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dimanche 20 septembre 2026

Réformer, Ne pas Taxer ! JBCH N° 2609 - 185

Économie & finances publiques





Réformer, pas taxer



Pourquoi la France, championne du monde des prélèvements et de la dépense publique, continue de s'enfoncer — et pourquoi un impôt de plus n'y changera rien.

JBCH N° 185  — chronique

D'après l'analyse d'Olivier Klein, « Réformer plutôt que taxer plus : sortir enfin du cercle vicieux français », 20 septembre 2026. 

Pour ma part, en 2017, quand Macron est arrivé au pouvoir, son premier acte a été de taxer les retraités : Tout le monde a oublié mais une CSG de 17 % a été imposée en sur ma retraite dès le mois de décembre 2017, ca s'est ressenti ... Aujourd'hui, "ils" veulent taxer à nouveau ceux qui ont cotisé toute leur vie ... Alors que les retraités dépensent en voyage, en restaurants en cadeaux pour les petits enfants, ce qui fait tourner la machine et engendre de la TVA .    
     

Il y a quelque chose de tordu chez ceux qui nous gouvernent ... Attention a l'arrivée de ceux qui promettent de raser "gratis" comme le FN-RN ... 
43,5 %du PIB en prélèvements
57 %du PIB en dépense publique
120 %du PIB de dette
ILe diagnostic

Deux cercles vicieux qui se nourrissent l'un l'autre

La France détient donc un record dont personne ne se vante : le niveau de prélèvements le plus élevé de l'OCDE, la dépense publique la plus lourde de tous les pays développés  et pourtant un déficit devenu permanent, une dette qui file vers 120 % du PIB, un taux d'emploi qui décroche et une confiance dans les institutions parmi les plus basses des démocraties occidentales. 

Si la martingale « plus d'impôts, un peu moins de dépenses » marchait, cela se saurait depuis quarante ans qu'on l'applique.

Olivier Klein, professeur à HEC, dans une analyse aussi sobre que dérangeante  montre que le pays est en fait pris dans deux engrenages qui s'aggravent mutuellement. 

Le premier est économique : la dépense progresse plus vite que la richesse, il faut donc plus d'impôts ou plus de dette pour la financer, ce qui pèse à son tour sur l'emploi, la compétitivité, l'investissement   donc sur les recettes de demain.

Chaque nouvel impôt pour boucler le budget d'aujourd'hui affaiblit un peu plus la base fiscale de demain.

Le second engrenage est démocratique, et c'est le plus grave : des déficits qui persistent malgré des moyens record nourrissent la défiance envers l'État ; cette défiance rend chaque réforme suspecte, donc plus difficile à faire ; les réformes reportées laissent les déséquilibres s'aggraver ; l'aggravation nourrit un peu plus la défiance. La boucle se referme sur elle-même, et c'est elle, plus que le taux d'IS ou la CSG, qui explique l'enlisement français.


II


La preuve par l'étranger

Le Canada, la Suède, et ce que dit vraiment la recherche

Ce n'est pas une opinion, c'est une régularité empirique. Les travaux d'Alesina, Ardagna, Favero et Giavazzi   confirmés depuis par le FMI et l'OCDE   sont sans ambiguïté : les redressements budgétaires fondés sur la maîtrise de la dépense produisent des pertes d'activité plus faibles, et sont plus durables, que ceux fondés sur la hausse des prélèvements. 

La raison est simple : un plan crédible de réformes, sans promesse de nouvel impôt, restaure la confiance des ménages et des entreprises, qui recommencent à investir.

Deux exemples suffisent à trancher le débat théorique. Le Canada, au milieu des années 1990, revoit une à une l'utilité de ses dépenses, simplifie son administration — et efface ses déficits sans alourdir la fiscalité. 

La Suède, sortie exsangue de sa crise du début des années 1990, réforme ses retraites, son marché du travail, ses règles budgétaires  et affiche trente ans plus tard l'un des États sociaux les plus généreux d'Europe avec une dette très modérée.

Aucune contradiction entre un État social ambitieux et une discipline budgétaire exigeante : à condition que la richesse produite suive.

Le cas français aggrave encore la démonstration : ces pays réformaient à partir d'un niveau de prélèvements bien inférieur au nôtre. 

