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vendredi 28 novembre 2025

Erdogan pourrait partir JBCH N°. 677

Peut-être que le Ciel exhaussera mes voeux ... Que tous les tyrans dégagent ! Celui la, Frère musulman,  et despote avéré est tenace ... 


Après plus de vingt ans de règne quasi ininterrompu, Recep Tayyip Erdoğan voit son pouvoir vaciller. Le “Sultan”, naguère maître incontesté de la Turquie, affronte aujourd’hui une série de crises convergentes qui fissurent les fondations mêmes de son régime. 



Longtemps porté par une croissance dynamique, une base conservatrice solide et une opposition fragmentée, Erdoğan avance désormais dans un paysage politique où chaque pilier semble se dérober.


Le premier choc est démographique. La Turquie enregistre un effondrement historique de sa natalité, tombée à 1,48 enfant par femme, loin du seuil de renouvellement. 



Une génération entière de jeunes urbains, connectés, souvent diplômés, ne se reconnaît plus dans l’idéologie religieuse et autoritaire du président. La “décennie de la famille”, lancée pour encourager les naissances, apparaît comme un slogan déconnecté d’une réalité dominée par l’inflation, le chômage et le coût de la vie.


Car la crise économique est l’autre faille majeure. Malgré les promesses de réforme, la livre turque demeure fragile, les prix s’envolent, les classes moyennes s’essoufflent. Les files s’allongent pour des produits de base, et l’exode des jeunes diplômés s’accélère. La génération qui devait assurer la pérennité du système Erdoğan préfère partir en Europe ou au Qatar plutôt que de s’enraciner dans une Turquie où les perspectives s’obscurcissent.




À ces tensions s’ajoute un climat politique explosif. L’arrestation de figures de l’opposition, comme le maire d’Istanbul Ekrem İmamoğlu, a provoqué une vague de manifestations d’une ampleur inédite depuis Gezi. Les images de foules massées à Kadıköy ou à Ankara ont révélé une colère sourde : celle d’une société qui n’accepte plus que l’appareil judiciaire soit utilisé comme une arme politique. 


L’opposition, longtemps divisée, retrouve de la vigueur, portée par des candidats plus jeunes, plus urbains, plus crédibles.


L'Empire Ottoman le rêve d'Erdogan


Sur le plan régional, la Turquie se heurte à des frictions inattendues. À Chypre-Nord, traditionnel bastion pro-Ankara, une frange de responsables politiques s’affranchit désormais ouvertement de la ligne du président turc. Un signe supplémentaire que l’autorité d’Erdoğan n’est plus aussi incontestée qu’autrefois.



L’ensemble dessine un tableau inquiétant pour le pouvoir en place : faiblesse démographique, désillusion de la jeunesse, effondrement économique, répression contestée, isolements internes et externes. L’image du “sultan tout-puissant” s'effrite 


Erdoğan conserve encore les leviers essentiels — médias, appareil sécuritaire, contrôle institutionnel — mais la dynamique n’est plus la sienne. Pour la première fois depuis deux décennies, l’hypothèse d’un déclin politique rapide n’apparaît plus comme un fantasme d’opposant, mais comme un scénario envisageable.


Le temps du “sultan” semble bel et bien toucher à sa fin.




On ne peut plus parler ou écrire ou sonder en France JBCH N° 676

Martine Gozlan Rédacteur en Chef d'Ecran de veille a commandé à l'IFOP, organisme de sondage neutre et reconnu, une étude sur le comportment des musulmans en France ... 


Toute la gauche avec entête LFI se sont opposés à cette publication, Je vais essayer de décortiquer cette nouvelle affaire qui porte atteinte à nos Libertés :





Le Sondage d’Écran de Veille sur les Musulmans de France : Polémique et Réactions ca se passe cette fin de semaine ... 

