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mercredi 4 mars 2026

Juifs perses à Los Angeles .. JBCH N° 2603 - 925

Regarde me dit mon fils à Los Angeles, regarde papa, c’est une boucherie casher ! … 


Impossible la devanture était en écriture arabe … alors Igal m’explique que les juifs d’origine perse sont très nombreux à LA et que ce que lis, c'est du farsi … 

قصابی کوشر


Alors que la guerre s’intensifie au Moyen-Orient, les Juifs iraniens installés aux Los Angeles vivent une période de bouleversement émotionnel, mêlant espoir, inquiétude, fierté et peur. Dans cette ville, qui abrite l’une des plus importantes communautés iraniennes hors d’Iran, le conflit ravive une mémoire collective marquée par l’exil et la rupture.






Au sein de l’Eretz Cultural Center, principal centre communautaire juif perse de Californie, les fidèles expriment une large palette de sentiments. Sa directrice, Rebecca Aghalarpour, évoque des inquiétudes profondes, une foi persistante et une forte résilience collective. Beaucoup portent encore le souvenir transmis de la révolution islamique de 1979, qui avait contraint des milliers de familles juives à fuir leur pays.







Aujourd’hui, trois demandes reviennent souvent : davantage de prières, un renforcement de la sécurité et l’espoir d’un changement politique. Les rassemblements communautaires se multiplient, tandis que les dispositifs de protection sont renforcés en coordination avec les autorités. Mais derrière la crainte, subsiste aussi une aspiration : celle d’un avenir plus libre pour l’Iran et d’une paix durable, notamment avec Israël.






 L'heure est davantage à l’enthousiasme.On assiste à des rassemblements marqués par la présence simultanée de drapeaux iraniens et israéliens, symbole d’une convergence inédite.


Toutefois, l’inquiétude demeure quant à l’avenir, notamment pour la petite communauté juive restée en Iran et face à un éventuel vide politique. Très nombreux sont ceux qui soutiennent une transition menée par Reza Pahlavi.






Dans cette période tendue, les membres de la communauté restent rivés à leurs téléphones, alternant entre médias américains, israéliens et persanophones. Beaucoup ont suivi les premiers jours du conflit lors de la conférence annuelle de J Street, où les débats étaient sans cesse interrompus par les alertes d’actualité.






Le contexte religieux renforce encore l’intensité émotionnelle. La fête de Pourim, qui rappelle l’histoire d’Esther en Perse antique, précède de peu Nowrouz, le Nouvel An iranien. Cette juxtaposition entre mémoire juive et tradition perse, sur fond de guerre contemporaine, nourrit un sentiment de destinée partagée.





Malgré les divergences politiques, et il y en a, un fort sentiment d’unité traverse la communauté. Les fidèles recherchent des informations fiables, une parole apaisante et un leadership fondé sur la paix et la dignité. 

Pour beaucoup, l’attachement à l’Iran reste intact, même chez ceux qui n’y ont jamais mis les pieds.


Les Enfants du Cap Vert JBCH N° 2603 - 924

Les Enfants du Cap-Vert Le Destin de João II Ebauche d'un Roman historique

Jacques-Bernard Cohen-Hadria




Prologue – Les registres du roi Lisbonne, automne 1493.

Les bougies vacillaient dans la salle du conseil. Le roi João II, que l’on surnommait déjà le Prince Parfait, fixait les parchemins déroulés devant lui. Des noms. Des centaines, des milliers de noms. Des enfants.

« Deux mille, Sire », murmura le secrétaire, la voix tremblante. « Les parents n’ont pas payé. Les édits sont clairs. »

João II ne répondit pas tout de suite. Il n’était pas un monstre assoiffé de sang. Il avait vu les bûchers de l’Inquisition en Espagne voisine ; il savait ce qui attendait ces âmes juives si elles restaient.

Mais le royaume avait besoin de colons pour les îles lointaines, ces terres volcaniques arrachées à l’océan : São Tomé, Principe, et plus au nord, l’archipel du Cap-Vert. Des enfants baptisés, élevés dans la foi chrétienne, pourraient peupler ces lieux, labourer la canne à sucre, bâtir un empire.

