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mardi 17 février 2026

Trump et son Conseil de la Paix JBCH N° 2602 - 877

Trump pense, probablement à juste titre que l'ONU est finie, et qu il faut remplacer cet organisme moribond... Il a donc créé dans un premier temps le "Conseil de la Paix" pour Gaza ... Il a trouvé une vigtaine de pays pour envoyer des troupes ... 




Plus de vingt pays dont le Maroc l'Egypte et l'Indonésie se retrouveront cette semaine pour une réunion au sommet consacrée à l’avenir de Gaza, au niveau des chefs d’État et des ministres des Affaires étrangères. 




Israël y sera représenté par son chef de la diplomatie, Gideon Sa’ar. L'Italie serait le seul pays de l'Union européenne à y entrer.



Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, lui, a choisi de ne pas faire le déplacement — une absence remarquée, dans un contexte diplomatique particulièrement sensible.




Selon des responsables du Conseil, la rencontre doit permettre de présenter les avancées enregistrées ces dernières semaines et d’annoncer de nouveaux engagements financiers. Les États membres devraient confirmer plus de cinq milliards de dollars destinés à la reconstruction de Gaza, dévastée par des mois de guerre. Mais au-delà des promesses budgétaires, l’administration américaine vise un objectif plus ambitieux : obtenir des engagements concrets pour la mise en place d’une force internationale de stabilisation (ISF) et le renforcement de la police locale afin d’assurer la sécurité et le maintien de l’ordre dans l’enclave palestinienne.




Sur son réseau Truth Social, le président Donald Trump a martelé que le Hamas devait procéder à un désarmement « complet et immédiat ». Selon les organisateurs, le processus pourrait débuter dès le mois prochain, à condition que l’organisation islamiste accepte volontairement de remettre ses armes. Washington espère un démarrage rapide des premières livraisons d’équipements destinés à sécuriser la transition.




À Jérusalem, l’optimisme américain est accueilli avec prudence. Des sources sécuritaires israéliennes affirment ne discerner aucun signe tangible d’une volonté du Hamas de se désarmer : ni préparation visible, ni signal politique clair. Même scepticisme concernant la future force internationale. À ce stade, seuls quatre pays ont exprimé leur disposition à envoyer des troupes : l’Indonésie, prête à déployer jusqu’à 8 000 soldats ; l’Italie, sans précision chiffrée ; la Grèce, qui évoque l’envoi d’une centaine de militaires et de personnels médicaux ; et Chypre, également sans détail sur ses effectifs.




Du côté du Conseil, on assure pourtant que « les choses avancent à grands pas ». Plusieurs capitales attendraient des progrès concrets sur le désarmement avant de s’engager officiellement. Un responsable prévient : en cas de refus du Hamas, l’armée israélienne interviendra.




Au-delà des annonces, une image concentre les inquiétudes à Jérusalem. Gideon Sa’ar devrait figurer sur la photo officielle aux côtés de représentants de pays ouvertement critiques envers Israël, dont la Turquie, le Qatar ou le Pakistan. Ankara sera représentée par son ministre des Affaires étrangères, Hakan Fidan, proche du président Recep Tayyip Erdogan, qui a multiplié les déclarations sévères contre l’État hébreu. Une séquence symbolique que certains responsables israéliens auraient préféré éviter.




La composition du Conseil illustre une coalition hétéroclite : aux côtés d’Israël et des États-Unis figurent notamment le Qatar, la Turquie, le Pakistan, l’Argentine, l’Indonésie, l’Égypte, le Maroc, l’Azerbaïdjan, l’Ouzbékistan, l’Albanie, le Paraguay, la Hongrie, Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Cambodge, l’Arménie et le Kazakhstan. L’Union européenne, la Grèce et Chypre participent en qualité d’observateurs.


La veille du sommet, Gideon Sa’ar interviendra au Conseil de sécurité de l’ONU lors d’un débat consacré au Moyen-Orient. Il entend y défendre la position israélienne sur la Judée-Samarie et répondre aux critiques visant certaines décisions récentes du cabinet israélien, notamment des mesures prises face à des violations environnementales et patrimoniales attribuées aux Palestiniens.


« Présenter la réalité telle qu’elle est » et contrer ce qu’il qualifie de « narratif mensonger » : tel est, selon lui, l’objectif. Il reconnaît cependant que peu de pays devraient soutenir ouvertement la position israélienne, à l’exception probable des États-Unis.


À Washington, l’enjeu dépasse la seule reconstruction matérielle. Il touche à l’équilibre diplomatique régional, à la crédibilité d’un désarmement du Hamas et à la capacité d’Israël à faire respecter ses lignes rouges. Entre annonces ambitieuses et doutes sécuritaires, la réunion de jeudi pourrait clarifier — ou compliquer — la suite des événements.