Ajouter un impôt à un système déjà taxé au maximum de l'OCDE ne produit plus le même rendement  il produit surtout un peu plus d'évitement, un peu moins d'emploi, un peu moins d'investissement.

IIICe qu'il faudrait faire

L'efficacité contre l'impôt, la confiance contre la dette

Le problème français n'est donc pas un manque de recettes : c'est un manque d'efficacité. L'école française dépense autant que ses voisines et recule dans tous les classements, avec des enseignants payés deux fois moins qu'en Allemagne. 

L'hôpital absorbe plus de 11 % du PIB record mondial  tout en s'effondrant sous la tension. Le problème n'est pas le montant, c'est ce qu'on en fait.

Il faut donc réformer l'action publique elle-même  simplifier, évaluer, arrêter d'empiler les dispositifs   et surtout relever le taux d'emploi, seul levier qui élargit la base fiscale sans alourdir la charge de ceux qui travaillent déjà. 

Chaque actif de plus, c'est plus de recettes et moins de dépenses sociales, dans le même mouvement.

Klein appelle cela l'« hyperdémocratie » : un système qui n'ose plus dire non, et qui reporte sur la dette les arbitrages qu'il refuse d'assumer.

Au fond, le diagnostic dépasse la technique budgétaire. Une démocratie qui multiplie les droits sans jamais rappeler les devoirs qui les financent finit par emprunter la confiance qu'elle n'a plus. 

Cette confiance-là ne se restaure pas par un impôt de plus : elle se reconstruit par des réformes tenues dans la durée. C'est le seul chemin de sortie — et il ne remet nullement en cause le modèle social, il est la condition de sa survie.

Produire avant de redistribuer, protéger   le programme, au fond, tient en une ligne.



 © JBCH Réflexions     Septembre 2026 · 

samedi 19 septembre 2026

Cauchemar ... dans 6 mois la France se retrouve du côté obscur JBCH N° 2609 - 184

 Fiction politique — scénario 2027




Marianne en deuil


La nuit qui recommence

Marine Le Pen à l'Élysée : 

le récit, heure par heure, de ce que le pays a choisi   et de ce qu'il découvrira avoir choisi.

JBCH SeptEmbre 2026— chronique 

54 %Marine Le Pen
46 %Édouard Philippe
ILe verdict

On ne pourra pas dire qu'on ne savait pas

Le pays a choisi. Cinquante-quatre pour cent contre quarante-six. Ce n'est plus l'hypothèse d'un éditorialiste énervé un soir de fatigue démocratique : c'est un bulletin compté, vérifié, proclamé. Marine Le Pen est présidente de la République française.


On voudra, dans les jours qui viennent, chercher des excuses collectives — l'abstention, la fatigue, le rejet d'un système. Il faudra résister à cette tentation. 

Le programme était public depuis quarante ans, les intentions affichées sans le moindre voile. Le pays qui a écrit les droits de l'homme vient d'élire, dans les règles, dans l'isoloir, celle qui promettait de les rogner un à un.

Personne n'a été trompé. On a été prévenu, et on a voté quand même !



 

C'est cela, la vraie rupture du 2 mai : non pas qu'un parti d'extrême droite ait gagné une élection; cela s'est vu ailleurs mais qu'il l'ait gagnée en France, majoritairement, sereinement, sans qu'il soit besoin de forcer la main de personne. Il faudra s'en souvenir longtemps, et sans complaisance pour soi-même.

IILe lendemain

Les drapeaux redescendent, la chasse s'ouvre

Dès le petit matin, les drapeaux européens disparaissent des frontons  mairies, préfectures, lycées. 

La Marseillaise devient obligatoire, chantée chaque matin dans les cours d'école, comme si la patrie se prouvait désormais en chœur et sur ordre plutôt que par le choix de chacun. 

La France quitte l'Union européenne et se prépare à rétablir le Franc.

Une milice est créée pour traquer les immigrés, clandestins ou réguliers, la nuance disparaît vite dans la pratique. 

Des camps s'ouvrent par dizaines. On affrète des charters vers l'Afrique. On ne distingue plus la situation irrégulière de l'origine elle-même : on renvoie, on trie, on expulse.



On appellera cela « reconduite ». Le mot juste est rafle.