« Qu’ils partent », dit-il enfin, d’une voix sans timbre. « Que Dieu les garde. »

Mais Dieu, ce soir-là, semblait détourner le regard.




L’adieu forcé

Beatriz avait sept ans. Elle serrait la main de sa mère si fort que ses ongles laissaient des croissants rouges dans la paume.

« Maman, je ne veux pas aller sur le bateau. »

Sa mère, Rachel, s’agenouilla. Ses yeux étaient deux puits de larmes contenues.

« C’est pour te sauver, minha filha. Le roi dit que là-bas, il n’y aura pas de feu, pas de croix brûlantes. Tu auras une maison, de la terre… »

Mais sa voix se brisa. Derrière elles, les gardes royaux poussaient les enfants vers les quais. Isaac, dix ans, portait son petit frère Yossi sur son dos. Yossi, quatre ans, pleurait sans bruit, le visage enfoui dans le cou de son aîné.

« On va où ? » demanda Isaac à un garçon plus âgé.

« São Tomé. Une île pleine de serpents et de fièvre, paraît-il. »

Les cloches de Lisbonne sonnaient le glas. Les mères hurlaient des bénédictions en hébreu, vite étouffées par les ordres en portugais.

On arracha Beatriz des bras de Rachel. Elle se débattit, griffa, cria. Un soldat la souleva comme un sac.

Le dernier regard qu’elle échangea avec sa mère fut un regard qui dura une éternité — et qui se termina quand la foule les sépara.





La mer cruelle

Les navires étaient des cercueils flottants. Entassés sous les ponts, les enfants respiraient un air chargé de sel, de vomi et de peur. Les tempêtes de l’Atlantique les secouaient comme des dés dans un gobelet.

Beatriz s’était réfugiée près d’Isaac. Ils formaient un petit cercle avec Maria, huit ans, et Samuel, neuf ans. Maria avait caché son petit frère cadet sous un tas de sacs de farine dans la cale. Chaque nuit, elle descendait lui murmurer des histoires de Lisbonne : les fêtes de Pourim, les chants, les odeurs de pain frais.

« Il faut qu’il se souvienne », disait-elle. « Sinon, il deviendra comme eux. »

Samuel avait trouvé un vieux livre de prières dans un coffre abandonné par un marchand. À la lueur d’une chandelle volée, il lisait à voix basse le Shema Israël.

Les autres enfants s’approchaient, fascinés. Ces mots étaient un bouclier invisible contre la faim, contre le scorbut qui rongeait les gencives, contre les corps que l’on jetait par-dessus bord à l’aube.

Un matin, la tempête fut si violente que le navire gîta dangereusement. L’eau envahit les cales. Isaac serra Yossi contre lui.

« Tiens bon, petit frère. On va arriver. »

Mais Yossi ne répondit pas. Son corps était devenu léger, trop léger. Ils le perdirent cette nuit-là. Isaac pleura en silence, le visage tourné vers la paroi du navire, pour que Beatriz ne le voie pas.

Des dizaines moururent ainsi. Les registres du bord, quand ils existaient, notaient froidement : « Enfant décédé de fièvre » ou « Perdu en mer ». Le roi, à Lisbonne, recevait ces rapports et fermait les yeux.




L’île des ombres

São Tomé apparut comme un mirage vert et noir. Volcanique, humide, grouillante de vie hostile. Les enfants furent débarqués sur une plage de sable noir, pieds nus, affaiblis.

Les colons portugais les regardaient avec un mélange de pitié et de mépris. « Des petits juifs baptisés », disaient-ils. « Ils travailleront la canne. »

On les répartit dans des baraques de bois et de feuilles. On leur apprit à planter, à couper, à porter. Pedro de Souza — car on leur donnait maintenant des noms portugais — se souvenait des premiers jours :

« Je ne savais plus qui j’étais. Plus de parents, plus de prières à haute voix. Juste la machette et la sueur. »

Pourtant, la nuit, dans l’obscurité moite, les fragments survivaient. Maria continuait de parler à son frère caché (il avait survécu, miracle fragile). Samuel lisait toujours son livre, désormais en loques. Beatriz apprit à murmurer le Shema en travaillant, les lèvres à peine remuantes.

