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mercredi 21 janvier 2026

Israël et son armée de l'espace JBCH N° 2601 - 809

Israël mise sur l’espace pour consolider un avantage militaire décisif. Face à un territoire exigu et vulnérable, l’État hébreu projette ses capacités stratégiques au-delà de l’atmosphère, où il creuse un écart qualitatif croissant face à ses adversaires, notamment l’Iran soutenu par la Russie.





Un atout face aux faiblesses terrestres : La petite taille d’Israël expose ses installations sensibles – usines, centres technologiques, bases militaires – à une surveillance accrue par des moyens iraniens toujours plus performants. Déplacer ces actifs vers l’espace change la donne : les satellites sont quasi indétectables, difficiles à intercepter et résilients aux attaques conventionnelles. Même si le bouclier antimissile Arrow ou David’s Sling venait à être saturé, le commandement et le contrôle via l’espace demeurent robustes, offrant une redondance vitale.






Israël dispose de son propre lanceur de satellites baptisé Shavit (comète en hébreu) développé à partir du missile balistique Jéricho II . Shavit a placé en orbite le premier satellite artificiel israélien le 19 septembre 1988 . Cette fusée comporte trois étages utilisant tous une propulsion à propergol solide. 



Un cercle restreint où Israël excelle, Seuls sept pays maîtrisent aujourd’hui des capacités spatiales militaires avancées. Dans ce club très fermé, Israël dispose d’un avantage plus net qu’en bien d’autres domaines (chars, aviation classique, cyber) où son avance s’est érodée avec le temps.





 

Le coût d’accès à l’orbite a chuté drastiquement : en 2026, placer un kilogramme en orbite coûte environ dix fois moins cher qu’à l’époque Apollo (1969), avec une baisse continue attendue grâce aux lanceurs réutilisables et aux miniaturisations.




 

La constellation Ofek et la révolution opérationnelle, le cœur du dispositif repose sur les satellites Ofek en orbite basse (surveillance) et plus haute (communications sécurisées).


Ofek 19


 

Le lancement réussi d’Ofek 19 en septembre 2025, un satellite radar à synthèse d’ouverture (SAR) offrant des images haute résolution jour et nuit, indépendamment des nuages, a marqué une étape majeure. Capable de détecter des objets de 50 cm, il complète la série Ofek lancée depuis 1988.

 

 

Nano satellite


En 2024, l’armée a créé la Space Directorate Unit pour unifier les missions spatiales militaires. Son premier commandant insiste : il faut « regarder plus loin » pour élargir la défense nationale.




Elbit Systems et Rafael développent des satellites plus légers et plus nombreux ; couplés à un futur lanceur plus puissant que le Shavit, cela permettra une revisite d’une même cible toutes les 15 minutes environ, une fréquence inédite pour la région.



 

Leçons de la guerre contre l’Iran: L’opération « Am ke’Lavi » (Réveil du Lion), lancée en juin 2025 contre les installations nucléaires et militaires iraniennes, a duré douze jours et mobilisé des milliers de sorties aériennes. La constellation satellitaire israélienne a fourni 12 000 images de haute qualité sur l’Iran, des communications critiques sans exposer les forces au sol, et un renseignement décisif avant, pendant et après les frappes 

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Le 2 décembre 2025, Avi Berger, directeur de l’Administration de l’espace au ministère de la Défense, a déclaré que l’espace avait été « un partenaire à part entière » de l’opération et que la guerre avait renforcé la conviction que c’est là que se joue la liberté d’action de Tsahal. Israël prévoit d’investir plusieurs milliards de dollars sur la prochaine décennie pour déployer une constellation assurant une surveillance permanente et simultanée de tout le Moyen-Orient – de l’Iran au Yémen en passant par le Liban et la Syrie.


Dans un environnement où les menaces se multiplient et où les drones ou missiles saturent les défenses classiques, l’espace offre à Israël un avantage asymétrique gigantesque : intelligence persistante, commandement protégé, réduction des vulnérabilités territoriales. Un « œil » permanent qui transforme la petite taille du pays en atout stratégique plutôt qu’en handicap.



 

Les députés européens et Israël. JBCH N° 2601 - 808

Les relations Europe-Israël : 

Majoritairement positives par les parlementaires européens


Une enquête récente menée par le European Leadership Network (ELNET) révèle que les relations entre les pays européens et Israël sont perçues comme favorables par une large majorité de députés. 


