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jeudi 24 septembre 2026

La Guerre des Etoiles a commencé ! JBCH N° 2609 - 182

Géopolitique · Guerre spatiale · Partie 1/



LA GUERRE DES ÉTOILES N'EST PLUS DE LA SCIENCE-FICTION. ELLE A COMMENCÉ.


JBCH Septembre 2029 N° 182

En 3 jours, le Pentagone vient de lever 60 ans de secret.

Lundi 15 septembre, National Harbor, Maryland. Conférence Air, Space & Cyber. Le Secrétaire de l'Air Force Troy Meink lâche la bombe, mot pour mot :




« Les États-Unis disposent désormais d'armes de contrôle spatial en orbite capables de défendre la force interarmées contre une action hostile d'un adversaire. 



C'est historique. Jamais un officiel américain n'avait admis aussi clairement que l'Amérique a des armes déjà en orbite. Il a ensuite refusé de dire si elles étaient cinétiques (qui détruisent) ou non-cinétiques (qui aveuglent, brouillent, piratent).

Le lendemain, le Chef des Opérations Spatiales, le Général Douglas Schiess, enfonce le clou : il était « temps » d'en parler ouvertement, et oui, des Guardians opèrent déjà ces armes. 

Il décrit sans détour ce que font Russes et Chinois : « être capable d'agripper un satellite et de le déplacer sur une orbite différente. »

Le troisième jour, le Chef d'État-Major interarmées, le Général Dan Caine, boucle la séquence. Les troupes doivent être « prêtes à combattre, endurer et gagner dans des environnements globaux contestés, du fond des mers à l'espace cis-lunaire. »

Traduction : du fond de l'océan jusqu'à la Lune. Le champ de bataille n'est plus vertical, il est orbital.

À quoi va ressembler la vraie guerre des étoiles ?




Oublie Star Wars et les lasers qui font piou-piou. La future guerre orbitale sera silencieuse, invisible, et instantanée.

01

La guerre du grappin et du brouillard

Pas de dogfights. Le premier acte sera le grappling : un satellite « éboueur » russe ou chinois s'approche de ton satellite espion ou GPS, l'attrape avec un bras robotique et le jette dans une orbite poubelle. Ou pire : il se colle à lui et le rend sourd. C'est propre, sans débris, donc indéniable.

02

La guerre du aveuglement

90% des armes américaines dépendent de l'espace. Sans GPS, sans SATCOM, sans images satellites, un porte-avions est aveugle. L'arme ultime n'est pas de détruire, c'est de brouiller. 

Laser éblouissant qui grille un capteur, cyberattaque qui prend le contrôle, brouillage du signal GPS sur un théâtre entier. C'est ce que Meink appelle « space control weapons » : des armes non-cinétiques déjà en orbite pour défendre.

03

La guerre des débris

Si ça dégénère en cinétique, c'est l'apocalypse de Kessler. Détruire un seul satellite à 800 km d'altitude crée 10.000 projectiles à 28.000 km/h qui détruisent tout le reste. 

Plus de météo, plus de transactions bancaires, plus d'internet, plus de Netflix. C'est pour ça que Washington insiste sur le mot « defensive ». Mais une arme défensive en orbite reste une arme en orbite.

 


The Big Picture

Pendant 30 ans, le Pentagone a parlé de « capacités » ambiguës en orbite. Cette semaine, le langage a changé. Pourquoi maintenant ?

Parce que la dissuasion ne marche que si l'adversaire sait que tu as l'arme. Meink, Schiess et Caine viennent de faire passer un message à Pékin et Moscou : « On vous voit. On est déjà là-haut. Et on ne laissera pas tomber le Joint Force. »




La guerre en Ukraine a montré que sans Starlink, une armée moderne s'effondre.

La prochaine guerre, à Taïwan ou ailleurs, commencera 36.000 km au-dessus de nos têtes, 10 minutes avant le premier missile.

La question n'est plus si il y aura une guerre dans l'espace.

La question est de savoir si nous la verrons venir.


Sources : déclarations du Secrétaire Troy Meink à l'AFA Air Space & Cyber Conference 2026 (15 septembre), reprises par Axios / Colin Demarest.

