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vendredi 16 janvier 2026

Le Casher attaqué partout ? JBCH N° 2601 - 794

« Nourriture sioniste » :

Les restaurants juifs et israéliens en première ligne d’une campagne antisémite mondiale

Dans le sillage du massacre du 7 octobre 2023 par le Hamas et de la guerre qui a suivi à Gaza, les restaurants juifs, casher ou israéliens à travers le monde sont devenus des cibles privilégiées d’une vague incessante de vandalisme, de manifestations, de boycotts et parfois de violences physiques.


Pour de nombreux militants anti-israéliens et antisémites, ces établissements ne sont pas de simples commerces : ils incarnent une extension culturelle de l’État d’Israël, des avant-postes à boycotter, à taguer ou à perturber, dans le cadre d’une « guerre » qui se poursuit même lorsque les combats s’apaisent au Proche-Orient.





Un symbole frappant a émergé à New York le soir de Yom Kippour 2025 : des vandales ont inscrit en grosses lettres « Zionist Food » sur la porte du restaurant Safta, un établissement israélien, avant d’y coller des autocollants « Free Palestine ». Les propriétaires ont signalé une avalanche d’avis négatifs sur Google, motivés uniquement par l’identité juive et israélienne du lieu. Atteindre la réputation d’un restaurant semble étonnamment facile pour le public.


Le phénomène se répète à l’échelle internationale. À Philadelphie, Goldie Falafel, propriété du chef israélien Michael Solomonov, a été visé par des manifestations où des activistes scandaient « Goldie, Goldie, you can’t hide, we charge you with genocide » (« Goldie, Goldie, tu ne peux pas te cacher, nous t’accusons de génocide »). Des groupes comme la Philly Palestine Coalition ont justifié ces attaques en accusant l’établissement de « s’approprier » la cuisine palestinienne ou de soutenir Israël. Les critiques, y compris à la Maison Blanche à l’époque, y ont vu un antisémitisme pur et simple.




À Londres, la branche Notting Hill du restaurant Miznon, fondé par le chef israélien Eyal Shani, a subi de multiples manifestations fin 2025 et début 2026. En janvier 2026, une cinquantaine de manifestants, menés par le réseau juif antisioniste International Jewish Anti-Zionist Network UK, se sont rassemblés devant l’établissement. Certains ont appelé à une « intifada » et déclaré que « les sionistes n’étaient pas les bienvenus ». Un militant a été arrêté pour incitation à la haine raciale. Les propriétaires dénoncent un harcèlement antisémite ciblé contre une entreprise israélienne et affirment : « Nous ne fermerons pas nos portes malgré les insultes racistes et les accusations de meurtriers. »


Aux États-Unis, les incidents se multiplient : le café casher Effy’s à New York a été tagué « Free Gaza » et « filez ici pour soutenir le génocide » en 2024 ; la façade de Holy Bagels & Pizzeria à Miami a été dégradée à plusieurs reprises ; d’autres établissements casher ont vu leurs vitrines brisées ou leurs murs couverts de graffitis, parfois à des dates symboliques comme l’anniversaire de la Nuit de Cristal.


Selon le rapport 2024 de l’Anti-Defamation League, les incidents antisémites ont explosé, avec 252 manifestations visant des commerces sur un total de milliers d’actes, soit une hausse de 22 % des attaques contre des entreprises juives par rapport à 2023. Contrairement aux synagogues ou centres communautaires, ces restaurants n’ont généralement pas de gardes armés ni de protection policière renforcée : ils constituent des cibles accessibles et symboliques.




Les justifications idéologiques – « cuisine du génocide », « appropriation culturelle », « fantasme colonial » – masquent souvent un antisémitisme profond : la simple propriété juive ou israélienne suffit à justifier l’attaque. Les listes de boycott amplifient la menace, parfois jusqu’à des actes de violence physique comme des tentatives d’incendie ou des tirs.

Pour les propriétaires et les défenseurs, il ne s’agit pas de « manifestations isolées » mais d’une campagne coordonnée visant à éroder la présence juive dans l’espace public. Trop souvent, les autorités minimisent ces actes en les comparant aux attaques contre des lieux de culte, laissant le phénomène perdurer.

