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lundi 16 février 2026

Les ONG & Cie et Israël JBCH N° 2602 - 875

Les ONG et les agences onusiennes sont complices des massacres du Hamas à Gaza ... On commence à la reconnaître. 


Depuis le 7 octobre 2025, date des attaques massives du Hamas contre la population civile israélienne, une question brûlante s’impose : comment se fait-il que les organisations humanitaires internationales et certaines agences onusiennes se soient retrouvées du côté des assassins ? 


Oxfam, UNICEF, UNRWA, Médecins Sans Frontières, Comité international de la Croix-Rouge et Reporters sans frontières ont été pointées pour leur partialité manifeste, leur silence complice et, dans certains cas, leur rôle actif dans la facilitation des crimes.





L’UNRWA, censée protéger les réfugiés palestiniens, a été accusée à plusieurs reprises d’avoir employé ou hébergé et nourris des membres du Hamas dans ses installations. Cette implication directe d’un organisme onusien dans l’appui logistique et matériel à des terroristes constitue une violation flagrante de toute neutralité humanitaire et une complicité criminelle avec les auteurs de massacres. 


Les autres ONG, en omettant de dénoncer ces faits, ou en amplifiant exclusivement la victimisation arabe , ont participé à une manipulation internationale, orientant l’opinion mondiale contre Israël tout en protégeant les criminels.





Premier aveu : Oxfam a reconnu que son attention envers Gaza avait été « disproportionnée » et que le terme « génocide » avait été utilisé sans preuves juridiques solides. Cette autocritique tardive met en évidence un biais systématique : au lieu d’agir pour sauver des vies, l’organisation a participé à une narration favorable aux assassins. De même, Médecins Sans Frontières et Comité international de la Croix-Rouge ont refusé d’exercer leur droit de visite dans certaines zones, retardant la livraison de médicaments vitaux et protégeant indirectement les terroristes.





Via leur TV favorite Al Djazeera, relayée par CNN, France TV, BBC ...  l'UNICEF et UNRWA ont diffusé des images triées et amplifié un récit où Israël est systématiquement coupable, occultant les massacres perpétrés par le Hamas. Ces agences transforment ainsi la protection humanitaire en propagande, donnant aux terroristes une couverture morale et médiatique.






Reporters sans frontières a relayé sans critique la communication du Hamas et dénoncé exclusivement les réponses israéliennes. Ici, la liberté de la presse est instrumentalisée pour masquer les crimes et accuser la victime.


 L’usage volontairement biaisé du terme « génocide » et la focalisation unique sur Israël alimentent une histoire internationale qui protège les assassins et fragilise la légitimité d’Israël dans sa juste défense légitime.


Ces pratiques ne sont pas de simples erreurs ou maladresses : elles constituent une complicité directe avec le terrorisme, aggravant la souffrance des civils et prolongeant le conflit. 





Le silence ou l’action malfaisante des ONG et des agences onusiennes est un acte criminel, car il offre aux auteurs de massacres un bouclier moral et politique. Chaque retard dans l’aide, chaque accusation non fondée contre Israël, chaque protection donnée au Hamas équivaut à un soutien aux crimes.



Israël, qui a subi une agression criminelle et un massacre de civils sur son territoire avec près de 1300 victimes , bébés femmes violées vieillards égorgés non armés, dans ce contexte, agit dans le cadre du droit international pour défendre ses citoyens. 



La responsabilité des ONG et agences onusiennes est ici éclatante : en choisissant de soutenir par leurs actions ou leur silence les terroristes, elles deviennent complices indirectes de crimes de guerre, portant une lourde responsabilité morale et juridique.



 Il est grand temps que la communauté internationale   reconnaisse ce rôle et tiennent et condamnent lourdement  ces organisations responsables de leurs actes. 










Le ramadan ! JBCH N° 2602 - 874

Selon le calendrier lunaire musulman, l’ouverture du mois du ramadan marque un temps spirituel majeur pour plus d’un milliard de croyants à travers le monde. Ce mois sacré commémore la révélation du Coran au prophète Mohammed et constitue l’un des cinq piliers de l’islam. Il est vécu comme un temps de purification, de discipline et de rapprochement avec Dieu.