© JBCH Septembre 2026 

mercredi 23 septembre 2026

Premiere faute impardonnable du RN. JBCH N° 2609 - 181

Ni à droite, ni à gauche… Réfléchissez, il est encore temps, la bête sommeille sous des aspects soit disant raisonnables
Éditorial


Arbeit macht frei

frei, et non free — la formule forgée en fer au-dessus des portails d'Auschwitz I, de Dachau, de Sachsenhausen.

Tanguy, ou le lapsus qui n'en est pas un


Deux secondes de vidéo, trente minutes de discours, et quatre-vingts ans de mémoire. 

Les faits. Lors d'un discours tenu samedi à Vierzon (Cher), une vidéo de deux secondes, largement relayée, montre Jean-Philippe Tanguy dire « oui, le travail rend libre ». 
Sa défense : une phrase « isolée » d'une allocution de trente minutes, sur l'émancipation par un bon salaire, le logement et les acquis sociaux de la Résistance. 
Il ajoute qu'il ne faut pas abandonner aux groupuscules néonazis la valeur d'émancipation par le travail, et invoque Nicolas Sarkozy et le « sujet de philo ». Louis Aliot n'a « aucune critique à faire ».





Admettons le contexte. Reste l'essentiel : Tanguy n'est pas un orateur de préau. 

C'est le rhéteur le plus affûté du RN, l'homme qui pèse chaque mot sur les plateaux. 

Qu'il ignore la résonance de cette phrase précise, dans cet ordre précis, relève de la fable.

Et la « récupération » qu'il revendique aggrave son cas : on ne « reprend » pas aux néonazis la devise d'un camp d'extermination, on la leur laisse, parce qu'elle est à eux pour toujours.





 

« Le RN veut qu'on juge sur trente minutes; l'histoire, elle, juge sur deux secondes. »



 

Surtout, le parti a un passif. Le « point de détail », le « Durafour crématoire » : le FN a toujours pratiqué le calembour qui fait signe à ceux qui savent, puis crie au procès d'intention. 

La dédiabolisation a changé la vitrine, pas la grammaire ni les copains des groupuscules d'extrême droite souvent libraires, chez lesquels on trouve "Mein Kampft" 




© JBCH Septembre 2026 

Les "70" Nations contre les Juifs et Israël JBCH N° 2609 - 180

 Éditorial · ONU, 81ᵉ Assemblée générale




Macrion devant un public inintéressé


Les 70 nations face à Israël, selon la Torah :

Tout part du chapitre 10 de la Genèse. Après le Déluge, l'humanité issue de Noé se fragmente en 70 peuples fondateurs, ancêtres de toutes les nations.

Chaque nation se voit alors attribuer un territoire, une langue et un ange tutélaire chargé de la guider. Un ordre du monde est établi.

Face à ce concert des nations, Israël fait figure d'exception. Le Deutéronome (32:8) est explicite : quand Dieu trace les frontières des peuples, Il met à part "Sa part, Jacob".

D'un côté, les 70 nations soumises à un socle moral universel, les 7 lois noa'hides. De l'autre, Israël, lié par une alliance exclusive de 613 commandements.

Au centre de cette géopolitique sacrée, une terre-pivot : Israël, présenté non comme un peuple parmi d'autres, mais comme un peuple-témoin, chargé d'être "lumière pour les nations".


JBCH N° 180

Israël, État des Juifs :
le rituel de New York


Trois ans après le pogrom du 7 octobre 2023, les tribunes de l'ONU accusent la victime et oublient les bourreaux. 

L'Europe de Macron marche dans le cortège.

Hier, à New York, dans le Temple construit pour la paix, les nations se sont à nouveau réunies pour condamner l'État des Juifs. C'est rituel. 

C'est dans l'ADN des nations depuis plus de 3000 ans.





Mardi 22 septembre à la tribune de l'ONU, le défilé a commencé. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a qualifié Gaza de camp de concentration le plus inhumain et le plus honteux.

L'Emir du Qatar a enchaîné : ce qui s'est passé à Gaza est un génocide dans tous les sens du terme et une tache de honte sur la conscience de l'humanité.

Emmanuel Macron, lui, a décrit Gaza comme un spectacle qui nous fait honte à tous, lors de son discours mardi 22 septembre dans un discours à l'ONU.