La Trahison de Finkielkraut. JBCH N° 2602 - 876

La polémique enfle autour d’Alain Finkielkraut. Depuis le 7 octobre, les prises de position de l’académicien sur Israël divisent profondément une partie de la communauté juive française et des soutiens de l’État hébreu. 


Dernier épisode en date : son approbation de la reconnaissance unilatérale d’un Énouvel état arabe au proche orient  par le président Emmanuel Macron, perçue par ses détracteurs comme une rupture majeure. Pour certains, il ne s’agit plus d’un simple désaccord intellectuel, mais d’une dérive, voire d’une trahison



Longtemps, Alain Finkielkraut fut identifié comme l’une des voix les plus fermes contre l’antisémitisme et l’antisionisme issus de l’extrême gauche française. Son engagement lui avait valu respect et inimitiés. 


Mais aujourd’hui, son discours sur Israël, qualifiant notamment la guerre à Gaza d’« atroce » et affirmant avoir « honte d’Israël », a provoqué stupeur et indignation chez nombre de ses anciens soutiens.



Ses critiques dénoncent une position paradoxale : conservateur revendiqué sur les questions d’identité française, il adopterait, selon eux, une grille de lecture proche de la gauche radicale dès lors qu’il s’agit d’Israël. Ce grand écart idéologique alimente un procès en incohérence. Mais au-delà du terrain politique, certains voient dans son évolution un déplacement plus profond, culturel et spirituel.





Plusieurs observateurs ont souligné chez le philosophe une fascination ancienne pour le christianisme. Se définissant comme « juif athée », Finkielkraut a évoqué à maintes reprises son admiration pour la figure du Christ, pour la Pietà de Michel-Ange ou encore pour le cardinal Lustiger. Des déclarations qui, pour ses détracteurs, traduisent moins un dialogue interreligieux qu’un éloignement du judaïsme traditionnel et une méconnaissance de ses sources.






C’est ce lien que ses critiques établissent aujourd’hui entre son tropisme chrétien et son regard sur Israël. Selon eux, son empathie marquée pour les souffrances civiles à Gaza, conjuguée à une sévérité extrême envers le gouvernement israélien, relèverait d’une lecture morale héritée d’une culture chrétienne de la compassion et de la faute, appliquée à l’État juif. Une grille d’analyse jugée réductrice et déformante.





Ses soutiens, au contraire, défendent la constance d’un intellectuel attaché à l’exigence morale, y compris envers Israël. Ils rappellent que la tradition juive elle-même valorise la critique interne et le débat, et voient dans ses propos l’expression douloureuse d’un attachement inquiet plutôt qu’un reniement.





Reste que la fracture est réelle. Pour ses détracteurs, Alain Finkielkraut ne participe plus à un débat « judéo-juif », mais adopte un regard extérieur, accusateur, qui essentialise Israël en opposant un pays idéalisé à un autre coupable. Pour eux, le philosophe serait passé d’une défense vigoureuse de l’État juif à une posture de mise en accusation morale permanente.





Dans un climat déjà tendu, la controverse dépasse la personne de Finkielkraut. Elle interroge plus largement la place des intellectuels juifs en France, le rapport entre universalisme et solidarité nationale, et la ligne de crête entre critique légitime d’un gouvernement et délégitimation d’un État. Entre fidélité, conscience morale et fractures identitaires, le débat ne fait que commencer.









lundi 16 février 2026

Les ONG & Cie et Israël JBCH N° 2602 - 875

Les ONG et les agences onusiennes sont complices des massacres du Hamas à Gaza ... On commence à la reconnaître. 


Depuis le 7 octobre 2025, date des attaques massives du Hamas contre la population civile israélienne, une question brûlante s’impose : comment se fait-il que les organisations humanitaires internationales et certaines agences onusiennes se soient retrouvées du côté des assassins ? 


Oxfam, UNICEF, UNRWA, Médecins Sans Frontières, Comité international de la Croix-Rouge et Reporters sans frontières ont été pointées pour leur partialité manifeste, leur silence complice et, dans certains cas, leur rôle actif dans la facilitation des crimes.





L’UNRWA, censée protéger les réfugiés palestiniens, a été accusée à plusieurs reprises d’avoir employé ou hébergé et nourris des membres du Hamas dans ses installations. Cette implication directe d’un organisme onusien dans l’appui logistique et matériel à des terroristes constitue une violation flagrante de toute neutralité humanitaire et une complicité criminelle avec les auteurs de massacres. 


Les autres ONG, en omettant de dénoncer ces faits, ou en amplifiant exclusivement la victimisation arabe , ont participé à une manipulation internationale, orientant l’opinion mondiale contre Israël tout en protégeant les criminels.





