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mercredi 18 février 2026

Une partie d'échec à Genève ? JBCH N° 2602 - 880

Les Négociations à Genève : 

Une Partie d’Échecs Géopolitique entre l’Iran, les États-Unis et Israël


Le 17 février 2026 marque une journée cruciale dans les tensions au Moyen-Orient. À Genève, les délégations iranienne et américaine ont conclu une deuxième ronde de négociations indirectes sur le programme nucléaire de Téhéran, médiées par Oman. Selon des sources officielles, des progrès ont été réalisés, avec un accord sur des “principes directeurs” pour un potentiel accord.  


Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a qualifié les discussions de “constructives et positives”, indiquant un chemin plus clair vers un accord, bien que du travail reste à faire.  Du côté américain, des responsables ont confirmé des avancées, mais soulignent que des propositions détaillées de l’Iran sont attendues dans les deux prochaines semaines pour combler les écarts persistants. 


Pourtant, ce tableau optimiste masque une réalité plus sombre. Le régime iranien semble jouer la montre, utilisant ces pourparlers pour gagner du temps face à une administration Trump déterminée à imposer des concessions drastiques. Les négociateurs iraniens, habiles et rompus aux tactiques dilatoires, espèrent embrouiller leurs homologues américains, comme l’a suggéré le récit initial. Les États-Unis, initialement confiants en des résultats rapides, commencent à percevoir la duplicité de Téhéran. 




Trump a fixé un délai d’un mois pour un accord, avertissant que sans cela, l’Iran fera face à un “très mauvais jour”.  Cette rhétorique n’est pas vaine : l’armada américaine se renforce dans la région, avec l’envoi d’un deuxième porte-avions, le USS Gerald R. Ford, rejoignant le USS Abraham Lincoln, accompagné de milliers de troupes, d’avions de chasse et de destroyers lance-missiles. 


Pendant ce temps, la rue iranienne bouillonne à nouveau. Les émeutes, brutalement réprimées en janvier 2026 avec plus de 36 500 morts – l’un des épisodes les plus sanglants de l’histoire moderne – reviennent hanter le régime.  Aujourd’hui, marquant les 40 jours depuis le massacre, des cérémonies rivales opposent familles endeuillées et autorités. Les forces de sécurité ont ouvert le feu et imposé des coupures internet pour étouffer les commémorations indépendantes. 




À l’étranger, la diaspora iranienne organise des rallies massifs, comme à Munich où 100 000 personnes ont défilé pour exiger un changement de régime.  Ces mouvements, nés d’une crise économique aggravée par les sanctions, ont évolué en contestation politique profonde contre la théocratie.  Le Guide suprême Khamenei tente de diviser les victimes en “martyrs” (forces de sécurité et civils innocents) et “émeutiers corrompus”, excluant les leaders des protestations de toute miséricorde. 


Au cœur de cette crise, Israël joue un rôle pivotal, souvent perçu comme le “maître du jeu” au Proche-Orient. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, après une rencontre avec Trump, insiste pour que tout accord démantèle intégralement l’infrastructure nucléaire iranienne, expulse tout uranium enrichi et interdise toute capacité d’enrichissement.  


Israël refuse que les négociations se limitent au nucléaire, exigeant des limites sur les missiles balistiques et le soutien aux proxies comme le Hezbollah ou les Houthis.  La guerre de 12 jours en juin 2025, où Israël et les États-Unis ont bombardé des sites nucléaires iraniens, a affaibli l’axe de résistance iranien, avec la chute du régime Assad en Syrie et des pertes chez les proxies.  Trump, soutenant Netanyahu, a indiqué que si les talks échouent, les États-Unis pourraient appuyer des frappes israéliennes, ou même mener des opérations prolongées de plusieurs semaines. 


Cette posture militaire n’est pas seulement dissuasive ; elle prépare potentiellement une action directe. Des analystes estiment que le déploiement américain – incluant plus de 50 chasseurs (F-35, F-22, F-16) – vise des cibles étendues en Iran, des sites nucléaires aux bases des Gardiens de la Révolution.  L’Iran, de son côté, rejette toute négociation sur ses missiles, les considérant comme une “ligne rouge” défensive.  Des exercices navals dans le détroit d’Ormuz soulignent sa capacité à perturber le trafic maritime, risquant une escalade régionale. 