Le Roi Abdallah II de Jordanie a accusé Israël de vouloir effacer la présence palestinienne par deux voies parallèles, la destruction de Gaza et l'annexion de fait en Cisjordanie. Traduction médiatique : soif d'expansion.

Le Premier ministre britannique et le président brésilien se sont joints au chœur. L'Assemblée générale s'est acharnée, unanime, comme chaque année.


Pourquoi? Pourquoi cette haine pure envers le peuple juif, hier encore, dans ce lieu censé incarner la paix?

Parce qu'Israël dérange. État des Juifs ressuscité après 2000 ans d'exil, il rappelle que le peuple juif n'a pas disparu. 

Les empires ont voulu l'effacer, Pharaon, Babylone, Rome, l'Inquisition, les totalitarismes modernes. 

L'ONU a pris le relais avec d'autres mots : camp de concentration, génocide, famine, honte, expansion.

Hier, ce n'était pas un débat sur une politique, une guerre, une frontière. 

C'était le rituel antique : mettre le Juif au banc des accusés pour expier les fautes du monde. Gaza est le prétexte, Israël est la cible, le Juif reste le coupable éternel.





Le grand absent de la tribune : le 7 octobre

Le 7 octobre 2023, le Hamas a franchi la frontière, massacré quelque 1 200 personnes des familles dans leurs kibboutz, des jeunes dans un festival de musique et emmené 251 otages à Gaza. Le plus grand massacre de Juifs depuis la Shoah. C'est ce jour-là que la guerre a commencé.

À New York, Erdogan a parlé de « camp de concentration » sans prononcer une seule fois le nom du Hamas. 

Les terroristes ont disparu du récit ; seuls restent les Juifs, sommés de se justifier d'avoir survécu.

Et l'Europe ? Paris, qui a reconnu  (coup de folie antisémite du Président ?)  l'État de Palestine  dans notre Judée Samarie, à cette même tribune il y a un an, parle de « honte » 

Jjamais pour les bourreaux du 7 octobre, toujours pour ceux qui se sont défendus.

Et c'est cela qui fait honte à tous.




© JBCH Septembre 2026

mardi 22 septembre 2026

La mort lente des opticiens .... JBCH N0 2609 - 189

Prospective ECONOMIQUES

JBCH N° 189


Les gouttes israéliennes qui vont "tuer" le métier d'opticien

Un jour, on racontera à nos petits-enfants qu'il existait des boutiques entières consacrées à vendre des montures de plastique posées sur le nez, et ils nous regarderont comme on regarde aujourd'hui une photo de cabine téléphonique. 

Ce jour approche, et il porte un nom : Nano-Drops, l'invention d'une équipe israélienne qui est en train de rendre obsolète un métier vieux de sept cents ans.

1. L'invention qui change tout

Tout part de Ramat Gan et de l'hôpital Shaare Zedek de Jérusalem. Le professeur David Smadja et son équipe, associés à l'université Bar-Ilan, ont mis au point des gouttes oculaires à base de nanoparticules capables de modifier temporairement l'indice de réfraction de la cornée, exactement comme le ferait une lentille correctrice, mais sans lentille, sans monture, sans chirurgie.

Le principe est d'une simplicité déconcertante : la goutte pénètre la cornée, comble ses irrégularités microscopiques et recrée artificiellement la courbure parfaite qui permet à l'œil myope, hypermétrope ou presbyte de faire à nouveau le point. 

L'effet dure plusieurs heures. On instille, on voit net, on recommence le lendemain. Fini le verre correcteur posé devant l'œil : c'est l'œil lui-même qu'on corrige, de l'intérieur, chimiquement.

« C'est l'œil lui-même qu'on corrige, de l'intérieur, chimiquement. »

Les essais précliniques, menés sur des cornées de porc puis sur des yeux humains ex vivo, ont montré une amélioration nette de l'acuité visuelle en quelques minutes. 

Les équipes israéliennes visaient déjà, dès les premières publications, un produit accessible en pharmacie, sans ordonnance ni examen préalable systématique. Ce n'est plus de la science-fiction, c'est un dossier d'homologation en cours.

2. Pourquoi ça change tout, mécaniquement

Prenez la chaîne de valeur de la lunette telle qu'elle existe depuis Venise et ses verriers du Moyen Âge : un ophtalmologiste prescrit, un opticien mesure, façonne, ajuste, vend une monture et deux verres taillés sur-mesure, un fabricant industriel produit ces verres en amont, un distributeur les achemine. 

