Rechercher dans ce blog

dimanche 7 septembre 2025

Philippe Aghion, une autre conception de l'écologie. (FR, EN, ES). JBCH N° 340

Ce jour, Frédéric Haziza a interviewé sur Radio J Philippe Aghion pour sa critique adressée aux écologistes partisans de la décroissance. Oui le projet des partis dits   écologistes est politique, il s'éloigne radicalement des préoccupations des français et ignorent la périphérie des villes.




Le propos de Philippe Aghion est clair : la croissance n’est pas un ennemi, mais un levier indispensable au progrès humain. Or, une partie de l’écologie politique, notamment en France avec EELV, se positionne en faveur d’une décroissance présentée comme condition de survie de la planète. Cette posture, séduisante pour certains milieux urbains et privilégiés, apparaît déconnectée de la réalité des pays en développement.


  • Dans le Sud global, la croissance est synonyme de lutte contre la faim, d’accès à la santé et à l’éducation, de sortie du sous-développement. Empêcher ces pays de croître reviendrait à les condamner à la pauvreté structurelle.
  • Dans les pays développés, la décroissance est souvent défendue par des catégories sociales qui ne dépendent plus directement de la croissance pour survivre. Elle prend ainsi l’allure d’un luxe idéologique, coupé des besoins concrets des populations.




Aghion souligne ce paradoxe : vouloir imposer un modèle de décroissance à l’échelle mondiale, c’est méconnaître ce qu’a représenté la croissance pour des centaines de millions de personnes, en Chine ou en Inde notamment, sorties de la pauvreté grâce au développement économique.


Plutôt que d’opposer croissance et écologie, le défi contemporain est de réorienter la croissance. La technologie, l’innovation et l’investissement peuvent transformer nos économies pour réduire leur empreinte carbone et préserver la biodiversité.

Les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique peuvent soutenir une croissance respectueuse du climat. 

Les innovations médicales et technologiques améliorent la qualité de vie tout en favorisant le développement.

Les investissements dans la recherche et l’éducation stimulent une croissance durable et inclusive.





L’idée n’est pas de produire toujours plus pour consommer toujours plus, mais de produire mieux, en intégrant des critères écologiques et sociaux. Ce que certains appellent « croissance verte » correspond à cette logique : croissance qualitative, non plus uniquement quantitative.


EELV et d’autres courants décroissants privilégient souvent la posture politique à l’efficacité. Ils construisent un discours de rupture radicale : stop à la croissance, réduction massive de la consommation , qui plaît à une partie d'un électorat inquiet pour l’avenir climatique. Mais cette approche se heurte à deux réalités :


  1. Économique : sans croissance, les États ne peuvent financer ni la transition écologique ni la protection sociale.
  2. Sociale : une politique de décroissance frapperait d’abord les classes populaires (hausse du chômage, baisse des revenus), tandis que les catégories les plus aisées pourraient s’en accommoder.


Le paradoxe est donc criant : au nom d’une écologie morale, on propose une politique qui risquerait d’aggraver les inégalités, en France comme à l’échelle mondiale.

Philippe Aghion met le doigt sur un point essentiel : la décroissance n’est pas une solution universelle, mais une illusion idéologique. Là où la croissance a sorti des centaines de millions d’individus de la misère, elle reste une condition du progrès humain. Le véritable enjeu du XXIᵉ siècle n’est pas d’arrêter de croître, mais de croître autrement : orienter l’économie vers l’innovation verte, la sobriété intelligente et la justice sociale.

En privilégiant le discours politique de rupture plutôt que l’efficacité concrète, les écologistes décroissants passent à côté de l’essentiel : répondre aux besoins des populations tout en respectant les limites planétaires.




Les écologistes qui bombent le torse et qui se croient tout permis n'ont pas raison de transformer leur combat juste en combat politique "hard" et anti civilisation, car non, notre monde ne peut plus retourner en arrière ... mais se doit d'avancer dans la décence et le bien être. En aucun cas, l'écologie doit être punitive !


 © 2025 JBCH. Tous droits réservés. Reproduction du texte interdite sans autorisation


Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog,  j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne



English Translation:


Today, Frédéric Haziza interviewed Philippe Aghion on Radio J regarding his critique of ecologists who support degrowth. Indeed, the project of so-called ecological parties is political, diverging radically from the concerns of the French population and ignoring the outskirts of cities.


Philippe Aghion’s point is clear: growth is not the enemy but an essential lever for human progress. Yet, part of political ecology, particularly in France with EELV, advocates for degrowth presented as a condition for the planet’s survival. This stance, appealing to certain urban and privileged circles, seems disconnected from the reality of developing countries.


In the Global South, growth means fighting hunger, accessing healthcare and education, and escaping underdevelopment. Preventing these countries from growing would condemn them to structural poverty. In developed countries, degrowth is often defended by social categories that no longer depend directly on growth for survival. It thus appears as an ideological luxury, detached from the concrete needs of populations.


