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lundi 29 décembre 2025

Et il vécu ... pour transmettre ... JBCH N° 2512 - 761

Vayé’hi (וַיְחִי) se traduit par « Et il vécut »C’est le premier mot de la paracha Vayé’hi (Genèse 47,28) et il annonce paradoxalement la fin de la vie de Jacob, tout en soulignant une vie accomplie, pleine de sens et de transmission spirituelle.


La Paracha Vayé’hi peut expliquer la situation éthique, politique et sociale contemporaine, Vayé’hi face au monde contemporain signifie  bénédiction, responsabilité et malheureusement fracture morale




La Paracha Vayé’hi n’est pas un récit de fin, mais un texte de seuil. Jacob et Joseph quittent ce monde, mais lèguent à leurs descendants une grille de lecture pour affronter l’histoire. Or, cette grille résonne avec une acuité troublante dans notre époque marquée par la confusion morale, la fragilité des institutions et la crise de sens. 


Comparer Vayé’hi à notre situation éthique, politique et sociale actuelle, c’est mesurer l’écart entre une civilisation fondée sur la transmission et un monde qui tend à l’amnésie.



Dans Vayé’hi, Jacob bénit. Il ne rompt pas, il ne détruit pas, il ne « déconstruit » pas ses fils : il les nomme,un par un,  les situe, les responsabilise. Même lorsqu’il critique, il le fait pour inscrire chacun dans une continuité. La bénédiction biblique est une parole qui relie passé, présent et avenir.




Mais notre époque politique éthique et sociale valorise la rupture permanente. Les générations sont dressées les unes contre les autres, les héritages sont soupçonnés, parfois criminalisés. La mémoire est perçue comme un poids, non comme une ressource. Cette logique traverse aussi bien les débats identitaires que les révolutions culturelles : on préfère effacer plutôt que transmettre.





Le résultat est visible : des sociétés sans récit commun, où l’individu est sommé d’inventer seul son sens, sans repères solides. Vayé’hi nous rappelle qu’une société qui ne bénit plus – c’est-à-dire qui ne transmet plus – se condamne à l’instabilité morale.


Jacob choisit Éphraïm et Manassé les deux enfants de Joseph comme modèles précisément parce qu’ils ont su vivre dans une civilisation dominante sans perdre leur identité. Ils ne se sont ni dissous dans l’Égypte, ni marginalisés volontairement. Ils ont assumé une double compétence : être de leur temps tout en restant fidèles à leur origine.




Aujourd’hui, la question de l’assimilation se pose de manière aiguë, bien au-delà du monde juif. Les démocraties occidentales oscillent entre deux excès : l’effacement identitaire total au nom du progrès, ou le repli identitaire agressif par peur de la dilution. Dans les deux cas, le résultat est une fracture sociale croissante.


Le modèle d’Éphraïm et Manassé propose une troisième voie : l’identité comme force intérieure, non comme slogan politique. Ce modèle manque cruellement à nos sociétés où l’identité est devenue soit un produit de consommation, soit un instrument de conflit.


Jacob bénit Juda en lui confiant la royauté, mais cette royauté est conditionnée : le pouvoir n’est légitime que s’il sert une mission morale. Dans la Torah, le leadership n’est jamais un droit, mais un fardeau éthique. Il faudrait aujourd'hui que les dirigeants de l'Etat d'Israël s'en souviennent !




À l’opposé, la scène politique actuelle est dominée par la communication, l’émotion instantanée et la recherche de légitimité médiatique. Les dirigeants sont souvent jugés non sur leur capacité à transmettre une vision de long terme, mais sur leur aptitude à capter l’attention à court terme. Le politique devient gestionnaire de crises plutôt que porteur de sens, ce qui entraine des haines et des dissensions dont les ennemis profitent.


Cette dérive crée une méfiance généralisée envers les institutions. Là où Jacob préparait l’avenir sur plusieurs générations, nos systèmes politiques fonctionnent à l’horizon d’un cycle électoral, parfois même d’un simple sondage.


