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lundi 17 août 2026

Elon Musk à Dimona ! JBCH N° 2608 - 103



JBCH Réflexions


JOURNAL INDÉPENDANT · IDÉES, ACTUALITÉ, SOCIÉTÉ.

JBCH LE 17 AOÛT 2026


D'APRÈS MES ANALYSES, MES LECTURES DANS LES JOURNAUX FRANÇAIS ET INTERNATIONAUX ET LES MEDIAS, UN COMPLÉMENT SE TROUVE DANS JBCH CLIPS



MOBILITÉ & ESPACE


En Israël, Elon Musk préparerait un méga-deal à 1,5 milliard : usine autonome à Dimona et Starlink pour les trains

Usine autonome dans le Néguev près de Dimona

Conduite autonome et internet par satellite pourraient bientôt transformer le Néguev et le réseau ferré

D'après ISRAËL - MOBILITÉ ET JBCH

Une négociation d'envergure serait en cours entre le Ministère des Transports israélien et Elon Musk pour implanter près de Dimona une usine dédiée aux technologies de conduite autonome. 


Le projet, évalué jusqu'à 1,5 milliard de dollars, s'inspirerait du modèle Intel de Kiryat Gat. et le gigantesque chantier de Nvidia à Kiryat Givon près de Yokneam.


La visite du milliardaire, reportée pour raisons de sécurité, serait désormais prévue fin août, avec réception officielle par Benjamin Netanyahu selon Globes.

Le second volet porterait sur un déploiement massif de Starlink : 


Wifi gratuit dans les trains, sur les autoroutes et les routes isolées, voire sur les vols intérieurs. Objectif : désenclaver le Néguev et la Galilée. À ce stade, 


Si ce projet se réalise, ce serait un enjeu stratégique majeur pour Israël.

Israel Railways et antenne Starlink

Israël Railways : le wifi Starlink pourrait équiper trains et gares du Néguev — illustration

Le poids du deal pour Israël

1,5 Md$ investissement estimé

Usine autonome à Dimona + Starlink trains/autoroutes

Protocole rare : réception par le Premier ministre

JBCH Réflexions Août 2026


Ozempic et le Cerveau. JBCH 2608 - 102

JBCH Réflexions

Journal indépendant · Idées, actualité, SANTE

JBCH le 17 Août 2026



Santé & Recherche



D'après Mes analyses, mes lectures dans les journaux français et Internationaux_et les Medias, Voir JBCH Echanges et 
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Le cerveau est-il sur le point d'avoir son moment Ozempic ?








Les agonistes de l'orexine, nouveaux venus dans le traitement de la narcolepsie, ouvrent une piste inédite sur le sommeil, l'attention et les addictions


Le 5 août, l'agence américaine des médicaments a approuvé l'oveporexton, produit par Takeda, comme premier agoniste de l'orexine pour la narcolepsie. Alkermes, société de biotechnologie irlandaise, développe un produit concurrent. Ces molécules seraient-elles au cerveau ce que les GLP-1 sont devenus pour le métabolisme ?

L'orexine, un peptide comme le GLP-1

Selon le Dr Christophe de Jaeger, il faut replacer l'orexine dans le contexte plus large des peptides humains, voies de communication fondamentales de l'organisme. 




Le GLP-1 mime la satiété et impose une forme de restriction calorique sans effort de volonté, favorisant la régularisation, voire la disparition, de maladies comme le diabète de type 2 ou l'hypertension. 

L'orexine, elle, agit sur le sommeil et l'activité diurne — et, à travers cette action, sur la tension, la motivation, le TDAH ou les addictions.

Deux récepteurs, deux fonctions distinctes

Le récepteur OX1 joue plutôt sur la motivation et la récompense, tandis que l'OX2 régule le sommeil et la vigilance — c'est ce dernier qui ouvre la voie au traitement de la narcolepsie. 

L'activité de ces molécules est connue et documentée depuis vingt à trente ans ; ce sont les laboratoires qui « redécouvrent » aujourd'hui leur potentiel commercial, à l'image du succès du GLP-1.

« Nous disposons de molécules naturelles… sauf que l'industrie est obligée de mettre sur le marché des molécules brevetables. »

Le revers de la brevetabilité

La vraie limite ne réside pas dans l'activité du produit, mais dans les effets indésirables. Une molécule développée par Takeda, pourtant prometteuse, a ainsi été abandonnée en raison de risques hépatiques. 

Le paradoxe est là : les molécules naturelles, identifiées et reproductibles, sont actives sans effet indésirable direct — mais l'industrie doit les modifier pour les rendre brevetables, ce qui peut faire apparaître des effets secondaires, parfois mortels.

Ce qu'il faut retenir

  • 5 août : première approbation américaine d'un agoniste de l'orexine (oveporexton, Takeda)
  • OX1 : motivation et récompense — OX2 : sommeil et vigilance
  • Pistes explorées : narcolepsie, TDAH, addictions
  • Frein principal : effets indésirables (notamment hépatiques) liés à la brevetabilité
Traiter la cause plutôt que la conséquence

Jusqu'ici, des traitements comme le modafinil compensaient la somnolence sans agir sur son origine. 

