En 2017 Orly, Paris, Marseille, la série devient tellement impressionnante et quotidienne ... que les autorités débordées parlent de tragédies commises par des fous, des psychopathes (ca fait baisser les statistiques !!) et on les envoie à l Asile ... ainsi l'assassin de Me Ruth Halimi a été soustrait à la justice ...
Nous avions raison, ce que l on avait prévu avec Suzy et Régis est arrivé et notre texte est toujours d'actualité
Cette semaine les USA et Israël ont quitté l'UNESCO, car l'antisionisme, l'antisémitisme s'est levé sur les Nations .... et moi qui ai cru en un monde meilleur ... j'ai Honte !
L'ARGUMENTAIRE
BCH - Suzy Sternberg et Régis Wajsbrot
Nous avons cru bon de préparer et de mettre à la disposition du plus large public juif un argumentaire pour l’aider à répondre à la somme d’inexactitudes, et de mauvaise foi, souvent entachées d’ignorance des contradicteurs que vous avez ou que vous aurez en face de vous.
Nous élaborons un questionnaire pour une enquête sur l’état des connaissances des français sur les juifs … c’est le grand projet de la commission « antisémitisme » de notre Association, nous y travaillons depuis plus d’un an et nous avons besoin de dons pour le réaliser.
Vous trouverez ci-joint les conclusions d’une étude que nous avons réalisée pendant quelques mois avec
Suzy Sternberg et Régis Wajsbrot de l'Association Janusz Korczak.
Après avoir connu pogroms et persécutions, le peuple juif est retourné sur sa terre ancestrale. Aujourd’hui, ce peuple a un état moderne, démocratique et légitime mais trop souvent mis au banc des accusés. Comme dans toute démocratie, la critique des dirigeants de ce pays et de leur politique n’est pas interdite. La presse nationale et internationale a une totale liberté de ton.
Dans les pays voisins, le plus souvent des dictatures, la presse est contrôlée, les visas d’entrée aux journalistes étrangers sévèrement encadrés. Profondément attachés aux valeurs juives et universelles telles que la paix, la vérité et la justice, nous avons le devoir de tenter de rétablir une analyse plus juste et plus objective de la situation afin d’informer les hommes et les femmes épris de vérité.
Cette traversée historique, juridique et géopolitique que nous vous proposons vous permettra de découvrir qu’Israël, avec Jérusalem comme capitale, est un état abouti, profondément attaché au respect des droits de l’homme et aux valeurs universelles insufflées par le peuple juif à travers les âges.
PREMIÈRE PARTIE
I) Rappels bibliques et données historiques.
Tout a commencé par la promesse de Dieu à Abraham : “Par toi seront heureux tous les peuples de la terre”. L’Éternel dit à Abraham : “Eloigne -toi de ton pays, de ton lieu natal et de la maison paternelle et va au pays que je t’indiquerai.”-paracha Leh Leha-
Dans la Bible, le patriarche Jacob “est présenté comme l’ancêtre éponyme commun d’Israël, dont il prit le nom en même temps que les qualités distinctives.”Chacune des douze tribus d’Israël descend de l’un des douze fils de Jacob (I Rois, XVIII, 31 ).
Fort de la promesse de Dieu faite à Abraham et renouvelée à Isaac et Jacob, Moïse mena les enfants d’Israël jusqu’en terre de Canaan. Celle-ci fut conquise sous la direction de Josué. Josué répartit le territoire entre les douze tribus. Vers l’an 1 000 avant l’ère vulgaire, toutes les tribus d’Israël se soumirent au roi David qui fit de Jérusalem la capitale de son royaume. (1004-965 av.)
Le successeur du roi David, son fils le roi Salomon, entreprit de consolider son état et édifia le Temple à Jérusalem sur le Mont Moria, site acquis par David ; la tradition y situe l’endroit où Isaac fut miraculeusement sauvé au moment où son père, Abraham, allait le sacrifier.
Après la mort de Salomon, Eretz Israël fut scindé en deux royaumes : celui d’Israël au nord avec 10 tribus, et celui de Judée au sud avec la tribu de Juda et de Benjamin. Le royaume du Nord a été détruit, les dix tribus éparpillées dans l’Empire assyrien par le roi Salamazar.
Le royaume d'Israël, avec Samarie pour capitale, dura plus de deux cents ans et 19 rois y régnèrent (-722)
Cent ans plus tard, le Royaume de Juda était battu. La destruction du premier Temple par Nabuchodonosor fut suivie de l’exil des élites(-586)
« Sur les rives de Babylone, les déportés firent le serment de ne jamais oublier leur patrie : Si je t'oublie Jérusalem, que ma droite me refuse son service ; que ma langue se colle à mon palais si je ne place Jérusalem au faîte de ma joie (Psaume 137, 5-6) ».
Soixante dix ans après ce fut le retour avec l’aide des perses. On recommence dès lors à reconstruire ce qui devait être le Second Temple, et le scribe Ezra mis fin à la transmission orale en fixant par écrit la Tora.
Assuerus-Xerses encouragea le retour des juifs à Jérusalem
Le nom de Judée fut donné à tout le pays à l’époque des Maccabées, célèbres par leur révolte contre les grecs séleucides de Syrie.
Les juifs se divisent à nouveau (lutte entre saducéens et pharisiens) et perdent leur indépendance. Pompée et les troupes romaines entrent à Jérusalem pour rétablir la paix civile …En -37, Le Roi Hérode, rénove et embellit le second Temple.
Des dizaines de révoltes contre les occupants romains obligent ces derniers, militairement supérieurs à raser Jérusalem et Titus incendie le Temple en + 70.
Après la révolte de Bar-Kokhba (132-135), les Romains réussirent à écraser la Judée. Pour effacer de la mémoire des hommes le lien entre le peuple juif et la terre où il est né, l’empereur Hadrien changea le nom de “Judée” en “Palestine”, du nom des Philistins.
Il rasa à nouveau Jérusalem et, sur ses ruines, construisit à sa place une nouvelle ville en l’honneur de Jupiter, “Alea Capitolina”.
Le pays fut ensuite dominé successivement par les Byzantins, les Arabes, les croisés, les Egyptiens et les Turcs. Cependant, il y a toujours eu une présence juive en Palestine : d’importantes communautés juives existaient encore à Jérusalem et à Safed et d’autres à Naplouse et Hébron.
Les autorités gouvernant la région n’en ont jamais fait une entité nationale. Les habitants de ces terres étaient assujettis aux pouvoirs successivement en place.
Définition du sionisme :
Le sionisme ou retour à Sion est le mouvement de libération nationale du peuple juif, résolu à ne plus vivre en minorité persécutée parmi les nations et décidé à retourner sur sa terre ancestrale.
Le sionisme n’est en aucun cas une forme de colonialisme car le colonialisme implique l’exploitation d’un peuple par un autre peuple.
Les pionniers sionistes se sont transformés en agriculteurs, s’efforçant de vivre du produit de leur travail. Ils ont mis en valeur le sol aride d’une région en grande partie désertique et longtemps laissée à l’abandon.
Le mouvement sioniste proprement dit est fondé en 1897, lors du premier Congrès réuni à Bâle par Théodore Herzl (1860-1904). Ce dernier, “juif assimilé” de l’empire austro-hongrois, est écrivain et collaborateur d’un grand journal viennois.
L’antisémitisme très actif qui règne en Europe à la fin du 19 ème siècle, en particulier les passions soulevées en France par l’Affaire Dreyfus, le persuadent que la meilleure solution pour les Juifs est la création d’un état indépendant. Après avoir publié en 1896 un ouvrage intitulé “L’Etat juif”, il convoque à Bâle une assemblée parlementaire supra-communautaire qui définit un programme politique, c’est à dire la création pour le peuple juif d’un foyer en Palestine, garanti par le droit public.
Partisan d’un “sionisme politique”, il fait de nombreuses démarches auprès des grandes puissances, du Sultan, du Kaiser, du Tsar, du roi d’Italie, du Pape Pie X et du gouvernement britannique. S’il échoue dans ses démarches, il réussit à convaincre les masses juives d’Europe orientale pour qui il est devenu le “nouveau Moïse”.
Après le Congrès de Bâle, l’émigration vers la Palestine est organisée par le mouvement sioniste qui, dès 1880, a rassemblé des capitaux et commencé à acheter des terres dans ce pays.
Au cours de la première guerre mondiale, l’empire ottoman, engagé dans la guerre aux côtés des empires centraux, subit des revers : il est contraint d’abandonner ses possessions en pays arabes dont la Palestine. Les accords Sykes-Picot de mai 1916 répartissent entre Français et Anglais les territoires arabes de l’Empire ottoman. Le 9 novembre 1917, les troupes du Général britannique Allenby occupent la Palestine après être entrées dans Jérusalem.
Lord Balfour
Par la Déclaration Balfour du 2 novembre 1917, le gouvernement britannique “envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un Foyer national pour le peuple juif et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif”.
Aux conférences de la paix de 1919, la Grande Bretagne demande à la Société des Nations que lui soit accordée, sous forme de mandat, l’administration de la Palestine. La Société des Nations confie à la Grande Bretagne la région située à l’Ouest du Jourdain, la région située à l’Est constituant dès lors l’Etat de Transjordanie.
C’est ainsi que la Palestine, qui n’était pas un état mais une terre où se côtoyaient plusieurs peuples (Juifs, Druzes, Arabes), devient une entité territoriale, politique et administrative.
Cependant des vagues d’immigrants juifs vers la Palestine, à la suite de persécutions en Allemagne et en Europe centrale, viennent renforcer la petite communauté juive existante, pauvre et très pieuse (le “yishouv”). Cette dernière est déjà une communauté politique territoriale, unie, autonome et démocratique.
Le pays se modernise, les autorités mandataires investissent dans l’éducation, la santé et l’infrastructure tandis que le mouvement sioniste met en place l’infrastructure technologique, en particulier l’électrification du pays ; il contribuera plus tard à l’effort de guerre britannique contre l’Allemagne.
On assiste à un développement spectaculaire du réseau routier, à la création de nombreuses entreprises industrielles et de fermes agricoles expérimentales, à l’essor de la construction à Tel Aviv, à l’assèchement des marais etc...
Si certains Arabes ne voient dans les immigrants juifs que des acheteurs, à prix fort, de terres arides et inexploitées par les paysans arabes, d’autres réagissent violemment et, à plusieurs reprises, des incidents sanglants se produisent à Jérusalem, Haïfa et Hébron où la vieille communauté juive est anéantie (1929 )
En 1936, le mufti de Jérusalem qui a été reçu en grandes pompes par Hitler (1941) crée le Haut comité arabe et proclame la grève générale. C’est le début de la grande révolte des Arabes de Palestine.
En mai 1939, le gouvernement britannique renverse sa politique et décide de favoriser la prépondérance arabe. Il publie un “Livre Blanc” qui restreint à 75 000 le nombre d’immigrants juifs et limite l’achat de terres par les Juifs ; d’autre part il annonce la création, dans les dix années à venir, d’un état unique palestinien, projet repoussé à la fois par les Juifs et les Arabes.
En février 1947, les Britanniques décident de mettre fin à leur mandat en Palestine à la date du 14 mai 1948. La Grande Bretagne saisit alors du problème de la Palestine l’Assemblée Générale des Nations Unies dont une session spéciale s’ouvre à New York le 28 avril 1947.
Une commission spéciale de l’ONU pour la Palestine est constituée le 15 mai 1947. Elle propose un plan de partage de la Palestine divisée en deux états indépendants, un état juif et un état arabe et une zone internationale sous contrôle de l’ONU englobant Jérusalem et ses environs.
Ce plan de partage est adopté par l’ONU le 29 novembre 1947 à la majorité requise des deux tiers. Les Juifs acceptent ce plan tandis que les Arabes le rejettent.
