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mardi 28 avril 2026

Les tunnels du Hezbollah JBCH N° 2604 - 1035

Au printemps 2026, dans les collines rocheuses du sud du Liban, l’armée israélienne a mis au jour ce qu’elle décrivit comme l’un des projets militaires souterrains les plus ambitieux jamais construits par le Hezbollah. 


À proximité de la région de Qantara, à une dizaine de kilomètres de la frontière israélienne, les soldats de la 36e division découvrent deux immenses tunnels creusés profondément dans la roche, à plus de vingt-cinq mètres sous terre. 


Les militaires israéliens les baptisèrent « Arad » et « Acre ». Longs de près de deux kilomètres cumulés, ces ouvrages avaient été conçus comme de véritables villes souterraines capables d’abriter durablement des centaines de combattants.



Selon Tsahal, ces tunnels avaient été financés et planifiés avec l’aide directe de l’Iran. et aussi celle de la Corée du Nord. Ils s’inscrivaient dans un projet stratégique du Hezbollah visant à préparer une offensive surprise contre la Galilée israélienne. Les localités de Misgav Am, Manara, Yiftach et Margaliot auraient constitué les premières cibles d’un raid destiné à frapper les populations civiles et à créer un choc psychologique majeur dans le nord du pays.


Pendant plusieurs semaines, les unités israéliennes de la brigade Golani, de la 7e brigade blindée et les spécialistes du génie de combat de l’unité Yahalam ont mené des combats difficiles dans cette zone montagneuse. Les affrontements ont été violents : tirs de missiles antichars, attaques de drones, combats rapprochés dans les galeries et les positions fortifiées. 


Plusieurs dizaines de combattants du Hezbollah ont été tués ou capturés. Certains s’étaient cachés dans les profondeurs des tunnels, persuadés que l’armée israélienne ne parviendrait jamais à les atteindre.




À l’intérieur, les soldats ont découvert une infrastructure sophistiquée : dortoirs équipés de lits, réserves d’eau, systèmes électriques, ventilation, salles de stockage d’armes et postes de tir reliés à la surface. 


Des lance-roquettes et des armes lourdes étaient norientés vers les localités israéliennes voisines. Pour les officiers israéliens, ces tunnels représentaient une menace stratégique comparable à un véritable quartier général souterrain prêt pour une guerre de grande ampleur.


La destruction de ces installations a nécessité des centaines de tonnes d’explosifs. Les ingénieurs militaires ont du calculer avec précision les charges nécessaires afin de faire s’effondrer la roche et anéantir totalement les galeries. 


Le commandement israélien a décrit cette opération comme l’une des plus complexes menées depuis le début des combats contre le Hezbollah.

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Les Juifs de la Montagne ! JBCH N° 2604 - 1034

Pendant plus de 1 500 ans, une communauté juive méconnue a vécu dans les montagnes du Caucase, entre l’actuel Daghestan et l’Azerbaidjan.




Ces Juifs des montagnes, appelés « Juhuro » ou « Juifs caucasiens », constituent l’une des branches les plus singulières de l’histoire du peuple juif. Cavaliers, guerriers, artisans et commerçants, ils ont développé une culture profondément juive tout en adoptant les codes tribaux et militaires des peuples du Caucase.


Leurs origines remontent à l’exil babylonien de 586 avant notre ère, lorsque le roi Nabuchodonosor détruisit le Premier Temple de Jérusalem et déporta une partie des habitants du royaume de Juda vers la Babylonie. Beaucoup de Juifs restèrent ensuite dans l’Empire perse, où naquirent d’importantes communautés juives. Plusieurs siècles plus tard, sous l’Empire sassanide, certaines colonies juives auraient été déplacées vers les montagnes du Caucase afin de protéger les frontières septentrionales de la Perse contre les invasions venues des steppes.


Ces populations juives s’installèrent alors dans des régions isolées, difficiles d’accès, où elles développèrent une langue particulière : le « juhuri » ou judéo-tat, un dialecte persan enrichi d’hébreu. Leur mode de vie différait profondément de celui des communautés juives d’Europe. Là où les Juifs ashkénazes vivaient souvent dans des ghettos urbains et subissaient des restrictions sur le port des armes, les Juifs des montagnes devinrent des combattants aguerris. Ils montaient à cheval, portaient poignards et armes à feu, et vivaient selon une organisation clanique proche des peuples caucasiens voisins.





