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lundi 22 décembre 2025

Prof. Yifat Merbl Israélienne et N° 1 mondiale ... JBCH N° 2512 - 745

Une Scientifique Israélienne Figure sur la Liste des Dix Personnes qui ont Marqué la Science en 2025 Selon le Journal ‘Nature’


La ‘Détective des Peptides’ et Immunologiste du Weizmann, Prof. Yifat Merbl, Reconnue pour la Découverte d’un Nouveau Mécanisme Immunitaire Caché


Prof. Yifat Merbl


Dans une année marquée par des découvertes révolutionnaires au milieu de défis mondiaux, une immunologiste israélienne s’est imposée comme un phare d’innovation. La Prof. Yifat Merbl, biologiste senior en systèmes au Weizmann Institute of Science à Rehovot, a été nommée parmi les dix personnes qui ont façonné la science en 2025 par le prestigieux journal Nature



Surnommée la “détective des peptides” pour son travail minutieux sur les “déchets” cellulaires, les recherches du Pr.  Merbl ont révélé un mécanisme immunitaire jusqu’alors caché qui pourrait révolutionner les traitements contre le cancer, les maladies infectieuses et la résistance aux antibiotiques.




L’inclusion du Pr.  Yfat Merbl sur la liste annuelle de Nature – établie par les éditeurs du journal sans recommandations externes – met en lumière ses contributions à la compréhension de la dégradation protéasomale, le processus par lequel les cellules décomposent et éliminent les protéines indésirables. 




Ce “bac à ordures cellulaire”, comme Yfat Merbl décrit le protéasome, ne se contente pas de nettoyer les débris cellulaires, mais génère également des peptides – de petits fragments protéiques – qui exercent des fonctions immunitaires inattendues. Les découvertes de son laboratoire, publiées plus tôt cette année, montrent que ces peptides peuvent agir comme des agents antimicrobiens naturels, en ciblant et en rompant directement les membranes bactériennes.




“Nous avons mis au jour des couches cachées de la biologie au-delà du génome”, a déclaré Yfat Merbl au Jerusalem Post lors d’une interview exclusive. “Ces peptides, dérivés de protéines non nécessairement liées à l’immunité, sont répandus dans la cellule comme un écosystème interne. Ils pourraient devenir la base de nouveaux médicaments à une époque où la résistance aux antibiotiques représente l’une des plus grandes menaces pour la santé mondiale.”




Cette reconnaissance survient alors que les scientifiques israéliens continuent de surmonter l’hostilité internationale, y compris les boycotts et l’isolement dans certaines parties de la communauté académique mondiale. Malgré ces obstacles, le travail de Merbl a reçu un accueil enthousiaste, s’inscrivant dans une tradition d’excellence israélienne en biochimie. 


Il convient de noter que le Prix Nobel de Chimie 2004 a été décerné conjointement aux Israéliens Aaron Ciechanover et Avram Hershko, ainsi qu’à l’Américain Irwin Rose, pour la découverte de la dégradation protéique médiée par l’ubiquitine – un processus fondamental qui sous-tend les recherches du Pr.  Merbl.





Yfat Merbl, âgée de 45 ans, a grandi à Ramat Gan, au centre d’Israël, loin des projecteurs scientifiques. Elle a servi dans les Forces de Défense d’Israël mais a rapidement réalisé qu’elle n’était “pas faite pour une carrière militaire”. Au lieu de cela, elle s’est tournée vers les études, obtenant un baccalauréat en biologie à l’Université Bar-Ilan et une maîtrise en immunologie au Weizmann Institute sous la direction du Prof. Irun Cohen, aujourd’hui âgé de 89 ans, un pionnier dans la recherche sur l’auto-immunité. Son doctorat en biologie des systèmes a été obtenu à l’Université Harvard sous la tutelle du Prof. Marc Kirschner, suivi d’une formation postdoctorale là-bas avant de retourner au Weizmann en tant que chercheuse principale.


