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vendredi 25 septembre 2026

Macron : Derniere apparition internationale : un fiasco ! JBCH N° 2609 - 183

Diplomatie · Reconnaissance de la Palestine


JBCH Septembre 2026 - 183

RECONNAÎTRE UN MENSONGE NE LE REND PAS VRAI


L'Autorité de Ramallah n'a pas cessé ses pratiques contestées, y compris les allocations versées aux familles de terroristes.                        Et pourtant, la France a maintenu sa reconnaissance, comme si la promesse initiale suffisait à créer une réalité.

Les détracteurs y voient donc une reconnaissance fondée sur une promesse non tenue.

Un mensonge politique toléré parce qu'il sert un objectif diplomatique immédiat : s'inscrire dans un mouvement international, apparaître comme le champion de la solution à deux États, isoler un peu plus le gouvernement israélien, et satisfaire une partie de l'opinion publique et des partenaires arabes.

Le Quai d'Orsay a fourni le script. Le président l'a lu. La France a applaudi.

Ce n'est pas un terme juridique officiel. C'est une formule polémique pour dire qu'en diplomatie, on accepte parfois de passer sur les incohérences quand elles servent le récit que l'on veut défendre.

On reconnaît un État dont les institutions n'ont pas respecté les conditions qu'elles avaient elles-mêmes acceptées.

On fait comme si le simple fait de prononcer les mots « État de Palestine » créait les conditions de la paix, alors que rien, sur le terrain, n'a changé dans le sens promis.


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Pauvre France !

Une France qui croit encore, ou qui feint de croire à la parole de dirigeants qui n'ont jamais organisé d'élections libres depuis vingt ans, qui cohabitent avec des structures terroristes, et qui utilisent la diplomatie et l'argent des occidentaux comme un levier sans jamais livrer la contrepartie.

Une France qui transforme une reconnaissance unilatérale en acte de foi, puis s'étonne, un an plus tard, que les mêmes acteurs continuent de ne pas tenir leurs engagements.

Le discours d'hier n'était que la continuation de cette posture. Long. Ennuyeux. Plein de formules sur la « souveraineté » et le « spectacle qui nous fait honte ».

Mais toujours la même absence de lucidité : refuser de voir que certaines promesses n'ont jamais été destinées à être tenues, et que les reconnaître comme telles, c'est s'enfermer dans un mensonge diplomatique.

 Assassinat de Netanel Choukroun  un citoyen franco-israélien de 41 ans, père de 6 enfants abattu par un terroriste du Hamas le dimanche 20 septembre 2026, à la veille de la fête de Yom Kippour Macron ment !

Le seul vainqueur d'un mensonge diplomatique

n'est jamais la paix.







Chronique. Analyse et opinion — JBCH Réflexions.                      © JBCH N° 183

jeudi 24 septembre 2026

La Guerre des Etoiles a commencé ! JBCH N° 2609 - 182

Géopolitique · Guerre spatiale · Partie 1/



LA GUERRE DES ÉTOILES N'EST PLUS DE LA SCIENCE-FICTION. ELLE A COMMENCÉ.


JBCH Septembre 2029 N° 182

En 3 jours, le Pentagone vient de lever 60 ans de secret.

Lundi 15 septembre, National Harbor, Maryland. Conférence Air, Space & Cyber. Le Secrétaire de l'Air Force Troy Meink lâche la bombe, mot pour mot :




« Les États-Unis disposent désormais d'armes de contrôle spatial en orbite capables de défendre la force interarmées contre une action hostile d'un adversaire. 



C'est historique. Jamais un officiel américain n'avait admis aussi clairement que l'Amérique a des armes déjà en orbite. Il a ensuite refusé de dire si elles étaient cinétiques (qui détruisent) ou non-cinétiques (qui aveuglent, brouillent, piratent).

Le lendemain, le Chef des Opérations Spatiales, le Général Douglas Schiess, enfonce le clou : il était « temps » d'en parler ouvertement, et oui, des Guardians opèrent déjà ces armes. 