Pourtant, la résilience reste forte. De nombreux établissements continuent de nettoyer les tags, de servir leurs clients et d’affirmer leur identité. Tant que la réponse – policière, judiciaire et sociétale – ne sera pas à la hauteur de la menace, ces symboles quotidiens de la culture juive resteront en première ligne.


La guerre contre la « nourriture sioniste » est, au fond, une guerre contre la présence juive dans la diaspora.




Paracha Vaéra JBCH N° 2601 - 793

Parashat Vaéra : oppression, résistance et responsabilité morale – 

une lecture contemporaine


La Parashat Vaéra (Exode 6,2–9,35) s’ouvre sur une révélation essentielle : Dieu se manifeste à Moïse non seulement comme le libérateur d’Israël, mais comme le garant ultime de la justice face à l’oppression. 


Après l’échec apparent de la première confrontation avec Pharaon, Moïse reçoit une promesse renouvelée : la libération aura lieu, malgré l’endurcissement du pouvoir en place. Cette parasha décrit la mécanique de l’oppression, la lenteur du changement et la responsabilité morale des dirigeants, thèmes d’une actualité saisissante.




Pharaon incarne un pouvoir absolu, fermé à toute remise en question, qui repose sur la souffrance d’un peuple asservi. Son refus obstiné d’écouter, même face à des signes évidents, illustre la dérive d’un régime qui préfère la domination à la justice. Les plaies d’Égypte ne sont pas de simples punitions : elles révèlent les conséquences naturelles d’un système fondé sur le déni moral et la violence institutionnalisée. Moïse, quant à lui, représente une forme de leadership fondée sur l’éthique, la responsabilité et la persévérance, malgré les doutes de son propre peuple.




Ce schéma biblique résonne fortement avec la situation actuelle de l’Iran sous le régime des ayatollahs. Comme Pharaon, ce pouvoir religieux autoritaire maintient son emprise par la peur, la répression et la négation des aspirations fondamentales de la population. Le peuple perse, riche d’une histoire millénaire et d’une culture profondément humaniste, se trouve aujourd’hui martyrisé : libertés étouffées, opposants emprisonnés ou exécutés, femmes et jeunes générations soumis à une violence systémique. L’idéologie devient un instrument de domination, exactement comme le pouvoir sacralisé de Pharaon en Égypte.






Dans les deux cas, le refus d’écouter la voix morale est central. Pharaon ignore les avertissements de Moïse ; le régime iranien ignore les appels de son propre peuple et de la communauté internationale. Vaéra enseigne que cette surdité morale a un coût : l’injustice finit toujours par produire des conséquences, non seulement pour les dirigeants, mais surtout pour les sociétés qu’ils entraînent dans la souffrance et l’isolement.


La parasha met également en lumière le rôle crucial de la médiation. Moïse agit comme intermédiaire entre Dieu et l’homme, entre l’idéal de justice et la réalité politique. Aujourd’hui, ce rôle est assumé par des diplomates, des organisations humanitaires, des intellectuels et des citoyens courageux qui, malgré les obstacles, continuent de porter une parole de vérité. Comme dans Vaéra, le changement n’est ni immédiat ni linéaire : il exige patience, courage et persévérance.





La Parashat Vaéra n’est pas seulement un récit fondateur; c’est une grille de lecture intemporelle. Elle rappelle que tout pouvoir qui se construit sur l’oppression finit par se délégitimer, et que la libération commence toujours par une parole morale portée avec constance. 


Ce texte est une mise en garde. L’histoire enseigne que les peuples aspirant à la dignité finissent par se lever, et que la justice, même retardée, ne disparaît jamais.



jeudi 15 janvier 2026

Van Cleef & arpels ... Une belle saga juive JBCH N° 2601 - 792

Van Cleef & Arpels, l’une des plus prestigieuses maisons de joaillerie au monde (plus de 500 millions de dollars de chiffre d’affaires annuel et près de 200 boutiques), fut créée par deux familles juives assimilées venues des Pays-Bas et de Belgique.