Selon le sondage, réalisé entre 2022 et 2025 auprès de 1 061 parlementaires issus de 35 pays, 70 % des répondants jugent les relations de leur pays avec Israël “très bonnes” ou “plutôt bonnes”



Quant aux gouvernements (Espagne Irlande, Slovénie) même s'ils veulent boycotter les produits d'Israël, ils ne le peuvent pas à cause des contrats de maintenance..


Cette tendance se maintient au fil des années, malgré les bouleversements géopolitiques, avec des évaluations positives oscillant entre 54 % et 86 % selon les différentes vagues de l’enquête. Même après le conflit régional de 2025, le nombre de parlementaires jugeant ces relations “très bonnes” n’a pas significativement diminué. Seule une minorité, 7 % des répondants, considèrent les relations comme “très mauvaises”, une légère hausse de 3 % par rapport à 2023 et 2024.






Le sondage met en lumière de fortes disparités régionales. Les députés de Roumanie (96 %), d’Italie (87 %) et d’Allemagne (83 %) se montrent particulièrement favorables à Israël. À l’inverse, les parlementaires d’Irlande (9 %), d’Espagne (20 %) et de Turquie (18 %) se déclarent nettement plus sceptiques. Ces divergences reflètent sans doute des facteurs historiques, économiques et diplomatiques propres à chaque pays.




Au-delà des chiffres, cette enquête souligne que, malgré des tensions ponctuelles au Moyen-Orient et des débats internes sur la politique israélienne, Israël conserve une image globalement positive auprès des élites politiques européennes. Ce constat pourrait avoir des implications sur les futures initiatives diplomatiques, commerciales et sécuritaires entre Israël et l’Union européenne.


En somme, l’Europe reste majoritairement pro-Israël, avec toutefois des nuances significatives selon les pays, un indicateur précieux pour comprendre les orientations de la politique étrangère européenne dans les années à venir.





La Paracha ... "Viens !" La Réussite du Sionisme JBCH N° 2601 - 807

Parachat Bo : 

Quand la sortie d’Égypte éclaire la réussite sioniste



La paracha de la semaine, Bo, (Viens) ne raconte pas seulement un épisode fondateur de la Bible. Elle expose un principe historique durable : le moment où le peuple juif cesse d’être un objet de l’Histoire pour en devenir un sujet. 


Ce basculement, décrit dans le livre de l’Exode, trouve aujourd’hui une résonance particulière dans la réussite de l’État d’Israël.




Dans Bo, l’Égypte n’est pas un simple décor biblique. Elle incarne la superpuissance de son temps, sûre de sa force, de son ordre et de sa permanence. Face à elle, un peuple sans armée, sans territoire, sans souveraineté apparente. Et pourtant, c’est ce peuple qui impose désormais le tempo. 



La première mitzva collective donnée à Israël n’est ni militaire ni territoriale : c’est la maîtrise du temps. « Ce mois sera pour vous le premier des mois. » La souveraineté commence par le calendrier.


Ce détail, souvent relégué au second plan, est en réalité central. Avant de quitter l’Égypte, Israël cesse de vivre selon le rythme de l’empire. Il adopte son propre temps, sa propre mémoire, sa propre narration. Le sionisme moderne procédera de la même logique : renaissance de l’hébreu, fêtes redevenues nationales, réappropriation de l’Histoire juive hors du regard des autres.






La scène du sang apposé sur les portes marque une autre rupture. Le signe n’est ni discret ni clandestin. Il est visible, assumé, identitaire. Dans Bo, la protection ne vient pas de la dissimulation mais de l’affirmation. 


Là encore, le parallèle avec l’Israël contemporain est frappant. L’existence juive cesse d’être conditionnelle, tolérée ou négociée. Elle devient revendiquée, défendue, organisée.



La chute de Pharaon, enfin, n’est pas seulement celle d’un dirigeant. C’est celle d’un système convaincu de son éternité. L’Égypte disparaît comme puissance historique. Israël, lui, traverse les siècles. 


Ce schéma s’est répété à maintes reprises : empires dominants, idéologies triomphantes, promesses de lendemains définitifs. Tous ont passé, tius ont disparu ...  Le peuple juif est resté., toujours jalousé, même par les plus instruits.




L’État d’Israël s’inscrit pleinement dans cette continuité. En moins d’un siècle, il a bâti une souveraineté stable, une économie dynamique, une excellence scientifique et une capacité de défense reconnue. 


