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mardi 3 février 2026

Commerces et espèces ... Pourquoi laisser faire ? JBCH N° 2602 - 849

Commerces en espèces : 

Quand l’économie parallèle prospère dans l’angle mort de l’État


Dans de nombreuses villes françaises, un phénomène interpelle : la multiplication rapide de petits commerces fonctionnant quasi exclusivement en liquide. Barbiers, boulangeries, fast-foods de shawarma, épiceries de nuit, salons de manucure… 


Souvent ouverts tard, parfois presque vides, mais rarement en difficulté apparente, ces établissements suscitent de plus en plus de questions.


Derrière cette prolifération, certains enquêteurs, magistrats et services fiscaux évoquent un risque bien connu : celui du blanchiment d’argent issu du trafic de drogue, de la fraude sociale ou de réseaux criminels. Le principe est simple. Un commerce à forte circulation de cash permet d’injecter de l’argent illégal dans un circuit légal, en gonflant artificiellement le chiffre d’affaires. Une coupe de cheveux, un sandwich ou un café deviennent ainsi des outils comptables.




Plusieurs affaires judiciaires l’ont démontré ces dernières années. À Marseille, Lyon ou en région parisienne, des enquêtes ont mis au jour des réseaux utilisant des snacks, des barber shops, des massages,  ou des commerces de proximité  comme les boulangeries pour recycler des millions d’euros liés aux stupéfiants. Dans certains dossiers, ces établissements servaient aussi de lieux de rencontre, de couverture logistique ou de relais financiers.





Parallèlement, certains rapports parlementaires et services de renseignement alertent sur l’utilisation ponctuelle de micro-entreprises et d’associations comme supports de financement pour des mouvances idéologiques, notamment islamistes. 


Là encore, il ne s’agit pas d’une généralité, mais de cas ciblés, néanmoins nombreux, documentés par la justice. Quelques commerces ont ainsi été soupçonnés de reverser une partie de leurs bénéfices à des réseaux militants sous couvert d’activités licites.




Pourquoi ces pratiques prospèrent-elles ? La première raison tient à la place persistante du cash en France. Malgré la numérisation, de nombreux secteurs restent peu bancarisés. Les paiements en liquide y facilitent la dissimulation de revenus. Les contrôles, eux, sont rares, longs et complexes.




La seconde raison est administrative. Les services fiscaux, douaniers et judiciaires manquent de moyens humains. Un contrôle approfondi demande du temps, des audits croisés, des enquêtes de terrain. Face à des milliers de petits établissements, l’État ne peut pas tout surveiller.


La troisième est politique. Toute action ciblée sur certains secteurs est immédiatement accusée de stigmatisation. Les pouvoirs publics avancent avec prudence, parfois avec frilosité, de peur d’alimenter les tensions communautaires. Résultat : des zones grises persistent.


S’ajoute à cela un phénomène économique : ouvrir un barber shop ou un snack ou une onglerie coûte peu, nécessite pas de qualifications et permet de créer rapidement une façade légale. Dans certains quartiers fragilisés, ces commerces deviennent parfois les seuls acteurs visibles, comblant un vide laissé par les services publics et les grandes enseignes. A Boulogne en l'espace de 6 mois 150 barbers shop sont apparus ! 




Faut-il pour autant soupçonner systématiquement ces métiers ? Non. La majorité des commerçants travaillent honnêtement, souvent dans des conditions difficiles, avec des marges faibles et une forte concurrence. Les amalgames seraient injustes et contre-productifs. Mais le phénomène existe et se fait de plus en plus apparent.




Mais ignorer le problème serait tout aussi dangereux.Car l’économie parallèle fragilise l’économie légale, finance les réseaux criminels, fausse la concurrence et affaiblit l’autorité de l’État. Elle alimente aussi un sentiment d’impunité qui nourrit la défiance sociale.


Plusieurs experts plaident pour une réponse pragmatique : généralisation progressive du paiement électronique, contrôles fiscaux ciblés, traçabilité renforcée, coopération entre police, finances publiques et justice, et soutien aux commerçants vertueux.





La lutte contre le blanchiment ne passe pas par la stigmatisation, mais par la rigueur. Dans une société où le trafic de drogue génère des milliards, fermer les yeux sur ses circuits financiers revient à traiter les symptômes sans s’attaquer à la maladie. 


Le laisser-aller actuel n’est pas seulement un échec administratif. Il est un risque pour la cohésion nationale.




lundi 2 février 2026

L'Europe va t elle se libérer de la tutelle numérique US ? JBCH N0 2602 - 848

L’Europe peut-elle se libérer de la tutelle numérique américaine ?