Aghion highlights this paradox: imposing a degrowth model worldwide disregards what growth has represented for hundreds of millions of people, especially in China and India, lifted out of poverty through economic development.


Rather than opposing growth and ecology, the contemporary challenge is to redirect growth. Technology, innovation, and investment can transform our economies to reduce their carbon footprint and preserve biodiversity.


Renewable energies and energy efficiency can support climate-respectful growth.

Medical and technological innovations improve quality of life while fostering development.

Investments in research and education stimulate sustainable and inclusive growth.


The goal is not to produce more for the sake of consuming more, but to produce better, integrating ecological and social criteria. What some call “green growth” aligns with this logic: qualitative growth, not merely quantitative.


EELV and other degrowth movements often prioritize political posturing over effectiveness. They construct a discourse of radical rupture: stop growth, massively reduce consumption, which appeals to voters worried about the climate future. But this approach faces two realities:


Economic: without growth, states cannot finance ecological transition or social protection.

Social: degrowth policies would first affect working classes (rising unemployment, falling incomes), while wealthier categories could adapt.


The paradox is glaring: in the name of moral ecology, a policy is proposed that risks worsening inequalities, both in France and globally.


Philippe Aghion emphasizes a crucial point: degrowth is not a universal solution but an ideological illusion. Where growth has lifted hundreds of millions out of misery, it remains a condition for human progress. The true challenge of the 21st century is not to stop growing but to grow differently: directing the economy toward green innovation, intelligent sobriety, and social justice.


By prioritizing political rupture over concrete effectiveness, degrowth ecologists miss the essential point: meeting the needs of populations while respecting planetary limits.


Ecologists who puff themselves up and think they can do whatever they want are wrong to transform their just cause into a purely “hard” political fight against civilization. No, our world cannot go backward—it must advance with decency and well-being. Ecology must never be punitive!


© 2025 JBCH. All rights reserved. Reproduction of the text is prohibited without permission.


This article is personal; I do not claim to be a scientist, historian, or professional journalist… It is delicate to testify as a layperson, but in this blog, I usually express a heartfelt opinion based on current events and my daily international press review.


Spanish Translation:


Hoy, Frédéric Haziza entrevistó a Philippe Aghion en Radio J sobre su crítica a los ecologistas partidarios del decrecimiento. Efectivamente, el proyecto de los llamados partidos ecológicos es político, se aleja radicalmente de las preocupaciones de los franceses e ignora la periferia de las ciudades.


El mensaje de Philippe Aghion es claro: el crecimiento no es el enemigo, sino una palanca indispensable para el progreso humano. Sin embargo, parte de la ecología política, particularmente en Francia con EELV, se posiciona a favor del decrecimiento presentado como condición de supervivencia del planeta. Esta postura, atractiva para ciertos círculos urbanos y privilegiados, parece desconectada de la realidad de los países en desarrollo.


En el Sur global, el crecimiento significa luchar contra el hambre, acceder a la salud y la educación y salir del subdesarrollo. Impedir que estos países crezcan equivaldría a condenarlos a la pobreza estructural. En los países desarrollados, el decrecimiento suele ser defendido por categorías sociales que ya no dependen directamente del crecimiento para sobrevivir. Así, adquiere el carácter de un lujo ideológico, desvinculado de las necesidades concretas de la población.


Aghion señala este paradoja: imponer un modelo de decrecimiento a nivel mundial es desconocer lo que el crecimiento ha representado para cientos de millones de personas, especialmente en China e India, que salieron de la pobreza gracias al desarrollo económico.


En lugar de oponer crecimiento y ecología, el desafío contemporáneo es reorientar el crecimiento. La tecnología, la innovación y la inversión pueden transformar nuestras economías para reducir su huella de carbono y preservar la biodiversidad.


Las energías renovables y la eficiencia energética pueden apoyar un crecimiento respetuoso con el clima.

Las innovaciones médicas y tecnológicas mejoran la calidad de vida a la vez que fomentan el desarrollo.

Las inversiones en investigación y educación estimulan un crecimiento sostenible e inclusivo.


La idea no es producir siempre más para consumir siempre más, sino producir mejor, integrando criterios ecológicos y sociales. Lo que algunos llaman “crecimiento verde” se corresponde con esta lógica: crecimiento cualitativo, no solo cuantitativo.


EELV y otros movimientos decrecentistas a menudo priorizan la postura política sobre la eficacia. Construyen un discurso de ruptura radical: detener el crecimiento, reducir masivamente el consumo, que atrae a una parte del electorado preocupado por el futuro climático. Pero este enfoque se enfrenta a dos realidades:


Económica: sin crecimiento, los Estados no pueden financiar ni la transición ecológica ni la protección social.

Social: una política de decrecimiento afectaría primero a las clases populares (aumento del desempleo, disminución de ingresos), mientras que las categorías más adineradas podrían adaptarse.