Il décrit sans détour ce que font Russes et Chinois : « être capable d'agripper un satellite et de le déplacer sur une orbite différente. »

Le troisième jour, le Chef d'État-Major interarmées, le Général Dan Caine, boucle la séquence. Les troupes doivent être « prêtes à combattre, endurer et gagner dans des environnements globaux contestés, du fond des mers à l'espace cis-lunaire. »

Traduction : du fond de l'océan jusqu'à la Lune. Le champ de bataille n'est plus vertical, il est orbital.

À quoi va ressembler la vraie guerre des étoiles ?




Oublie Star Wars et les lasers qui font piou-piou. La future guerre orbitale sera silencieuse, invisible, et instantanée.

01

La guerre du grappin et du brouillard

Pas de dogfights. Le premier acte sera le grappling : un satellite « éboueur » russe ou chinois s'approche de ton satellite espion ou GPS, l'attrape avec un bras robotique et le jette dans une orbite poubelle. Ou pire : il se colle à lui et le rend sourd. C'est propre, sans débris, donc indéniable.

02

La guerre du aveuglement

90% des armes américaines dépendent de l'espace. Sans GPS, sans SATCOM, sans images satellites, un porte-avions est aveugle. L'arme ultime n'est pas de détruire, c'est de brouiller. 

Laser éblouissant qui grille un capteur, cyberattaque qui prend le contrôle, brouillage du signal GPS sur un théâtre entier. C'est ce que Meink appelle « space control weapons » : des armes non-cinétiques déjà en orbite pour défendre.

03

La guerre des débris

Si ça dégénère en cinétique, c'est l'apocalypse de Kessler. Détruire un seul satellite à 800 km d'altitude crée 10.000 projectiles à 28.000 km/h qui détruisent tout le reste. 

Plus de météo, plus de transactions bancaires, plus d'internet, plus de Netflix. C'est pour ça que Washington insiste sur le mot « defensive ». Mais une arme défensive en orbite reste une arme en orbite.

 


The Big Picture

Pendant 30 ans, le Pentagone a parlé de « capacités » ambiguës en orbite. Cette semaine, le langage a changé. Pourquoi maintenant ?

Parce que la dissuasion ne marche que si l'adversaire sait que tu as l'arme. Meink, Schiess et Caine viennent de faire passer un message à Pékin et Moscou : « On vous voit. On est déjà là-haut. Et on ne laissera pas tomber le Joint Force. »




La guerre en Ukraine a montré que sans Starlink, une armée moderne s'effondre.

La prochaine guerre, à Taïwan ou ailleurs, commencera 36.000 km au-dessus de nos têtes, 10 minutes avant le premier missile.

La question n'est plus si il y aura une guerre dans l'espace.

La question est de savoir si nous la verrons venir.


Sources : déclarations du Secrétaire Troy Meink à l'AFA Air Space & Cyber Conference 2026 (15 septembre), reprises par Axios / Colin Demarest.

© JBCH Septembre 2026 

mercredi 23 septembre 2026

Premiere faute impardonnable du RN. JBCH N° 2609 - 181

Ni à droite, ni à gauche… Réfléchissez, il est encore temps, la bête sommeille sous des aspects soit disant raisonnables
Éditorial


Arbeit macht frei

frei, et non free — la formule forgée en fer au-dessus des portails d'Auschwitz I, de Dachau, de Sachsenhausen.

Tanguy, ou le lapsus qui n'en est pas un


Deux secondes de vidéo, trente minutes de discours, et quatre-vingts ans de mémoire. 

Les faits. Lors d'un discours tenu samedi à Vierzon (Cher), une vidéo de deux secondes, largement relayée, montre Jean-Philippe Tanguy dire « oui, le travail rend libre ». 
Sa défense : une phrase « isolée » d'une allocution de trente minutes, sur l'émancipation par un bon salaire, le logement et les acquis sociaux de la Résistance. 
Il ajoute qu'il ne faut pas abandonner aux groupuscules néonazis la valeur d'émancipation par le travail, et invoque Nicolas Sarkozy et le « sujet de philo ». Louis Aliot n'a « aucune critique à faire ».