« Le temps de l’attente est révolu. » En formulant ce constat sans détour, trois universitaires allemands posent une question que l’Europe a trop longtemps évitée : peut-elle encore contrôler son destin numérique ? 





À l’heure où les infrastructures informatiques structurent l’économie, la défense, la santé et l’administration, la dépendance technologique n’est plus un simple déséquilibre commercial. Elle devient un enjeu de souveraineté.



La publication, début 2025, de la Stratégie de sécurité nationale américaine a agi comme un électrochoc. En revendiquant la constitution de positions monopolistiques et l’approfondissement des dépendances stratégiques, Washington assume une vision impériale du numérique. Les grandes plateformes ne sont plus de simples entreprises privées : elles sont intégrées à un dispositif de puissance. Le cloud, les données, les réseaux deviennent des leviers géopolitiques.


Dans ce contexte, la proposition de Harald Wehnes, Julian Kunkel et Martin Weigele marque une rupture. Elle ne se contente pas de dénoncer. Elle appelle à une réorientation structurelle des politiques publiques européennes. Exclure les géants américains des marchés sensibles n’est pas un geste symbolique, mais une stratégie de reconquête. Clouds gouvernementaux, télécommunications, systèmes critiques : ces secteurs constituent aujourd’hui l’équivalent numérique des arsenaux et des centrales électriques du XXe siècle.




Leur feuille de route repose sur un principe simple : aucune souveraineté politique ne peut survivre sans souveraineté technique. Favoriser les entreprises européennes, auditer la dépendance, rompre avec les contrats verrouillés, dénoncer le « souveränitätswashing », investir massivement dans des alternatives : ces mesures dessinent une politique industrielle assumée, longtemps absente du projet européen.





La France se trouve au cœur de cette équation. Les débats récents au Sénat, l’aveu de Microsoft sur l’extraterritorialité du droit américain, ou encore les expériences locales comme à Lyon, ont mis en lumière une réalité gênante : une grande partie des services publics français repose sur des infrastructures juridiquement soumises à Washington. Le Cloud Act permet, en théorie, l’accès aux données hébergées par des entreprises américaines, même sur le sol européen. Cette vulnérabilité est structurelle.





Pourtant, l’Europe ne manque pas d’atouts. Elle dispose d’ingénieurs, de centres de recherche, de projets comme Gaia-X, d’acteurs émergents du cloud, de la cybersécurité et de l’open source. Ce qui lui fait défaut, ce n’est pas la compétence, mais la volonté politique. Depuis deux décennies, elle a privilégié la régulation des géants plutôt que la construction de champions. Elle a cru pouvoir discipliner des empires sans en créer.


La dépendance actuelle n’est donc pas une fatalité technologique, mais le produit de choix idéologiques. La foi dans le marché global, la peur du « protectionnisme », la fragmentation institutionnelle ont conduit à une forme de renoncement stratégique. Pendant que les États-Unis et la Chine organisaient leurs écosystèmes, l’Europe se contentait d’arbitrerLa question centrale n’est pas de savoir si les solutions européennes sont aujourd’hui parfaites. 



Elles ne le sont pas. Mais aucune souveraineté ne naît dans la perfection. Elle se construit dans l’effort, l’investissement et parfois le sacrifice à court terme. Accepter une légère perte d’efficacité aujourd’hui peut éviter une dépendance irréversible demain.





L’initiative allemande révèle une prise de conscience tardive, mais réelle. Reste à savoir si elle sera suivie d’effets. La France, qui se veut puissance diplomatique et stratégique, ne peut rester à l’écart de ce tournant. Continuer à déléguer son infrastructure numérique, c’est accepter une forme de vassalisation moderne.


Se libérer de la tutelle numérique américaine n’implique pas une rupture avec les États-Unis. Il s’agit d’un rééquilibrage. D’un passage de la dépendance à l’interdépendance. D’un partenariat entre égaux, et non d’une relation asymétrique. les GAFAM USGoogle. Apple. Facebook. Amazon. Microsoft. et TikTok sont appelés à être à éliminés du ciel numérique européen 

L’Europe est aujourd’hui à la croisée des chemins. Soit elle transforme le numérique en pilier de sa souveraineté, soit elle accepte de devenir un territoire administré par des plateformes étrangères. Dans un monde où les données valent plus que le pétrole, ce choix déterminera sa place au XXIe siècle.



Pigeon vole !!! Taxi vole !!! JBCH N° 2602 - 847

Taxis volants en ville : innovation crédible ou pari risqué ?