Leur identité reposait autant sur la religion juive que sur la loyauté familiale et tribale. Chaque clan possédait son territoire, ses anciens et ses règles d’honneur. Dans ces montagnes où l’autorité centrale était faible, la survie dépendait de la capacité à se défendre. Cette culture guerrière explique pourquoi les voyageurs européens du XIXe siècle furent stupéfaits lorsqu’ils découvrirent ces Juifs barbus vêtus comme des montagnards musulmans ou circassiens, mais priant tournés vers Jérusalem.





Entre le VIIe et le Xe siècle, les Juifs des montagnes bénéficièrent également de la protection du royaume khazar, vaste empire situé entre mer Noire et mer Caspienne. Une partie de l’élite khazare adopta le judaïsme, créant un environnement relativement favorable aux communautés juives locales. Contrairement à certaines théories complotistes modernes, cela ne signifie pas que les Juifs ashkénazes descendent des Khazars ; les études historiques et génétiques montrent au contraire des origines majoritairement moyen-orientales des populations juives. Mais pour les Juifs caucasiens, cette période représenta un âge d’or relatif, avec liberté religieuse, commerce prospère et autonomie communautaire.





Au XVIIIe siècle, face aux guerres et aux invasions perses, plusieurs communautés juives trouvèrent refuge dans la région de Quba, où fut créée la ville de Krasnaya Sloboda, aujourd’hui en Azerbaidjan Cette localité est souvent considérée comme la dernière ville entièrement juive hors d’Israël



. On y trouvait synagogues, écoles religieuses, ateliers artisanaux et une vie communautaire intense.


Sous le régime soviétique, les autorités tentèrent d’effacer leur identité juive en les classant administrativement comme « Tats », une minorité persanophone du Caucase. Malgré cela, les traditions survécurent clandestinement. Certaines familles cachaient des tefillin miniatures ou célébraient les fêtes juives en secret. La transmission de la foi passait avant tout par la famille et les récits oraux.




Après la chute de l’URSS dans les années 1990, une grande partie des Juifs des montagnes émigra vers Israël, notamment dans les villes de Hadéra ou d’Or Akiva tandis que d’autres s’installèrent à Moscou ou à New York  Ils sont aujourd’hui intégrés à la grande famille des Juifs mizrahim, tout en conservant leurs coutumes particulières, leurs chants, leurs traditions culinaires et leur fort esprit communautaire.


Les mariages restent marqués par des traditions ancestrales, comme les chants évoquant les ancêtres disparus ou les rituels symboliques autour du miel et de la bénédiction du foyer. Leur liturgie, proche des rites séfarades orientaux, possède des mélodies caucasiennes uniques transmises oralement depuis des générations.





Aujourd’hui encore, les Juifs des montagnes représentent un témoignage vivant de la diversité du monde juif. 


Leur histoire rappelle que l’identité juive ne s’est pas uniquement construite dans les académies talmudiques d’Europe ou du Moyen-Orient, mais aussi dans les vallées reculées du Caucase, où des communautés armées et fières ont su préserver leur foi au milieu des empires, des guerres et des révolutions.





Les Emirats quittent l'OPEP ... C'est tout bénéfice pour Israël. JBCH N° 2604 - 1033

Le départ annoncé des Emirats arabes Unis de l’OPEP marque peut-être le début d’un bouleversement historique dans l’ordre énergétique mondial.

Membre clé du cartel depuis les années 1960, Abou Dhabi quitte une organisation qui, pendant des décennies, a pesé sur les prix mondiaux du pétrole et structuré les équilibres géopolitiques du Golfe. Pour de nombreux analystes, cette rupture dépasse largement la simple question pétrolière.



Le WSJ parle d’un « coup dur majeur » pour l’OPEP et souligne que la décision émiratie fragilise directement l’autorité de l'Arabie Saoudite   leader de facto du cartel. 


