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mardi 29 septembre 2026

Lisnard serait il le meilleur choix ? JBCH 2609 - 187

Présidentielle 2027 · Scénario






JBCH N° 187 

Et si c'était Lisnard qui sortait du chapeau ?

La comédie des sondages touche à sa fin. La vraie campagne commence : celle du terrain, du réel, des faiseurs contre les parleurs. Et dans ce paysage dévasté, un maire monte, sans bruit, point après point.

2 à 5 %selon les instituts, quand on daigne le tester
500promesses de parrainages déjà en poche
81,11 %réélu maire de Cannes dès le 1er tour, mars 2026
70 %des électeurs de droite et du centre veulent une primaire

I.LA COMÉDIE DES SONDAGES TOUCHE À SA FIN

La vraie campagne débute enfin. Pendant des mois, on nous a servi la même soupe tiède : des sondages fabriqués, mis en scène, avec toujours les mêmes extrêmes montés en épingle histoire de faire peur.

Le scénario est usé jusqu'à la corde. D'un côté Le Pen autour de 30 %, de l'autre Mélenchon à 20 %, et au centre le sauveur du système, Édouard Philippe, qui attend son sacre. Le but ? Tétaniser le Français moyen, le pousser au vote utile, au vote barrage, au vote peur.

À dix-huit mois du scrutin, un sondage ne mesure pas une opinion : il mesure une notoriété. Et il la fabrique. Car on ne teste que ceux qu'on connaît, et on ne connaît que ceux qu'on teste. Candidat déclaré depuis le 31 mars, David Lisnard a longtemps été tout simplement absent des hypothèses des instituts. Quand on daigne enfin l'interroger, il pèse entre 2 et 5 %. Pas mal pour un homme que les Français n'ont pas encore vu.

« À dix-huit mois du scrutin, un sondage ne mesure pas une opinion. Il mesure une notoriété. »JBCH

Cette parenthèse est terminée. Les Français ne sont plus dupes. Ils se souviennent de Balladur, favori imbattable de 1995. De Juppé, élu d'avance en 2016. De Macron, inconnu du grand public deux ans avant son élection. On entre maintenant dans le vif du sujet.

Finie la campagne des instituts de sondages parisiens. Commence la campagne du terrain, du réel, des vrais problèmes. Et c'est là que tout s'effondre pour les professionnels de la politique.

II

ON ENTRE DANS LE VIF DU SUJET : LES VRAIS ENJEUX

Pendant que les plateaux TV s'extasiaient sur les postures et les petites phrases, le pays s'est effondré. Les vrais enjeux, personne n'osait les poser. Il y en a trois.

1

La liberté

Pas la liberté comme slogan, la liberté comme survie. La République des Cerfa a tué la France. Un entrepreneur qui veut embaucher, un agriculteur qui veut construire un hangar, un maire qui veut ouvrir une crèche : tous bloqués par le ZAN, le DPE, un code du travail de plus de 3 000 pages, le code de l'environnement, la commande publique. On peut dire à Poutine « tremble Vladimir », mais on est incapable de déplacer un nid d'hirondelle sans bloquer un chantier à 10 millions.

2

Le travail

Comment expliquer à un Français qu'après 40 heures de boulot, il ne lui reste que 200 euros de plus que celui qui ne fait rien ? C'est le cœur de la proposition Lisnard : graver dans la loi un écart minimal de 500 euros entre l'actif et l'inactif. Du bon sens. Révolutionnaire pour Paris.

3

La fin des professionnels

Des gens qui n'ont jamais créé un emploi, jamais signé une feuille de paie, jamais géré un budget, et qui nous expliquent comment gérer un pays de 68 millions d'habitants. Leur bilan est là : plus de 3 300 milliards de dettes, des services publics en ruine, une insécurité partout.

La vraie campagne, ce n'est plus droite contre gauche. C'est les faiseurs contre les parleurs.

III.

LISNARD, LE PHÉNOMÈNE QUI AFFOLE LE SYSTÈME

Et dans ce paysage dévasté, il y a un homme dont la courbe monte, semaine après semaine. David Lisnard.