La science n’était pas dans l’ADN familial – ses parents sont à la retraite, l’un étant ingénieur en énergie – mais la sœur jumelle de Merbl est vétérinaire, et elle attribue sa perspective multidisciplinaire à ses percées. Son laboratoire, composé de 20 chercheurs et étudiants issus de divers horizons, incluant des Israéliens, des Palestiniens et des internationaux d’Inde, de Chine, d’Italie, de Russie et du Chili, favorise la collaboration entre des domaines comme la protéomique, les modèles animaux et la biologie computationnelle.


L’année dernière, Merbl a reçu le Prix Rappaport pour la Recherche Biomédicale dans la catégorie Chercheur Prometteur, décerné annuellement à des scientifiques dont les travaux innovants font avancer la santé humaine. L’équipe de Merbl explore au-delà des antimicrobiens : ils ont étudié comment les “déchets” protéasomaux influencent l’auto-immunité, le diabète et le cancer. Dans une étude clé, ils ont identifié un mécanisme permettant aux cellules cancéreuses d’échapper à la détection immunitaire, ouvrant la voie à des immunothérapies améliorées. En analysant le contenu des ordures cellulaires, la technologie de Merbl pourrait prédire les réponses des patients aux traitements, faisant progresser la médecine personnalisée.


“Ces peptides nous renseignent sur le mode de vie de la cellule – ce qui se passe à l’intérieur et que nous ne pouvons pas voir par d’autres moyens”, a expliqué Yfat le Pr. Merbl. “Cela pourrait permettre des alertes précoces pour les troubles auto-immuns, des diagnostics de cancer plus sensibles et des thérapies immunitaires sur mesure.”




La découverte a des implications profondes. Le laboratoire du Pr.  Yfat Merbl a montré que la plupart des protéines humaines contiennent au moins un peptide antimicrobien, qui s’active lorsque la protéine est dégradée. Cette défense “cellulaire autonome” pourrait inspirer de nouvelles thérapies, surtout alors que les antibiotiques traditionnels échouent. Au-delà des infections, ce travail pourrait améliorer l’immunothérapie en rendant les cellules cancéreuses “visibles” au système immunitaire.



Merbl partage la liste de Nature pour 2025 avec un groupe éclectique de visionnaires : un génie financier chinois qui a développé le modèle d’IA DeepSeek, stupéfiant le monde par ses applications ; un ingénieur agricole et entomologiste qui a exploité les insectes pour combattre les maladies des cultures ; un pionnier de l’exploration des fonds marins qui a découvert de nouveaux écosystèmes animaux ; un physicien dont les innovations ont permis les premières images d’instruments astronomiques révolutionnaires au Chili à l’aide de la plus grande caméra numérique au monde ; et un neurologue offrant de l’espoir pour la maladie de Huntington grâce aux thérapies géniques.


Pourtant, le parcours du Pr. Yfat Merbl n’a pas été sans obstacles. Pendant la guerre avec l’Iran en juin dernier, des missiles balistiques ont frappé plusieurs laboratoires au Weizmann, y compris le sien dans le bâtiment Wolfson, causant des millions de dommages et la perte d’échantillons irremplaçables. “J’étais chez moi quand les sirènes ont retenti”, se souvient-elle. “Cela aurait pu être bien pire. La communauté du Weizmann a été incroyable dans sa réponse – en trouvant de nouveaux emplacements pour environ 20 laboratoires afin que la science puisse continuer, même en ces temps.”


L’institut a rapidement relogé les équipes affectées dans des bâtiments survivants et a acquis l’équipement nécessaire, minimisant les perturbations. La résilience de Merbl reflète ses recherches : transformer les “déchets” en opportunités.




“Je ne savais pas que j’allais être incluse jusqu’à ce que je sois interviewée par un journaliste de Nature – c’est là que j’ai appris que j’avais été nominée”, a déclaré Merbl avec humilité. Son travail, mêlant détermination et technologie de pointe, illustre comment la science transcende les frontières et les adversités.


Alors que 2025 touche à sa fin, les découvertes du Pr.  Merbl nous rappellent que les plus petits fragments cellulaires peuvent détenir la clé des plus grands défis de santé de l’humanité. 


Avec la résistance aux antibiotiques causant des millions de décès chaque année et les immunothérapies contre le cancer en pleine évolution, son approche de “détective des peptides” pourrait remodeler la médecine pour les générations futures.