Ce sont des dizaines de milliers d'emplois en France, un maillage de boutiques dans chaque centre-ville, une industrie entière du verre optique et de la monture.

Une goutte flacon achetée en pharmacie court-circuite chaque maillon de cette chaîne à la fois. Plus besoin de monture : l'œil n'a plus rien posé dessus. Plus besoin de verre taillé sur-mesure : la correction se refait chaque jour, en pharmacie ou à domicile. 

Plus besoin d'ajustement individuel par un professionnel formé trois ans : on instille une goutte calibrée par tranche de dioptries, comme un collyre antiallergique.




Ce que la goutte remplace

  • La monture et les verres correcteurs sur-mesure
  • L'examen de vue en boutique et l'ajustement individuel
  • Une partie de la chaîne industrielle du verre ophtalmique
  • Le renouvellement périodique de l'équipement, remplacé par un flacon

C'est exactement le schéma qui a vidé les boutiques de photographie argentique quand le smartphone a intégré l'appareil photo, ou les disquaires quand le streaming a remplacé le disque. 

La destruction ne vient jamais d'un concurrent qui fait la même chose un peu mieux. Elle vient d'une technologie qui rend la question elle-même obsolète.

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3. Une prédiction : moins 75% en dix ans

Je le dis tel que je le pense, sans le maquiller en certitude scientifique que personne n'a encore mesurée : à l'échéance d'une décennie, la production mondiale de lunettes correctrices classiques pourrait chuter d'environ 75%. 

Ce n'est pas un chiffre publié par un institut, c'est mon pari de commentateur, fondé sur un raisonnement simple : chaque fois qu'une innovation remplace un objet physique par un geste quotidien moins cher et plus pratique, l'ancien objet ne recule pas progressivement, il s'effondre en quelques années, une fois le seuil de confiance du public franchi.

Les lunettes ne disparaîtront pas entièrement. Il restera les corrections lourdes, les cas complexes, la mode et l'accessoire de style que porte volontiers qui n'a pas besoin de corriger sa vue. 

Mais la lunette-outil, la lunette-nécessité posée sur le nez de la moitié de l'humanité, celle-là est directement dans la trajectoire de la goutte israélienne.



4. Le métier d'opticien, condamné à se réinventer ou à disparaître

Un métier qui vit de vendre un objet dont l'utilité s'efface ne survit pas en vendant le même objet plus joliment. 

Il survit en se déplaçant vers ce que la machine ne fait pas encore : le diagnostic fin, le suivi médical, la prescription du bon dosage de goutte, l'accompagnement des cas que la nanoparticule ne résout pas.

C'est déjà le schéma qu'ont suivi d'autres professions frappées par une innovation de rupture : le disquaire qui est devenu programmateur de playlists et organisateur d'événements, le photographe de studio qui est devenu retoucheur et formateur. 

L'opticien qui anticipera cette bascule vers le soin et le conseil médical plutôt que vers la vente de monture a un avenir. Celui qui continuera à empiler des verres progressifs sur des étagères n'en a pas.

« Un métier qui vit de vendre un objet dont l'utilité s'efface ne survit pas en vendant le même objet plus joliment. »

Il y a quelque chose de vertigineux, et d'assez beau, dans cette histoire : c'est un laboratoire israélien, dans un pays de dix millions d'habitants sans cesse sommé de justifier son existence, qui est en train de réécrire un pan entier de l'économie mondiale de la santé visuelle. 

On ne parle pas assez de ces innovations-là. On devrait !!! 



GlassesOff: Lisez sans lunettes

Spécialité : Ophtalmologie

Éditeur : EYEKON E.R.D Limited

Public : Grand public

Prix : Gratuit


GlassesOff: Lisez sans lunettes

Le programme GlassesOff permet d'éliminer la dépendance aux lunettes de lecture en perfectionnant la capacité cérébrale de traitement d'images.

L'éditeur promet de premiers résultats au bout de deux mois moyennant trois séances de 12 mn par séance

Cet outil s'adresse à :

•⁠  ⁠ceux qui ressentent les effets naturels des années sur leur vision de près : lecture floue, tension au niveau des yeux, fatigues ou maux de tête.