Place Vendôme

À la fin du XIXe siècle, dans le Paris de la Belle Époque, Alfred Van Cleef (1873-1938), jeune joaillier et tailleur de pierres précieux d’origine juive hollandaise, arrive dans la capitale. Issu d’une lignée de joailliers juifs néerlandais (son père Charles lui apprend le métier), il ouvre un atelier et est accueilli par la communauté juive des gemmologues parisiens. Il rencontre Esther (Estelle) Arpels, fille de Léon Salomon Arpels, marchand de pierres précieuses juif installé à Paris.



Ils se marient en 1895. En 1896, Alfred s’associe à son beau-père Salomon Arpels pour fonder la maison, puis avec ses beaux-frères Charles, Julien et Louis Arpels.




En 1906, la boutique emblématique ouvre au 22 Place Vendôme, adresse toujours au cœur de l’empire. La maison excelle dans les perles puis les montures innovantes, attirant une clientèle huppée.

Durant la Première Guerre mondiale, la famille montre son patriotisme : Louis Arpels combat vaillamment à Verdun (blessé aux gaz), Estelle est infirmière, Alfred sert dans les auxiliaires. Plusieurs membres reçoivent la Légion d’honneur. La maison produit alors des bijoux modestes en bois (« Touch Wood »).



Dans les années 1920-1930, l’essor est fulgurant : style Art Déco, boutiques à Nice et Monte-Carlo, innovations (monture invisible en 1933, première montre-bracelet féminine en 1923). La fille d’Alfred et Estelle, Rachel (qui prend le nom plus français de Renée) Van Cleef, devient directrice artistique en 1926 après la mort de son mari Émile Puissant. Elle modernise la marque (Minaudière, Passe-Partout) et la porte au sommet.



La tragédie arrive avec la montée de l’antisémitisme et la Seconde Guerre mondiale. Alfred meurt en 1938. Face aux menaces, les Arpels ouvrent une branche à New York en 1939, ce qui sauve une partie de la famille. Estelle prend une fausse identité et rejoint la Résistance française.



Renée
, restée à Paris pour maintenir la boutique, « aryanise » l’entreprise en 1941 en la transférant au Comte Paul de Leseleuc (un acte courageux pour la préserver). Elle emporte les pièces les plus précieuses à Vichy. Là, elle tente de poursuivre l’activité, mais la pression s’intensifie : expulsion de son hôtel luxueux, fermeture du magasin. Le 11 décembre 1942, l’obligation de porter l’étoile jaune est imposée. Le lendemain, paniquée par l’arrivée de la police, Renée se jette du troisième étage de son hôtel et meurt à 46 ans.




Après la Libération en 1944, les Arpels reprennent le contrôle. Les fils de Julien (Claude, Jacques, Pierre) innovent (styles animaliers, ballerines, Zip). La maison habille Grace Kelly, Farah Pahlavi, les stars hollywoodiennes.


Vendue au groupe Richemont en 1999, elle efface largement ses origines juives : aucun design juif, aucune boutique en Israël.




Cette saga illustre le génie créatif, le patriotisme, mais aussi la vulnérabilité tragique d’une famille juive dans la tourmente du XXe siècle, avec la perte déchirante de Renée comme symbole poignant.




mercredi 14 janvier 2026

Après Israël, l'Europe se rapproche de l'Inde. JBCH N° 2601 - 791


L’Europe souhaite fortement se rapprocher de l’Inde, et ce mouvement s’est considérablement accéléré en 2025-2026, dans un contexte géopolitique et économique très similaire à celui qu'elle avait conclue avec Israël.



Le rapprochement est pragmatique, progressif et sélectif, fondé sur des intérêts convergents plutôt que sur une alliance idéologique ou une union militaire complète. Cependant, les événements récents montrent une accélération notable, surtout sur le plan économique et commercial.