Non ce n'est pas un projet pour une nouvelle bande dessinée , c'est le futur immédiat ... Comment légiférer, réguler et sécuriser une « situation dans les airs » au-dessus d’une métropole dense comme Tel-Aviv ? La question n’est pas théorique. 


Avec la création du premier vertiport israélien au parc Atidim, la ville entre concrètement dans l’ère de la mobilité aérienne urbaine. Derrière l’enthousiasme technologique, se pose un défi central : rendre ce nouveau mode de transport à la fois sûr, crédible et socialement acceptable.




La première réponse se trouve dans la méthode progressive adoptée par les autorités. Le projet commence par des livraisons médicales par drones, strictement encadrées par l’Autorité israélienne de l’aviation civile. Ces vols servent de laboratoire réel pour tester les procédures, les couloirs aériens, les systèmes anti-collision, la gestion du trafic et les protocoles d’urgence. Avant même de transporter des passagers, l’État impose ainsi une phase d’apprentissage indispensable.





Sur le plan juridique, Israël s’aligne sur les standards internationaux en matière de mobilité aérienne avancée (Advanced Air Mobility). Chaque appareil devra être certifié, chaque itinéraire autorisé, chaque opérateur contrôlé. Des règles strictes encadreront l’altitude, les zones interdites, la météo, le bruit et la cybersécurité. L’espace aérien urbain, jusqu’ici peu utilisé, devient un nouvel espace public réglementé, comparable à une autoroute invisible.




La sécurité constitue évidemment le cœur du système. Les taxis volants électriques (eVTOL) sont conçus avec des redondances multiples : plusieurs moteurs, batteries indépendantes, parachutes balistiques, pilotage automatisé assisté par intelligence artificielle. En cas de panne, l’appareil doit pouvoir se poser sans danger. De plus, les vols seront supervisés en temps réel depuis des centres de contrôle, intégrés aux services de secours.




La question du bruit et de l’acceptabilité sociale est tout aussi centrale. Contrairement aux hélicoptères, les eVTOL sont nettement plus silencieux. Leur empreinte sonore reste toutefois surveillée, car une multiplication des vols pourrait altérer la qualité de vie. C’est pourquoi leur déploiement sera limité, ciblé et progressif, en priorité vers les zones d’affaires, les hôpitaux et les grands axes.


Sur le plan économique, la crédibilité du projet dépendra de son accessibilité. Si ces taxis restent réservés à une élite, ils perdront leur légitimité publique. Les promoteurs évoquent un futur service « économiquement accessible », mais cela dépendra des subventions, du volume de passagers et de la maturité technologique. À court terme, ils serviront surtout aux urgences médicales, aux déplacements professionnels et aux liaisons stratégiques.




Enfin, ce projet reflète une vision plus large : celle d’une ville intelligente, capable d’exploiter l’espace vertical pour désengorger le sol. Dans un pays confronté à une congestion chronique et à des contraintes géographiques fortes, cette solution n’est pas un gadget, mais une tentative sérieuse d’optimisation territoriale.


Les taxis volants ne relèvent plus de la science-fiction. À Tel-Aviv, ils s’inscrivent dans une démarche encadrée, expérimentale et prudente. Leur crédibilité repose sur trois piliers : une régulation stricte, une technologie mature et une intégration sociale progressive. 


S’ils respectent ces conditions, ils pourraient devenir, à moyen terme, un complément réel aux transports traditionnels. Dans le cas contraire, ils resteront un symbole coûteux d’innovation mal maîtrisée. L’enjeu, désormais, est de transformer l’audace technologique en service public fiable.








Singapour / Israël : une nouvelle génération de drônes. JBCH N° 2602 - 846


La prochaine génération de drones : 

un projet israélo-singapourien veut changer la donne



Il a l’allure d’un hybride entre un avion et un dauphin, se passe de piste et promet de transporter des charges lourdes sur de longues distances. Baptisé DrN-600, ce nouveau drone autonome est le fruit d’une collaboration entre le géant singapourien ST Engineering et la start-up israélienne Air. 


L'arrivée de Cargos - Drônes est  déjà en route, Présenté comme un tournant dans le domaine de la livraison aérienne autonome, l’appareil sera dévoilé au Salon aéronautique de Singapour, qui ouvre ses portes mardi.



Entièrement électrique, le DrN-600 appartient à la catégorie des drones à décollage et atterrissage verticaux (eVTOL). Avec une envergure de huit mètres et un poids maximal au décollage de 600 kg, il peut emporter jusqu’à 100 kg de charge utile, une capacité encore rare sur le marché civil. Alimenté par des batteries lithium-polymère, il affiche une autonomie maximale de 120 kilomètres, bien supérieure à celle de nombreux concurrents.