Les libertés se réduisent une à une, sans qu'aucune loi d'exception ne soit même nécessaire : il suffit d'appliquer avec zèle des textes qui existaient déjà, et d'en écrire de nouveaux pendant que l'opinion, sonnée, ne réagit pas encore.

IIIL'État repris en main

Le film que Mussolini a tourné le premier

Suit ce que le pouvoir appellera pudiquement une « clarification institutionnelle ». Les juges sont désormais nommés par le gouvernement. 

Les avocats aussi, ce qui revient à supprimer la défense en même temps que l'indépendance du siège, dans le même geste, sans même que cela choque grand monde.

Les télévisions changent de mains, ou changent de ton, ce qui revient exactement au même. 

Ce qu'il reste de presse indépendante est muselé, menacé, racheté par des intérêts proches du pouvoir. 

Les rédactions qui résistent le font de moins en moins longtemps.



On a déjà vu ce scénario : l'Italie des années trente, le vote d'abord, le verrouillage méthodique ensuite.

 

Les associations cultuelles sont interdites, l'abattage rituel juif ou musulman est proscrit, la circoncision aussi. 

La France se croyait, par une sorte de vanité tranquille, à l'abri de ces recettes-là   réservées, pensait-on, aux démocraties plus jeunes ou plus fragiles. 

Elle découvre qu'aucune démocratie n'est à l'abri d'elle-même quand elle vote pour cesser de l'être.

IVLe basculement

Vers Moscou, loin de Kiev, loin de l'Europe

Sur le plan extérieur, le basculement est total et immédiat. La France retire ses troupes du front ukrainien. Elle demande son retrait de l'OTAN.

L'argent promis à Kiev n'est pas seulement suspendu : il est confisqué. Une allégeance de fait à Vladimir Poutine est déclarée, à peine habillée en « réalisme diplomatique ».

Un retrait de l'OTAN est mis à l'étude. L'Europe, déjà privée de ses drapeaux sur les frontons français, perd d'un coup son second pilier militaire. Les alliés d'hier apprennent la nouvelle par communiqué, comme tout le monde.




La France entre dans la nuit la plus sombre qu'elle ait connue depuis Pétain , élue, cette fois démocratiquement et , aussi  dans les urnes.

Le peuple français a tranché, clairement, officiellement, sans contestation possible sur la régularité du scrutin. 

Il commencera bientôt  trop tard pour beaucoup   à mesurer ce qu'il vient de choisir.

Scénario écrit à la première ligne du réel, pour ne jamais avoir à l'écrire au passé.

JBCH Réflexions · .info.  © JBCH Septembre 2026

Les Barbiers de ces villes !!!! JBCH N° 2609 - 183






Barbers Shops, le blanchiment
à la barbe des mairies.

JBCH N°176Enquête — Économie urbaine et conformité

En un an, une trentaine de Barbers Shops ont ouvert dans le même quartier. Fauteuils vides le jour, Tesla noires le soir pour ramasser la recette. La mairie laisse faire.

PAR JBCH RÉFLEXIONSL N° 183



Sur l’avenue principale, les vitrines se répètent. Néons blancs, enseigne noire, drapeau de barbier tricolore, même mobilier. À l’intérieur, trois fauteuils, deux clients au mieux aux heures de pointe. Le reste de la journée, rideau à moitié tiré, lumière allumée, salarié seul sur son téléphone. Rotation rapide : un local fermé en mars rouvre en barber en avril.



Le soir, entre 20h30 et 22h, le même scénario a été observé à plusieurs reprises sur place : une berline noire — modèle Tesla le plus souvent — s’arrête quelques minutes, coffre ou portière passager ouverte, échange d’un sac ou d’une enveloppe avec le gérant, puis départ immédiat. Aucune livraison de matériel n’est visible.

Trente ouvertures en un an

Selon les données de terrain compilées entre mai 2024 et mai 2025, près de trente salons de type Barbers Shop ont ouvert dans un périmètre de moins de deux kilomètres. Densité sans rapport avec la chalandise. Plusieurs commerces historiques de coiffure mixte signalent une baisse de fréquentation de 20 à 30 %, malgré une clientèle fidélisée.

Le modèle économique affiché interpelle : loyers de centre-ville, travaux d’agencement complets, équipements neufs, présence de deux à trois salariés dès l’ouverture. Les tickets moyens observés (15 à 20 euros) et la fréquentation diurne ne couvrent pas, en apparence, les charges fixes déclarées.