Pour le Dr de Jaeger, l'agoniste de l'orexine constitue une innovation majeure : pour la première fois, il s'agirait de restaurer directement un mécanisme biologique défaillant plutôt que d'en traiter seulement les conséquences le modafinil restant, lui, une molécule non physiologique, ce qui explique la surveillance étroite dont il fait l'objet.





Août 2026

La nouvelle agriculture avec Nanovel. JBCH N° 2608 - 101

JBCH Réflexions


Journal indépendant · Idées, actualité, société. 

JBCH le 17 Août 2026



Innovation & Agriculture



D'après Mes analyses, mes lectures dans les journaux français et Internationaux_et les Medias, un complément se touve dans JBCH Clips 





En Israël, la startup Nanovel veut confier la cueillette des agrumes aux robots






Intelligence artificielle et bras robotisés pourraient bientôt remplacer le travail harassant de la récolte



Une startup israélienne développe un robot cueilleur d'agrumes susceptible de transformer le travail agricole, en réduisant le besoin de main-d'œuvre humaine pour la tâche ardue de récolter oranges, citrons et autres fruits. 

Nanovel, entreprise d'agritech israélienne, met au point un système combinant intelligence artificielle et vision par ordinateur pour identifier les fruits mûrs et diriger des bras robotisés capables de les récolter sans abîmer ni le fruit ni l'arbre.




Les « yeux et le cerveau » du robot

Interrogé par i24NEWS, le PDG de Nanovel, Isaac Mazur, explique que l'entreprise développe une technologie permettant à des bras robotisés de localiser et détacher les agrumes des arbres, l'IA déterminant quel fruit est prêt à être cueilli et la meilleure façon de le faire. 

 L'IA c'est comme les « yeux et le cerveau » du robot : des caméras identifient chaque fruit individuellement et déterminent la meilleure prise pour le récolter sans le meurtrir.




L'orange, un fruit taillé pour la robotique

L'un des principaux défis de la cueillette automatisée reste d'éviter d'abîmer la récolte. 

Les agriculteurs doivent retirer le fruit avec précaution, sans le meurtrir, ce qui rend cruciale la précision des systèmes robotisés. Nanovel se concentre d'abord sur l'orange, particulièrement adaptée selon Mazur en raison de sa taille, de sa visibilité et de sa robustesse. 

« L'orange est ce qu'on appelle le fruit facile à atteindre », résume-t-il. « Il est gros, très visible, et difficile à cueillir pour un humain. C'est parfait pour un robot. »




« Le robot ne se plaint pas — il fait simplement le travail pour lequel il a été entraîné. »

Interrogé sur les défis d'un travail physiquement exigeant confié à une machine, Mazur souligne un avantage décisif du robot sur son homologue humain : 

il ne se plaint jamais et exécute simplement la tâche pour laquelle il a été entraîné.


Un enjeu économique majeur pour Israël

Si elle est commercialisée avec succès, cette technologie pourrait pallier les pénuries de main-d'œuvre tout en réduisant le coût et la pénibilité de la récolte des agrumes, permettant aux exploitants de gagner en efficacité durant les périodes de récolte, lorsque de nombreux travailleurs sont nécessaires pour collecter rapidement les fruits.


Le poids des agrumes pour Israël

  • 272 millions $ d'exportations d'agrumes (frais et séchés) en 2023
  • Filière fruitière israélienne évaluée à environ 6 milliards $ par an
  • Premier fruit ciblé : l'orange, jugée idéale pour la robotisation


dimanche 16 août 2026

La Bio-Surveillance JBCH N° 2608 - 100

JBCH Réflexions

Journal indépendant · Idées, actualité, société



Enquête & Société



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Cauchemar biométrique : quand votre corps trahit votre droit à la vie privée

Visage, voix, démarche, ADN : la biométrie et l'intelligence artificielle redessinent les frontières de l'intime



Et si notre corps était devenu la dernière frontière de la vie privée ? Visage, voix, démarche, ADN, rythme cardiaque ou traces biologiques laissées dans l'environnement : les progrès de la biométrie et de l'intelligence artificielle permettent désormais d'identifier, de suivre et de profiler un individu sans même qu'il en ait conscience. 




De la police scientifique aux objets connectés, des bases génétiques à la reconnaissance faciale, cette révolution ouvre des perspectives inédites pour les enquêteurs comme pour les entreprises, mais fait aussi émerger un risque vertigineux : celui d'une société où notre corps, devenu une source permanente de données, ne nous appartiendrait plus tout à fait.

Un corps devenu mot de passe

Ce basculement s'est opéré presque sans bruit. Déverrouiller un téléphone d'un regard, payer un café d'un sourire, franchir une frontière sans montrer de passeport.




La biométrie s'est installée dans le quotidien sous des dehors de confort. Mais chaque geste laisse une empreinte irréversible. 