Certains s’éteignirent. La malaria, les crocodiles des marais, les fièvres. D’autres grandirent. Ils se marièrent avec des Africains amenés comme esclaves, avec des colons. Les noms comme de Souza se multiplièrent. Les traits juifs s’estompèrent, mais pas la mémoire.

Les secrets chuchotés

Les années passèrent. Les survivants eurent des enfants, puis des petits-enfants.

À São Tomé, puis au Cap-Vert où certains migrèrent pour le commerce ou la fuite, les histoires se transmettaient à voix basse.

« Nos ancêtres venaient d’une ville aux sept collines, avec des cloches qui sonnaient la peur. »

« Un roi a voulu nous sauver, mais il nous a tués d’une autre façon. »

Maria, devenue vieille, racontait encore à ses petits-enfants comment elle avait sauvé son frère. Samuel avait transmis son livre à un neveu ; il circulait de main en main, caché sous des lattes de plancher.

Un jour, un descendant de Pedro de Souza trouva un vieux registre portugais mentionnant « les enfants de 1493 ». Il pleura. Pour la première fois, le chagrin avait un nom, une date.




Le fil de la mer

Cap-Vert, XXIe siècle.

Une femme nommée Ana de Souza allume une bougie dans une petite maison de Mindelo. Elle murmure une prière ancienne, en portugais teinté de créole.

Elle sait. Elle sait que ses ancêtres ont traversé l’océan dans des cales puantes. Ils ont perdu des frères, des mères, une foi proclamée à voix haute. Mais ils ont gardé un fil invisible : la mémoire.




La mer qui les a séparés de Lisbonne les a aussi reliés, génération après génération.

João II voulait peupler des îles. Il a semé des âmes brisées.

Mais ces âmes ont poussé, ont résisté, ont transmis.

Et aujourd’hui, sur ces îles battues par l’Atlantique, les Enfants du Cap-Vert racontent encore leur histoire — entre ombre et lumière, avec le courage hérité de ceux qui, jadis, ont survécu




La Musique dans le monde juif. JBCH N° 2603 - 923

Aujourdh'ui en 2026, par le biais de l'intelligence artificielle des milliers de passionnés juifs créent une nouvelle musique, un nouvel art.

Depuis plus d’un siècle, les artistes juifs ont profondément marqué l’histoire de la musique mondiale, des grandes scènes d’opéra aux cultures urbaines contemporaines. Leur influence, souvent discrète mais déterminante, s’est exercée à travers une diversité de styles qui ont façonné les sensibilités musicales modernes.




Dans la musique classique et l’opéra, des figures comme Léonard Bernstein ont incarné ce dialogue entre tradition savante et modernité. Chef d’orchestre, compositeur et pédagogue, il a contribué à démocratiser la musique classique tout en y insufflant une énergie nouvelle. Avant lui,George Gershwin avait déjà brisé les frontières entre musique savante et populaire, intégrant le jazz dans des œuvres symphoniques devenues emblématiques.




À côté de ces grandes figures, la musique liturgique juive a joué un rôle fondamental. Les chants synagogaux, nourris de traditions millénaires, ont influencé aussi bien la musique sacrée occidentale que certaines formes de gospel et de musique chorale. Cette transmission spirituelle a servi de socle à de nombreux musiciens, formés dès l’enfance à la rigueur vocale et à l’émotion collective.




Dans le jazz, l’empreinte juive est tout aussi visible. La musique Klezmer l'a initié en compagnie des musiques des esclaves du sud des USA. De nombreux producteurs, compositeurs et instrumentistes ont participé à l’essor de ce genre, notamment à New York. Leur rôle fut central dans la structuration des grandes maisons de disques et des clubs qui ont permis au jazz de devenir un langage universel.






La musique populaire du XXe siècle doit également beaucoup à des artistes comme Bob Dylan et Léonard Cohen. Tous deux ont renouvelé l’écriture musicale en y intégrant une dimension poétique, spirituelle et politique, transformant la chanson en véritable espace de réflexion existentielle.




