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mercredi 31 décembre 2025

Belle et Bonne année 2026. JBCH N° 2512 - 765

Perspectives Géopolitiques pour 2026

En France : Une Montée Dangereuse de l’Extrême Droite et une Instabilité Électorale Persistante :  L’année 2026 s’annonce tumultueuse pour la France, marquée par une instabilité politique chronique qui alimente une crise de la dette publique et une polarisation accrue de la société. 




Depuis les élections législatives anticipées de 2024, le pays navigue sans majorité claire à l’Assemblée nationale, avec des gouvernements successifs tombant sous des motions de censure, comme celle qui a menacé le Premier ministre Sébastien Lecornu.
      
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Cette fragilité institutionnelle, exacerbée par une polarisation croissante et une “sur-gouvernance” inefficace, pourrait mener à de nouvelles élections anticipées en 2026, où le Rassemblement National (FN devenu RN) de Marine Le Pen pourrait émerger victorieux, selon plusieurs scénarios analysés.  


La montée de l’extrême droite, perçue comme dangereuse par de nombreux observateurs, s’appuie sur un corps électoral instable et souvent qualifié d’inculte dans les débats publics, influencé par des scandales politiques récurrents –des affaires de corruption aux conflits d’intérêts au sein des élites, comme les attaques personnelles lors des campagnes électorales. 


La Montée du parti LFI créé pour séduire des populations musulmanes est aussi dangereuse si ce n'est plus ... avec à sa tête son  führer Jean-Luc Mélenchon !!




Cette instabilité n’est pas isolée : elle s’inscrit dans un contexte européen où des élections majeures en 2026, notamment en Allemagne et potentiellement en France, redessineront le paysage continental. 


Les prévisions indiquent une bataille pour le contrôle du Parlement français, avec un risque accru de populisme face à une dette publique galopante et une économie fragile.  Emmanuel Macron, dont le mandat s’achève en 2027, pourrait voir son influence s’éroder davantage si des candidats populistes exploitent les frustrations populaires. 


Cependant, des traditions de vote tactique pour bloquer l’extrême droite du clan Le Pen , et du fascisme pourraient persister, offrant un mince espoir de stabilité au milieu d’une crise budgétaire persistante et d’une paralysie parlementaire devenue la norme.  




En somme, 2026 pourrait être l’année où la France choisit entre un virage autoritaire à la Mussolini, et une réforme démocratique profonde, au milieu d’une crise de confiance généralisée.



À l’International : Migrations, Folies Impériales, Triomphes Démocratiques et Chutes de Régimes : Sur la scène internationale, les dynamiques migratoires restent un défi majeur. La “ruée” des peuples d’Afrique vers l’Europe,  montre une tendance à la baisse en 2025 grâce à des interdictions renforcées en Afrique du Nord et de l’Ouest, avec une diminution significative des interceptions en Europe.  




Pour 2026, les prévisions indiquent une poursuite de cette réduction, mais avec des opportunités pour une migration légale mutuellement bénéfique, face au vieillissement démographique de l’UE ; toutefois, l’absence de croissance en Afrique pourrait entraîner une migration massive sans accords solides.  L’approche sécuritaire de l’UE, externalisant le contrôle des frontières, pourrait toutefois aggraver les tensions avec l’Afrique, où la mobilité est vue comme un moteur de développement. 



Aux États-Unis, la “folie des grandeurs” de Donald Trump domine l’horizon 2026. Après son retour au pouvoir en 2025, Trump intensifie ses politiques : expansion des raids anti-immigration malgré les résistances, tarifs douaniers menaçant l’économie globale, et une diplomatie imprévisible.  



Ses propositions, comme des dividendes financés par des tarifs, pourraient coûter cher aux ménages américains, avec un risque de ralentissement économique en 2026, bien qu’il promette un “boom économique”.  





Parallèlement, l’arrivée des musulmans dans l’arène politique américaine marque un tournant : en 2026, Zohran Mamdani devient le premier maire musulman de New York, symbolisant une représentation record avec de nombreux musulmans élus à divers postes, inspirant un “effet Mamdani” pour plus de candidatures.  



