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mercredi 18 février 2026

Créer des Emirats avec Israël. JBCH N° 2602 - 884

         Israël propose un nouveau modèle pour la coexistence au Moyen-Orient



Dans un entretien exclusif accordé au media Arutz Sheva, le ministre israélien de l’Économie et de l’Industrie, Nir Barkat, a présenté une alternative audacieuse à la solution traditionnelle à deux États, visant à favoriser la coexistence pacifique entre Juifs et Arabes. 


Selon lui, l’Autorité palestinienne, dans sa forme actuelle, « n’a pas de droit d’existence » et constitue un obstacle au développement économique et social de la région.





Barkat plaide pour le démantèlement de l’Autorité palestinienne et son remplacement par un modèle inspiré des Émirats, fondé sur des autonomies locales. L’objectif est de créer une série d’entités autonomes dirigées par des leaders locaux, capables de gérer leurs affaires internes tout en garantissant le respect mutuel entre communautés. Ce projet, soutenu par le chercheur Moti Kedar, mise sur le renforcement des structures locales plutôt que sur un gouvernement centralisé inefficace.


Le ministre a insisté sur l’exemple de Hébron, où certains responsables locaux se disent prêts à se détacher de l’Autorité palestinienne, à rejoindre les Accords d’Abraham et à reconnaître Israël comme État du peuple juif. « Toute solution à Gaza passe par le succès d’un modèle à Hébron », a-t-il affirmé, soulignant que la réussite de cette approche pourrait servir de prototype de coexistence pacifique et de prospérité partagée dans d’autres régions.



L'Emirat d'Hebron 


Ce projet met l’accent sur le respect des identités locales, l’autonomie administrative et économique, et la coopération entre Juifs et Arabes sur des bases concrètes et pragmatiques. Plutôt que de s’enfermer dans des antagonismes historiques, il vise à créer des espaces où les communautés peuvent coexister sans haine, développer leurs infrastructures et participer à un marché commun bénéfique à tous.




Selon Barkat, cette approche permettrait non seulement de renforcer la sécurité et la stabilité d’Israël, mais aussi de redéfinir la relation entre populations juives et arabes, en offrant un modèle de coexistence viable et moderne, inspiré des réussites économiques des Émirats et des villes autonomes.


En misant sur l’autonomie locale, le dialogue pragmatique et le respect mutuel, Israël cherche à démontrer qu’il est possible de bâtir une région où Juifs et Arabes vivent côte à côte dans le respect, la sécurité et la prospérité, loin des tensions et des rancunes qui ont trop longtemps freiné le développement du Moyen-Orient.




La CPI inique vis à vis d'Israël.. JBCH N° 2602 - 883

La CPI a été créée pour  condamner des criminels qui vivent dans des pays non démocratiques et dépourvus de justice ... La décision de cette cour  d’émettre des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien et de son ancien ministre de la Défense marque un tournant préoccupant dans l’instrumentalisation du droit international à des fins politiques. 


En visant des dirigeants élus d’un État démocratique engagé dans une guerre contre des organisations terroristes, la CPI fragilise sa propre crédibilité et alimente un sentiment d’injustice largement partagé en Israël et au-delà.


La procédure trouve son origine dans une plainte déposée par l’Afrique du Sud, soutenue par plusieurs États hostiles à Israël, dont l’Iran des ayatollahs. Ce contexte géopolitique ne peut être ignoré. Il suggère moins une quête impartiale de justice qu’une stratégie diplomatique visant à isoler l’État hébreu sur la scène internationale.


Israël, confronté depuis des décennies au terrorisme, a été frappé par des attaques d’une brutalité extrême, impliquant des groupes armés mais aussi des civils radicalisés. Ces massacres, de 1300 civils , de femmes violées de veillards décapité, d'enfants brûlés, documentés filmés et revendiqués, ont bouleversé l’opinion mondiale. 




Même certaines ONG comme Oxfam, initialement très critiques ont, depuis, nuancé leurs positions face à l’ampleur des crimes commis contre des civils israéliens. Pourtant, ces réalités semblent reléguées au second plan dans l’approche de la CPI.




Le cas du juge français Nicolas Guillou, sanctionné à juste titre, par les États-Unis, révèle les fractures croissantes autour de cette institution . Loin d’apaiser les tensions, ces décisions renforcent l’idée que la CPI fonctionne à géométrie variable, sévère envers des démocraties dont Israël, mais inexistante face à des régimes autoritaires responsables de violations massives des droits humains et dépourvus d'un système judiciaire équitable. 