Le magazine Écran de Veille, se présentant comme un “mensuel pour résister aux fanatismes”, a commandé un sondage à l’IFOP, publié le 18 novembre 2025, intitulé “État des lieux du rapport à l’islam et à l’islamisme des musulmans de France”. Basé sur un échantillon de 1 005 personnes de confession musulmane, l’enquête met l’accent sur les jeunes (15-24 ans, 291 répondants) : 87 % se considèrent religieux (contre 80 % pour l’ensemble des musulmans), 67 % prient au moins une fois par jour, et 83 % observent le ramadan. 



Parmi les conclusions choc : 38 % des musulmans approuvent tout ou partie des positions islamistes, 15 % estiment que la charia doit s’appliquer intégralement, et un “processus de réislamisation” est évoqué, avec des normes rigoristes et une tentation politique islamiste croissante chez les jeunes. L’IFOP note une progression de la religiosité depuis 1989, l’islam étant la deuxième religion en France (7 % des adultes).  




Ce sondage a provoqué un tollé immédiat dans les médias de gauche et les associations. Le Monde rapporte que quatre Conseils départementaux du culte musulman (CDCM du Loiret, de l’Aube, des Bouches-du-Rhône et de Seine-et-Marne) ont porté plainte le 24 novembre contre X pour violation de l’objectivité (loi de 1977), accusant des questions orientées qui “distillent le poison de la haine” et stigmatisent les musulmans en focalisant sur des minorités extrêmes. Le CFCM dénonce une “mise à l’index” des pratiques religieuses avec des données “contestables”. Le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz, critique : “À mal poser les questions, on fabrique les peurs qu’on prétend mesurer.” Le politiste Haouès Seniguer voit un “raccourci grossier” liant observance stricte et islamisme.  



Libération relaie les mêmes plaintes, soulignant que l’enquête, commandée par un média confidentiel, amplifie des résultats minoritaires pour polémiquer. Les critiques portent sur le manque d’objectivité, des formulations biaisées (ex. : approbation de positions islamistes sans nuance), et une stigmatisation qui renforce les amalgames. L’extrême droite, au contraire, y voit une preuve d’“islamisation”. En riposte, l’IFOP a porté plainte contre deux députés LFI (Bastien Lachaud et Paul Vannier) pour calomnie, les accusant d’avoir “mis une cible dans le dos” de ses équipes après leurs critiques virulentes.  


Les chaînes publiques comme France Télévisions et Radio France, via des débats sur France 2 et France Inter, ont relayé ces controverses, avec des invités comme des sociologues contestant la méthodologie (échantillon non représentatif des musulmans non pratiquants, focus sur les jeunes). 



Des associations comme SOS Racisme et la LDH ont condamné le sondage comme un outil de division, alimentant l’islamophobie. Mediapart pointe des “failles” : surreprésentation des rigoristes, absence de contexte socio-économique, et comparaison biaisée avec d’autres religions. Globalement, les “bien-pensants” de gauche voient dans ce sondage une manipulation politique, tandis que Écran de Veille et l’IFOP défendent une alerte sur la radicalisation. 


Cette affaire illustre les tensions autour de l’islam en France, avec des suites judiciaires en cours.  




Le service Militaire en Israël JBCH. N°. 675

 En Israël, sont exemptés du service militaire : les Arabes israéliens, quelle que soit leur confession religieuse (certains d'entre eux se portent tout de même volontaires, la majorité des Haredim (ultra religieux) et les femmes mariées.


Le projet de loi actuellement débattu à la Knesset, visant à élargir ou pérenniser l’exemption du service militaire pour les haredim, porté par le député Boaz Bismuth, constitue une profonde injustice pour la société israélienne. 


Il est inique, non seulement parce qu’il crée une inégalité flagrante entre citoyens, mais surtout parce qu’il dénature l’esprit même du contrat social israélien : celui selon lequel tout droit implique un devoir, et qu’aucune communauté ne peut bénéficier des fruits de l’État sans participer à son effort collectif.


