Parachat Bo :
Quand la sortie d’Égypte éclaire la réussite sioniste
La paracha de la semaine, Bo, (Viens) ne raconte pas seulement un épisode fondateur de la Bible. Elle expose un principe historique durable : le moment où le peuple juif cesse d’être un objet de l’Histoire pour en devenir un sujet.
Ce basculement, décrit dans le livre de l’Exode, trouve aujourd’hui une résonance particulière dans la réussite de l’État d’Israël.
Dans Bo, l’Égypte n’est pas un simple décor biblique. Elle incarne la superpuissance de son temps, sûre de sa force, de son ordre et de sa permanence. Face à elle, un peuple sans armée, sans territoire, sans souveraineté apparente. Et pourtant, c’est ce peuple qui impose désormais le tempo.
La première mitzva collective donnée à Israël n’est ni militaire ni territoriale : c’est la maîtrise du temps. « Ce mois sera pour vous le premier des mois. » La souveraineté commence par le calendrier.
Ce détail, souvent relégué au second plan, est en réalité central. Avant de quitter l’Égypte, Israël cesse de vivre selon le rythme de l’empire. Il adopte son propre temps, sa propre mémoire, sa propre narration. Le sionisme moderne procédera de la même logique : renaissance de l’hébreu, fêtes redevenues nationales, réappropriation de l’Histoire juive hors du regard des autres.
La scène du sang apposé sur les portes marque une autre rupture. Le signe n’est ni discret ni clandestin. Il est visible, assumé, identitaire. Dans Bo, la protection ne vient pas de la dissimulation mais de l’affirmation.
Là encore, le parallèle avec l’Israël contemporain est frappant. L’existence juive cesse d’être conditionnelle, tolérée ou négociée. Elle devient revendiquée, défendue, organisée.
La chute de Pharaon, enfin, n’est pas seulement celle d’un dirigeant. C’est celle d’un système convaincu de son éternité. L’Égypte disparaît comme puissance historique. Israël, lui, traverse les siècles.
Ce schéma s’est répété à maintes reprises : empires dominants, idéologies triomphantes, promesses de lendemains définitifs. Tous ont passé, tius ont disparu ... Le peuple juif est resté., toujours jalousé, même par les plus instruits.
L’État d’Israël s’inscrit pleinement dans cette continuité. En moins d’un siècle, il a bâti une souveraineté stable, une économie dynamique, une excellence scientifique et une capacité de défense reconnue.
Cette réussite n’est pas un accident géopolitique. Elle est l’aboutissement d’un processus entamé bien avant la modernité, déjà formulé dans "Bo" : la vocation d’un peuple à exister pleinement dans l’Histoire.?? Ce que lui refusent les 70 Nations (l'ONU aujourd'hui)
Relire la Parachat Bo aujourd’hui, ce n’est donc pas se réfugier dans le passé. C’est comprendre que la sortie d’Égypte n’était pas une fuite, mais une entrée en scène.
Et que le sionisme, loin d’être une parenthèse, est la traduction contemporaine d’une promesse ancienne : celle d’un peuple libre, responsable et souverain. Que les 70 Nations s'en souviennent ... et en soient conscientes, après le massacre du 7 Octobre 2023.
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