Le 14 mai 1948, jour où le mandat britannique est officiellement aboli, Ben Gourion président du Comité exécutif de l’Agence juive, proclame la naissance d’un état juif dénommé Israël qui est aussitôt reconnu par les Etats Unis et l’Union Soviétique.
C’est immédiatement l’invasion des armées arabes : troupes égyptiennes, transjordaniennes, irakiennes, syriennes et libanaises attaquent le jeune état hébreu. Au prix d’énormes pertes, Israël sort victorieux de cette guerre qui lui permet de gagner un territoire plus grand que celui que l’ONU lui a accordé mais qu’elle n’a pas pu lui garantir. Des accords d’armistice, signés entre l’état hébreu et les différents pays arabes qui l’ont attaqué, consacrent l’existence de l’Etat d’Israël, bien que l’armistice ne soit pas la paix.
Déclaration d’indépendance par Ben Gourion
Le 11 mai 1949, l’Etat d’Israël est accueilli comme état membre des Nations Unies après avoir été reconnu par 52 pays.
La création de l’état moderne d’Israël tire donc sa légitimité d’une décision de la majorité des nations de la terre.
Quant à l’émirat de Transjordanie, artificiellement créé sur les ruines de l’Empire ottoman (1921), il reçoit son indépendance de la Grande Bretagne en 1946. Son souverain, Abdallah, participe aux combats contre Israël en mai 1948 jusqu’à l’armistice de 1949, date à laquelle il annexe les territoires qu’il a occupés à l’Ouest du Jourdain, nommés “Cisjordanie” (“cis” du latin en “deçà”). Il donne à son pays le nom de Jordanie.
Il convient également de rappeler qu’entre 1948 et 1967 presque tous les territoires destinés à la création de l’état palestinien sont occupés par l’Egypte et la Jordanie qui, tout en niant le droit à l’existence de l’Etat d’Israël, ne favorisent en aucune façon l’établissement d’un état palestinien.
II) ISRAËL : ETAT DEMOCRATIQUE – ETAT DE DROIT :
(sources : Gazette du Palais, mercredi 22, jeudi 23 avril 1998, spécial Israël)
II-1) Etat démocratique.
On peut apprécier la réelle dimension démocratique d’un état à travers ses institutions, la place qu’il laisse au débat et l’équilibre qu’il sait trouver dans la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.
Institutions
Le régime politique de l’État d’Israël est un régime parlementaire au sein duquel l’essentiel du pouvoir exécutif appartient au Premier ministre. Le pays ne possède pas de Constitution écrite : ce sont les lois adoptées par le Parlement qui règlent le fonctionnement du gouvernement.
Le président d’Israël est élu par le Parlement pour une durée de cinq ans.
Son pouvoir est essentiellement représentatif. Le principal organe exécutif est formé d’un gouvernement de plusieurs ministres présidé par un Premier ministre, élu au suffrage direct selon un mode majoritaire depuis 1996.
Le Parlement israélien ou la Knesset est une chambre unique de 120 membres élus pour quatre ans selon un mode de scrutin proportionnel, ce qui favorise les petits partis. Tous les citoyens peuvent voter dès l’âge de dix-huit ans.
Israël est une démocratie qui garantit l’égalité de tous les citoyens devant la loi, sans distinction de race, de religion ou de culture. L’application de ce principe est cependant mise à rude épreuve par l’état de guerre quasi permanent depuis la naissance du pays.
Il faut savoir que tous les citoyens israéliens votent, qu’ils soient juifs, arabes, druzes ou chrétiens. L’intégration des Arabes dans l’Etat d’Israël est compliquée puisqu’ils sont déchirés entre la loyauté envers leur pays dont ils sont les citoyens et leur fidélité au peuple palestinien avec qui ils partagent des origines communes. Depuis le 1er novembre 1988, des députés arabes siègent à la Knesset. Ils sont au nombre de 13 à l’heure actuelle.
Israël est une démocratie parlementaire constituée des trois pouvoirs: législatif, exécutif et judiciaire. Ses institutions sont : la présidence, la Knesset (le Parlement), le gouvernement (cabinet des ministres) et les tribunaux. Le système se fonde sur le principe de la séparation des pouvoirs et comporte des mécanismes de contrôle et de contre-pouvoirs imposant à l’exécutif (le gouvernement) de bénéficier de la confiance du législatif (la Knesset) et prescrivant l’indépendance de la justice.
II-1-1 Le pouvoir parlementaire : la Knesset
La Knesset (parlement monocaméral d’Israël) est l’Assemblée législative du pays. Elle tire son nom et le nombre de ses membres (120) de la Knesset Haguadolah (la Grande Assemblée), conseil juif représentatif réuni à Jérusalem par Ezra et Néhémie au 5ème siècle avant l’ère chrétienne.
Une nouvelle Knesset entre en fonctions après des élections générales qui déterminent sa composition. Au cours de la séance inaugurale, les députés prêtent serment et procèdent à l’élection du président et des vice-présidents.
La Knesset est élue pour quatre ans mais elle peut se dissoudre elle-même ou être dissoute par le premier ministre à tout moment de son mandat. Jusqu’à l’élection d’une nouvelle Knesset, l’ancienne reste en fonctions. La Knesset siège en sessions plénières ou en commissions qui sont au nombre de 12. En sessions plénières, les débats portent sur les projets de loi soumis par le gouvernement ou par des députés de la Knesset à titre individuel, ainsi que sur la politique et l’action du gouvernement.
Les débats s’y déroulent en hébreu ou en arabe, langues officielles, avec un système de traduction simultanée. Pour être adopté, un projet de loi doit subir trois lectures à la Knesset. En première lecture, le projet est présenté en séance plénière et fait l’objet d’un bref débat sur son contenu. Il est ensuite soumis à la commission parlementaire compétente pour une discussion plus approfondie et, si nécessaire, pour être reformulé.
Lorsque la commission a achevé son travail, le projet retourne en plénière pour une seconde lecture au cours de laquelle les membres de la commission peuvent éventuellement présenter leurs réserves. Au cours du débat général qui s’ensuit, chaque article est soumis au vote et, à moins qu’il ne s’avère nécessaire de renvoyer le projet en commission, le vote a lieu sur l’ensemble du texte immédiatement après la troisième lecture. Si le projet est adopté, il est signé par le président de la Knesset et ultérieurement publié au Bulletin officiel avec les signatures du président, du premier ministre, du président de la Knesset et du ministre responsable de l’application des lois. Enfin, le sceau de l’Etat est apposé par le ministre de la justice et le projet devient loi.
II-1-2.Le pouvoir exécutif : le gouvernement
Le pouvoir exécutif de l’Etat est assuré par le gouvernement (cabinet des ministres), chargé d’administrer les affaires intérieures et extérieures, y compris les questions de sécurité. Le gouvernement se réunit ordinairement une fois par semaine, mais d’autres réunions peuvent être convoquées en cas de nécessité.
Il peut aussi intervenir dans le cadre de commissions ministérielles.
jamais reçu suffisamment de sièges à la Knesset pour constituer exclusivement l’organe exécutif, tous les gouvernements ont été composés de coalitions de plusieurs partis. Pour former un gouvernement, le premier ministre qui vient d’être élu doit soumettre à l’approbation de la Knesset, dans les 45 jours qui suivent la publication des résultats des élections, une liste de ministres ainsi que les grandes lignes de sa politique.
Une fois nommés, les ministres sont responsables devant le premier ministre de l’accomplissement de leur mission et redevables de leurs actes devant la Knesset. La plupart des ministres reçoivent un portefeuille et dirigent un ministère; les ministres sans portefeuille peuvent être appelés à assumer la responsabilité de projets spéciaux. Le nombre des ministres, y compris le premier ministre, ne peut être inférieur à huit ni supérieur à 18. La moitié des ministres au moins doivent être des parlementaires, mais tous doivent être éligibles à la Knesset.
A l’instar de la Knesset, le gouvernement est généralement formé pour quatre ans, mais son mandat peut être abrégé par la démission ou la mort du premier ministre, ou par une motion de censure du parlement. Le premier ministre et les ministres du gouvernement sortant demeurent en fonction jusqu’à ce qu’un nouveau premier ministre et un nouveau gouvernement commencent leur mandat. Si le premier ministre est dans l’incapacité d’exercer ses fonctions pour cause de décès, de démission, d’empêchement ou d’une motion de censure de la Knesset, le gouvernement désigne l’un de ses membres (qui doit obligatoirement être député) pour assurer l’intérim ; il dispose de tous les pouvoirs de la charge à l’exception du droit de dissoudre la Knesset. Les autres ministres restent en poste jusqu’à ce qu’un nouveau premier ministre élu entre en fonction. Depuis l’histoire de la création de l’Etat d’Israël, les premiers ministres ont été successivement :
David Ben GOURION (1948-1953)
Moshé SHARETT (1954-1955)
David Ben GOURION (1955-1963)
Lévi ESHKOL (1963-1969)
Golda MEIR (1969-1974)
Ytzhak RABIN (1974-1977)
Menachem BEGIN (1977-1983)
Ytzhak SHAMIR (1983-1984)
Shimon PERES (1984-1986)
Ytzhak SHAMIR (1986-1992)
Ytzhak RABIN (1992-1995)
Shimon PERES (1995-1996)
Benjamin NETANYAHU (1996-1999)
Ehud BARAK (1999-2001)
Ariel SHARON(2001/2006.)
Ehud OLMER (2006/2009)
Benjamin NETANYAHU depuis le 31 Mars 2009
II-1-1-3 Le pouvoir judiciaire : L’organisation judiciaire
L’organisation judiciaire est proche de celle de la France ; en premier ressort, il y a les tribunaux de première instance dans les principales villes, appelés tribunaux de paix (équivalent du tribunal d’instance en France) et tribunaux de district (équivalent du tribunal de grande instance). Le second degré de juridiction est assuré par des tribunaux régionaux qui assurent également parfois les missions des tribunaux administratifs.
Le droit israélien ne connaît pas la dualité des juridictions françaises (juridiction administrative et juridiction judiciaire), en effet la structure du droit administratif israélien se calque sur le droit anglais. La Cour Suprême siège à Jérusalem, elle compte 10 membres et assure en certaines matières les fonctions de Cour d’appel, de Cour de Cassation ou de Haute Cour.
Il existe enfin trois catégories de juridictions spécialisées, « les justices de paix spécialisées (infractions au code de la route, infraction municipale, requêtes de faible importance), «les tribunaux du travail » (inspiré des conseils des prud’hommes), et les tribunaux religieux. Les tribunaux religieux, juifs, chrétiens, musulmans et druzes sont compétents pour les questions de statut personnel.
Ces règles procédurales ne sont pas liées au caractère juif de l’Etat puisqu’elles proviennent des différents droits antérieurs à la création de l’Etat d’Israël et relèvent du fameux « statu quo » qui a jusqu’à présent été la règle pour les questions religieuses sur la terre d’Israël. Au fil des années, les décisions de la Cour suprême ont fourni toute une jurisprudence protégeant les libertés civiles, y compris la liberté d’expression, la liberté de réunion, la liberté religieuse et l’égalité, leur conférant une valeur privilégiée dans le système juridique israélien. En tant que Haute Cour de Justice jugeant en première et en dernière instance, la Cour Suprême reçoit également les pétitions adressées par des individus déposant en justice contre un organisme ou un agent gouvernemental.
Le procureur général
Le procureur général dirige le service juridique du gouvernement et a autorité exclusive pour représenter l’Etat dans toutes les grandes affaires pénales et administratives. Le gouvernement ne peut entreprendre aucune action jugée illégale par le procureur général tant que les tribunaux n’en ont pas décidé autrement. Bien que désigné par le gouvernement, le procureur général agit en toute indépendance du système politique.