Pendant le ramadan, les fidèles sont tenus d’observer le jeûne du lever au coucher du soleil. Cela implique de s’abstenir de manger, de boire, de fumer et d’avoir des relations intimes durant la journée. Mais le jeûne ne se limite pas au corps : il concerne aussi le comportement. Les croyants sont invités à éviter les disputes, les mensonges, la colère et à pratiquer davantage la patience, la charité et la prière. Les soirées sont rythmées par des repas partagés et des prières collectives, renforçant les liens familiaux et communautaires.






Le ramadan est également un temps de solidarité. L’aumône y occupe une place centrale, notamment à travers la zakat et les dons aux plus démunis. Beaucoup de musulmans cherchent à se montrer plus généreux, plus attentifs aux autres et plus engagés spirituellement. À la fin du mois, la fête de l’Aïd al-Fitr vient célébrer l’effort accompli et la joie du pardon.



On peut rapprocher le ramadan du Yom Kippour dans le judaïsme par leur dimension de repentance et d’introspection. Comme Yom Kippour, le ramadan est un temps de retour sur soi, de demande de pardon et de recherche d’élévation morale. La différence principale réside dans la durée : Yom Kippour ne dure qu’une journée, tandis que le ramadan s’étend sur environ un mois. Dans les deux cas, le jeûne est un moyen de détacher l’homme du matériel pour le rapprocher du spirituel.






Cependant, ce mois sacré peut parfois être associé à des tensions ou à des violences, ce qui peut sembler paradoxal. Plusieurs facteurs l’expliquent. D’abord, le jeûne prolongé peut engendrer fatigue, nervosité et stress, surtout dans des contextes de précarité. Ensuite, dans certaines régions instables, le ramadan est instrumentalisé politiquement par des groupes extrémistes qui cherchent à lui donner une dimension idéologique ou guerrière, contraire à son sens profond.

L'iftar (également appelé eftari ou iftor dans les pays concernés) est observé par les musulmans au coucher du soleil pendant le mois de ramadan (le neuvième mois du calendrier lunaire), après l'accomplissement de tous les rites religieux et cérémoniels.

Par ailleurs, les frustrations sociales, économiques et politiques existantes ne disparaissent pas pendant ce mois. Elles peuvent même être exacerbées par la pression religieuse ou les difficultés matérielles. Dans certains cas, la sacralisation du temps favorise des surenchères identitaires, où la religion devient un marqueur de confrontation plutôt que de paix.



 Le ramadan, dans son essence, est un mois de paix, de maîtrise de soi et de compassion. Les violences qui y sont parfois associées ne relèvent pas de son message spirituel, mais des contextes humains, politiques et sociaux dans lesquels il s’inscrit. 


Pour la majorité des fidèles, il devrait demeurer avant tout un temps d’élévation intérieure, de fraternité et de quête de sens.




dimanche 15 février 2026

La Russie avance impitoyablement .. JBCH N° 2602 - 873

Avec l'armada de Trump qui encercle l'Iran des ayatollahs, On oublie la guerre qui tue  des civils dans toutes l'Ukraine, 


L’Ukraine cherche un nouveau plan de guerre face à l’avancée méthodique de la Russie




Dans le sud-est de l’Ukraine, les routes enneigées sont jonchées d’épaves de pick-up calcinés. Les drones russes frappent sans relâche les civils et les arrières ukrainiens, ciblant immeubles d'habitation, dépôts, convois et opérateurs de drones. Objectif : couper les lignes logistiques, user les défenses et surtout briser le moral. À l’approche de la quatrième année de guerre, cette stratégie porte ses fruits.


La Russie progresse lentement mais sûrement. Son avance, qualifiée de « broyage » par les analystes militaires, ne permet pas de percée décisive, mais elle affaiblit progressivement la position de Kyiv, y compris sur le plan diplomatique. À la table des négociations, l’Ukraine subit une pression croissante pour céder des territoires stratégiques.



Le cœur de la nouvelle efficacité russe repose sur l’usage systématique des drones à moyenne portée, entre 20 et 80 kilomètres. Moscou cible prioritairement les équipes ukrainiennes de drones et les centres de commandement tactiques, cherchant à neutraliser ce qui constitue le pilier de la défense ukrainienne. 