La situation est d’autant plus troublante que le procureur de la Cour, Karim Kahn a été contraint de se mettre en retrait après des accusations graves, notamment de violences sexuelles. Cette affaire jette une ombre supplémentaire sur une institution déjà fragilisée par des soupçons de partialité et de dysfonctionnements internes.




Dans ce contexte, la démarche de la CPI apparaît déconnectée des principes fondamentaux du droit à la légitime défense, reconnu par les Nations unies. Israël combat des organisations qui utilisent sciemment les populations civiles comme boucliers humains, installent leurs bases dans des hôpitaux, des écoles et des quartiers résidentiels, et violent systématiquement le droit international humanitaire. Ignorer cette réalité revient à inverser les responsabilités.


En assimilant une démocratie pluraliste à des régimes criminels, la Cour contribue à banaliser le terrorisme et à délégitimer le droit des États à protéger leurs citoyens. Cette posture alimente aussi l’antisémitisme contemporain, en présentant Israël comme un État paria, indépendamment des faits.




En cours de guerre, et en représaille à des crimes établis, la défense d’Israël ne consiste pas à nier les souffrances civiles à Gaza, mais à rappeler que la responsabilité première incombe aux groupes terroristes qui ont déclenché le conflit et en exploitent cyniquement, et volontairement  les conséquences. La justice internationale ne peut être crédible que si elle est équilibrée, cohérente et indépendante des pressions idéologiques, ce qui ne semble pas le cas en l'espèce.


En s’érigeant en tribunal politique, la CPI risque de perdre sa vocation première : lutter contre les crimes les plus graves, quels qu’en soient les auteurs, sans parti pris. Défendre Israël aujourd’hui, c’est aussi défendre une conception exigeante et honnête du droit international, fondée sur les faits, la responsabilité et la reconnaissance du droit des démocraties à se défendre face à la barbarie.





Pour capturer Maduro, une nouvelle arme AI a été utilisée JBCH N° 2602 - 882

Le raid sur Maduro déclenche une révision du Pentagone sur un géant de l’IA comme “risque pour la supply Chain”


Des questions sur l’usage du modèle "Claude" d’Anthropic lors de l’opération américaine contre le leader vénézuélien ont semé le doute au sein du ministère de la Guerre, qui envisage d’exiger des fournisseurs qu’ils certifient ne pas utiliser cette technologie.




Un simple questionnement sur l’utilisation d’un outil d’intelligence artificielle lors du raid américain visant Nicolás Maduro a mis le feu aux poudres entre le Pentagone et Anthropic, une entreprise de pointe en IA connue pour ses garde-fous éthiques.



 Selon des sources au ministère de la Guerre, cette affaire a déclenché une révision complète du partenariat avec la firme californienne, vue désormais comme un potentiel “risque pour la Supply Chain”.



Tout a commencé en juillet 2025, quand Anthropic a décroché un contrat juteux de 200 millions de dollars avec le Pentagone. Son modèle Claude est devenu le premier outil IA intégré aux réseaux classifiés de l’armée américaine. Mais les tensions ont explosé quand des responsables d’Anthropic ont interrogé un partenaire, Palantir, sur l’éventuel emploi de Claude dans l’opération qui a capturé Maduro et l’a extradé vers New York pour y être jugé.



“Cette question a suscité de vraies inquiétudes au sein du département, indiquant qu’ils pourraient ne pas approuver si c’était le cas”, confie un haut responsable de l’administration à Fox News. Alarmé, l’exécutif de Palantir a alerté le Pentagone, craignant une désapprobation implicite de l’usage militaire de l’IA. Résultat : le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, confirme que “la relation avec Anthropic est en cours de révision”. “Nos partenaires doivent être prêts à aider nos combattants dans n’importe quel conflit”, martèle-t-il.

Un officiel du ministère de la Guerre va plus loin : “Beaucoup de hauts responsables voient désormais Anthropic comme un risque. Nous pourrions exiger que tous nos fournisseurs et sous-traitants certifient qu’ils n’utilisent aucun modèle d’Anthropic.”




De son côté, Anthropic conteste cette version. Un porte-parole affirme que l’entreprise n’a pas discuté d’opérations spécifiques avec le Pentagone ni avec des partenaires comme Palantir, hormis des échanges techniques routiniers. Les conversations porteraient plutôt sur des limites strictes de leur politique d’usage : pas d’armes pleinement autonomes ni de surveillance de masse domestique. “Nous menons des discussions productives et de bonne foi avec le département pour avancer sur ces questions complexes”, assure-t-on chez Anthropic.