Cette émergence renforce la diversité démocratique aux États-Unis, particulièrement à New York, où la communauté musulmane gagne en influence dans la plus grande juive du Monde ... à n'y rien comprendre ! 


La Russie, ruinée par la guerre, perd en crédibilité : son économie, dopée par l’effort de guerre, risque l’effondrement dès 2026 avec l’épuisement des réserves, une baisse du prix du pétrole et une stagflation imminente, aggravée par une possible crise bancaire.  


Réalité ou fiction ?



Une escalade hybride est probable, alors que la plupart des Russes anticipent la fin du conflit en Ukraine pour 2026.  En Ukraine, un triomphe démocratique émerge : malgré la guerre, et la corruption poussée par les russes, des scénarii de paix,  imposée par Trump ou de continuation du conflit prévalent, mais le paysage politique s’élargit  avec de possibles élections en 2026, renforçant la résilience.  



En Israël, pays qui a gagne une guerre contre 7 ennemis en même temps et qui lutte contre des politiques et des universitaires antisémites ... la démocratie triomphe  : des élections anticipées en 2026 pourraient tester la coalition Netanyahu, mais une unité sociétale s'est dessinée face aux incertitudes sur l'avenie de  l'enclave de  Gaza.  



Parmi les évolutions marquantes, la fin du régime des ayatollahs en Perse (Iran) pourrait survenir en 2026, avec la succession d’Ali Khamenei précipitant un changement de leadership et même de régime, potentiellement menant au retour de la liberté sous l'égide de  Reza Pahlavi.  




Des prédictions sérieuses  indiquent un effondrement dans l’année, bénéficiant à tout le  Moyen-Orient, 


En Amérique du Sud, la fin des régimes "bolivariens" s’accélère sous les coups de boutoir de Trump : des sanctions renforcées, un blocus naval et des opérations militaires contre le Venezuela de Maduro visent un changement de régime, avec des flux pétroliers accrus et des tensions régionales.  


Maduro sur le départ .. 

La Bolivie et le Chili pivotent déjà vers les États-Unis, rompant avec la Chine et Maduro, tandis que d’autres pays comme le Honduras risquent des collisions avec l’administration Trump. Reste le Brésil attaché aux vieux démons socialistes rétrogrades. 


D’autres nouvelles oubliées incluent l’interventionnisme étatique croissant, les pressions sur le commerce mondial, la course aux minéraux critiques, et terres rares, et les tensions sur l’eau ainsi que sur l’IA souveraine.  


Vœux pour 2026 : Marchons ensemble vers la Lumière : En cette fin d’année 2025, je vous adresse, a mes très chers amis et à ma famille, mes vœux les plus sincères pour une bonne année 2026. 


Que cette nouvelle année vous apporte la Santé, la Paix, la Prospérité, guidant le monde sur la route de l'Amour  , loin des ombres des conflits et des divisions. 


Puissions-nous ensemble construire un avenir éclairé par la raison, la tolérance et l’espoir et l'Amour. 


Bonne année à tous !




Iran : La fin annoncée des Ayatollahs JBCH N° 2512 - 764

 Une société en ébullition, un pouvoir à bout de souffle, une fuite en avant régionale, L’Iran est aujourd’hui assis sur un volcan. 


En surface, la République islamique affiche une façade de contrôle, d’ordre et de continuité idéologique. Mais sous cette croûte autoritaire, la société iranienne est traversée par des fractures profondes, durables et explosives. 


Étudiants, travailleurs, commerçants, classes moyennes urbaines partagent désormais un même constat : le régime des ayatollahs est incapable de gouverner l’Iran du XXIe siècle.





Une contestation diffuse mais généralisée Dans les universités, la colère n’a pas disparu ; elle s’est transformée. Après les grandes vagues de protestation ouvertes, la contestation est devenue plus souterraine, plus quotidienne, mais aussi plus enracinée. Refus des symboles du régime, désobéissance civile, grèves ponctuelles, réseaux de solidarité clandestins : la jeunesse iranienne ne demande plus des ajustements, elle conteste la légitimité même du pouvoir religieux.