•⁠  ⁠ceux qui désirent anticiper ces effets avant leur arrivée et retarder le moment des lunettes de lecture.


GlassesOff a été développé par une équipe de chercheurs en neurosciences, pionniers dans le développement de solutions dans le domaine de la vision.

Le produit GlassesOff utilise des méthodes brevetées, nées de nombreuses années de recherche scientifique et appuyées par de nombreuses publications dans des revues scientifiques de renom. 

Lors d'une étude menée à l'université de Berkeley, CA, plus de 90% des sujets ont été capables, grâce à leur entraînement GlassesOff, de lire à nouveau sans lunettes des textes de journaux à police de caractère standard.


https://www.acuite.fr/actualites/sante-et-innovations/technologies/glassesoff-une-application-pour-lire-sans-71397

Pourquoi le prix de l'essence monte monte ? JBCH N° 2609 - 188

Décryptage ECONOMIQUE


JBCH N° 2026 - 188

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L'anatomie du prix du gazole à 2,40 €

Macron disait "Ce n'est pas notre guerre" abandonnant lâchement ses alliés ... Effectivement le pétrole français vient de Norvège, du Nigéria, de la mer du Nord, de l'Algérie et même ... !!! de la Russie  ( eh oui !) 

Pourquoi les prix montent ? : C'est un empilement de nos propres choix, rendu explosif par la géopolitique.

Voici l'anatomie du prix du gazole à 2,40€.


1. Nous-mêmes, d'abord : l'État est le premier pompiste

Sur un litre de gazole à 1,973 € au 13 mars 2026, la répartition réelle affichée par les distributeurs était implacable : 47,34% de taxes de l'État, 34,97% de prix du pétrole brut et du raffinage, 16,68% de coût de distribution, 1,01% de marge brute du magasin.

C'est l'architecture fiscale française, la plus lourde et la plus stable :

Ce qui compose la facture

  • L'accise (ex-TICPE) : une taxe fixe par litre, indépendante du cours du baril. Depuis le 1er mars 2026, elle est de 60,75 cts/l pour le gazole et 69,02 cts/l pour les essences. 
  • C'est historiquement plus faible pour le gazole, car l'État a longtemps voulu favoriser les gros rouleurs et les pros. Certains relevés avec modulation régionale donnent 59,40 cts.
  • La TVA à 20% : elle s'applique sur tout. Sur le produit, sur le transport, ET sur l'accise. C'est une taxe sur une taxe. Résultat : quand le baril monte de 10 cts, la TVA monte aussi.
  • Le CEE : 13 cts environ de Certificats d'Économie d'Énergie, caché dans le prix.

Au total, selon les périodes, on est entre 43,9% et plus de 50% de taxes. Au 24 août, les deux impôts représentaient ensemble 97,9 centimes par litre, soit 43,9% du prix pour le gazole, mais on remonte vite au-dessus de 50% quand on ajoute le CEE. C'est un choix historique pour financer le budget et le modèle social. Ni Poutine ni Total ne votent ce taux.




2. Nous-mêmes, encore : l'erreur stratégique du tout-diesel

C'est le péché originel français et européen, que Bros et Furfari pointent.

Dans les années 90-2010, la France a diésélisé son parc à 70%. Fiscalité avantageuse, norme CO2 favorable au diesel. Résultat :

Les raffineries européennes, conçues pour faire beaucoup d'essence à partir de pétrole léger, se sont retrouvées avec un excédent d'essence qu'elles exportaient aux USA, et un déficit chronique de 25-30 millions de tonnes de gazole qu'il fallait importer.

« On a cru que le pétrole était fini et qu'il valait mieux importer du produit fini. »

Au lieu d'adapter l'outil, on l'a fermé. L'Europe est passée de 120 raffineries à moins de 80. La France de 24 à 7. On a cru que le pétrole était fini et qu'il valait mieux importer du produit fini. On a donc rendu le continent structurellement dépendant des importations de gazole. Et de qui? A 50% de la Russie jusqu'en 2022.

3. Poutine : quand le robinet principal se ferme

C'est l'accélérateur, pas la cause initiale.

Embargo : L'UE interdit le brut russe en décembre 2022, puis les produits raffinés en février 2023. Jusqu'alors, la Russie était le principal fournisseur de gazole de l'UE.

