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samedi 2 août 2025

Un Russe avec une Américaine et un Japonais ont quitté la terre ensemble (FR). JBCH N° 173

Un souffle nouveau dans l’orbite terrestre : l’humain avant tout


Space X 



La scène pourrait presque sembler banale à l’ère de SpaceX et des lancements réguliers vers la Station spatiale internationale (ISS). 


Et pourtant, le vol habité qui a quitté Cap Canaveral ce vendredi est tout sauf anodin. Après une année de blocage, de retards techniques et de reconfigurations, quatre astronautes — un Américain, un Japonais, un Russe et une Américaine commandante de mission — reprennent le flambeau d’une coopération spatiale fragile mais persistante.


Ce qui frappe d’abord, c’est l’émotion sincère de Zena Cardman, la commandante de la mission, biologiste et exploratrice des extrêmes, arrachée à un vol l’année précédente pour laisser place aux pilotes du Starliner. 


Zena Cardman



Elle évoque un « voyage de vie », un moment de grâce, presque mystique. Cela nous rappelle que l’espace n’est pas une routine, encore moins un automatisme : c’est un pari, une aventure humaine, une projection vers l’inconnu.


Son émotion résonne comme celle d’une génération d’astronautes qui, malgré les aléas technologiques (et les jeux d’intérêts industriels comme ceux qui ont entouré le Starliner de Boeing), continue à porter haut la vocation de l’exploration humaine. 


Ce vol, permis par SpaceX, témoigne à la fois de la résilience du programme spatial américain, mais aussi de sa capacité à rebondir grâce à des partenariats publics-privés agiles et innovants.


Mais au-delà de l’ingénierie et des fusées, ce sont les visages qui interpellent : un Japonais, un Russe, un Américain. Dans un monde fracturé par les conflits — en Ukraine, au Moyen-Orient, et ailleurs —, voir ces nations collaborer dans le silence des étoiles est un symbole silencieux mais puissant.


Quand tout semble se décomposer sur Terre, l’espace reste un des rares lieux où la coopération internationale persiste, parfois même à contre-courant des tensions diplomatiques.


La station spatiale : laboratoire de science et d’unité





La Station spatiale internationale, que cette mission rejoint pour une durée de six mois, est bien plus qu’un amas de modules en orbite. Elle est l’une des plus grandes entreprises de collaboration scientifique et technologique de l’histoire moderne. 





Malgré les guerres, les sanctions, les rivalités, Russie et États-Unis n’ont jamais cessé d’y collaborer. Et c’est sans doute un des derniers ponts humains qui relient encore Moscou à Washington.


Le fait que des astronautes russes prennent encore part à ces missions communes est un signe modeste mais réel d’un optimisme persistant. Dans les hauteurs orbitales, il n’est plus question de propagande ni d’alliances militaires. Il est question d’étudier les effets de la microgravité sur le corps humain, de cultiver des plantes dans des conditions extrêmes, de tester des technologies médicales et énergétiques utiles pour la Terre. C’est la science, pure, appliquée, et surtout partagée.


Et si ce vol marque le retour de Cardman, il marque aussi la reprise de souffle d’un projet spatial mondial, qui a connu ces derniers temps des turbulences sérieuses :


  • Boeing enlisée dans ses revers techniques avec Starliner ;
  • l’ISS dont l’avenir est incertain après 2030 ;
  • la compétition croissante entre grandes puissances (Chine incluse) pour des stations orbitales indépendantes.



ISS

Or, cette mission rappelle que la station reste un point d’ancrage pour une forme de diplomatie scientifique, qui transcende les blocs. 


L’idée même qu’un équipage composé d’un Japonais, d’un Russe et d’une Américaine puisse vivre et travailler ensemble, pendant six mois, dans un volume exigu en orbite terrestre, devrait inspirer la politique terrestre.


À l’heure où certains ne jurent que par le repli national, le spatial — par sa nature même — invite à penser globalement, à long terme, au-delà des frontières. 