Le monde du travail est tout aussi instable. L’inflation chronique, la chute du rial, la précarité salariale et la corruption administrative ont plongé des millions d’Iraniens dans l’insécurité économique. Les enseignants, les ouvriers de l’industrie pétrolière, les chauffeurs routiers, les employés du secteur public multiplient les mouvements sociaux. Même les bazaris, longtemps socle du régime, expriment ouvertement leur exaspération face à une économie confisquée par des fondations religieuses et des réseaux liés aux Gardiens de la Révolution.


Un pouvoir vieillissant et discrédité : Au sommet de l’État, la vieillesse du clergé dirigeant est devenue un facteur de paralysie. Les ayatollahs gouvernent une société jeune, connectée, mondialisée, avec une vision idéologique figée dans les années 1980. La succession du Guide suprême reste floue, nourrissant rivalités internes, luttes de clans et paralysie décisionnelle.


La corruption est devenue systémique. Familles de dignitaires, fondations religieuses, conglomérats liés aux Pasdaran captent l’essentiel des richesses nationales. Pour de nombreux Iraniens, l’État n’est plus perçu comme un protecteur, mais comme un prédateur. Cette perte de crédibilité est peut-être la plus grande faiblesse du régime.


Face à cette fragilité intérieure, Téhéran a fait un choix : externaliser la crise. Incapable de proposer un projet national mobilisateur, le régime investit massivement dans une stratégie de confrontation régionale, reposant sur ses forces supplétives : Hezbollah au Liban, milices chiites en Irak et en Syrie, Houthis au Yémen, Hamas à Gaza.


L’objectif est double. À l’extérieur, encercler et affaiblir Israël, perçu comme l’ennemi central. À l’intérieur, entretenir un état de mobilisation permanente, détourner l’attention des échecs économiques et politiques, et justifier la répression au nom de la « résistance ».





Mais cette stratégie montre ses limites. Le Hezbollah est affaibli, financièrement et militairement. Le Hamas a subi des pertes considérables. Les Houthis servent davantage de nuisance stratégique que de véritable levier de victoire. L’axe pro-iranien coûte cher, sans offrir de succès décisif.


Israël, catalyseur et révélateur :   Paradoxalement, la résilience israélienne, malgré une guerre menée sur plusieurs fronts, agit comme un révélateur brutal de l’échec iranien. L’État hébreu,  a démontré une supériorité militaire, technologique et stratégique qui contraste avec l’usure des proxies iraniens.


Cette réalité nourrit un malaise croissant en Iran. De plus en plus d’Iraniens perçoivent la politique anti-israélienne du régime comme une obsession idéologique coûteuse, déconnectée de leurs priorités vitales : emploi, libertés, dignité, avenir.





L’ombre d’une alternative : Dans ce contexte, la figure du prince Reza Pahlavi émerge comme un symbole plus que comme un programme immédiat. Pour une partie de la population, il incarne l’idée d’un Iran post-islamiste, souverain, réconcilié avec le monde. Le régime le sait, et redoute moins un homme qu’une nostalgie structurante : celle d’un État normal, non théocratique.


Un régime en sursis stratégique : La République islamique est  à la veille d’un effondrement immédiat,  elle est entrée dans une phase de délitement lent, où chaque crise intérieure renforce la tentation de l’aventure extérieure, et où chaque échec régional affaiblit davantage sa légitimité interne.


L’Iran d’aujourd’hui est un régime qui gouverne par la peur, survit par la confrontation, et se maintient par défaut. L’histoire montre que ces équilibres sont rarement durables. La question n’est plus de savoir si ce système est en crise, mais combien de temps peut-être d'heures encore il pourra contenir la colère d’un peuple qui ne croit plus en lui.


A l’approche d’une crise majeure, voire d’un scénario révolutionnaire, le pouvoir iranien pourrait être tenté par une fuite en avant. Dans ce contexte de fragilisation économique et de perte de contrôle politique, certains observateurs estiment que Téhéran pourrait être tenté de « jouer le tout pour le tout », en durcissant sa posture stratégique.