Premier aveu : Oxfam a reconnu que son attention envers Gaza avait été « disproportionnée » et que le terme « génocide » avait été utilisé sans preuves juridiques solides. Cette autocritique tardive met en évidence un biais systématique : au lieu d’agir pour sauver des vies, l’organisation a participé à une narration favorable aux assassins. De même, Médecins Sans Frontières et Comité international de la Croix-Rouge ont refusé d’exercer leur droit de visite dans certaines zones, retardant la livraison de médicaments vitaux et protégeant indirectement les terroristes.





Via leur TV favorite Al Djazeera, relayée par CNN, France TV, BBC ...  l'UNICEF et UNRWA ont diffusé des images triées et amplifié un récit où Israël est systématiquement coupable, occultant les massacres perpétrés par le Hamas. Ces agences transforment ainsi la protection humanitaire en propagande, donnant aux terroristes une couverture morale et médiatique.






Reporters sans frontières a relayé sans critique la communication du Hamas et dénoncé exclusivement les réponses israéliennes. Ici, la liberté de la presse est instrumentalisée pour masquer les crimes et accuser la victime.


 L’usage volontairement biaisé du terme « génocide » et la focalisation unique sur Israël alimentent une histoire internationale qui protège les assassins et fragilise la légitimité d’Israël dans sa juste défense légitime.


Ces pratiques ne sont pas de simples erreurs ou maladresses : elles constituent une complicité directe avec le terrorisme, aggravant la souffrance des civils et prolongeant le conflit. 





Le silence ou l’action malfaisante des ONG et des agences onusiennes est un acte criminel, car il offre aux auteurs de massacres un bouclier moral et politique. Chaque retard dans l’aide, chaque accusation non fondée contre Israël, chaque protection donnée au Hamas équivaut à un soutien aux crimes.



Israël, qui a subi une agression criminelle et un massacre de civils sur son territoire avec près de 1300 victimes , bébés femmes violées vieillards égorgés non armés, dans ce contexte, agit dans le cadre du droit international pour défendre ses citoyens. 



La responsabilité des ONG et agences onusiennes est ici éclatante : en choisissant de soutenir par leurs actions ou leur silence les terroristes, elles deviennent complices indirectes de crimes de guerre, portant une lourde responsabilité morale et juridique.



 Il est grand temps que la communauté internationale   reconnaisse ce rôle et tiennent et condamnent lourdement  ces organisations responsables de leurs actes. 










Le ramadan ! JBCH N° 2602 - 874

Selon le calendrier lunaire musulman, l’ouverture du mois du ramadan marque un temps spirituel majeur pour plus d’un milliard de croyants à travers le monde. Ce mois sacré commémore la révélation du Coran au prophète Mohammed et constitue l’un des cinq piliers de l’islam. Il est vécu comme un temps de purification, de discipline et de rapprochement avec Dieu.





Pendant le ramadan, les fidèles sont tenus d’observer le jeûne du lever au coucher du soleil. Cela implique de s’abstenir de manger, de boire, de fumer et d’avoir des relations intimes durant la journée. Mais le jeûne ne se limite pas au corps : il concerne aussi le comportement. Les croyants sont invités à éviter les disputes, les mensonges, la colère et à pratiquer davantage la patience, la charité et la prière. Les soirées sont rythmées par des repas partagés et des prières collectives, renforçant les liens familiaux et communautaires.






Le ramadan est également un temps de solidarité. L’aumône y occupe une place centrale, notamment à travers la zakat et les dons aux plus démunis. Beaucoup de musulmans cherchent à se montrer plus généreux, plus attentifs aux autres et plus engagés spirituellement. À la fin du mois, la fête de l’Aïd al-Fitr vient célébrer l’effort accompli et la joie du pardon.



On peut rapprocher le ramadan du Yom Kippour dans le judaïsme par leur dimension de repentance et d’introspection. Comme Yom Kippour, le ramadan est un temps de retour sur soi, de demande de pardon et de recherche d’élévation morale. La différence principale réside dans la durée : Yom Kippour ne dure qu’une journée, tandis que le ramadan s’étend sur environ un mois. Dans les deux cas, le jeûne est un moyen de détacher l’homme du matériel pour le rapprocher du spirituel.






Cependant, ce mois sacré peut parfois être associé à des tensions ou à des violences, ce qui peut sembler paradoxal. Plusieurs facteurs l’expliquent. D’abord, le jeûne prolongé peut engendrer fatigue, nervosité et stress, surtout dans des contextes de précarité. Ensuite, dans certaines régions instables, le ramadan est instrumentalisé politiquement par des groupes extrémistes qui cherchent à lui donner une dimension idéologique ou guerrière, contraire à son sens profond.