Joseph meurt en Égypte, mais refuse d’y être enterré. Il incarne une conscience aiguë du provisoire. L’Égypte est un lieu de réussite, mais jamais une finalité.


Notre monde moderne, en revanche, couronne l’instant présent. L’économie, la technologie et même les relations humaines sont pensées dans l’immédiateté. L’idée de finalité, de promesse, de destination collective a presque disparu. Nous vivons dans un exil sans troisième Temple, un mouvement sans boussole.




La Torah nous enseigne que l’exil n’est supportable que s’il est orienté vers un retour, réel ou symbolique. Sans horizon, la réussite devient vide, et la puissance, stérile.


Enfin, Vayé’hi éclaire la situation d’Israël aujourd’hui. Comme Jacob en Égypte, Israël dérange non par domination, mais par existence même. Il rappelle au monde que l’histoire a un sens, que la mémoire compte, que l’identité n’est pas négociable. C’est précisément pour cela qu’il est attaqué.


Dans un monde qui préfère l’obscurité confortable à la lumière exigeante, Israël agit comme un révélateur. Il met à nu les contradictions morales des discours universalistes incapables d’assumer leurs propres valeurs lorsqu’elles sont mises à l’épreuve.


Vayé’hi pose une question radicale à notre époque : voulons-nous bénir ou rompre ? Transmettre ou effacer ? Assumer une responsabilité collective ou nous dissoudre dans l’instant ?


Jacob et Joseph nous enseignent que survivre ne suffit pas. Il faut vivre pour transmettre. Une société qui ne sait plus bénir ses enfants – c’est-à-dire leur donner un sens, une direction et une exigence morale – prépare sa propre disparition.


Face à la confusion éthique et politique actuelle, la Paracha Vayé’hi n’est pas un texte ancien : c’est un miroir. Et ce miroir, aujourd’hui, dérange autant qu’il éclaire.



dimanche 28 décembre 2025

Israël devient un leader mondial JBCH. N° 2512 - 760

En l’espace de deux années à peine, Israël s’est imposé comme l’acteur central et structurant du Proche-Orient, modifiant profondément les équilibres régionaux et affirmant une influence qui dépasse largement son périmètre géographique. 


Cette montée en puissance n’est ni accidentelle ni improvisée : elle résulte d’une combinaison rare de supériorité stratégique, d’excellence technologique, de résilience économique et d’audace diplomatique.


Sur le plan stratégique, Israël a démontré une capacité de projection, de dissuasion et d’anticipation sans équivalent dans la région. En neutralisant ou en affaiblissant durablement les principales organisations terroristes qui menaçaient sa sécurité et la stabilité régionale, l’État hébreu a redéfini les lignes de force du Proche-Orient. 



Ces actions, menées avec une précision militaire et un renseignement de très haut niveau, ont envoyé un message clair : Israël ne se contente plus de réagir, il structure désormais l’environnement sécuritaire régional.



Cette démonstration de force a eu des effets en chaîne. Elle a contribué à modifier les calculs stratégiques de nombreux États, y compris ceux historiquement hostiles ou ambigus, et a accéléré des repositionnements politiques, notamment en Syrie, où les équilibres internes et régionaux ont été profondément affectés.


Le Mont Hermon dans le Golan israélien 


Parallèlement, Israël a renforcé son rôle de leader naturel des Accords d’Abraham, transformant ces accords en une architecture durable de coopération sécuritaire, économique et technologique. Loin d’être un simple cadre diplomatique, ils sont devenus un levier d’intégration régionale, dans lequel Israël joue le rôle de moteur. 


Au-delà du Proche-Orient, Israël a su tirer parti des changements politiques en Amérique latine, renouant ou renforçant des relations stratégiques avec plusieurs États, dans des domaines aussi variés que la sécurité, l’agriculture, la cybersécurité et la santé.



Sur le continent africain, l’État hébreu a consolidé une diplomatie de coopération pragmatique, fondée sur le transfert de technologies, la formation et l’innovation. Agriculture intelligente, gestion de l’eau, médecine d’urgence, sécurité intérieure : Israël est perçu comme un partenaire de solutions, capable d’apporter des réponses concrètes à des défis structurels.