Les haredim jouissent déjà de larges avantages : allocations, bourses, subventions aux yeshivot, facilités administratives. Ces aides ne sont pas en soi problématiques si elles s’intègrent dans un cadre de responsabilité nationale. Mais à partir du moment où une partie de la population reçoit beaucoup et contribue peu, la rupture devient inévitable. Le service militaire est l’expression la plus élémentaire de cette responsabilité, surtout dans un pays où l’existence même dépend de sa défense.



La société civile israélienne, dans toute sa diversité, le comprend parfaitement. Depuis des mois, des milliers de citoyens, laïcs comme sionistes religieux, se mobilisent contre ce projet. Les familles de soldats, les réservistes, les étudiants, les jeunes des villes de périphérie comme du centre : tous voient dans cette loi une tentative dangereuse de maintenir artificiellement une majorité parlementaire au prix d’un déchirement national. Car ce projet ne répond pas à l’intérêt du pays, mais uniquement à la survie politique d’un gouvernement en difficulté.



Les sionistes religieux, longtemps alliés naturels de la droite, sont aujourd’hui parmi les plus virulents opposants à cette mesure. Ils ne contestent pas l’importance de l’étude religieuse, mais refusent qu’elle devienne un prétexte à l’inaction ou un privilège héréditaire. Dans leur vision, Torah et défense du peuple sont indissociables ; l’un ne peut exister sans l’autre.





Ce projet de loi n’est pas seulement injuste : il est dangereux. Il accentue la fracture entre les différentes composantes d’Israël, nourrit le ressentiment, fragilise la solidarité nationale et met en péril l’avenir de Tsahal, qui repose sur la participation de tous. Un pays en guerre, un pays menacé, ne peut se permettre une armée à deux vitesses, ni une population où certains donnent tout pendant que d’autres refusent même de donner un minimum.


Israël doit ouvrir les yeux. Israël doit se réveiller. Il est urgent de restaurer l’équité, de rappeler que le service militaire n’est pas un fardeau que l’on peut déléguer, mais une responsabilité commune. Céder à la pression de groupes minoritaires pour préserver une majorité politique est une faute historique. L’État d’Israël mérite mieux que cela. Le peuple d’Israël mérite mieux que cela.


Jérusalem n'appartient pas à la France JBCH N° 674

La France essaye de modifier l'histoire ... Que de contradictions entre le Quai d'Orsay et le peuple Juif ! La Présence Française à Jérusalem n'est pas légitime; le France n'a pas de colonie au proche-Orient. Le sujet est brûlant et risque une rupture des relations diplomatiques ... entre Histoire, Revendications et Tensions Contemporaines, nous allons essayer d'éclaircir le problème 



La question de la présence française à Jérusalem soulève des débats passionnés, mêlant histoire antique, héritages impériaux et conflits géopolitiques actuels. Selon une perspective souvent défendue par Israël, la France se comporterait comme si elle était “chez elle” dans la Ville sainte, en s’appuyant sur des privilèges datant des Croisades et de l’Empire ottoman.




 Cette vision qualifie d’absurde toute ingérence étrangère, affirmant que Jérusalem appartient aux Juifs depuis 3000 ans. En effet, l’histoire juive de Jérusalem remonte à l’époque du roi David, vers 1000 av. J.-C., lorsque la ville devint la capitale du royaume d’Israël unifié. 

La Cité du Roi David 

Des sources comme l’American Jewish Committee soulignent que cette connexion ancestrale, marquée par des sites sacrés comme le Mont du Temple, justifie une revendication indigène juive sur la terre, malgré les interruptions de souveraineté dues aux conquêtes successives – perses, grecques, romaines, byzantines, arabes, croisées, mamloukes et ottomanes. 


Le roi David

Les racines de la présence française à Jérusalem ne remontent pas directement aux Croisades (1099-1291), où les chevaliers francs conquirent temporairement la région, mais plutôt à des accords diplomatiques plus tardifs avec l’Empire ottoman. 