Dans les musiques urbaines, notamment le hip-hop, des producteurs, managers et artistes juifs ont contribué à structurer l’industrie et à promouvoir de nouvelles voix. Ils ont favorisé l’émergence de talents issus des minorités, participant à faire du rap un outil d’expression sociale et politique majeur.


Dans la variété internationale, leur influence s’est également manifestée à travers la production, la composition et l’édition musicale. 


L'IA s'est introduite dans ce schéma.. De Broadway à Hollywood, en passant par les grandes scènes européennes, les créateurs juifs ont souvent été à l’avant-garde des innovations artistiques et techniques.



La perfide Albion , cause de tous les maux Rappel fondamental ... JBCH N° 2603 - 922

Après la Première Guerre mondiale, le démembrement de l’Empire ottoman a plongé le Proche-Orient dans une période de recomposition politique complexe. 


Les Alliés ont organisé la Conférence de San Remo en avril 1920 pour attribuer officiellement les mandats sur les anciens territoires ottomans. 


La France reçut le mandat sur la Syrie et le Liban, tandis que le Royaume-Uni obtint la Palestine destinée aux juifs, sous l’égide de la Société des Nations qui devait superviser ces mandats conformément aux principes de la SDN. À cette étape, le mandat britannique incluait l’ensemble de la Palestine, de la Méditerranée jusqu’au Jourdain, sans distinction territoriale interne.


En mars 1921, une drole de réunion organisée exclusivement par les Britanniques à Londres changea radicalement la donne, une  soi-disante  Conférence de Londres, qui n’avait aucun mandat légal de la SDN, prit des décisions majeures sur le destin des populations locales, sans leur consultation et sans aucune légitimité internationale. 




Les Britanniques décidèrent seuls de confier le territoire à l’est du Jourdain à Abdallah Ibn Hussein ils du chérif de La Mecque, afin de créer un État semi-autonome sous leur contrôle. Ce geste, présenté comme un compromis politique, était en réalité une manœuvre stratégique :  




Cette décision montra la perfidie des Britanniques : au nom de la « stabilité », ils remodelèrent la carte politique sans respecter les aspirations locales ni le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Le territoire à l’est du Jourdain n’avait aucun nom officiel à l’époque, et ce n’est qu’en 1922 que le mandat britannique fut formellement reconnu par la SDN, avec l’introduction officielle du nom Transjordanie.


Le résultat fut un compromis artificiel qui perdure aujourd’hui : la Jordanie moderne trouve ses racines dans ces décisions prises sans légitimité populaire, et la division de la Palestine historique a créé des tensions durables entre populations et puissances mandatées. La Conférence de Londres illustre ainsi comment les Britanniques ont utilisé la diplomatie et la force pour imposer un ordre favorable à leurs intérêts impérialistes, au détriment des droits et de la souveraineté des peuples arabes et palestiniens.



Avec une Grande Bretagne parjure,  la période 1920‑1922 révèle un double visage : celui d’une SDN qui encadre légalement les mandats, et celui d’une puissance coloniale britannique qui agit en coulisses pour remodeler le Proche-Orient selon ses propres objectifs, laissant derrière elle des territoires découpés et des populations marginalisées.




Comment Israël utilise la guerre numérique. JBCH N° 2603 - 921

Peu après les frappes d'Israël accompagnées des USA sur l'Iran, samedi, des millions d’Iraniens ont reçu des messages inhabituels sur une application de prière musulmane. 


Rédigés en persan, ces messages appelaient à renverser le régime et promettaient amnistie et pardon à ceux qui soutiendraient « la nation iranienne ».




Selon le le Wall Street Journal, cette intrusion numérique aurait été menée par Israël, une hypothèse jugée crédible par plusieurs experts en cybersécurité. Ni l’application concernée, ni l’ambassade israélienne à Washington, ni Tsahal n’ont répondu aux sollicitations de la presse.




Ce type d’opération s’inscrit dans une tendance croissante : l’utilisation d’applications mobiles comme outils de propagande et de surveillance. Par le passé, les forces israéliennes ont accuséle Hamasd’avoir diffusé des applications piégées, tandis que la CIA a eu recours à des données issues d’applications religieuses pour localiser des utilisateurs.