En somme, Genève représente un pari fragile. Si l’Iran continue à temporiser, les Américains pourraient enfin acter la “duperie” et activer leur armada. Trump, préférant un deal mais prêt à frapper, pourrait couvrir des opérations israéliennes, renforçant le rôle dominant d’Israël. 


Les rues iraniennes, en ébullition, pourraient alors précipiter un basculement interne, transformant ces négociations en catalyseur d’un changement majeur. Mais le risque d’une guerre ouverte plane, avec des conséquences incalculables pour la région et au-delà. La diplomatie a deux semaines pour l’éviter ; sinon, l’histoire pourrait basculer vers le conflit.




Israël, L'Inde et ... Macron ! JBCH N° 2602 - 879

Macron’s Réveil Géopolitique :

 Israël Maître du Jeu au Proche-Orient et les Défis de la Diplomatie Française


Le 18 février 2026, date de début du  Ramadan alors que les tensions au Moyen-Orient atteignent un point critique, le président français Emmanuel Macron semble enfin appréhender la réalité : Israël émerge comme le maître incontesté du jeu régional. 


Cette prise de conscience marque un tournant dans la géopolitique du Proche-Orient, redessinée par les récents conflits et alliances. La guerre de 12 jours en juin 2025 entre Israël, les États-Unis et l’Iran a accéléré ce basculement, affaiblissant l’axe de résistance iranien et favorisant l’effondrement du régime Assad en Syrie.  


Israël, renforcé par son alliance étroite avec Washington sous Trump, dicte désormais les règles, imposant des conditions draconiennes dans les négociations sur le nucléaire iranien et exigeant le démantèlement total des infrastructures atomiques de Téhéran. 




Cette évolution force la France à recalibrer sa posture. Macron, autrefois critique d’Israël, adopte une ligne plus conciliante. Finies les agressions verbales ; il envoie Aurore Bergé, sa ministre déléguée à l’Égalité entre les femmes et les hommes et à la Lutte contre les discriminations, en “explorateur” à Jérusalem. Bergé, arrivée il y a deux jours pour une visite de 48 heures, promeut une loi controversée contre les “formes renouvelées d’antisémitisme”, incluant l’antisionisme et la minimisation de la Shoah.  





Cette initiative vise à apaiser les tensions bilatérales, exacerbées par la reconnaissance par Macron d’un État palestinien lors d’une session privée à l’ONU en juillet 2025 – une “bourde” qu’il cherche désormais à effacer.  Netanyahu avait alors fustigé la “hausse d’antisémitisme” en France, comparée à l’époque de Vichy, et exigé une position plus ferme de Paris.  Bergé, alliée proche de Macron, défend l’action du gouvernement : “La lutte contre l’antisémitisme est sans ambiguïté”, affirmant que le sujet est trop grave pour être un outil diplomatique. 





En France, une vague violente d’antisémitisme, du jamais vu depuis Vichy, alimente ce revirement. En 2024, 1 570 actes antisémites ont été recensés, contre 1 676 en 2023, avec une moyenne mensuelle record de 130 incidents.  Ces actes, souvent liés aux tensions au Moyen-Orient, incluent des violences physiques (plus de 10 % des cas) et touchent 87 % des départements.  En 2025, les chiffres ont grimpé, avec des attaques sur synagogues, écoles et sites culturels, amplifiées par les manifestations pro-Hamas.  




Le gouvernement Macron a répondu par un plan national (2023-2026) pour combattre le racisme et l’antisémitisme, incluant sanctions, éducation et soutien aux victimes.  Mais les critiques persistent : l’Assemblée nationale a adopté une loi sur les “formes renouvelées d’antisémitisme” en janvier 2026, portée par la députée juive Carolina Yadan.  Avec une hausse de 200 % aux États-Unis et une propagation “comme un poison” en France, l’antisémitisme globalisé force Paris à aligner sa diplomatie sur la sécurité des Juifs français. 