El paradoja es evidente: en nombre de una ecología moral, se propone una política que podría agravar las desigualdades, tanto en Francia como a nivel mundial.


Philippe Aghion señala un punto esencial: el decrecimiento no es una solución universal, sino una ilusión ideológica. Donde el crecimiento ha sacado a cientos de millones de personas de la miseria, sigue siendo una condición del progreso humano. El verdadero desafío del siglo XXI no es dejar de crecer, sino crecer de otra manera: orientar la economía hacia la innovación verde, la sobriedad inteligente y la justicia social.


Al priorizar el discurso político de ruptura sobre la eficacia concreta, los ecologistas decrecentistas pierden de vista lo esencial: satisfacer las necesidades de las poblaciones respetando los límites planetarios.


Los ecologistas que se engreían y se creen con derecho a todo están equivocados al convertir su causa justa en una lucha política “dura” contra la civilización. No, nuestro mundo no puede retroceder: debe avanzar con decencia y bienestar. La ecología nunca debe ser punitiva.


© 2025 JBCH. Todos los derechos reservados. La reproducción del texto está prohibida sin autorización.


Este artículo es personal; no pretendo ser científico, historiador ni periodista profesional… Es delicado testimoniar como profano, pero en este blog, generalmente expreso una opinión sentida basada en la actualidad y en mi revisión diaria de prensa internacional.

Paris et sa petite ceinture. (FR). JBCH N° 339


Les entrepreneurs de travaux publics font la queue a l'hôtel de ville de Paris, car c'est la dernière année de mandature du Maire, Anne Hidalgo. Cette dernière leur a fait la part belle, ayant dépensé des dizaines de millions d'Euros pour transformer Paris , en zone touristique, en ville pour les bobos. résultat : un déficit de plus de 9,3 milliards d 'euro ! 


Il faut vous avouer, qu'à chaque cycliste qui enfreint les règles du Code de la route, qu'à chaque nouveau sens interdit, que sur le périphérique, qu'à chaque bousculade dans le métro, je pense à ce Maire et pas en bien ... Un point d'urbanisme que j'ai suivi tout au long des dernières années : la petite ceinture :




La Petite Ceinture, ceinture ferroviaire construite au XIXᵉ siècle autour de Paris, représentait une infrastructure unique : 32 km de rails, des tunnels, des ponts et surtout des gares déjà raccordées au réseau national. Délaissée dans les années 1990, elle aurait pu être réhabilitée à moindre coût pour accueillir un service de transport rapide, léger, écologique et circulaire, desservant directement les quartiers périphériques de la capitale.


Or, au lieu de miser sur cette infrastructure existante, la Ville de Paris a préféré investir dans un tramway longeant le boulevard périphérique. Cette décision a coûté plusieurs milliards d’euros, impliqué des travaux lourds et engendré une circulation plus lente et moins efficace que ce qu’un train sur la Petite Ceinture aurait pu offrir.



Pourquoi avoir abandonné une ligne prête à reprendre du service ? La réponse se situe peut-être dans les enjeux financiers et politiques.

Le tramway a représenté un chantier pharaonique mobilisant des entreprises de BTP, des marchés publics et des financements massifs.

La Petite Ceinture, elle, aurait réduit ces perspectives : réutiliser une infrastructure existante aurait été beaucoup moins coûteux et moins lucratif pour certains acteurs.

Par ailleurs, ouvrir la Petite Ceinture au transport aurait limité les projets immobiliers et commerciaux qui s’y sont multipliés : bars, restaurants, tiers-lieux, jardins partagés. Autant d’espaces devenus sources de revenus et de valorisation foncière.




Derrière le discours écologique et citoyen, se cache donc un paradoxe : on transforme une voie ferrée en promenade « verte » au moment où Paris étouffe sous la congestion et la pollution, et où les besoins de transport collectif de proximité n’ont jamais été aussi criants.


Il y a bien les contradictions dans la situation actuelle. Certains défendent la Petite Ceinture comme réservoir de biodiversité : espaces verts, refuges pour oiseaux et insectes, corridors écologiques indispensables face au réchauffement climatique. D’autres dénoncent au contraire la commercialisation de ces espaces, l’ouverture anarchique au public, les dégradations et les nuisances sonores.




Au fond, le dilemme est faussé : si la Petite Ceinture avait retrouvé sa fonction ferroviaire, elle aurait pu concilier mobilité durable et préservation environnementale. Le rail est l’un des modes de transport les moins polluants. Les talus, tunnels et emprises végétalisées auraient pu continuer à abriter la faune et la flore, tout en permettant à des milliers de Parisiens de se déplacer rapidement.


Le véritable perdant de ce choix est le citoyen parisien, qui se retrouve avec :

un tramway périphérique coûteux et peu performant :  une Petite Ceinture morcelée, transformée en parc à la mode, soumise à la spéculation immobilière et commerciale ; une biodiversité fragilisée par une fréquentation mal contrôlée.