L’Iran vient de développer des armes chimiques ou biologiques opérationnelles, les inquiétudes exprimées par les services de sécurité israéliens s’inscrivent dans cette lecture : celle d’un régime acculé, pour lequel les lignes rouges traditionnelles pourraient perdre de leur sens. 


L’histoire récente montre en effet que des pouvoirs autoritaires en crise existentielle ont parfois recours à des moyens non conventionnels, non comme instruments de victoire militaire, mais comme leviers de rupture politique et psychologique.


Dans une région déjà sous tension, l’hypothèse d’une telle dérive, même non étayée à ce stade par des éléments matériels, est désormais intégrée aux calculs stratégiques. 


Elle reflète moins une certitude qu’un changement d’époque : celui où la stabilité du régime iranien n’est plus tenue pour acquise, et que très, très  bientôt, le régime va s'effondrer.



mardi 30 décembre 2025

Les voeux de l'Institut Weizmann JBCH N° 764

Fonds de dotation Weizmann France – 2026


Six mois après l' attaque iranienne sur l'aile destinée à la recherche, annihilant des centaines d'expériences destinées aux recherches de pointe sur la santé,  le campus de Rehovot résonne à nouveau des bruits de la reconstruction. 


On a besoin d'aide , on a besoin de vous, devant ce monument de la science qui a décidé de tracer sa route, et sa volonté de résilience, Merci,   J-Bernard 


Ces sons, loin d’être anodins, témoignent d’une détermination collective intacte : celle de poursuivre, coûte que coûte, le développement d’une science de classe mondiale. Les équipes de recherche dont les laboratoires avaient été détruits ont été relogées, et leurs travaux ont, pour l’essentiel, repris. Dans le même temps, l’Institut Weizmann continue de bénéficier de la générosité de ses soutiens à travers le Fonds d’urgence et de reconstruction. 


Nous adressons nos plus sincères remerciements à celles et ceux qui ont déjà répondu à notre appel, et invitons toutes les bonnes volontés qui ne l’auraient pas encore fait à manifester leur solidarité et leur engagement en faveur de la science.




Malgré les destructions majeures causées par les deux missiles ciblés, envoyés par Téhéran, l’année 2025 restera comme une année exceptionnelle pour l’Institut Weizmann. Elle a notamment été marquée par la création de l’École de Médecine, incluant un programme MD/PhD ambitieux, et par une reconnaissance académique internationale sans précédent. Le classement de Leiden, qui évalue la qualité et l’impact de la recherche scientifique, a ainsi placé l’Institut Weizmann à la sixième place mondiale — son meilleur résultat depuis la création de ce classement il y a quinze ans.




C’est dans ce contexte que nous avons lancé la campagne Empower Tomorrow, dédiée à l’avenir de la science, lors du rassemblement mondial organisé à Chicago au mois de mai. Cette initiative vise à renforcer la notoriété de l’Institut et à élargir durablement son réseau de donateurs à l’échelle internationale.




L’année a également été marquée par plusieurs inaugurations et projets structurants. La Pennie and Gary Abramson Family International Residence a ouvert ses portes, offrant aux étudiants et post-doctorants une résidence moderne et dynamique, rendue possible grâce au soutien fidèle de nos amis américains. Un nouveau bâtiment destiné au Davidson Institute of Science Education, financé par la Fondation William Davidson, permettra quant à lui la création d’un centre d’excellence dédié aux programmes éducatifs. Enfin, en octobre, la première pierre du futur Institut Azrieli pour les sciences du cerveau et des neurones a été posée, au sein du bâtiment Brazilian Friends, renforçant encore le leadership de l’Institut dans le domaine des neurosciences.




Les résultats scientifiques obtenus cette année n’en sont que plus remarquables au regard des défis traversés. La professeure Yifat Merbl, du département d’immunologie des systèmes, a ainsi été distinguée parmi les « 10 personnalités de Nature », une reconnaissance accordée par la prestigieuse revue aux chercheurs ayant contribué de manière déterminante à façonner la science en 2025.


