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vendredi 30 janvier 2026

La vengeance d'Ackman ... JBCH N° 2601 - 836

Depuis vingt ans, les Frères musulmans par l'entremise du Qatar financent les Université de notre monde occidental.(Choix des ouvrages dans les bibliothèques, Choix des professeurs, des sujets de thèses, des bourses accordées)  Ils ont compris que se trouvait là la matrice des dirigeants de demain ... Vingt ans ... deux générations et le 7 Octobre 2023 a fait éclore ce que ces influenceurs avaient semé ... On l'a vu. Tout était préparé et millimétré, de Los Angelès à Paris, de UCLA à la Sorbonne .




Bill Ackman, le milliardaire qui veut tenir les activistes éloignés du pouvoir économique
Depuis les attaques du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 et la vague de manifestations pro-palestiniennes qui a secoué les campus américains, le financier Bill Ackman s’est imposé comme l’une des figures les plus intransigeantes du monde des affaires face à ce qu’il décrit comme une « dérive antisémite » dans les milieux universitaires et militants. 




Fondateur du fonds Pershing Square Capital Management, ce milliardaire new-yorkais, connu pour ses prises de position publiques et son franc-parler, a déclaré vouloir « protéger les valeurs fondamentales » des entreprises américaines contre ceux qu’il considère comme des vecteurs de haine.


Ackman a d’abord ciblé les universités d’élite en particulier Harvard pour leur supposée passivité face aux slogans hostiles aux étudiants juifs. Sur les réseaux sociaux, il a diffusé des images de rassemblements, appelé à la démission de responsables universitaires et exigé la publication des noms des étudiants à l’origine d’une lettre accusant Israël d’« apartheid » ou de « génocide ». 




Son message était clair : les grandes entreprises doivent savoir qui elles embauchent. Dans son esprit, rendre publics ces noms permettrait aux employeurs de faire un choix éthique — refuser de recruter ceux qui, selon lui, ont légitimé ou minimisé la violence antisémite.





Rapidement, Ackman a étendu ce combat à la sphère économique. Il a ouvertement appelé les dirigeants d’entreprises américaines à adopter une ligne de fermeté et à ne plus tolérer dans leurs rangs les activistes dont les propos ou actions ont pu alimenter la haine anti-juive. Certains de ses soutiens, dans le secteur financier et technologique, ont relayé cette idée d’une « liste noire » officieuse des militants jugés extrémistes. 


Ce mouvement vise à exercer une pression sociale et professionnelle sur les étudiants et cadres militants des causes anti-israéliennes, en les excluant des postes d’influence dans les firmes américaines.




Si ses prises de position ont été saluées par nombre d’organisations juives et de donateurs pro-Israël, elles ont aussi suscité des critiques véhémentes. Ses détracteurs y voient une atteinte à la liberté d’expression et une chasse aux sorcières politique. Ackman assume, au contraire, mener une bataille morale : celle de la responsabilité individuelle dans un contexte où, affirme-t-il, « l’antisémitisme s’est dissimulé derrière le langage des droits de l’homme ».



Devenu en l’espace de quelques mois un porte-voix de la cause pro-Israël au sein du capitalisme américain, Bill Ackman incarne désormais une volonté d’utiliser le pouvoir économique pour sanctionner les dérives idéologiques et replacer, selon lui, l’éthique au cœur de la sphère professionnelle.







jeudi 29 janvier 2026

Macron accepte de mettre le CGRI sur liste noire JBCH N° 2601 - 835

France Finally Backs IRGC Terror Listing


Après des années d’hésitation, la France a annoncé qu’elle soutiendra désormais l’inscription du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne une mesure exigée depuis longtemps par ses alliés mais systématiquement différée par Paris, qui craignait de froisser Téhéran.


Ce revirement intervient après la répression sanglante des manifestations en Iran, qui a fait des milliers de morts, soulignant que les grandes puissances européennes n’ont agi qu’après une effusion de sang prolongée.



