé.




Depuis plusieurs années, une partie de l’extrême gauche française revendique une posture dite « antisioniste », qui glisse de plus en plus souvent vers un antisémitisme notoire :  hostilité obsessionnelle à l’égard d’Israël, et parfois vers une stigmatisation  directe  des Juifs.


Cette dérive n’est plus marginale : elle s’exprime dans l’hémicycle, dans la rue, sur les réseaux sociaux et dans certaines sphères militantes.








Lorsque des médias ou intellectuels perçus comme favorables à Israël, ou simplement critiques du Hamas ou de l’Iran, sont ciblés par des campagnes de pression, d’intimidation ou de disqualification morale, le silence devient un choix politique.



Les soupçons évoquant des députés ou relais politiques “achetés” par le Qatar ou l’Iran relèvent évidemment d’un terrain hautement sensible. Les mots sont forts, mais ils traduisent un malaise réel : le Qatar finance ouvertement des réseaux d’influence idéologiques en Europe, l’Iran mène une stratégie assumée de guerre informationnelle et d’exportation idéologique, et la France n’est pas hermétique à ces influences.


Or, ce qui choque, ce n’est pas seulement l’existence possible de ces réseaux, mais l’absence d’enquêtes publiques visibles, de commissions parlementaires sérieuses ou de débats médiatiques approfondis. Comme si certains soupçons devenaient inabordables dès lors qu’ils concernent des forces politiques se revendiquant « du camp du bien ».


La progression fulgurante des actes antisémites depuis le 7 octobre n’est plus contestable. Ce qui l’est davantage, c’est l’indulgence dont bénéficient certains discours, sous prétexte qu’ils s’inscrivent dans une rhétorique “anti-impérialiste” ou “décoloniale”.


On assiste à un phénomène dangereux : l’antisémitisme n’est plus assumé, il est re-qualifié, déplacé, maquillé en critique géopolitique radicale.




Dans ce contexte, dénoncer des liens idéologiques ou financiers entre des élus, des États hostiles à Israël et des campagnes de harcèlement devient presque tabou, comme si le simple fait de poser la question était déjà suspect.


Trois raisons principales expliquent ce silence : La peur politique : accuser ou enquêter sur des forces électoralement puissantes expose à des accusations de “répression”, “islamophobie” ou “alignement sur l’extrême droite”. 



Le confort idéologique : une partie des élites médiatiques partage, consciemment ou non, les mêmes grilles de lecture que LFI sur le conflit israélo-palestinien. La fragmentation morale : l’antisémitisme n’est plus perçu comme une urgence universelle, mais comme une cause “communautaire”, ce qui est une régression historique majeure.



L’enjeu dépasse largement Israël ou la communauté juive: Une démocratie qui tolère l’ingérence étrangère, ferme les yeux sur des campagnes d’intimidation idéologiques, et relativise l’antisémitisme sous couvert de militantisme, fragilise ses propres fondations.


La question n’est donc pas seulement : ces accusations sont-elles vraies ? Mais aussi : pourquoi refuse-t-on d’y répondre avec sérieux, transparence et courage ?

 Le silence, ici, n’est pas neutre. Il est déjà une forme de renoncement.



mardi 16 décembre 2025

Le Yemen du Sud allié d'Israël. JBCH N° 2512 - 724

Le Conseil de transition du Sud (STC), acteur majeur de la guerre civile yéménite, revendique le contrôle de la majeure partie du territoire du sud du Yémen. Ses 26 membres comprennent les gouverneurs de cinq gouvernorats du sud et deux ministres

La percée militaire fulgurante du Conseil de transition du Sud (STC), adossé aux Émirats arabes unis, ouvre la voie à l’émergence d’un « nouveau Sud-Yémen » de facto autonome, voire indépendant, contrôlant Aden, l’essentiel du littoral sud, la frontière avec Oman et une partie des champs pétrolifères d’Hadramout. 


