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jeudi 31 août 2017

Les Alter-juifs ... ...

Alterjuifs par Salomon Berner
jeudi 14 juin 2007 à 12:48 | #35 | rss
Depuis toujours des Juifs se sont mis à avoir la Haine d'eux-même ... Aujourd'hui ces derniers sont instrumentalisés par la "Pensée unique" ...


Les ALTERJUIFS sont bien présents dans les Médias. Salomon Berner,
Qui sont les Alterjuifs ? Terme utilisé par Shmuel Trigano pour qualifier des juifs qui condamnent le peuple juif, Israël et la judéité au nom d’une certaine morale juive (on verra bientôt de quoi il s’agit), et qui s’expriment « en tant que juifs » pour se démarquer de la majorité des juifs.


Il s’agit d’écrivains, de penseurs, de journalistes, de chercheurs universitaires ne cachant pas leurs affinités fréquentes avec les courants d’extrême-gauche, affirmant leur judéité mais la limitant au plan strictement personnel et privé, adhérant sans s’y référer aux déclarations du Compte de Clermont-Tonnerre, en 1789, à l’Assemblée : « Il faut tout donner aux juifs comme individus et rien comme nation ». Ces Alterjuifs nient la notion même de peuple juif, tournant le dos à son histoire et à sa spécificité, ne lui reconnaissant aucun droit ou attachement à la terre d’Israël sur laquelle ils ne perçoivent sa présence qu’en tant que puissance colonisatrice, donc condamnable.


Ces ennemis juifs d’Israël semblent prisonniers de choix et d’a priori intellectuels communs qui leur font placer tout en haut de l’échelle leur engagement très « politiquement correct » en faveur de l’universalisme, des valeurs de l’époque des lumières, du cosmopolitisme ou du multiculturalisme. Par contre défendre aujourd’hui le sionisme et Israël équivaut à leurs yeux à une profonde déchéance, de la même façon que revendiquer sa différence en tant que juif mérite les étiquettes de tribalisme, d’intégrisme, de communautarisme, de racisme, de démarche ethnique, etc..
Comme le discours de l’alterjuif est en parfaite correspondance avec la pensée dominante en Europe et dans le reste du monde quant à l’image du juif et d’Israël, il se taille la part du lion dans les médias occidentaux qui l’instituent comme porte parole de l’âme et de la conscience juive, censurant toute autre expression ou identifiant tout autre position à une attitude communautariste.


Signalons de ce point de vue les vues alterjuives d'un certain nombre de personnalités qui interviennent régulièrement dans les colonnes du Monde, de Libération, ou mieux, du Monde diplomatique, comme le journaliste Michel Warschawski, Guillaume Weil-Raynal, la cinéaste Simone Bitton, le médecin et ancien président de Médecins sans frontières Rony Brauman, le journaliste Uri Avnery , l'historien post-sioniste Ilan Pappé et le cinéaste israélien Eyal Sivan..

Sous la direction de Claude Julien, le Monde diplomatique est devenu un journal de la gauche radicale, « se revendiquant engagé et militant, caution intellectuelle de la gauche tiers-mondiste, élément central du mouvement français de solidarité avec les Palestiniens » Parmi les collaborateurs du journal on trouve nombre d’alterjuifs comme le philosophe Étienne Balibar, Alain Gresh, Dominique Vidal et Serge Halimi. Le Monde diplomatique donne également souvent la parole à plusieurs tendances de la gauche israélienne : Amram Mitzna ou Yossi Beilin du parti travailliste israélien.

Pour compléter ce panorama de la scène alterjuive française, il faut y ajouter « le penseur de la complexité » Edgar Morin, les journalistes Jean Daniel, Daniel Mermet, et Denis Sieffert, et last but not the least, l’historienne Esther Benbassa, directrice d’étude à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, titulaire de la chaire d’histoire du judaïsme moderne, qui s’est acharnée récemment dans une contreverse publique à décrédibiliser Bat Ye’or, et son immense et passionnant travail sur la dhimmitude.


Mentionnons aussi pour leurs positions antisionistes les plus extrêmes Noam Chomsky, Judith Butler, Tony Judt (USA) et tout récemment Avraham Burg, ancien Président de la Knesset et de l’Agence juive, qui vient de publier un livre en français, « Vaincre Hitler » ou « quitter le Ghetto sioniste » dont nous allons reparler plus loin, tellement il peut servir de stéréotype au mode de pensée des alterjuifs.