Les gagnants, eux, sont multiples :

Les grandes entreprises du BTP et les promoteurs immobiliers ;

Les gestionnaires de lieux culturels et commerciaux installés dans les anciennes gares ;

La mairie, qui peut mettre en avant des projets « verts » et « participatifs » à forte visibilité médiatique.


Le dossier de la Petite Ceinture est révélateur des contradictions de l’urbanisme parisien : afficher un discours écologique tout en sacrifiant une solution de transport collectif préexistante et efficace. 


Le tramway du périphérique restera comme un gâchis historique, fruit d’une logique plus financière que rationnelle. Quant à la Petite Ceinture, elle oscille entre sanctuaire écologique et vitrine culturelle, sans jamais retrouver la vocation première qui aurait réellement servi les habitants : relier les quartiers de Paris par le rail.



Anne Hidalgo aura laissé un Paris nauséabond, dans lequel les rats ont eu la part belle, et ont réussi à se multiplier, a tel point que pendant les JO de Paris, l'an dernier, Paris a été la risée du Monde. Quant à la circulation ... 





 © 2025 JBCH. Tous droits réservés. Reproduction du texte interdite sans autorisation


Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog,  j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne


La Mostra de Venise : le triomphe de la raison ? (FR, EN, ES, HE). JBCH N° 338

J'ai suivi avec une certaine angoisse les débats autour des deux festivals qui viennent de se terminer Toronto et Venise ... Quel gachis !!! Le Cinema, Hollywood a été promu voir créé par des juifs : Carl Laemmle (fondateur d’Universal), Adolph Zukor (Paramount), Louis B. Mayer et les frères Marcus et Arthur Loew (MGM), les frères Warner (Warner Bros.), ils ont tous bâti les grands studios de cinéma en Californie. 


Leur vision mêlait rêve américain et désir d’intégration, faisant du cinéma un outil d’ascension sociale et culturelle. Ainsi, Hollywood s’est construit en grande partie grâce à l’énergie, la créativité et l’audace de ces pionniers juifs.


Aujourd'hui les juifs n'ont plus leur place dans les festivals de cinéma, on les rejette, on les exclut, la civilisation woke mise en place est devenue antisioniste, antisémite. J'en suis révolté, le cinema israélien  est néanmoins bien supérieur , et le Cinéma avec un grand C reste fidèle aux grands réalisateurs :


Hollywood et cinéma américain, Steven Spielberg – Réalisateur de E.T., La Liste de Schindler, Saving Private Ryan, il incarne le cinéma populaire et humaniste., Woody Allen , Auteur de plus de 50 films, maître de la comédie existentielle et des drames intimes (Annie Hall, Manhattan), Joel & Ethan Coen : Duo culte (Fargo, No Country for Old Men), mélange de noirceur, humour et philosophie. Darren Aronofsky, Visionnaire du cinéma psychologique (Requiem for a Dream, Black Swan, The Whale).  James Gray , Cinéaste des destins familiaux et des exils (Ad Astra, The Immigrant). Ari Aster, Nouvelle voix du cinéma d’horreur et d’allégorie (Hereditary, Midsommar).



Cinéma israélien :Amos Gitai , Réalisateur engagé, explore l’histoire et les fractures israéliennes (Kippur, Kedma), Nadav Lapid , Lauréat de l’Ours d’or à Berlin avec Synonymes, cinéaste radical et politique, Joseph Cedar , Oscarisé pour Beaufort et Footnote, entre guerre et comédie philosophique, Eran Riklis , Auteur sensible (La Fiancée syrienne, Les Citronniers), tous promus  en France par Hélène Schoumann


En Europe et dans le monde : Roman Polanski (France/Pologne) , Œuvre majeure entre drame, thriller et autobiographie (Le Pianiste, Palme d’or à Cannes). Claude Lanzmann (France) , Auteur du monumental documentaire Shoah. Sidney Lumet (USA),  Réalisateur de 12 Angry Men et Network, grand maître du drame judiciaire et social. Stanley Kubrick (USA) , Légende du cinéma universel (2001: L’Odyssée de l’espace, Shining), Marcel Ophuls, Le Chagrin et la pitié,  Claude Lellouche , Un Hommme et une femme, Alexandre Arcady , Coup de Sirocco, Elie Chouraqui (Ô Jérusalem) , Agnès Jaoui, Diane Kurys, Diabolo Menthe,  Radu Mihaileanu, Va, Vis et Deviens, Michel Hazanavicius,  Final Cut et Le Prince oubliéet tant d'autres ... 


Du cinéma expérimental au blockbuster, du témoignage historique à l’introspection psychologique, les réalisateurs juifs ont façonné l’histoire du 7ᵉ art dans sa diversité et sa profondeur. Les éliminer, c'es mission impossible !