Il nous rappelle que la Terre est fragile, que les ressources sont finies, et que l’humanité, dans sa diversité, partage un destin commun.



L’horizon interplanétaire comme promesse



« La conquête de l’espace reprend, et la station spatiale va reprendre du service » 

On y projette des conflits, mais aussi des solutions. On y envoie des instruments scientifiques, mais aussi des humains, avec leurs doutes, leurs accents, leurs convictions.


Dans ce monde désenchanté, où les certitudes vacillent et où les grands projets semblent gelés, l’exploration spatiale remet du souffle, du projet, du rêve. 


Ce vol américano-russo-japonais n’est pas simplement une routine orbitale. C’est un geste d’espérance.

Espérons, oui. Que cela dure ... Que cela grandisse ... ... Que cela inspire, 

et que la Paix, si longtemps attendue règne sur l'Univers.


© 2025 JBCH. Reproduction interdite sans autorisation.





L'Alliance improbable entre l'Azerbeidjan et Israël (FR). JBCH N° 172

 


Une alliance improbable devenue stratégique



Depuis plus de 15 ans, Israël et l’Azerbaïdjan ont développé une relation bilatérale unique dans le monde musulman chiite. 

Si l’on considère que l’Azerbaïdjan est un pays de culture turque, à majorité chiite, frontalier de l’Iran, ce rapprochement avec l’État hébreu semble, de prime abord, paradoxal. 

Et pourtant, c’est précisément ce contexte géopolitique complexe qui a contribué à cimenter un partenariat stratégique de plus en plus assumé.





Le socle de cette relation repose sur trois piliers fondamentaux : la coopération militaire, les échanges énergétiques, et une entente diplomatique fondée sur un pragmatisme mutuel.


 L’Azerbaïdjan fournit près de 40 % du pétrole brut consommé par Israël, via l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan. 


Forage en Mer Caspienne


En retour, Israël est devenu un fournisseur central de technologies militaires, de drones, de systèmes radar et de cybersécurité pour les forces armées azerbaïdjanaises.




Ces armes israéliennes ont joué un rôle crucial dans la guerre du Haut-Karabakh en 2020, dans laquelle l’Azerbaïdjan a infligé une défaite cinglante à l’Arménie, avec l’appui technologique de ses partenaires, notamment turcs et israéliens.



Mais le plus frappant est peut-être l’évolution diplomatique : l’ouverture d’une ambassade d’Azerbaïdjan à Tel Aviv en 2023 a marqué une étape historique, officialisant une relation autrefois discrète. 


Cette décision, saluée par Jérusalem comme un signal fort de normalisation, a immédiatement été interprétée comme une ouverture vers une possible adhésion aux Accords d’Abraham, sous impulsion américaine.





 Bases israéliennes, coopération secrète et diplomatie en coulisses



Sur le plan militaire, les liens entre Israël et l’Azerbaïdjan dépassent la simple vente d’armement. Plusieurs rapports indiquent que l’aviation israélienne aurait accès, de manière ponctuelle et confidentielle, à des infrastructures azerbaïdjanaises pour des missions de surveillance et de ravitaillement, notamment en direction de l’Iran. Cela aurait été le cas, selon certaines sources, durant la guerre éclair des 12 jours, où Israël aurait frappé des installations iraniennes critiques, en contournant les routes traditionnelles grâce à des relais discrets au nord de l’Iran.


Ni Jérusalem ni Bakou n’ont confirmé ces informations, mais la réaction furieuse de Téhéran, les manœuvres militaires iraniennes à la frontière azérie, et la rhétorique anti-bakinoise de la presse iranienne laissent peu de doute sur la véracité de ces rumeurs.


En parallèle, les États-Unis ont intensifié leurs efforts diplomatiques pour faire de l’Azerbaïdjan un nouveau signataire des Accords d’Abraham, signés en 2020 sous l’égide de Washington. 