Mais au Pentagone, on nie que ces restrictions soient au cœur du litige. L’armée pousse les géants de l’IA à autoriser leurs outils pour “tous les usages légaux”, sans entraves imposées par les entreprises. D’autres firmes coopèrent : OpenAI avec ChatGPT, Google avec Gemini, et xAI avec Grok ont déjà donné leur feu vert pour les systèmes non classifiés, et l’un d’eux pour tous les niveaux. “Nous sommes optimistes pour que les autres suivent sur les réseaux classifiés”, dit un officiel.




Cette querelle pourrait redessiner les contrats IA dans la défense. Si le Pentagone impose un accès sans restrictions pour les opérations militaires légales, les entreprises comme Anthropic, attachées à des garde-fous, pourraient devoir revoir leurs principes. À l’inverse, cette résistance met en lumière les frictions croissantes entre sécurité nationale et gouvernance éthique de l’IA, alors que ces systèmes s’intègrent de plus en plus aux missions sensibles.




Ni Anthropic ni le Pentagone n’ont confirmé l’usage de Claude dans le raid sur Maduro. Pourtant, des outils comme Claude excellent à traiter des masses d’informations en secondes : analyser des communications interceptées, résumer des rapports d’intelligence, ou simuler des scénarios pour des opérations à haut risque. 


Dans un contexte de débat houleux sur les armes autonomes – capables de cibler sans intervention humaine –, cette affaire soulève des questions profondes sur l’éthique et la responsabilité en temps de guerre.

Pour l’instant, le sort d’Anthropic reste en suspens, mais une chose est claire : l’IA n’est plus un gadget high-tech, c’est un enjeu stratégique qui divise même les alliés les plus proches.




Les Chatbots ... devenus indispensables JBCH N° 2602 - 881


Les chatbots sont les nouveaux influenceurs que les marques doivent séduire. J ai eu du mal à comprendre que j avais à mes côtés en permanence un robot prêt à me guider ... ou à m'espionner ! 

 

Les entreprises se rendent compte qu’elles ne peuvent plus juste faire de la pub auprès des clients potentiels. Elles doivent aussi charmer les robots.

 


 

Fin 2024, Stacy Simpson, la responsable marketing d’Athenahealth, une entreprise qui fait des logiciels et des services pour la santé, a commencé à poser des questions à des chatbots intelligents comme ChatGPT sur sa boîte. Les réponses n’étaient pas super.




Les chatbots ne connaissaient pas certains produits d’Athenahealth et ne citaient même pas l’entreprise quand on leur demandait des options. Ils prenaient des infos sur des sites spécialisés qui n’avaient pas été mis à jour depuis des lustres.



Mme Simpson a compris qu’il fallait trouver comment faire de la pub auprès de ces chatbots IA. « C’est l’un des plus gros changements qu’on ait vu depuis des années », a-t-elle dit dans une interview récente.



Ce genre de découverte se multiplie dans les entreprises américaines, qui essaient de s’adapter à la façon dont l’IA et les chatbots changent non seulement le travail, mais aussi comment les gens trouvent des infos. Du coup, les boîtes ne peuvent plus se contenter de cibler les clients — il faut aussi plaire aux robots.

 



Le marketing en ligne change tout le temps depuis la première pub sur internet en 1994. Chaque nouveau truc — comme les vidéos, les podcasts ou les réseaux sociaux — a créé ses outils et ses experts qui promettent des résultats dingues, même si plein de gens disent que c’est du vent. Les dépenses en pub digitale ont dépassé les médias classiques en 2019 et ont atteint 350 milliards de dollars aux États-Unis l’an dernier, d’après eMarketer, une société qui étudie le marché.



Cette mode du marketing avec les chatbots arrive au moment où des outils comme ChatGPT, Claude et Gemini deviennent super populaires. OpenAI dit que 800 millions de personnes utilisent ChatGPT chaque semaine, et Anthropic, qui fait Claude, voit la même explosion. Ces IA qui discutent comme des humains sont de plus en plus utilisées pour des conseils, des idées ou même des achats, en zappant les moteurs de recherche habituels. Une étude récente d’Ipsos montre que les parents qui ont utilisé l’IA pour les cadeaux de Noël en 2025 étaient deux fois plus nombreux à se fier aux chatbots, ce qui dirige des milliards de dollars vers les marques qui sortent dans ces conversations virtuelles.