Cette réussite n’est pas un accident géopolitique. Elle est l’aboutissement d’un processus entamé bien avant la modernité, déjà formulé dans "Bo" : la vocation d’un peuple à exister pleinement dans l’Histoire.?? Ce que lui refusent les 70 Nations (l'ONU aujourd'hui) 






Relire la Parachat Bo aujourd’hui, ce n’est donc pas se réfugier dans le passé. C’est comprendre que la sortie d’Égypte n’était pas une fuite, mais une entrée en scène. 




Et que le sionisme, loin d’être une parenthèse, est la traduction contemporaine d’une promesse ancienne : celle d’un peuple libre, responsable et souverain. Que les 70 Nations s'en souviennent ... et en soient conscientes, après le massacre du 7 Octobre 2023.


mardi 20 janvier 2026

Grecs et Israéliens s'allient contre le danger ottoman ... JBCH N° 2601 - 806

Face à une Turquie qui reste menaçante – occupant toujours la partie nord de Chypre, avançant ses positions en Syrie pour affaiblir ou éliminer les forces kurdes, et abritant les figures dirigeantes du Hamas , Jérusalem et Athènes accélèrent leur rapprochement stratégique.




Ce mardi 20 janvier 2026, le ministre israélien de la Défense Israël Katz a rencontré à Athènes son homologue grec Nikos Dendias, marquant une nouvelle étape dans la coopération militaire entre les deux pays, avec Chypre au cœur de cette dynamique trilatérale.




Lors d’une conférence de presse conjointe au ministère grec de la Défense, les deux ministres ont annoncé un renforcement concret des liens en matière de technologies de défense. Au centre des discussions : la lutte contre les essaims de drones (aériens et sous-marins) et le renforcement de la cybersécurité. « Nous avons convenu d’échanger expertises et savoir-faire pour contrer ces menaces modernes », a déclaré Nikos Dendias, soulignant l’urgence face aux évolutions sécuritaires régionales.




Cette avancée s’inscrit directement dans le prolongement d’un plan de coopération militaire trilatéral signé en décembre 2025 entre Israël, la Grèce et Chypre. Cet accord prévoit pour 2026 des exercices conjoints intensifiés (aériens et navals), des formations croisées, des groupes de travail spécialisés et un dialogue stratégique sur les défis communs. Parmi les pistes à l’étude : la création d’une force de réaction rapide conjointe, non permanente, capable d’intervenir en cas de crise en Méditerranée orientale.




Israël Katz a tenu un discours ferme, affirmant que Jérusalem et Athènes ne laisseraient pas des acteurs régionaux – en allusion implicite à la Turquie et à ses proxies – miner la stabilité par le terrorisme, l’agression ou des interventions indirectes. Ce partenariat reflète des intérêts stratégiques alignés : contrer l’expansionnisme turc en Méditerranée orientale, sécuriser les routes maritimes et les infrastructures critiques, et partager des technologies de pointe où Israël excelle (comme les systèmes anti-drones inspirés du Dôme de fer ou des avancées en cybersécurité)



Cette alliance, déjà active depuis plusieurs années dans les domaines de l’énergie (gaz offshore) et de la sécurité, gagne en profondeur militaire face à un environnement régional hostile du fait de l'agressivité d'Erdogan..


Pour Athènes et Jérusalem, il s’agit d’un mur de dissuasion collectif, ancré dans une volonté partagée de préserver la stabilité en Méditerranée orientale... et d'arrêter l'expansionnisme turc.

Shtisel et la Loi ... Droits et Devoirs ... JBCH N° 2601 - 805

La tragédie survenue le 19 janvier 2026 dans une crèche illégale du quartier ultra-orthodoxe (haredi) de Romema, à Jérusalem, est un drame humain déchirant et surtout prévisible. Il n'est plus possible a 12% de la population d'être en permanence hors-la-Loi  ... On ne peut demander des droits sans accomplir ses devoirs en échange ... 


Deux nourrissons – une fillette de trois mois, Lia Tzipora Golovnetsitz, et un bébé de six mois, Aharon Katz – ont perdu la vie, tandis que plus de 50 autres enfants (entre 53 et 55 selon les sources) ont été hospitalisés, la plupart pour des symptômes respiratoires, de déshydratation ou de coup de chaleur. 



Les enquêtes médico-légales à l’institut Abu Kabir pointent vers une surchauffe extrême dans un espace confiné et surpeuplé, probablement due à un chauffage défectueux ou mal réglé, aggravée par le manque d’aération et la densité inhumaine d’enfants entassés, Les bébés dorment souvent sous les toilettes !