Grand Frais racheté par un fonds américain ... JBCH N° 2512 - 744

Partir d’un bazar de quartier pour bâtir l’une des enseignes alimentaires les plus florissantes de France relève presque du roman entrepreneurial. 



C’est pourtant l’histoire bien réelle des frères Badurian, originaires de Lyon, qui ont su transformer une intuition simple en un concept redoutablement efficace : redonner toute sa noblesse au produit frais, en s’inspirant à la fois des marchés traditionnels et des codes modernes de la grande distribution.




Dans les années 1980, à Lyon, les frères Badurian tiennent un commerce de bazar, un lieu où l’on vend un peu de tout, sans spécialisation marquée. Très vite, ils observent un phénomène qui leur saute aux yeux : les clients reviennent toujours pour les mêmes produits, ceux qui ont du goût, ceux qui sentent le terroir, ceux qui rappellent les étals colorés des marchés populaires. 


Fruits, légumes, fromages, viandes, poissons. À l’époque, la grande distribution mise sur le volume, les prix cassés et la standardisation. Eux pressentent au contraire une lassitude croissante des consommateurs face à des produits fades, sans identité ni traçabilité.


L’idée de Grand Frais naît ainsi d’un constat presque banal mais visionnaire : les Français aiment manger bien, mais veulent aussi de la transparence, du choix et une forme de mise en scène du produit. Les frères Badurian imaginent alors un lieu hybride, à mi-chemin entre le marché couvert et le supermarché, où chaque univers serait confié à un spécialiste. Le primeur resterait primeur, le boucher resterait boucher, le fromager resterait fromager. Une révolution silencieuse dans un secteur dominé par les centrales d’achat et les rayons uniformisés.


Le premier magasin Grand Frais ouvre ses portes et le succès est immédiat. Les clients sont frappés par l’abondance, la fraîcheur apparente, les couleurs, les odeurs. On ne pousse plus un chariot dans un alignement froid de gondoles : on déambule. On choisit. On compare. On redécouvre des produits oubliés. Très vite, le bouche-à-oreille fait son œuvre. Grand Frais n’est pas seulement un lieu où l’on achète, c’est une expérience presque sensorielle.




Au fil des années, le concept s’affine sans jamais se renier. L’enseigne refuse la dilution de son ADN. Elle ne cherche pas à concurrencer frontalement les hypermarchés sur les prix, mais sur la qualité perçue et la diversité. Elle s’appuie sur Prosol, son principal grossiste en produits frais, pour sécuriser les approvisionnements et maintenir une exigence constante. Cette organisation en pôles spécialisés devient la clé de son efficacité économique.


Alors que beaucoup d’enseignes traditionnelles peinent à se renouveler, Grand Frais poursuit une croissance régulière. Là où d’autres ferment des magasins, elle en ouvre. Là où le commerce de centre-ville souffre, elle voit une opportunité. L’enseigne comprend très tôt que les consommateurs veulent revenir à des commerces de proximité, sans renoncer à l’offre large ni à des prix maîtrisés. Cette stratégie explique aujourd’hui l’intérêt porté aux magasins Gifi en difficulté. Transformer des rayons de bazar en temples du produit frais n’est pas une provocation, mais presque un clin d’œil à l’histoire des frères Badurian.


Le rachat annoncé de 25 à 30 magasins Gifi s’inscrit dans cette logique de reconquête des centres-villes français. Derrière la boutade sur les carottes remplaçant les tabourets se cache une réalité économique puissante : Grand Frais est devenu un moteur d’emplois. Entre 3 000 et 3 500 embauches sont prévues dès 2026, notamment grâce à l’ouverture d’une vingtaine de nouveaux magasins. Une performance remarquable dans un contexte où le commerce de détail traverse une crise profonde.


L’entrée du fonds américain Apollo au capital de Prosol marque une nouvelle étape. Certains y voient une rupture, d’autres une accélération. Jean-Paul Mochet, PDG de Prosol, parle d’un engouement fort et assume une ambition claire : doubler la taille de l’entreprise en cinq ans. L’arrivée d’Apollo, qui prévoit d’installer une présence renforcée à Paris pour piloter son développement européen, témoigne de la confiance accordée à un modèle français devenu référence.



