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mardi 18 août 2026

Zuckerberg. JBCH N° 2608 - 106

 JBCH RÉFLEXIONS

Le journal des idées non alignées

Journal de Jacques-BernardÉdition du jourcohen-hadria.info
ChroniqueTech & société

'APRÈS MES ANALYSES, MES LECTURES DANS LES JOURNAUX FRANÇAIS ET INTERNATIONAUX ET LES MEDIAS, UN COMPLÉMENT SE TROUVE DANS JBCH CLIPS

Mark Zuckerberg : 

entre bienfaiteur et accusé




Même en août, Mark Zuckerberg n'est jamais en pause. La semaine dernière, dans un manifeste de 6.500 mots intitulé sobrement « Le futur est pour tous », le patron de Meta a endossé son costume de bienfaiteur de l'humanité.

Il y explique que l'IA va créer plus d'emplois qu'elle n'en détruira, et même qu'elle offrira à chacun de ses 3,6 milliards d'utilisateurs un « agent personnel qui comprendra vos objectifs et travaillera pour vous, 24 heures sur 24 »



Ayez confiance, et chaussez vos lunettes Ray-Ban Meta, ça aide à voir la vie en rose !

A partir de ce mardi, c'est dans un autre costume, celui de l'accusé, que « Zuck » affrontera un tribunal de Californie. Quatre États américains lui reprochent d'avoir mis en danger la santé mentale et la vie privée de millions de jeunes en rendant Facebook et Instagram toujours plus addictifs.

Cette fois, il devrait jouer une partition déjà bien rodée lors d'auditions précédentes : visage sombre, excuses aux familles et promesse de « tout faire » pour améliorer les choses.

Entre la plume et le prétoire, Mark « montagne de sucre » (Zuckerberg en allemand) a trouvé le temps de s'afficher en montagne de muscles.



 

Vendredi, il a posté une vidéo où il affronte un champion d'arts martiaux mixtes (MMA). Torse nu sur une barge, le boss s'y fait jeter à l'eau à deux reprises. Une façon peu subtile de dire qu'il est prêt à encaisser les coups ?

A l'instar d'Elon Musk, qu'il a un temps voulu affronter en combat de MMA, le patron de Meta se voit comme un super-héros, mais ses actes le rangent souvent parmi les super-méchants. 

Ce grand écart entre « Docteur Mark » et « Mister Zuck » n'a pas échappé à Hollywood : en octobre sortira « The Social Reckoning », suite de « The Social Network » (2010).

Centré sur les fuites internes ayant conduit au procès californien, le film montrera que Meta n'ignorait rien des effets toxiques de ses réseaux. Pas sûr que le patron va « liker » ce nouvel opus...



— Benoît Georges

JBCH — Le mot

Cet article illustre parfaitement la dualité de la Silicon Valley. D'un côté le discours messianique sur l'IA pour tous, de l'autre la réalité judiciaire. Qu'en pensez-vous ?


Journal de JBCH·                                      Aoüt 2026

Erdogan le troublion. JBCH N° 2608 - 105

JBCH RÉFLEXIONS

Le journal des idées non alignées

Journal de JBCH Édition du jour 18 Août 2026
 
AnalyseProche-Orient & diplomatie

D'APRÈS MES ANALYSES, MES LECTURES DANS LES JOURNAUX FRANÇAIS ET INTERNATIONAUX ET LES MEDIAS, UN COMPLÉMENT SE TROUVE DANS JBCH CLIPS


 Qui gouverne 
le Proche-Orient de Trump



Erdogan, MBS, l'émir du Qatar, Netanyahou : selon Dov Zerah, l'autorité américaine dans la région n'est plus qu'un jeu d'équilibres entre quatre capitales — et Washington n'en tient plus le centre.

                                Erdogan et Netanyahou

Le renoncement de Trump à frapper l'Iran, après avoir promis « l'enfer » à Téhéran, aurait été obtenu par Mohammed ben Salmane lors d'un appel téléphonique. 