Kirt Douglas

Le Lion d’or attribué cette année à Jim Jarmusch pour Father Mother Sister Brother a permis à la Mostra de Venise de se protéger d’une instrumentalisation politique. Ce choix artistique, face aux pressions émotionnelles autour du film de Kaouther Ben Hania (The Voice of Hind Rajab), illustre une volonté de rappeler que le cinéma doit primer sur la propagande.



Mais ce palmarès a aussi mis en lumière une absence lourde de sens celui du boycott : aucune œuvre israélienne en compétition officielle, et seulement quelques coproductions mineures.


Le constat est encore plus net à Toronto : alors que ce festival, avec Cannes et Berlin, faisait autrefois une large place aux productions israéliennes, seules deux fictions et un court métrage ont été retenus en 2025. 

Venise Toronto : La propagande des terroristes

Ce recul ne peut être lu uniquement comme un hasard artistique. Il révèle un phénomène de marginalisation et de boycott, où des cinéastes israéliens, pourtant créatifs et critiques de leur propre société, se voient refuser une visibilité internationale.


Ce qui frappe, c’est le paradoxe : les réalisateurs israéliens produisent aujourd’hui une diversité exceptionnelle de films. Drames familiaux, récits sociaux, fresques historiques, comédies grinçantes : toutes les voix, y compris arabes israéliennes, trouvent un espace d’expression. Contrairement à l’image réductrice véhiculée par certains médias, le cinéma israélien est loin d’être monolithique ou propagandiste.


Pourtant, depuis le 7 octobre 2023 et la guerre et les massacres de civils, hommes, femmes enfants et bébés, déclenchée par les terroristes du  Hamas, une hostilité diffuse s’est imposée. Hors de rares exceptions : Nadav Lapid ou Amos Gitaï, très critiques envers leur pays et donc acceptés sur certaines scènes européennes, les cinéastes israéliens sont devenus persona non grata. Leur seul tort est de représenter une nation stigmatisée, alors même que leurs œuvres dénoncent souvent les fractures internes et les dilemmes de la société israélienne.



C’est ici que le débat rejoint une ligne rouge : ce n’est plus la qualité artistique qui détermine la sélection, mais l’identité nationale des artistes. C’est le signe d’un antisémitisme culturel, subtil mais réel : Israël est traité à part, et ses créateurs, pourtant ouverts et pluralistes, sont pénalisés pour un passeport qu’ils n’ont pas choisi.


On touche là à une forme insidieuse d’exclusion. Comme dans d’autres domaines (universités, sports, culture), une partie de l’opinion occidentale confond critique légitime des choix d’un gouvernement et rejet global de tout ce qui vient d’Israël.


Dans le cas du cinéma, cette dérive est d’autant plus grave que les festivals internationaux se présentent comme des sanctuaires de la liberté artistique. Or, en excluant des films israéliens, ils renforcent paradoxalement la logique des terroristes : punir une nation entière, réduire au silence ses voix multiples, empêcher toute nuance.


Céder à cette logique, c’est transformer l’art en champ de bataille idéologique, et faire du cinéma non plus un pont entre les peuples, mais une arme de stigmatisation.


Pourtant, l’histoire récente de la Mostra de Venise prouve qu’il est possible de résister. En honorant Jim Jarmusch plutôt que de céder aux pressions politiques, le jury a rappelé que l’art doit rester au-dessus des passions idéologiques.


De la même manière, de nombreux festivals juifs ou israéliens aux États-Unis, en Amérique latine ou en Europe continuent de programmer ces films et d’attirer un public curieux et fidèle. Le cinéma israélien, fort de sa créativité et de son exigence, trouve toujours des chemins pour se faire entendre.


Là réside la véritable victoire : la haine terroriste, qu’elle s’exprime par la violence directe ou par ses relais culturels, ne parvient jamais à étouffer totalement la création. La raison, la curiosité et l’amour du cinéma finissent par triompher. Chaque projection, chaque spectateur conquis, chaque salle émue par une histoire israélienne est une réponse à ceux qui voudraient réduire ce pays au silence.


L’absence de films israéliens à Venise et à Toronto en 2025 est le symptôme d’un antisémitisme culturel qui s’installe insidieusement dans le monde du cinéma. Mais la décision du jury de Venise de privilégier l’art sur la propagande montre qu’il existe encore des espaces de résistance.



Face aux pressions, la créativité israélienne demeure. Et tant que des artistes continueront de raconter leurs histoires, tant que des spectateurs accepteront de les écouter, la haine terroriste ne gagnera pas. Car le cinéma, dans son essence même, reste un espace de dialogue, d’universalité et de lumière — tout l’inverse de la violence et de l’obscurité que cherchent à imposer les fanatiques.


Espérons (Hatikva)  est notre crédo !