Le type de brut compte : Comme le rappelle Patrick Pouyanné, le diesel est plus facile à produire à partir de pétrole lourd. Or le brut russe était lourd. Privées de lui, les raffineries européennes sont contraintes d'utiliser des barils plus légers américains, ce qui rend la production de diesel plus compliquée et chère.

La guerre des raffineries : Depuis 2024-2025, l'Ukraine frappe systématiquement les raffineries russes avec des drones. Moscou a dû restreindre ses exportations de diesel pour son marché intérieur, au point de commencer à importer du diesel par voie maritime depuis l'Inde. 

Bilan estimé par TotalEnergies : environ 3 millions de barils/jour de produits raffinés retirés du marché, 6 à 7 millions si on ajoute le Moyen-Orient.

Résultat : les marges de raffinage du diesel en Europe ont dépassé 60 dollars par baril. Ce n'est pas un "super profit", c'est une prime de rareté.

Et l'hypocrisie du système : l'Europe achète désormais du diesel indien... raffiné à partir de brut russe. Du pétrole russe remaquillé en diesel indien.

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4. Les mollahs et Trump : le gazole est une molécule du Moyen-Orient

Pourquoi le gazole flambe plus que l'essence? Parce que sa chaîne d'approvisionnement passe par Ormuz.

Les mollahs : L'Iran, la guerre à Gaza, les frappes sur les raffineries du Golfe ont mis hors service une partie de la capacité régionale. La Russie qui coupe ses exportations aggrave les difficultés d'approvisionnement provenant du Moyen-Orient, où la guerre en Iran a fait cesser le fonctionnement de plusieurs grandes raffineries.

Trump : Son retour a rajouté une couche de volatilité. Sanctions maximales sur l'Iran, menaces sur le pétrole vénézuélien, droits de douane qui perturbent les flux, et une politique qui pousse l'Europe à acheter du GNL et du brut léger américain, moins adapté au diesel. 

Le marché ne sait jamais si un tweet va fermer Ormuz ou rouvrir un robinet.

L'essence, elle, est produite en excédent en Europe et aux US. Le gazole, lui, est déficitaire. Toute tension sur l'offre mondiale tape donc d'abord le gazole.

5. Les "super profits" : le bouc émissaire le plus confortable

La marge de distribution est de 1%. Un centime par litre. Les stations ne s'enrichissent pas, elles survivent.

Les raffineurs, eux, ont des marges très volatiles. Elles étaient négatives en 2020, elles explosent quand il y a pénurie. Mais ce ne sont pas elles qui font 1,97€. Elles expliquent 20 à 30 cts de la hausse récente sur 1 an. Le reste, c'est taxe + brut.

Taxer les "super profits" ne fait pas baisser le prix à la pompe, ça déplace juste la rente de Total vers Bercy. Et ça dissuade d'investir dans... des raffineries dont on manque cruellement.

« Poutine n'a fait qu'appuyer là où ça faisait déjà mal. Trump et les mollahs agitent le marché. Mais le piège, c'est nous qui l'avons construit. »


Conclusion : le piège énergétique que nous avons tendu

Bros et Furfari ont raison sur l'essentiel : nous avons mené de front trois politiques incompatibles.

Trois politiques incompatibles

  1. Garder une fiscalité confiscatoire sur un produit de première nécessité.
  2. Diéséliser le parc sans garder l'outil industriel pour le fournir.
  3. Décarboner à marche forcée en désinvestissant dans le pétrole, tout en restant à 90% dépendants de lui pour le transport lourd, l'agriculture et la logistique.

Poutine n'a fait qu'appuyer là où ça faisait déjà mal. Trump et les mollahs agitent le marché. Mais le piège, c'est nous qui l'avons construit.

On veut le beurre de la transition verte, l'argent du beurre de la TICPE, et le sourire du diesel pas cher. On ne peut pas avoir les trois.