Admettons le contexte. Reste l'essentiel : Tanguy n'est pas un orateur de préau. 

C'est le rhéteur le plus affûté du RN, l'homme qui pèse chaque mot sur les plateaux. 

Qu'il ignore la résonance de cette phrase précise, dans cet ordre précis, relève de la fable.

Et la « récupération » qu'il revendique aggrave son cas : on ne « reprend » pas aux néonazis la devise d'un camp d'extermination, on la leur laisse, parce qu'elle est à eux pour toujours.





 

« Le RN veut qu'on juge sur trente minutes; l'histoire, elle, juge sur deux secondes. »



 

Surtout, le parti a un passif. Le « point de détail », le « Durafour crématoire » : le FN a toujours pratiqué le calembour qui fait signe à ceux qui savent, puis crie au procès d'intention. 

La dédiabolisation a changé la vitrine, pas la grammaire ni les copains des groupuscules d'extrême droite souvent libraires, chez lesquels on trouve "Mein Kampft" 




© JBCH Septembre 2026 

Les "70" Nations contre les Juifs et Israël JBCH N° 2609 - 180

 Éditorial · ONU, 81ᵉ Assemblée générale




Macrion devant un public inintéressé


Les 70 nations face à Israël, selon la Torah :

Tout part du chapitre 10 de la Genèse. Après le Déluge, l'humanité issue de Noé se fragmente en 70 peuples fondateurs, ancêtres de toutes les nations.

Chaque nation se voit alors attribuer un territoire, une langue et un ange tutélaire chargé de la guider. Un ordre du monde est établi.

Face à ce concert des nations, Israël fait figure d'exception. Le Deutéronome (32:8) est explicite : quand Dieu trace les frontières des peuples, Il met à part "Sa part, Jacob".

D'un côté, les 70 nations soumises à un socle moral universel, les 7 lois noa'hides. De l'autre, Israël, lié par une alliance exclusive de 613 commandements.

Au centre de cette géopolitique sacrée, une terre-pivot : Israël, présenté non comme un peuple parmi d'autres, mais comme un peuple-témoin, chargé d'être "lumière pour les nations".


JBCH N° 180

Israël, État des Juifs :
le rituel de New York


Trois ans après le pogrom du 7 octobre 2023, les tribunes de l'ONU accusent la victime et oublient les bourreaux. 

L'Europe de Macron marche dans le cortège.

Hier, à New York, dans le Temple construit pour la paix, les nations se sont à nouveau réunies pour condamner l'État des Juifs. C'est rituel. 

C'est dans l'ADN des nations depuis plus de 3000 ans.





Mardi 22 septembre à la tribune de l'ONU, le défilé a commencé. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a qualifié Gaza de camp de concentration le plus inhumain et le plus honteux.

L'Emir du Qatar a enchaîné : ce qui s'est passé à Gaza est un génocide dans tous les sens du terme et une tache de honte sur la conscience de l'humanité.

Emmanuel Macron, lui, a décrit Gaza comme un spectacle qui nous fait honte à tous, lors de son discours mardi 22 septembre dans un discours à l'ONU.

Le Roi Abdallah II de Jordanie a accusé Israël de vouloir effacer la présence palestinienne par deux voies parallèles, la destruction de Gaza et l'annexion de fait en Cisjordanie. Traduction médiatique : soif d'expansion.

Le Premier ministre britannique et le président brésilien se sont joints au chœur. L'Assemblée générale s'est acharnée, unanime, comme chaque année.


Pourquoi? Pourquoi cette haine pure envers le peuple juif, hier encore, dans ce lieu censé incarner la paix?

Parce qu'Israël dérange. État des Juifs ressuscité après 2000 ans d'exil, il rappelle que le peuple juif n'a pas disparu. 

Les empires ont voulu l'effacer, Pharaon, Babylone, Rome, l'Inquisition, les totalitarismes modernes. 