Ce n’était pas un accident isolé, mais le résultat d’années de négligence systémique, d’absence de contrôle et d’une tolérance politique envers des structures parallèles qui opèrent en dehors des lois israéliennes. Cette crèche fonctionnait illégalement depuis des décennies dans des appartements résidentiels, sans licence du ministère de l’Éducation, sans normes de sécurité, d’hygiène ou de ratio d’encadrement. Des images et témoignages postérieurs ont révélé des conditions effroyables : bébés dormant dans des placards, des couloirs, près des toilettes, entassés les uns sur les autres, loin de toute réglementation minimale.




Ce n’est pas un « accident tragique », mais le fruit d’une érosion prolongée de la gouvernance, d’un manque de supervision et d’une responsabilité fuyante. Le Contrôleur d’État Matanyahu Englman avait alerté à plusieurs reprises (notamment en 2022) sur les failles graves dans la surveillance des crèches privées et familiales, surtout dans les secteurs haredim, avec des contrôles sous-financés et une application sporadique de la loi. Les gouvernements successifs, souvent dépendants des partis haredim pour leur survie politique, ont fermé les yeux sur ces « zones grises » par calcul électoral ou par peur de conflits.







Certains responsables haredim (comme Arye Deri de Shas) ont exprimé leur tristesse tout en pointant du doigt les coupes récentes dans les subventions aux crèches pour les familles où les hommes évitent le service militaire. D’autres voix, y compris dans la communauté haredie elle-même, ont rejeté ce transfert de responsabilité : cette structure illégale existait bien avant ces mesures, connue de tous, et les leaders communautaires n’ont rien fait pour la fermer ou la régulariser.




Ce « monde parallèle » que vous évoquez existe bel et bien. Il ne s’agit pas de criminaliser la pratique religieuse en soi – Israël accorde de larges accommodations aux haredim (écoles séparées, exemptions militaires historiques, etc.). Mais quand le refus de toute supervision étatique, de normes de sécurité basiques ou d’enseignement minimal (maths, biologie, etc.) devient la norme, et quand on défend l’opération de structures dangereuses comme un droit culturel ou religieux, cela franchit la ligne. Faire fonctionner une crèche sans licence, surpeuplée et sans normes d’hygiène/sécurité, est un crime en droit israélien – négligence criminelle quand des vies sont en jeu.







Cela heurte profondément de nombreux Israéliens, y compris dans la communauté haredie qui souffre de ces dysfonctionnements. Cela rappelle d’autres catastrophes évitables (Merom Hagolan, incidents passés) où les alertes ont été ignorées pour des raisons communautaires ou politiques. Le deuil est nécessaire, mais sans reddition de comptes réelle, il reste vide. La solution passe par :

•  Une application uniforme de la loi : fermeture systématique des structures illégales.

•  Développement d’options de crèches haredim conformes, subventionnées et supervisées.

•  Fin du chantage politique qui paralyse l’État face à ces zones de non-droit.


Protéger les enfants n’est pas une question de gauche ou de droite, ni de laïcité contre religion : c’est l’obligation la plus élémentaire d’un État. 


Si on continue à tolérer ce « monde parallèle » où la loi israélienne est optionnelle, d’autres drames suivront. Le prix se paie en vies innocentes.




lundi 19 janvier 2026

Taux records de femmes religieuses pour le service militaire. JBCH N° 2601- 804

Israël face à une fracture civique : 

refus haredi du service national et émancipation silencieuse des femmes religieuses


La question du service national et militaire en Israël cristallise aujourd’hui une fracture profonde au sein de la société. Au cœur de cette tension : le refus massif d’une grande partie des haredim, les ultra-orthodoxes, de participer à toute forme de service, qu’il soit militaire ou civil. 


Dans ma famille, il y a des religieux mais ils sont sionistes, toutes et tous ont effectué l'armée.





Longtemps tolérée au nom d’un fragile compromis historique, cette exemption apparaît désormais à une majorité d’Israéliens comme une injustice flagrante, dans un pays soumis à une pression sécuritaire permanente et à une mobilisation quasi continue de sa population active.




Alors que des réservistes servent parfois plusieurs centaines de jours, que des jeunes issus de tous les milieux – laïcs, traditionalistes, religieux sionistes, druzes ou bédouins – assument le poids du service, une partie importante du monde haredi reste à l’écart. Le refus est souvent justifié par l’étude de la Torah, érigée en contribution spirituelle à la survie nationale. 



Mais cet argument peine de plus en plus à convaincre une société confrontée à la guerre, à l’épuisement des forces armées et à des inégalités économiques croissantes. L’absence de participation au service national se double fréquemment d’un faible taux d’emploi, accentuant le sentiment d’un déséquilibre structurel et d’un contrat social rompu.