Le drone fonctionne au sein du système UAS DroNet, qui comprend une station de contrôle au sol, des systèmes de communication sécurisés et une supervision humaine. Il peut voler en totale autonomie, selon un plan de vol préprogrammé, ou être piloté à distance. 


Surtout, il a été conçu dès l’origine pour répondre aux normes de l’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA), une exigence clé pour accéder aux futurs appels d’offres en Europe.


Fondée en 2018 par Rani Plaut, Chen Rozen et Netanel Goldberg, la société Air emploie aujourd’hui une cinquantaine de personnes à Kfar Yona, en Israël, et dispose de sites d’essais en Israël et aux États-Unis. Pour son cofondateur et PDG, Rani Plaut, l’enjeu est clair :

« Le marché européen façonne l’avenir de l’aviation. Cette collaboration nous permettra de proposer des solutions de fret autonome réellement opérationnelles et d’établir de nouveaux standards pour l’industrie. »


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Le projet s’inscrit dans un contexte de forte expansion du marché des drones cargo, aujourd’hui largement dominé par les acteurs chinois. La majorité des drones commerciaux transportent quelques kilogrammes à une quarantaine de kilos. Certains modèles agricoles atteignent les 100 kg, mais au prix d’une autonomie très réduite. À titre de comparaison, un drone cargo récemment lancé par DJI peut transporter 100 kg sur seulement 12 kilomètres. Le DrN-600 entend combiner charge élevée et rayon d’action étendu, un équilibre encore rare.






Les essais en vol du DrN-600 doivent débuter au deuxième trimestre 2026, tandis que le lancement commercial est envisagé pour 2028. Les usages visés sont multiples : livraison de fournitures critiques, desserte d’îles, de zones montagneuses ou de régions dépourvues d’infrastructures routières ou aéroportuaires.


Partenaire du projet, ST Engineering, acteur majeur de l’aéronautique et de la défense, travaille depuis 2018 sur les drones autonomes. Le groupe a déjà mené des projets de livraison alimentaire à Singapour et de ravitaillement de navires en mer. La technologie du DrN-600 repose notamment sur celle de l’Air One, un avion électrique biplace à décollage vertical développé par Air, ainsi que sur un avion cargo électrique autonome destiné aux liaisons courtes et moyennes distances.





Parallèlement, Air avance sur le terrain réglementaire. L’entreprise est engagée dans des processus de certification aux États-Unis, bénéficie déjà d’une homologation de la FAA et collabore avec le programme Agility Prime de l’US Air Force. Elle a démontré des vols cargo au-delà de la ligne de vue de l’opérateur, livré ses premiers drones et prévoit d’en fournir une vingtaine cette année. À terme, la société ambitionne de produire jusqu’à 3 000 Air One, proposés à environ 200 000 dollars l’unité.





Avec le DrN-600, ses concepteurs espèrent désormais franchir une nouvelle étape : faire du drone cargo lourd et autonome un outil industriel crédible, capable de rivaliser avec les géants asiatiques et de s’imposer sur les marchés occidentaux les plus réglementés.


Le Drone Cargo







Le Projet Mizpe Ramon. JBCH N° 2602 - 845

 Qui l'eût cru, en 1974, l'Agence Juive avait projeté de m'affecter à un poste de développement économique pour la région entourant la ville de Mizpe Ramon ...  


Mais habiter dans un Algeco,avec une température de 50 degrés n'était pas une sinécure ... divers éléments dont le décès de mon correspondant Claude Aziot sur une route à l'entrée d'Eilat avait différé mon projet ... et mon destin... 





Le projet Mitzpe Ramon (aussi appelée Mitzpe Ramon ou Mizpe Ramon), situé dans le désert du Néguev en Israël, incarne une ambition stratégique majeure pour le pays au XXIe siècle : devenir un acteur incontournable de l’économie spatiale civile et de l’innovation deep-tech. Piloté par la société Creation-Space, ce campus « Space City » marque le passage de la phase conceptuelle à l’opérationnelle, annoncé fin janvier 2026 lors d’un événement en présence du ministre de l’Économie Nir Barkat, de la ministre de l’Innovation Gila Gamliel et du maire Elia Winter.




Ce développement s’inscrit dans une vision où Israël exploite ses atouts uniques – excellence technologique, écosystème start-up (« Startup Nation ») et géographie extrême – pour se positionner dans la nouvelle course spatiale : exploration lunaire et martienne, économie spatiale (New Space), et technologies duales (dual-use) applicables sur Terre et dans l’espace.