Ce succès n’est pas seulement financier. Il raconte aussi une évolution sociétale. Grand Frais prospère parce qu’il répond à une attente profonde : manger mieux sans renoncer à l’accessibilité. En remettant le produit au centre, en valorisant les métiers, en recréant une forme de marché moderne, les frères Badurian ont anticipé un mouvement de fond bien avant qu’il ne devienne une tendance.


De Lyon aux centres-villes de toute la France, l’histoire de Grand Frais est celle d’un pari sur le goût, la proximité et l’intelligence du consommateur. Un pari qui, aujourd’hui, continue de porter ses fruits et légumes.









Un grand photographe : Alfred Stieglitz JBCH N° 743

Alfred Stieglitz, né le 1er janvier 1864 à Hoboken dans le New Jersey et mort le 13 juillet 1946 à New York, reste une figure centrale de l'histoire de la photographie américaine.

Issu d'une famille aisée d'origine judéo-allemande, il découvre la photographie lors de ses études en Europe dans les années 1880, où il expérimente intensivement les techniques chimiques et remporte rapidement des prix internationaux.


De retour à New York en 1890, Stieglitz défend ardemment le pictorialisme, puis évolue vers la photographie straight, cherchant à faire reconnaître ce médium comme un art à part entière.


Il fonde en 1903 la revue Camera Work, publication emblématique qui diffuse jusqu'en 1917 des photogravures de haute qualité et promeut les idées modernistes.



À travers ses galeries successives, la célèbre 291 de la Fifth Avenue, puis The Intimate Gallery et An American Place, il introduit aux États-Unis l'art moderne européen en exposant Rodin, Matisse, Picasso, Cézanne ou Brancusi, tout en soutenant des artistes américains comme John Marin, Arthur Dove et surtout Georgia O'Keeffe, qu'il épouse en 1924 et dont il réalise des centaines de portraits intimes.




Ses œuvres emblématiques capturent la vie urbaine new-yorkaise avec Winter on Fifth Avenue en 1893, les immigrés dans L'Entrepont en 1907, ou explorent l'abstraction émotionnelle à travers la série des Equivalents, photographies de nuages des années 1920-1930.



Stieglitz transforme profondément la perception de la photographie, la faisant entrer dans les musées et les collections majeures comme celle de la National Gallery of Art ou du MoMA, laissant un héritage durable au XXe siècle.

L'Aspirateur-Espion robot est bien chinois ... JBCH N° 2512 - 742

Dans un article publié récemment dans le Washington Post, la journaliste Shira Ovide pose une question directe et légitime aux consommateurs américains : faut-il s'inquiéter du fait que la grande majorité des aspirateurs robots vendus sur le marché soient désormais détenus par des entreprises chinoises ?


L'actualité donne du poids à cette interrogation avec la mise en faillite d'iRobot, pionnier du secteur avec son célèbre Roomba, et son rachat imminent par le groupe chinois Shenzhen Picea Robotics. Après des années de difficultés commerciales, l'ancienne icône américaine rejoint ainsi les rangs des marques déjà dominantes comme Roborock, Ecovacs, Eufy ou Dreame, toutes originaires de Chine.


Ces petits robots qui sillonnent nos salons ne sont pas de simples balais motorisés. Ils fonctionnent comme de minuscules voitures autonomes, équipés de capteurs, de caméras et de radars qui cartographient précisément l'intérieur de nos maisons.


Ils collectent des plans d'étage détaillés, des images de nos intérieurs, parfois même des photos de personnes ou d'animaux domestiques, tout en se connectant à notre réseau Wi-Fi. La question de la confiance devient donc centrale : à qui confions-nous ces données sensibles ?


Shira Ovide refuse de tomber dans la sinophobie facile. Elle rappelle que le rachat d'iRobot n'est pas nécessairement suspect en soi et que l'entreprise assure maintenir ses pratiques actuelles en matière de protection des données.