Bakou


Cette initiative visait initialement à normaliser les relations entre Israël et plusieurs pays arabes (Émirats arabes unis, Bahreïn, Maroc, Soudan), mais elle pourrait désormais s’élargir à des nations musulmanes non arabes.


Les discussions entre Washington, Bakou et Jérusalem porteraient actuellement sur des garanties économiques, une coopération accrue en matière de sécurité énergétique, et des projets communs de développement régional. 


Les Américains voient dans cette adhésion une triple opportunité :


  1. Isoler davantage l’Iran, en encerclant son espace d’influence.
  2. Renforcer l’ancrage occidental du Caucase, face à la Russie et à la Chine.
  3. Consolider l’axe de stabilité Israël-Turquie-Azerbaïdjan, qui gagne en cohérence stratégique.



Bakou, pour sa part, avance prudemment. Le régime dictatorial du président Ilham Aliyev souhaite maintenir un équilibre délicat entre ses alliances occidentales, son partenariat avec Israël, ses liens culturels avec la Turquie, et la nécessité d’éviter une confrontation directe avec l’Iran.




Une ouverture vers le monde musulman moderne ?

Le rapprochement israélo-azerbaïdjanais est aussi un révélateur d’une évolution idéologique au sein du monde musulman, en particulier du côté des pays non arabes. 


Alors que les conflits identitaires, religieux ou historiques ont longtemps entravé la normalisation avec Israël, Bakou a choisi une approche décomplexée et pragmatique, centrée sur les intérêts nationaux, le développement économique, et la stabilité régionale.


Sur le plan culturel, ce rapprochement est facilité par l’histoire millénaire des Juifs de la Montagne, une communauté autochtone du Caucase bien intégrée en Azerbaïdjan, et aujourd’hui valorisée comme symbole de la coexistence religieuse. 


Cette dimension communautaire contribue à l’acceptabilité sociale de la relation avec Israël, malgré la solidarité traditionnelle envers le monde musulman et la cause des arabes de palestine


Israël, de son côté, voit dans l’Azerbaïdjan un modèle de pays musulman modéré, laïc, technologiquement ambitieux, et potentiellement moteur dans une nouvelle phase d’ouverture diplomatique avec d’autres nations à majorité musulmane.


L’adhésion éventuelle de l’Azerbaïdjan aux Accords d’Abraham serait symboliquement forte : elle marquerait la première signature d’un État chiite non arabe à cet accord, et ouvrirait la voie à d’autres pays d’Asie centrale comme l’Ouzbékistan ou le Kazakhstan, voire à certains États africains à majorité musulmane comme le Nigeria le Cameroun,, le Togo, le Benin et la Côte d’Ivoire





Une alliance aux implications régionales majeures



Ce partenariat Israël-Azerbaïdjan, autrefois discret, devient aujourd’hui un levier géopolitique majeur dans le Caucase, au Moyen-Orient, et au-delà. Il incarne une mutation des rapports entre Israël et le monde musulman, hors des prismes idéologiques classiques.


Si Bakou rejoint les Accords d’Abraham, ce serait une victoire diplomatique majeure pour Washington et Jérusalem, mais aussi une démonstration que la coopération judéo-musulmane est possible, y compris dans un contexte chiite. 


Ce serait aussi un coup dur pour l’Iran, qui verrait son flanc nord verrouillé par une alliance israélo-azérie renforcée.


En somme, les relations entre Israël et l’Azerbaïdjan ne relèvent plus d’une logique bilatérale classique : elles dessinent une nouvelle architecture régionale, fondée sur la technologie, la sécurité, la stabilité… et peut-être, demain, sur la paix ouverte.


Alors que Paris met toute son énergie diplomatique en cette fin d’année 2025 pour faire plier et éloigner Israël afin qu’un nouvel état (le 3ème avec la Jordanie) soit créé pour les arabes de Palestine, 


Washington avance ses pions en bâtissant avec patience et ténacité les « Accords d’Abraham » qui apporteraient paix et énormes succès économiques dans la région. 