Dès 1535, sous François Ier, la France obtint des “Capitulations” ottomanes, des contrats accordant des privilèges commerciaux et protecteurs aux sujets français dans l’Empire, y compris la garde des Lieux saints chrétiens à Jérusalem. 



Aujourd’hui, ces propriétés sont perçues comme des vestiges coloniaux, servant indirectement les intérêts arabes, car le consulat gère les relations diplomatiques de la France avec les arabes de Judée-Samarie, 


Des voix comme celle du député Ohad Tal, du Parti sioniste religieux, accusent la France de représenter “les ennemis” d’Israël depuis un territoire souverain israélien. Cette tension s’est exacerbée récemment, comme le rapporte l’article du Jerusalem Post du 27 novembre 2025. 



Ces protestations étaient liées à la reconnaissance par la France d’un  prétendu "État palestinien" lors d'une réunion organisée par la France dans les locaux de  l’Assemblée générale des Nations unies une semaine plus tôt. 


Une source diplomatique française a déclaré à la chaine de TV N12 : “France expects the Israeli authorities to fulfill their obligations under the Vienna Convention and provide protection for diplomatic and consular staff and their buildings.” 


Une institution française consacrée aux arabes de Judée Samarie

Le consulat, établi en 1843, est au cœur d’un différend diplomatique, avec des médias israéliens rapportant que le ministre des Affaires étrangères Gideon Sa’ar a soutenu sa fermeture après l’annonce du président Emmanuel Macron sur la reconnaissance d'u nouvel état arabe en Judée Samarie.



En somme, la revendication que Jérusalem “appartient depuis 3000 ans aux Juifs” repose sur une histoire biblique et archéologique solide, avec des artefacts comme les inscriptions hébraïques antiques confirmant une présence juive millénaire. Pourtant, cette exclusivité est contestée ! 


La France, se croit chez elle dans la Capitale d'Israël, , et ses bâtiments abritent  et protègent des terroristes ( le chauffeur du Consulat de France à Jerusalem qui transportait sous couvert d'un véhicule CD des armes pour les terroristes du Hamas).

La France doit se retirer et remettre les clés des bâtiments usurpés à Israël. 




jeudi 27 novembre 2025

Toute la musique occidentale est inspirée des chants hébreux. JBCH N° 673

Source : document et crédits images Aisch : 

Depuis des siècles, on attribue à la musique occidentale une généalogie débutant avec le chant grégorien et culminant avec Bach. 


Mais bien avant les moines bénédictins et les compositeurs baroques, une autre tradition a donné naissance aux structures musicales qui dominent encore le monde : celle des Lévites du Temple de Jérusalem. 


Deux mille ans en arrière, leurs voix et leurs instruments lyres, harpes, flûtes, cymbales – formaient un orchestre sacré d’une ampleur unique dans l’Antiquité.




La musicologie moderne reconnaît que l’évolution musicale est cumulative. Comme l’écrit le professeur William Ennis Thomson, chaque période naît de celle qui la précède : le chant grégorien a servi de matrice, ses modes donnant naissance à la tonalité, puis aux complexités harmoniques de l’époque classique. 





Mais ce chant, à son tour, n’est pas une création ex nihilo. Il s’enracine profondément dans le chant juif antique, celui du Temple puis de la synagogue.


Source Aish

Les traits fondamentaux du chant grégorien – monodie, rythme libre, psalmodie, modes – existent déjà dans la musique juive. Eric Werner, dans son ouvrage majeur The Sacred Bridge, démontre la filiation directe entre les psaumes chantés par les Lévites et les premières liturgies chrétiennes. Antiphonie, responsorialité, mélodies modales et récitation sur des tons fixes : tout cela provient du judaïsme du Ier siècle. 