Pour les spécialistes, les applications représentent une cible privilégiée dans les conflits modernes. « Elles offrent un accès direct aux populations et disposent souvent de protections de sécurité inégales »,  les smartphones concentrent une grande quantité de données personnelles, bien plus faciles à exploiter que les systèmes informatiques traditionnels.




L’écosystème mobile renforce cette vulnérabilité. Contrairement aux grandes plateformes cloud, dotées de défenses standardisées, de nombreuses applications sont développées avec des moyens limités. Résultat : certaines peuvent être détournées pour collecter des informations ou diffuser des messages non sollicités à grande échelle, comme ce fut le cas ici.



Les applications permettent de toucher un public bien plus vaste que les SMS ou les appels. « Il suffit de pénétrer un service populaire pour atteindre des millions de personnes, sans disposer de leurs numéros », rappelle-t-il. L’application ciblée aurait dépassé les cinq millions de téléchargements.


Cette stratégie reflète aussi une évolution des opérations d’influence, désormais orientées vers des populations entières plutôt que des individus ciblés. Si cette approche permet une diffusion massive, elle complique aussi l’analyse des données collectées, qui nécessite des outils sophistiqués.





Au-delà de l’aspect technique, l’impact psychologique est central. Contrairement aux tracts ou aux émissions radio, ces messages arrivent directement dans l’espace personnel des utilisateurs. 


À mesure que les conflits s’étendent au cyberespace, les applications mobiles deviennent ainsi des champs de bataille à part entière. 


Entre guerre psychologique, collecte de données et influence politique, Israël maîtrise le monde de l'électronique et triomphe dans tous les domaines du cyber.




mardi 3 mars 2026

Mais qui est Tsahal ? JBCH N° 2603 - 920


Tsahal : 

Une armée populaire au service de la défense israélienne


L’armée de Défense d’Israël, Tsahal, (IDF) est souvent perçue comme une institution unique au monde. Née de la nécessité de protéger un État entouré de tensions permanentes, elle se distingue par son caractère populaire et inclusif. 




Chaque soldat, homme ou femme, n’est pas seulement un membre de l’armée : il défend également sa famille, son quartier et l’ensemble du territoire juif, enraciné dans l’histoire depuis plus de 3 000 ans.




Tsahal ne poursuit pas d’ambitions impérialistes ni de conquête. Sa mission est claire : assurer la sécurité du pays et de ses habitants. Cette approche en fait à la fois une armée de défense et un gendarme intérieur, intervenant pour protéger les populations civiles et maintenir l’ordre dans des situations de crise. 




Ses opérations sont généralement motivées par des menaces directes, qu’il s’agisse de frappes terroristes, d’attaques transfrontalières ou de tentatives d’infiltration.




En période de conflit, cette proximité entre la population et l’armée renforce la résilience nationale et la rapidité des réponses opérationnelles.



Malgré son efficacité militaire, Tsahal s’efforce de respecter des normes éthiques strictes, en limitant les dommages collatéraux et en opérant selon le droit international. 



Ses soldats sont formés pour équilibrer impératifs de sécurité et protection de la vie civile, ce qui reflète la vocation défensive plutôt qu’offensive de l’armée.



Ainsi, Tsahal illustre une approche singulière de la défense nationale : une armée populaire, enracinée dans l’histoire du peuple juif, qui protège non seulement les frontières d’Israël, mais aussi chaque citoyen qui compose la nation. 


Son rôle dépasse la simple stratégie militaire : il symbolise la continuité d’un peuple conscient de ses responsabilités et de ses droits à se défendre.



CNN dans les mains de Trump JBCH N° 2603 - 919

La recomposition du paysage médiatique américain s’accélère. Le propriétaire de HBO, Ellison Jr., vient de prendre le contrôle de Warner Bros., un mouvement stratégique majeur qui rebattrait les cartes face à Netflix, longtemps considéré comme le leader incontesté du streaming et du divertissement global. 





Cette opération marque un tournant dans la bataille des contenus, mais aussi dans l’équilibre des influences médiatiques aux États-Unis.





Dans l’escarcelle de Warner figure notamment CNN, chaîne d’information internationale historiquement perçue comme proche du Parti démocrate et positionnée à gauche du spectre politique américain. Ce détail n’est pas anodin. Car Ellison Jr., réputé proche de Donald Trump, incarne une sensibilité politique différente de celle associée à la rédaction de CNN ces dernières années.