 © 2025 JBCH. Tous droits réservés. Reproduction du texte interdite sans autorisation


Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog,  j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne


English

I followed with a certain anxiety the debates surrounding the two festivals that have just ended, Toronto and Venice… What a waste!!! Cinema, Hollywood itself, was promoted — even created — by Jews: Carl Laemmle (founder of Universal), Adolph Zukor (Paramount), Louis B. Mayer and the brothers Marcus and Arthur Loew (MGM), the Warner Brothers (Warner Bros.). They all built the great film studios in California.

Their vision combined the American dream with the desire for integration, turning cinema into a tool of social and cultural ascent. Thus, Hollywood was built largely thanks to the energy, creativity, and boldness of these Jewish pioneers.


Today, Jews no longer have their place in film festivals: they are rejected, excluded. The new “woke” civilization has turned anti-Zionist and antisemitic. I am outraged. Israeli cinema, however, remains superior, and Cinema with a capital C is still loyal to the great filmmakers:


Hollywood and American cinema:

Steven Spielberg – Director of E.T., Schindler’s List, Saving Private Ryan; he embodies popular and humanist cinema.

Woody Allen – Author of over 50 films, master of existential comedy and intimate drama (Annie Hall, Manhattan).

Joel & Ethan Coen – Cult duo (Fargo, No Country for Old Men), blending darkness, humor, and philosophy.

Darren Aronofsky – Visionary of psychological cinema (Requiem for a Dream, Black Swan, The Whale).

James Gray – Filmmaker of family destinies and exile (Ad Astra, The Immigrant).

Ari Aster – New voice of horror and allegory (Hereditary, Midsommar).


Israeli cinema:

Amos Gitai – Committed filmmaker, exploring Israeli history and fractures (Kippur, Kedma).

Nadav Lapid – Winner of the Golden Bear in Berlin with Synonyms, radical and political filmmaker.

Joseph Cedar – Oscar-nominated for Beaufort and Footnote, navigating between war and philosophical comedy.

Eran Riklis – Sensitive author (The Syrian Bride, The Lemon Tree).

All promoted in France by Hélène Schoumann.


In Europe and the world:

Roman Polanski (France/Poland) – Major body of work between drama, thriller, and autobiography (The Pianist, Palme d’Or at Cannes).

Claude Lanzmann (France) – Author of the monumental documentary Shoah.

Sidney Lumet (USA) – Director of 12 Angry Men and Network, master of judicial and social drama.

Stanley Kubrick (USA) – Legend of universal cinema (2001: A Space Odyssey, The Shining).

Marcel Ophuls (The Sorrow and the Pity).

Claude Lelouch (A Man and a Woman).

Alexandre Arcady (Coup de Sirocco).

Élie Chouraqui (Ô Jerusalem).

Agnès Jaoui, Diane Kurys (Peppermint Soda), Radu Mihaileanu (Live and Become), Michel Hazanavicius (Final Cut, The Lost Prince), and many more…

From experimental cinema to blockbusters, from historical testimony to psychological introspection, Jewish filmmakers have shaped the history of the 7th art in its diversity and depth. To erase them is mission impossible!


The Golden Lion awarded this year to Jim Jarmusch for Father Mother Sister Brother allowed the Venice Film Festival to shield itself from political instrumentalization. This artistic choice, against the emotional pressures surrounding Kaouther Ben Hania’s film (The Voice of Hind Rajab), showed a will to remind us that cinema must come before propaganda.

But the awards list also highlighted a heavy absence: the boycott. No Israeli work in official competition, and only a few minor co-productions.

The trend is even clearer in Toronto: while this festival, alongside Cannes and Berlin, once gave wide space to Israeli productions, in 2025 only two fiction films and one short were selected.

Venice, Toronto: The propaganda of terrorists.

This retreat cannot be read only as an artistic coincidence. It reveals a phenomenon of marginalization and boycott, where Israeli filmmakers — though creative and often critical of their own society — are denied international visibility.

What is striking is the paradox: Israeli directors today produce an exceptional diversity of films — family dramas, social narratives, historical frescoes, biting comedies. All voices, including Arab-Israeli, find a space of expression. Contrary to the reductive image spread by some media, Israeli cinema is far from monolithic or propagandist.

Yet since October 7, 2023 and the massacres of civilians — men, women, children, even babies — perpetrated by Hamas terrorists, a diffuse hostility has imposed itself. Except for rare cases (Nadav Lapid or Amos Gitai, very critical of their country and thus accepted on certain European stages), Israeli filmmakers have become persona non grata. Their only fault: representing a stigmatized nation, even though their works often denounce internal fractures and dilemmas of Israeli society.

Here lies the red line: it is no longer artistic quality that determines selection, but the national identity of the artists. This is the sign of a cultural antisemitism, subtle but real: Israel is treated differently, and its creators, though open and pluralist, are penalized for a passport they did not choose.