« La Russie chasse désormais méthodiquement les équipes de drones ukrainiennes », explique Franz-Stefan Gady, analyste militaire basé à Vienne. « C’est une approche beaucoup plus structurée. »





Face à cela, la stratégie ukrainienne reste largement axée sur l’infliction de pertes massives à l’infanterie russe lorsqu’elle entre dans des zones de tir proches du front. Le nouveau ministre de la Défense, Mykhaïlo Fedorov, a récemment affirmé viser 50 000 soldats russes tués par mois, contre 35 000 en décembre. Mais sur le terrain, de plus en plus de voix s’élèvent pour dire que cette logique atteint ses limites.




« Il faut frapper l’arrière, pas seulement le front », plaide le major Oleh Shyriaïev, commandant du 225ᵉ régiment d’assaut, engagé dans la région de Zaporizhzhia. Selon lui, cibler les postes de commandement russes et les opérateurs de drones, parfois à plusieurs dizaines de kilomètres derrière la ligne de contact, est devenu crucial. « Tout repose sur eux au niveau tactique », dit-il.




Les chiffres donnent la mesure de l’attrition. Selon le Center for Strategic and International Studies, les pertes russes — tués et blessés — approcheraient 1,2 million. L’Ukraine aurait de son côté subi entre 500 000 et 600 000 pertes. Pourtant, ces coûts humains colossaux n’ont pas infléchi la détermination du Kremlin.



Sur le terrain, l’équilibre reste fragile. Les plaines ouvertes de Zaporizhzhia, hérissées de tranchées, de barbelés et de « dents de dragon », exposent les forces russes aux drones ukrainiens. Mais la faiblesse du dispositif ukrainien réside ailleurs : le manque de drones et d’armes capables de frapper efficacement à moyenne distance, entre 30 et 200 kilomètres. Un déficit que seuls des soutiens occidentaux accrus pourraient combler.




À moins de 25 kilomètres de la ville de Zaporizhzhia, désormais à portée de drones russes, la crainte grandit de voir la Russie reproduire le scénario de Kherson : rendre la vie civile intenable par une campagne de harcèlement quotidien. 




Dans les campagnes, les routes protégées par des filets antidrones témoignent d’une guerre d’usure où chaque déplacement devient un pari mortel.


L’Ukraine tient encore la ligne. Mais pour combien de temps — et à quel prix — si elle ne parvient pas à adapter sa stratégie à celle, plus méthodique et implacable, de son adversaire ?



Qui est Jared Isaacman nouveau patron de la Nasa ? JBCH N° 2602 - 872


Jared Isaacman, un véritable phénomène, nommé (et confirmé) à la tête de la NASA par Donald Trump


Le 4 décembre 2024, le président-élu Donald Trump a annoncé la nomination de Jared Isaacman, 41 ans, milliardaire juif américain, entrepreneur autodidacte et astronaute privé, au poste d’administrateur de la NASA. 





Cette décision, confirmée par le Sénat le 17 décembre 2025 (vote 67-30), fait de lui le 15e directeur de l’agence spatiale américaine. Il a prêté serment le 18 décembre 2025 et dirige aujourd’hui la NASA.



Un parcours hors norme – le « phénomène » Isaacman : Fondateur et PDG de Shift4, société de paiement en ligne (valorisée plusieurs milliards de dollars). Milliardaire qui a quitté l’école sans diplôme. Pilote de chasse expérimenté et passionné d’aviation.




Ses exploits spatiaux (les vrais « premiers ») : 
2021 : Commandant de la mission Inspiration4 (SpaceX) → première mission orbitale entièrement civile de l’histoire, sans aucun astronaute professionnel à bord. Il a levé plus de 250 millions de dollars pour l’hôpital St. Jude.  




Septembre 2024 : Commandant de Polaris Dawn (SpaceX) → première sortie extravéhiculaire (spacewalk) entièrement privée de l’histoire. La mission a battu le record d’altitude depuis Apollo (1 400 km) et testé de nouvelles technologies (communications Starlink, effets de la radiation, etc.).