Le combat Europe (conduite par Macron) et les USA semble tourner à l’avantage de Washington, dans tous les domaines éthiques, économiques, technologiques et miliaires.

   

© 2025 JBCH. Reproduction interdite sans autorisation.





A la conquête de l'Espace ... où en est l'Europe ?? (FR). JBCH N° 171

Les avancées européennes dans la recherche spatiale face aux États-Unis, à l’Inde, à la Chine et au Japon





L’Europe, à travers ses institutions comme l’Agence spatiale européenne (ESA) et ses entreprises phares telles qu’Airbus, continue de jouer un rôle significatif dans l’exploration spatiale, bien que dans un contexte de compétition accrue avec des puissances comme les États-Unis, la Chine, l’Inde et le Japon. 


Ces dernières années, les initiatives européennes, notamment le projet de station spatiale Starlab et le développement de la mini-navette Space Rider, témoignent d’une stratégie axée sur l’innovation, la coopération internationale et la durabilité.


 Nous allons examine les avancées européennes dans la recherche spatiale, en les comparant aux efforts des autres grandes nations spatiales.


Le projet Starlab : une ambition européenne pour l’ère post-ISS





L’un des projets les plus emblématiques de l’Europe dans le domaine spatial est la station spatiale Starlab, développée par un partenariat stratégique entre Airbus et l’américain Voyager Space. 


Conçue pour succéder à la Station spatiale internationale (ISS), dont le retrait est prévu vers 2030, Starlab ambitionne de devenir une plateforme orbitale polyvalente, capable d’accueillir des recherches scientifiques, des tests technologiques et des activités commerciales. 


Financée en partie par la NASA, Starlab vise à servir non seulement cette dernière, mais aussi d’autres agences spatiales internationales et des acteurs privés, renforçant ainsi la position de l’Europe dans l’économie spatiale mondiale.






Comparée aux initiatives similaires, Starlab se distingue par son approche collaborative et son ouverture au secteur privé. 


Les États-Unis, par exemple, soutiennent plusieurs projets de stations spatiales commerciales, comme Axiom Space ou Orbital Reef (porté par Blue Origin et Sierra Space), mais ces initiatives sont principalement pilotées par des entreprises américaines avec un financement public limité. 


La Chine, quant à elle, a déjà mis en orbite sa station spatiale Tiangong, opérationnelle depuis 2022, qui reste cependant réservée aux missions nationales et à quelques partenaires internationaux triés sur le volet. L’Inde, bien qu’en pleine ascension spatiale, n’a pas encore de projet concret de station spatiale, se concentrant davantage sur des missions lunaires et des satellites. 


Le Japon, partenaire historique de l’ISS, contribue à des projets internationaux mais ne développe pas de station indépendante. Starlab positionne donc l’Europe comme un acteur clé dans la transition vers une nouvelle ère de l’exploration orbitale, en misant sur la coopération transatlantique et l’innovation commerciale.





Space Rider : un pas vers l’autonomie et la réutilisabilité






Le programme Space Rider, piloté par l’ESA, illustre une autre facette des ambitions européennes : le développement de technologies réutilisables pour des missions en orbite basse. 


Cette mini-navette automatisée de 2,4 tonnes, dont le premier vol est prévu pour 2027, est conçue pour réaliser des expériences en micropesanteur, tester de nouvelles technologies et ramener des résultats au sol. 


En s’appuyant sur les acquis du corps portant expérimental IXV, Space Rider marque une étape vers une plus grande autonomie européenne dans l’accès à l’espace et la gestion des missions scientifiques.


En comparaison, les États-Unis dominent le secteur des technologies réutilisables avec des acteurs comme SpaceX, dont les fusées Falcon et le vaisseau Dragon sont des références mondiales, et Boeing avec sa capsule Starliner. 