Pourtant, l'absence de régulation fédérale américaine et européenne claire sur le domaine privé numérique rend toute garantie fragile. Comme le souligne Stacey Higginbotham de Consumer Reports, une politique de confidentialité n'est souvent qu'une « promesse sur l'honneur » que l'entreprise fera bien les choses. Sans loi contraignante, les consommateurs restent démunis, quelle que soit la nationalité du fabricant.




Je mets en lumière un paradoxe américain. D'un côté, les autorités ont bloqué en 2022 le rachat d'iRobot par Amazon pour des raisons de concurrence, contribuant indirectement à la chute de l'entreprise face à la concurrence chinoise low-cost. De l'autre, Washington reste incapable de définir des standards minimaux de sécurité et de confidentialité pour les objets connectés. Résultat : les consommateurs choisissent souvent le produit le moins cher et le mieux noté, qui se trouve être chinois, faute de repères fiables.


Les incidents passés ne rassurent guère. Des images intimes capturées par des Roombas de test ont circulé sur des groupes privés entre sous-traitants, et des hackers ont déjà pris le contrôle de certains appareils pour diffuser des insultes racistes. Même si iRobot a historiquement obtenu de bonnes notes en matière de sécurité, ses pratiques récentes en privacy sont jugées moyennes par les experts.




Au-delà du cas particulier des aspirateurs robots, Shira Ovide pointe un problème structurel plus large : la domination chinoise dans de nombreux secteurs technologiques stratégiques, des batteries aux panneaux solaires en passant par les drones et les véhicules électriques. Sans politique industrielle cohérente ni régulation forte sur les données, les États-Unis laissent le champ libre à cette concurrence tout en alimentant une méfiance diffuse envers les produits chinois.




La conclusion de l'article est sans appel : ce n'est pas la révolution numérique qui impose ce fatalisme, mais bien des choix politiques. En refusant d'instaurer des normes claires et contraignantes, le gouvernement américain prive ses citoyens d'outils pour faire des choix éclairés et favorise paradoxalement les acteurs étrangers qu'il prétend parfois craindre.


En attendant une hypothétique législation fédérale, ou européenne, on propose quelques gestes concrets pour limiter l'exposition : déconnecter l'appareil du Wi-Fi ou demander la suppression de ses données via l'application. Des palliatifs imparfaits, mais qui rappellent que la vigilance individuelle reste, pour l'instant, la seule réponse possible face à un vide réglementaire persistant.


Un constat amer qui dépasse largement la question des aspirateurs robots pour toucher au cœur de la souveraineté numérique américaine.



dimanche 21 décembre 2025

Les russes se retirent ... face aux drônes ukrainiens JBCH N° 2512 - 741

Les drones marins ukrainiens perturbent la marine russe en mer Noire depuis plusieurs semaines, et l’Ukraine a intensifié l’utilisation de drones marins télécommandés, surnommés Sea Babies, pour cibler les pétroliers et les infrastructures maritimes liées à l’exportation de pétrole russe. 


Ces petits navires, chargés d’explosifs et pilotés par satellite, peuvent parcourir de longues distances et frapper des cibles stratégiques avec précision. L’objectif de ces opérations est double : affaiblir les revenus énergétiques de la Russie et envoyer un signal aux compagnies internationales qui continuent de coopérer avec la Russie malgré les sanctions occidentales.





Les attaques ukrainiennes ont provoqué une baisse notable des exportations de pétrole russe en novembre, car de nombreux acheteurs ont réduit leurs achats par crainte des frappes et des perturbations logistiques. Selon le rapport des services de sécurité ukrainiens, plusieurs pétroliers ont été endommagés dans la mer Méditerranée et en mer Noire, renforçant l’impact économique des sanctions déjà imposées par les États-Unis et l’Union européenne.



Ces opérations révèlent également la capacité ukrainienne à innover sur le plan militaire, utilisant des technologies relativement légères pour infliger des dommages significatifs à un adversaire conventionnel plus puissant. Les frappes ont ciblé non seulement des navires en mer, mais également des raffineries et des dépôts de carburant, perturbant la chaîne logistique russe et augmentant les coûts d’assurance pour toute la flotte pétrolière russe.