La reconnaissance du Somaliland s’inscrit dans cette logique : Israël montre sa capacité à penser en dehors des cadres diplomatiques traditionnels, à anticiper les évolutions géopolitiques et à établir des partenariats stratégiques là où d’autres hésitent.



Israël est aujourd’hui unanimement reconnu comme l’un des premiers pôles mondiaux de l’innovation. Dans les domaines de la médecine et de la pharmacie, le pays se distingue par une densité exceptionnelle de start-ups, de centres de recherche et de collaborations internationales. Les innovations israéliennes en biotechnologie, en dispositifs médicaux et en intelligence artificielle appliquée à la santé influencent les pratiques médicales sur tous les continents.



Dans l’agriculture, Israël demeure le leader mondial incontesté de l’irrigation goutte-à-goutte, de l’agriculture de précision et du dessalement de l’eau de mer. Ces technologies, devenues vitales dans un contexte de stress hydrique mondial, font d’Israël un acteur clé de la sécurité alimentaire planétaire. L'Inde a signé le  contrat du siècle en la matière.



Le pays est également au cœur des avancées en intelligence artificielle, cybersécurité, semi-conducteurs et informatique avancée. La présence massive de géants comme Nvidia, Intel, Google, Apple, IBM ou Microsoft n’est pas fortuite : Israël offre un écosystème unique, où l’innovation civile et militaire se nourrissent mutuellement, produisant un avantage technologique durable.



Dans le domaine de la défense, Israël est devenu une référence mondiale. Les systèmes développés par Rafael, Elbit Systems et Israel Aerospace Industries équipent aujourd’hui de nombreuses armées. Le Dôme de fer, ses évolutions, les systèmes laser de type Iron Beam, ainsi que les drones et technologies de défense antimissile, illustrent une maîtrise technologique intégrée, allant de la recherche fondamentale au déploiement opérationnel. 




Israël progresse également dans le domaine spatial, avec des capacités autonomes de lancement, d’observation et de satellites de communication, renforçant son indépendance stratégique et son rôle dans les coopérations internationales.


Satellite Israélien 

Malgré un contexte sécuritaire exigeant, l’économie israélienne affiche une résilience remarquable. Avec un taux de croissance proche de 4 % en 2025,  Israël reçoit les félicitations d’institutions internationales comme l’OCDE, qui soulignent la solidité de ses fondamentaux : innovation, productivité, attractivité des investissements et dynamisme entrepreneurial.



L’entrée d’Israël dans le club des producteurs de gaz naturel, grâce aux champs offshore de Tamar et Léviathan, renforce encore sa position. Ces ressources assurent une sécurité énergétique accrue, soutiennent la croissance et ouvrent de nouvelles perspectives d’exportation et de coopération régionale. Le Solaire dans le Negev et le gaz de schiste non encore exploité inaugurent de beaux jours et de belles recettes. 




Enfin, Israël exerce une influence culturelle croissante, notamment dans le cinéma et les séries télévisées. Les productions israéliennes, adaptées ou diffusées à l’international, Shietzl ou Fauda,  rencontrent un succès critique et commercial considérable, contribuant à projeter une image de créativité, de complexité et d’audace narrative.



Israël incarne aujourd’hui un modèle singulier de puissance du XXIᵉ siècle : compacte mais globale, militaire mais technologique, résiliante mais innovante. 


