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mercredi 28 octobre 2026

La CPI , la fin de son mandat ? JBCH N° 2610 - 291

Justice internationale





JBCH Réflexions N° 291.                28 Octobre 2026

La Cour Pénale Internationale : d'une ambition de justice à un instrument politique


La CPI a été créée en 1998 par le Statut de Rome, entrée en vigueur en 2002, avec une idée noble et simple qui faisait consensus : établir la justice là où il n'y en avait pas. Juger les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et les génocides dans les pays où l'Etat s'était effondré, où les tribunaux nationaux étaient inexistants, complices ou impuissants. 

Elle devait être la juridiction de dernier recours, complémentaire, pour le Rwanda, pour l'ex-Yougoslavie, pour les dictatures sanguinaires qui massacraient leur propre peuple en toute impunité. C'était sa mission, sa légitimité, sa raison d'être.

Mais cette mission a été dévoyée.

Le tournant s'est produit avec l'arrivée massive au sein de l'Assemblée des Etats parties de pays musulmans et du bloc dit du Sud global, qui ont vu dans la Cour non plus un tribunal, mais une arme diplomatique. 




L'objectif n'était plus de juger les vrais criminels de guerre, mais de détourner le droit international pour faire de la politique. Et la cible idéale, obsessionnelle, a été trouvée : Israël.

Israël est une démocratie, dotée d'une Cour suprême indépendante, d'un système judiciaire robuste, d'une armée dotée d'un corps de procureurs militaires qui enquête  ce qui, selon le principe même de complémentarité du Statut de Rome, devrait exclure toute compétence de la CPI. 


La CPI n'est censée intervenir que si l'Etat concerné ne veut pas ou ne peut pas juger. Or Israël veut et peut juger. Son intervention contre Israël est donc une violation flagrante de ses propres statuts.

 

Pourquoi alors s'acharner ? Parce qu'il s'agit de mettre Israël, dont l'existence même est insupportable pour une partie de ses accusateurs, au ban de la société internationale. 

Il s'agit de lui appliquer un traitement que l'on n'applique à aucune autre démocratie en guerre contre le terrorisme. 





Il s'agit, sous n'importe quel prétexte  un prix Sakharov, un Prix Nobel de la paix détourné en mandat d'arrêt  de lui rendre une forme de virginité morale à une institution qui a échoué partout ailleurs.

Où était la CPI en Syrie ? Où était-elle au Yémen, au Soudan, au Xinjiang, en Iran ? 


Muette. Inefficace. Absente. Mais elle se découvre une énergie nouvelle quand il s'agit de lancer des mandats contre des dirigeants israéliens élus démocratiquement, qui défendent leur population après le plus grand pogrom depuis la Shoah.


C'est un renversement moral complet : on met sur le même plan l'agresseur terroriste et la démocratie qui se défend. On criminalise la légitime défense



Cette justice à deux vitesses a fini par ouvrir les yeux de nombreux Etats. Une dizaine de pays, et non des moindres, ont compris l'imposture. 

Le Venezuela, le Burundi, les Philippines avant lui, et d'autres qui menacent de suivre, ont décidé de quitter cette organisation devenue inique. 

Ils ont compris que la CPI n'était plus un tribunal, mais un club politique où l'on vote des condamnations selon l'origine de l'accusé, pas selon les faits. 

Aux USA Trump lutte pour dissoudre ce soit disant tribunal... 




En voulant juger Jérusalem, la CPI s'est jugée elle-même. Elle a perdu sa crédibilité, son impartialité et sa vocation universelle. 


Créée pour établir la justice dans les pays qui n'en avaient pas, elle a fini par vouloir donner des leçons de justice aux seuls pays qui en ont. C'est l'histoire d'une institution qui, à force de vouloir exister politiquement, a cessé d'exister juridiquement.


© JBCH Réflexions Octobre 2026


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