Avec la France désormais alignée, les ministres des Affaires étrangères de l’UE devraient approuver cette désignation et de nouvelles sanctions, reconnaissant enfin le rôle central du CGRI dans la répression intérieure et le terrorisme international.




Ce changement brutal, annoncé le 28 janvier 2026 par l’Élysée et le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, marque une rupture nette avec la ligne traditionnelle du Quai d’Orsay. Depuis des années, la diplomatie française privilégiait une approche déséquilibrée privilégiant le dialogue avec Téhéran pour préserver le JCPOA (accord nucléaire)




Cette politique « réaliste » et souvent qualifiée de vieillotte et à la limite antisémite était critiquée pour son excessive prudence et son penchant gaulliste pro-arabe : elle a progressivement érodé l’aura morale et l’influence de la France au Moyen-Orient et aussi en Afrique, continent finalement perdu, et au-delà, faisant apparaître Paris comme hésitant, voire complaisant face aux violations massives des droits de l’homme et au rôle déstabilisateur de l’Iran et de la Turquie dans la région (Syrie, Liban, Yémen, soutien à la Russie en Ukraine).




Comment Macron a-t-il contré le Quai d’Orsay ? Le président a imposé cette décision de manière directe et présidentielle. L’Élysée a communiqué en premier, suivi immédiatement par le ministre Barrot sur X, signalant clairement que l’arbitrage venait du sommet de l’État. Face à l’ampleur de la répression récente (près de 50 000 morts et 300 000 blessés selon des sources, bien informées. Assassiner des milliers de de manifestants pacifiques, pour la plupart des 15 / 25 ans, dans un mouvement déclenché fin décembre 2025 , Emmanuel Macron a jugé que l’inaction n’était plus tenable.





Le courage des protestataires et l’« insupportable répression » ont été invoqués explicitement. Ce choix permet aussi à la France de se réaligner avec ses partenaires (Italie, Allemagne, États-Unis déjà engagés) et de répondre à une pression internationale croissante, tout en évitant d’être isolée dans l’UE.





Emmanuel Macron, souvent décrit comme changeant. Après avoir longtemps défendu la nécessité d’un « dialogue critique » avec l’Iran, il opère un tournant ferme, comparable à d’autres revirements (Libye 2011, Syrie, ou plus récemment sur certains dossiers africains).


Cette flexibilité est à la fois sa force: permettre des ajustements rapides face à une réalité brutale et sa faiblesse, car elle nourrit l’image d’un président imprévisible et opportuniste.




Aujourd’hui, avec ce revirement inattendu, la France essaye de retrouver une partie de sa crédibilité sur les questions de droits de l’homme et de lutte contre le terrorisme. L’UE devrait donner un feu vert politique très prochainement (probablement ce 29 ou 30 janvier).

N'a t il pas twitté hier en hébreux sa compassion quant à la délivrance du corps du dernier otage ... revirement ... va t il se réconcilier avec Nathanyaou ?


Reste à voir si ce geste symbolique (gel d’avoirs, interdiction de territoire, interdiction de financement) s’accompagnera de mesures plus concrètes, et si Téhéran répondra par une escalade diplomatique ou des représailles.




Pour le Président Macron, ce choix marque une évolution : la realpolitik cède parfois le pas à une diplomatie plus attentive quand les images de répression deviennent insoutenables.


Ce tournant redonne à Paris une voix un peu plus audible au sein de l’Union et sur la scène internationale, mais il souligne aussi les limites d’une politique étrangère trop longtemps marquée par la doxa négative imposée par de Gaulle il y a 50 ans.




La Chute du dollar ....... JBCH N° 2601 - 834


Chute du dollar face à l’euro : qui gagne, qui perd ?






La dépréciation rapide du dollar dessine un paysage en deux dimensions pour l’économie mondiale, avec à la fois des opportunités et des risques. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, le billet vert a perdu plus de 15 % face à l’euro, sous l’effet de tensions diplomatiques, de pressions sur la Réserve fédérale et de revirements de politique économique. 