Les experts soulignent que ces attaques ont un effet psychologique important : elles démontrent que même face à une puissance militaire majeure, des forces plus petites et agiles peuvent exploiter la technologie et la stratégie pour protéger leur territoire et affaiblir l’ennemi. 



Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a souligné que ces actions font partie d’une stratégie globale visant à réduire les profits de guerre de la Russie et à soutenir la résilience de l’économie ukrainienne.


Les drones marins ukrainiens sont devenus un outil stratégique clé dans le conflit, permettant à l’Ukraine de frapper efficacement des cibles économiques et militaires russes, de sécuriser ses côtes et d’envoyer un signal fort à la communauté internationale sur sa capacité à protéger ses intérêts. 


Ces opérations illustrent la transformation des conflits modernes, où l’ingéniosité et la technologie peuvent compenser des déséquilibres de force traditionnels.



Pourquoi "Il s'approcha" Vayigash JBCH N° 2512 - 740

La Parasha Vayigash décline fraternité, pardon et sagesse.  Cette Parasha Vayigash, dont le nom signifie.   « Il s’approcha », est un épisode crucial du livre de la Genèse (Berechit 44:18–47:27). 


Elle s’ouvre sur un moment de tension extrême dans la vie de la famille de Jacob : Joseph, devenu vice‑roi d’Égypte, teste ses frères en les accusant d’espionnage et en retenant Benjamin, le plus jeune, comme garantie. Face à cette situation, Yéhouda se lève avec courage et humilité : il s’approche de Joseph pour plaider en faveur de Benjamin et se propose lui-même comme serviteur à la place de son frère. 


Ce geste révèle la solidarité et la loyauté fraternelle, ainsi que le courage moral nécessaire pour protéger ceux que l’on aime, même au prix de sa propre sécurité.


C’est ce moment précis qui pousse Joseph à se dévoiler à ses frères. Après des années de séparation, de jalousie et de malentendus, il révèle son identité et exprime son pardon. Joseph ne se laisse pas consumer par le ressentiment ; au contraire, il reconnaît la main de Dieu dans le cours des événements : « Vous avez pensé me faire du mal, mais Dieu a pensé faire du bien… » (Genèse 50:20). 


Ce pardon, accompagné de la réconciliation familiale, est un modèle de maîtrise de soi et de vision à long terme. La Parasha se conclut avec Jacob et sa famille descendant en Égypte, où ils s’installent dans le pays de Goshen et bénéficient d’une prospérité et d’une sécurité accrues. Jacob, en patriarche, reçoit le respect et l’amour de tous, consolidant l’unité de sa famille et la transmission de ses valeurs.


Si l’on compare ces événements avec la situation contemporaine d’Israël et du monde, plusieurs parallèles apparaissent. Dans notre époque marquée par des conflits internes et externes, la notion de fraternité est souvent dévoyée. 


Entre nations, communautés et parfois même au sein des familles, le dialogue et la solidarité sont remplacés par la méfiance, le ressentiment ou l’intérêt immédiat. Comme Joseph confronté à ses frères, Israël et les individus sont appelés à reconnaître la valeur de l’autre, même lorsque des erreurs passées ont créé des divisions. La réconciliation, lorsqu’elle est possible, permet de surmonter les crises et d’avancer vers un avenir commun.



La Parasha enseigne également des leçons économiques toujours pertinentes. Joseph, en Égypte, prévoit la famine, organise le stockage des grains et instaure un système de redistribution qui permet à l’ensemble de la population de survivre. 


Aujourd’hui, le monde fait face à des crises similaires, qu’elles soient alimentaires, énergétiques ou financières. La planification stratégique, l’investissement dans les infrastructures et la prudence dans la gestion des ressources sont des principes intemporels que Joseph incarnait déjà. 


Israël, en particulier, a développé des systèmes de gestion de l’eau, d’agriculture et de technologie agricole qui prolongent cette sagesse millénaire, démontrant que prévoir et protéger le bien commun est vital pour la survie et la prospérité d’un peuple.


La Parasha souligne également l’importance du pardon et de l’amour dans la gestion des relations humaines. Joseph pourrait légitimement se venger de ses frères, mais il choisit le pardon et la restauration de l’unité familiale. 