Faut-il dès lors s’attendre à un virage éditorial ? L’histoire récente des médias américains montre que les changements d’actionnaires peuvent entraîner des inflexions stratégiques, parfois subtiles, parfois profondes. Sans nécessairement transformer brutalement la ligne éditoriale, une nouvelle direction peut influencer les priorités, le ton, le choix des invités ou l’angle de traitement de certains sujets politiques.


Dans un contexte où la polarisation médiatique est déjà forte — avec des chaînes clairement identifiées à droite ou à gauche — toute évolution de CNN serait scrutée avec attention, tant par ses concurrents que par le public. Un repositionnement vers une ligne plus centriste ou plus favorable aux conservateurs modifierait l’équilibre du débat télévisé national.





Au-delà de la dimension politique, l’enjeu est également économique. Le défi pour Ellison Jr. sera de consolider l’audience et la crédibilité d’une marque mondiale tout en intégrant CNN dans une stratégie globale capable de rivaliser avec les géants du streaming et de l’information numérique.





Reste à savoir si cette prise de contrôle débouchera sur une transformation idéologique assumée ou sur une approche plus pragmatique visant avant tout la rentabilité et l’influence. 


Dans tous les cas, le paysage audiovisuel américain pourrait entrer dans une nouvelle phase, où la frontière entre stratégie industrielle et orientation éditoriale sera plus que jamais au cœur du débat.



Le Programme Claude est devenu indispensable ... JBCH N° 2603 - 918


Claude d’Anthropic au cœur d’une polémique internationale :

Intelligence artificielle et opérations militaires



Washington / Moyen-Orient — Dans un tournant spectaculaire qui illustre l’intégration croissante de l’intelligence artificielle dans la guerre moderne, l’IA « Claude », développée par l’entreprise de technologie américaine Anthropic, a été utilisée par l’armée des États-Unis dans des opérations contre l’Iran, malgré un contexte politique explosif autour de son emploi. 






Ce week-end, alors que le président américain Donald Trump a signé un décret imposant l’arrêt immédiat de l’usage des modèles d’Anthropic par les agences fédérales, les forces américaines et israéliennes ont procédé à une série de frappes massives en Iran. Selon plusieurs médias internationaux, les systèmes basés sur Claude ont été mobilisés pour analyser des renseignements, identifier des cibles clés et simuler des scénarios de champ de bataille en temps réel, jouant ainsi un rôle opérationnel concret dans la planification et l’exécution des attaques. 





Cette utilisation survient dans un contexte de tensions politiques aiguës entre Anthropic et l’administration américaine. Le gouvernement avait désigné la société comme un « risque pour la sécurité nationale » après que ses dirigeants eurent refusé d’étendre à l’armée des capacités qui, selon eux, enfreindraient leurs propres garanties éthiques contre l’usage de l’IA pour la surveillance de masse ou pour armer des systèmes entièrement autonomes. 







Les défenseurs de la société affirment que Claude n’était déjà plus censé être utilisé par les agences civiles : Anthropic avait obtenu un délai d’environ six mois pour désengager progressivement ces outils des systèmes militaires existants, en raison de leur profonde intégration dans des plateformes classifiées. 


Toutefois, le timing a créé une crise de communication : le Pentagone a continué à s’appuyer sur Claude dans des opérations actives contre l’Iran, même après l’annonce publique du bannissement, soulignant l’ambiguïté entre les décisions politiques et la réalité opérationnelle sur le terrain. 





La controverse a également des répercussions économiques et géopolitiques : les marchés des titres de défense ont réagi à l’annonce des actions militaires et à l’usage de technologies de pointe, avec une flambée des valeurs des entreprises du secteur. 


Anthropic pour sa part n’a pas commenté publiquement l’emploi militaire précis de Claude, et l’entreprise reste silencieuse sur les spécificités de son déploiement dans le conflit iranien. 


Ce silence alimente déjà des débats internationaux sur la gouvernance, l’éthique et le futur rôle des intelligences artificielles avancées dans les décisions de guerre.