En combinant hard power et soft power, diplomatie pragmatique et excellence scientifique, l’État hébreu a non seulement transformé la géopolitique régionale, mais s’est affirmé comme un acteur incontournable de l’ordre mondial émergent, suscitant admiration, partenariats… et toujours des jalousies.



samedi 27 décembre 2025

La Corruption en Russie JBCH N° 2512 - 759

En Europe on a arrêté des députés qui touchaient de l argent de Téhéran ou de Moscou, en France, on sait que Sarkozy de Villepin et bien d'autres recoivent des valises de billets en général du Qatar, mais en Russie, on bat le record du Monde : 

En Russie, l’impératrice s’appelle Corruption

En Russie, la corruption n’est pas un dysfonctionnement du système : elle en est le cœur battant. Une constante historique, politique et militaire, au point que certains experts parlent sans détour d’une « maladie russe ». Oleksiy Zagorodnyuk, ancien ministre ukrainien de la Défense, résume crûment la situation : la corruption endémique explique une large part des échecs russes sur le terrain, notamment l’effondrement de la prétendue « guerre éclair » contre l’Ukraine.


Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2023, la Russie se classe 141ᵉ sur 180 dans l’indice de perception de la corruption établi par Transparency International. Un rang qui la place au niveau d’États faillis ou autoritaires, loin derrière toute prétention de puissance moderne et rationnelle. Mais au-delà des classements, c’est la culture du pouvoir qui est en cause.




Pour l’élite russe, les conflits armés ne sont pas seulement des instruments géopolitiques : ce sont des opportunités d’enrichissement personnel. Marchés publics truqués, détournements de fonds, sur-facturations massives, équipements militaires fictifs ou défectueux, soldes siphonnées, logistique fantôme : la guerre devient une rente. Cette logique prédatrice gangrène toute la chaîne de commandement, de l’état-major aux unités déployées sur le front.




Le résultat est mécanique : une armée théoriquement immense, mais structurellement inefficace. Des chars sans entretien, des missiles mal stockés, des soldats mal formés et mal équipés, une logistique chaotique, des renseignements biaisés par la peur de déplaire au sommet. L’excès de confiance, nourri par des rapports falsifiés pour satisfaire le pouvoir, a conduit Moscou à croire à une victoire rapide en Ukraine. La réalité du champ de bataille a brutalement démenti cette illusion.




La structure même de l’armée russe favorise cette dérive. Ultra-centralisée, dépendante quasi exclusivement du chef de l’État, sans véritable contrôle parlementaire, judiciaire ou médiatique, elle fonctionne dans l’opacité la plus totale. Dans un tel système, la loyauté personnelle prime sur la compétence, et le silence vaut plus que la vérité. La corruption devient alors un langage commun, un mode de survie, presque une vertu.


Oleksiy Zagorodnyuk souligne que cette corruption systémique a été un facteur déterminant des pertes humaines et matérielles russes. Elle mine la discipline, détruit la confiance interne, et transforme une armée en façade en une machine rouillée. À long terme, elle affaiblit non seulement l’outil militaire, mais l’État lui-même.






Ainsi, derrière les discours de puissance et les parades martiales, la Russie révèle une fragilité profonde. Une puissance qui se voulait impériale se heurte à son propre poison. En Russie, la corruption n’est pas seulement un fléau : elle règne en souveraine. Une impératrice invisible, mais omniprésente, qui gouverne par le mensonge, l’avidité et l’échec.




Israël reconnait le Somaliland. JBCH N° 2512 - 758

Israël avance ses pions en Afrique de l’Est : une manœuvre stratégique face à l’Iran et au Yémen : Par touches successives, sans déclarations tonitruantes ni déploiements spectaculaires, Israël est en train de redessiner l’équilibre stratégique de la mer Rouge et du golfe d’Aden. 


Israël est le premier à reconnaitre cette ancienne colonie britannique le Somaliland, territoire sécessionniste mais stable de la Corne de l’Afrique, marque une étape décisive : celle de l’implantation israélienne durable en Afrique de l’Est, face au Yémen, aux Houthis et, en arrière-plan, à l’Iran.


Après le partage avec les EAU de l'Ile de Socotra, au sud Yemen,  cette décision,  dépasse largement le cadre diplomatique. Elle révèle une stratégie régionale cohérente, patiente et redoutablement efficace, là où les grandes puissances traditionnelles s’enlisent dans des bases surchargées et des équilibres figés.