L’imprévisibilité politique est indéniablement négative pour le dollar, note Joshua Mahony, analyste chez Scope Markets.François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, confirme : cette faiblesse traduit une  moindre confiance face à l’imprévisibilité de la politique économique américaine 




Pour moi c'est encore un coup de Trump ... Les voitures européennes, chinoises, coréennes seront plus cheres, les airbus prennent un coup de + 15%, et cela s'ajoute aux taxes déjà exercées sur tous les pays par ce président, qui je le pense sur-estime sa puissance, car la bulle se dégonflera face aux aléas des marchés.


En fait, pour les Européens, cette situation est un double tranchant. L’appréciation de l’euro améliore le pouvoir d’achat des consommateurs, rendant les produits importés moins chers et limitant la pression inflationniste. « C’est un des éléments qui guidera notre politique monétaire et nos décisions sur les taux d’intérêt », explique Villeroy de Galhau. 





Les particuliers et les voyageurs profitent ainsi d’une monnaie plus forte face au dollar, avec des achats et des voyages à moindre coût.


Mais les exportateurs européens subissent un coup dur. L’euro fort constitue un vent contraire pour des secteurs comme l’automobile, la mécanique ou les biens d’équipement. John Plassard, de Cité Gestion Private Bank, souligne : « Le luxe résiste mieux, mais pour beaucoup d’autres industries, la compétitivité sur le marché américain s’affaiblit. »






Sur les marchés financiers, cette volatilité inquiète autant qu’elle stimule. Mardi, l’euro a franchi la barre symbolique de 1,20 dollar, un seuil inédit depuis juin 2021, porté moins par la vigueur de la monnaie européenne que par l’affaiblissement du billet vert. Les autorités monétaires suivent cette évolution avec attention, conscientes de ses conséquences sur la croissance, l’inflation et la balance commerciale.




Aux États-Unis, la réaction présidentielle a été déconcertante. Donald Trump a qualifié la valeur du dollar de « formidable » et assuré pouvoir le faire monter ou descendre « comme un yo-yo », alimentant encore l’incertitude des investisseurs.


Dans ce contexte, le gagnant clair reste le consommateur européen, tandis que les exportateurs et certaines industries sensibles aux changes doivent composer avec un euro fort qui en  bénéficiera à l'avenir.


Entre opportunités et défis, la faiblesse du dollar illustre parfaitement la complexité de l’économie mondialisée.







Quelles sont les chances de Reza ? JBCH N° 2601 - 833

Reza Pahlavi : 

La Quête d’une Transition Démocratique en Iran




Dans l’ombre de l’exil américain, Reza Pahlavi, se rêve en artisan d’une révolution pacifique. Sans armée pour marcher sur Téhéran, sans programme électoral détaillé, sans gouvernement fantôme ni cabinet d’opposition structuré, le prince héritier de 65 ans affirme pourtant être prêt à guider l’Iran vers une démocratie laïque. 


Mais quels sont les leviers réels dont il dispose pour accélérer cette transition, alors que le régime des mollahs vacille sous les protestations populaires et les sanctions internationales ? Une analyse des outils à sa portée révèle un mélange de symbolisme, de diplomatie et de stratégie numérique, loin des canons traditionnels du pouvoir. 


Reza, s'il joue finement mais en montrant une alliance et une force très forte, pourra gagner pour son peuple la bataille de la démocratie.




Premier levier : la légitimité symbolique et l’appel du peuple. Pahlavi se présente comme un “courtier honnête” et un unificateur impartial, invoquant son héritage dynastique sans imposer une restauration monarchique. Dans un entretien récent avec CBS News, il déclare : “Je suis ici pour être le médiateur honnête dans la guidance du peuple iranien vers une transition démocratique.”  En novembre 2024, il a répondu à “l’appel de ses compatriotes” pour diriger la révolution nationale, comme il l’a répété sur Fox News : “Je suis plus que jamais prêt à rentrer en Iran pour mener la bataille ultime.”  