Sa réaction après la nomination (postée sur X) : « Avec le soutien du président Trump, je peux vous promettre ceci : nous ne perdrons plus jamais notre capacité à voyager vers les étoiles et à nous contenter de la deuxième place. Les Américains marcheront sur la Lune et sur Mars, et nous améliorerons ainsi la vie sur Terre. »




Son identité juive : Isaacman est juif, mais n’en a jamais fait un élément central de son image publique. En 2010, il avait participé à une enchère du mouvement Habad (Chabad) du New Jersey pour devenir « pilote de chasse d’un jour ». 






Cette année encore, son père et lui figuraient parmi les mécènes d’un gala Habad. Il n’est cependant pas le premier Juif à diriger la NASA : Daniel S. Goldin (1992-2001) l’avait précédé sous George H.W. Bush.


Pourquoi ce choix  : Trump veut accélérer le retour des Américains sur la Lune (programme Artemis) et préparer Mars. Isaacman, proche d’Elon Musk et de SpaceX, incarne l’alliance entre secteur privé et ambitions spatiales américaines. Son parcours de self-made man, ses deux vols spatiaux financés personnellement et sa vision ambitieuse en font un profil atypique et très attendu.


Jared Isaacman n’est pas seulement un milliardaire qui va dans l’espace… c’est un entrepreneur qui a déjà changé la donne du vol spatial privé et qui, aujourd’hui, pilote la NASA elle-même. Un phénomène, effectivement !





ZIM s'en va .. JBCH N° 2602 - 871

ZIM, symbole de l’indépendance israélienne, vendue à un géant allemand

  

Partout dans le monde, on voit avec fierté des containers marqué du cygle "ZIM" et quelle fierté de les apercevoir à Singapoue, Calcutta, San Diègo ou à Rotterdam ... 


L’emblématique compagnie maritime israélienne ZIM tourne une page historique. Un accord de scission-vente complexe, conclu cette nuit, associe le géant allemand Hapag-Lloyd et le fonds israélien FIMI. Il marque la fin de l’indépendance de l’armateur né avec l’État hébreu il y a quatre-vingts ans.




Pour contourner les obstacles géopolitiques et réglementaires, les acquéreurs ont imaginé une structure inédite. Hapag-Lloyd reprendra l’essentiel du réseau international de ZIM (99 navires en location, routes globales hors Israël, réseau commercial et technologique)



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FIMI acquerra les lignes stratégiques desservant directement Israël : 16 navires en propriété (dont ceux battant pavillon israélien, mobilisables en cas de guerre), le siège de Haïfa, les systèmes informatiques et le personnel naval israélien. Une nouvelle entité, « New ZIM », verra le jour sous contrôle israélien, avec accès au réseau mondial de Hapag-Lloyd.



Israël conserve sa « golden share », qui lui permet de bloquer toute décision contraire à la sécurité nationale et d’exiger le maintien d’une flotte israélienne en cas de conflit. Cette précaution s’imposait : Hapag-Lloyd compte parmi ses actionnaires des fonds souverains saoudiens (environ 10 %) et qataris (environ 12 %), rendant impossible une prise de contrôle totale d’actifs jugés vitaux par le ministère de la Défense.



L’opération, valorisée à plus de 3,5 milliards de dollars, entraînera le retrait de ZIM de la Bourse de New York. Succès financier spectaculaire : introduite en 2021 à 1,5 milliard, la compagnie a vu sa valeur exploser grâce à la crise du transport maritime post-Covid.





Le maire de Haïfa, Yona Yahav, a réagi avec vigueur. Il exige l’arrêt immédiat de la vente :

« ZIM, dont le siège est à Haïfa, n’est plus une simple entreprise. C’est un actif stratégique pour la sécurité nationale. Transférer sa propriété à des intérêts étrangers, même avec un partenaire israélien, est problématique et pourrait entraîner des milliers de licenciements. »




Fondée en 1945 par l’Agence juive sous le nom de ZIM Palestine Navigation Company, avant même la création de l’État, ZIM a été l’un des piliers du développement économique israélien. D’abord publique, elle a été partiellement privatisée dans les années 1970, puis totalement cédée dans les années 1990 sous le premier gouvernement Netanyahou. Cette scission marque la fin de l’entité unique telle qu’elle existait depuis quatre-vingts ans, au profit d’une intégration dans les flux mondiaux du transport maritime.