Par exemple, Ramp, une boîte de finance tech, a utilisé des astuces IA pour changer ses contenus et est devenue la cinquième marque la plus visible de son secteur en quelques semaines. Ou encore, les conseils de McKinsey : les marques qui gagnent mettront l’accent sur des avis positifs dans les résumés IA, en influençant les critiques, les forums et les médias. Sur X (l’ancien Twitter), les gens en parlent beaucoup. 




Un utilisateur a écrit : « Les chatbots IA sont les nouveaux influenceurs ! Les marques s’en servent pour leur pub, ça change tout le marketing en ligne », avec des liens vers des exemples récents. Un autre parle de clones IA virtuels qui créent de vraies économies, avec un marché qui pourrait atteindre 45,88 milliards de dollars d’ici 2030.


Mais il y a des pièges. L’IA peut répéter des erreurs ou inventer des trucs, ce qui donne une mauvaise image des marques. « La transparence, c’est essentiel », prévient un discussion sur Reddit à propos des influenceurs IA, où les gens se demandent si on peut s’attacher émotionnellement à des personnages virtuels. Il faut être éthique, comme avec le chatbot de Kendall Jenner chez Meta, qui dit tout de suite qu’il est une IA pour garder la confiance.




Avec l’évolution de l’IA “agentique” — des systèmes qui décident et agissent seuls — le marketing va devenir encore plus vivant. Netizen dit que ces agents gardent le fil des conversations de la messagerie à la voix, ce qui révolutionne le service client. eMarketer prévoit que les plateformes IA représenteront 1,5 % des ventes en ligne en 2026, soit 20,9 milliards de dollars.


Pour les marques, c’est clair : si vous ignorez les robots, vous risquez gros. Comme l’a posté quelqu’un sur X, « Les mentions de marque sont les nouveaux liens dans l’ère de la recherche IA. » 



Aujourd’hui, être vrai et facile à citer fera la différence dans tout ce bruit numérique. Mme Simpson chez Athenahealth est déjà en train de s’adapter, pour que sa boîte parle bien non seulement aux gens, mais aussi aux IA qui contrôlent les marchés de demain. Le Chatbot AI, sera donc notre influenceur 





Une partie d'échec à Genève ? JBCH N° 2602 - 880

Les Négociations à Genève : 

Une Partie d’Échecs Géopolitique entre l’Iran, les États-Unis et Israël


Le 17 février 2026 marque une journée cruciale dans les tensions au Moyen-Orient. À Genève, les délégations iranienne et américaine ont conclu une deuxième ronde de négociations indirectes sur le programme nucléaire de Téhéran, médiées par Oman. Selon des sources officielles, des progrès ont été réalisés, avec un accord sur des “principes directeurs” pour un potentiel accord.  


Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a qualifié les discussions de “constructives et positives”, indiquant un chemin plus clair vers un accord, bien que du travail reste à faire.  Du côté américain, des responsables ont confirmé des avancées, mais soulignent que des propositions détaillées de l’Iran sont attendues dans les deux prochaines semaines pour combler les écarts persistants. 


Pourtant, ce tableau optimiste masque une réalité plus sombre. Le régime iranien semble jouer la montre, utilisant ces pourparlers pour gagner du temps face à une administration Trump déterminée à imposer des concessions drastiques. Les négociateurs iraniens, habiles et rompus aux tactiques dilatoires, espèrent embrouiller leurs homologues américains, comme l’a suggéré le récit initial. Les États-Unis, initialement confiants en des résultats rapides, commencent à percevoir la duplicité de Téhéran. 




Trump a fixé un délai d’un mois pour un accord, avertissant que sans cela, l’Iran fera face à un “très mauvais jour”.  Cette rhétorique n’est pas vaine : l’armada américaine se renforce dans la région, avec l’envoi d’un deuxième porte-avions, le USS Gerald R. Ford, rejoignant le USS Abraham Lincoln, accompagné de milliers de troupes, d’avions de chasse et de destroyers lance-missiles. 


Pendant ce temps, la rue iranienne bouillonne à nouveau. Les émeutes, brutalement réprimées en janvier 2026 avec plus de 36 500 morts – l’un des épisodes les plus sanglants de l’histoire moderne – reviennent hanter le régime.  Aujourd’hui, marquant les 40 jours depuis le massacre, des cérémonies rivales opposent familles endeuillées et autorités. Les forces de sécurité ont ouvert le feu et imposé des coupures internet pour étouffer les commémorations indépendantes. 