Sans forces armées, il mise sur le soutien de la diaspora iranienne – estimée à des millions – et sur les défections croissantes au sein de l’armée et des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC). Des manifestations en Iran et à l’étranger scandent son nom, transformant son exil en atout charismatique.




Deuxième atout : une stratégie en cinq piliers, articulée autour de la “pression maximale” sur le régime. Annoncée en 2024, elle inclut le soutien aux Iraniens via un accès internet libre (comme via Starlink), l’encouragement aux défections internes, et l’organisation d’une opposition unie. Pahlavi appelle la communauté internationale à six actions concrètes : dégrader les capacités répressives de l’IRGC, geler les actifs du régime, briser le blocus informationnel, poursuivre les dirigeants en justice, libérer les prisonniers politiques, et reconnaître un gouvernement transitoire légitime. 




 Sur son site officiel, il détaille ce plan comme un chemin vers “l’intégrité territoriale, les libertés individuelles et la séparation de la religion et de l’État”.  Bien que critiqué par certains comme autoritaire – un rapport du TISHK Center accuse son “phase d’urgence” de concentrer le pouvoir sans accountability démocratique  – ce cadre offre une feuille de route prête à l’emploi.





Troisième levier : les alliances internationales et la présence médiatique. Pahlavi multiplie les rencontres avec des figures comme María Corina Machado (opposante vénézuélienne) ou des parlementaires européens, plaidant pour la désignation de l’IRGC comme organisation terroriste. Dans une op-ed au Washington Post, il affirme : “L’Iran est prêt pour une transition démocratique”, soulignant la coordination de l’opposition.  Sur X (ex-Twitter), des soutiens comme la députée française Constance Le Grip ou des activistes iraniens relaient son message, amplifiant sa voix auprès de la diaspora.  Son “Iran Prosperity Project” réunit experts et activistes pour préparer des politiques post-régime, de la reconstruction économique à la justice transitionnelle.


Enfin, l’unité de l’opposition : Pahlavi transcende les clivages ethniques, républicains et monarchistes, promettant un référendum sur la forme du gouvernement – république ou monarchie démocratique. À une conférence de presse à Paris en janvier 2026, il a évoqué un “plan de 100 jours” pour la reprise, sous observation internationale, envisionnant un Iran comme pilier de paix via des “Accords de Cyrus”. 


Sans doute, ces leviers restent fragiles face à un régime armé jusqu’aux dents. Mais dans un Iran fracturé, où les protestations persistent malgré la répression,  les dizaines de milliers d'assassinats de jeunes désarmés, Reza Pahlavi parie sur une implosion interne accélérée par la pression extérieure. 


Reste à savoir si ce prince sans couronne transformera son exil en triomphe, ou si l’histoire le reléguera au rang des prétendants oubliés. La transition, si elle advient, dépendra de la rue de Téhéran .






mardi 27 janvier 2026

OPA de Kretinski sur Fnac Darty JBCH N° 2601 - 832

Le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky vient de frapper un grand coup dans le paysage français de la distribution en lançant une offre publique d’achat (OPA) sur Fnac Darty, spécialiste de l’électronique et des produits culturels. 


Déjà principal actionnaire avec 28,5 % du capital, Kretinsky vise désormais le seuil des 50 % afin de consolider son contrôle. L’OPA, fixée à 36 euros par action, valorise le groupe à plus d’un milliard d’euros et a immédiatement propulsé le cours de l’action de près de 19 % à l’ouverture de la Bourse de Paris, confirmant l’enthousiasme du marché.




L’opération intervient dans un contexte complexe de gouvernance et de contrôle étrangers : le distributeur allemand Ceconomy, propriétaire de plus de 20 % de Fnac Darty, est en cours de rachat par le géant chinois JD.com. 