La Chine progresse également, avec des projets de lanceurs réutilisables et une navette spatiale expérimentale testée en 2020. 


Le Japon, via son agence JAXA, développe des technologies réutilisables, mais à une échelle plus modeste.


l’Inde explore des concepts similaires avec son prototype RLV-TD, encore au stade expérimental. Space Rider, bien que moins ambitieux en termes de capacité que les vaisseaux américains ou chinois, se distingue par sa spécialisation dans les missions scientifiques de courte durée et sa capacité à ramener des charges utiles au sol, un atout rare dans le paysage spatial actuel.






Positionnement stratégique et défis européens


Globalement, l’Europe se positionne comme un acteur de niche, mais stratégique, dans la course spatiale mondiale. Contrairement aux États-Unis, qui bénéficient d’un écosystème spatial dynamique porté par des géants comme SpaceX, Blue Origin et une forte implication de la NASA, ou à la Chine, dont le programme spatial est soutenu par une volonté politique et des investissements massifs, l’Europe mise sur la coopération internationale et l’excellence technologique.


L’Inde, avec son agence ISRO, progresse rapidement grâce à des missions à faible coût, comme Chandrayaan-3 (succès lunaire en 2023), mais reste en retard sur les infrastructures orbitales. 


Le Japon, quant à lui, privilégie les partenariats internationaux, notamment avec les États-Unis, et se concentre sur des technologies avancées comme les sondes lunaires et les satellites d’observation.


La Russie, via Roscosmos, poursuit des ambitions spatiales malgré des défis financiers et géopolitiques, 


La Russie a mis tous ses atouts et s’essouffle dans la guerre qu’elle a provoquée contre l’Ukraine, c’est pourquoi elle a décidé ce 1er août d’envoyer un cosmonaute en direction de la station ISS en compagnie d’un américain et d’un japonais.


Le projet de station orbitale russe (ROSS), prévu pour 2027, vise à remplacer la participation à l’ISS, avec des lancements par la fusée Angara A5. 


Le programme lunaire, en partenariat avec la Chine, cible une base lunaire dans les années 2030, mais souffre de retards dus aux sanctions post-2022. 


Le système de navigation GLONASS reste une priorité, bien que sa modernisation soit entravée par des contraintes budgétaires. Enfin, la Russie investit dans des technologies militaires spatiales, comme les armes anti-satellites, au détriment des missions civiles.



Cependant, l’Europe fait face à plusieurs défis. Le premier est la dépendance aux lanceurs étrangers, notamment SpaceX, pour certaines missions, en attendant que le lanceur Ariane 6 devienne pleinement opérationnel. Le second concerne le financement : 


Ariane 6 



Les budgets de l’ESA, bien qu’importants (7,8 milliards d’euros pour 2023-2025), restent inférieurs à ceux de la NASA (environ 25 milliards de dollars annuels) ou de la Chine (estimés à 14 milliards de dollars). Enfin, la fragmentation des efforts entre les États membres de l’Union européenne peut freiner l’émergence d’une vision unifiée face à des puissances plus centralisées comme la Chine.



Les projets Starlab et Space Rider témoignent de la vitalité de la recherche spatiale européenne, qui combine innovation technologique, coopération internationale et ambition commerciale. 


Face aux États-Unis, leader incontesté, et à la Chine, puissance montante, l’Europe adopte une stratégie différenciée, axée sur des niches comme les stations spatiales commerciales et les navettes réutilisables spécialisées. 



Hermes


L’Inde et le Japon, bien que dynamiques, restent en retrait dans certains domaines comme les infrastructures orbitales. 


Pour maintenir sa compétitivité, l’Europe devra renforcer ses investissements, accélérer le développement de lanceurs autonomes et consolider ses partenariats internationaux, tout en capitalisant sur son expertise scientifique et industrielle. 


© 2025 JBCH. Reproduction interdite sans autorisation.