À l’autre extrémité du spectre religieux, un phénomène inverse se développe discrètement mais de manière significative : l’engagement croissant de femmes issues de milieux religieux, y compris conservateurs, dans les rangs de l’armée. Ces derniers mois, près de 4 000 femmes religieuses se sont enrôlées, un chiffre révélateur d’une évolution sociologique profonde. 




Pour certaines, il s’agit d’un engagement idéologique assumé au service de l’État. Pour d’autres, l’armée représente aussi un espace de respiration, voire d’émancipation, face à un environnement familial et communautaire marqué par des tabous stricts, un contrôle social intense et des perspectives de vie fortement balisées.




L’armée israélienne devient ainsi, paradoxalement, un lieu de recomposition sociale. Elle offre à ces jeunes femmes une autonomie financière, une ouverture intellectuelle et un cadre structuré qui contraste avec l’étau des interdits imposés par certaines interprétations religieuses.



Ce mouvement met en lumière une tension interne au monde religieux lui-même : d’un côté, un conservatisme masculin souvent protégé par l’exemption ; de l’autre, une jeunesse féminine en quête de reconnaissance, de liberté et de participation pleine à la société israélienne.




Cette asymétrie nourrit un malaise croissant. Elle pose une question centrale : peut-il exister une citoyenneté à géométrie variable dans un État confronté à des défis existentiels ? 


Le contraste entre le refus haredi et l’engagement des femmes religieuses révèle une transformation silencieuse mais profonde d’Israël, où les lignes de fracture ne passent plus seulement entre religieux et laïcs, mais au sein même du monde religieux, entre immobilisme et adaptation, entre privilège et responsabilité. 

Les hommes étudient pendant que les femmes travaillent ... Ca ne peut plus durer ! l'armée apporte la Liberté !








Des troublions criminels CGT ne feront pas la Loi à la Philarmonique JBCH N° 2601 - 803

La Philharmonie de Paris, bastion culturel menacé par la violence politique


Depuis son ouverture, la Philharmonie de Paris s’est imposée comme l’un des piliers majeurs de la vie culturelle française. Bien plus qu’une salle de concert, elle est un lieu de transmission, de dialogue et d’émancipation, où se rencontrent des publics divers, des artistes du monde entier et des répertoires qui dépassent les frontières. 


Chaque saison, elle incarne l’idée que la musique peut relier ce que la politique, la guerre ou les idéologies séparent.


La Philarmonique


C’est précisément cette vocation universelle qui a été brutalement mise à l’épreuve lors du concert de l’Orchestre philharmonique d’Israël, le 6 novembre 2025. Ce soir-là, des groupes de militants radicaux, identifiés comme proches de réseaux syndicaux CGT radicalisés, ont multiplié les interruptions, allumé des fumigènes dans la salle et créé une situation de danger réel pour le public, les musiciens et le bâtiment lui-même.




L’usage de fumigènes dans un espace clos, recevant des milliers de spectateurs, aurait pu provoquer un incendie ou une panique dramatique. On ne parle plus ici de contestation, mais d’une dérive criminelle.





Face à ces violences, Olivier Mantei, directeur général de la Cité de la musique – Philharmonie de Paris, a rappelé avec fermeté la ligne de l’institution : refuser l’autocensure et préserver la liberté artistique. « La musique peut être un dernier langage commun », affirme-t-il, soulignant que les artistes ne sauraient être rendus comptables de la politique de leurs gouvernements, sauf engagement explicite de leur part. Céder à la pression, explique-t-il, reviendrait à appauvrir la culture et à donner raison à ceux qui veulent la faire taire.





La Philharmonie n’est pas sourde aux drames du monde. Elle accueille, soutient, protège des artistes venus de zones de guerre, d’Ukraine à Gaza, et assume pleinement que la culture ne soit jamais totalement déconnectée du politique. Mais elle refuse que la salle de concert devienne un champ de bataille idéologique. Boycotter est un droit ; mettre en danger des vies et intimider artistes et spectateurs ne l’est pas.




L’incident du 6 novembre marque une ligne rouge franchie. En attaquant la Philharmonie, ces « troublions » n’ont pas défendu une cause : ils ont menacé un bien commun. À l’heure où les fractures s’aggravent, la Philharmonie demeure l’un des rares espaces où le désaccord peut encore coexister avec l’écoute. La protéger, c’est défendre bien plus qu’une institution culturelle : c’est défendre l’idée même d’un langage partagé