Tout au long de l’année, le Conseil scientifique de Weizmann France a poursuivi son travail essentiel de mise en lumière des recherches innovantes menées à Rehovot. Ces travaux, traduits et synthétisés en français par le professeur Michel Goldberg et Jacques Boutillier — que nous remercions chaleureusement pour leur contribution précieuse — participent activement à la diffusion du savoir, enjeu fondamental de notre mission. Nous nous réjouissons de voir la Newsletter de Weizmann France rassembler chaque mois un lectorat toujours plus nombreux et fidèle.


Puissions-nous aborder l’année 2026 sous le signe de la paix et de la sécurité, et qu’elle soit marquée par de nouveaux progrès scientifiques au service de l’humanité.

Bonnes fêtes,

David Weitzmann

Président

Fonds de dotation Weizmann France – 2026




La Tour Triangle JBCH N° 2512 - 763




La construction de la tour de la Porte de Versailles, dite Tour Triangle, s’impose aujourd’hui comme l’un des symboles les plus controversés de la mandature d’Anne Hidalgo. 


Plus qu’un simple projet architectural discuté, elle cristallise une vision de la ville en rupture avec l’identité historique, esthétique et sociale de Paris. 


Autorisé après plus de quinze ans de procédures, de revirements politiques et de contestations citoyennes, ce projet apparaît comme un legs imposé, presque vindicatif, d’une maire en fin de cycle politique désastreux.





Le dossier de la Tour Triangle remonte à 2008. Dès l’origine, il suscite une opposition large : architectes, historiens de l’art, urbanistes, associations de riverains et simples Parisiens alertent sur l’incongruité d’un gratte-ciel de verre de plus de 180 mètres aux portes d’une ville historiquement hostile à la verticalité. Paris n’est pas La Défense. Elle n’est pas Londres, ni New York. Sa cohérence repose sur une horizontalité maîtrisée, héritée d’Haussmann, qui fait sa singularité mondiale.




Or, malgré plusieurs rejets au Conseil de Paris, malgré des recours, malgré un vote initialement perdu en 2014 puis relancé dans des conditions contestées, le projet finit par être autorisé. Cette persistance interroge : à quel moment la démocratie locale cesse-t-elle d’être un outil de décision pour devenir un simple obstacle à contourner ? La méthode Hidalgo – passage en force, mépris des oppositions, instrumentalisation de procédures – est ici pleinement révélatrice.



Une laideur assumée, une fonctionnalité douteuse ... Sur le plan esthétique, la Tour Triangle est unanimement critiquée. Son volume massif, sa silhouette froide et anguleuse, son enveloppe de verre sans grâce défigurent une entrée de Paris déjà fragilisée. L’argument d’une « tour invisible » selon l’angle de vue relève de la communication trompeuse : dans les faits, elle écrase le paysage urbain, entre Montparnasse et le parc des expositions, et rompt brutalement avec les perspectives parisiennes.



Sur le plan fonctionnel, le projet est tout aussi discutable. À l’heure du télétravail, de la vacance croissante des bureaux et de la crise immobilière tertiaire, construire une tour majoritairement dédiée à des bureaux relève de l’aveuglement. Les promesses d’emplois, d’attractivité internationale et de dynamisme économique apparaissent fragiles, voire illusoires. Paris manque de logements accessibles, pas de mètres carrés de verre climatisés.



L’un des aspects les plus critiquables du projet réside dans son habillage pseudo-écologique. Présentée comme un modèle de construction durable, la tour incarne en réalité une contradiction majeure : comment une municipalité se réclamant d’une écologie radicale peut-elle défendre un bâtiment énergivore, fondé sur une logique de béton, d’acier et de verre, matériaux à très forte empreinte carbone ?




Cette contradiction illustre plus largement l’« écologie idéologique » portée par Anne Hidalgo : punitive pour les classes moyennes (restrictions de circulation, suppression de voies, fiscalité indirecte), mais étonnamment conciliante avec les grands projets immobiliers et les intérêts privés puissants. L’écologie devient alors un marqueur social et politique, non un principe cohérent.