État des lieux économique (janvier 2026)  Les négociations sur l’accord de libre-échange (FTA) UE-Inde sont entrées dans leur phase finale : Plusieurs rounds intensifs ont eu lieu fin 2025 et début 2026 (notamment début janvier avec Piyush Goyal à Bruxelles).Les ministres et commissaires européens (Maroš Šefčovič) et indiens expriment une forte volonté politique de conclure rapidement. Des sources parlent d’une possible finalisation ou annonce d’ici fin janvier 2026 (voire lors d’un sommet à New Delhi), avec des rumeurs persistantes d’accord imminent. Ce deal est vu comme l’un des plus importants au monde, permettant à l’Inde de diversifier ses marchés face aux tensions avec les États-Unis (tarifs élevés imposés par Washington), et à l’Europe de réduire sa dépendance chinoise tout en accédant à un marché en pleine croissance.






Exemples concrets de dynamisme récent : Visite du chancelier allemand Friedrich Merz en Inde mi-janvier 2026 → appel urgent à conclure le FTA + renforcement de la coopération défense (submarins avec l’Allemagne). L’Europe positionne l’Inde comme alternative majeure à la Chine dans les chaînes d’approvisionnement (semi-conducteurs, batteries, technologies vertes, automobile).Des obstacles demeurent (droits de douane indiens élevés, normes européennes sur le carbone CBAM, agriculture, propriété intellectuelle), mais le momentum est clairement plus fort qu’il y a un an.

Stratégique et sécuritaire : limites persistantes mais coopération croissante

L’Inde reste fidèle à son autonomie stratégique (non-alignement) :Pas d’alliance formelle type OTAN. Maintien des liens militaires et énergétiques forts avec la Russie → source de frictions (sanctions européennes sur certaines entités indiennes liées à Moscou). Cependant, la coopération réelle progresse : Sécurité maritime dans l’océan Indien. Cyber, lutte antiterroriste. Coopération industrielle de défense (transferts de technologie, co-production) → notamment avec la France (Rafale), l’Allemagne (submarins), et potentiellement d’autres pays européens.


Certains gros contrats défense indiens récents (Rafale, sous-marins) sont d’ailleurs explicitement liés aux négociations FTA, comme une forme de « package deal » pour faciliter l’accord commercial.


Plan politique et valeurs : toujours ambivalent: Le décalage persiste sur les droits humains, l’État de droit et le multilatéralisme. L’Inde de Modi rejette toujours les « leçons » occidentales. Mais cela n’empêche plus la coopération pragmatique, surtout quand les intérêts économiques et géopolitiques convergent face à la Chine et à l’instabilité globale.



L’Europe veut bel et bien un partenariat stratégique solide avec l’Inde, et les choses bougent vite en ce moment. On est au-delà d’une simple « option » : c’est une nécessité géopolitique pour les deux parties dans un monde fragmenté (Trump 2.0, tensions Chine, guerre en Ukraine prolongée).



La nouvelle route passe par Haïfa (Israël)

Le partenariat ne sera jamais « total » (pas d’alliance militaire pleine, pas de convergence complète sur les valeurs), mais il devient concret et ambitieux sur le commerce, les technologies, l’énergie verte, la défense industrielle et la sécurité régionale.


Le FTA en cours de finalisation pourrait être le catalyseur majeur de cette nouvelle ère, tout comme les grands contrats high-tech/défense avec Israël l’ont été pour ce pays

.

Plus vite et plus profondément qu’on ne l’imaginait il y a encore quelques mois. Le rapprochement est en train de passer du stade « souhaitable » au stade « en cours de concrétisation ».




les universités ne bougent pas face aux massacres en Iran JBCH N0 2601 - 790


Lâcheté et complicité :

 Le révélateur antisémite des universités occidentales



Le 8 octobre 2023, au lendemain du pogrom perpétré en Israël, alors que des milliers de civils israéliens assassinés, violés, brûlés vifs, décapités, enlevés : un phénomène sidérant s’est produit dans la quasi-totalité des universités occidentales; non seulement l’absence d’empathie pour les victimes juives, mais une mobilisation immédiate, organisée et bruyante contre Israël, présenté comme coupable alors même qu’il venait d’être frappé dans sa chair.