Depuis plusieurs années, les Émirats supportaient de plus en plus difficilement les quotas imposés par l’OPEP+.

Le pays a massivement investi dans ses capacités de production et souhaite désormais produire davantage pour rentabiliser ses infrastructures; En quittant l’organisation, Abou Dhabi récupère une liberté totale sur ses volumes d’exportation.





Cette décision intervient dans un contexte explosif : tensions avec l'Iran  perturbations dans le détroit d’Ormuz et recomposition des alliances régionales.

Le WSJ souligne également que les Émirats cherchent à affirmer une stratégie souveraine indépendante, moins alignée sur Riyad et davantage tournée vers leurs propres intérêts économiques et sécuritaires. 





Sur les marchés, les conséquences pourraient être considérables.

À court terme, les cours restent soutenus par les tensions militaires régionales : le Brent dépasse déjà les 110 dollars selon plusieurs estimations récentes. 

Mais à moyen terme, la sortie des Émirats pourrait provoquer une augmentation de la production mondiale et donc exercer une pression baissière sur les prix.


Le risque majeur est surtout politique : si d’autres producteurs suivent l’exemple émirati, l’OPEP pourrait perdre sa capacité à contrôler l’offre mondiale. Le cartel apparaîtrait alors comme une structure affaiblie, incapable d’imposer une discipline collective.


Dans ce contexte, le rapprochement stratégique entre les Émirats et Israël  prend une dimension nouvelle. Depuis les Accords d'Abraham  les deux pays ont renforcé leurs coopérations sécuritaires, technologiques et économiques. Face à la menace iranienne, Abou Dhabi cherche des partenaires capables de garantir stabilité, innovation et soutien stratégique.

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Mais les deux phénomènes traduisent la même évolution : les Émirats veulent sortir des logiques traditionnelles du monde arabe pour construire une puissance autonome, mondialisée et technologiquement intégrée et proche d'Israël , un allié qui a démontré sa fidélité.


Le Wall Street Journal note enfin que cette décision représente aussi une victoire indirecte pourle Président Trump  critique historique de l’OPEP et partisan d’un marché pétrolier plus ouvert. 

Une chose apparaît désormais claire : au-delà du pétrole, c’est tout l’équilibre géopolitique du Golfe qui entre dans une nouvelle phase.



Nouvelle révèlation du Mossad JBCH N° 2604 - 1032

Dans l’ombre du conflit qui oppose Israël à l'Iran , une nouvelle révélation illustre le degré de sophistication atteint par la guerre clandestine au Moyen-Orient.

Selon des sources bien informées, des agents du Mossad auraient réussi à aménager une piste d’atterrissage secrète à proximité d’Ispahan en plein cœur du territoire iranien.





Si ces informations se confirmaient, elles témoigneraient d’une capacité d’infiltration exceptionnelle, capable de contourner les dispositifs de surveillance des Gardiens de la révolution Islamique




La construction d’une telle infrastructure, impliquant matériaux, engins et logistique, sans détection immédiate, mettrait en lumière des failles majeures dans le contrôle territorial iranien.





Située dans une région stratégique abritant des installations nucléaires et industrielles sensibles, Ispahan constitue depuis longtemps une cible prioritaire.

L’existence d’une piste opérationnelle dans cette zone offrirait des capacités inédites : insertion rapide de personnels, extraction discrète, acheminement d’équipements spécialisés ou missions de reconnaissance.





Au-delà de l’exploit technique, cette opération marquerait une évolution dans la conduite des hostilités.

La guerre ne se limiterait plus à des frappes ponctuelles, mais s’inscrirait désormais dans une logique d’implantation durable en territoire adverse.


Ce type d’action s’inscrit dans une série d’opérations visant les infrastructures iraniennes : systèmes de défense aérienne, sites de missiles ou routes maritimes stratégiques.

Le théâtre intérieur iranien apparaît ainsi de plus en plus vulnérable à des actions ciblées et invisibles.





Ni le Pentagone ni les autorités israéliennes n’ont confirmé ces informations, fidèles à leur silence habituel sur les opérations sensibles.

Mais leur simple évocation souligne une réalité : la confrontation entre Israël et l’Iran se joue désormais autant dans l’ombre que sur les champs de bataille visibles.