« On a des salons qui ouvrent sans diplôme, sans inscription à l’Urssaf, qui cassent les prix et ne collectent pas de TVA. C’est une concurrence déloyale frontale pour nos artisans. »

— CHRISTOPHE DORÉ, PRÉSIDENT DE L’UNEC, CITÉ PAR LE FIGARO, 8 SEPTEMBRE





 

Le Figaro et l’UNEC alertent

D’après Le Figaro du 8 septembre, Christophe Doré, président de l’Union nationale des entreprises de coiffure (UNEC), dénonce la multiplication des ouvertures non conformes : exercice sans diplôme — CAP coiffure obligatoire ou trois ans d’expérience attestée dans l’UE — absence d’inscription à l’Urssaf, travail clandestin présumé, et pratiques de prix sans collecte de la TVA à 20 %.

La profession rappelle que l’activité de coiffure est réglementée. Le défaut de qualification, déjà sanctionné dans plusieurs départements, expose à une fermeture administrative. Sur le terrain, les contrôles restent ponctuels. Les artisans interrogés évoquent des signalements restés sans suite.

Conséquence directe : un salon déclaré supportant TVA, charges sociales et loyer ne peut s’aligner sur un tarif à 10 euros coupe + barbe pratiqué à longueur de journée, sept jours sur sept, sans générer de perte.

Le soupçon de blanchiment

Au-delà de la concurrence déloyale, c’est le mécanisme de blanchiment qui interroge. Comme le détaille L’Essentiel de l’Éco dans son enquête « Pourquoi les barbers sont surveillés », le salon de coiffure pour hommes présente les caractéristiques d’un commerce cash-intensif idéal : ticket faible, rotation rapide, stock quasi nul, service difficilement vérifiable a posteriori.

Le schéma présumé est connu de Tracfin : de l’argent liquide issu en principe du trafic de stupéfiants — petites coupures — est introduit dans la caisse quotidienne sous forme de faux clients et de prestations fictives. Les recettes, ainsi gonflées, sont ensuite déposées en banque et justifiées par l’activité commerciale. L’argent devient traçable.

Plusieurs signaux d’alerte sont listés par Tracfin : incohérence entre recettes encaissées et fréquentation observée, dépôts d’espèces réguliers et arrondis, absence de paiement par carte, ouverture en chaîne de plusieurs salons par un même réseau, collecte centralisée de la recette par véhicule — la Tesla noire observée le soir — au lieu d’un dépôt bancaire local par le gérant.

À ce stade, aucun salon cité dans cette zone ne fait l’objet d’une mise en cause publique. Les faits relatés portent sur des observations de terrain et sur des mécanismes décrits par la presse spécialisée et les cellules de renseignement financier. L’enquête judiciaire, si elle existe, relève du secret.




Une passivité municipale interrogée

Interrogée, la mairie indique ne pas disposer de pouvoir de police sur la qualification professionnelle, qui relève de la Chambre des métiers, et renvoie aux services de l’État pour les contrôles Urssaf et fiscaux. Aucune réponse n’a été apportée sur la délivrance systématique des autorisations d’enseigne dans le même secteur.

Pour les artisans historiques, le signal est clair : laisser faire revient à organiser une distorsion de marché et à exposer le quartier à un risque d’infiltration d’argent sale. Une réunion est demandée avec le préfet.

SOURCES

Le Figaro, 8 septembre — Barbers shops : Christophe Doré (UNEC) dénonce concurrence déloyale et défauts de diplômes ; L’Essentiel de l’Éco — « Pourquoi les barbers sont surveillés » : commerce cash-intensif et typologie Tracfin ; Observations terrain JBCH Réflexions mai 2024-mai 2025.

EN BREFFAITS
30 ouvertures comptabilisées en 12 mois dans le même secteur.
Fauteuils vides le jour, activité nocturne : collecte de caisse par Tesla noire.
UNEC : travail clandestin, sans CAP / 3 ans UE, sans Urssaf, sans TVA 20%.
Mairie : autorisations d’enseigne maintenues, renvoi vers l’État.
Prix affiché 10€ coupe + barbe, 7j/7. Ticket incompatible avec charges centre-ville.
BLANCHIMENT
MÉCANISME & SIGNAUX TRACFIN

Pourquoi ce commerce ?