Pendant ce temps, les ayatollahs iraniens vacillent. Les protestations massives de fin 2025-2026, déclenchées par la crise économique et la répression, ébranlent le régime. Plus de 50 000 morts les 8-9 janvier 2026, selon des sources médicales.  Les analystes prévoient une “fracture structurelle” plutôt qu’un effondrement soudain : perte de légitimité, défections potentielles dans les Gardiens de la Révolution, et pression américaine pour un changement de régime.  



Trump menace d’une attaque “pire” que celle de juin 2025 si les négociations à Oman échouent, exigeant l’arrêt de l’enrichissement d’uranium et la fin du soutien aux proxies.  Khamenei, 86 ans et affaibli, pourrait être sacrifié pour préserver le pouvoir militaire.  Un ancien officiel iranien note : “Il n’y a pas de sortie facile pour le Guide suprême.”  Si le régime tombe, quatre scénarios émergent : transition gérée, effondrement clérical, chaos ou intervention étrangère – aucun ne menant à une démocratie immédiate. 





Aujourd’hui, Macron est en Inde pour négocier un marché colossal : plus de 114 Rafales (contre 120 évoqués), évalué à 30-40 milliards d’euros, avec 50 % de composants indiens et assemblage local.  Ce “contrat du siècle” suit l’approbation indienne la semaine dernière et renforce les liens franco-indiens en défense, IA et Indo-Pacifique.  À Mumbai, Macron rencontre Modi pour sceller l’accord, inaugurant une ligne d’assemblage d’hélicoptères H125 et discutant d’un partenariat stratégique.  




Mais stupeur : Israël est omniprésent. New Delhi a signé des contrats d’armement avec Jérusalem pour 8,6-8,7 milliards de dollars en 2026, faisant d’Israël le deuxième fournisseur après la France.  Inclus : bombes SPICE-1000, missiles Rampage, Air LORA et Ice Breaker.  




Modi visitera Israël la semaine prochaine, renforçant une “alliance formidable” en défense et high-tech.  Israël convertit des avions indiens en tankers, fournit des armes de précision et des co-productions.  Cette présence projette des initiatives militaires communes Inde-Israël, comme des exercices conjoints et transferts technologiques, surprenant Macron qui voit Israël dominer même en Asie du Sud.



Ce voyage indien illustre le nouveau paradigme : Israël, maître au Proche-Orient, étend son influence globale, forçant la France à s’adapter. Macron, face à l’antisémitisme interne et aux menaces iraniennes, efface ses erreurs passées pour aligner Paris sur Jérusalem. 


https://www.youtube.com/watch?v=W4eSuFYRSv8


Mais les rues iraniennes bouillonnent, et un effondrement des ayatollahs pourrait redessiner la carte régionale. La diplomatie française, pragmatique, navigue ces eaux troubles, priorisant sécurité et partenariats économiques. L’avenir ? Une région où Israël dicte les termes, et la France suit, contrainte et forcée.




L'Espace : De l'Eau comme carburant JBCH N° 2602 - 878

Est-ce une révolution technologique ? La propulsion à eau pour les satellites

 

Les rêves d’exploration spatiale profonde dépendent de notre capacité à utiliser des ressources simples, comme l’eau, pour propulser les fusées plus loin dans le système solaire. Malgré des décennies d’essais, les ingénieurs n’ont pas encore réussi à faire voler un vaisseau avec un moteur à eau. 


Mais voilà que General Galactic, une jeune entreprise californienne, affirme pouvoir transformer l’eau en carburant, un vrai miracle moderne qui pourrait changer la donne pour les voyages dans l’espace.

 

 

L’humanité a toujours rêvé d’aller plus loin dans l’espace, mais le carburant reste un gros problème. Les fusées actuelles utilisent des produits chimiques toxiques et compliqués à manier, qui coûtent cher et posent des risques. Imaginez pouvoir juste prendre de l’eau, la plus banale des ressources, et la transformer en carburant pour satellites ou vaisseaux. C’est ce que promet General Galactic, une start-up fondée par d’anciens ingénieurs de SpaceX et d’autres boîtes spatiales.