Dans ce contexte, une telle installation représenterait un avantage stratégique discret mais décisif.

Elle offrirait aux alliés occidentaux une profondeur opérationnelle nouvelle dans leur stratégie de pression contre Téhéran.

Une chose est certaine : la guerre moderne au Moyen-Orient redéfinit ses frontières, et les lignes invisibles deviennent aussi cruciales que les lignes de front.



Ces Normes qui nous étouffent. JBCH N0 2604 - 1031

Stop aux Normes ...


En France, la question des normes n’est plus un simple débat technique : elle est devenue un enjeu politique, économique et quotidien majeur. 


Derrière les chiffres vertigineux 48,6 millions de mots juridiques et jusqu’à 2 millions de règles se dessine une réalité tangible : un pays où la complexité administrative pèse sur chaque décision, chaque initiative, chaque projet.




Depuis une quinzaine d’années, la production normative ne cesse de croître. À titre de comparaison, le volume du droit a quasiment doublé depuis la fin du mandat de Jacques Chirac en 2007. Plus récemment, depuis l’arrivée de Sébastien Lecornu à Matignon, près de 190 000 mots supplémentaires ont été ajoutés aux codes en vigueur. L’équivalent, selon certains experts, d’un nouveau Code civil en quelques mois. Une inflation silencieuse, mais continue.





Pour les entreprises, cette accumulation est loin d’être abstraite. Le Medef dénonce depuis des années un environnement réglementaire devenu illisible, instable et dissuasif. Les petites et moyennes entreprises, en particulier, se retrouvent confrontées à des obligations multiples, souvent redondantes, parfois contradictoires. Le temps consacré à comprendre et appliquer la norme devient un coût en soi, freinant l’investissement et l’innovation.


Mais l’impact dépasse largement le monde économique. Dans la vie quotidienne, les Français se heurtent à une bureaucratie tentaculaire : normes environnementales, urbanistiques, fiscales, sanitaires… autant de règles qui, prises isolément, peuvent se justifier, mais qui, cumulées, créent un sentiment d’étouffement. Construire, rénover, entreprendre ou même simplement déclarer une activité devient un parcours semé d’obstacles administratifs.



Le constat est partagé jusque dans les cercles de l’État. Christophe Éoche-Duval, haut fonctionnaire et observateur attentif de cette inflation, estime qu’une réduction de 25 % des normes serait non seulement souhaitable, mais réalisable en cinq ans. Sa proposition : désigner un responsable de la simplification auprès de chaque ministère, chargé de traquer les doublons, supprimer les règles obsolètes et alléger les procédures.



Car au-delà de la quantité, c’est la qualité de la norme qui est en cause. Trop souvent, les textes sont élaborés dans l’urgence, empilés sans cohérence globale, et rarement évalués dans la durée. Résultat : un droit de plus en plus dense, mais pas nécessairement plus efficace. Une inflation qui produit de la confusion plus que de la sécurité juridique.




Face à cette dérive, l’appel à un « choc de simplification » se fait de plus en plus pressant. L’enjeu n’est pas de déréguler à tout prix, mais de rendre la règle compréhensible, stable et applicable. Redonner de la clarté au droit, c’est aussi restaurer la confiance entre l’État et les citoyens.




Car à force de vouloir tout encadrer, tout prévoir, tout réglementer, le risque est paradoxal : celui de produire un système où plus personne ne maîtrise réellement la règle. 

Et où la norme, censée organiser la société, finit par entraver son fonctionnement.



lundi 27 avril 2026

La fin est proche pour le régime des ayatollahs. JBCH N° 2604 - 1030

 N’écoutez plus les TV et les médias français … 

ils mentent et ne cessent de frapper sur les USA … 


LIran se trouve en bout de course en avril 2026, fragilisé par une guerre récente contre les États-Unis et Israël (février-mars 2026), des sanctions persistantes et des crises internes cumulées. 


Le secrétaire d’État américain Marco Rubio l’a résumé sur Fox News : Téhéran négocie pour survivre, car son armée et son économie sont profondément affaiblies. 