Mais pour Dov Zerah, la vraie clé se trouve du côté d'Ankara : reçu à la Maison-Blanche le 25 septembre, Erdogan aurait dissuadé Trump de suivre un plan israélien visant à déstabiliser le régime iranien en s'appuyant sur les Kurdes irakiens  une région où Israël soutient depuis des décennies des alliances périphériques avec les peuples non arabes




Ce que Trump laisse passer à Erdogan

  • Probable vente de F-35, malgré les objections israéliennes
  • Silence sur les liens d'Erdogan avec la Russie
  • Abandon des Kurdes syriens et irakiens
  • Refus du plan israélien de déstabilisation iranienne

Une rivalité personnelle

Les tensions avec Netanyahou tiennent à plusieurs causes entremêlées : l'opposition interne de J.D. Vance, hostile à la guerre pour des raisons électorales ; un climat parfois ouvertement antisémite dans son entourage, où l'on entend dire que Trump ne serait qu'une marionnette de « Bibi »  

Et, selon l'auteur, une rivalité d'ego née des louanges mêmes que Trump avait adressées au Premier ministre israélien à la Knesset.

« Il est le boss et Bibi s'exécute. »
Formule attribuée à Donald Trump

Trump aurait ensuite écarté Israël de plusieurs négociations régionales, sans que Netanyahou ne réagisse publiquement — ce dernier attendant, selon l'auteur, la présentation du plan américain pour Gaza pour s'y opposer, porté par la conviction partagée en Israël qu'aucun accord avec le Hamas n'est aujourd'hui crédible après le 7 octobre.

Journal de JBCH ·                                   JBCH.info · page 1/2                 Août 2026. 

MBS et l'émir du Qatar

Pour Dov Zerah, Mohammed ben Salmane est devenu le véritable point d'appui diplomatique de Trump dans la région, porté par une fascination assumée du président américain pour l'argent et les hommes fortunés. 

Dès son retour au pouvoir, Trump avait rompu avec la ligne Biden sur l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi, avant d'engranger des promesses d'investissements saoudiens allant, selon les annonces, jusqu'à 1 000 milliards de dollars.

La contrepartie saoudienne

  • Présentation à Trump d'Ahmed al-Sharaa, ex-chef jihadiste
  • Feu vert américain à un programme nucléaire civil saoudien
  • Alliance militaire Riyad-Islamabad-Ankara face à l'Iran
  • Rapprochement conditionné aux Accords d'Abraham

Une prolifération à bas bruit

L'auteur pointe une contradiction centrale : Washington refuse à l'Iran l'accès au nucléaire tout en l'autorisant à l'Arabie saoudite, ouvrant la voie à des demandes similaires de l'Égypte ou de la Turquie. 

Les événements survenus depuis fin février auraient par ailleurs montré les limites de la protection américaine face aux Iraniens et aux Houthis, incitant Riyad à la prudence plutôt qu'à l'affrontement.


Le Qatar, argentier du Hamas

Le cadeau qatari d'un avion présidentiel estimé à 500 millions de dollars illustre, pour Dov Zerah, une dépendance embarrassante : Doha reste le principal soutien financier et idéologique du Hamas, tandis qu'Ankara héberge son bureau politique. 

Toute solution durable pour Gaza obligerait ainsi Washington à composer avec les deux mêmes capitales qu'il ménage par ailleurs sur d'autres dossiers sensibles.

Quatre hommes, quatre agendas  et un Washington qui arbitre de moins en moins.


Journal de JBCH info · page 2/2 Août 2026

France : La Doctrine anti-sioniste du Quai d'Orsay. JBCH N° 2608 - 104

JBCH RÉFLEXIONS

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Journal de JBCH Édition du jour 18 Août 2026
ChroniquePolitique & diplomatie



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La doctrine anti-sioniste de la France


Depuis plusieurs mois, la même mécanique se répète au Quai d'Orsay. Dès qu'il s'agit d'Israël, c'est non.

Depuis le Général de Gaule en 1067 qui déclencha l'embargo, , la Quai d'Orsay a banni Israël, se rapprochant des pays arabes dont le marché économique semblait si intéressant.

Puis il y a et Georges Pompidou qui répondait aux journalistes quand on parlait d'Israël : "Il n'y a pas d'abonnés au numéro que vous avez demandé" et surtout l'humiliation dans l'affaire des vedettes de Cherbourg ... 

Puis il y a eu Chirac et de Villepin avec la Centrale atomique "Osirak" bombardée et détruite par Israël 

le Quai d'Orsay tout puissant n'a pas pardonné , et dans ce bulletin, je voudrai évoquer trois autres affaires qui ont gravement porté préjudice à la France de par le dogmatisme  de ses fonctionnaires bornés :




Les Drones d'abord

Premier dossier : les drones. Dassault voulait construire sous licence des drones israéliens, les plus éprouvés au monde en matière de surveillance et d'interception. Technologie mature, immédiatement disponible. Refus du Quai d'Orsay. 