Cette transaction aurait fait de JD le deuxième actionnaire du groupe français, suscitant la vigilance de Bercy qui a imposé des conditions strictes pour limiter toute influence étrangère sur la gestion et sur l’augmentation de participation. Kretinsky profite de cette situation pour sécuriser un contrôle majoritaire et éviter que le capital du groupe ne se disperse entre investisseurs étrangers.






Cette manœuvre de Kretinsky illustre un véritable tour de passe-passe financier : tout en restant coté en Bourse et sans retirer les actions, il augmente son pouvoir sur un mastodonte de la distribution française, tout en préparant la cession de l’enseigne Nature & Découvertes, dont les difficultés impactent les comptes du groupe. 




EP Group, sa société, ne se limite pas à l’investissement financier mais s’assure d’influencer la stratégie et la direction du groupe, tout en respectant les régulations de l’AMF.





À travers cette OPA, Kretinsky démontre comment un acteur privé peut consolider un pouvoir stratégique dans un secteur clé, tout en se positionnant face à des investisseurs étrangers ambitieux. 



Alors que JD.com devient un actionnaire minoritaire indirect, la France observe attentivement cette redistribution des cartes, consciente que le contrôle des grandes enseignes culturelles et technologiques représente un enjeu économique et stratégique majeur. Le milliardaire tchèque s’offre ainsi un véritable contrôle opérationnel et financier, redessinant le futur de Fnac Darty et son rôle dans le marché français et européen.





Kretinsky joue sur plusieurs tableaux : renforcement de sa position, anticipation des influences étrangères, valorisation boursière et rationalisation du portefeuille du groupe.


Dans un contexte où la distribution et l’e-commerce sont au cœur des équilibres géopolitiques et économiques, son OPA pourrait bien devenir un exemple de stratégie d’appropriation discrète mais efficace, mêlant finance, gouvernance et contrôle industriel.






L'avenir semble incertain avec les USA JBCH N° 2601 - 831

Israël se prépare à renégocier son avenir sécuritaire avec Washington dans un contexte de prudence stratégique. Selon le Financial Times, le pays envisage des discussions avec l’administration Trump pour un nouvel accord militaire sur dix ans, cherchant à prolonger le soutien américain tout en anticipant une possible réduction des subventions en espèces. 





L'Amérique si elle passe dans le camp démocrate laissera tomber Israël, les dirigeants de l'état hébreux l'ont compris ... Pas très bon un "Mandani" à la Maison Blanche, le vent peut tourner et Israël a aussi prévu de programmer une auto-suffisance militaire dans dix ans. 




Gil Pinchas, qui vient de quitter son poste de conseiller financier en chef du ministère de la Défense, souligne que l’accent sera mis sur les projets militaires et de défense conjoints, plutôt que sur l’aide financière directe.


L’ancien conseiller indique que le partenariat stratégique avec les États-Unis dépasse la simple question monétaire, chaque coopération opérationnelle et technologique ayant une valeur équivalente à de l’argent. Actuellement, Israël bénéficie d’environ 3,3 milliards de dollars par an en “argent libre” pour l’achat d’armes américaines, dans le cadre du mémorandum signé en 2016 pour dix ans, qui prévoit 38 milliards de dollars de soutien militaire, dont 33 milliards pour l’acquisition d’équipements et 5 milliards pour la défense antimissile.



Le Premier ministre Netanyahu a récemment affirmé son intention de réduire la dépendance d’Israël à cette aide au cours de la prochaine décennie. Mais derrière ces calculs financiers, l’ombre d’un monde plus incertain plane : l’émergence de dirigeants pro-Hamas ou d’alliés régionaux aux positions radicales, comme on l’a vu récemment avec la prise de la mairie de New York par un politicien perçu comme un sympathisant du Hamas, renforce la nécessité pour Israël de sécuriser des partenariats solides et durables.