Vendredi 25 septembre à Benfeld, dans le Bas-Rhin, au son d'Elvis Presley, devant un millier de personnes debout, drapeaux français et pancartes « Lisnard 2027, on le fera ! ». Le matin même, il était en Seine-et-Marne avec sa casquette de président de l'Association des Maires de France. Pendant que les autres comptent leurs investitures, lui compte ses soutiens sur le terrain.

Son discours ? Une heure trente sans notes. Sans éléments de langage. Sans fiche de Matignon. Il parle de ce qu'il connaît : la gestion d'une ville, Cannes, désendettée, sécurisée, qui fonctionne — et dont les habitants l'ont reconduit en mars avec 81 % des voix dès le premier tour. Il parle de supprimer les procédures débiles. Il parle de révolution de la liberté.

Crédité de 2 à 5 % ? Laissez rire. C'était le même refrain avec Madelin à 3,91 % en 2002, sauf que la France de 2027 n'est plus celle de 2002. Les Français n'en peuvent plus du libéralisme honteux à la française. Ils veulent un libéralisme assumé, à la Milei qu'il admire, décomplexé, qui coupe dans le gras de l'État.

« Tous ceux qui ont gouverné vont être virés, et il vaut mieux que ce soit moi qui les vire, plutôt que Jean-Luc Mélenchon. »David Lisnard, Benfeld

Autour de Retailleau, on relativise : « une petite mode Lisnard, comme une mode Villepin ». Traduction : on panique. Parce que Lisnard ne prend pas à l'extrême droite, il prend au cœur de l'électorat qui travaille, qui entreprend, qui en a marre de payer pour un système qui le méprise.

Son mouvement revendique 30 000 adhérents à Nouvelle Énergie. 500 parrainages sont déjà sécurisés, les levées de fonds s'envolent, les meetings affichent complet : 1 500 personnes à Saint-Raphaël en juillet, plus de 4 000 au Campus de Cannes à la rentrée. Il propose une primaire d'Attal à Knafo. « Je ne comprends pas de quoi ils ont peur », lance-t-il. Édouard Philippe et les autres ont compris : ils ont peur de perdre.

IV.LE SCÉNARIO : COMMENT LE LAPIN SORT DU CHAPEAU

Rêverie de militant ? Regardons froidement. La Ve République adore les surprises, et elle les réserve toujours à ceux que les états-majors avaient enterrés.

Fillon, 2016Troisième dans les sondages à quelques semaines de la primaire de la droite, derrière Juppé et Sarkozy. Il l'emporte avec plus de 66 % au second tour.
Macron, 2017Ni parti, ni élus, ni notoriété deux ans plus tôt. Il fait exploser les deux partis de gouvernement.

La droite républicaine est aujourd'hui éclatée : Retailleau plafonne sous les 10 %, Philippe capte le vote du système, le RN occupe le terrain de la colère. Entre les trois, un espace immense : celui de la France qui bosse, qui paie, qui ne veut ni du statu quo ni de l'aventure. Un espace sans propriétaire. Pour l'instant.

Les quatre temps du coup de chapeau

  1. La primaire, d'abord. Sept électeurs de droite et du centre sur dix la réclament. Celui qui la propose sans condition en devient le propriétaire moral ; ceux qui la refusent passent pour des apparatchiks qui ont peur du peuple.
  2. Le débat, ensuite. Face à des candidats qui récitent leurs fiches, un homme qui parle une heure trente sans notes et cite ses chiffres de gestionnaire. C'est à la télévision que les 2 % deviennent 10 %.
  3. Le ralliement des maires. 35 000 communes, des dizaines de milliers d'élus de terrain lassés d'être méprisés par Paris. Le président de l'AMF est le seul candidat qui les connaît par leur prénom.
  4. Le second tour, enfin. Face à Le Pen ou à Mélenchon, un libéral qui a géré, désendetté et sécurisé une ville est le seul barrage qui ne sente pas la naphtaline du système.



Les obstacles existent, soyons lucides : une notoriété encore faible hors des cercles avertis, un appareil modeste face à la machine LR, et la tentation des électeurs de se réfugier, une fois encore, dans le vote utile. Mais chacun de ces obstacles est précisément celui qu'une campagne de terrain renverse. Les Français n'ont pas encore rencontré Lisnard. Ceux qui l'ont fait ne le quittent plus.