Le système juridique
Le système juridique israélien est un mélange hétéroclite lié aux traces que chaque civilisation conquérante a laissé dans ce pays. Il y a bien sûr les fondements juridiques du peuple juif qui, revenu sur ses terres après 2000 ans d’exil, a conservé son propre système juridique. On y retrouve aussi l’influence des Grecs, des Romains, des musulmans, des chrétiens, des Mameluks, des Turcs et des Anglais.
Le système juridique du pays comprend des vestiges du droit ottoman (en vigueur jusqu’en 1917), du droit mandataire britannique qui reprend une importante partie de la “common law” anglaise, des éléments du droit religieux juif et divers aspects d’autres systèmes. La caractéristique principale du droit israélien réside dans l’important corpus de règlements et de jurisprudence adoptés depuis 1948. Il en résulte un droit fait d’un ensemble composite de lois et décrets inspirés de différents systèmes juridiques, de différentes religions, de valeurs diverses, dont le tout constitue le droit positif israélien.
L’avantage d’une telle législation est qu’elle s’inspire du substrat de chaque système, reproduisant des lois promulguées dans d’autres pays mais qui, confrontées à l’épreuve des faits, sont améliorées. Après la création de l’Etat, la Knesset a été chargée de promulguer un certain nombre de Lois fondamentales englobant divers aspects ; elles pourront ultérieurement être regroupées en une constitution.
Les Lois fondamentales qui ont été votées définissent les caractéristiques principales des pouvoirs du président, de la Knesset, du gouvernement, de la justice, de l’armée, et portent sur la liberté d’activité professionnelle (le droit d’exercer le métier de son choix), la dignité et la liberté humaine (protections contre l’atteinte à la vie ou à la dignité de la personne). La supériorité normative des Lois fondamentales sur la législation ordinaire a été confirmée en 1995 lorsque la Cour suprême s’est dotée du pouvoir d’examiner la conformité de la législation de la Knesset avec les Lois fondamentales.
II-2 Israël, état démocratique, état de droit.
La création de l’ Etat d’Israël, aux termes de la décision des Nations Unies du 22 novembre 1947, suivie de la déclaration d’indépendance du 14 mai 1948, ne pouvait avoir d’autre objectif que la construction d’un état de droit démocratique.
Le législateur israélien a promulgué des lois et décrets pour assurer le fonctionnement de la vie moderne et garantir les droits essentiels et les libertés fondamentales de l’homme malgré un contexte souvent difficile.
Un honneur tout particulier revient aux juges israéliens qui malgré la grande difficulté de leur tâche ont à cœur de sauvegarder leur éthique forte en valeurs dans la recherche de l’équité et de la vérité. Ils ne se laissent jamais aller à la dérive qui consisterait à se prendre pour des justiciers. Les juges israéliens sont entourés de respect et de considération dans leur recherche de la vérité chère à tous les juristes démocrates, malgré les difficultés de leur tâche. Le droit israélien est un droit dont la première caractéristique est une modernité ancrée dans une civilisation ancienne marquée du sceau de la loi.
Une autre caractéristique de l’Etat d’Israël est la démocratie et le respect des droits de l’homme malgré une situation permanente de violence terroriste. Dans un pays créé il y à peine 50 ans, assurer le respect de la loi et des droits de l’homme, dans un environnement de pays voisins non démocratiques, constitue un enjeu beaucoup plus difficile que dans un pays comme la France qui connaît une stabilité sur son territoire et à ses frontières. Depuis la création de l’Etat, la question de la dignité et du respect des droits de l’homme constitue un thème fondamental de débat dans la société israélienne.
La loi fondamentale sur la dignité et la liberté de l’homme votée en 1992, se fonde essentiellement sur la jurisprudence israélienne et sur la législation antérieure adoptée depuis 1948. En fait, cette loi a des racines plus profondes tirées de la tradition juive datant de milliers d’années. Chacune des valeurs dont il est question est à l’origine une valeur juive comme par exemple l’interdiction de porter atteinte à la vie, au corps, à la dignité, aux biens de l’individu, la légitime défense, la liberté de circulation et le droit à son intimité.
Plus d’un million d’Arabes israéliens jouissent de tous les droits du citoyen ; ainsi il y avait, fin 2001, un ministre arabe au gouvernement, Salah Tarif et 13 députés au Parlement.
Les Arabes israéliens ne sont pas obligés de servir dans l’armée où ils seraient en porte-à-faux par rapport à leur communauté religieuse.
II-3. Israël, unique état juif au monde.
Israël puise ses racines dans le passé tout en se tournant vers la modernité : “L’Etat d’Israël doit être un Etat juif. Cette dernière expression désigne l’Etat dans lequel les Juifs ont décidé de revenir, à la suite d’une longue et tragique histoire, pour retrouver leur héritage, en faire le lieu de leur mémoire historique, y déployer leur énergie, leur capacité à accomplir leur civilisation et leur vision de l’avenir.” L’existence d’un Etat juif relève donc d’un devoir historique du peuple juif.
La vocation juive de l’Etat d’Israël a été décrétée au plan du droit international. La déclaration Balfour du ministre des affaires étrangères du gouvernement britannique énonçait le 2 novembre 1917 : « Le gouvernement de Sa majesté considère favorablement la création en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif et fera de son mieux pour faciliter la réalisation de ce projet, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter préjudice aux droits civils et religieux des communautés non juives en Palestine ni aux droits et statuts politiques dont les juifs bénéficient dans tout autre pays. »
Le droit international a conféré la légitimité du caractère juif de l’Etat. L’idée est de permettre aux juifs d’être souverains en terre d’Israël, surtout au lendemain de la tentative d’extermination du peuple juif. Le caractère juif de l’Etat se retrouve en droit interne, dans la Déclaration d’Indépendance du 14 mai 1948 qui rappelle les liens historiques, spirituels et nationaux du peuple juif avec la terre d’Israël. Les fondateurs de l’Etat sont laïcs et les principes de liberté, de justice et de paix enseignés par la tradition juive sont affirmés avec intensité à l’exclusion de tout contenu religieux dans la Déclaration d’Indépendance
III) Le statut de Jérusalem :
L’attachement à la terre d’Israël et en particulier à Jérusalem est au centre de la religion et de la culture juive. Le Roi David a fait de Jérusalem sa capitale, il y a 3000 ans. Jérusalem est mentionnée plus de 700 fois dans le Tana’h, le livre saint du judaïsme et jamais cité dans le Coran. Les musulmans se tournent vers la Mecque pour prier.
C’est en direction de Jérusalem que chaque juif se doit de prier trois fois par jour. C’est au-dessus du Temple bâti par le Roi Salomon que fut construit, sous le règne du calife Abd El Malik (685-705 après JC), le dôme du Rocher, pour éliminer toute trace du judaïsme sur le Mont du Temple. Jusqu’en 1967, l’accès au Kotel, le mur occidental (appelé Mur des Lamentations) dernier vestige de l’enceinte du Temple, a été interdit aux Juifs. Ce Mur occidental reste le lieu le plus sacré du judaïsme aujourd’hui. Malgré les exils, les persécutions et les expulsions, les Juifs ont maintenu une présence ininterrompue en Israël.
Aujourd’hui, Jérusalem entière et unifiée est la capitale d’Israël, elle est le siège du Président de l’Etat, de la Knesset, du Gouvernement et de la Cour suprême. Les lieux saints sont protégés contre toute profanation ou violation, ou contre toute atteinte à la liberté d’accès des fidèles des différentes religions considérant ces lieux comme sacrés. (Loi sur la protection des lieux saints, 1967, confirmée par la loi fondamentale votée à la Knesset le 30 juillet 1980).
Il faut rappeler que Jérusalem a toujours été la capitale de la nation juive et qu’aucun autre peuple n’a élu cette ville comme capitale. En 1950, après avoir inclus la Cisjordanie et la partie orientale de Jérusalem à son territoire, la Jordanie n’a jamais décrété Jérusalem comme capitale. La ligue arabe s’est toujours opposée à l’annexion de Jérusalem par la Jordanie et aucun statut politique ne lui a été conféré. Juste après la guerre d’indépendance, Jérusalem est devenue la capitale de l’Etat d’Israël. En 1967, la ville réunifiée passa en totalité sous contrôle israélien.
La « résolution 181 de l’Assemblée générale concernant l’administration future de la Palestine », adoptée le 29 novembre 1947 par les Nations Unies visait à ériger un corpus separatum sous un régime international spécial administré par les Nations Unies. « Le Conseil de Tutelle sera désigné pour assurer la responsabilité d ‘une autorité administrative pour le compte des Nations Unies ». Or les Nations Unies n’avaient en aucun cas la compétence en droit international leur permettant de rendre une telle résolution.
En effet, nul article de la Charte des Nations Unies ne leur donne le pouvoir de créer, de leur propre volonté, des régimes spéciaux internationaux. Le chapitre XII de la Charte des Nations Unies contient des dispositions relatives aux tutelles internationales, ce système consiste : « à promouvoir le développement progressif de territoires sous tutelle vers leur autogouvernement ou l’indépendance ».
Par ailleurs l’article 78 dispose que ce système « ne s’appliquera pas à des territoires devenus membres des Nations Unies dont les relations sont fondées sur le respect de principes de souveraineté et d’égalité ».
En outre, l’administration militaire israélienne qui fonctionnait à Jérusalem Ouest depuis le mois d’août 1948 a été abolie le 30 janvier 1949, date à laquelle cette partie de la ville a été pleinement intégrée au reste d’Israël.
Le 11 mai 1949, Israël a été admis comme membre au sein des Nations Unies. Il en résulte sur le fondement de ces deux éléments qu’aucune base légale dans l’internationalisation de Jérusalem n’est recevable. Par ailleurs, lors de la réunification de Jérusalem en juin 1967, la loi israélienne fût intégrée à l’ensemble de Jérusalem, Jérusalem dans sa totalité ayant été incorporée à l’Etat d’Israël.
Sous la domination jordanienne sur Jérusalem, tous lieux saints juifs ont été profanés et détruits ; 58 synagogues, pour certaines d’une valeur architecturale et sacrée inestimables, ont ainsi été anéanties. Les tombes juives arrachées des cimetières ont été utilisées pour paver des routes et construire des urinoirs publics (cimetière du Mont des Oliviers entre autres).
Témoin de cette ignominie, l’ONU est curieusement restée silencieuse. La vérité ne fut connue qu’en 1967 après la guerre des 6 jours. Les Juifs avaient été interdits d’accès à leurs lieux de culte les plus sacrés en territoire arabe et en particulier à Jérusalem. Politique d’apartheid largement entérinée par l’ONU alors présente dans la ville.
IV – Israël, ses voisins et la France
Eléments d’information pour une analyse du conflit- israélo-palestinien.
« Israël delenda est » …comme Carthage ou parenthèse de l’Histoire* !!
(*propos attribués à Dominique de Villepin Automne 2001)
Depuis la création de l’Etat d’Israël, les dirigeants arabes n’ont jamais cessé de prôner sa destruction. Malgré toutes les tentatives de paix, (Oslo etc...), ils n’ont pas renoncé à leur volonté initiale d’effacer Israël de la carte par tous les moyens :
1) d’abord, les guerres.
2) puis concept profondément ancré dans les milieux d’extrême gauche européens, l’état binational, laïque et démocratique dont il n’existe pratiquement aucun exemple au Moyen-Orient et qui signifierait en fait la mort de l’Etat d’Israël et un état où les Juifs seraient soumis à la condition de dhimmis. Cette conception a d’ailleurs été un échec sanglant au Liban, pays sous tutelle syrienne et en ex-Yougoslavie.
3) le retour de 3 millions et demi de réfugiés, solution démographique.