Un avenir sombre


Israël cherche ainsi à conjuguer indépendance et alliance stratégique. L’objectif est clair : conserver un avantage militaire et technologique tout en anticipant un futur moins dépendant de l’aide américaine directe. Cette démarche reflète une volonté de prudence et d’autonomie, tout en gardant un lien indéfectible avec Washington, pilier incontournable de sa sécurité. La situation rappelle combien la géopolitique régionale, les menaces asymétriques et l’évolution du paysage politique international dictent les choix israéliens en matière de défense et de diplomatie.


Mandani pro Hamas 


Cette négociation pourrait devenir un test majeur de la résilience israélienne : savoir maintenir son edge militaire et technologique tout en adaptant ses relations avec son principal allié à une réalité géopolitique en mutation rapide




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Les réseaux sociaux sur la sellette JBCH N° 2601 - 830


À l'heure où la France, suivant l'exemple de l'Australie , vient d'adopter une mesure forte pour protéger les mineurs en ligne, l'actualité américaine met en lumière un autre aspect urgent de la régulation du numérique et surtout les réseaux sociaux, nombreux et interactifs, dangereux et pervers de par leurs algorithmes avec des deepfakes à caractère sexuel non consentis.


Les parents ont cédé à la fée smartphone, pour leurs enfants, ils ont donc l'obligation légale d'en garder le contrôle.





Le 26 janvier 2026, l'Assemblée nationale française a approuvé en première lecture une proposition de loi interdisant l'accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. Le texte stipule que « l’accès à un service de réseau social en ligne fourni par une plateforme en ligne est interdit aux mineurs de 15 ans », avec des exclusions pour les plateformes éducatives ou encyclopédiques.






Soutenue par le gouvernement et Emmanuel Macron, cette mesure vise à protéger la santé mentale des adolescents face au cyber-harcèlement, aux contenus addictifs et aux troubles du sommeil. Elle devrait s'appliquer dès la rentrée 2026 pour les nouveaux comptes, avec une vérification d'âge effective pour tous les utilisateurs d'ici le 1er janvier 2027.






La France pourrait ainsi devenir l'un des pays les plus restrictifs en Europe sur ce sujet, après des débats sur la compatibilité avec le droit européen (DSA) et des critiques sur la faisabilité technique (VPN, contournements possibles).





Parallèlement, aux États-Unis, un scandale récent impliquant des deepfakes générés par l'IA (notamment lié à Grok) relance le débat sur les abus sexuels numériques. Le DEFIANCE Act (Disrupt Explicit Forged Images and Non-Consensual Edits Act), un projet de loi bipartisan, a été adopté à l'unanimité au Sénat en janvier 2026, soutenu publiquement par Paris Hilton, il permet aux victimes de poursuites civiles contre les créateurs,






Cependant, le texte fait face à un obstacle majeur : l'anonymat des auteurs. identifier les créateurs est souvent impossible à des recours sous peine de sanction pour obtenir des données auprès des plateformes ou FAI, mais les IP peuvent être étrangers, via Wi-Fi public, ou les traces effacées.


Les cas dépendent de « coups de chance techniques », et les litiges sont coûteux. Même si les victimes gagnent en justice, les auteurs manquent souvent de ressources pour payer des dommages.





Les experts notent que les protections du Premier Amendement (anonymat pour la liberté d'expression) sont plus faibles pour du contenu pornographique non consenti que pour des discours politiques ou critiques publiques. Les juges se montrent souvent sympathiques aux victimes de deepfakes sexuels, vu la gravité des préjudices (humiliation, atteinte à la vie privée). Cela pourrait faciliter les démasquages comparé à d'autres cas anonymes.




Ces deux initiatives — l'interdiction française aux moins de 15 ans et le DEFIANCE Act américain — illustrent une prise de conscience mondiale croissante face aux dangers de l'IA et des réseaux sociaux : protection des mineurs d'un côté, recours pour les victimes d'abus numériques de l'autre.


Mais l'application effective reste challengée par la technique (vérification d'âge, anonymat) et les limites juridiques. Ces lois, si elles aboutissent pleinement, marquent un tournant vers plus de responsabilité des plateformes et des individus en ligne.