D’après un reportage de Wired, l’entreprise prépare le lancement d’un satellite de 500 kilos en octobre 2026, à bord d’une fusée Falcon 9 de SpaceX. Ce satellite n’utilisera que de l’eau comme carburant pour se déplacer en orbite. Une fois dans l’espace, il testera deux façons de propulsion à base d’eau : une version électrique et une chimique. Pour les deux, on commence par casser les molécules d’eau en hydrogène et oxygène, un processus appelé électrolyse, qui se fait avec de l’électricité.

Dans la version chimique, on brûle l’hydrogène avec l’oxygène pour créer une poussée forte mais courte, idéale pour des manœuvres rapides. Pour la version électrique, on transforme l’oxygène en plasma – une sorte de gaz super chaud et chargé – et on l’expulse avec un champ magnétique pour une poussée douce et continue, parfaite pour les longs voyages. Luke Neise, cofondateur de General Galactic et ancien de Varda Space, explique à Wired : « On peut offrir des mouvements lents et économes, mais aussi des boosts rapides si besoin, par exemple pour éviter un danger en orbite. »




Ça sonne simple, non ? L’eau est faite d’hydrogène et d’oxygène, les bases des carburants de fusées depuis les années 1960. Mais en réalité, c’est un défi énorme. L’idée n’est pas nouvelle : la NASA y pense depuis les années 1960. Dès 1969, des ingénieurs de la NASA ont testé des prototypes de moteurs à électrolyse d’eau, en voyant des avantages comme la sécurité et le faible coût. En 1997, ils ont amélioré des modèles, mais ça restait trop lourd et compliqué pour l’époque. Le premier vrai test en orbite a eu lieu en 2021 avec le système HYDROS de la NASA, sur un petit démonstrateur. Mais personne n’a encore fait un moteur pratique et puissant pour des missions sérieuses.

General Galactic veut changer ça avec son système appelé Genesis. Sur leur site, ils disent que leur tech utilise l’eau comme unique carburant et surpasse les vieux propulseurs toxiques. Halen Mattison, l’autre cofondateur et ex-ingénieur SpaceX, raconte à Wired que l’idée lui est venue en voyant les limites des carburants actuels. « On a toujours supposé qu’il fallait emporter tout le carburant depuis la Terre, mais avec l’eau, on peut en trouver sur la Lune, Mars ou des astéroïdes et la transformer sur place. » C’est ce qu’on appelle l’utilisation des ressources in situ, un truc qui pourrait rendre les missions vers Mars bien plus faciles et moins chères.




Les avantages sont clairs : l’eau est sûre, facile à stocker – pas besoin de la garder au froid extrême comme le méthane liquide, et elle ne risque pas d’exploser. Elle ne pollue pas comme les carburants toxiques. En plus, pour les satellites, ça pourrait multiplier par 5 ou 10 la capacité à changer de direction ou de vitesse, ce qui est crucial avec les tensions en orbite – pensez aux satellites chinois ou russes qui frôlent les nôtres. Mark Lewis, ancien scientifique en chef de l’US Air Force et maintenant à Purdue, dit à Wired que c’est « une façon astucieuse de pousser un petit satellite », même s’il y a encore beaucoup d’inconnues.




Mais est-ce vraiment une révolution ? Pas si vite. Il y a des pièges. L’oxygène ionisé peut ronger les pièces du moteur, ce qui complique tout. Ryan Conversano, un expert de la propulsion qui conseille General Galactic et qui vient du Jet Propulsion Laboratory, prévient : « L’oxygène ionisé réagit avec tout, ça rend le choix des matériaux super dur. » Ajoutez à ça que le système d’électrolyse ajoute du poids au vaisseau, et que la vitesse d’échappement n’est pas toujours au top par rapport aux carburants classiques. C’est pour ça que, malgré les idées depuis 50 ans, personne n’a encore réussi à en faire une norme.


Des articles sur l’histoire de la propulsion à eau, comme ceux de la NASA ou de revues scientifiques, montrent que des tests ont eu lieu dans les années 1970, avec des systèmes qui stockaient l’eau inerte et la transformaient en gaz explosifs seulement quand besoin. Mais ça n’a pas décollé à cause de la tech pas assez mature. Aujourd’hui, avec les progrès en panneaux solaires pour l’électricité et en matériaux résistants, General Galactic pourrait être le premier à craquer le code.