L'ONU a pris le relais avec d'autres mots : camp de concentration, génocide, famine, honte, expansion.

Hier, ce n'était pas un débat sur une politique, une guerre, une frontière. 

C'était le rituel antique : mettre le Juif au banc des accusés pour expier les fautes du monde. Gaza est le prétexte, Israël est la cible, le Juif reste le coupable éternel.





Le grand absent de la tribune : le 7 octobre

Le 7 octobre 2023, le Hamas a franchi la frontière, massacré quelque 1 200 personnes des familles dans leurs kibboutz, des jeunes dans un festival de musique et emmené 251 otages à Gaza. Le plus grand massacre de Juifs depuis la Shoah. C'est ce jour-là que la guerre a commencé.

À New York, Erdogan a parlé de « camp de concentration » sans prononcer une seule fois le nom du Hamas. 

Les terroristes ont disparu du récit ; seuls restent les Juifs, sommés de se justifier d'avoir survécu.

Et l'Europe ? Paris, qui a reconnu  (coup de folie antisémite du Président ?)  l'État de Palestine  dans notre Judée Samarie, à cette même tribune il y a un an, parle de « honte » 

Jjamais pour les bourreaux du 7 octobre, toujours pour ceux qui se sont défendus.

Et c'est cela qui fait honte à tous.




© JBCH Septembre 2026

mardi 22 septembre 2026

La mort lente des opticiens .... JBCH N0 2609 - 189

Prospective ECONOMIQUES

JBCH N° 189


Les gouttes israéliennes qui vont "tuer" le métier d'opticien

Un jour, on racontera à nos petits-enfants qu'il existait des boutiques entières consacrées à vendre des montures de plastique posées sur le nez, et ils nous regarderont comme on regarde aujourd'hui une photo de cabine téléphonique. 

Ce jour approche, et il porte un nom : Nano-Drops, l'invention d'une équipe israélienne qui est en train de rendre obsolète un métier vieux de sept cents ans.

1. L'invention qui change tout

Tout part de Ramat Gan et de l'hôpital Shaare Zedek de Jérusalem. Le professeur David Smadja et son équipe, associés à l'université Bar-Ilan, ont mis au point des gouttes oculaires à base de nanoparticules capables de modifier temporairement l'indice de réfraction de la cornée, exactement comme le ferait une lentille correctrice, mais sans lentille, sans monture, sans chirurgie.

Le principe est d'une simplicité déconcertante : la goutte pénètre la cornée, comble ses irrégularités microscopiques et recrée artificiellement la courbure parfaite qui permet à l'œil myope, hypermétrope ou presbyte de faire à nouveau le point. 

L'effet dure plusieurs heures. On instille, on voit net, on recommence le lendemain. Fini le verre correcteur posé devant l'œil : c'est l'œil lui-même qu'on corrige, de l'intérieur, chimiquement.

« C'est l'œil lui-même qu'on corrige, de l'intérieur, chimiquement. »

Les essais précliniques, menés sur des cornées de porc puis sur des yeux humains ex vivo, ont montré une amélioration nette de l'acuité visuelle en quelques minutes. 

Les équipes israéliennes visaient déjà, dès les premières publications, un produit accessible en pharmacie, sans ordonnance ni examen préalable systématique. Ce n'est plus de la science-fiction, c'est un dossier d'homologation en cours.

2. Pourquoi ça change tout, mécaniquement

Prenez la chaîne de valeur de la lunette telle qu'elle existe depuis Venise et ses verriers du Moyen Âge : un ophtalmologiste prescrit, un opticien mesure, façonne, ajuste, vend une monture et deux verres taillés sur-mesure, un fabricant industriel produit ces verres en amont, un distributeur les achemine. 

Ce sont des dizaines de milliers d'emplois en France, un maillage de boutiques dans chaque centre-ville, une industrie entière du verre optique et de la monture.

Une goutte flacon achetée en pharmacie court-circuite chaque maillon de cette chaîne à la fois. Plus besoin de monture : l'œil n'a plus rien posé dessus. Plus besoin de verre taillé sur-mesure : la correction se refait chaque jour, en pharmacie ou à domicile. 