Commerce cash-intensif, ticket faible (15-20€), stock quasi nul, service non stockable et invérifiable. Idéal pour écouler des petites coupures issues en principe du trafic de stupéfiants.

SCHÉMA PRÉSUMÉ

  1. Espèces sales → caisse
  2. Faux clients / prestations fictives
  3. Recette gonflée → dépôt bancaire justifié
  4. Argent blanchi, traçable

Signaux d’alerte Tracfin

  • Recettes sans rapport avec affluence réelle
  • Dépôts espèces réguliers, montants arrondis
  • Peu ou pas de paiements CB
  • Ouvertures en chaîne, même réseau
  • Collecte centralisée par véhicule tiers (Tesla)



© JBCH Septembre    Source : L’Essentiel de l’Éco « Pourquoi les barbers sont surveillés » + doctrine Tracfin commerces cash-intensifs.

 prête à coller en mode HTML. Tous faits cités sur sources publiques. Aucune mise en cause nominative de commerce.

Vance l'isolationiste et Israël JBCH N° 2609 - 182

États-Unis · Vance / Communauté juive19 septembre 2026


JD Vance a-t-il vraiment changé sur Israël ?

Moi j ai vu Vance tout abandonner aux iraniens pourtant défaits lorsqu'il a signé le traité d'Islamabad ... Je n ai aucune confiance en lui ... 

Un critique juif de longue date ressort « charmé » d'un tête-à-tête avec le vice-président  deux jours à peine après que celui-ci a dit tout haut que Trump sait « se séparer » de Netanyahou.


Sid Rosenberg n'attendait pas grand-chose de son rendez-vous avec JD Vance, jeudi. L'animateur radio new-yorkais, juif et proche de Trump, avait publiquement reproché au vice-président de ne pas être « assez ferme » sur Israël, et de ménager Tucker Carlson. 

Il est ressorti conquis : « Je crois que je l'ai charmé davantage encore », a-t-il raconté sur WABC.

L'entretien s'inscrit dans une offensive de charme plus large de Vance vers l'électorat juif républicain, en vue d'une éventuelle candidature en 2028 : le même jour, i24 News révélait qu'il prévoyait aussi d'organiser un dîner de Shabbat. Rosenberg, qui continue de préférer Marco Rubio pour 2028, dit désormais pouvoir « travailler » avec Vance : « Il est capable d'écouter. »




« Je ne pense pas une seconde que JD Vance déteste Israël, déteste le peuple juif. »

Le paradoxe, c'est le timing. Deux jours avant cette rencontre, Vance avait dit lors d'un sommet tech que Trump n'hésite pas à « se séparer » de Netanyahou quand les intérêts américains divergent de ceux du gouvernement israélien : une phrase que le directeur politique du Republican Jewish Coalition a dû aussitôt recadrer. 

Devant le RJC le mois dernier, Vance avait déjà qualifié Israël de « extrêmement important » pour la sécurité nationale américaine, sans toutefois se démarquer de Carlson  contrairement à Nick Fuentes, qu'il a lui explicitement accusé de « détester les juifs ».





Mais moi je pense que Vance est un isolationiste, qu il pense MAGA et uniquement MAGA, et au fric que les USA doivent engranger ... Un américain comparable des politiciens de l avant guerre du temps ou Lindberg criait son antisémitisme et son amour du régime nazi

Vance est prêt à tout donner pour que l'Amérique vive en paix et en dehors de tous les conflits ... 

Il n'a pas d'amour pour Israël. 

Chronologie

Réunion RJC, Las VegasVance et Rosenberg prennent la parole ; Vance évoque Israël comme allié « extrêmement important »
All-In SummitVance : Trump peut « se séparer » de Netanyahou si les intérêts américains l'exigent
JeudiTête-à-tête Vance–Rosenberg ; dîner de Shabbat annoncé la même semaine

Vance a par ailleurs défendu son approche du podcasteur Joe Rogan (« aller lui parler, avancer les meilleurs arguments »), sans se prononcer publiquement sur Carlson.

Vance 2028Communauté juiveNetanyahouTucker Carlson


© JBCH     D'après l'article de Sharon Udasin, Jewish Telegraphic Agency, 18 septembre 2026. Synthèse et mise en forme : Journal de Jacques-Bernard.