Si leur mission Trinity réussit, ça pourrait ouvrir une nouvelle ère. Imaginez des stations-service spatiales sur Mars, où on mine de la glace d’eau et on la transforme en carburant pour ravitailler des fusées. Ça briserait la chaîne des missions limitées par le carburant emporté de la Terre. Pour les satellites commerciaux, ça signifierait des vies plus longues et plus flexibles, avec moins de risques environnementaux. Des sites comme Gizmodo ou Interesting Engineering parlent d’un potentiel énorme pour l’exploration humaine de la Lune et au-delà.


Pourtant, les sceptiques restent. Lewis ajoute que c’est « plein de si », et que ça vaut le coup d’essayer seulement si les attentes sont réalistes. General Galactic n’est pas le seul : d’autres start-ups et la NASA travaillent sur des idées similaires, mais personne n’a encore prouvé ça à grande échelle. Est-ce une révolution ? Peut-être pas encore, mais un gros pas en avant. Ça dépendra du test en octobre. Si ça marche, on pourrait dire adieu aux carburants polluants et bonjour à un espace plus accessible. Pour l’instant, c’est une promesse excitante, mais le vrai miracle sera de la voir voler pour de bon.




Et si on allait plus loin ? Pensez aux implications pour l’humanité. Avec l’eau comme carburant, les missions vers Mars deviennent plus faisables. On sait qu’il y a de la glace sur la planète rouge, et sur la Lune aussi. Au lieu d’envoyer des tonnes de carburant depuis la Terre – ce qui coûte une fortune et limite les charges utiles – on pourrait extraire l’eau sur place, la casser en hydrogène et oxygène, et repartir. C’est ce que vise General Galactic à long terme : construire des stations de ravitaillement sur Mars.


Dans l’industrie spatiale, qui explose avec des boîtes comme SpaceX ou Blue Origin, cette tech pourrait démocratiser l’espace. Les satellites, qui servent à tout – internet, météo, défense – deviendraient plus agiles. Avec les conflits géopolitiques qui s’étendent en orbite, avoir des satellites qui bougent vite et longtemps est un atout stratégique. Conversano souligne que résoudre le problème de la corrosion sera clé, mais si General Galactic y arrive, ça change tout.



Regardons le passé pour jauger. L’hydrogène a été utilisé dès les missions Apollo, mais toujours produit sur Terre. L’électrolyse en espace a été testée dans les années 2010 par des Européens et la NASA, avec des papiers scientifiques qui parlent de systèmes pour petits satellites. Par exemple, un article de 2023 dans Acta Astronautica décrit des tests couplés de propulseurs et électrolyseurs, mais rien d’aussi ambitieux que ce que propose General Galactic avec son mode double.




Les défis techniques sont réels : la vapeur chaude pourrait abîmer l’électronique, et l’efficacité n’est pas toujours meilleure. Mais les pros voient du potentiel. Un rapport de la fondation H2GP note que l’hydrogène de l’eau pourrait être la clé pour des bases lunaires durables. Si General Galactic réussit, ça pourrait inspirer une vague d’innovations, comme des CubeSats avec propulsion à eau pour des missions interplanétaires low-cost.


Est-ce une révolution ? Pas tout à fait encore, car c’est un test. Mais si ça passe, oui, ça pourrait l’être. Ça rend l’espace plus vert, plus sûr et plus ouvert. Comme dit Mattison à Wired, c’est le moment de briser les vieilles limites. Reste à voir si ce satellite volera sur de l’eau pure, ou si ce sera juste une goutte dans l’océan des idées spatiales. Les yeux sont rivés sur octobre 2026. 




mardi 17 février 2026

Trump et son Conseil de la Paix JBCH N° 2602 - 877

Trump pense, probablement à juste titre que l'ONU est finie, et qu il faut remplacer cet organisme moribond... Il a donc créé dans un premier temps le "Conseil de la Paix" pour Gaza ... Il a trouvé une vigtaine de pays pour envoyer des troupes ... 




Plus de vingt pays dont le Maroc l'Egypte et l'Indonésie se retrouveront cette semaine pour une réunion au sommet consacrée à l’avenir de Gaza, au niveau des chefs d’État et des ministres des Affaires étrangères. 