Même l’à cappella chrétien doit beaucoup au décret rabbinique qui, après la destruction du Temple, interdit les instruments dans les synagogues en signe de deuil.


Les Levy au temps du Temple


Le Temple possédait de plus une organisation musicale d’une sophistication exceptionnelle. Les Lévites étaient formés dès l’âge de 25 ans dans une véritable académie musicale ; seuls ceux ayant atteint une maîtrise parfaite pouvaient officier. 



Après 70 de notre ère, ces traditions se perpétuèrent dans la synagogue, structurant la cantillation biblique, les piyyoutim et les mélodies de lecture. Les signes de cantillation, qui rythment encore la lecture de la Torah, constituent l’un des plus anciens systèmes musicaux continus au monde.


Chants grégoriens


Au XXe siècle, le grand ethno-musicologue Abraham Idelsohn catalogua les chants juifs de toutes les diasporas. Sa conclusion fut révolutionnaire : malgré deux millénaires d’exil, des motifs et structures communes subsistaient partout, de Aden à Alep, de Fès à Vilna. Ces vestiges, selon lui, permettent de reconstruire les mélodies originelles du Temple.


Ainsi, l’histoire de la musique occidentale, lorsqu’on remonte ses fils, converge vers Jérusalem. 


Les modes grégoriens, le système tonal, les structures mélodiques et la psalmodie trouvent leurs racines dans les chants lévitiques. 


Le legs musical du Temple ne s’est pas éteint : il résonne encore dans le jazz modal, les musiques de film, les compositions contemporaines. Redécouvrir cette source, c’est redonner voix aux chants qui ont façonné silencieusement toute la civilisation musicale d’Occident.






Pourquoi le Drône israélien est particulier ! JBCH. N° 672

L’essor fulgurant d’Israël dans les drones est spectaculaire; rappelons l’erreur stratégique voire tragique du Quai d’Orsay en 2013 qui a bloqué un partenariat Dassault–Israël, les conséquences se font sentir aujourd'hui un retard français devenu irrattrapable, notamment dans les drones suicides et de renseignement, le tout guidé par une intelligence artificielle maison.




À Tel-Aviv, l’exposition internationale consacrée aux drones ressemble à une démonstration de force. Chaque soir, les Israéliens voient à la télévision les images de ces engins frappant des cibles à Gaza ou au Liban : drones d’observation, munitions rôdeuses, essaims autonomes. 

La guerre de demain 

Cette omniprésence n’est pas un hasard : Israël s’est imposé comme l’un des quatre géants mondiaux du drone, aux côtés des États-Unis et de la Chine ... et de l'Ukraine !  Une domination technique, industrielle et opérationnelle. Et un contraste brutal avec la France, qui a manqué le tournant technologique en 2013.


Cette année-là, Dassault propose de développer en France une gamme de drones militaires sous licence israélienne, notamment auprès d’Israel Aerospace Industries (IAI). La technologie est mature, éprouvée en opération, et immédiatement intégrable dans les systèmes français. Mais le Quai d’Orsay, alors que le besoin était critique, surtout pour surveiller le Mali,  oppose un veto net, craignant des « dépendances » et des « complications diplomatiques ». Résultat : l’industrie française reste sur des programmes nationaux lourds, lents, coûteux et arrive trop tard.


Douze ans plus tard, le verdict est sans appel : le retard est devenu irrattrapable. Israël a transformé son avance en hégémonie.


Essain de dônes 

Dans les halls du Salon de Tel-Aviv, la diversité des acteurs impressionne : IAI, Elbit, mais aussi une constellation de start-up spécialisés dans les niches les plus innovantes. Israël domine aujourd’hui trois segments clés : Les munitions rôdeuses, ces « drones suicides » capables d’attendre la cible avant de la frapper avec précision. Les mini-drones tactiques portables à dos d’homme, silencieux, résistants au brouillage. Les drones MALE (moyenne altitude, longue endurance), essentiels pour le renseignement.