Les frappes américano-israéliennes ont infligé une « large défaite» à l’Iran : destruction massive de sites de production et de lancement de missiles balistiques (Khojir, Parchin, etc.), pertes navales (plus de 155 navires endommagés ou coulés), affaiblissement aérien et dégradation des capacités de défense. 


Pertes humaines : Entre 6 000 et plus de 15 000 membres des forces armées et de l’IRGC tués, des milliers de blessés, avec un ciblage prioritaire des commandants, techniciens de drones et opérateurs de missiles. Des estimations font état de 3 000 à 6 000+ morts militaires selon les sources. 

Division interne : Tensions fortes entre l’armée régulière (Artesh) et l’IRGC (Gardiens de la Révolution), avec des rapports de désertions massives (jusqu’à 90 % dans certaines unités), manque de ravitaillement et de soins aux blessés. L’IRGC prend le contrôle de facto de pans entiers de l’État, marginalisant d’autres structures. 

L’arsenal de missiles est sévèrement réduit, les capacités opérationnelles aériennes et navales dégradées, rendant toute projection de force régionale quasi impossible à court terme.


L’assassinat du Guide suprême Ali Khamenei lors des frappes initiales (28 février 2026) a créé un vide immense. Son fils Mojtaba Khamenei a été élu rapidement, mais la transition s’accompagne d’une paralysie décisionnelle : communications endommagées, luttes de pouvoir internes, purges et fractures entre factions (modérés vs durs, civils vs IRGC). 






Des assassinats ciblés ont touché d’autres hauts responsables (comme Ali Larijani). Le NYT décrit une direction « paralysée » avec des processus de décision gravement perturbés et une paranoïa croissante. L’IRGC bloque nominations et décisions, accentuant le chaos au sommet. Il n’y a plus de leadership unifié et stable ; le régime fonctionne en mode survie, avec des divisions qui compliquent toute négociation cohérente. 



La guerre a causé entre 145 et 270 milliards de dollars de dommages (équivalent à une large part du PIB), avec destruction d’infrastructures énergétiques, industrielles et de transport. L’économie, déjà sous sanctions, entre en contraction : le FMI prévoit un recul de 6,1 % du PIB en 2026. Le rial s’est effondré (record historique autour de 1,32 million pour 1 dollar), les exportations pétrolières perturbées et le commerce international étranglé. 




Des sites de production clés sont hors service, et le blocus naval ou les perturbations dans le détroit d’Ormuz aggravent la situation. L’administration publique peine à payer les salaires, comme l’a souligné Rubio.



 

L’inflation explose : officielle autour de 50-70 % (annuelle dépassant 68,9 % selon le FMI), mais alimentaire bien plus élevée (105 % ou plus pour certains produits de base comme le pain +140 %, huiles +219 %). Les prix ont été multipliés par plus de 5 depuis 2021 dans certains secteurs. L’inflation cumulée et la dépréciation monétaire rendent la vie quotidienne insoutenable pour la population, alimentant pénuries et mécontentement. 

Ces chiffres « dépassent tout entendement » dans un contexte où l’économie stagne depuis des années sous sanctions.



 

L’Iran négocie parce qu’il n’a plus les moyens de prolonger le conflit : armée décimée et divisée, leadership fragmenté et paralysé, économie sinistrée et inflation galopante. Les protestations massives de fin 2025-début 2026 (plus de 50 000 morts en Janvier dernier lors de la répression) ont déjà révélé la fragilité interne, exacerbée par la guerre. 


Sans accord diplomatique rapide pour alléger les sanctions et reconstruire, le régime risque l’effondrement progressif ou une instabilité prolongée. Comme l’indique Rubio, Téhéran cherche une « issue » pour survivre, car continuer sur cette trajectoire est intenable. Le régime des mollahs paie le prix de décennies d’isolement, d’aventurisme régional et de mauvaise gestion.




mercredi 22 avril 2026

Connaitre Charles Wingate, ami du peuple juif JBCH N° 2604 - 1029

Charles Wingate (1903–1944) demeure l’une des figures militaires britanniques les plus singulières du XXᵉ siècle, à la croisée du colonialisme, du christianisme sioniste et des débuts de la doctrine militaire israélienne. 