Plus besoin d'ajustement individuel par un professionnel formé trois ans : on instille une goutte calibrée par tranche de dioptries, comme un collyre antiallergique.




Ce que la goutte remplace

  • La monture et les verres correcteurs sur-mesure
  • L'examen de vue en boutique et l'ajustement individuel
  • Une partie de la chaîne industrielle du verre ophtalmique
  • Le renouvellement périodique de l'équipement, remplacé par un flacon

C'est exactement le schéma qui a vidé les boutiques de photographie argentique quand le smartphone a intégré l'appareil photo, ou les disquaires quand le streaming a remplacé le disque. 

La destruction ne vient jamais d'un concurrent qui fait la même chose un peu mieux. Elle vient d'une technologie qui rend la question elle-même obsolète.

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3. Une prédiction : moins 75% en dix ans

Je le dis tel que je le pense, sans le maquiller en certitude scientifique que personne n'a encore mesurée : à l'échéance d'une décennie, la production mondiale de lunettes correctrices classiques pourrait chuter d'environ 75%. 

Ce n'est pas un chiffre publié par un institut, c'est mon pari de commentateur, fondé sur un raisonnement simple : chaque fois qu'une innovation remplace un objet physique par un geste quotidien moins cher et plus pratique, l'ancien objet ne recule pas progressivement, il s'effondre en quelques années, une fois le seuil de confiance du public franchi.

Les lunettes ne disparaîtront pas entièrement. Il restera les corrections lourdes, les cas complexes, la mode et l'accessoire de style que porte volontiers qui n'a pas besoin de corriger sa vue. 

Mais la lunette-outil, la lunette-nécessité posée sur le nez de la moitié de l'humanité, celle-là est directement dans la trajectoire de la goutte israélienne.



4. Le métier d'opticien, condamné à se réinventer ou à disparaître

Un métier qui vit de vendre un objet dont l'utilité s'efface ne survit pas en vendant le même objet plus joliment. 

Il survit en se déplaçant vers ce que la machine ne fait pas encore : le diagnostic fin, le suivi médical, la prescription du bon dosage de goutte, l'accompagnement des cas que la nanoparticule ne résout pas.

C'est déjà le schéma qu'ont suivi d'autres professions frappées par une innovation de rupture : le disquaire qui est devenu programmateur de playlists et organisateur d'événements, le photographe de studio qui est devenu retoucheur et formateur. 

L'opticien qui anticipera cette bascule vers le soin et le conseil médical plutôt que vers la vente de monture a un avenir. Celui qui continuera à empiler des verres progressifs sur des étagères n'en a pas.

« Un métier qui vit de vendre un objet dont l'utilité s'efface ne survit pas en vendant le même objet plus joliment. »

Il y a quelque chose de vertigineux, et d'assez beau, dans cette histoire : c'est un laboratoire israélien, dans un pays de dix millions d'habitants sans cesse sommé de justifier son existence, qui est en train de réécrire un pan entier de l'économie mondiale de la santé visuelle. 

On ne parle pas assez de ces innovations-là. On devrait !!! 



GlassesOff: Lisez sans lunettes

Spécialité : Ophtalmologie

Éditeur : EYEKON E.R.D Limited

Public : Grand public

Prix : Gratuit


GlassesOff: Lisez sans lunettes

Le programme GlassesOff permet d'éliminer la dépendance aux lunettes de lecture en perfectionnant la capacité cérébrale de traitement d'images.

L'éditeur promet de premiers résultats au bout de deux mois moyennant trois séances de 12 mn par séance

Cet outil s'adresse à :

•⁠  ⁠ceux qui ressentent les effets naturels des années sur leur vision de près : lecture floue, tension au niveau des yeux, fatigues ou maux de tête.

•⁠  ⁠ceux qui désirent anticiper ces effets avant leur arrivée et retarder le moment des lunettes de lecture.