Héron israélien


Des engins comme le Spy X, déjà fabriqué au Maroc, ou les Heron, loués par l’Allemagne, ont permis à Israël de multiplier les percées diplomatiques au Moyen-Orient, en Europe et en Asie. Les États-Unis eux-mêmes s’approvisionnent auprès de sociétés israéliennes comme Xtend, qui développe des essaims low-cost pour les guerres urbaines.


Drones urbains pour la police en Israël


L’Allemagne renouvelle un contrat proche du milliard d’euros pour les Heron. L’Inde, les États-Unis, la Suisse, les Philippines figurent parmi les clients réguliers. Même les autorisations d’exportation ont été assouplies : 120 pays sont désormais accessibles aux industriels israéliens.



La France, elle, dépend toujours de matériels américains ou de solutions hybrides, faute d’avoir lancé à temps une filière compétitive. Les programmes MALE franco-allemands, retardés, n’ont jamais comblé l’écart. Quant aux drones suicides, ils n’existent tout simplement pas dans l’arsenal français.

Drônes d'observation


En 2013, Dassault proposait un partenariat rapide, solide, et immédiatement opérationnel. Le Quai d’Orsay l’a bloqué. Douze ans plus tard, le marché mondial des drones pèse des dizaines de milliards d’euros par an. Israël occupe le sommet, la France tente de rattraper son ombre. 


Dans la guerre des airs du XXIe siècle, le rendez-vous manqué de 2013 restera l’un des grands ratés stratégiques français.






mercredi 26 novembre 2025

La Belgique bloque l'Europe. JBCH N° 671

L'Histoire des avoirs russes bloqués en Belgique démontre une désunion totale de l'Europe. L'Europe avec ses députés corrompus par les russes, l'Europe avec des partis vendus à Poutine, l'Europe avec trois pays : Slovaquie, Hongrie et Tchéquie réellement pro-russes, 


Voila que pendant que Trump essaye de mettre la main sur ces avoirs (200 Milliards d'Euros) La Belgique bloque l’Europe : Pourquoi ces divisions, au travers des pressions russes et crise stratégique européenne.




La crise ukrainienne, loin de s’atténuer, révèle plus que jamais l’ampleur des fractures internes de l’Union européenne. Au cœur du blocage actuel : la Belgique, qui refuse de se rallier au plan européen visant à mobiliser les intérêts générés par les avoirs russes gelés afin d’accorder un prêt de 140 milliards d’euros à l’Ukraine. 


Ce refus, porté par le nouveau Premier ministre Bart De Wever, crée une onde de choc géopolitique majeure : jamais depuis 2014 l’Europe n’avait semblé aussi divisée face à la Russie.



Cette paralysie est d’autant plus préoccupante que le Kremlin multiplie les stratégies d’ingérence dans toute l’Union. Désinformation, financement de partis populistes, création de réseaux politiques pro-Moscou : la mécanique est installée et fonctionne. 


En France, la présence du Rassemblement national et de La France insoumise, deux partis farouchement opposés à l’aide militaire à l’Ukraine et au consensus stratégique européen, illustre parfaitement cette fracture. Partout, Moscou théorise et alimente la fragmentation européenne en soutenant – parfois ouvertement, parfois indirectement – des forces opposées à Bruxelles.




Dans ce contexte, la récente intervention de Kaja Kallas, nouvelle cheffe de la diplomatie européenne, a mis en lumière la profondeur du malaise. Lors d’une réunion privée à Strasbourg avec les députés du PPE, elle a défendu avec vigueur, certains diront avec dureté le projet de prêt à l’Ukraine. 


Plusieurs députés ont quitté la salle déstabilisés. Pour Mme Kallas, l’argument belge repose davantage sur la peur que sur la réalité juridique. Elle a rappelé que la Russie n’a, selon elle, aucune base légale pour contester ce mécanisme devant un tribunal international : « À quel tribunal la Russie va-t-elle s’adresser ? Quel juge statuerait en sa faveur ? » aurait-elle lancé.