La fin de l'ONU ? JBCH 2609 - 187

Tribune. JBCH 2026 - 187




La prochaine grande étape pour l’ONU est l'entrée en fonction d'un nouveau Secrétaire général le 1er janvier 2027, pour succéder à António Guterres,  "le vendu" dont le mandat se termine fin 2026

IL EST URGENT DE RÉFORMER L'ONU - 

La tyrannie d'une majorité automatique

L'Organisation des Nations Unies est malade. Créée en 1945 pour préserver la paix et le droit, elle est devenue une machine à produire du droit à géométrie variable, otage d'une arithmétique politique qui n'a plus rien à voir avec ses principes fondateurs. 

Le cœur du problème est mathématique et il est tabou : le bloc des pays musulmans, organisé au sein de l'Organisation de la Coopération Islamique (OCI), contrôle à lui seul près de 40% des voix aux Nations Unies, et il n'utilise ce pouvoir que dans une seule direction : contre Israël.

Cette situation rend toute prétention à l'universalité et à l'impartialité ridicule. Il faut réformer, vite.


1. Comment 40% des voix ont été confisquées

L'ONU fonctionne sur le principe "un État = une voix". Sur 193 membres à l'Assemblée Générale, l'OCI compte 57 États membres. À eux seuls, ils représentent 29,5% des voix.

Mais ce chiffre est trompeur. L'OCI ne vote jamais seule. Elle est le noyau dur du Mouvement des Non-Alignés (120 pays) et entraîne systématiquement dans son sillage la Ligue Arabe, une grande partie du groupe Afrique et du groupe Asie-Pacifique. 

Par des accords de vote, des pressions économiques pétrolières et une solidarité religieuse et politique inébranlable, ce bloc vote comme un seul homme sur un seul sujet : la question palestinienne.

« Dès qu'une résolution touche Israël, le bloc peut compter sur 75 à 85 voix automatiques, sans même débattre du fond. »

Dans les faits, dès qu'une résolution touche Israël, le bloc peut compter sur 75 à 85 voix automatiques, sans même débattre du fond. Avec quelques alliés habituels, on dépasse facilement les 80-90 voix, soit plus de 40% de l'Assemblée. 




Aucune autre cause au monde ne bénéficie d'une telle armée de vote automatique. Pour obtenir une majorité simple, il ne leur manque qu'une dizaine de voix complaisantes en Europe ou en Amérique Latine, qu'ils obtiennent toujours.

Le résultat : à l'ONU, les pays musulmans n'ont pas besoin d'avoir raison. Ils ont besoin d'être nombreux. Et ils le sont.

2. L'obsession institutionnelle : Israël seul contre tous

Ce monopole numérique a produit une distorsion statistique qui est la honte de l'ONU.

Chaque année, l'Assemblée générale adopte des dizaines de résolutions. Un nombre disproportionné concerne un seul pays.

Les chiffres (UN Watch)

Entre 2015 et 2024, l'Assemblée générale de l'ONU a adopté 173 résolutions contre Israël et seulement 80 contre tous les autres pays réunis. Sur une autre période de référence, entre 2015 et 2023, l'Assemblée a voté 155 résolutions contre Israël tandis que la Chine, Cuba, le Venezuela ou le Zimbabwe n'en recevaient aucune, que l'Iran était condamné 8 fois et la Russie 24 fois.

Sur les 6 dernières années, Israël a reçu 72% des résolutions de l'Assemblée Générale à lui seul, soit 115 résolutions contre 45 pour les 192 autres pays réunis.

Les chiffres de l'ONG UN Watch sont implacables : Entre 2015 et 2024, l'Assemblée générale de l'ONU a adopté 173 résolutions contre Israël et seulement 80 contre tous les autres pays réunis. Sur une autre période de référence, entre 2015 et 2023, l'Assemblée a voté 155 résolutions contre Israël tandis que la Chine, Cuba, le Venezuela ou le Zimbabwe n'en recevaient aucune, que l'Iran était condamné 8 fois et la Russie 24 fois.





Le Conseil des Droits de l'Homme est encore pire. Depuis sa création en 2006, plus d'un tiers des 300 résolutions de condamnation ont visé Israël. En 2022, sur 28 résolutions critiquant des pays, 15 critiquaient Israël et seulement 13 tous les autres pays du monde réunis. Le même Conseil a adopté cinq résolutions contre Israël en une seule session, contre une seule pour l'Iran, la Corée du Nord et la Syrie.

L'OMS a condamné 10 fois Israël et aucune fois un autre pays pendant la même période. L'UNESCO, l'UNRWA, la Commission sur la condition de la femme : toutes les agences sont contaminées.