Israël y sera représenté par son chef de la diplomatie, Gideon Sa’ar. L'Italie serait le seul pays de l'Union européenne à y entrer.



Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, lui, a choisi de ne pas faire le déplacement — une absence remarquée, dans un contexte diplomatique particulièrement sensible.




Selon des responsables du Conseil, la rencontre doit permettre de présenter les avancées enregistrées ces dernières semaines et d’annoncer de nouveaux engagements financiers. Les États membres devraient confirmer plus de cinq milliards de dollars destinés à la reconstruction de Gaza, dévastée par des mois de guerre. Mais au-delà des promesses budgétaires, l’administration américaine vise un objectif plus ambitieux : obtenir des engagements concrets pour la mise en place d’une force internationale de stabilisation (ISF) et le renforcement de la police locale afin d’assurer la sécurité et le maintien de l’ordre dans l’enclave palestinienne.




Sur son réseau Truth Social, le président Donald Trump a martelé que le Hamas devait procéder à un désarmement « complet et immédiat ». Selon les organisateurs, le processus pourrait débuter dès le mois prochain, à condition que l’organisation islamiste accepte volontairement de remettre ses armes. Washington espère un démarrage rapide des premières livraisons d’équipements destinés à sécuriser la transition.




À Jérusalem, l’optimisme américain est accueilli avec prudence. Des sources sécuritaires israéliennes affirment ne discerner aucun signe tangible d’une volonté du Hamas de se désarmer : ni préparation visible, ni signal politique clair. Même scepticisme concernant la future force internationale. À ce stade, seuls quatre pays ont exprimé leur disposition à envoyer des troupes : l’Indonésie, prête à déployer jusqu’à 8 000 soldats ; l’Italie, sans précision chiffrée ; la Grèce, qui évoque l’envoi d’une centaine de militaires et de personnels médicaux ; et Chypre, également sans détail sur ses effectifs.




Du côté du Conseil, on assure pourtant que « les choses avancent à grands pas ». Plusieurs capitales attendraient des progrès concrets sur le désarmement avant de s’engager officiellement. Un responsable prévient : en cas de refus du Hamas, l’armée israélienne interviendra.




Au-delà des annonces, une image concentre les inquiétudes à Jérusalem. Gideon Sa’ar devrait figurer sur la photo officielle aux côtés de représentants de pays ouvertement critiques envers Israël, dont la Turquie, le Qatar ou le Pakistan. Ankara sera représentée par son ministre des Affaires étrangères, Hakan Fidan, proche du président Recep Tayyip Erdogan, qui a multiplié les déclarations sévères contre l’État hébreu. Une séquence symbolique que certains responsables israéliens auraient préféré éviter.




La composition du Conseil illustre une coalition hétéroclite : aux côtés d’Israël et des États-Unis figurent notamment le Qatar, la Turquie, le Pakistan, l’Argentine, l’Indonésie, l’Égypte, le Maroc, l’Azerbaïdjan, l’Ouzbékistan, l’Albanie, le Paraguay, la Hongrie, Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Cambodge, l’Arménie et le Kazakhstan. L’Union européenne, la Grèce et Chypre participent en qualité d’observateurs.


La veille du sommet, Gideon Sa’ar interviendra au Conseil de sécurité de l’ONU lors d’un débat consacré au Moyen-Orient. Il entend y défendre la position israélienne sur la Judée-Samarie et répondre aux critiques visant certaines décisions récentes du cabinet israélien, notamment des mesures prises face à des violations environnementales et patrimoniales attribuées aux Palestiniens.


« Présenter la réalité telle qu’elle est » et contrer ce qu’il qualifie de « narratif mensonger » : tel est, selon lui, l’objectif. Il reconnaît cependant que peu de pays devraient soutenir ouvertement la position israélienne, à l’exception probable des États-Unis.


À Washington, l’enjeu dépasse la seule reconstruction matérielle. Il touche à l’équilibre diplomatique régional, à la crédibilité d’un désarmement du Hamas et à la capacité d’Israël à faire respecter ses lignes rouges. Entre annonces ambitieuses et doutes sécuritaires, la réunion de jeudi pourrait clarifier — ou compliquer — la suite des événements.