Joseph et Benjamin

Cette attitude est un appel à transcender la rancune, à reconstruire les liens rompus et à promouvoir le dialogue plutôt que la confrontation. De même, le respect envers le patriarche Jacob montre que la transmission des valeurs, du respect et de l’honneur est essentielle pour la continuité d’une communauté. Dans le monde contemporain, cette notion s’étend à la reconnaissance de l’histoire et des contributions des générations précédentes, tout en bâtissant une société juste et solidaire.




Enfin, Vayigash nous rappelle que la force ne réside pas uniquement dans le pouvoir ou la richesse, mais dans la capacité à combiner courage, prévoyance, pardon et amour. Chaque acte de responsabilité, qu’il soit économique, moral ou spirituel, doit viser le bien commun et la cohésion sociale. 


Israël, confronté à des défis géopolitiques et économiques, peut tirer de cette parasha des enseignements essentiels : anticiper, protéger, pardonner et préserver l’unité, l'unité du peuple si souvent séparé, et si souvent fraternel !!! Non seulement au sein de sa société, mais aussi dans ses relations avec le monde.


Vayigash est une Parasha profondément actuelle : elle parle de fraternité véritable, de sagesse économique et de réconciliation, tout en rappelant que le respect des patriarches et des valeurs historiques est la clé de la prospérité et de la paix durable. 


La lumière de ces enseignements continue de guider le peuple juif dans ses choix éthiques et stratégiques, hier comme aujourd’hui.



Radio Shalom  ... 
https://radioshalom.fr/podcasts/melave-malka-paracha-vaygash-2692

Israël a trouvé le moyen de lutter contre les moustiques. JBCH N° 2512 - 739

Des scientifiques israéliens, dirigés par Doron Zaada et le professeur Papathanos à l’Université hébraïque de Jérusalem, ont développé une méthode de génie génétique visant à contrôler les populations de moustiques vecteurs de maladies, telles que la dengue, le chikungunya, le paludisme, la fièvre jaune et le virus du Nil occidental. 


Leur approche repose sur la modification du sexe des moustiques à un stade précoce de développement. Grâce à l’édition génétique, ils créent des mâles et des femelles visuellement distincts : les mâles conservent une pigmentation normale et un comportement reproductif intact, tandis que les femelles apparaissent pâles et albinos. Cette différence visible permet de séparer rapidement et efficacement les sexes, étape cruciale pour les programmes de contrôle.






Le but est de relâcher uniquement des mâles génétiquement modifiés dans l’environnement. Ces mâles s’accouplent avec des femelles sauvages, mais les œufs qui en résultent sont incapables de survivre dans des conditions naturelles, ce qui réduit considérablement la reproduction des moustiques. 




Le système intègre également un mécanisme de sécurité : les œufs de femelles sont très sensibles à la dessiccation et meurent rapidement si exposés à des conditions sèches, empêchant toute propagation incontrôlée.

Doron Zaada


Cette technique, appelée « genetic sexing strain », constitue une avancée majeure par rapport aux méthodes traditionnelles de séparation des sexes, qui sont laborieuses, coûteuses et difficiles à mettre à l’échelle. 




Elle offre un outil sûr, efficace et adaptable pour lutter contre les maladies transmises par les moustiques, avec la possibilité d’ajuster la sensibilité des femelles à l’avenir, voire de combiner cette approche avec d’autres stratégies de contrôle biologique. 


Selon les chercheurs, ce système pourrait transformer la lutte mondiale contre les moustiques et protéger des centaines de millions de personnes des infections vectorielles.



Strabon, le géographe du 1er siècle. JBCH N° 2512 - 738

Strabon (63 av. J.-C. – 24 ap. J.-C.) : Géographe et historien grec : Strabon est un géographe, historien et philosophe grec, célèbre pour son œuvre monumentale, « Géographie » (Geographica), qui décrit le monde connu de son temps. 


Son travail combine des observations personnelles, des sources littéraires et des rapports de voyageurs et commerçants.



