Dans les plaines arides du Sinaï, au trente-cinquième jour du troisième mois après la sortie d’Égypte, se déroula l’un des actes les plus étranges de l’histoire du peuple hébreu.
Le peuple, à peine relevé de la faute du Veau d’or, avait reçu le pardon divin. Moïse, le fidèle serviteur, rassembla toute la congrégation d’Israël et proclama la volonté du Créateur. « Voyez, l’Éternel a appelé par son nom Bétsalel, fils d’Ouri, fils de Hour, de la tribu de Juda. Il l’a rempli de l’esprit de Dieu, en sagesse, en intelligence, en connaissance et en toute espèce d’ouvrage. »
Ainsi parlait Moïse, répétant les paroles mêmes que l’Éternel lui avait adressées sur la montagne. Bétsalel n’était pas un artisan ordinaire. Son nom même – « à l’ombre de Dieu » – trahissait sa vocation céleste.
Âgé d’à peine trente ans, issu de la lignée noble de Juda, il portait en lui le souffle divin qui avait autrefois animé les patriarches. L’Éternel l’avait choisi pour concevoir et diriger la construction du Michkan, ce sanctuaire mobile qui deviendrait la demeure de la Présence divine au milieu des tribus errantes.
Ni roi, ni prêtre, ni notable, mais simple homme du peuple, il reçut l’inspiration pour dessiner l’Arche d’Alliance en bois d’acacia recouvert d’or pur, le propitiatoire aux chérubins, la Table des pains, le Candélabre, les autels, les tentures de pourpre et d’écarlate.
Et voici la leçon qui traverse les millénaires jusqu’à nos jours. Car ce choix divin de Bétsalel n’est pas un épisode figé dans les sables du désert ; il est le modèle éternel de la manière dont le Très-Haut agit encore aujourd’hui, en pleine ère numérique et parmi les nations modernes.
De nos jours, comme alors, l’Éternel ne choisit pas les puissants, les héritiers de dynasties ou les diplômés des plus hautes académies. Il appelle des hommes et des femmes ordinaires:ingénieurs, artistes, architectes, entrepreneurs, enseignants issus de toutes les tribus du peuple juif ou même du monde entier, et Il les remplit de Son esprit.
Regardez : un jeune concepteur de logiciels, sans titre officiel, reçoit soudain l’inspiration pour créer une plateforme qui unit des communautés dispersées ; une architecte de Tel-Aviv dessine un centre communautaire qui devient un « michkan » vivant de prière et de culture ;
Un artiste anonyme grave dans le marbre ou sur l’écran des œuvres qui élèvent l’âme. Ils ne sont pas élus par un vote, ni nommés par un conseil, ni issus d’une caste. Ils sont « appelés par leur nom », comme Bétsalel, parce qu'il a été doté de sagesse, d’intelligence et de connaissance pour bâtir des sanctuaires contemporains : aujourd'hui des synagogues modernes, des hôpitaux qui sauvent des vies, des aéroports, des canaux, des innovations qui rapprochent les cœurs, œuvres de tsedaka qui transforment l’or profane en lumière divine.
Et comme au désert, le peuple apporte ses dons – compétences, temps, argent, créativité – souvent en telle abondance que les projets doivent être freinés.
Ainsi, le choix de Bétsalel nous enseigne que, en 2026 comme en 2448 avant l’ère commune,Israël, Start'up Nation, est à l'avant garde des Nations et crée sans cesse des start up, et génère sans cesse des brevets ...
Il confie son ombre à qui Il veut, afin que le ciel continue de toucher la terre, ici et maintenant, dans nos villes, nos écrans et nos vies, il se manifeste par l'innovation ...
Telle est la parole gravée pour le Shabbat dernier de Vayakhel-Pekoudéï : le Michkan n’est jamais achevé ; il es "mobile" ... il se construit encore, sous nos yeux, et sous une pluie de missiles !