Contrairement à un mot de passe, un visage ou une démarche ne se change pas si la donnée est compromise — c'est là toute la singularité, et le danger, de cette catégorie de données.

La Chine, laboratoire grandeur nature

Nulle part cette bascule n'est plus visible qu'en Chine, qui concentrerait à elle seule plus de la moitié des caméras de vidéosurveillance installées dans le monde. 








Huit des dix villes les plus surveillées de la planète s'y trouvent, selon un classement établi par la société Comparitech. 

Le pays produit également l'écrasante majorité de la recherche scientifique mondiale sur la reconnaissance faciale, ses algorithmes figurant en tête des évaluations internationales de référence.

Un visage ou une démarche ne se change pas, contrairement à un mot de passe compromis.

Ces réseaux de caméras, tous interconnectés, sont couplés aux super-applications installées sur le téléphone de chaque citoyen, qui servent à la fois à payer, s'identifier et se déplacer. 





Le système de crédit social chinois s'appuie précisément sur cette infrastructure : les citoyens y sont notés en continu selon leur comportement, y compris dans l'espace public, avec des conséquences concrètes sur l'accès au crédit, aux transports ou à certains emplois en cas de mauvaise note. 

La reconnaissance faciale, désormais utilisée jusque dans le paiement quotidien, permet en théorie de suivre un individu d'un bout à l'autre de son parcours urbain, dans les transports, les commerces ou son lieu de travail — brouillant la frontière entre vie publique et intimité la plus élémentaire.

Un encadrement juridique encore balbutiant

Face à la controverse, Pékin a fini par publier en 2025 de nouvelles règles imposant un principe de consentement non forcé, la reconnaissance faciale ne pouvant plus, en théorie, être exigée comme seul mode d'identification. 

Mais les organisations de défense des droits humains continuent de documenter un usage à outrance de ces technologies, notamment dans certaines régions soumises à une surveillance renforcée, où la biométrie sert autant à ficher qu'à punir.

Ce que révèlent les chiffres

  • Plus de la moitié des caméras de surveillance mondiales installées en Chine
  • 8 des 10 villes les plus surveillées au monde sont chinoises
  • Environ 80 % des publications scientifiques sur la reconnaissance faciale sont chinoises
  • Système de crédit social : notation continue du comportement, avec sanctions à la clé
Une menace qui dépasse la seule Chine

Le cas chinois n'est toutefois que la version la plus aboutie d'une tendance mondiale. En Europe comme aux États-Unis, la vidéosurveillance algorithmique gagne du terrain, portée par des impératifs sécuritaires, tandis que les cadres juridiques peinent à suivre le rythme de l'innovation. 

La question posée est désormais universelle : qui possède les données de notre corps, et jusqu'où sommes-nous prêts à le laisser parler à notre place



Proust à Cabourg. JBCH N° 2608 - 099

JBCH Réflexions

Journal indépendant · Idées, actualité, société




Livres & Culture



D'après Mes analyses, mes lectures dans les journaux français et Internationaux_et les Medias, un complément se touve dans JBCH Clips 





Avec « Le Parfum des années » : Evelyne Bloch-Dano offre une promenade nocturne dans le monde évanoui de Marcel Proust

L'écrivaine fait le récit de sa nuit à la Villa du Temps retrouvé, à Cabourg, au plus près de l'auteur de la « Recherche » — et d'elle-même



Le livre

  • « Le Parfum des années », Evelyne Bloch-Dano
  • Éditions Stock, collection « Ma nuit au musée »
  • 240 pages, 19,50 € (14 € en numérique)

Evelyne Bloch-Dano est une biographe émérite et plutôt prolifique ; on se souvient par exemple d'un de ses essais au titre imparable, Madame Proust (Grasset, 2004), qui lui valut naguère un grand succès. 




Il est tentant, à cet égard, de la présenter comme une « spécialiste de Marcel Proust » et de voir dans le livre qu'elle publie aujourd'hui, Le Parfum des années, la confirmation de son goût presque maniaque pour l'auteur d'À la recherche du temps perdu.


Une nuit dans la villa « Bon Abri »

À l'invitation de la collection « Ma nuit au musée », elle a choisi pour lieu de rêverie et de création nocturne la Villa du Temps retrouvé, à Cabourg (Calvados), qu'elle a elle-même contribué à créer.




 Inaugurée en 2021, la demeure se veut « non pas un musée Proust mais une maison-musée avec Proust », lequel constitue un « fil conducteur » pour évoquer la Belle Époque, ces années où l'écrivain venait passer l'été au Grand Hôtel voisin, de 1907 à 1914.

La villa « Bon Abri » — comme pour signifier le refuge d'un autrefois d'avant-guerre.
Le refuge d'un temps révolu

L'ancien nom de la demeure, conçue par l'architecte Clément Parent (1823-1884), se révèle en tout cas particulièrement évocateur : 



La villa « Bon Abri », comme pour signifier le refuge d'un autrefois d'avant-guerre et, pour Evelyne Bloch-Dano, peut-être, le confort un peu fantasmé d'un espace tout à soi.