Pour l’État d’Israël, l’enjeu dépasse l’économie : en temps de guerre, lorsque les compagnies étrangères refusent parfois d’accoster, seuls les navires israéliens assurent la continuité logistique. Avec cette opération, le pays tente de concilier ouverture mondiale et souveraineté maritime.

Une ère s’achève. Une autre commence, sous pavillon partagé




samedi 14 février 2026

On trahit une nouvelle fois le peuple kurde ... JBCH N° 2602 - 870


Depuis un siècle, le peuple kurde incarne l’une des grandes tragédies silencieuses du Proche-Orient. Promis à l’indépendance après la Première Guerre mondiale, sacrifiés lors des accords successifs, instrumentalisés puis abandonnés, les Kurdes ont payé leur fidélité aux puissances occidentales au prix fort. L’offensive de Damas de janvier 2026 confirme une fois de plus cette constante : les Kurdes sont des alliés précieux tant qu’ils servent, puis deviennent des variables d’ajustement diplomatique.


Après avoir été en première ligne contre l’État islamique, protégeant non seulement leurs terres mais aussi l’Occident, parfois au prix de milliers de vies, y compris au sein de bataillons féminins devenus symboles de résistance, ils se retrouvent aujourd’hui livrés à leurs adversaires. Leur combat contre le jihadisme avait pourtant fait d’eux un rempart civilisationnel, un partenaire crédible et responsable dans une région dominée par l’instabilité.



 le nouveau régime syrien,  a méthodiquement profité de l’isolement progressif des Forces démocratiques syriennes. En quelques jours, Damas a reconquis des territoires stratégiques, notamment énergétiques, pendant que la communauté internationale détournait le regard. Cette opération n’aurait pas été possible sans le feu vert implicite de puissances majeures et la duplicité de Trump sous les conseils appuyés de l'Arabie..




Les USA  ont acté leur désengagement. Après avoir utilisé les Kurdes comme force terrestre contre Daech, Washington a privilégié ses relations avec Damas et Ankara. La realpolitik a une nouvelle fois pris le pas sur la loyauté. En 2019 déjà, les Kurdes avaient été abandonnés face au nouvel empire Ottoman en création, en 2026, l’histoire se répète.




Même Israël pourtant souvent perçu comme proche des Kurdes sur le plan stratégique, a choisi la normalisation avec la Syrie plutôt qu’un soutien concret. Poutant l'état hébreux sait faire, comme on l'a vu avec les Druzes



La faiblesse de la résistance kurde ne traduit pas une défaite morale, mais une lucidité tragique. Privés d’alliés, confrontés à l’hostilité de tribus arabes islamistes et à la supériorité militaire adverse, les FDS ont choisi le repli plutôt que le sacrifice inutile. Leur démotivation est le fruit direct de l’abandon occidental, une tache qui restera ... On ne combat pas indéfiniment seul contre des États soutenus par des coalitions.


La question des prisonniers de Daech renforce encore l’amertume. Pendant des années, les Kurdes ont assumé un fardeau sécuritaire mondial. Aujourd’hui, ce fardeau devient un prétexte pour justifier leur marginalisation, voire leur mise sous tutelle.




Sur le plan historique, cette séquence s’inscrit dans la continuité du démantèlement du « rêve kurde ». Après la chute des "Assad", alliés de Poutine,  beaucoup, dont notre cher Quai d'Orsay,  espéraient voir émerger une Syrie pluraliste, respectueuse des minorités. La réalité est tout autre : le centralisme revient, maquillé par quelques concessions symboliques.



Au fond, ce drame dépasse la seule question kurde. Il révèle l’incapacité, plutôt la veulerie  chronique de l’Occident à assumer ses responsabilités morales. On célèbre le courage des Kurdes quand ils meurent pour nous, puis on négocie leur sort sans eux. Cette trahison répétée nourrit le ressentiment, fragilise la lutte contre l’islamisme et affaiblit toute crédibilité future.




Les Kurdes ont protégé l’Europe et le Moyen-Orient contre le chaos jihadiste. En retour, ils reçoivent l’oubli, l’isolement et la soumission forcée. 


Leur histoire récente est celle d’un peuple loyal dans un monde sans loyauté. Et tant que cette logique prévaudra, la région restera prisonnière de ses tragédies cycliques. Les livres d'histoire noteront à jamais notre lâcheté.