Pauvre France
Les écologistes bloquent son avenir industriel et financier
Le débat autour de la mine de lithium d’Échassières rappelle fortement un précédent majeur : l’interdiction de l’exploitation du gaz de schiste en France, votée en 2011. Dans les deux cas, un refus idéologique porté par l’écologie politique a conduit à des décisions lourdes de conséquences, prises au nom de principes absolus, sans véritable mise en balance des intérêts stratégiques, économiques et géopolitiques du pays.
Concernant le gaz de schiste, la France disposait de ressources considérables, parmi les plus importantes d’Europe. Leur exploitation maîtrisée aurait pu assurer une quasi-indépendance énergétique, réduire massivement les importations de gaz russe, qatari ou américain, améliorer la balance commerciale, préserver l’industrie, et offrir un levier de souveraineté comparable à celui des États-Unis.
Au lieu de cela, sous la pression d’écologistes dogmatiques, souvent peu au fait des réalités technologiques et industrielles, toute recherche et toute expérimentation ont été interdites, sans même laisser la possibilité d’innovations plus propres ou de cadres réglementaires stricts.
De nouvelles technologies, comme la fracturation par micro-ondes, impulsions électriques ou gaz comprimé, ouvrent la voie à une exploitation du gaz de schiste plus propre et plus maîtrisée. Ces méthodes innovantes permettent de réduire fortement l’usage de l’eau et des produits chimiques, limitant ainsi les risques pour l’environnement. Encore en phase de développement, elles pourraient à terme transformer durablement l’industrie énergétique.
Le Canada, les USA et bien d'autres pays commencent à utiliser ces nouvelles techniques et nous vendent, ô On a compté plus de 500 000 emplois directs ou indirects gagnés pour notre économie et une balance des comptes excédentaire
Le projet de lithium révèle aujourd’hui la même contradiction fondamentale. Les mêmes courants écologistes qui ont refusé toute exploitation nationale du gaz de schiste dénoncent désormais l’extraction du lithium, pourtant indispensable à la transition énergétique qu’ils appellent de leurs vœux.
Résultat : la France est prise en étau. Elle interdit l’extraction de ressources sur son sol au nom de la pureté écologique, tout en externalisant les dégâts environnementaux vers l’Australie, le Chili, la Chine ou l’Afrique, où les normes sont souvent bien plus laxistes. Cette posture relève moins de l’écologie que d’un confort moral hypocrite.
Dans les deux cas, l’écologie politique a fonctionné comme une religion séculière, fondée sur l’interdit, l’émotion et le slogan, plutôt que sur l’analyse scientifique, la comparaison internationale et l’arbitrage rationnel des risques. Elle a contribué à affaiblir la souveraineté énergétique française, à renchérir les coûts pour les ménages et les entreprises, et à désindustrialiser le pays — tout en prétendant défendre l’intérêt général.
L’ironie est cruelle : le lithium n’est pas plus “propre” que le gaz de schiste. Il exige des mines profondes, une chimie lourde, une consommation massive d’eau et d’énergie, et des impacts paysagers durables. Refuser le gaz hier et le lithium aujourd’hui revient à refuser toute réalité matérielle, comme si une économie moderne pouvait fonctionner sans extraire, transformer et assumer ses choix.
Ainsi, loin d’être une victoire écologique, ces interdictions successives traduisent une incompétence stratégique et une incapacité à penser la transition autrement que par l’interdiction. Une écologie responsable devrait viser la maîtrise nationale, la technologie, le contrôle démocratique et la réduction globale des impacts — pas l’abdication industrielle et la dépendance permanente.