Officiellement pour « préserver les équilibres européens ». Officieusement, une ligne politique qui ne dit pas son nom. On en aurait bien eu besoin pour mener l'oprération Barkane au Mali 

Trois dossiers, trois refus

  • Drones — licence Dassault sur technologie israélienne, écartée
  • Cybersécurité — offre Check Point pour les ministères, refusée
  • Louvre — assistance israélienne pour le trésor volé, bloqué



Le cyber, ensuite

Deuxième dossier : Check Point. La société israélienne est le leader mondial de la cybersécurité. Ses produits protègent le Pentagone, la City de Londres et la plupart des capitales européennes. 

Sa proposition pour sécuriser les ministères français ? Refusée par le même canal. On en aurait bien eu besoin pour contrer cette semaine des attaques contre le Ministère des finances ou près d'un million de contribuables ont été piratés et leurs données mises aux enchères sur le darknet !

+47%Cyberattaques contre musées, mairies et hôpitaux français en 2025, pendant que la France tergiverse



Le trésor volé

Troisième dossier, le plus symbolique : le trésor de l'Impératrice Eugénie au Louvre. Volé en octobre 2025 dans la galerie d'Apollon :  diadème, broche reliquaire, parure d'émeraudes de Marie-Louise. 

La direction du Louvre avait demandé l'aide d'Israël pour retrouver ce trésor via des algorithmes de traçage et de reconnaissance sur le darknet, une expertise où les Israéliens sont numéro 1 mondial.

Demande arrêtée. Repoussée. Bloquée par le Quai d'Orsay.

« Nous faisons face à des intrusions de plus en plus sophistiquées. Refuser l'expertise israélienne, mondialement reconnue, affaiblit notre résilience. »Un cadre de la sécurité du musée, sous couvert d'anonymat

 


Vingt ans après en 2026, c'est pire !


Le paradoxe est total. On invoque la souveraineté pour refuser la meilleure technologie, puis on pleure notre retard.

Ce ne sont plus des choix diplomatiques. C'est une doctrine du refus, portée par des fonctionnaires anti-sionistes qui confondent politique étrangère et militantisme idéologique. 

Ils préfèrent voir la France vulnérable, son patrimoine pillé et son industrie à la traîne, plutôt que de serrer la main d'Israël.

Malheur sur ces fonctionnaires qui sacrifient l'intérêt national sur l'autel de l'idéologie.

Journal de  JBCH Août 2026 

lundi 17 août 2026

Elon Musk à Dimona ! JBCH N° 2608 - 103



JBCH Réflexions


JOURNAL INDÉPENDANT · IDÉES, ACTUALITÉ, SOCIÉTÉ.

JBCH LE 17 AOÛT 2026


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MOBILITÉ & ESPACE


En Israël, Elon Musk préparerait un méga-deal à 1,5 milliard : usine autonome à Dimona et Starlink pour les trains

Usine autonome dans le Néguev près de Dimona

Conduite autonome et internet par satellite pourraient bientôt transformer le Néguev et le réseau ferré

D'après ISRAËL - MOBILITÉ ET JBCH

Une négociation d'envergure serait en cours entre le Ministère des Transports israélien et Elon Musk pour implanter près de Dimona une usine dédiée aux technologies de conduite autonome. 


Le projet, évalué jusqu'à 1,5 milliard de dollars, s'inspirerait du modèle Intel de Kiryat Gat. et le gigantesque chantier de Nvidia à Kiryat Givon près de Yokneam.


La visite du milliardaire, reportée pour raisons de sécurité, serait désormais prévue fin août, avec réception officielle par Benjamin Netanyahu selon Globes.

Le second volet porterait sur un déploiement massif de Starlink : 


Wifi gratuit dans les trains, sur les autoroutes et les routes isolées, voire sur les vols intérieurs. Objectif : désenclaver le Néguev et la Galilée. À ce stade, 


Si ce projet se réalise, ce serait un enjeu stratégique majeur pour Israël.

Israel Railways et antenne Starlink

Israël Railways : le wifi Starlink pourrait équiper trains et gares du Néguev — illustration

Le poids du deal pour Israël

1,5 Md$ investissement estimé

Usine autonome à Dimona + Starlink trains/autoroutes

Protocole rare : réception par le Premier ministre

JBCH Réflexions Août 2026