Le système a tout prévu : le duel Le Pen-Philippe, le frisson Mélenchon, le vote barrage de confort. Il n'a pas prévu un maire qui parle vrai, qui a les mains dans le cambouis et qui ne doit rien à personne.

Ce n'est plus une candidature. Est-ce une lame de fond ?


Copyrights JBCH Réflexions

France N°1 pour taxer : Les droits de succession JBCH N° 2609 - 186

 Fiscalité · Transmission





Droits de succession : on paie toute sa vie, et on repaie à sa mort

L'impôt sur la mort fait saliver les candidats à l'Élysée. Il y a pourtant mieux à faire que de taxer davantage : tout raser et refonder.

0,8 %du PIB — record de l'OCDE
21,47 Md€de droits perçus en 2024
9 000 Mdۈ transmettre d'ici 2040

La France est un des rares pays à faire payer des droits de succession aussi lourds. La chasse à l'impôt est ouverte en permanence. Vous avez payé vos impôts toute votre vie et à l'heure de passer dans le néant, dans la mort, on repaye... et on repaye encore ! Les héritiers doivent souvent revendre le bien pour payer les impôts. Pauvre France...

Les droits de mutation à titre gratuit – droits de donation et de succession – représentent près de 0,8% du PIB de la France, soit la proportion la plus élevée de l'OCDE. 21,47 milliards d'euros en 2024.

Et ce pactole fait saliver tous ceux qui se rêvent à l'Élysée. Plus de 9 000 milliards d'euros doivent être transmis à titre gratuit entre 2025 et 2040. Cette passion triste pour l'argent des autres trouve son expression la plus exacerbée à l'extrême gauche.

Mathilde Panot le revendique : « A partir de 12 millions d'euros d'héritage, nous prendrons tout. »

Au-delà du symbole, LFI propose un tarif extrêmement progressif qui frapperait surtout les successions intermédiaires, de très loin les plus nombreuses. Entre 15 932 euros et 552 324 euros, le taux est actuellement de 20%. Il passerait à 24% de 180 000 à 228 700 euros, à 30% de 228 700 à 329 000 euros, à 36,2% de 329 000 à 429 600 euros et à 40% de 429 600 à 674 800 euros.

« Cette dérive intellectuelle érige l'envie en vertu publique. »JBCH

La musique est la même ailleurs. Yaël Braun-Pivet : « Le truc qui vous tombe du ciel, à un moment ça suffit. » Raphaël Glucksmann : « On va taxer les méga héritages, au-dessus de 2 millions d'euros. »

La justification serait morale : « On ne choisit pas sa famille. » Naître dans une famille un tant soit peu aisée procurerait un avantage indu qu'il serait légitime de corriger par l'impôt. Cette dérive intellectuelle érige l'envie en vertu publique. Elle déconstruit notre modèle social au même titre que les coups de boutoir contre la famille, les couples ou l'immobilier. Ces thuriféraires sont, à leur insu, les idiots utiles du nivellement par le bas et de l'exil de nombreux Français.

RÉTABLIR LE CONSENTEMENT À L'IMPÔT

En réalité, le ver est dans le fruit, c'est-à-dire dans le code général des impôts. Le système est un véritable gruyère truffé d'abattements et d'exonérations : régime de l'assurance-vie, abattement de 75% sur certains bois et forêts, abattement de 20% sur la résidence principale, pactes Dutreil qui excluent 75% de la valeur de l'entreprise.

Ces niches sont autant d'aveux implicites que le niveau des droits est excessif. Malgré un taux marginal de 45%, le taux moyen réel oscille entre 5% et 10% pour ceux qui ont la chance ou l'habileté d'en bénéficier. C'est là la vraie source de l'inégalité.

Deux voies audacieuses existent :

1La voie libérale

Suppression des droits de donation et maintien de l'impôt sur la mort pour favoriser une gestion dynamique des patrimoines, voire suppression pure et simple des droits à titre gratuit pour libérer les énergies et rendre la France attractive. Impossible tant que l'État ne fera pas sa révolution intérieure en sabrant ses dépenses inutiles.