This is an insidious form of exclusion. As in other fields (universities, sports, culture), part of Western opinion confuses legitimate criticism of a government’s choices with the wholesale rejection of everything from Israel.

In cinema, this drift is all the more serious as international festivals present themselves as sanctuaries of artistic freedom. Yet by excluding Israeli films, they paradoxically reinforce the terrorists’ logic: punishing an entire nation, silencing its many voices, preventing all nuance.

To give in to this logic is to turn art into a battlefield of ideology, making cinema not a bridge between peoples but a weapon of stigmatization.

Yet the recent history of Venice proves that it is possible to resist. By honoring Jim Jarmusch instead of yielding to political pressures, the jury reminded us that art must remain above ideological passions.

In the same way, many Jewish or Israeli festivals in the United States, Latin America, and Europe continue to program these films and attract curious, loyal audiences. Israeli cinema, rich in creativity and rigor, always finds ways to be heard.

This is where the true victory lies: terrorist hatred, whether expressed by direct violence or through cultural relays, never manages to suffocate creation entirely. Reason, curiosity, and love of cinema end up prevailing. Every screening, every moved audience, every hall touched by an Israeli story is an answer to those who would silence this country.

The absence of Israeli films in Venice and Toronto in 2025 is the symptom of a cultural antisemitism creeping into the world of cinema. But the Venice jury’s decision to favor art over propaganda shows that there are still spaces of resistance.

Faced with pressure, Israeli creativity endures. And as long as artists continue to tell their stories, as long as audiences agree to listen, terrorist hatred will not prevail. Because cinema, in its very essence, remains a space of dialogue, universality, and light — the very opposite of the violence and darkness that fanatics seek to impose.

Hope (Hatikva) is our credo!



Spanish


He seguido con cierta angustia los debates en torno a los dos festivales que acaban de concluir, Toronto y Venecia… ¡¡¡Qué desperdicio!!! El cine, Hollywood mismo, fue promovido —incluso creado— por judíos: Carl Laemmle (fundador de Universal), Adolph Zukor (Paramount), Louis B. Mayer y los hermanos Marcus y Arthur Loew (MGM), los hermanos Warner (Warner Bros.). Todos ellos construyeron los grandes estudios cinematográficos en California.

Su visión mezclaba el sueño americano con el deseo de integración, convirtiendo el cine en una herramienta de ascenso social y cultural. Así, Hollywood se construyó en gran parte gracias a la energía, creatividad y audacia de estos pioneros judíos.


Hoy en día, los judíos ya no tienen su lugar en los festivales de cine: se les rechaza, se les excluye. La civilización “woke” que se ha impuesto se ha vuelto antisionista, antisemita. Estoy indignado. Sin embargo, el cine israelí sigue siendo muy superior, y el Cine con mayúscula permanece fiel a los grandes realizadores:


Hollywood y el cine estadounidense:

Steven Spielberg – Director de E.T., La lista de Schindler, Rescatando al soldado Ryan; encarna el cine popular y humanista.

Woody Allen – Autor de más de 50 películas, maestro de la comedia existencial y el drama íntimo (Annie Hall, Manhattan).

Joel & Ethan Coen – Dúo de culto (Fargo, No Country for Old Men), mezcla de oscuridad, humor y filosofía.

Darren Aronofsky – Visionario del cine psicológico (Réquiem por un sueño, Cisne negro, La ballena).

James Gray – Cineasta de destinos familiares y exilios (Ad Astra, The Immigrant).

Ari Aster – Nueva voz del cine de terror y alegoría (Hereditary, Midsommar).


Cine israelí:

Amos Gitai – Director comprometido, explora la historia y las fracturas israelíes (Kippur, Kedma).

Nadav Lapid – Ganador del Oso de Oro en Berlín con Sinónimos, cineasta radical y político.

Joseph Cedar – Nominado al Óscar por Beaufort y Footnote, entre la guerra y la comedia filosófica.

Eran Riklis – Autor sensible (La novia siria, Los limoneros).

Todos promovidos en Francia por Hélène Schoumann.


En Europa y el mundo:

Roman Polanski (Francia/Polonia) – Obra mayor entre drama, thriller y autobiografía (El pianista, Palma de Oro en Cannes).

Claude Lanzmann (Francia) – Autor del monumental documental Shoah.

Sidney Lumet (EE.UU.) – Director de 12 Angry Men y Network, maestro del drama judicial y social.

Stanley Kubrick (EE.UU.) – Leyenda del cine universal (2001: Odisea del espacio, El resplandor).

Marcel Ophuls (La pena y la piedad).

Claude Lelouch (Un hombre y una mujer).

Alexandre Arcady (Coup de Sirocco).

Élie Chouraqui (Oh Jerusalén).