La Judée dans la Géographie de Strabon : Strabon consacre plusieurs passages à la Judée, située entre la Samarie au nord et le désert de Juda au sud. Ses principales remarques sont les suivantes : Situation géographique et reliefs : La Judée est un territoire montagneux, traversé par des vallées fertiles, notamment autour de Jérusalem et de la plaine côtière. Il mentionne également la proximité de la mer Méditerranée et des routes commerciales reliant la Judée à Damas et à Tyr. 


Population et sociétés : Les habitants sont appelés « Judaïtes » ou « Juifs ». Strabon note leur particularisme religieux et culturel, notamment le monothéisme strict et certaines pratiques rituelles. Il observe que les Juifs sont conscients de leur identité collective, ce qui les distingue des peuples voisins.




Villes et lieux notables : Jérusalem est mentionnée comme la ville principale, centre religieux et politique. Il fait également allusion à Ptolémaïs (Acre), Gaza et Jéricho, soulignant l’importance stratégique et commerciale de ces villes. Économie et agriculture Strabon note que la Judée produit olives, figues et vin, et que certaines régions sont arides. Il mentionne l’élevage et l’importance du commerce local, notamment l’exportation de produits agricoles vers les ports méditerranéens.


Contexte historique Strabon situe la Judée dans le contexte du royaume hérodien, sous l’autorité d’Hérode le Grand ou de ses successeurs. Il observe les influences grecques et romaines sur les infrastructures et les villes Strabon offre un aperçu précieux de la Judée avant la grande révolte juive contre Rome. Sa Géographie est une source essentielle pour comprendre la topographie, la société et l’économie de la région au tournant de notre ère. Bien qu’il ne se rende probablement pas lui-même en Judée, ses descriptions reposent sur des rapports fiables et complètent les sources historiques juives et romaines.




Strabon nous a laissé une description géographique, sociale et économique de la Judée, située entre montagnes et plaines, habitée par un peuple aux coutumes distinctes, et insérée dans les réseaux commerciaux et politiques de la Méditerranée orientale. 


Son œuvre reste une référence clé pour l’histoire antique de la région.


Gaza deviendrait Sunrise ? ... JBCH N° 2512 - 737

Le projet  qui me parait irréaliste , « Sunrise », initié par l’administration Trump et piloté par Jared Kushner, Witkoff et Josh Gruenbaum, vise à transformer Gaza en une métropole futuriste et prospère sur dix ans, avec un coût total estimé à 112,1 milliards de dollars. 


L’idée est de créer des stations balnéaires de luxe, un réseau ferroviaire à grande vitesse et des infrastructures intelligentes optimisées par l’IA. 


Les Gazaouis,  s'ils en ont les moyens  !! bénéficieraient d’un plan en quatre phases, débutant par le sud (Rafah et Khan Younis) avant de progresser vers le nord et Gaza City. Les premières étapes consistent à nettoyer les décombres, à retirer les engins non explosés et les tunnels, tout en fournissant un abri temporaire, des hôpitaux de campagne et des cliniques mobiles. 


Ensuite, des logements permanents, écoles, hôpitaux et lieux culturels et religieux seraient construits, suivis par le développement des infrastructures routières, électriques et agricoles, avant de passer aux objectifs plus ambitieux de résidences en bord de mer et de centres de transport modernes.





Le projet prévoit un soutien initial majeur des États-Unis, qui assureraient environ 60 milliards de dollars en subventions et garanties, permettant aux Gazaouis de financer progressivement leurs propres projets et de rembourser la dette grâce au développement économique local. 


« New Rafah » serait conçue comme capitale administrative, accueillant plus de 500 000 habitants dans plus de 100 000 logements, avec plus de 200 écoles, 75 établissements médicaux et 180 lieux culturels et religieux. 


La stratégie prévoit également de valoriser 70 % du littoral au cours de la deuxième décennie, générant selon les estimations plus de 55 milliards de dollars à long terme.



Malgré cette vision ambitieuse, des experts expriment de sérieux doutes quant à sa faisabilité, soulignant que la transformation dépendrait du désarmement préalable du Hamas et de l’adhésion de nations riches à financer le territoire en situation postconflit. 


Néanmoins, le projet représente l’une des visions les plus détaillées et optimistes de ce que Gaza pourrait devenir dans un futur sans violences, offrant une feuille de route complète du redressement à la prospérité.