La Tour Triangle s’inscrit dans un contexte plus large de gestion municipale fortement critiquée. Sous Anne Hidalgo, la dette de la Ville de Paris a explosé, atteignant des niveaux historiquement élevés. Les investissements mal priorisés, les projets idéologiques coûteux, les aménagements urbains souvent improvisés ont laissé une ville plus sale, plus endettée, plus fragmentée socialement.


La transformation de l’espace public – pistes cyclables mal intégrées, piétonnisation désordonnée, embouteillages chroniques – a été menée sans réelle concertation ni évaluation sérieuse. Les Parisiens ont souvent eu le sentiment d’être des cobayes d’une vision dogmatique de la ville, pensée pour une minorité de bobos militants, au détriment des familles, des artisans, des personnes âgées et des travailleurs.





La Tour Triangle apparaît ainsi comme un « bouquet de départ » imposé : un monument à la démesure, à l’entêtement et à la déconnexion. Elle ne raconte ni Paris, ni son histoire, ni ses besoins réels. Elle raconte une époque politique marquée par l’idéologie, la communication et le refus du compromis.


Dans quelques années, lorsque l’on dressera le bilan de la mandature Hidalgo, il est probable que cette tour soit citée aux côtés d’autres symboles d’un échec : fracture sociale accrue, dette alourdie, attractivité affaiblie, qualité de vie dégradée. Paris mérite mieux qu’un geste architectural narcissique. Elle mérite une vision respectueuse, pragmatique et profondément enracinée dans son identité.




lundi 29 décembre 2025

Ce petit pays qui bouscule la recherche ... JBCH N° 2512 - 762

Le laboratoire mondial de la santé : quand un petit pays change les règles du jeu


Israël confirme, une fois encore, sa place singulière dans la recherche médicale mondiale. La récente étude menée par l’université de Tel-Aviv sur le mélanome, publiée dans la prestigieuse revue Cell, illustre parfaitement cette capacité à produire des avancées scientifiques de rupture. 



Les chercheurs ont mis au jour un mécanisme inédit par lequel les cellules cancéreuses parviennent à neutraliser le système immunitaire : en libérant de minuscules vésicules extra cellulaires, elles paralysent les lymphocytes chargés de les détruire. Une découverte qui ouvre la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques, soit en renforçant les défenses immunitaires, soit en bloquant ces « armes invisibles » du cancer.




Ce travail, piloté par la professeure Carmit Levy, est emblématique d’un modèle israélien fondé sur la coopération intensive. Hôpitaux, universités, instituts de recherche et partenaires internationaux – des États-Unis à la Suisse en passant par la France – travaillent en réseau, sans cloisonnement. En Israël, la recherche fondamentale dialogue en permanence avec la clinique : les découvertes de laboratoire sont rapidement testées, adaptées et, souvent, transférées vers des applications concrètes.




Au-delà du cas du mélanome, la recherche israélienne en santé avance sur plusieurs fronts : immunothérapies, médecine personnalisée, intelligence artificielle appliquée au diagnostic, biotechnologies, dispositifs médicaux innovants. Le pays bénéficie d’un système de santé entièrement numérisé, offrant aux chercheurs des bases de données médicales uniques au monde, tout en respectant des cadres éthiques stricts. Cette richesse de données accélère la compréhension des maladies chroniques, des cancers et des troubles neurologiques.




Pourquoi une telle réussite ? D’abord, parce que l’innovation est perçue comme une nécessité vitale. Dans un environnement géopolitique instable, la santé, comme la technologie, est un enjeu de souveraineté. Ensuite, parce que l’échec n’y est pas stigmatisé : il est considéré comme une étape normale du progrès scientifique. Enfin, parce que l’État, le secteur privé et le monde académique avancent de concert, soutenus par un écosystème de start-ups et de fonds d’investissement très actifs.



Cet
te avance israélienne agit comme un stimulant pour le reste du monde. Elle pousse les autres pays à repenser leurs modèles de recherche, à décloisonner leurs institutions et à accélérer le passage de la découverte à l’innovation médicale. 


Dans un contexte mondial marqué par le vieillissement des populations et la montée des maladies complexes, Israël démontre qu’un petit pays, par la science et la coopération, peut avoir un impact global majeur.