2La voie égalitaire et lisible

Tout raser et refonder. Supprimer toutes les niches fiscales – y compris les pactes Dutreil – et remplacer la progressivité punitive par une flat tax :

  • 4% en ligne directe et entre époux/pacsés, après un abattement d'1 million d'euros par héritier
  • 6% entre frères et sœurs, après abattement de 100 000 euros
  • 6% pour le reste de la famille jusqu'au 4e degré, sans abattement
  • 8% dans les autres cas, sans abattement

La lisibilité de ce système contribuerait enfin à rétablir le consentement à l'impôt.


— JBCH Septembre 2026 

samedi 26 septembre 2026

Le Goncourt se disqualifie-t-il ? JBCH N° 2609 - 185






Madame Mitte,
le BIC, et le
Goncourt (Back to the Future!)

l'IA est le nouveau stylo à bille

De la plume Sergent Major à l'Intelligence Artificielle, la même peur du modernisme. Retour sur deux punitions séparées par soixante ans.

JBCH Réflexions — Carnet littéraire              JBCH 186
01

 Lycée Carnot, 9ème : le crime du BIC

Madame Mitte m'a puni lorsque j'étais en 9ème au Lycée Carnot; ... Pourquoi ? J'avais utilisé un stylo à bille BIC ... Hérésie, d'après elle :

Manuscrit
“Jeune Homme vous avez le bonheur d'avoir sur votre pupitre un encrier, alors dessinez les belles lettres de notre alphabet avec votre plume Sergent Major, dessinez les en appliquant les pleins et les déliés,
Madame Mitte — Lycée Carnot, 9ème





Elle luttait contre l'avancée du Modernisme et qui regarde aujourd'hui l'écriture manuscrite, peut-être les calligraphes professionnels !

C'était en 196... Encre violette, buvard, taches aux doigts. La plume Sergent Major crissait sur le papier. Le BIC, lui, glissait. J'avais cru gagner du temps. J'avais gagné une punition. Mais l'Histoire m'a donné raison : plus personne n'écrit à la Sergent Major.

Encrier
Violet • Buvard
Plume
Sergent Major
Crime
Stylo BIC
§
02

Page 2 — Goncourt 2026 : l'Académie refait Madame Mitte

Le parallèle

Un nouveau sujet domine l'actualité littéraire, les jurys du Goncourt semblent faire reculer le temps, car il est évident que l'Intelligence Artificielle sera utilisée par tous les écrivains dans le futur, l'académie se trompe ...

Au Japon, aux USA, en Chine ... la majorité des romans utilisent l'IA ... comme j'ai utilisé le stylo à billes au Lycée Carnot ...

1960 → 2026 : BIC = IA. Goncourt = Madame Mitte. Même réflexe : sanctuariser la plume Sergent Major quand le monde a déjà changé d'outil. Le Japon publie déjà des best-sellers co-écrits avec l'IA. Les USA testent les modèles en ateliers d'écriture. La Chine industrialise. Et nous, nous punissons.

L’Académie Goncourt retire le roman de Thélyson Orélien de sa sélection "C’était ça ou mourir" était en lice pour le prix Goncourt 2026. Son auteur, soupçonné d’avoir utilisé l’IA pour l’écrire, est par ailleurs accusé de plagiats.

Encadré factuel — 25 septembre 2026
Vérifié

L'Académie Goncourt retire "C'était ça ou mourir" de Thélyson Orélien (canado-haïtien, Grasset) de sa première sélection.

  • •Date : 25 septembre 2026
  • •Motif officiel : ouvrage "selon toute vraisemblance très largement le produit d'une intelligence artificielle" + accusations de plagiats
  • •Auteur dément et dénonce une volonté de le faire taire
Sources : Communiqué Académie Goncourt 25/09/2026, Éditions Grasset.

Conclusion : Punir l'outil ou apprendre à dessiner avec ?

Madame Mitte voulait de beaux pleins et déliés. Le Goncourt veut de belles phrases sans IA. Dans les deux cas, on confond la noblesse du geste et la pureté de l'outil. L'histoire a tranché pour le BIC. Elle tranchera pour l'IA.




© JBCH Réflexions Septembre 2026
Carnet littéraire — De la plume Sergent Major à l'IA : Madame Mitte avait-elle raison ?
Article en deux pages, prêt pour Blogger (mode HTML).
#Goncourt2026 • #IA • #Littérature
Design JBCH — Papier ivoire • Playfair Display + Lora • Séparateur § • Encadrés manuscrit & actu • 26 septembre 2026