À l’étranger, la diaspora iranienne organise des rallies massifs, comme à Munich où 100 000 personnes ont défilé pour exiger un changement de régime.  Ces mouvements, nés d’une crise économique aggravée par les sanctions, ont évolué en contestation politique profonde contre la théocratie.  Le Guide suprême Khamenei tente de diviser les victimes en “martyrs” (forces de sécurité et civils innocents) et “émeutiers corrompus”, excluant les leaders des protestations de toute miséricorde. 


Au cœur de cette crise, Israël joue un rôle pivotal, souvent perçu comme le “maître du jeu” au Proche-Orient. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, après une rencontre avec Trump, insiste pour que tout accord démantèle intégralement l’infrastructure nucléaire iranienne, expulse tout uranium enrichi et interdise toute capacité d’enrichissement.  


Israël refuse que les négociations se limitent au nucléaire, exigeant des limites sur les missiles balistiques et le soutien aux proxies comme le Hezbollah ou les Houthis.  La guerre de 12 jours en juin 2025, où Israël et les États-Unis ont bombardé des sites nucléaires iraniens, a affaibli l’axe de résistance iranien, avec la chute du régime Assad en Syrie et des pertes chez les proxies.  Trump, soutenant Netanyahu, a indiqué que si les talks échouent, les États-Unis pourraient appuyer des frappes israéliennes, ou même mener des opérations prolongées de plusieurs semaines. 


Cette posture militaire n’est pas seulement dissuasive ; elle prépare potentiellement une action directe. Des analystes estiment que le déploiement américain – incluant plus de 50 chasseurs (F-35, F-22, F-16) – vise des cibles étendues en Iran, des sites nucléaires aux bases des Gardiens de la Révolution.  L’Iran, de son côté, rejette toute négociation sur ses missiles, les considérant comme une “ligne rouge” défensive.  Des exercices navals dans le détroit d’Ormuz soulignent sa capacité à perturber le trafic maritime, risquant une escalade régionale. 



En somme, Genève représente un pari fragile. Si l’Iran continue à temporiser, les Américains pourraient enfin acter la “duperie” et activer leur armada. Trump, préférant un deal mais prêt à frapper, pourrait couvrir des opérations israéliennes, renforçant le rôle dominant d’Israël. 


Les rues iraniennes, en ébullition, pourraient alors précipiter un basculement interne, transformant ces négociations en catalyseur d’un changement majeur. Mais le risque d’une guerre ouverte plane, avec des conséquences incalculables pour la région et au-delà. La diplomatie a deux semaines pour l’éviter ; sinon, l’histoire pourrait basculer vers le conflit.




Israël, L'Inde et ... macron ! JBCH N° 2602 - 879

Macron’s Réveil Géopolitique :

 Israël Maître du Jeu au Proche-Orient et les Défis de la Diplomatie Française


Le 18 février 2026, date de début du  Ramadan alors que les tensions au Moyen-Orient atteignent un point critique, le président français Emmanuel Macron semble enfin appréhender la réalité : Israël émerge comme le maître incontesté du jeu régional. 


Cette prise de conscience marque un tournant dans la géopolitique du Proche-Orient, redessinée par les récents conflits et alliances. La guerre de 12 jours en juin 2025 entre Israël, les États-Unis et l’Iran a accéléré ce basculement, affaiblissant l’axe de résistance iranien et favorisant l’effondrement du régime Assad en Syrie.  


Israël, renforcé par son alliance étroite avec Washington sous Trump, dicte désormais les règles, imposant des conditions draconiennes dans les négociations sur le nucléaire iranien et exigeant le démantèlement total des infrastructures atomiques de Téhéran. 




Cette évolution force la France à recalibrer sa posture. Macron, autrefois critique d’Israël, adopte une ligne plus conciliante. Finies les agressions verbales ; il envoie Aurore Bergé, sa ministre déléguée à l’Égalité entre les femmes et les hommes et à la Lutte contre les discriminations, en “explorateur” à Jérusalem. Bergé, arrivée il y a deux jours pour une visite de 48 heures, promeut une loi controversée contre les “formes renouvelées d’antisémitisme”, incluant l’antisionisme et la minimisation de la Shoah.  