Le refus de l’existence de l’Etat d’Israël reste donc une composante fondamentale de la pensée nationale arabe. Elle s’exprime dans des déclarations fracassantes qu’il conviendrait de prendre au sérieux et de ne pas considérer comme des paroles outrancières sans fondement réel.
En juin 2001, par exemple, l’iman Ibrahim Madi, dans un sermon prononcé à la mosquée de Gaza, affirmait : “Si Dieu veut, cet état injuste qu’est Israël sera effacé, cet état injuste que sont les Etats Unis sera effacé, cet état injuste qu’est la Grande Bretagne sera effacé”
Le leader suprême d’Iran, l’Ayatollah Ali Khamenei, a récemment qualifié Israël de “tumeur cancéreuse” qui doit être éradiquée de la région.
La Charte du Hamas, mouvement extrémiste opposé aux accords d’Oslo, ne présente aucune ambiguïté sur sa volonté de détruire Israël. En voici un extrait significatif : “Les initiatives de paix, les prétendues solutions pacifiques et les conférences internationales pour résoudre le problème palestinien sont toutes contraires aux principes du Mouvement de la résistance islamique. Car renoncer à une part quelconque de la Palestine signifie que l’on renonce à une partie de la religion.”
“Lorsque nos ennemis usurpent des terres islamiques, le djihad devient un devoir pour tous les Musulmans. Afin de faire face à l’occupation de la Palestine par les Juifs, nous n’avons pas d’autre choix que de lever la bannière du djihad.” (Article 15)
Pour résoudre le conflit israélo-arabe, il faut donc prendre conscience de “la donnée de base qu’est le rejet permanent d’Israël par les Arabes”
Rejeter la faute sur Israël ne pourra donc pas aboutir à un règlement de ce conflit. Il faudrait au contraire convaincre les Arabes qu’une politique de compromis est dans l’intérêt même de leur peuple.
1 Article de Daniel Pipes dans le Wall Street Journal.
Ce refus de l’existence d’Israël, présent dès la création de l’Etat juif, a été la cause de nombreuses guerres.
I) LES GUERRES DE 1948, DE 1967, de 1973 et de 1982
1) La guerre de 1948.
Les Arabes ont commencé la guerre de 1948 parce qu’ils étaient persuadés de pouvoir la gagner. Ils voulaient rayer le jeune Etat d’Israël de la carte. Avec 5 armées bien entraînées, l’Egypte, la Syrie, la Transjordanie, le Liban, l’Irak et leurs alliés palestiniens étaient convaincus d’être capables d’écraser ces quelques milliers de Juifs sans appui international et submergés de réfugiés du nazisme.
Les Etats arabes considéraient leurs propres frontières, tracées par la SDN et l’ONU, comme artificielles. Ils espéraient pouvoir non seulement avaler l’Etat d’Israël mais aussi l’Etat palestinien prévu par l’ONU.
Si les Arabes avaient gagné la Guerre de 1948, ils auraient “repoussé les Israéliens à la mer” car ils n’avaient proposé aucune autre solution les concernant. Dans de nombreux discours publics, des dirigeants palestiniens et arabes appelaient au meurtre systématique des Israéliens.
L’Etat palestinien prévu par le plan de partage de l’ONU aurait regroupé la majorité des Arabes sur les meilleures terres de Samarie et de Galilée, et ils auraient eu un accès illimité à la zone internationale de Jérusalem. De plus, les Arabes avaient déjà réussi en 1920 à extraire la Jordanie du territoire prévu pour le Foyer national juif, contrairement aux promesses britanniques contenues dans la Déclaration Balfour de 1917. I
l n’était attribué à Israël qu’un minuscule bout de terre de moins de 15 000 km2, soit la région désertique du Néguev, ainsi que des terres déjà achetées par les pionniers juifs : une mince bande autour de Tel-Aviv et quelques régions marécageuses autour de Tibériade.
La Jordanie et l’Egypte, qui occupaient respectivement la Cisjordanie et Gaza entre 1948 et 1967, refusaient absolument de céder ces territoires aux Palestiniens pour qu’ils y édifient un Etat.
Établir un Etat Palestinien uniquement à Gaza et en Cisjordanie aurait impliqué la reconnaissance de l’Etat d’Israël.
2) La guerre de 1967 ou guerre des six jours
En 1967, l’Egypte et la Syrie instaurèrent un climat de haine, proclamant inlassablement leur volonté de détruire Israël. Pour Nasser, ce moment sembla venu au printemps 1967. Il prit alors quelques initiatives spectaculaires : concentration de troupes égyptiennes dans le Sinaï ; demande d’évacuation des Casques bleus, aussitôt acceptée par le Secrétaire Général de l’ONU (U-Thant) ; fermeture du détroit de Tiran; mise en place d’un réseau d’alliances militaires sous le commandement de l’Egypte.
Les arabes de Palestine multipliaient les incursions terroristes pour tuer le maximum de civils israéliens et démoraliser les Israéliens, tout en entraînant des ripostes qui isolaient Israël du fait des condamnations internationales.
3) La guerre de Kippour (1973)
Le 6 octobre 1973, lors du jeûne de Yom Kippour, jour le plus sacré pour le peuple juif, les Israéliens étaient dans leur famille ou à la synagogue. Ce fut le jour choisi par les Egyptiens et les Syriens pour attaquer Israël par surprise dans le but de l’anéantir en profitant de la démobilisation du pays. Mais c’était sans compter sur des routes quasi-désertes et des synagogues pleines, ce qui permit de prévenir toute la population et de mobiliser tous les réservistes avec une très grande célérité. Israël n’avait qu’une issue : vaincre sinon c’était l’anéantissement.
Au prix de lourds sacrifices, de combats acharnés et grâce à un pont aérien américain, Israël et les troupes dirigées par le général Ariel Sharon réussissent une contre-attaque foudroyante et imprévue amenant la Syrie et L’Egypte à signer le cessez-le-feu. Israël était sauvé. Les troupes de Tzahal étaient devant Le Caire (Km 101) et Damas à portée de fusil.
4) La guerre du Liban (1982)
Après avoir signé un traité de paix avec l’Egypte, Israël fut l’objet d’attaques meurtrières en provenance du Liban Nord. Les villes et villages de Galilée subissaient des attaques de l’OLP équipée de missiles de fabrication soviétique lancés à partir de camions mobiles. Pour en finir avec ces provocations, le gouvernement israélien lança l’Opération : “Paix en Galilée”. La France intervient et évacue les dirigeants palestiniens sur Tunis.
Après le départ de l’OLP pour la Tunisie, le Président chrétien du Liban, Bachir Gemayel, fut assassiné alors qu’il s’apprêtait à signer un accord avec Israël. Ce fut le début de la guerre civile au Liban entre les différentes milices qui s’y déchiraient (milices contrôlées par la Syrie, les différents courants de l’Islam ou de la chrétienté et au Sud par Israël).
II) SABRA ET CHATILA.
La propagande arabe et les médias ont rejeté l’entière responsabilité des massacres sur Ariel Sharon, alors Ministre de la Défense. Il est encore désigné sous le nom de “bourreau de Sabra et Chatila. “
Or, pour vraiment comprendre ce qui s’est passé, il faut replacer cet événement dans le contexte de l’époque. Le Liban est en proie depuis 1975 à une guerre civile marquée par de nombreux massacres : massacres de chrétiens par les Palestiniens dans la ville de Damour en janvier 1976, massacres de Palestiniens par la milice chrétienne de Camille Chamoun dans le camp de Tel Zaatar en août 1976, par exemple.
Le 6 juin 1982, l’armée israélienne intervient au Liban afin de protéger les habitants de Galilée attaqués à partir de bases palestiniennes. Israël espère aussi libérer l’ensemble du pays de l’emprise des Syriens et des Palestiniens. L’objectif d’Israël est de parvenir à signer la paix avec le Liban, une fois neutralisées les forces étrangères. Il s’allie alors aux Forces Libanaises, la milice chrétienne dominée par le parti phalangiste de la famille Gemayel. Le 23 août, le dirigeant chrétien Bachir Gemayel est élu Président du Liban. Les forces palestiniennes et syriennes se retirent alors de Beyrouth, non sans avoir laissé sur place quelque 2000 combattants.
Le 14 septembre 1982, Bachir Gemayel est tué dans un attentat. Craignant de perdre le contrôle de la situation, les dirigeants israéliens estiment que Tsahal doit entrer dans Beyrouth Ouest. Le 16 septembre 1982, 150 combattants chrétiens, appartenant à une unité commandée par le chef phalangiste
Elie Hobeika, entrent dans les camps de Sabra et Chatila afin de neutraliser les combattants qui s’y trouvent encore. Ordre leur est donné de ne pas s’attaquer aux civils, mais de repérer les Palestiniens armés et de les livrer aux Israéliens. Cet ordre ne sera pas respecté. Au matin du 18 septembre 1982, on découvre que les Phalangistes ont tué, outre des combattants palestiniens, grand nombre de civils. La première réaction des Palestiniens et de l’opinion publique mondiale est d’accuser Israël.
Le 28 septembre 1982, est créée par Israël une commission d’enquête, la commission Kahane, nommée par le Président de la Cour Suprême et totalement indépendante du pouvoir politique. Elle est chargée de déterminer les responsabilités.
En voici les principales conclusions :
1) Seuls les Phalangistes ont opéré dans les camps ; il n’y avait sur place aucun israélien et aucun militaire de l’armée du Liban Sud.
2) Aucune responsabilité directe de l’Etat d’Israël n’est à retenir.
3) Les Israéliens ne pouvaient savoir ce qui se passait dans les camps.
Quant à la responsabilité indirecte d’Israël, la Commission Kahane a estimé que les dirigeants israéliens auraient dû prévoir les conséquences de l’entrée des Phalangistes dans les camps de Sabra et Chatila et auraient dû intervenir dès les premières rumeurs de massacres. Ariel Sharon doit alors démissionner de son poste de Ministre de la Défense.
En conclusion, tous les témoignages convergent pour désigner Elie Hobeika comme le véritable responsable des massacres de Sabra et Chatila. Chef des services de renseignement des Forces libanaises, c’était en réalité un agent double travaillant pour la Syrie. Il a supervisé l’action de ses hommes dans les camps et a donné les consignes qui ont conduit au massacre. L’enquête menée de son côté par le centre de recherches de l’OLP a également conclu à la responsabilité des Phalanges chrétiennes.
En fait, d’après les services de renseignements libanais2, toute l’opération aurait été commanditée par les services secrets syriens et exécutée par l’agent double Elie Hobeika, qui a utilisé les Phalanges chrétiennes libanaises pour affaiblir les forces palestiniennes et faire d’Israël le bouc émissaire. Il fallait aussi détourner l’attention de l’assassinat de Bachir Gemayel.
Elie Hobeika n’a jamais été l’objet de poursuites judiciaires. Il a même été “récompensé” : élu au Parlement libanais, il a été ministre dans le précédent gouvernement de l’actuel premier ministre libanais, Rafic Hariri (lui-même assassiné l an dernier). Il a perdu son siège de député lors des dernières élections législatives mais jusqu’à son assassinat le 24 janvier 2002, il a vécu au Liban sans être inquiété.
Le livre de souvenirs3 publié par son ancien garde du corps, Robert Hatem, constitue une autre source d’informations ; il y dénonce les crimes commis par Elie Hobeika et signale sa responsabilité directe dans les massacres. Hobeika avait fait interdire le livre au Liban
2 Article écrit le 20 septembre 2000 par le Professeur Murray Kahl.
3 On peut consulter ce livre sur l’Internet : www.israeltodamascus.com/ et avait promis d’intenter un procès en diffamation à Hatem réfugié en France.
La Syrie occupe le Liban et ce jusqu’en 2005. Israël évacuera le sud Liban, laissant la place à des milices armées incontrôlées dont le Hezbollah, armé et utilisé par les iraniens et les syriens.