Le campus de Mitzpe Ramon : un hub pour l’extrême et l’innovation spatiale. Mitzpe Ramon, isolée et entourée du cratère Ramon (qui ressemble fortement au paysage martien ou lunaire), offre un « terrain naturel » idéal pour simuler les conditions extrêmes de l’espace : poussière fine, radiations simulées, températures extrêmes, isolement. Le site est déjà utilisé depuis des années via des projets comme D-MARS (Desert Mars Analog Ramon Station).





Le campus inclura : Laboratoires de simulation martienne et lunaire.de Salles de contrôle pour missions spatiales. des Infrastructures de robotique, agritech et préparation aux lancements. des Espaces académiques et un centre de conférences international pour attirer chercheurs et étudiants du monde entier.




L’approche repose sur les technologies à double valeur (dual-value) : solutions développées pour des marchés terrestres (agriculture en zone aride, robotique autonome, IA pour environnements hostiles) mais adaptables aux missions spatiales futures (bases lunaires, colonisation de Mars). Cela réduit les coûts, accélère la commercialisation et attire investisseurs.





Le projet bénéficie d’un investissement majeur (environ 100 millions de shekels, soit ~25-30 M€), financé par : Autorité israélienne pour l’innovation. Agence spatiale israélienne (Israel Space Agency). Ministère de l’Économie et de l’Industrie. Partenaires philanthropiques et privés : Jewish National Fund USA (JNF-USA), fondation Miraz (ou Mirage), CreationsVC, etc.




Alliance avec NVIDIA : l’IA au cœur de l’espace  NVIDIA, géant de l’IA et des GPU, est partenaire technologique clé. Il fournit consultation professionnelle et intègre ses outils (via le programme Inception) dans l’accélérateur EXPAND de Creation-Space. Le troisième cycle d’EXPAND (lancé fin 2025) cible les start-ups en IA, robotique et systèmes autonomes, avec un engagement annuel de 3 millions de dollars via CreationsVC.





NVIDIA apporte son expertise en calcul haute performance, essentiel pour : des Simulations spatiales complexes. un traitement de données massives (satellites, rovers). une  IA embarquée pour missions autonomes.

Un point mentionné dans des discussions : des projets exploratoires sur des data centers lunaires ou en orbite, où l’IA de NVIDIA pourrait optimiser l’énergie et le calcul en environnement spatial extrême.

Le quantique : complémentarité émergente Bien que le projet Creation-Space ne mentionne pas explicitement le quantique comme pilier central, Israël est leader mondial dans ce domaine (avec des acteurs comme Quantum Machines, qui collabore avec NVIDIA sur NVLink pour le calcul hybride quantique-classique). 



Le campus deep-tech de Mitzpe Ramon, orienté robotique, simulation et IA, pourrait intégrer le quantique pour :

 L' Optimisation de trajectoires spatiales ultra-précises. La  Cryptographie quantique pour communications sécurisées spatiales. LesSimulations moléculaires pour matériaux spatiaux (résistants aux radiations).




L’alliance NVIDIA ouvre la porte à des hybrides quantique-AI (comme DGX Quantum), renforçant la compétitivité israélienne dans le spatial quantique-enabled.

Pourquoi indispensable au XXIe siècle ? : Dans un monde où l’espace devient un domaine économique (prévisions : marché >1 000 milliards $ d’ici 2040), Israël doit sécuriser sa place : Indépendance stratégique : Moins dépendant des grandes puissances (USA, Chine, Europe) pour l’accès à l’espace. un Leadership technologique :



 Capitaliser sur IA (NVIDIA), quantique et dual-use pour exporter et créer emplois qualifiés dans le Néguev (renforcer la périphérie). Une Résilience nationale : Technologies duales profitent à la défense, agriculture désertique, cybersécurité. Un Positionnement global : Attirer talents et investissements internationaux, via un « laboratoire de terrain » unique.







Comme l’a dit Dr. Roy Naor (PDG et cofondateur de Creation-Space, planétologue formé à la NASA) : le modèle transforme idées en produits rapides, attire capitaux et emplois, et positionne Israël comme porte d’entrée vers l’espace.


Ce projet transforme Mitzpe Ramon en « ville de l’espace » – un symbole de l’ambition israélienne à conquérir non seulement le désert, mais les étoiles.


Je n'aurai jamais cru en 1974 que Mizpe Ramon habiterait un des plus luxueux hotel du monde, le "Béréchit", et la station de départ pour faire qu'Israël soit un des leaders de la recherche spatiale et plus !