L'iftar (également appelé eftari ou iftor dans les pays concernés) est observé par les musulmans au coucher du soleil pendant le mois de ramadan (le neuvième mois du calendrier lunaire), après l'accomplissement de tous les rites religieux et cérémoniels.

Par ailleurs, les frustrations sociales, économiques et politiques existantes ne disparaissent pas pendant ce mois. Elles peuvent même être exacerbées par la pression religieuse ou les difficultés matérielles. Dans certains cas, la sacralisation du temps favorise des surenchères identitaires, où la religion devient un marqueur de confrontation plutôt que de paix.



 Le ramadan, dans son essence, est un mois de paix, de maîtrise de soi et de compassion. Les violences qui y sont parfois associées ne relèvent pas de son message spirituel, mais des contextes humains, politiques et sociaux dans lesquels il s’inscrit. 


Pour la majorité des fidèles, il devrait demeurer avant tout un temps d’élévation intérieure, de fraternité et de quête de sens.




dimanche 15 février 2026

La Russie avance impitoyablement .. JBCH N° 2602 - 873

Avec l'armada de Trump qui encercle l'Iran des ayatollahs, On oublie la guerre qui tue  des civils dans toutes l'Ukraine, 


L’Ukraine cherche un nouveau plan de guerre face à l’avancée méthodique de la Russie




Dans le sud-est de l’Ukraine, les routes enneigées sont jonchées d’épaves de pick-up calcinés. Les drones russes frappent sans relâche les civils et les arrières ukrainiens, ciblant immeubles d'habitation, dépôts, convois et opérateurs de drones. Objectif : couper les lignes logistiques, user les défenses et surtout briser le moral. À l’approche de la quatrième année de guerre, cette stratégie porte ses fruits.


La Russie progresse lentement mais sûrement. Son avance, qualifiée de « broyage » par les analystes militaires, ne permet pas de percée décisive, mais elle affaiblit progressivement la position de Kyiv, y compris sur le plan diplomatique. À la table des négociations, l’Ukraine subit une pression croissante pour céder des territoires stratégiques.



Le cœur de la nouvelle efficacité russe repose sur l’usage systématique des drones à moyenne portée, entre 20 et 80 kilomètres. Moscou cible prioritairement les équipes ukrainiennes de drones et les centres de commandement tactiques, cherchant à neutraliser ce qui constitue le pilier de la défense ukrainienne. 



« La Russie chasse désormais méthodiquement les équipes de drones ukrainiennes », explique Franz-Stefan Gady, analyste militaire basé à Vienne. « C’est une approche beaucoup plus structurée. »





Face à cela, la stratégie ukrainienne reste largement axée sur l’infliction de pertes massives à l’infanterie russe lorsqu’elle entre dans des zones de tir proches du front. Le nouveau ministre de la Défense, Mykhaïlo Fedorov, a récemment affirmé viser 50 000 soldats russes tués par mois, contre 35 000 en décembre. Mais sur le terrain, de plus en plus de voix s’élèvent pour dire que cette logique atteint ses limites.




« Il faut frapper l’arrière, pas seulement le front », plaide le major Oleh Shyriaïev, commandant du 225ᵉ régiment d’assaut, engagé dans la région de Zaporizhzhia. Selon lui, cibler les postes de commandement russes et les opérateurs de drones, parfois à plusieurs dizaines de kilomètres derrière la ligne de contact, est devenu crucial. « Tout repose sur eux au niveau tactique », dit-il.




Les chiffres donnent la mesure de l’attrition. Selon le Center for Strategic and International Studies, les pertes russes — tués et blessés — approcheraient 1,2 million. L’Ukraine aurait de son côté subi entre 500 000 et 600 000 pertes. Pourtant, ces coûts humains colossaux n’ont pas infléchi la détermination du Kremlin.



Sur le terrain, l’équilibre reste fragile. Les plaines ouvertes de Zaporizhzhia, hérissées de tranchées, de barbelés et de « dents de dragon », exposent les forces russes aux drones ukrainiens. Mais la faiblesse du dispositif ukrainien réside ailleurs : le manque de drones et d’armes capables de frapper efficacement à moyenne distance, entre 30 et 200 kilomètres. Un déficit que seuls des soutiens occidentaux accrus pourraient combler.




À moins de 25 kilomètres de la ville de Zaporizhzhia, désormais à portée de drones russes, la crainte grandit de voir la Russie reproduire le scénario de Kherson : rendre la vie civile intenable par une campagne de harcèlement quotidien. 




Dans les campagnes, les routes protégées par des filets antidrones témoignent d’une guerre d’usure où chaque déplacement devient un pari mortel.


L’Ukraine tient encore la ligne. Mais pour combien de temps — et à quel prix — si elle ne parvient pas à adapter sa stratégie à celle, plus méthodique et implacable, de son adversaire ?