Pour Israël, cette recomposition n’est pas seulement un épisode de plus de la guerre yéménite : c’est la possible apparition, aux portes du Bab el-Mandeb et à proximité des zones contrôlées par les Houthis pro‑iraniens, d’un partenaire indirect, via Abou Dhabi – offrant un ancrage stratégique inédit, notamment autour de l’archipel de Socotra.



les forces du STC ont lancé une offensive coordonnée depuis l’Hadramout, balayant en quelques jours la plupart des positions du gouvernement reconnu internationalement dans le sud. Les villes de Seiyun et Tarim, l’aéroport d’Aden et les principaux leviers institutionnels du Sud sont tombés quasi sans combats, nombre de tribus affiliées au gouvernement ayant opté pour un « passage de relais » plutôt qu’une résistance frontale.




Le résultat est spectaculaire : en moins d’une semaine, le STC revendique le contrôle des huit gouvernorats de l’ancien Sud-Yémen, de tout le littoral méridional, des zones frontalières avec Oman et des champs pétrolifères clés de l’Hadramout, laissant à Sanaa un pouvoir surtout cantonné au nord. 




Ce basculement constitue un camouflet pour Riyad, qui voit son protégé gouvernemental marginalisé et son influence entamée, alors qu’Abou Dhabi consolide un « glacis sudiste » contre les Houthis et, au‑delà, contre l’axe pro‑iranien.


Depuis plusieurs années, les Émirats déploient une politique maritime offensive visant à sécuriser les routes énergétiques de la mer Rouge et du golfe d’Aden, en maillant la région d’une ceinture de bases. Des infrastructures militaires ont été construites ou étendues sur l’île de Mayun (Perim), au cœur du détroit de Bab el‑Mandeb, à Assab en Érythrée, à Berbera et Bosaso au Somaliland/Puntland, ainsi que sur plusieurs îles de l’archipel de Socotra désormais administré de facto par le STC.



L’objectif est double : sécuriser les flux commerciaux, dont une part substantielle du pétrole mondial, et se poser en acteur pivot de la sécurité régionale, à la fois vis‑à‑vis des États occidentaux, d’Israël et face à l’Iran et à ses alliés, notamment les Houthis qui ont multiplié attaques de missiles et de drones contre la navigation et les infrastructures. Dans ce schéma, un Sud‑Yémen aligné sur Abou Dhabi n’est pas une fin en soi mais un maillon dans une architecture de contrôle des détroits, des ports et des îles‑clefs





C’est dans ce paysage qu’émerge Socotra, île yéménite située à l’entrée orientale du golfe d’Aden, au croisement des routes menant vers la mer Rouge, l’océan Indien et, au‑delà, l’Asie. Les Émirats y ont déployé des troupes dès 2018, aménageant pistes, infrastructures portuaires et installations duales civiles‑militaires, sous la couverture d’aides humanitaires et de projets de développement.


Depuis 2020, la coopération  émirato‑israélienne sur l’île, voire de la mise en place d’un poste d’écoute et d'intervention commun a été mis en place, il est destiné à surveiller les mouvements iraniens, les communications des Houthis, mais aussi certaines activités turques, chinoises et pakistanaises dans la zone. 



Israël a construit des implantations de radars et de capteurs à l’est et à l’ouest de l’île, tandis que des rapports plus récents évoquent l’accélération de la construction d’une base militaire conjointe dans l’archipel, et une base commune qui a été largement utilisée lors de l'attaque d'Israël ci-ontre les iraniens en Juin dernier.



Pour Israël, Socotra et, plus largement, le dispositif émirati‑STC autour du golfe d’Aden offrent une profondeur stratégique méridionale. L’archipel permet de suivre les convois maritimes en provenance ou à destination de ports contrôlés par les Houthis, de mieux anticiper les tirs de missiles et de drones vers la mer Rouge, et de surveiller les routes que pourrait emprunter un ravitaillement iranien discret vers ses alliés yéménites.



L’installation de radars compatibles avec les systèmes israéliens, voire de composants liés à l’architecture de défense antimissile type Dôme de fer ou à des capacités anti‑drones, renforcerait le maillage de détection au sud de la péninsule. 


Dans une perspective de conflit élargi impliquant l’« axe de la Résistance », ce « balcon maritime » sur l’océan Indien permettrait aussi de surveiller plus en aval les mouvements navals iraniens et d’anticiper d’éventuelles tentatives de contournement par le sud des dispositifs de pression en mer Rouge et dans le golfe. 