Officier de l’armée britannique né en Inde dans une famille profondément religieuse, il développe très tôt une vision messianique de l’histoire, influencée par une lecture biblique du Proche-Orient et par une fascination pour les peuples et territoires du Levant.





Arrivé dans la Palestine mandataire dans les années 1930, Wingate découvre un territoire sous tension, marqué par les affrontements entre communautés juives et arabes, dans le cadre du mandat confié à la Grande-Bretagne par la Société des Nations. Contrairement à une grande partie de l’administration militaire britannique, il adopte une position ouvertement favorable au mouvement sioniste et noue des liens étroits avec les organisations de défense juives, notamment la Haganah, embryon des futures forces armées israéliennes.






Dans le contexte de la grande révolte arabe de 1936–1939, Wingate conçoit une approche militaire innovante, fondée sur la mobilité, l’initiative offensive et la coopération entre forces britanniques et combattants juifs. Il crée les Special Night Squads, unités mixtes chargées de patrouilles nocturnes et d’opérations de contre-insurrection. Ces formations, bien que de courte durée, introduisent des méthodes tactiques nouvelles : surprise, rapidité d’action, guerre de harcèlement et renseignement de terrain.





Cette expérience marque profondément les cadres militaires juifs de l’époque, dont plusieurs deviendront des figures centrales de l’armée israélienne après 1948. Wingate est dès lors considéré, dans la mémoire israélienne, comme un « ami » du peuple juif, surnommé“Hayedid” Son influence est souvent évoquée comme l’un des éléments fondateurs de la culture opérationnelle de la future Tsahal.


Cependant, sa trajectoire reste controversée. Ses méthodes brutales, son autoritarisme et certaines opérations violentes menées dans un contexte colonial alimentent des critiques durables, y compris au sein de l’armée britannique. Rappelé puis écarté de Palestine, il poursuit sa carrière militaire en Éthiopie puis en Birmanie, où il meurt en 1944 dans un accident d’avion.




Aujourd’hui encore, Wingate occupe une place ambivalente dans l’historiographie : héros visionnaire pour certains, officier colonial controversé pour d’autres. 

En Israël, son nom reste associé à une période fondatrice, celle où se sont esquissés les premiers contours d’une doctrine militaire nationale, au cœur d’un Proche-Orient en recomposition.







Souces Aish

mardi 21 avril 2026

Yom Ha'atztmaout JBCH N° 2604 - 1028

 Yom Ha'atzmaut, ou « Jour de l'Indépendance » en hébreu, est la fête nationale d'Israël, célébrée chaque année le 5 du mois d'Iyar dans le calendrier hébraïque (généralement en avril ou mai dans le calendrier grégorien).




Il commémore la proclamation d'indépendance de l'État d'Israël le 14 mai 1948 par David Ben Gourion, au terme du mandat britannique sur la Palestine. Cette déclaration historique, lue à Tel Aviv, marquait la fin de deux mille ans d'exil et de dispersion pour le peuple juif, et la renaissance d'une souveraineté nationale sur sa terre ancestrale.




Pour un Juif, particulièrement en Israël ou dans la diaspora, Yom Ha'atzmaut représente bien plus qu'une date anniversaire. C'est un symbole de résilience et de miracle historique. Après la Shoah, qui avait décimé un tiers du peuple juif, l'indépendance offrait un refuge concret et une affirmation d'identité. Beaucoup y voient l'accomplissement de prophéties bibliques – le retour à Sion – ou simplement la victoire d'un mouvement sioniste né au XIXe siècle face à l'antisémitisme européen. La journée est précédée par Yom Hazikaron, le Jour du Souvenir des soldats tombés et des v




ictimes du terrorisme : le passage du deuil à la joie souligne que l'indépendance s'est conquise et se maintient au prix du sang. En Israël, on fête avec des barbecues, des feux d'artifice, des défilés et des prières d'action de grâce dans les synagogues (pour les religieux). Dans le monde, les communautés juives organisent des événements culturels, soulignant fierté et unité malgré les divergences internes – certains ultra-orthodoxes contestent encore le sionisme laïc. C'est un moment de réflexion sur l'identité juive moderne : un peuple qui, après des siècles de vulnérabilité, assume sa propre défense.