Le Somaliland, qui s’est auto-proclamé indépendant en 1991, présente un paradoxe africain : non reconnu internationalement, mais stable, gouverné, sécurisé. À l’inverse de la Somalie voisine, minée par les milices islamistes et les rivalités claniques, le Somaliland offre un environnement politique relativement fiable.




Pour Israël, l’intérêt est évident : Le port de Berbera, en eau profonde, est l’un des mieux situés de la région. Un aéroport militaire existant peut être étendu pour accueillir drones, avions de surveillance et transport stratégique. La position géographique permet un contrôle indirect de Bab el-Mandeb, passage vital par lequel transite une part majeure du commerce mondial.




Là où Djibouti est devenu un embouteillage stratégique — avec des bases françaises, américaines, chinoises, turques, japonaises et bientôt indiennes — le Somaliland offre de l’espace, de la discrétion et de la souveraineté négociable.



La comparaison avec Djibouti est cruelle pour les puissances traditionnelles. La France, ancienne puissance tutélaire, y voit son influence diluée. La Chine y installe une base massive mais rigide. La Turquie y projette son ambition néo-ottomane. L’Inde y observe sans pouvoir réellement s’imposer.


Israël, lui, choisit une autre voie : éviter la saturation, préférer la souplesse, miser sur des partenariats bilatéraux asymétriques. Une base israélienne au Somaliland, même de taille modeste, offrirait une liberté opérationnelle bien supérieure à celle des grandes installations de Djibouti.


La reconnaissance du Somaliland ne peut être comprise qu’inscrite dans un arc régional plus large. L’Éthiopie, géant démographique et militaire enclavé, rêve d’un accès à la mer Rouge. Une alliance triangulaire Israël–Somaliland–Éthiopie servirait les intérêts des deux parties : sécurité maritime pour Israël, débouché stratégique pour Addis-Abeba. L’Érythrée, déjà partenaire discret d’Israël, jouerait un rôle clé. Des sources concordantes évoquent depuis des années un poste israélien d’observation sur son territoire, tourné vers le détroit de Bab el-Mandeb. Rien d’officiel, mais une coopération ancienne et crédible. Les loyalistes yéménites, opposés aux Houthis, complètent ce dispositif. Israël n’a nul besoin d’y apparaître directement : le renseignement, la surveillance et l’appui indirect suffisent à affaiblir l’axe pro-iranien.


Pour Téhéran, la perspective est inquiétante. La stratégie iranienne repose sur des acteurs périphériques capables de perturber les flux maritimes mondiaux : Hezbollah au nord, milices chiites en Irak, Houthis au sud.


Si Israël parvient à sécuriser durablement Bab el-Mandeb, la capacité de nuisance des Houthis se réduit considérablement. Chaque tir de missile, chaque attaque de drone devient : plus prévisible, plus détectable, plus coûteuse politiquement.



Israël ne cherche pas la confrontation directe. Il privilégie une logique d’encerclage technologique et géographique, réduisant progressivement les marges de manœuvre iraniennes. Sur le plan militaire et stratégique, la manœuvre est brillante. Sur le plan diplomatique, elle est risquée.


La reconnaissance du Somaliland irriterait : La Somalie, soutenue par la Turquie et le Qatar. L’Union africaine, traditionnellement hostile aux sécessions. Certains partenaires européens, attachés au statu quo territorial.




Mais Israël a déjà montré qu’il savait absorber le coût diplomatique à court terme pour sécuriser des gains stratégiques durables. Les Accords d’Abraham en sont un précédent.



En s’implantant en Afrique de l’Est, Israël confirme une évolution majeure : celle d’une puissance maritime indirecte, fondée sur la technologie, le renseignement et les alliances ciblées plutôt que sur les flottes massives.


Face à un Iran sous sanctions, à une Turquie ambitieuse mais dispersée, et à des puissances occidentales prisonnières de leurs héritages, Israël avance sans bruit.


Dans cette partie d’échecs régionale, le Somaliland n’est pas un pion. C’est une case clé. Et pour Téhéran, le message est clair :   la mer Rouge n’est plus un angle mort.