III) LES REFUGIES PALESTINIENS ET LES REFUGIES (oubliés) JUIFS :
Pendant la guerre israélo-arabe de 1948, les Arabes furent encouragés par leurs leaders à fuir Israël, en particulier par le grand mufti de Jérusalem, allié et hôte d’Hitler à Berlin pendant la guerre 39-45.
Les appels radios du Mufti (qui avait rencontré Hitler et s’était félicité du sort réservé aux juifs) annonçaient clairement le massacre de tous les juifs se trouvant en Israël lors de l’invasion imminente par les armées arabes, ainsi que celui des arabes qui auraient refusé de fuir et seraient considérés comme collaborateurs.
Il est honnête de rappeler que certains Arabes, qui en ont eu connaissance, ont également fui après le massacre de 300 personnes dans le village de Deir Yassin perpétré en représailles par des membres du groupe Stern suite à l’ assassinat de plusieurs des leurs par des habitants du village.
70% des Arabes ont quitté Israël, sans avoir jamais vu de soldat juif ou entendu parler de Deir Yassin. 450 000 arabes sont censés avoir ainsi fui Israël en 1948.
Entre 1948 et 1958, environ 950 000 Juifs ont été chassés ou se sont enfuis des pays arabes du Proche-Orient et d’Afrique du Nord : notamment 265 000 du Maroc, 140 000 d’Algérie, 135 000 d’Irak, 105 000 de Tunisie, 75 000 d’Egypte, 55 000 du Yémen, 38 000 de Libye, 30 000 de Syrie… Ils ont tous été soit déchus de leur citoyenneté soit le plus souvent spoliés de leurs biens. Aucune aide internationale, comme celle de l’ONU aux Palestiniens, ne leur a été accordée pour s’intégrer dans leurs pays d’accueil, en particulier en Israël (650 000 réfugiés), en France et au Canada.
Ils ont reçu le soutien et la solidarité des seules communautés juives pour refaire leur vie après l’expulsion.
Parler exclusivement du problème des réfugiés palestiniens est une distorsion intentionnelle et pernicieuse de l’Histoire destinée à masquer le problème des réfugiés au sens large, y compris des réfugiés juifs qui seraient aussi en droit de réclamer des compensations.
Les réfugiés arabes ont été intentionnellement parqués dans des camps par leurs frères arabes afin de servir d’arme politique.
Sur les 100 000 000 de réfugiés dans le monde depuis la 2ème guerre mondiale, le groupe dit palestinien est le seul qui n’ait jamais été absorbé par les siens.
Ils n’ont jamais été intégrés dans leur pays d’accueil malgré l’immensité des territoires arabes non utilisés et les fabuleuses richesses dérivées des revenus pétroliers dont ces pays disposaient et disposent toujours. Seule la Jordanie où les Palestiniens représentent 70% de la population, leur a accordé nationalité et égalité de traitement.
En revanche, Israël a intégralement absorbé dans un premier temps des rescapés des camps de la mort nazis, puis des réfugiés venus de plus de 100 pays.
La résolution 194 des Nations Unies de décembre 1948 ne mentionne pas la notion de “droit au retour” des Palestiniens. Elle envisage différentes solutions pour les réfugiés, comme leur indemnisation ou leur réinstallation ailleurs.
L’exigence d’un prétendu “droit au retour” de 3,5 millions de réfugiés palestiniens à l’intérieur d’Israël est une manière de tuer l’Etat d’Israël par l’arme démographique.
Une solution humaine est néanmoins nécessaire. A Taba, en décembre 2000, le gouvernement Barak avait accepté d’en accueillir près de 100 000, en priorité du Liban. Les autres pourraient s’installer dans l’Etat palestinien à naître.
IV) LES IMPLANTATIONS
Après la Guerre des Six Jours, les implantations juives visaient à ralentir une attaque en provenance de Jordanie, de Syrie et d’Egypte afin de laisser suffisamment de temps pour rappeler les réservistes. En effet, de la mer à la frontière jordanienne, l’Etat d’Israël ne fait que 14 Kms de large.
Un risque confirmé par la déclaration de la Ligue arabe à Khartoum en septembre 1967: “Non à la paix, non à la reconnaissance, non à la négociation avec Israël.”
Après l’attaque surprise de Kippour (1973), les Israéliens ont considéré qu’il n’y avait aucun espoir de paix et qu’il était désormais légitime de construire des implantations dans des lieux historiquement juifs (Hébron).
La droite israélienne affirme qu’elle n’autorisera jamais leur démantèlement. Pourtant, lorsqu’elle était au pouvoir, elle avait procédé à leur destruction dans le Sinaï (Yamit, Sharm El Sheikh) dans le cadre des accords de paix avec l’Egypte. La gauche israélienne serait disposée à démanteler les implantations du Golan, de Gaza, ainsi que celles de Cisjordanie.
A dessein, la version anglaise de la résolution 242 de l’ONU de 1967, la seule qui fait foi, utilise l’expression “withdrawal of Israeli forces from territories occupied in the recent conflict”, c’est à dire “retrait de territoires” et non pas “withdrawal of Israeli forces from the territories occupied in the recent conflict” qui équivaudrait à “retrait DES territoires.” Des modifications territoriales mineures sont donc possibles.
Quand l’Egypte a sérieusement voulu faire la paix, Israël s’est retiré de la totalité du Sinaï (env. 80% des territoires occupés). Au printemps 2000, la Syrie a refusé la proposition de Barak de rendre le Golan en échange d’une démilitarisation. En décembre 2000, Barak avait accepté un retrait de la Cisjordanie, de Gaza et des quartiers arabes de Jérusalem. Israël récupérerait les trois implantations les plus importantes et donnerait en échange aux Palestiniens un territoire équivalent de 180 km2. .
V) L’ ÉCHEC DES NÉGOCIATIONS
De même que les Arabes avaient refusé la proposition de partage de l’ONU en 1948, de même les Palestiniens ont refusé les propositions très généreuses de Barak garanties par Clinton. Voici ce qu’on leur avait proposé le 23 décembre 2000 à Camp David :
Les Israéliens se verraient attribuer 4% des territoires de Cisjordanie pour regrouper les implantations juives.
Quant aux arabes de Palestine, Israël leur céderait 3% de son territoire.
Un passage sécurisé entre Gaza et la Cisjordanie sous souveraineté totale palestinienne constituerait une continuité territoriale ininterrompue entre les deux parties de l’état palestinien.
Pour Jérusalem: tout ce qui est arabe est aux musulmans, tout ce qui est juif est israélien, avec le Mont du Temple sous souveraineté arabe.
Les réfugiés arabes de palestine recevraient une indemnisation des pays hôtes, y compris de l’Etat palestinien. Israël aurait l’obligation de recevoir un certain nombre de réfugiés sur la base humanitaire de la réunion des familles et Israël reconnaîtrait le préjudice moral subi par le peuple arabe de palestine.
Schlomo Ben Ami a consacré l’annexe de son livre “Où va Israël ?” à la paix qu’Arafat a rejetée. Ehoud Barak est allé à la limite de ce que pouvait accepter l’opinion israélienne. L’éditorialiste du “Monde” du 4 01 01 écrit : “L’ Histoire offre aujourd’hui à Yasser Arafat un compromis plus qu’honorable qu ‘il aurait tort de rejeter ». Mais les Palestiniens n’ont pas accepté “parce qu’ils ne voulaient pas et ne veulent pas encore d’un compromis qui reconnaisse le droit à l’existence morale d’un Etat juif dans cette partie du monde,” selon Ben Ami.
Ces négociations ont permis à Ben Ami, sincère partisan de la paix, de découvrir d’autres faits fondamentaux.
“Pour Arafat,” écrit-il, “Oslo était un grand camouflage derrière lequel il s’est masqué.” Toujours selon Ben Ami, pour le leader palestinien, le processus n’avait pas pour but de “légitimer le principe de deux états pour deux peuples mais devait lui permettre de mettre progressivement en question la légitimité de l’Etat d’ Israël à travers des démarches politiques et par le recours au terrorisme.
”De plus, d’après l’ancien Ministre des Affaires étrangères d’Israël, Arafat est incapable de faire face à un compromis : “il est resté le dirigeant qui a peur de prendre des décisions” préférant “la posture de victime et de laissé- pour compte, il a conduit son peuple dans l’Intifada d’El-Aqsa.” Comme l’écrit de son côté Amos Oz, “Arafat représente une véritable tragédie pour les deux peuples. Il a laissé la toute nouvelle Autorité des arabes de palestine sombrer dans la corruption et il a lancé au sein de son peuple une campagne de haine contre Israël et contre les Juifs.”
C’est après sa mort, à Paris que le monde a découvert Arafat, son incompétence et sa corruption, celle de sa femme, celle de son entourage. Les sommes versées par les donateurs dont l’Union européennes ont simplement disparu, laissant le peuple dans un dénuement total… peut-être est-ce encore la faute d’Israël ? Résultat : La victoire du Hamas aux dernières élections.
VI) L’INTIFADA
Déclenchement de la deuxième Intifada
L’idée que la deuxième Intifada a pour origine la “visite -provocation” d’Ariel Sharon le 28 septembre 2000 sur le Mont du Temple ou Esplanade des Mosquées revient depuis plus d’un an, comme un leitmotiv dans les médias, presse parlée ou écrite. Or, la visite d’Ariel Sharon n’avait pas été improvisée.
Elle avait reçu l’accord des autorités arabes de palestine et du WAQF (le conseil palestinien qui gère l’esplanade des mosquées depuis 1967). Ce ne fut donc qu’un prétexte utilisé par les Palestiniens pour déclencher l’émeute et bombarder de pierres les fidèles juifs en prières au pied du Mur quelques mètres plus bas.
La veille de cette visite, un soldat israélien avait été tué au cours d’un attentat. Le matin même du 28 septembre, au cours d’une patrouille mixte de police israélo-palestinienne, le policier arabe de palestine avait abattu de sang-froid son collègue israélien.
Comme le révèle encore Ben Ami, l’Intifada a éclaté précisément la veille du jour où le Président Clinton devait présenter un ensemble de propositions encore plus généreuses que celles de Camp David.
La “spontanéité” du soulèvement.
L’Intifada considérée comme “l’explosion populaire de la rue” est en réalité une révolte préparée de longue date et orchestrée par le Tanzim, groupe paramilitaire du Fatah, rapidement relayé par la police palestinienne. Bien avant l’échec du deuxième sommet de Camp David, Nabil Sha’ath, ministre de la planification et de la coopération internationale de l’AP [source : document publié par MEMRI 4] affirmait : “Le choix n’est pas entre la négociation et le combat. On peut négocier et combattre en même temps. Les arabes de Palestine se battent avec des armes, avec le Djihad, avec l’Intifada et des actions suicides.
” On pouvait également lire dans le journal arabe israélien “Kul Al-Arab” ces mots d’un représentant de haut rang : “La prochaine Intifada sera beaucoup plus dure et violente que la première car les arabes de Palestine ont des armes qui leur permettent des se défendre dans une confrontation avec l’armée israélienne.”
La semaine suivante la même source annonçait : “Le recrutement populaire a augmenté de façon significative et une armée de libération de la Palestine a été mise en place sous le commandement du Fatah. L’AP a distribué des armes aux citoyens...” Il n’existe dans ces déclarations aucune volonté de parvenir à la paix par des négociations.
Les arabes de palestine ont perdu cette guerre qu’ils ont initiée pour étouffer Israël son peuple et son niveau de vie. Israël est sorti renforcé, son économie surtout dans les nouvelles technologies est aujourd’hui incontournable.