GlassesOff a été développé par une équipe de chercheurs en neurosciences, pionniers dans le développement de solutions dans le domaine de la vision.

Le produit GlassesOff utilise des méthodes brevetées, nées de nombreuses années de recherche scientifique et appuyées par de nombreuses publications dans des revues scientifiques de renom. 

Lors d'une étude menée à l'université de Berkeley, CA, plus de 90% des sujets ont été capables, grâce à leur entraînement GlassesOff, de lire à nouveau sans lunettes des textes de journaux à police de caractère standard.


https://www.acuite.fr/actualites/sante-et-innovations/technologies/glassesoff-une-application-pour-lire-sans-71397

Pourquoi le prix de l'essence monte monte ? JBCH N° 2609 - 188

Décryptage ECONOMIQUE


JBCH N° 2026 - 188

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L'anatomie du prix du gazole à 2,40 €

Macron disait "Ce n'est pas notre guerre" abandonnant lâchement ses alliés ... Effectivement le pétrole français vient de Norvège, du Nigéria, de la mer du Nord, de l'Algérie et même ... !!! de la Russie  ( eh oui !) 

Pourquoi les prix montent ? : C'est un empilement de nos propres choix, rendu explosif par la géopolitique.

Voici l'anatomie du prix du gazole à 2,40€.


1. Nous-mêmes, d'abord : l'État est le premier pompiste

Sur un litre de gazole à 1,973 € au 13 mars 2026, la répartition réelle affichée par les distributeurs était implacable : 47,34% de taxes de l'État, 34,97% de prix du pétrole brut et du raffinage, 16,68% de coût de distribution, 1,01% de marge brute du magasin.

C'est l'architecture fiscale française, la plus lourde et la plus stable :

Ce qui compose la facture

  • L'accise (ex-TICPE) : une taxe fixe par litre, indépendante du cours du baril. Depuis le 1er mars 2026, elle est de 60,75 cts/l pour le gazole et 69,02 cts/l pour les essences. 
  • C'est historiquement plus faible pour le gazole, car l'État a longtemps voulu favoriser les gros rouleurs et les pros. Certains relevés avec modulation régionale donnent 59,40 cts.
  • La TVA à 20% : elle s'applique sur tout. Sur le produit, sur le transport, ET sur l'accise. C'est une taxe sur une taxe. Résultat : quand le baril monte de 10 cts, la TVA monte aussi.
  • Le CEE : 13 cts environ de Certificats d'Économie d'Énergie, caché dans le prix.

Au total, selon les périodes, on est entre 43,9% et plus de 50% de taxes. Au 24 août, les deux impôts représentaient ensemble 97,9 centimes par litre, soit 43,9% du prix pour le gazole, mais on remonte vite au-dessus de 50% quand on ajoute le CEE. C'est un choix historique pour financer le budget et le modèle social. Ni Poutine ni Total ne votent ce taux.




2. Nous-mêmes, encore : l'erreur stratégique du tout-diesel

C'est le péché originel français et européen, que Bros et Furfari pointent.

Dans les années 90-2010, la France a diésélisé son parc à 70%. Fiscalité avantageuse, norme CO2 favorable au diesel. Résultat :

Les raffineries européennes, conçues pour faire beaucoup d'essence à partir de pétrole léger, se sont retrouvées avec un excédent d'essence qu'elles exportaient aux USA, et un déficit chronique de 25-30 millions de tonnes de gazole qu'il fallait importer.

« On a cru que le pétrole était fini et qu'il valait mieux importer du produit fini. »

Au lieu d'adapter l'outil, on l'a fermé. L'Europe est passée de 120 raffineries à moins de 80. La France de 24 à 7. On a cru que le pétrole était fini et qu'il valait mieux importer du produit fini. On a donc rendu le continent structurellement dépendant des importations de gazole. Et de qui? A 50% de la Russie jusqu'en 2022.

3. Poutine : quand le robinet principal se ferme

C'est l'accélérateur, pas la cause initiale.