Elle a cité un précédent historique : l’obligation faite à l’Irak de payer plus de 50 milliards de dollars de réparations au Koweït après 1990. Une manière de souligner que lorsqu’un État viole le droit international et mène une guerre d’agression, l’ordre juridique mondial n’est plus neutre.




Mais la réaction des députés européens montre que la mécanique est loin d’être convaincante. Certains ont jugé son ton « condescendant » ou « incroyable ». D’autres ont souligné qu’elle mettait en avant ses origines estoniennes pour revendiquer une meilleure compréhension psychologique et stratégique de la Russie que les Belges : un argument sincère mais politiquement explosif. 


Pour la Belgique, qui abrite Euroclear, l’une des plus importantes infrastructures financières mondiales, le risque est réel : représailles russes, attaques juridiques ciblées, pressions hybrides… Ce sont les actifs belges qui serviraient de première ligne de front.



Bruxelles, loin de se cacher derrière une posture idéologique, défend ici des intérêts légitimes : incertitudes juridiques inédites, absence de précédent judiciaire, exposition financière disproportionnée. Et surtout : personne ne sait encore comment réagiraient les juridictions internationales si la Russie décidait de contre-attaquer sur le terrain du droit.



Pour l’instant, malgré les pressions, la Commission n’a pas trouvé de compromis. Kaja Kallas organise une nouvelle vidéoconférence des ministres des Affaires étrangères, mais rien n’indique qu’un consensus émergera rapidement. L’Europe reste donc divisée, au moment même où l’Ukraine s’apprête à entrer dans une nouvelle phase critique de la guerre.


Pendant ce temps, la « coalition des volontaires » une initiative parallèle portée par plusieurs États membres tente de faire vivre une dynamique d’aide à Kyiv. Ursula von der Leyen parle de « progrès solides et encourageants ». Le président Zelensky, désormais, se dit même prêt à rencontrer Donald Trump, signe de l’urgence ressentie à Kyiv alors que l’aide américaine demeure incertaine.


Cette crise révèle finalement plusieurs réalités brutales :

  1. L’Europe est loin d’avoir une ligne stratégique commune sur la Russie.
    Entre l’Est traumatisé, l’Ouest prudent et le Sud indifférent, l’Union peine à parler d’une seule voix.

  2. La Russie réussit partiellement sa stratégie de division.
    Le financement direct ou indirect de partis radicaux, l’orchestration de campagnes d’influence, l’ingérence numérique et politique affaiblissent durablement la cohésion européenne.

  3. Les institutions européennes manquent d’outils juridiques pour gérer des situations inédites, comme l’utilisation d’actifs gelés à grande échelle.

  4. La solidarité financière est plus fragile qu’elle n’y paraît.
    Demander à la Belgique de prendre un risque démesuré pour le compte de l’ensemble de l’Union montre les limites de la méthode actuelle.

  5. Trump dans son projet de cessez-le-feu veut pirater 100 milliards pour que les USA reconstruisent l'Ukraine , c'est un véritable kidnapping ... aux européens de négocier  Le montage pourrait accorder aux États-Unis un contrôle stratégique important sur la reconstruction, les infrastructures clés, l’énergie ou les ressources naturelles, ce qui inquiète quant à l’indépendance économique future de l’Ukraine.



Au fond, ce blocage n’est pas seulement une querelle budgétaire ou juridique : c’est un révélateur de la crise d’identité stratégique que traverse l’Europe. 


Une Europe qui veut devenir une puissance, mais qui n’a pas encore défini le prix qu’elle est prête à payer pour l’être. Si elle ne parvient pas à surmonter cette nouvelle épreuve, c’est non seulement l’Ukraine qui en souffrira, mais l’ensemble du projet européen.