Regardons maintenant d’un peu plus près la posture et la rhétorique, car rhétorique il y a, des auteurs alterjuifs.
La mystification de l’universel


Les alterjuifs commencent toujours par s’exprimer au nom de la « morale juive », une sorte de morale universelle qui transcende les limites de la condition juive concrète, un vague moralisme altruiste si fréquent dans le droits-de-l’hommisme des années 90, une morale sélective innocentant l’agresseur et accablant la victime. Les Alterjuifs prétendent incarner en fait le vrai « judaïsme », les autres juifs étant condamnés du fait qu’ils s’identifient à un soi-disant peuple, à une communauté, à un Etat, réputés sans fondement ou mauvais parce qu’ethnocentrique.


Pour fonder leur universel, ils dédoublent l’identité d’Israël en dissociant dans un premier temps le juif selon l’esprit d’une part (eux les alterjuifs sur le chemin tracé par Spinoza, ou bien, et c’est de loin leur préféré, le peuple palestinien qui souffre) et le juif selon la chair d’autre part (Israël, le peuple juif prisonnier de la Loi). Puis dans un deuxième temps, ils essayent d’exclure les juifs restés attachés à leurs particularismes juifs au profit de « l’Israël nouveau » ainsi exalté, très rapidement identifié au mieux à l’homme dans ce qu’il a d’universel, au pire au bloc arabo-musulman.


C’est en effet un trait récurrent que la dénégation du peuple juif s’accompagne toujours de l’exaltation d’un autre peuple, aujourd’hui « le peuple palestinien qui souffre », hier et dans la bouche de l’apôtre Paul, le peuple du Christ. Et il est confondant de constater qu’Edgar Morin, athée déclaré, est un grand lecteur de Paul, qu’il cite souvent : « ceux pour qui être juif est un des adjectifs qui les caractérisent (il pense à lui) ne se reconnaissent ni dans la synagogue, ni dans l’Etat d’Israël…les spinosants… ils veulent reprendre comme leur idéal et dans sa plénitude véritablement humaniste la recherche qu’avait formulée l’homme à double identité Saül/Paul d’un monde où juifs et gentils ne se définiraient que par leur substance commune, l’humanité».


Pour apprécier l’utopie de cette posture, il faut se rappeler que si le sionisme s’est crée, c’est parce que l’émancipation des juifs européens comme citoyens individuels avait échoué ou présentait de graves défaillances (l’affaire Dreyfus). L’antisémitisme, lui, ne s’y trompe pas et a toujours pris pour cible les juifs en tant que peuple. De même que le grand mérite de Herzl fut d’apporter une solution politique viable au peuple juif européen. Les alterjuifs font de nouveau miroiter le mythe de la fin des nations et des Etats, oubliant que l’échec du socialisme et de la mystique marxiste est avant tout un terrible échec de l’universalisme des socialistes juifs.

Le fond de leur morale est encore plus révélateur : Israël aurait trahi l’héritage de la Shoa en se comportant comme les bourreaux nazis. Ils n’acceptent l’existence du peuple juif que dans la mort et la victimisation, à l’image de la mémoire de la Shoa. Israël ne trouverait grâce à leurs yeux que s’il se comportait différemment des autres Etats, et adoptait une démarche suicidaire ou la démarche non-violente d’un Gandhi. Les juifs ont trop de vie à leurs yeux, ils sont trop en chair et cela les dérange personnellement. (voir la différence de ressenti sur la disparition éventuelle d’Israël entre Raymond Aron et Guy Sorman)
Il n’en reste pas moins que le désir d’émancipation, voire d’assimilation, reste une grande tentation pour les juifs européens et que le chant des alterjuifs, bien qu’illusoire, leur fournit une clé: ils n’ont qu’à disparaître en tant que juifs et embrasser l’identité de la majorité pour que tout rentre dans l’ordre.