En face, en Erythrée, Israël a installé des radars puissants couplés aux satellites Ofek. C'est probablement la fin du régime des Houtis ... prochaine cible de ces conquérants, alliés aux EAU et à Israël.




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La perversité de Poutine. JBCH N° 2512 - 723

La perversité du pouvoir de Vladimir Poutine ne réside pas seulement dans l’usage de la force brute, mais dans une stratégie systématique de déformation de la réalité, de négation morale et de subversion des règles internationales, menée avec constance depuis plus de vingt ans. 


L’Ukraine n’est pas une anomalie : elle est l’aboutissement logique d’un système fondé sur le mensonge, la peur et la domination.





L’un des traits centraux de la perversité du dictateur est l’usage de la négociation non comme un outil de paix, mais comme une arme de guerre psychologique. En prolongeant artificiellement des pourparlers sans intention réelle de compromis, le Kremlin gagne du temps, divise les alliés occidentaux, épuise l’opinion publique et prépare de nouvelles offensives. Cette tactique, déjà observée en Géorgie, en Syrie et lors des accords de Minsk, repose sur un cynisme total : la parole donnée n’a aucune valeur, elle n’est qu’un moyen tactique.




Dans cette logique, la diplomatie devient une extension du champ de bataille. Poutine instrumentalise les concepts mêmes de dialogue, de cessez-le-feu ou de médiation pour neutraliser moralement ses adversaires, tout en poursuivant ses objectifs militaires.



Comme l’a souligné la directrice du MI6, la Russie poutinienne recourt à une panoplie de méthodes hybrides : sabotages, cyberattaques, intimidations, drones près des infrastructures civiles, assassinats ciblés ou tentatives d’assassinat à l’étranger. Ces actions ne visent pas seulement des objectifs stratégiques, mais cherchent à instaurer un climat d’insécurité permanent.


Il s’agit d’une perversité typique des régimes autoritaires modernes : ne pas déclarer la guerre ouvertement, mais faire sentir partout la menace, brouiller la frontière entre paix et conflit, rendre toute opposition anxiogène. Ce terrorisme d’État à basse intensité permet au Kremlin de nier sa responsabilité tout en récoltant les effets psychologiques.


La guerre contre l’Ukraine repose sur une négation radicale de l’altérité. Pour Poutine, l’Ukraine n’est pas une nation, les Ukrainiens ne sont pas un peuple souverain, et leur désir d’autonomie est présenté comme une manipulation occidentale. Cette déshumanisation idéologique est une condition préalable à la violence de masse.




C’est là une perversité profonde : effacer symboliquement l’existence de l’autre pour légitimer sa destruction, tout en se présentant comme victime. Le discours poutinien inverse constamment les rôles : l’agresseur se dit encerclé, l’envahisseur se prétend défensif, le bourreau se pose en protecteur.



À l’intérieur de la Russie, la perversité du régime se manifeste par une corruption généralisée des institutions, une répression implacable des opposants, l’empoisonnement ou l’élimination de figures critiques, et une propagande omniprésente. La vérité devient un ennemi à abattre. Le mensonge n’est plus un accident, mais une norme de gouvernement.


Cette corruption morale s’exporte à l’étranger : financement de partis extrémistes, manipulation de réseaux sociaux, désinformation massive. Le but n’est pas de convaincre, mais de désorienter, de rendre toute vérité relative, toute valeur suspecte.



Enfin, la perversité de Poutine tient à son projet profondément révisionniste. Sous couvert de nostalgie historique et de grandeur nationale, il cherche à restaurer une sphère d’influence impériale, au mépris du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce projet est incompatible avec l’ordre international issu de 1945.


En ce sens, Poutine n’est pas seulement un autocrate russe : il est un facteur de déstabilisation globale, prêt à sacrifier des millions de vies, y compris russes, pour satisfaire une vision paranoïaque du monde.



La perversité de Vladimir Poutine ne se mesure pas uniquement à ses crimes de guerre ou à ses violations du droit international, mais à la cohérence glaçante de son système : mentir pour gouverner, terroriser pour négocier, nier pour détruire. 


Face à un tel pouvoir, la naïveté est une faute. La complaisance est une complicité. Et la lucidité, une nécessité morale.