Cette réaction n’était ni spontanée ni morale : elle était idéologique, préparée, structurée, et révélatrice d’un antisémitisme contemporain qui ne dit pas son nom. alors qu'Israël était sous le choc, et qu'aucune contre offensive n'avait commencé !




Aujourd’hui, face à un autre drame d’ampleur historique,  la répression sanglante du peuple iranien par le régime des mollahs, avec plus de 20 000 morts selon de nombreuses sources, le contraste est accablant. 


Silence des universités. Silence des syndicats. Silence d’une grande partie de la gauche occidentale. Silence gêné, tardif, minimisé des gouvernements européens. Ce double standard n’est pas une coïncidence : il constitue la preuve d’un biais idéologique profond, où l’indignation n’est pas dictée par la défense des peuples opprimés, mais par la désignation obsessionnelle d’un coupable unique : le Juif,  désormais nommé « Israël ».




Les manifestations universitaires du 8 octobre 2023 n’ont rien eu de spontané. Leur synchronisation, leurs slogans identiques, leurs visuels, leurs mots d’ordre révèlent une préparation en amont, pilotée par des réseaux bien identifiés : comités BDS, associations étudiantes satellites, syndicats enseignants idéologisés, relais militants formés depuis des années à la conflictualisation permanente autour d’Israël.


Le mouvement BDS, loin d’être un simple appel au boycott, fonctionne dans les universités comme un appareil idéologique : il essentialise Israël comme entité criminelle absolue, il disqualifie toute parole juive dissidente comme « complice », il transforme les campus en espaces de mise à l’index, où l’identité juive devient suspecte.




Ainsi, le 8 octobre, avant même toute riposte israélienne, les slogans étaient prêts : « Israël = génocide », « Résistance légitime », « De la rivière à la mer ». Il ne s’agissait pas de défendre les Palestiniens, mais de justifier un massacre de Juifs, au nom d’un anticolonialisme fantasmé. C’est là que se loge l’antisémitisme contemporain : non plus biologique ou racial, mais idéologique, moral et politique, où le Juif est coupable par définition... Ces slogans nauséabonds changent, évoluent ... "Génocide", "Massacre", "Famine"... 




À l’inverse, la tragédie iranienne: femmes pendues, étudiants exécutés, minorités massacrées, opposants torturés  ne provoque aucune mobilisation comparable. Pourquoi ?Parce que le régime iranien n’est pas juif. Il se présente comme « anti-impérialiste ». Parce qu’il est violemment anti-israélien.


Ce silence n’est pas neutre : il est criminel par omission. Il révèle que les universités occidentales ne défendent pas les droits humains universels, mais un récit idéologique sélectif. Le peuple iranien, pourtant victime d’un régime théocratique, patriarcal et meurtrier, ne correspond pas à la grille de lecture militante dominante. Il ne permet pas d’attaquer Israël. Il est donc sacrifié au nom de la cohérence idéologique.






En France, cette faillite est aggravée par le mutisme d’une large partie de la gauche politique et syndicale accompagné de celle du quai d'Orsay. Toujours prompte à manifester contre Israël, elle se montre étrangement prudente lorsqu’il s’agit de dénoncer un régime islamiste répressif. Cette retenue n’est pas diplomatique : elle est électorale, idéologique, communautariste.


Le gouvernement français, quant à lui, a accusé un retard à l’allumage révélateur : déclarations tardives, vocabulaire édulcoré, refus d’assumer une condamnation claire et ferme. Là encore, la peur de froisser certains équilibres l’emporte sur la défense des principes.



Ce que révèle cette séquence historique, c’est que l’antisémitisme traverse aujourd’hui les universités occidentales sous couvert de progressisme. Il s’exprime par : une indignation sélective, une obsession d’Israël, une justification implicite de la violence contre les Juifs, et un silence coupable face aux massacres qui ne servent pas le récit dominant.


Ce n’est pas seulement une lâcheté intellectuelle : C’est une complicité morale. Et l’Histoire a toujours jugé sévèrement ceux qui, au nom d’idéologies prétendument justes, ont su crier très fort contre les Juifs — et se taire devant la mort des autres.

déjà 20 000 morts ce matin