Cette initiative vise à apaiser les tensions bilatérales, exacerbées par la reconnaissance par Macron d’un État palestinien lors d’une session privée à l’ONU en juillet 2025 – une “bourde” qu’il cherche désormais à effacer.  Netanyahu avait alors fustigé la “hausse d’antisémitisme” en France, comparée à l’époque de Vichy, et exigé une position plus ferme de Paris.  Bergé, alliée proche de Macron, défend l’action du gouvernement : “La lutte contre l’antisémitisme est sans ambiguïté”, affirmant que le sujet est trop grave pour être un outil diplomatique. 





En France, une vague violente d’antisémitisme, du jamais vu depuis Vichy, alimente ce revirement. En 2024, 1 570 actes antisémites ont été recensés, contre 1 676 en 2023, avec une moyenne mensuelle record de 130 incidents.  Ces actes, souvent liés aux tensions au Moyen-Orient, incluent des violences physiques (plus de 10 % des cas) et touchent 87 % des départements.  En 2025, les chiffres ont grimpé, avec des attaques sur synagogues, écoles et sites culturels, amplifiées par les manifestations pro-Hamas.  




Le gouvernement Macron a répondu par un plan national (2023-2026) pour combattre le racisme et l’antisémitisme, incluant sanctions, éducation et soutien aux victimes.  Mais les critiques persistent : l’Assemblée nationale a adopté une loi sur les “formes renouvelées d’antisémitisme” en janvier 2026, portée par la députée juive Carolina Yadan.  Avec une hausse de 200 % aux États-Unis et une propagation “comme un poison” en France, l’antisémitisme globalisé force Paris à aligner sa diplomatie sur la sécurité des Juifs français. 




Pendant ce temps, les ayatollahs iraniens vacillent. Les protestations massives de fin 2025-2026, déclenchées par la crise économique et la répression, ébranlent le régime. Plus de 50 000 morts les 8-9 janvier 2026, selon des sources médicales.  Les analystes prévoient une “fracture structurelle” plutôt qu’un effondrement soudain : perte de légitimité, défections potentielles dans les Gardiens de la Révolution, et pression américaine pour un changement de régime.  



Trump menace d’une attaque “pire” que celle de juin 2025 si les négociations à Oman échouent, exigeant l’arrêt de l’enrichissement d’uranium et la fin du soutien aux proxies.  Khamenei, 86 ans et affaibli, pourrait être sacrifié pour préserver le pouvoir militaire.  Un ancien officiel iranien note : “Il n’y a pas de sortie facile pour le Guide suprême.”  Si le régime tombe, quatre scénarios émergent : transition gérée, effondrement clérical, chaos ou intervention étrangère – aucun ne menant à une démocratie immédiate. 





Aujourd’hui, Macron est en Inde pour négocier un marché colossal : plus de 114 Rafales (contre 120 évoqués), évalué à 30-40 milliards d’euros, avec 50 % de composants indiens et assemblage local.  Ce “contrat du siècle” suit l’approbation indienne la semaine dernière et renforce les liens franco-indiens en défense, IA et Indo-Pacifique.  À Mumbai, Macron rencontre Modi pour sceller l’accord, inaugurant une ligne d’assemblage d’hélicoptères H125 et discutant d’un partenariat stratégique.  




Mais stupeur : Israël est omniprésent. New Delhi a signé des contrats d’armement avec Jérusalem pour 8,6-8,7 milliards de dollars en 2026, faisant d’Israël le deuxième fournisseur après la France.  Inclus : bombes SPICE-1000, missiles Rampage, Air LORA et Ice Breaker.  




Modi visitera Israël la semaine prochaine, renforçant une “alliance formidable” en défense et high-tech.  Israël convertit des avions indiens en tankers, fournit des armes de précision et des co-productions.  Cette présence projette des initiatives militaires communes Inde-Israël, comme des exercices conjoints et transferts technologiques, surprenant Macron qui voit Israël dominer même en Asie du Sud.



Ce voyage indien illustre le nouveau paradigme : Israël, maître au Proche-Orient, étend son influence globale, forçant la France à s’adapter. Macron, face à l’antisémitisme interne et aux menaces iraniennes, efface ses erreurs passées pour aligner Paris sur Jérusalem. 


https://www.youtube.com/watch?v=W4eSuFYRSv8


Mais les rues iraniennes bouillonnent, et un effondrement des ayatollahs pourrait redessiner la carte régionale. La diplomatie française, pragmatique, navigue ces eaux troubles, priorisant sécurité et partenariats économiques. L’avenir ? Une région où Israël dicte les termes, et la France suit, contrainte et forcée.