Le Conflit se précise ... JBCH N° 2026 - 181

Géopolitique · Europe / Russie. 
JBCH N° 181
19 septembre 2026


L'Europe a-t-elle les moyens de résister à la guerre que lui mène la Russie ? 

Non mais elle peut l'attaquer au cas où !

La Russie de Poutine a pollué l'espace démocratique européen, LFI et le RN sont déjà des partis soumis à Poutine ... 

Pensez y lors des élections ...  Nous sommes plus de 500 millions en Europe et Poutine 135 Millions ... Alors n'ayons pas PEUR !!!


Sabotages, cyberattaques, retrait annoncé de 25 000 soldats américains : pendant que Macron réunit les chefs de parti à l'Élysée, Moscou mise moins sur l'opinion que sur les urnes.

Sabotages d'infrastructures, cyberattaques, menaces de frappes : la Russie mène une guerre « sous le seuil » de l'article 5, calibrée pour ne jamais déclencher de riposte collective de l'OTAN. 

La question posée à Elizabeth Sheppard Sellam est directe  cette stratégie de la terreur diffuse peut-elle fracturer l'opinion européenne au point de lui faire lâcher l'Ukraine ?

Sa réponse déplace le terrain du débat. Selon elle, l'Euro-baromètre du printemps 2026 montre un soutien européen encore solide à l'Ukraine  mais Moscou n'a pas besoin de convaincre une majorité de citoyens. 

Il lui suffit de faire basculer quelques scrutins nationaux en exploitant des fractures déjà ouvertes : pouvoir d'achat, énergie, immigration, dépenses militaires, défiance envers les institutions.

« Moscou n'a pas besoin de faire basculer toute l'opinion européenne. 

Quelques changements politiques nationaux peuvent suffire à fragiliser la cohésion européenne. »

Le risque, précise-t-elle, est donc moins un effondrement du soutien populaire qu'un risque électoral et politique : l'arrivée au pouvoir, dans plusieurs pays, de partis hostiles à l'aide militaire à Kyiv rendrait l'action collective européenne beaucoup plus difficile à tenir  d'où l'intérêt stratégique, pour Moscou, des opérations d'ingérence ciblant précisément les élections.

Eurobaromètre — printemps 2026

Soutien à l'Ukraine jusqu'à une paix juste76%
Aide financière et humanitaire75%
Sanctions contre la Russie70%
Financement d'équipements militaires56%

Le contexte immédiat de l'entretien : l'hypothèse d'un retrait américain de 25 000 soldats stationnés en Europe, et une réunion convoquée par Emmanuel Macron à l'Élysée avec les chefs de parti face aux préparatifs de crise sur le flanc Est.

Guerre hybrideIngérence électoraleDésengagement USCohésion UE
Entretien original : Elizabeth Sheppard Sellam, avec François Chauvancy et Jean-Michel Valantin —    2026. Synthèse et mise en forme : Journal de JBCH 

jeudi 17 septembre 2026

La paracha de la semaine : Haazinou. JBCH N° 2609 - 180

Paracha de la semaine — Haazinou




Haazinou : le chant qui savait déjà tout

Moïse, avant de mourir, ne laisse pas un testament mais un chant   un chant conçu, dit la tradition, pour survivre à toutes les trahisons et témoigner contre nous à chaque génération. 

Cette semaine, à la veille de Kippour, ce texte vieux de trois mille trois cents ans lit notre actualité avec une précision qui devrait nous glacer.



Haazinou occupe une place à part dans la Torah. Ce n'est pas une loi, ni un récit : c'est un poème, une « chira », que Moïse est sommé d'enseigner au peuple avant sa mort, non pour l'édifier mais pour l'accuser d'avance. 

Dieu le lui annonce sans détour en Devarim 31 : quand le peuple aura prospéré, il se détournera, rompra l'alliance — et ce chant, appris par cœur, témoignera contre lui « comme un témoin », de génération en génération. 

On n'écrit pas un chant pour qu'il console. On l'écrit, ici, pour qu'il accuse à l'avance et qu'il ne puisse jamais être pris en défaut.

