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mercredi 25 février 2026

Pourim 2026. JBCH N° 2602 - 906


Pourim la fête juive la plus délirante et joyeuse se résume en une phrase devenue culte ils ont essayé de nous tuer nous avons gagné mangeons


Il y a environ 2300 ans dans l’Empire perse le ministre Haman tire au sort la date pour exterminer tous les Juifs le mot pourim vient de pur qui signifie sort ou lot en persan ancien.





Mais grâce à une série de coïncidences qui n’en sont pas le plan échoue complètement la reine Esther juive secrète et son cousin Mordekhaï retournent la situation Haman finit pendu à sa propre potence les Juifs se défendent victorieusement et Mordekhaï devient numéro deux du royaume le nom divin n’apparaît jamais dans le rouleau d’Esther la Megillah pourtant sa main cachée guide chaque événement d’où le sens profond révéler le caché






En 5786 Purim tombe les 2 et 3 mars 2026 au coucher du soleil le lundi 2 jusqu’à la nuit suivante à Jérusalem et dans les villes fortifiées d’autrefois on célèbre un jour plus tard Shushan Purim le 15 Adar






La fête repose sur quatre commandements principaux la lecture publique de la Megillah deux fois soir et matin dans une synagogue bondée à chaque fois que le nom d’Haman est prononcé la salle explose en cris crécelles klaxons et bruits pour effacer sa mémoire comme l’ordonne la Torah contre Amalek






On envoie des mishloach manot des paquets de nourriture avec au moins deux mets prêts à manger à au moins un ami ou voisin pour renforcer l’amour et la fraternité entre Juifs c’est le moment parfait pour faire la paix avec quelqu’un ou accueillir un nouveau dans la communauté






On donne matanot la’evyonim des cadeaux ou de l’argent à au moins deux pauvres ou via une association caritative priorité absolue aux plus démunis mieux vaut dépenser davantage pour eux que pour les cadeaux entre amis car la vraie joie de Purim passe par le bonheur des orphelins veuves et nécessiteux




Enfin le clou de la journée la seudat Purim un gros repas festif qui commence le jour et s’étire jusqu’à la nuit on mange copieusement on boit du vin avec modération jusqu’à ne plus très bien distinguer maudit soit Haman de béni soit Mordekhaï on se déguise en lapin pirate reine pirate super-héros ou n’importe quoi d’extravagant pour baisser la garde laisser tomber les masques sociaux et toucher du doigt que même les pires épreuves cachent une bonté infinie






La veille a lieu le jeûne d’Esther le matin du 2 mars jusqu’à la tombée de la nuit rappel du jeûne qu’Esther imposa avant de risquer sa vie en allant voir le roi sans invitation on donne aussi symboliquement trois demi-pièces à la charité en souvenir du demi-sicle du Temple


Dans les prières on ajoute Al hanissim pour remercier du miracle et à Jérusalem quand le 15 tombe chabbat tout se décale en Purim meshoulash sur trois jours lecture vendredi cadeaux aux pauvres chabbat avec lecture spéciale et repas un peu festif puis dimanche le vrai banquet et les mishloach manot



Pourim c’est bruyant sucré alcoolisé coloré masqué solidaire et profondément optimiste une explosion de vie qui dit même quand tout semble perdu la roue tourne et la lumière finit toujours par percer à travers le chaos on sort des synagogues avec des sourires des tripes pleines de hamantashen et le cœur un peu plus léger




L'alliance Inde Israël au plus haut JBCH N° 2602 - 905


L’alliance entre Israël et l’Inde se consolide effectivement de manière impressionnante, et la visite actuelle de Narendra Modi en Israël, le 25 février 2026, en est une illustration éclatante.


C’est la deuxième visite officielle du Premier ministre indien dans le pays, marquant un tournant stratégique et symbolique fort.


Dès son arrivée à l’aéroport Ben Gourion, Modi a été accueilli chaleureusement par Benjamin Netanyahu et son épouse Sara, avec une cérémonie protocolaire et des échanges amicaux qui soulignent la profondeur personnelle et politique de cette relation.



La Knesset aux couleurs de l'Inde



Modi s’est ensuite entretenu avec Netanyahu, avant de prononcer un discours historique devant la Knesset (le parlement israélien) – une première pour un dirigeant indien.




Les domaines de coopération que vous mentionnez sont au cœur de cette dynamique :

  • Le port de Haïfa : Israël a confié la gestion du terminal principal du port à une entreprise indienne (Adani Ports), un symbole concret de l’investissement bilatéral et de la confiance mutuelle dans les infrastructures stratégiques.
  • Centres de recherche sur la sécurité à Bangalore : Bangalore, hub technologique indien, accueille des collaborations croissantes avec des firmes israéliennes en cybersécurité, IA appliquée à la défense et R&D sécuritaire. Des partenariats impliquant des entreprises comme Rafael, Elbit ou Israel Aerospace Industries renforcent cette présence.
  • Amélioration de l’agriculture : Israël reste un leader mondial en technologies agraires (irrigation goutte-à-goutte, agriculture de précision). Des projets conjoints en Inde ont transformé des régions arides, et cette coopération s’intensifie avec des initiatives bilatérales en innovation agricole.
  • Armes de défense : Israël est devenu l’un des principaux fournisseurs d’armement pour l’Inde (drones Heron/Searcher, missiles Barak-8, systèmes radar, etc.). Les accords récents portent sur la co-production et le transfert de technologie, avec des deals massifs (plusieurs milliards de dollars) pour des systèmes de défense aérienne, drones et armes de précision.
  • Futur avion commun de sixième génération : Bien que les discussions les plus avancées portent sur des co-développements en drones, missiles, IA, cybersécurité et systèmes anti-missiles (y compris potentiellement des intercepteurs de nouvelle génération ou lasers), l’idée d’une collaboration aérospatiale avancée (avions de combat de prochaine génération, intégration de technologies stealth, avionique) est dans l’air. Israël cherche des partenaires pour ses programmes next-gen, et l’Inde, avec son ambition d’autonomie via « Make in India », est un candidat naturel pour des projets conjoints en aéronautique de pointe.