Le déni des actes antisémites et la diabolisation d’Israël dans le conflit israélo-palestinien.
Sur ce dernier point, Nathan Sharanski quand il était Ministre Israélien de Jérusalem et des questions de la Diaspora avait inventé une formule simple, qu’il appelait le test des 3D, pour distinguer la critique légitime d’Israël de l’antisémitisme : la Diabolisation, le Deux poids-deux mesures, (double standard), la Délégitimation.
Le premier D est le test de la diabolisation : quand on fait des comparaisons entre les Israéliens et les nazis, entre les camps de réfugiés palestiniens et Auschwitz, etc.

Le deuxième D est le double standard : Quand la critique touche sélectivement Israël ; quand Israël est accusé par les Nations Unies sur la question des droits de l’homme alors que le comportement des principaux auteurs d’abus comme la Chine, Cuba, ou la Syrie est passé sous silence, que sous la Présidence de Kurt Waldheim en 1975 une résolution de l’ONU condamne le sionisme comme racisme, quand le Magen David Adom est le seul au monde à ne pas être admis au sein de la Croix Rouge Internationale, il s’agit bien d’antisémitisme.

Le troisième D est le test de la délégitimation : quand le droit fondamental d’Israël à exister est refusé, cas unique en regard de tous les peuples du monde, il s’agit aussi d’antisémitisme.

Il suffit d’appliquer le test des 3 D aux écrits des alterjuifs pour voir « qu’en tant que juifs », ils expriment des opinions antisémites, ce qu’ils savent et essayent d’atténuer en commençant toujours par condamner l’antisémitisme dans son principe, ceci au nom des valeurs universelles qu’ils défendent. Cette précaution oratoire n’enlève rien au caractère antisémite de leurs propos et au fait que leur opposition à l’existence d’un peuple juif et à Israël est avant tout inspirée par leur souhait parfois inconscient de voir disparaître ces réalités juives qui persistent et qui les gênent dans leurs petites ambitions personnelles.

Ils vilipendent le juif du réel, trop communautariste, trop religieux, trop pro-israëlien, en un mot trop « vivant » et lui préfèrent le juif victimisé et défunt de la Shoa. La place des juifs est dans les camps. ou dans les musées. Comme l’ont écrit nombre d’alterjuifs, l’image du soldat israélien est en elle-même une abomination autant que le fait de rendre le coup porté par un ennemi. Agresseurs les alterjuifs se décrivent comme victimes. Ils se plaignent d’être systématiquement agressés par les autres juifs lorsqu’ils s’expriment.

La plupart des auteurs alterjuifs français ont réfuté le caractère antisémite des violences et délits commis en France et qui ont culminé en automne 2004. Voilà typiquement comment ils procèdent : - ils commencent par remettre en question l’importance quantitative des faits et marchandent les chiffres à la baisse, en les comparant par exemple aux données relatives aux autres violences sur le plan national (Guillaume Weill-Reynal), occultant curieusement que la communauté juive représente moins de 1% de la population nationale alors que les actes antisémites commis en France en 2004 représentent 62% des l’ensemble des actes racistes de la même période. - Puis ils disqualifient l’importance des faits relatés par d’autres observateurs plus inquiets en utilisant une terminologie caricaturale: déclarations alarmistes, exagérations délirantes, manifestations paranoïaques sont les termes qui se dégagent des discours de Denis Sieffert, Michel Warchawski, et d’autres encore, et n’hésitent pas à recourir au thème du complot manigancé par les instances communautaires pour expliquer que tout cela sert les intérêts bien compris de ceux qui veulent gonfler l’aliah vers Israël. - Pour finir par accuser les victimes et excuser, voire plaindre, les coupables à qui ils trouvent des circonstances atténuantes, et parfois une motivation légitime.


Quelles sont les motivations de ces individus ?


Elles sont diverses mais leur critique systématique contre Israël ou contre leur peuple (les autres juifs) est souvent leur principal tremplin à partir duquel ils construisent leur notoriété médiatique en tant qu’intellectuels, hommes publics, ou chercheurs. Ils se font accepter, applaudir, grâce à leurs prises de positions en parfaite correspondance avec la pensée dominante en France, en Europe et dans le reste du monde:
Les nombreux honneurs qu’ils reçoivent pour leur « courage » de la part de gens pas très honorables laissent penser qu’ils préfèrent cet exercice autrement plus facile à celui de la défense des juifs ou de cette minuscule nation assiégée qu’est Israël.


Plus que jamais soyons vigilants !


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