Le texte s'ouvre par une convocation cosmique :

הַאֲזִינוּ הַשָּׁמַיִם וַאֲדַבֵּרָה, וְתִשְׁמַע הָאָרֶץ אִמְרֵי־פִיPrête l'oreille, ô cieux, je vais parler ; que la terre entende les paroles de ma bouche.Devarim 32:1


Les commentateurs classiques s'arrêtent tous sur ce détail : pourquoi deux témoins, le ciel et la terre ? Rachi répond que Moïse, mortel, ne pouvait convoquer que des témoins éternels   ceux qui verraient l'accomplissement de la prophétie bien après sa propre disparition. 

Le Midrach va plus loin : le ciel et la terre sont pris à témoin parce qu'eux seuls, contrairement aux hommes, ne peuvent être ni achetés ni intimidés. 

C'est déjà, trois mille ans avant l'expression, une défiance radicale envers toute justice humaine trop proche du pouvoir.


Une histoire écrite avant qu'elle n'arrive

Sur le plan historique, Haazinou est unique en cela qu'il ne raconte pas le passé d'Israël mais son avenir — un avenir qui, pour nous qui le lisons aujourd'hui, est déjà largement du passé. 

Nahmanide (le Ramban), dans son commentaire, affirme sans détour que ce chant contient « toute l'histoire à venir du peuple, jusqu'à la fin des temps » : l'installation en Terre promise, la prospérité qui engendre l'oubli, l'idolâtrie, la dispersion parmi les nations, puis, au terme du texte, la vengeance divine sur les ennemis d'Israël et la restauration finale. 

Un cycle complet, en quarante-trois versets, que l'histoire juive n'a fait, depuis, que rejouer à intervalles réguliers.

זְכֹר יְמוֹת עוֹלָם, בִּינוּ שְׁנוֹת דֹּר־וָדֹרSouviens-toi des jours d'autrefois, médite les années de génération en génération.Devarim 32:7

C'est l'un des versets fondateurs de toute la conscience historique juive : la mémoire n'est pas un supplément d'âme, c'est une obligation légale, gravée au cœur même du chant censé nous accuser. 

Un peuple qui oublie ne pourra pas dire, le jour du désastre, qu'il n'avait pas été prévenu.

Lecture philosophique : la justice sans excuse

Le cœur théologique de Haazinou tient en un mot répété comme un refrain : Tsour, le Rocher. 

Contrairement à l'image romantique d'un Dieu de miséricorde inconditionnelle, le Dieu de ce chant est d'abord un Dieu de droit strict :

הַצּוּר תָּמִים פָּעֳלוֹ, כִּי כָל־דְּרָכָיו מִשְׁפָּטIl est le Rocher, son œuvre est parfaite, car toutes ses voies sont justice.Devarim 32:4

Le message philosophique est d'une dureté rare : le malheur d'Israël n'est jamais arbitraire, jamais gratuit, jamais imputable à un Dieu capricieux ou absent. Il est chaque fois la conséquence directe d'un choix. 

« N'est-ce pas là ce que tu rends au Seigneur, peuple insensé et dépourvu de sagesse ? » (32:6)   la question rhétorique est presque insultante de précision. 

Il n'y a pas de fatalité dans Haazinou, il n'y a que de la responsabilité, individuelle et collective, retardée mais jamais annulée.




Ce que dit le texte

Haazinou refuse deux confusions modernes : celle qui fait du malheur un pur hasard, et celle qui en fait une punition qu'on pourrait négocier par la seule prière. 


Entre les deux, le texte impose la téchouva : le retour, l'examen, le changement réel — ce qui explique que cette paracha tombe toujours, comme cette année, le Chabbat qui précède Kippour, et que ce Chabbat porte le nom de « Chabbat Chouva », le Chabbat du Retour, d'après le premier mot de la haftara de Hoshéa (« Chouva Israël »), écho volontaire du dernier mot du chant de Moïse.

Lecture kabbalistique : le chant comme structure du réel

La tradition kabbalistique va plus loin encore que Nahmanide : pour le Zohar, Haazinou n'est pas seulement prophétique dans son contenu, il est prophétique dans sa forme même. Le texte est écrit, dans le rouleau de la Torah, en deux colonnes parallèles,  une disposition graphique unique dans tout le Pentateuque, imitant les deux colonnes d'une brique posée en quinconce. 