On ne parle pas ici de critique légitime. On parle d'une focalisation pathologique. Selon UN Watch, sur les 6 dernières années, Israël a reçu 72% des résolutions de l'Assemblée Générale à lui seul, soit 115 résolutions contre 45 pour les 192 autres pays réunis. 

La Syrie peut gazer sa population, la Chine enfermer un million de Ouïghours, l'Iran pendre ses femmes : rien. Mais une maison construite à Jérusalem déclenche une session d'urgence.

Bien sûr uniquement contre Israël. C'est le seul pays au monde qui a un point permanent à l'ordre du jour du Conseil des Droits de l'Homme : le Point 7, exclusivement dédié à Israël.

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3. Réformer ou mourir : ce qu'il faut faire maintenant

Cette farce a un prix : la crédibilité de l'ONU est morte. Comment expliquer aux citoyens du monde que l'organisation chargée de la paix consacre 70% de son temps à un seul petit pays démocratique de 9 millions d'habitants, seul État juif au monde, entouré de 22 États arabes et 57 États musulmans ?

La réforme est urgente et elle doit s'attaquer à la racine :

Trois réformes à la racine

  1. Mettre fin au mythe "un État = une voix". Comment le vote des Maldives ou de Djibouti peut-il peser autant que celui du Japon, de l'Allemagne ou de l'Inde? Il faut pondérer le vote à l'Assemblée Générale en fonction de trois critères : population, contribution au budget de l'ONU et respect des critères démocratiques et des droits de l'homme. Un pays qui ne respecte pas la Charte ne devrait pas pouvoir juger les autres.
  2. Supprimer le Point 7 et plafonner les résolutions. Aucun pays ne doit avoir un ordre du jour qui lui est dédié. Et il faut instaurer une règle simple : pas plus d'une résolution par pays et par session au Conseil des Droits de l'Homme, sauf en cas de génocide avéré. Cela forcerait le Conseil à s'occuper du monde réel.
  3. Rendre le vote transparent et conditionnel. Les pays qui votent systématiquement en bloc contre un seul État membre en violation du principe d'impartialité devraient voir leurs droits de vote suspendus au Conseil des Droits de l'Homme. Et les financements de l'UNRWA et des agences politisées doivent être conditionnés à leur neutralité.

a) Mettre fin au mythe "un État = une voix". Comment le vote des Maldives ou de Djibouti peut-il peser autant que celui du Japon, de l'Allemagne ou de l'Inde? Il faut pondérer le vote à l'Assemblée Générale en fonction de trois critères : population, contribution au budget de l'ONU et respect des critères démocratiques et des droits de l'homme. Un pays qui ne respecte pas la Charte ne devrait pas pouvoir juger les autres.

b) Supprimer le Point 7 et plafonner les résolutions. Aucun pays ne doit avoir un ordre du jour qui lui est dédié. Et il faut instaurer une règle simple : pas plus d'une résolution par pays et par session au Conseil des Droits de l'Homme, sauf en cas de génocide avéré. Cela forcerait le Conseil à s'occuper du monde réel.

c) Rendre le vote transparent et conditionnel. Les pays qui votent systématiquement en bloc contre un seul État membre en violation du principe d'impartialité devraient voir leurs droits de vote suspendus au Conseil des Droits de l'Homme. Et les financements de l'UNRWA et des agences politisées doivent être conditionnés à leur neutralité.

« Aujourd'hui, l'ONU ne juge pas Israël. C'est le bloc musulman qui juge Israël en utilisant le tampon de l'ONU. »

L'ONU ne sera jamais parfaite. Mais elle ne peut pas continuer à être l'arme institutionnelle d'un bloc qui représente 40% des voix et 100% du parti pris. Aujourd'hui, l'ONU ne juge pas Israël. C'est le bloc musulman qui juge Israël en utilisant le tampon de l'ONU.

Si nous voulons sauver l'idée même des Nations Unies, il faut briser cette majorité automatique. 

Sinon, l'ONU continuera de s'enfoncer dans l'insignifiance, et l'histoire ne retiendra d'elle que ceci : elle a passé son temps à condamner la seule démocratie du Moyen-Orient pendant que les pires dictatures la présidaient.