Cette visite intervient dans un contexte régional tendu (tensions États-Unis-Iran, menaces balistiques), où les deux pays partagent des intérêts convergents en matière de sécurité.



Au-delà des aspects militaires, les liens économiques, technologiques et humains explosent : commerce bilatéral en hausse, I2U2 (Inde-Israël-USA-Émirats), corridors comme IMEC, et une amitié personnelle entre Modi et Netanyahu.




En deux pages de style journalistique, on pourrait titrer : « Modi à Jérusalem : quand l’Inde et Israël écrivent le futur de la défense et de l’innovation » Ou encore : « De Haïfa à Bangalore, l’axe indo-israélien redessine la géopolitique asiatique ».

C’est sans doute l’un des plus beaux succès diplomatiques et économiques d’Israël ces dernières années : transformer une relation discrète en partenariat stratégique global, avec l’Inde comme allié majeur et fiable. Un modèle de realpolitik gagnant-gagnant. 🇮🇱🤝🇮🇳




Amalek n'a jamais réussi à éliminer les juifs ... JBCH N° 2602 - 904

Depuis l’Antiquité, la tradition juive voit en Amalek l’incarnation d’une haine irrationnelle et persistante contre le peuple juif. D’attaquer les infirmes à Rephidim à la menace d’Haman l’Agagite dans le Livre d’Esther, Amalek est décrit non seulement comme une nation disparue, mais comme un archétype moral. 


C'est celui qui attaque gratuitement les faibles et raille ce qui est sacré. La Torah en fait un commandement essentiel de se souvenir et de ne pas oublier Zachor — afin de préserver la moralité et la vigilance.




La lecture de Parashat Zachor avant Pourim rappelle que cette hostilité n’est pas seulement historique, mais symbolique : dès que le mal se cache sous des motifs idéologiques pour détruire ou déshumaniser, il prend une forme d’“Amalek”. Haman, “Agagite”, incarne cette continuation de haine qui ne cherche ni justice ni raison, mais l’anéantissement du peuple juif. Face à lui, Esther et Mordekhaï montrent que la réponse est l’unité et la solidarité : rassembler un peuple dispersé affaibli devient la victoire morale la plus profonde.


Cette idée s’étend à travers l’histoire. Chaque fois que des mouvements ou des régimes ont ciblé les Juifs avec une volonté d’extermination — comme lors de l’Holocauste nazi — des penseurs juifs ont utilisé l’imagerie d’Amalek pour nommer une haine qui dépasse la simple opposition politique ou militaire. Ce n’est pas une généalogie littérale, mais une analogie morale : lorsque la violence vise à déshumaniser, humilier et annihiler une communauté, elle rejoint le modèle d’Amalek qui attaque sans cause et sans pitié.



Dans les temps modernes, des événements tragiques comme l’attaque du 7 octobre 2023, menée par des terroristes armés contre des civils israéliens, ont ravivé ces réflexions. Dans de nombreux discours juifs contemporains, cette attaque brutale est qualifiée symboliquement comme une résurgence d’une hostilité irrationnelle : une agression qui ne se limite pas à un conflit territorial mais cherche à effacer une population entière. 



Cela ne signifie pas que l’ensemble d’un peuple ou d’une culture est assimilé à Amalek, mais que l’idéologie qui pousse à commettre des massacres aveugles évoque, pour beaucoup, le même refus de la dignité humaine que celle dénoncée dans la Torah.



La mémoire juive place un poids extraordinaire sur le souvenir. Se souvenir de la sortie d’Égypte, recevoir la Torah au Mont Sinaï, célébrer Pourim sont des actes moraux, pas seulement historiques. Zachor ne signifie pas nourrir la haine : il appelle à la lucidité, à reconnaître les forces qui ciblent les vulnérables et à cultiver la responsabilité morale. Oublier le mal, c’est devenir naïf. Le rappeler, c’est renforcer la vigilance et l’engagement pour la justice et la paix.




Amalek existe aussi comme métaphore intérieure — la tentation du doute, de la cynisme, de l’indifférence. La Torah enseigne que combattre ces forces ne signifie pas adopter leur violence, mais les affronter par l’unité, la justice, la compassion et la clarté morale. Cela exige de défendre les vulnérables, de promouvoir l’unité de son peuple et de s’opposer à toute idéologie qui banalise la violence.


À l’approche de Pourim, alors que l’on se rassemble comme Esther le commandait, le rappel de Zachor nous guide vers la consolidation de la solidarité, le courage moral et la responsabilité active. Car se souvenir, ce n’est pas vivre dans la haine, mais agir pour que le mal ne se répète jamais sans être confronté.