Embargo : L'UE interdit le brut russe en décembre 2022, puis les produits raffinés en février 2023. Jusqu'alors, la Russie était le principal fournisseur de gazole de l'UE.

Le type de brut compte : Comme le rappelle Patrick Pouyanné, le diesel est plus facile à produire à partir de pétrole lourd. Or le brut russe était lourd. Privées de lui, les raffineries européennes sont contraintes d'utiliser des barils plus légers américains, ce qui rend la production de diesel plus compliquée et chère.

La guerre des raffineries : Depuis 2024-2025, l'Ukraine frappe systématiquement les raffineries russes avec des drones. Moscou a dû restreindre ses exportations de diesel pour son marché intérieur, au point de commencer à importer du diesel par voie maritime depuis l'Inde. 

Bilan estimé par TotalEnergies : environ 3 millions de barils/jour de produits raffinés retirés du marché, 6 à 7 millions si on ajoute le Moyen-Orient.

Résultat : les marges de raffinage du diesel en Europe ont dépassé 60 dollars par baril. Ce n'est pas un "super profit", c'est une prime de rareté.

Et l'hypocrisie du système : l'Europe achète désormais du diesel indien... raffiné à partir de brut russe. Du pétrole russe remaquillé en diesel indien.

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4. Les mollahs et Trump : le gazole est une molécule du Moyen-Orient

Pourquoi le gazole flambe plus que l'essence? Parce que sa chaîne d'approvisionnement passe par Ormuz.

Les mollahs : L'Iran, la guerre à Gaza, les frappes sur les raffineries du Golfe ont mis hors service une partie de la capacité régionale. La Russie qui coupe ses exportations aggrave les difficultés d'approvisionnement provenant du Moyen-Orient, où la guerre en Iran a fait cesser le fonctionnement de plusieurs grandes raffineries.

Trump : Son retour a rajouté une couche de volatilité. Sanctions maximales sur l'Iran, menaces sur le pétrole vénézuélien, droits de douane qui perturbent les flux, et une politique qui pousse l'Europe à acheter du GNL et du brut léger américain, moins adapté au diesel. 

Le marché ne sait jamais si un tweet va fermer Ormuz ou rouvrir un robinet.

L'essence, elle, est produite en excédent en Europe et aux US. Le gazole, lui, est déficitaire. Toute tension sur l'offre mondiale tape donc d'abord le gazole.

5. Les "super profits" : le bouc émissaire le plus confortable

La marge de distribution est de 1%. Un centime par litre. Les stations ne s'enrichissent pas, elles survivent.

Les raffineurs, eux, ont des marges très volatiles. Elles étaient négatives en 2020, elles explosent quand il y a pénurie. Mais ce ne sont pas elles qui font 1,97€. Elles expliquent 20 à 30 cts de la hausse récente sur 1 an. Le reste, c'est taxe + brut.

Taxer les "super profits" ne fait pas baisser le prix à la pompe, ça déplace juste la rente de Total vers Bercy. Et ça dissuade d'investir dans... des raffineries dont on manque cruellement.

« Poutine n'a fait qu'appuyer là où ça faisait déjà mal. Trump et les mollahs agitent le marché. Mais le piège, c'est nous qui l'avons construit. »


Conclusion : le piège énergétique que nous avons tendu

Bros et Furfari ont raison sur l'essentiel : nous avons mené de front trois politiques incompatibles.

Trois politiques incompatibles

  1. Garder une fiscalité confiscatoire sur un produit de première nécessité.
  2. Diéséliser le parc sans garder l'outil industriel pour le fournir.
  3. Décarboner à marche forcée en désinvestissant dans le pétrole, tout en restant à 90% dépendants de lui pour le transport lourd, l'agriculture et la logistique.

Poutine n'a fait qu'appuyer là où ça faisait déjà mal. Trump et les mollahs agitent le marché. Mais le piège, c'est nous qui l'avons construit.

On veut le beurre de la transition verte, l'argent du beurre de la TICPE, et le sourire du diesel pas cher. On ne peut pas avoir les trois.