Agnès Jaoui, Diane Kurys (Diabolo Menthe), Radu Mihaileanu (Ser digno, vivir y soñar), Michel Hazanavicius (Final Cut, El príncipe olvidado), y tantos otros…


Del cine experimental al blockbuster, del testimonio histórico a la introspección psicológica, los cineastas judíos han forjado la historia del séptimo arte en su diversidad y profundidad. ¡Eliminarlos es misión imposible!


El León de Oro otorgado este año a Jim Jarmusch por Father Mother Sister Brother permitió a la Mostra de Venecia protegerse de una instrumentalización política. Esta elección artística, frente a las presiones emocionales en torno a la película de Kaouther Ben Hania (The Voice of Hind Rajab), ilustra la voluntad de recordar que el cine debe primar sobre la propaganda.

Pero el palmarés también puso de relieve una ausencia significativa: el boicot. Ninguna obra israelí en la competición oficial, y sólo algunas coproducciones menores.

La constatación es aún más clara en Toronto: mientras este festival, junto con Cannes y Berlín, solía dar amplio espacio a las producciones israelíes, en 2025 sólo se han seleccionado dos largometrajes de ficción y un cortometraje.

Venecia, Toronto: La propaganda de los terroristas.

Este retroceso no puede leerse únicamente como una coincidencia artística. Revela un fenómeno de marginación y boicot, donde los cineastas israelíes —aunque creativos y críticos de su propia sociedad— se ven privados de visibilidad internacional.

Lo que resulta llamativo es la paradoja: los directores israelíes producen hoy una diversidad excepcional de películas. Dramas familiares, relatos sociales, frescos históricos, comedias mordaces: todas las voces, incluidas las árabes israelíes, encuentran un espacio de expresión. Contrariamente a la imagen reductora difundida por algunos medios, el cine israelí está lejos de ser monolítico o propagandístico.

Sin embargo, desde el 7 de octubre de 2023 y las masacres de civiles —hombres, mujeres, niños, incluso bebés— perpetradas por los terroristas de Hamas, se ha impuesto una hostilidad difusa. Salvo raras excepciones (Nadav Lapid o Amos Gitai, muy críticos con su país y por lo tanto aceptados en algunos escenarios europeos), los cineastas israelíes se han convertido en persona non grata. Su único defecto: representar a una nación estigmatizada, cuando en realidad sus obras denuncian a menudo las fracturas internas y los dilemas de la sociedad israelí.

Aquí se cruza una línea roja: ya no es la calidad artística la que determina la selección, sino la identidad nacional de los artistas. Esto es el signo de un antisemitismo cultural, sutil pero real: Israel es tratado de manera distinta, y sus creadores, aunque abiertos y pluralistas, son penalizados por un pasaporte que no eligieron.

Estamos ante una forma insidiosa de exclusión. Como en otros ámbitos (universidades, deportes, cultura), una parte de la opinión occidental confunde la crítica legítima de las decisiones de un gobierno con el rechazo global de todo lo que procede de Israel.

En el caso del cine, esta deriva es aún más grave porque los festivales internacionales se presentan como santuarios de la libertad artística. Sin embargo, al excluir las películas israelíes, refuerzan paradójicamente la lógica de los terroristas: castigar a toda una nación, silenciar sus múltiples voces, impedir cualquier matiz.

Ceder a esta lógica es transformar el arte en un campo de batalla ideológico, y hacer del cine no un puente entre los pueblos, sino un arma de estigmatización.

No obstante, la historia reciente de la Mostra de Venecia demuestra que es posible resistir. Al honrar a Jim Jarmusch en lugar de ceder a presiones políticas, el jurado recordó que el arte debe permanecer por encima de las pasiones ideológicas.

Del mismo modo, numerosos festivales judíos o israelíes en Estados Unidos, América Latina y Europa continúan programando estas películas y atrayendo a un público curioso y fiel. El cine israelí, rico en creatividad y exigencia, siempre encuentra caminos para hacerse escuchar.

Ahí reside la verdadera victoria: el odio terrorista, ya se exprese mediante violencia directa o a través de sus canales culturales, nunca logra sofocar totalmente la creación. La razón, la curiosidad y el amor por el cine terminan imponiéndose. Cada proyección, cada espectador conmovido, cada sala emocionada por una historia israelí es una respuesta a quienes quisieran reducir al silencio a este país.

La ausencia de películas israelíes en Venecia y Toronto en 2025 es el síntoma de un antisemitismo cultural que se instala insidiosamente en el mundo del cine. Pero la decisión del jurado de Venecia de privilegiar el arte sobre la propaganda muestra que aún existen espacios de resistencia.

Frente a las presiones, la creatividad israelí perdura. Y mientras los artistas sigan contando sus historias, mientras los espectadores acepten escucharlas, el odio terrorista no vencerá. Porque el cine, en su propia esencia, sigue siendo un espacio de diálogo, universalidad y luz —todo lo contrario de la violencia y la oscuridad que buscan imponer los fanáticos.

¡Esperanza (Hatikva) es nuestro credo!