Bien au contraire, Au cours des dernières années, Israël s'est acquis, sur le plan international, une place respectable dans les domaines de l'électronique médicale, l'agro-technologie, les télécommunications, la chimie fine, les logiciels et le matériel informatique, la taille et le polissage des diamants.
L’infrastructure du pays s’est transformée, de nouvelles autoroutes, des aéroports, des ports modernisés, un réseau 4 MEMRI :(Middle East Research Institute).Organisation indépendante, à but non lucratif qui fournit des traductions des médias arabes ainsi que des documents. ferroviaire plus sûr et plus rapide.
Un secteur du bâtiment en pleine expansion, une manne retrouvée pour le tourisme. Les plus grosses sociétés internationales se sont installées sur son sol : Intel, Motorola, Hewlett Packard, Philips, Microsoft, Israël est une puissance spatiale reconnue, après avoir maîtrisé l’industrie avionique (avions de chasse et drones).
Un autre mur cette fois ci électronique et technologique s’est érigé entre israéliens et palestiniens.
HighTech à Herzilya (A Hirshfeld)
VII) ISRAËL ET LES « MEDIA »
L’acharnement médiatique dont Israël est l’objet depuis 1967 s’est singulièrement accentué depuis octobre 2000. Certains journalistes n’hésitent pas à diaboliser Israël tout en représentant les Palestiniens comme des victimes de la brutalité israélienne.
Ils en font une armée de “gavroches palestiniens, armés de simples cailloux, prêts à mourir pour défendre le sol sacré de la patrie.”
1) Utilisation des images accompagnées d’informations erronées et tendancieuses
La mort du petit Mohammad al-Dura.
Le montage réalisé par un journaliste palestinien travaillant pour France 2 sous l’égide de Charles Enderlin et passé en boucle sur cette chaîne a accrédité la thèse de l’assassinat d’un enfant palestinien par un soldat israélien, l’ayant abattu de sang-froid. En réalité, l’enfant avait été pris avec son père dans une fusillade, au carrefour de Netsarim, dans la bande de Gaza.
Mais la chaîne publique n’a pas montré l’image dans son ensemble ni expliqué qu’une position de Tsahal était attaquée par des tirs palestiniens venant de plusieurs endroits différents. Le père et le fils s’abritaient entre un muret et une poubelle, juste entre 2 points d’où partaient les tirs palestiniens. Le poste israélien était à plus de cent mètres de là alors que le cameraman de France 2, un Palestinien, se trouvait en face du père et du fils. ne pouvaient pas voir, à cette distance et sous cet angle, qu’un père et son fils tentaient d’échapper aux tirs croisés.
Il est formellement prouvé à ce jour que le document est un montage (Pallywood) qui stigmatise le martyre de l’enfant pour mettre en opposition les enfants juifs arrêtés par les nazis…
Rappelons que l’Autorité Palestinienne a refusé l’autopsie du corps. Les photos de cet événement furent aussi reproduites dans la presse, toujours avec le même manque d’objectivité. Et de conclure que les Israéliens tuent délibérément les enfants palestiniens.
Le cas de l’étudiant juif de Chicago, Tuvia Grossman, qui a failli être lynché à Jérusalem-Est par des Palestiniens et qui a été sauvé par un soldat israélien. Or la presse (“Libération” en particulier en première page, Le Figaro..) a publié la photo d’un jeune homme ensanglanté au pied d’un soldat israélien armé d’un gourdin mais elle a fait passer le jeune étudiant juif pour un Palestinien victime d’une brute israélienne. “Libération” a bien publié un rectificatif mais ne l’a pas fait figurer en première page.
Début octobre 2000, “Paris-Match” présentait en couverture la photo d’une fillette à la tête bandée, avec ce titre en grosses lettres : “Israël-Palestine. La guerre qui tue les enfants” Et d’en faire une petite fille martyre, à l’âge de deux ans, victime des tirs d’un colon israélien. Après enquête, il s’avéra que le père de la petite fille, membre des Tanzim (milice liée au Fatah d’Arafat) l’avait tuée accidentellement en manipulant son arme de service. Les lecteurs n’ont pas douté un instant qu’Israël était responsable.
Dans les affrontements, ce sont en général les Palestiniens qui prennent l’initiative et les Israéliens, policiers ou jeunes soldats, agissent le plus souvent en état de légitime défense, fait jamais signalé par les médias qui se contentent d’énoncer le nombre de morts ou blessés.
De plus, la terreur que fait peser l’Autorité Palestinienne sur les journalistes est responsable de cette désinformation manifeste. Les images de l’horrible lynchage de 2 soldats israéliens à Ramallah n’ont pu être diffusées que grâce au courage d’une chaîne privée italienne, ce qui a mis dans l’embarras le représentant de la RAI, la télévision publique italienne.
Voici comment le représentant en Israël de la RAI, M.Ricardo Cristiano, s’est excusé auprès de l’AP de la diffusion des images du lynchage de Ramallah : “chers amis de Palestine, nous vous bénissons et pensons devoir vous préciser que le film de ces événements n’a pas été tourné par la télévision officielle italienne...La RAI obéit aux justes procédures de travail édictées par l’Autorité Palestinienne et fait son travail fidèlement...Soyez assurés que nous ne travaillons pas comme la RTI et que nous n’avons jamais accompli un tel acte.”
On comprend alors que les victimes israéliennes ne suscitent pas le même intérêt médiatique que les victimes arabes palestiniennes.
Autres exemples de cette indifférence à l’égard des victimes civiles israéliennes :
la mort de Shalhevet (bébé de 10 mois, tué dans les bras de son père par un tireur arabe palestinien en visibilité directe) à Hébron le 26 mars 2001. L’assassinat sauvage de deux adolescents juifs qui s’étaient égarés en territoire palestinien, à Tekoa le 9 mai 2001.
Bien d’autres assassinats ont marqué ces dernières années.
·
2) Le choix des mots :
Les mots et expressions dont se servent les journalistes reflètent le même parti-pris.
Ils utilisent systématiquement le terme “Esplanade des Mosquées”qu’ils qualifient de 3ème lieu saint de l’Islam, sans mentionner que ce même lieu est pour les Juifs le “Mont du Temple”, 1èr et unique lieu saint du judaïsme.
Plus perfide encore est leur façon de dénommer les victimes israéliennes des implantations. On les désigne sous le nom de “colons juifs”, de “femmes colons”, “adolescents colons” ou même “bébés colons” ! Ces victimes sont ainsi déshumanisées et leur assassinat pour ainsi dire justifié.
Apartheid
Ce mot, largement utilisé par les détracteurs d’Israël, a fait son apparition dernièrement dans la presse. On laisse entendre ainsi qu’il existe en Israël une ségrégation raciale institutionnalisée, comme celle qui fut pratiquée en Afrique du Sud jusqu’en 1991. Or aucune disposition légale en Israël n’est d’ordre raciste. S’il y a des difficultés de coexistence entre les deux communautés, elles sont liées à la violence du conflit. Israël est une démocratie où les Arabes israéliens disposent de tous les droits civiques et d’une représentation parlementaire. Ce ne sont pas des “dhimmis”.
Gilo.
Le quartier juif de Gilo, invariablement qualifié de colonie juive par les médias, a été construit sur le no man’s land israélo-jordanien de 1949-1947. Cette zone de no man’s land qui n’était pas peuplée avant 1949, a été explicitement prévue dans l’accord d’armistice israélo-jordanien de janvier 1949. Elle s’étend au nord et au sud du corridor de Jérusalem (dont Gilo, Ramot et même la colline du gouverneur à Jérusalem.) Plus de 30 000 personnes vivent à Gilo.
En droit international, une telle zone appartient de facto à celui qui la contrôle et donc elle ne peut en aucun cas être considérée comme une colonie d’occupation.
L’utilisation tendancieuse des images et des mots dans les médias a largement contribué à rendre l’opinion publique française hostile à Israël et a suscité, au sein de la population arabo-musulmane, une haine farouche tant envers les Israéliens que les Juifs (cf les nombreux incidents antisémites dont la violence croissante commence à inquiéter les hommes politiques français)
VIII) LA PROPAGANDE ARABE.
1) Attaques antisémites sur les télévisons arabes :
Dans une pièce satirique de la Télévision arabe d’Abou Dhabi, on a pu récemment assister à une représentation du premier ministre israélien Ariel Sharon en train de boire le sang des Arabes. Cette pièce utilise les vieux clichés antisémites infâmes sur les Juifs buveurs de sang pour monter le monde arabe contre les Juifs en augmentant haine et soupçon.
Cette forme d’incitation à la haine raciale devrait être condamnée par les médias occidentaux.
Abraham H. Foxman, Directeur International de l’Anti-Deafamation League, estime que “les Chefs d’Etat du monde arabe doivent s’exprimer contre de telles manifestations choquantes d’antisémitisme et de haine.” Le Centre Simon Wiesenthal a envoyé une lettre urgente à Colin Powell, lui demandant de s’élever contre cette campagne de haine.
Un article du “Jérusalem Post” du 21 novembre 2001, signé de Miriam Shaviv et Herb Keinon rapporte qu’un député arabe israélien, nommé Ahmed Tibi, a causé une tempête à la Knesset pour avoir qualifié le premier ministre Ariel Sharon de “dictateur vampirique” pendant un débat sur l’antisémitisme. Tibi lui-même estime que Sharon mérite bien le qualificatif de “vampire dictateur.”qu’on lui donne dans cette pièce.
2) L’ENSEIGNEMENT DE LA HAINE DANS LES NOUVEAUX MANUELS SCOLAIRES PALESTINIENS.
Les manuels scolaires palestiniens sont encore loin d’être des vecteurs de paix, selon l’expression utilisée par Jules Isaac au lendemain de la seconde guerre mondiale.
D’après un communiqué de presse du 21 novembre 2001, relatif à une étude récente menée par le CMIP (Center for the Monitoring of the Impact of Peace ou Observatoire de l’Impact de la Paix ), les nouveaux livres scolaires ne respectent pas les critères susceptibles de sensibiliser les enfants aux questions de la paix et de la réconciliation avec Israël. Israël n’est jamais considéré comme un voisin avec lequel il conviendrait d’entretenir des relations pacifiques. La tolérance évoquée envers les peuples du Livre ne concerne que les chrétiens.
On y retrouve encore des dénis historiques : le lien des Juifs avec la Terre sainte est ignoré à partir de la période romaine.
Aucune reconnaissance de l’Etat d’Israël désigné au moyen de noms de substitution : les terres à l’intérieur de la “ligne verte”, “l’intérieur” ou “les terres de 1948”. Il ne figure pas sur les cartes, pas plus que les villes, villages et entreprises créés et développés par Israël, représenté comme l’usurpateur et l’occupant depuis sa création en 1948.
La population de 6 millions de Juifs qui y vivent n’est nullement mentionnée. En revanche, il est souvent fait référence à l’Etat de Palestine (Dawlat Filastin) qui s’étend du Jourdain à la Méditerranée.
Des propos négationnistes sont chose courante. Jérusalem n’appartient qu’aux seuls Palestiniens et elle est la capitale de la Palestine. Des faits historiques totalement inexacts et falsifiés sont enseignés aux enfants : par exemple, selon un manuel du niveau 7, “
les Jébuséens arabes ont bâti Jérusalem il y a 5000 ans dans cet endroit remarquable et elle est restée depuis la capitale de la Palestine au cours des siècles.” On ignore le caractère sacré de cette ville aux yeux des Juifs. Des lieux saints pour les Juifs sont présentés comme des lieux saints musulmans que les Juifs ont essayé de judaïser (le Tombeau des patriarches à Hébron, le Mur Occidental et le Tombeau de Rachel à Béthléem.)