Pour l'ensemble des nations, Yom Ha'atzmaut incarne un événement géopolitique majeur du XXe siècle : la création d'un État démocratique au Moyen-Orient, reconnu immédiatement par les États-Unis et l'Union soviétique, mais rejeté par les pays arabes voisins, déclenchant la guerre d'indépendance de 1948. Il symbolise pour les uns le droit à l'autodétermination d'un peuple persécuté, un succès de la décolonisation post-Seconde Guerre mondiale et un allié stratégique en matière d'innovation (technologie, médecine, agriculture). Pour d'autres, il reste une source de tension : les Palestiniens le vivent comme la « Nakba » (catastrophe), marquant le déplacement de centaines de milliers de personnes lors des combats. Sur la scène internationale, Israël incarne à la fois un modèle de résilience démocratique et un foyer de controverses liées au conflit avec les Palestiniens, aux colonies ou à la politique régionale.



Pourquoi, dans certains milieux – extrême gauche, extrême droite, islamistes radicaux ou cercles universitaires – Israël et les Juifs sont-ils tant haïs ? La question touche à des strates profondes. L'antisémitisme, haine millénaire des Juifs accusés tour à tour de déicide, d'usure, de complot mondial ou de « race inférieure », n'a pas disparu avec la Shoah. Il s'est souvent recyclé en antisionisme : la délégitimation de l'État juif, perçu comme « colonialiste », « raciste » ou « génocidaire », alors que des critiques légitimes de politiques gouvernementales (comme toute démocratie) restent possibles et nécessaires. Cette haine puise dans des tropes anciens le « lobby juif » tout-puissant, le double standard appliqué uniquement à Israël et dans des propagandes modernes : soviétique d'abord (diabolisant le sionisme comme impérialiste), puis arabe et islamiste (niant tout lien historique juif avec la terre).



La convergence des extrêmes est frappante : l'extrême droite y voit un « ennemi cosmopolite », l'extrême gauche un « oppresseur impérialiste », tandis que certains milieux musulmans radicaux y projettent un rejet théologique ou identitaire. Le conflit israélo-palestinien sert souvent de catalyseur ou de prétexte : il permet de condenser frustrations géopolitiques, anticapitalisme ou sentiment anti-occidental sur une cible unique. Pourtant, cette obsession disproportionnée – Israël, minuscule pays, concentre plus de résolutions onusiennes que tous les autres États réunis – révèle souvent un refus du droit des Juifs, seuls parmi les peuples, à l'autodétermination nationale.


En somme, Yom Ha'atzmaut célèbre une renaissance improbable dans un monde hostile. Il rappelle que, pour les Juifs, l'indépendance n'est pas un luxe mais une nécessité vitale après des siècles de pogroms et de génocide.


Pour les nations, il pose la question éternelle de l'acceptation de la différence et du droit à exister. La haine persistante, mélange d'ignorance, de propagande et de vieux démons, souligne hélas que l'antisémitisme reste « la haine la plus ancienne et la plus adaptable ». Face à elle, la fête de l'indépendance reste un acte de défiance joyeux : celui d'un peuple qui refuse de disparaître.





Paracha Acharei Mot–Kedoshim JBCH N° 2604 - 1027

La paracha Acharei Mot–Kedoshim (Vayikra / Lévitique 16–20) associe deux dynamiques fondamentales : d’une part, Acharei Mot (« après la mort »), qui encadre le service du Yom Kippour et rappelle la gravité des fautes et des ruptures dans le lien au sacré ; d’autre part, Kedoshim (« soyez saints »), qui élargit la notion de sainteté à la vie quotidienne à travers des principes de justice, de respect d’autrui et d’intégrité morale.




Cette lecture intervient cette année au lendemain des festivités du Yom Haatsmaout, marquant les 78 ans de l’État d’Israël, dans un climat à la fois de célébration nationale et de fortes tensions régionales. Les commémorations de l’indépendance ont mis en avant la résilience du pays, son développement économique et technologique, mais aussi les défis sécuritaires toujours présents.