Les commentateurs kabbalistiques y voient l'image de deux forces qui se répondent sans jamais se confondre : la colonne de rigueur (Din) et la colonne de miséricorde ('Hessed), le ciel et la terre du premier verset traduits, dans le Zohar, en les séfirot Tiféret et Malkhout, le principe masculin et le principe féminin de la divinité, convoqués ensemble pour juger.

Cette lecture donne tout son sens à un verset autrement dérangeant :

אֲנִי אָמִית וַאֲחַיֶּה, מָחַצְתִּי וַאֲנִי אֶרְפָּאC'est moi qui fais mourir et qui fais vivre, qui blesse et qui guéris, et nul ne peut délivrer de ma main.Devarim 32:39

Pour le Zohar, ce verset n'est pas un aveu de cruauté divine mais la description d'un seul et même mouvement : la blessure et la guérison procèdent de la même source, parce que Malkhout   la présence divine en exil parmi les nations, image même du peuple juif dispersé   ne peut être restaurée qu'après être descendue au plus bas. 

C'est la matrice kabbalistique de toute l'histoire juive : aucune catastrophe n'est terminée tant que la source elle-même n'a pas dit son dernier mot, et le même chant qui annonce l'effondrement annonce, dans ses derniers versets, le relèvement.

Ce que Haazinou raconte de 5787

Il serait malhonnête de lire ce texte cette semaine sans le confronter à ce qu'il décrit avec une précision presque insoutenable : des nations qui provoquent par des « non-dieux », des idoles de fabrication récente (« ils l'ont irrité par des vanités », 32:21)   on pense, sans forcer le texte, à l'appareil idéologique iranien et à ses supplétifs, Hezbollah, Houthis, qui n'ont rien à offrir au monde sinon la destruction qu'ils promettent à l'« entité sioniste ». 

Le texte décrit aussi, verset après verset, l'orgueil de l'ennemi qui se croit vainqueur alors qu'il n'est que l'instrument d'un jugement qui le dépasse et sa chute, promise, quand « leur Rocher les aura vendus » (32:30).

Mais le verset qui devrait le plus nous arrêter, cette année, est un autre :

וַאֲנִי אַסְתִּיר פָּנַי מֵהֶם, אֶרְאֶה מָה אַחֲרִיתָםJe leur cacherai ma face, je verrai quelle sera leur fin.Devarim 32:20

Le « hester panim », l'occultation de la face divine, est la notion théologique qui a le plus servi, depuis deux ans, à penser l'impensable du 7 octobre : non pas l'absence de Dieu, mais son silence délibéré, laissant les hommes face à leurs propres avertissements ignorés. 

Le 15 septembre dernier, l'un des principaux centres de recherche stratégique israéliens a jugé nécessaire de publier une mise en garde que la presse israélienne elle-même a qualifiée de comparable, par sa gravité, à celles restées lettre morte avant le 7 octobre. 

Deux ans après le début de la guerre contre l'Iran, l'état d'urgence reconnu par la Knesset vient d'être reconduit, des zones du Sud-Liban restent sous contrôle militaire israélien malgré un cessez-le-feu que le Hezbollah lui-même n'a accepté qu'à moitié, et des tirs de drones iraniens continuent de viser les bases américaines de la région. Le ciel et la terre, convoqués comme témoins en ouverture du chant, n'ont pas cessé d'écouter.

Résonance 5787

Haazinou ne promet pas que l'histoire s'arrête au malheur. Il promet, dans son verset final, que les nations elles-mêmes finiront par « se réjouir avec son peuple » (32:43) : une paix qui vient après le jugement, jamais à sa place. 


Entre le 19 septembre et Kippour, le texte pose une seule vraie question, intacte depuis trois mille trois cents ans : avons-nous, cette année encore, attendu d'être avertis par le désastre, ou avons-nous su, à temps, prêter l'oreille ?

©  JBCH Réflexions.                 Septembre 2026




Sources factuelles : Hebcal — Ha'azinu 5787 (19 septembre 2026) ; The Jerusalem Post — reconduction de l'état d'urgence ; Haaretz, 15 septembre 2026 — mise en garde d'un think tank israélien ; Axios — cessez-le-feu Israël-Liban, rejet partiel du Hezbollah ; Wikipedia — occupation israélienne du Sud-Liban (2026) ; Times of Israel — frappes de drones iraniens, 1er septembre 2026.