Aucune mention de la création de l’Etat hébreu par une décision de l’ONU ni le refus du partage de la part des Arabes. Au lieu de cela, on peut lire : “L’arrivée de foules de Juifs en Palestine s’est poursuivie jusqu’en 1948 et leur but était de s’emparer des terres palestiniennes et de prendre la place des premiers habitants après les avoir expulsés et exterminés.” On fait naître chez les enfants une aspiration à remplacer l’Etat d’Israël par l’Etat de Palestine, en privilégiant l’usage de la force et de la violence. Les fedayins et les Shahids sont considérés comme le fer de lance de ce combat. Le Jihad continue à être glorifié et le martyre loué, avec mention spéciale pour les martyrs de Palestine.
La solution au problème des réfugiés, leur enseigne-t-on, est le retour de tous les réfugiés dans leurs anciens foyers.
Les stéréotypes anti-juifs figurent encore en bonne place. Israël est exclusivement représenté comme un état inhumain et rapace. Ce qui caractérise les Juifs, c’est la ruse, l’avidité, la barbarie et le non respect des traités.
A cet enseignement de la haine s’ajoute l’exploitation cynique des enfants à des fins médiatiques et politiques. La Reine Sylvia de Suède qui a créé la Fondation mondiale pour l’enfance, s’est élevée contre cette instrumentalisation des enfants. “Comment peut-on ainsi exposer des enfants au danger ? Les dirigeants palestiniens exploitent des enfants, mettent leur vie en danger dans le seul but de servir leur combat politique,” a-t-elle dit.
Les enfants palestiniens sont, en effet, encouragés par les dirigeants palestiniens, à participer aux violences armées. Ce ne sont pas de simples manifestants pacifiques ni même de simples lanceurs de pierres. Ils portent souvent des armes et les utilisent. Ils servent aussi de boucliers humains à des éléments armés des Tanzim (milice du Fatah) qui, cachés parmi des nuées d ‘enfants ou derrière eux, tirent à balles réelles sur les Israéliens.
Ces enfants subissent un entraînement militaire dans de prétendus “camps d’été.” Au cours de l’été 2000, quelque 27 000 enfants palestiniens âgés de 7 à 18 ans ont participé à ces camps, créés par l’AP, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.
Les plus importants de ces camps étaient dirigés par le Fatah, principal groupe politico-militaire dont Arafat est président. Ils y étaient entraînés au maniement des armes à feu et ce en violation des interdictions internationales concernant cette pratique. Les mères qui tentent de dissuader leurs enfants de participer aux affrontements avec les soldats israéliens sont menacées de représailles et accusées de traîtrise par les officiels du Fatah.[5 documentation fournie par l’Ambassade d’Israël]
3) LE NEGATIONNISME ARABE :
De nombreux leaders politiques et religieux musulmans tiennent des propos négationnistes, par exemple ils nient la shoah (entre autres le mufti de Jérusalem, Ikrema
Réponse du gouvernement de l’Etat d’Israël au rapport du Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme.
Sabri, la presse gouvernementale syrienne, égyptienne) d’ où l’accueil chaleureux fait à Garaudy dans la plupart des pays arabes et le soutien matériel qu’ils lui ont accordé. Le Président de l autorité palestinienne Mahmoud Abbas a fait sa thèse d’Université sur ce sujet.
Les islamistes nient le lien historique des Juifs avec la terre de leurs ancêtres. L’histoire biblique est arabisée selon une pratique de substitution visant à transférer aux Arabes le patrimoine historique juif. Cette attitude est du reste un élément fondamental de la doctrine islamique
C’est pourquoi on a organisé une exposition itinérante qui va tourner dans les Mairies de France sur le Thème : « Israël et son peuple, sur sa Terre ! », brossant avec de scrupuleuses preuves historiques des faits véridiques et incontestables.
D’après le Coran, Abraham fut le premier musulman. Les prophètes de la Bible et Jésus lui-même étaient des Musulmans ayant enseigné l’Islam avant Mahomet. Jésus et Marie étant assimilés à des Arabes palestiniens perdaient ainsi leur caractère historique de Juifs parlant hébreu ou araméen et allant au temple de des Nations unies aux droits de Jérusalem. Peu importe si Jésus vivait dans une Palestine qui, à son époque, s’appelait la Judée, la Samarie et la Galilée, comme l’attestent les auteurs anciens et les Evangiles. Mais pour les islamistes, les Rabbins et l’Eglise ont falsifié la vérité. C’est pourquoi Mahomet a été envoyé pour la révéler.
Le négationnisme historique s’attache à conférer à l’Islam une antériorité temporelle par rapport au Judaïsme et au Christianisme. Même Adam et Eve sont considérés comme musulmans. Ce négationnisme concerne aussi l’ensemble des civilisations pré-islamiques : copte, syriaque, assyrienne, arménienne.
Les négationnistes arabes prétendent qu’il n’y a jamais eu de Temple sur le Mont, que la Mosquée d’Al-aqsa est antérieure. (Ils se sont pourtant acharnés à détruire les couches archéologiques, vestiges du Temple). Arafat, recouvrant Béthléem, a affirmé que Jésus n’était pas juif mais le plus illustre des Palestiniens. Myriam apportant Jésus au Temple pour la circoncision, Jésus étudiant avec les sages du Temple, puis chassant les marchands, tout cela est nié par les Islamistes et considéré comme mensonge.
Les chrétiens ne semblent pas avoir réalisé que ces dénégations des islamistes les concernent également car ils menacent les fondements même du christianisme.
Cet Islam obscurantiste et agressif risque de se retourner demain contre les chrétiens, Infidèles au même titre que les Juifs aux yeux des intégristes musulmans (cf cassettte de Bin Laden).pour qui le christianisme ne vaut pas mieux que le judaïsme. Seul l’Islam est la religion de la vérité et elle est supérieure à toute autre.
IX) LE CONCEPT DE DHIMMITUDE DANS L’ISLAM.
Avec la montée de l’intégrisme en terre d’Islam, on assiste à un retour de pratiques discriminatoires, codifiées depuis des siècles , à l’encontre des Juifs et des Chrétiens.
Ces derniers considérés comme des Infidèles mais aussi comme les Peuples du Livre, étaient soumis à un statut particulier, la dhimma.
L’axiome fondamental sur lequel se construira la législation musulmane à l’égard des Juifs et des Chrétiens s’appuie sur la sourate IX verset 29 du Coran :
“Combattez ceux qui ne croient pas en Dieu ni au jour dernier, qui ne regardent point comme défendu ce que Dieu et son apôtre ont défendu ; et ceux d’entre les hommes des Ecritures qui ne professent pas la vraie religion, combattez les jusqu’à ce qu’ils paient le de leurs propres mains et qu’ils soient soumis.”
Pour les autres peuples, la conversion à l’Islam est obligatoire.
S’inspirant donc du Coran et des traditions, les juristes vont élaborer pour les gens du Livre le statut de dhimmis, autochtones non musulmans protégés et assujettis à l’Islam. Ce statut est aussi connu sous le nom de Pacte d’ Omar, les chroniqueurs arabes l’attribuant à Omar Ier, 2ème calife de l’ Islam (634-644) ou à Omar II (717-720).
En réalité, ce statut remonte à l’année 628 où Mahomet attaqua Khaybar, oasis cultivée par une tribu juive, à 140 km de Médine. Après un mois et demi de siège, les agriculteurs juifs capitulèrent au terme d’un pacte, la dhimma : ils pouvaient continuer à cultiver l’oasis, moyennant la remise de la moitié de la récolte et le droit pour Mahomet de les chasser à sa convenance.
Cet événement historique éclaire la politique d’Arafat dans ses pourparlers de paix avec Israël. On se souvient qu’après avoir signé les accords d’Oslo en 1993, il fit un discours dans une mosquée de Johannesburg où il expliqua que, pour lui, Oslo n’était qu’un pacte semblable à celui établi entre le prophète et la tribu juive de Khaybar. Ce n’était qu’une trêve signée en position de faiblesse pour mieux vaincre l’ennemi, le moment venu.
Aujourd’hui encore, les nouveaux leaders dits même les modérés pratiquent le double langage, ayant des propos modérés en anglais, pour rassurer, et enflammés en arabe pour stigmatiser les foules fanatisées… Oslo pour Arafat n’était qu’un Cheval de Troie destiné à gagner du temps pour arriver à la destruction d’Israël. L’histoire récente confirme cette théorie.
Le tribut exigé des dhimmis , connu sous le nom de jizya, impôt de capitation, doit être payé dans un état d’humiliation totale : pour tout reçu, le dhimmi reçoit un soufflet. En effet la loi islamique rend obligatoire l’avilissement des dhimmis et leur humiliation. Elle leur inflige une vulnérabilité totale.
Le comportement du dhimmi est strictement codifié.
Il lui est interdit d’aller à cheval, il ne peut se déplacer qu’à dos d’âne à condition de ne pas utiliser de selle et d’en descendre lorsqu’il croise un musulman. Une tenue humiliante est imposée aux Juifs, le vert leur est interdit (couleur de l’Islam), ils doivent se vêtir de noir. Le port de la rouelle- que le concile de Latran empruntera à l’Islam pour l’imposer aux Juifs de la Chrétienté--est souvent obligatoire sous peine de mort.
Ce statut n’a pas empêché, dans certains cas, les massacres et les conversions forcées.
Les chrétiens d’Orient ont également subi la loi islamique ; massacres de 1850-60 en Syrie et au Liban, des Jacobites et des Assyriens en 1920-25 et 1933-38, génocide des Arméniens, et pourtant la littérature chrétienne arabe a célébré l’islamisme et la coexistence pacifique islamo-chrétienne.
Ce statut fut diversement appliqué selon les lieux et les époques aux Juifs, Samaritains, Chrétiens, Sabéens et Zoroastriens. En Afrique du Nord, il fut aboli par la colonisation européenne. Au Yémen, il existait encore au XXème siècle. L’Empire ottoman, sous la pression des puissances occidentales le supprima théoriquement en 1856.
De nos jours, de l’Orient à l’Afrique, avec la montée du fondamentalisme, le retour de la dhimmitude semble être d’actualité. En Irak, un état qui se dit laïque, les Chrétiens se sentent menacés et soumis à un statut inférieur. De nombreux pays, comme l’Arabie Saoudite, ont adopté la charia, juridiction du passé.
Les Musulmans sont tenus de pratiquer leur culte tandis que cela est interdit aux nombreux travailleurs chrétiens qui ne disposent pas de lieux de culte. A l’exception de diplomates américains importants, le pays est interdit aux Juifs. La charia fut rétablie en Iran en 1979 par l’iman Khomeiny.
Au Soudan, la charia appliquée en 1983 a provoqué la rébellion dans le Sud chrétien et animiste. La prise de pouvoir le 30 juin 1989 par le Front national Islamique a conduit à un “nettoyage ethnique” et à un véritable génocide se traduisant par le massacre de plusieurs milliers de chrétiens et d’animistes. On parle de près de 500 .000 morts au Darfour.
En Egypte, il est interdit aux Coptes chrétiens d’accéder aux postes de responsabilité ou à des postes leur conférant une autorité sur un musulman. Des assassinats ont eu lieu cette année (Avril 2006) et des églises (on en a compté plus de 5) incendiées, ce qui poussent ces minorités à l’exil.
Selon Bat Ye’or, auteur d’un livre remarquable intitulé Juifs et Chrétiens sous l’Islam, les dhimmis face au défi intégriste, “le jihad et le retour à la condition dhimmie pour les Juifs et les Chrétiens constituent aujourd’hui le programme des islamistes modernes.” C’est probablement ce que le Hamas et le Hezbollah rêvent d’instaurer en Israël.
La délégitimation d’Israël par les islamistes se fonde sur des arguments d’ordre idéologique. La conquête d’un territoire par le jihad implique que ce territoire est réservé pour l’éternité aux envahisseurs musulmans, les autochtones devant être expropriés et réduits à la dhimmitude. Ce principe, s’il était appliqué, conduirait à la déligitimation de tous les pays d’ Europe et d’Asie conquis autrefois par le jihad.