Dans le même temps, la situation géopolitique reste tendue. La confrontation indirecte et parfois directe entre Israël et l’Iran continue de structurer une partie des équilibres du Moyen-Orient, entre menaces militaires, guerre de l’ombre et enjeux nucléaires. À cela s’ajoute une situation encore fragile au nord, où les perspectives d’apaisement avec le Liban, après des mois d’affrontements avec le Hezbollah, oscillent entre cessez-le-feu précaire et risque de reprise des hostilités.




Dans ce contexte, Acharei Mot–Kedoshim prend une dimension presque contemporaine. Elle rappelle que toute société, même en situation de tension ou de conflit, est confrontée à la question des limites : limites de la violence, du pouvoir, mais aussi responsabilité envers les civils et exigence de justice. Le texte biblique ne dissocie jamais survie politique et exigence éthique.





Sur le plan économique, la paracha insiste sur l’honnêteté dans les échanges, la protection des plus vulnérables et l’équité des mesures — des principes qui résonnent dans une économie mondiale marquée par les incertitudes géopolitiques et les déséquilibres structurels. Dans un État comme Israël, fortement intégré à l’économie globale mais exposé aux chocs sécuritaires, cette dimension prend une portée particulière.


Enfin, la notion centrale de Kedoshim tiyou — « soyez saints » — dépasse le cadre religieux pour devenir une interrogation politique et sociale : comment construire une société juste dans un environnement instable ? Comment concilier puissance, sécurité et responsabilité morale ?





Ainsi, au lendemain de Yom Haatsmaout et dans une région toujours traversée par les tensions avec l’Iran et les fragiles espoirs de stabilisation au Liban, cette double paracha agit comme un rappel : la souveraineté ne se mesure pas seulement à la force, mais aussi à la capacité d’un peuple à maintenir un horizon éthique au cœur de la réalité historique.





L'economie russe au bord du précipice ..; JBCH N° 2604 - 1026

Les évaluations des services de renseignement suédois confirment les analyses de longue date de l’ISW concernant les difficultés majeures de l’économie de la Russie ainsi que les efforts du Kremlin pour dissimuler ces problèmes et donner l’illusion d’une capacité à soutenir indéfiniment son effort de guerre.




Selon le Financial Times, le chef du renseignement militaire suédois, le lieutenant-général Thomas Nilsson , estime que l’économie russe ne s’est pas redressée malgré la hausse des prix du pétrole liée aux tensions au Moyen-Orient. Il souligne que la Russie aurait besoin d’un baril à plus de 100 dollars pendant au moins un an pour combler son déficit budgétaire, et encore plus longtemps pour stabiliser l’ensemble de son économie.




Nilsson avertit que si les prix se stabilisent et qu’un cessez-le-feu s’installe au Moyen-Orient, Moscou pourrait avoir davantage de difficultés à financer la guerre en Ukraine. Il met en avant un modèle de croissance jugé non durable, incapable de compenser les pertes matérielles sur le champ de bataille. Les secteurs industriels de défense, hors drones, seraient déficitaires, touchés par la corruption et dépendants de prêts publics.






Par ailleurs, le renseignement suédois affirme que le Kremlin manipule systématiquement ses données économiques. L’inflation réelle serait proche de 15 %, contre 5,86 % officiellement annoncés, et le déficit budgétaire sous-estimé d’environ 30 milliards de dollars.



Sur le terrain, les forces russes peinent à protéger leurs infrastructures face aux frappes ukrainiennes répétées. L’état-major ukrainien rapporte notamment une attaque contre une raffinerie à Tuapse, dans la région de Krasnodar, provoquant un incendie confirmé par des images géolocalisées.



Plusieurs installations énergétiques et portuaires ont été visées ces dernières semaines dans cette région stratégique. Des médias russes critiques dénoncent des rapports officiels trompeurs adressés à Moscou, alors que les autorités locales privilégieraient le maintien de l’activité touristique malgré les risques.


Selon l’ISW, ces difficultés illustrent l’incapacité persistante de la Russie à défendre efficacement des infrastructures dispersées sur un territoire immense, aggravant ainsi les fragilités économiques et militaires du pays.