X) DURBAN ET LA CONFÉRENCE MONDIALE CONTRE LE RACISME.
La Conférence mondiale contre le racisme organisée à Durban, Afrique du Sud, début septembre 2001 a révélé au monde les véritables intentions des Palestiniens.
6 Source : document publié par le MAPP (Mouvement pour l’Abolition de la Prostitution et de la Pornographie) et par la CLEF (Coordination Française pour le Lobby Européen des Femmes)
Elle est devenue, selon les mots d’Elie Wiesel, “une conférence de la haine.” Elle a été accaparée par des groupes extrémistes islamistes qui se sont livrés à des discours de haine et à des actes violents. Il est vite apparu que leur but n’était pas de lutter contre le racisme mais de procéder à “un lynchage politique d’Israël Comment en est-on arrivé là ?
Des ONG venues du Sud, de fausses vraies ONG, qui avaient beaucoup de moyens, sont apparues (150 environ) en l’espace de deux mois, entre la dernière réunion de Genève et Durban. On a laissé ces ONG créer un climat de terrorisme qui préfigurait les attentats du 11 septembre. Il est devenu évident que certains de ces groupes étaient financés par des pays arabes islamistes (le groupe CAP Africa 21 a reconnu qu’il était financé en partie par la Lybie).
Israël a été le seul pays à être nommément mis en cause dans les résolutions proposées à Durban. Des termes radicaux comme “purification ethnique,” “apartheid,” “crimes racistes” et “holocauste” ont été utilisés pour qualifier la politique israélienne dans le conflit palestinien, dans le but de diaboliser Israël et d’en faire un état illégitime en l’assimilant au régime nazi.
Or le sionisme n’a jamais eu pour but et n’a jamais procédé au massacre d’un autre peuple. Une telle assimilation banalise la souffrance et la mémoire juive en comparant le massacre systématique et organisé de près de 6 millions de civils juifs totalement innocents, avec les victimes palestiniennes de dommages collatéraux d’une guerre dont la responsabilité principale incombe aux dirigeants arabes.
L’équation de la propagande arabe “sionisme = nazisme” vise en fait deux objectifs :
1) légitimer la violence et le terrorisme palestinien puisque les “Israéliens se comportent comme les Nazis”.
2) retourner les Occidentaux contre Israël en les déculpabilisant de leur responsabilité morale face à la Shoah.
Un conflit politique et territorial est ainsi devenu un conflit racial.
Le Forum des ONG a aussi tenté de nouveau d’assimiler sionisme et racisme.
Mary Robinson, Haut Commissaire des Nations Unies pour les droits de l’homme, a qualifié de langage inacceptable les résolutions proposées par ces ONG, résolutions qui ont entraîné le départ, le 3 septembre, des délégations américaine et israélienne.
Les pays de l’Union européenne ont choisi de rester à Durban pour tenter de mettre au point un texte susceptible de recueillir un consensus. Si la Fédération des organisations sud-africaines, du nom de “Sangoco” a fait preuve de parti-pris, une douzaine d’organisations européennes, dont Human Rights Watch, Amnesty International, la LICRA et le MRAP, se sont désolidarisées des mouvements qui assimilaient sionisme et racisme.
En fin de compte les paragraphes qui ne permettaient pas le consensus ont été abandonnés, ce qui a fait dire à un délégué musulman que “les Palestiniens avaient perdu l’Intifada diplomatique.”
Des incidents antisémites se sont produits durant tout le forum des ONG. Le stand de l’Union des Avocats arabes exposait des affiches avec des dessins antisémites ; on y vendait des copies des “Protocoles des sages de Sion.” On distribuait des pamphlets avec le portrait d’Hitler où figuraient ces mots : “Et si Hitler avait gagné ? Il n’y aurait pas eu d’Israël et il n’y aurait pas eu de sang palestinien versé.”
Durant la première grande manifestation contre le racisme, les slogans que l’on entendait le plus souvent étaient : “libérez la Palestine,” ‘tuez les Juifs, la bonne chose qu’a fait Hitler.”
Cette manifestation se termina au Club Juif de Durban, heureusement évacué par la police quelques heures plus tôt, ce qui prouve bien que l’ennemi n’ est pas seulement Israël mais le peuple juif tout entier. Des confrontations avaient lieu chaque jour entre le caucus palestinien et les étudiants juifs.
Les réunions sur l’antisémitisme étaient envahies par des membres du Caucus palestinien. Ceux qui osaient protester étaient traités d’ “amoureux de cochons sionistes.”
D’autres sujets qui tenaient à coeur aux représentants de l’Asie et de l’Amérique latine ont été escamotés : le problème des Kurdes opprimés par les états musulmans, celui des castes en Inde, ou celui des Roma, par exemple.
Aucune commission, aucun atelier n’a mentionné le drame des femmes afghanes, le massacre des femmes algériennes, etc...
La focalisation de la Conférence sur le problème israélo-arabe a singulièrement desservi la lutte contre le racisme et a montré les extrémistes palestiniens sous leur véritable jour.
XI) LES ATTENTATS DU 11 SEPTEMBRE 2001 AUX ETATS UNIS ET LE CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN
Quelques jours seulement après les attentats, s’est répandue l’idée qu’ils n ‘auraient pas eu lieu si les Palestiniens avaient obtenu leur état, s’il y avait eu réparation pour l’humiliation subie, si les pays riches (les pays du Nord) avaient tenté d’améliorer le sort des pays pauvres (les pays du Sud).
Or ce sont les Palestiniens qui sont responsables de l’échec des négociations. De plus, les principaux responsables de la pauvreté dans le monde sont les dirigeants corrompus de régimes dictatoriaux et ceci est valable pour l’ Autorité Palestinienne. Et qui a commandité les attentats ? Le milliardaire saoudien Ben Laden et les islamistes soutenus par les pays riches du Golfe qui se soucient fort peu d’aider “leurs frères” démunis. Le carnage se préparait depuis longtemps, bien avant que Bush et Sharon n’accèdent au pouvoir et au moment même où le travailliste Barak et le démocrate Clinton s’efforçaient sans relâche de négocier avec le Président palestinien Arafat.
En réalité le but de Ben Laden n’est pas de soutenir les Palestiniens. Son programme est très éclairant à ce sujet : selon lui, “il faut tuer tous les Juifs et tous les Américains” On voit de quelle haine farouche, pathologique il est animé. Ben Laden, co-fondateur du Front international islamique contre les Juifs et les croisés, ne qualifie pas le Président américain d’impérialiste mais de “chef des infidèles.”
Même Leila Shahid, actuelle déléguée de la Palestine à Bruxelles, a reconnu sur “France-Info” le 8/10/01 que “la cause palestinienne est un alibi pour Ben Laden.” Comme le dit Frédéric Encel “les fondamentalistes criminels instrumentalisent la cause palestinienne” et ne se soucient guère de leurs “frères palestiniens.” Un exemple : le Parlement libanais a privé les Arabes palestiniens du droit de propriété.
LA BARRIERE DE SECURITE
Pour arrêter les attentats meurtriers perpétrés par les islamikazes palestiniens, Ariel Sharon décide d’établir une barrière de sécurité pour séparer Israël de la Palestine. Cette barrière est électronique, seules quelques centaines de mètres (uniquement ceux que l on montre sur les « media » sont en béton, pour empêcher les snipers de viser et de tuer. Depuis, le nombre des attentats a été considérablement réduit. La barrière n est pas encore terminée, des palestiniens ayant élevé des recours à la Cour Suprême d’Israël.
L impact psychologique de cette séparation est énorme chez les palestiniens, le rêve de ces derniers d‘étendre leur territoire jusqu’à la mer s’envole ! Une véritable séparation, une véritable frontière va s’établir.
L’Europe s’est munie d’un Mur autour des enclaves de Mellila et de Ceuta (Nord du Maroc), des patrouilles navales dans le détroit de Gibraltar, en Méditerranée et les Etats-Unis ont fermé à l aide d une autre barrière leur frontière avec le Mexique.
LE PLAN DE RETRAIT DE GAZA
Coup de théâtre et coup de génie et de réalisme géopolitique d’Ariel Sharon : il décide d’évacuer d’une façon unilatérale (été 2005) les habitants des implantations situées dans la bande de Gaza (35 000 israéliens). Israël faisant preuve de sa volonté de paix, bien que ne trouvant personne dans le camp adverse pour traiter montre qu il n a aucun intérêt à garder des territoires palestiniens, Israël devient respectable aux yeux des Nations, et Ariel Sharon est reçu dans les capitales occidentales, notamment en France.
Quant à Gaza, la situation est ingérable, les factions armées palestiniennes se battent entre elles, les exécutions sommaires sont monnaie courante, l’économie ne peut pas démarrer, on vit des subsides des occidentaux, quand l’argent n’est pas détourné.
Synagogue incendiée à Gaza après le retrait (Reuter)
LE HAMAS GAGNE LES ELECTIONS
Le Hamas est le « frère » palestinien du mouvement des « Frères musulmans », mouvement sunnite fondamentaliste égyptien créé en 1928 par Hassan al-Banna (aujourd’hui interdit en Egypte), dont le programme consiste à faire flotter le drapeau de l’islam sur l’humanité. Le Hamas a gagné les dernières élections du 25 janvier 2006 avec 76 sièges contre 43 au Fatah. Il possède sa propre milice fortement armée, et a créé d’autres mouvements terroristes pour ne pas entacher sa « respectabilité !! » Le Hamas prône toujours la destruction d’Israël.
CONCLUSION :
Au terme de ce voyage dans l’histoire au combien présente de ce petit pays, et de sa
situation géopolitique et économique, il convient de rester maître de ses passions et de ses émotions, de savoir regarder, écouter, observer l’actualité avec discernement et honnêteté intellectuelle. La situation au Moyen Orient est beaucoup plus complexe qu’on pourrait le croire.
La méconnaissance du contexte historique peut conduire à des conclusions hâtives et injustes. Puisse ce guide apporter au lecteur une plus grande compréhension des événements dans cette partie du monde et l’éclairer sur les motivations de l’Etat d’Israël qui aspire, selon l’idéal hérité du sionisme, à créer une société humaniste et juste et à vivre en paix avec ses voisins.
Dans notre Association, nous œuvrons dans l’action pour atteindre cet idéal de paix. A l’heure où les derniers survivants disparaissent, nous luttons avec force pour conserver la Mémoire de la Shoah, pour lutter contre l’antisémitisme, pour contrer une extrême droite virulente et négationniste et une gauche et une extrême gauche altermondialiste profondément antisioniste associée à un islamofaschime qui ne fera que se développer.
BCH
Merci à Suzy et à Regis d’avoir passé tant de temps pour cet ouvrage !
Bibliographie
-L’Histoire universelle des Juifs, Atlas Hachette.
-L’Etat d’Israël, André Chouraqui, collection Que sais-je ?
-Gazette du Palais, 22 avril-23 avril 1998, spécial Israël.
-Documents “Memri” : The Middle East Research Institute, organisation indépendante, à but non lucratif, qui fournit des traductions des médias arabes.
-Quel avenir pour Israël ? Shlomo Ben -Ami, Puf.
-Quid, 1999-2000
-Etude du CMIP (Center for the Monitoring of the Impact of Peace ou Observatoire de l’impact de la paix).
-JUIFS ET CHRETIENS SOUS L’ISLAM, de Bat Ye’or.
-Durban et après, document fourni lors du colloque organisé par le MAPP et la CLEF. (cf..page 24)
-Documentation de l’Ambassade d’Israël : Réponse du gouvernement de l’Etat d’Israël au rapport du Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme.