Rechercher dans ce blog

lundi 11 mai 2026

Le Crépuscule de Poutine. JBCH N° 2605 - 1047

La fin de la Dictature en Russie est proche ...





Le 9 mai comme révélateur. Le défilé du 9 mai 2026 est l'un des moins triomphants de la période récente — et les deux instituts de sondage qui publient chaque semaine la popularité de Poutine se sont abstenus de rendre leurs résultats disponibles le vendredi 8 mai, sous le prétexte fallacieux d'un jour férié. 

La paranoïa documentée. Un rapport confidentiel d'un service de renseignement européen, transmis le 4 mai 2026 au Financial Times, à CNN et au média russe en exil Vazhnyye istorii, révèle que Poutine craint particulièrement l'usage de drones pour des attentats orchestrés par des membres de l'élite politique russe. Sa famille et lui ont abandonné leurs résidences habituelles, et les médias russes diffusent des contenus vidéo préenregistrés pour masquer sa réclusion.  

Les purges qui fracturent l'élite. Un ex-ministre de la Défense marginalisé, un proche collaborateur arrêté, des purges militaires à répétition, près de mille gardes du corps pour un seul homme : les signaux ressemblent moins à ceux d'un régime triomphant que d'un pouvoir qui se barricade.

Mais la mise en garde s'impose. La cote de popularité de Poutine reste à 71 %, du fait de la propagande, ce qui fait pâlir d'envie la plupart des dirigeants occidentaux et certaines rumeurs de coup d'État s'inscrivent dans une guerre psychologique menée par les services spéciaux occidentaux, dont les chances réelles de renversement restent très minces. Le régime vacille, mais il n'est pas encore tombé.


Analyse géopolitique · Russie / Ukraine. JBCH Réflexions 
Dossier exclusif. JBCH

Le crépuscule
de Poutine

Un défilé du 9 mai amputé à 45 minutes, mille gardes du corps, des purges incessantes, une économie sous perfusion : le maître du Kremlin gouverne désormais depuis un bunker — au sens propre comme au sens figuré.

Le 9 mai 2026, la Place Rouge n'a pas grondé comme à l'habitude. Le défilé militaire — vitrine annuelle de la puissance russe — a duré quarante-cinq minutes chrono, dans un dispositif sécuritaire sans précédent. Les deux instituts de sondage qui publient chaque semaine la cote de popularité de Poutine se sont abstenus de rendre leurs résultats disponibles ce vendredi 8 mai, sous le prétexte fallacieux d'un jour férié. Un silence éloquent.

Ce n'est pas un hasard : quelques jours plus tôt, un rapport confidentiel d'un service de renseignement européen — transmis au Financial Times, à CNN et au média russe en exil Vazhnyye istorii — révélait que Vladimir Poutine vit désormais dans la hantise permanente d'un assassinat ou d'un coup d'État, en particulier par drone, potentiellement avec la complicité de membres de son entourage immédiat.

Le Kremlin a coupé Internet à Moscou et Saint-Pétersbourg avant le 9 mai. Les résidences habituelles du président ont été abandonnées. Depuis le déclenchement de la guerre, Poutine se réfugie fréquemment dans des bunkers modernisés dans la région de Krasnodar, d'où il peut travailler pendant des semaines, coupé du monde extérieur — tandis que les médias russes diffusent des vidéos préenregistrées pour maintenir l'illusion d'une activité normale.

Les signaux de fragilité s'accumulent à un rythme inédit. L'arrestation de Rouslan Tsalikov, ancien premier adjoint de Choïgou, le 5 mars 2026, a constitué une rupture : en touchant un homme protégé par les garanties tacites accordées aux élites, Poutine a brisé le pacte de survie qui tenait son système. L'assassinat du général Fanil Sarvarov à Moscou en décembre 2025 avait déjà provoqué une réunion explosive entre Guerassimov, chef d'état-major, et les services spéciaux, chacun s'accusant mutuellement d'incompétence.

Sur le front militaire, la guerre en Ukraine dure depuis plus de quatre ans sans perspective de victoire définie. Les pertes humaines russes sont estimées entre 150 000 et 200 000 morts. L'économie tourne à plein régime de guerre — taux d'intérêt à 21 %, inflation galopante, main-d'œuvre épuisée — mais cette surchauffe est insoutenable à moyen terme. Le PIB russe a baissé de 0,3 % au premier trimestre 2026, malgré l'effort de guerre.

The Economist du 6 mai 2026 titrait sans détour : « Vladimir Putin is losing his grip on Russia » — un ancien haut fonctionnaire russe y signe une tribune affirmant que le système de loyauté qui fondait le pouvoir poutinien se lézarde irrémédiablement.

« Un ex-ministre de la Défense marginalisé, un proche collaborateur arrêté, des purges militaires à répétition, près de mille gardes du corps pour un seul homme : les signaux qui s'accumulent ressemblent moins à ceux d'un régime triomphant que d'un pouvoir qui se barricade. »

— Services de renseignement européens, rapport confidentiel, 4 mai 2026
Les chiffres d'un empire qui vacille
Taux directeur Banque de Russie
21 %
Niveau d'urgence de guerre
Durée du défilé du 9 mai 2026
45 min
Contre 1h30 les années précédentes
Cote de popularité Poutine
71 %
En baisse relative — mais opaque

La mécanique du délitement

La question n'est plus de savoir si le pouvoir de Poutine s'érode — c'est maintenant un constat partagé par les chancelleries occidentales. Elle est de savoir à quelle vitesse, et avec quelles conséquences. Trois scénarios circulent dans les cercles de renseignement : une déstabilisation interne par les élites militaires et sécuritaires fatiguées d'une guerre sans fin ; un enlisement prolongé où Poutine gouverne depuis son bunker pendant des années encore, affaibli mais cramponné ; ou une transition négociée, improbable mais non exclue, sous la pression combinée des oligarques, des siloviki dissidents et d'une économie à bout de souffle.

Ce qui est certain : l'image du tsar tout-puissant a pris des coups irréversibles. La mutinerie de Prigojine en juin 2023, suivie de sa mort suspecte, avait été le premier signal. L'offensive ukrainienne sur Koursk a montré que la Russie pouvait être frappée sur son propre sol. Et la trêve du 9 mai, obtenue sous pression — et violée dans les heures suivantes selon Kiev — a mis en lumière l'écart entre la rhétorique du Kremlin et la réalité du terrain.

⚠ Mise en garde analytique : Une partie des rumeurs de coup d'État est instrumentalisée dans le cadre de la guerre psychologique occidentale contre Moscou. La cote de Poutine à 71 % — même sondée sous contrainte — reste supérieure à celle de la plupart des dirigeants européens. Le régime dispose encore d'une répression redoutable, d'une rente pétrolière partielle malgré les sanctions, et d'une société majoritairement conditionnée par des décennies de propagande. La chute n'est pas imminente — mais la trajectoire, elle, est désormais lisible.

Analyse · 11 JBCH 2026  mai 2026Sources croisées — FT · The Economist · Reuters · Le Grand Continent · Atlantico · armees.com

dimanche 10 mai 2026

Jérusalem, Capitale éternelle d'Israël ... JBCH N° 2605 - 1046

JERUSALEM CAPITALE INDIVISIBLE D’ISRAËL

Fondée par le Roi David, la construction du Temple fut réalisée par son fils Salomon, Jérusalem a fêté ses 3 000 ans il y a quelques années.


Le Temple a été détruit une première fois par Nabuchodonosor, roi de Mésopotamie, qui expulse une grande partie des habitants de Jérusalem vers Babylone.


Seule l’élite du peuple juif en fait, a été exilée en Babylonie par Nabuchodonosor, après la destruction du Temple de Salomon. La plus grande partie du peuple est restée sur la Terre de Judée, pleurant et attendant la reconstruction du Temple. Les autres, les exilés à Babylone, idéalisent leur capitale perdue. D'une préfecture impériale, ils font une ville sainte et universelle.


Ces derniers, lorsqu'ils quittent Jérusalem détruite par Babylone, les déportés juifs abandonnent un royaume somme toute assez banal pour l'époque (586 av. J.-C.).




Pourquoi Jérusalem et pas les autres villes conquises par Nabuchodonosor ? A ces questions, les spécialistes actuels n'apportent qu'une série de demi-réponses toutes fondées sur une interprétation critique des livres bibliques. Très peu d'archéologie et beaucoup d'hypothèses d'où se dégage néanmoins une sorte d'explication minimale. L'exil à Babylone est très court puisqu'il ne dure que 49 ans. Comme n'importe quel empire, Babylone a besoin de ces élites étrangères pour éliminer toute velléité d'indépendance provinciale et renforcer son appareil d'Etat. Mais cette situation socialement satisfaisante ne plaît pas à tous les exilés.


Le processus s'accélère lorsque le roi Cyrus II de Perse s'empare de Babylone en 538 av. J.-C. Aux yeux des Juifs, ce souverain est providentiel. Il est l'instrument de Dieu pour libérer son peuple


L'empire Perse est un véritable creuset d'idées nouvelles dont bénéficient les penseurs juifs. Installés dans les grandes villes de l'Empire, comme Suse, au sud de l'Iran actuel, ces derniers rencontrent les Mages et leur culture s’enrichit au contact des plus grands savants de l’Empire


Il implique une morale religieuse fondée sur la Vérité et la Justice. Quoi qu'il en soit de ces influences mutuelles, les Juifs obtiennent le droit de retourner à Jérusalem pour y reconstruire le Temple. . C’est à la demande d’Esdras et sous la conduite du Roi Zorobabel que le retour et la construction du Temple vont s’accomplir. .


Il faut toute la persévérance de Néhémie, gouverneur impérial juif originaire de Suse, et du scribe Ezra qui met en texte la Torah jusqu’alors orale, au Ve siècle av. J.-C., pour mener à bien la restauration de Dieu sur son trône. Une hiérarchie du pur et de l'impur se met en place autour du Temple, du Saint des Saints aux murs de la ville, ultimes remparts du sacré contre le profane.


Le sacerdoce devient héréditaire, ce qu'il n'était pas à l'époque royale. Il échoit aux Lévites sadocites, descendants présumés de Sadoq, grand prêtre de Salomon. Le Temple est



désormais le seul sanctuaire habilité à pratiquer l'holocauste, c'est-à-dire le sacrifice par incinération complète de l'animal. Tous les autres sanctuaires juifs du monde tombent sous sa juridiction. Leur activité rituelle est limitée à l'abattage casher.


La diaspora juive, à l'origine constituée d'armées postées par les Perses aux marches de l'empire Asie Mineure, Babylone, Suse, ou d’autre juifs partis s’installer en Egypte, à Djerba ou en Espagne, reconnaît progressivement la primauté du Temple et lui envoie une dîme d'un demi-sicle d'argent tous les ans.


Les Sadocites concentrent tous les pouvoirs liés à leur charge : culte, magistrature, banque, assurance sociale. Mais le fisc impérial perse est confié à l'aristocratie laïque.


Il impose le shabbat à tous les Juifs et transforme la fête agricole de la Pâque en commémoration de la Sortie d'Egypte. La logique de " sanctification " d'Israël qui s'élabore à Jérusalem implique logiquement de décider qui est Juif. Les théologiens-juristes hésitent entre deux options contradictoires. La première, plutôt fermée, consiste à privilégier " le droit du sang ". D'où les nombreuses généalogies bibliques qui permettent d'agréger diverses tribus à Israël. La seconde accepte la conversion telle que l'illustre le livre de Ruth la Moabite.


C'est cette attitude qui prédominera lorsque l'Orient tout entier tombera aux mains d'Alexandre de Macédoine, en 333 av. J.-C, lors de sa victoire sur Darius. Alexandre reconnaît la sainteté de Jérusalem, et entre non pas en conquérant dans le Temple mais remplie d’humilité.


Les juifs aident Alexandre à construire et à faire prospérer la ville d’Alexandrie Dans un premier temps, Jérusalem conserve ses prérogatives d'Etat-Temple même si les Grands Prêtres sont maintenant nommés par les souverains grecs. D'abord les Ptolémées, rois d'Egypte, puis les Séleucides, souverains grecs de Syrie. L'aristocratie juive, une partie du clergé et une grande majorité de la diaspora adoptent alors la culture grecque.


Dès 285 av. J.-C., Ptolémée demande au Grand Prêtre de Jérusalem de lui envoyer 70 scribes agréés pour traduire la bible hébraïque en grec. C'est la version dite des Septante. Les Grecs peuvent accéder à la religion juive et il n'est pas impossible qu'une certaine forme de prosélytisme juif se soit développée dès cette époque.


A Jérusalem, le parti des hellénistes, favorable à l'assimilation, domine. Et souhaite transformer Jérusalem en cité grecque, rêvant peut-être d'un judaïsme universel. Le nom même de Jérusalem, Yéroushalaïm en hébreu, est expliqué par un jeu de mots grec : Hiéroushalaïm ne contient-il pas hieros, " saint " en grec ?


Toutefois, la situation va se dégrader sous le règne d'Antioche IV Epiphane de Syrie. Soucieux d'uniformiser son empire et d'en soutirer le plus d'argent possible, ce roi détourne une partie de la dîme juive et exige qu'on lui rende un culte divin à Jérusalem. En réaction, Judas Macchabée, de la famille sacerdotale des Asmonéens, prend les armes et se lance dans une véritable guerre sainte.


Ces derniers conduits par Mattathias et son fils Juda, battent militairement les grecs de Syrie.. En 152 av. J.-C., le Grand Prêtre asmonéen a pratiquement rendu son indépendance à Jérusalem. Mais de cet épisode, les juifs n’ont gardé que le côté spirituel, l histoire de la petite


Bernard Cohen-Hadria 2005 BBBB 3


fiole d’huile qui a miraculeusement duré 8 jours, juste le temps de fabriquer une nouvelle huile sainte, Les Asmonéens, conscients de la force du judaïsme dans le monde d'alors, commencent à se diviser.


Avant la conquête romaine de 63 av. J.-C., plus rien ne distingue ces rois-prêtres des autres souverains hellénistiques, si ce n'est le monothéisme juif. Les Hassidim les ont depuis longtemps abandonnés, leur préférant un " désert mystique ", qui fera son chemin .


Les juifs font appel aux romains pour arbitrer leurs différents … c’était faire entrer le loup dans la bergerie. Pompée rentre à Jérusalem en triomphateur, et le pays entre sous protectorat romain.


Mais l'homme qui va conduire Jérusalem à son apogée n'est pas un mystique. C'est même un demi-juif haï par bon nombre de ses coreligionnaires. Intronisé en 37 av. J.-C. par la " grâce de Rome ", Hérode le Grand transforme la ville, agrandit et embellit le Temple. Son sanctuaire est alors le plus vaste du monde romain. Il construit aussi la forteresse imprenable de Massada, En 64, la fin des grands travaux provoque une brutale augmentation du chômage en Judée. La fiscalité romaine et la misère poussent les paysans à rejoindre les zélotes, groupes religieux armés et indépendantistes.


En 66 commence la Guerre des Juifs et l'un des moments les plus tragiques de l'histoire d'Israël. Un témoin nous raconte les faits : Flavius Joseph. Rome est tenue en échec pendant quatre ans. Elle y perd toute une légion. Moyennant d'importants renforts, Titus, le fils de Vespasien, parvient néanmoins à assiéger Jérusalem en 70. Les insurgés retranchés dans le Temple refusent la paix honteuse qui leur est proposée. Les Romains incendient le sanctuaire et le détruisent pierre après pierre. Malgré ce traumatisme et la chute définitive du clergé, les Juifs ne renoncent pas à libérer Jérusalem.


Plus de 60 ans après, en 132, Bar Kokhba relève le défi. Il sera le dernier résistant à mourir pour Jérusalem avant le XXe siècle. Cette fois, la majorité des Juifs est expulsée de leur ville sainte. " La cité est rebaptisée « Colonia Aelia Capitolina ». le pays sera appelé pour la première fois « Palestine » par Hadrien. du nom de la région côtière des Philistins. Jésus n est donc jamais né en Palestine, mais en Judée " Des Juifs se re-manifestent sur cette terre, d’autres reviendront pourtant, et très rapidement. La petite communauté de Jérusalem se maintiendra à travers les siècles… et pour l’éternité.


Napoléon Bonaparte arrivé à Gaza puis à Jaffa demande aux juifs d’affirmer leur autorité sur cette terre qui leur appartient et il faudra attendre très exactement 1832 ans pour qu'enfin tous les Juifs du monde puissent tenir ce pari :L'an prochain à Jérusalem !


En 1860, alors qu’une partie du peuple est toujours restée sur cette Terre, à Jérusalem, Safed, Tibériade et bien d’autre lieux, d’autres juifs arrivent chassés de leurs pays par des massacres et des pogroms, le retour imprévu de ces Juifs fait sortir Jérusalem de ses remparts. La ville explose avec le siècle et redevient un enjeu national et religieux. Des clés pour comprendre. Eretz Israël est le lieu où naquit le peuple juif.


Apres l’Affaire Dreyfus qui empoisonnera la France de la fin du XIXeme siècle, Théodore Herzl crée le Sionisme, symbolisée par le retour à Sion et par la lutte de libération nationale


Bernard Cohen-Hadria 2005 BBBB 4


des juifs (acte de foi du Sionisme) et pour recouvrer l’indépendance d’abord contre les Turcs, elle se poursuit contre les occupants anglais.


C'est là qu'il acquit une culture à la fois nationale et universelle. et en fit don à l'humanité En conséquence, nous proclamons la fondation d'un Etat juif en terre d'Israël. " Alors que David Ben Gourion, président de l'Exécutif sioniste en Palestine, termine, le 14 mai 1948, la lecture de la déclaration d'indépendance d'Israël, les violences redoublent à Jérusalem. La ville est en feu depuis janvier, le Grand Mufti de Jérusalem, aidé d’anciens nazis promet du sang et du feu aux juifs, demande aux habitants arabes de quitter leurs maisons, pour y retourner une fois les juifs liquidés.


Dès le 15 mai, les royaumes arabes coalisés attaquent Israël. La Transjordanie est de loin le plus fort de tous et s'empare de la vieille ville de Jérusalem. Le quartier juif et d'autres secteurs sont vidés de leur population et livrés au pillage. Le mont Scopus, au nord-est de la vieille ville, où se situent l'université hébraïque de Jérusalem et l'hôpital Hadassa, se retrouve enclavé en plein territoire arabe. Les défenseurs israéliens de Jérusalem manquent cruellement d'entraînement - certains sont des réfugiés de la Shoah fraîchement débarqués en Israël -, mais réussissent néanmoins à tenir l'ouest de la ville jusqu'à l'armistice de 1949.


Telle Berlin en 1961, la cité est coupée en deux par un no man's land et un long mur de béton, c'est la " ligne verte ". Abdallah, souverain hachémite de Transjordanie et descendant du prophète Mahomet, contrôle le Haram al-Sharif et l'arrière-pays montagneux, la Cisjordanie.


Israël a survécu à sa première guerre, " mais c'est un corps sans âme, coupé de l'antique cité, explique Frédéric Encel, de l'Institut d'études politiques. Jérusalem-Ouest, la capitale du nouvel Etat, n'est pas Sion. " Le souvenir de ce douloureux statu-quo hante actuellement l'esprit des négociateurs israéliens.


Abandonné par les pays arabes, mais tenus sous tension par ces derniers, l’OLP se transforme en organisation terroriste, ayant pour but de frapper tout civil juif ou israëlien dans le monde. On se souvient du Massacre des Jeux Olympiques de Munich. L'OLP revendique la Jérusalem jordanienne, Al Qods, vieille ville comprise, pour en faire la capitale du futur Etat palestinien.


Jamais aucun autre peuple, aucun état autre que celui des juifs n a pris Jérusalem pour Capitale… Les Catholiques ayant choisi la nouvelle Jérusalem, l ont placé à Rome, la capitale des musulmans est à La Mèque en Arabie.


Jamais dans l’histoire les juifs ont été physiquement ou virtuellement absents de Jérusalem, et pour ceux qui résident en diaspora, la prière récitée à Paque est « Si je t’oublie Ô Jérusalem, que ma droite m’abandonne que ma langue se colle à mon palais… » Israël de son côté refuse toute restitution de souveraineté sur sa " capitale éternelle ", " libérée en 1967 " par le Général Moche Dayan et annexée en 1981 par la Knesset. Pour tenter d'expliquer le conflit opposant ces deux nations autour de Jérusalem et la nature de leurs légitimités respectives, Près d’un million de juifs résident à Jérusalem, contre deux cent mille arabes, il est indispensable de remonter au début du XIXe siècle. A l'époque, Jérusalem n'est qu'une petite ville plutôt insalubre de 8000 habitants aux confins de l'empire ottoman, dans la province syrienne du Bilad Al Sham. " Elle n'est pas un chef-lieu. L'administration du sultan réside en effet à Ramleh ", précise Frédéric Encel. Sous la tutelle des Turcs, la ville compte 2 000 chrétiens orthodoxes et arméniens ainsi qu'une communauté juive forte misérable d'environ 2 500 âmes.


C'est pourtant cette dernière qui se développe dès 1816. Des centaines de juifs religieux ashkénazes (d'Europe orientale) fuient les massacres et les pogroms en Europe de l’est, ils appartiennent au mouvement hassidique et rejoignent alors leurs coreligionnaires locaux. Malgré une misère chronique, une promiscuité aggravée par l'interdiction faite aux juifs d'agrandir les maisons qu'ils louent, la communauté va tellement se développer que, en 1840, elle devient la première des trois grandes confessions de la ville.


" Dès les années 1840-1850, écrit Catherine Nicault, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Poitiers, les juifs forment le groupe relativement le plus nombreux, avant de représenter, autour de 1870, un nombre sensiblement supérieur à celui des musulmans et des chrétiens réunis. " Cette arrivée massive ne change pourtant pas l'équilibre social ou politique de la cité.


Les clefs du pouvoir restent entre les mains du commissaire impérial, le Pacha, et des effendis, les " féodaux " arabes, propriétaires fonciers et gardiens du lieu saint musulman. Le conservatisme ottoman est tel qu'en 1863, alors que l'égalité entre musulmans et nonmusulmans est officialisée, les juifs, pourtant majoritaires, n'obtiennent aucun siège au Conseil municipal, contrairement aux chrétiens.


Le suffrage censitaire interdit à ces miséreux, endettés, soumis à diverses vexations dignes du Moyen Age européen et en outre considérés comme des étrangers, toute forme de représentation officielle. Leur sort émeut les juifs émancipés d'Occident. En 1860, le milliardaire britannique Moses Montefiore parvient à convaincre les dirigeants de la communauté ashkénaze de sortir de la ville et leur construit un nouveau quartier sur des terres acquises au sultan : Mishkénot Shaananim (les Demeures sereines). Divers mécènes et institutions juives lui emboîtent le pas. Toute une cité est bâtie pour accueillir les juifs nécessiteux au nord-ouest de la vieille ville, à l'aide d'une main-d'uvre arabe originaire d'Hébron, de Naplouse et même d'Egypte. Celle-ci se construit à son tour plusieurs quartiers sur les collines environnantes et dans les interstices des quartiers juifs.


A la veille de la Première Guerre mondiale, Jérusalem s'est considérablement étendue :


55 000 juifs cohabitent avec 16 000 chrétiens et 11 000 musulmans. Le nombre des chrétiens a dépassé celui des musulmans à partir de 1890 grâce à la venue massive de différentes congrégations millénaristes, allemandes et américaines. Leur présence permet aux Occidentaux de s'ingérer plus avant dans les affaires de Jérusalem avant d'y entrer de plain-pied le 11 décembre 1917, lorsque le général britannique Allenby reçoit la reddition des Turcs.


Avec la domination anglaise commence une période charnière dans l'histoire de la région. Le destin de Jérusalem s'en trouve bouleversé. Les Anglais en font la capitale de la Palestine mandataire (des deux côtés du Jourdain) et se présentent comme les garants d'un futur foyer national juif (déclaration Balfour) et d'une grande nation arabe. Le sionisme profite de cette mansuétude transitoire des Britanniques pour s'implanter durablement à Jérusalem, seule grande enclave juive au Proche-Orient.


Bernard Cohen-Hadria 2005 BBBB 6


Indifférents ou hostiles à la cause sioniste, les juifs religieux sont rapidement supplantés en nombre par ceux du Yishouv, c'est-à-dire les juifs laïques et sionistes de Palestine. Mais ces" nouveaux Yahoudin ", si différents des anciens, inquiètent les effendis qui craignent que Jérusalem ne se " judaïse ".


" Comme à l'époque de Saladin, Jérusalem est instrumentalisée par les Arabes qui ne tolèrent pas qu'Al-Qods soit revendiquée par des infidèles ", explique Frédéric Encel. Dès 1918, une série d'incidents anti-juifs émaillent la fête musulmane de Nabi Mousa. Sur le modèle du sionisme politique, mais sans sa dimension démocratique, les Arabes créent un conseil exécutif islamo-chrétien qui se réunit pour la première fois cette année-là. " Puis de nouveau en 1919 à Damas, explique Frédéric Encel. Les grandes familles de Jérusalem, les Hachémites du Hedjaz, les chrétiens du Liban, bref toute l'élite intellectuelle du monde arabe, évoquent alors pour la première fois Jérusalem. En cas d'indépendance, la grande majorité des participants n'envisage toutefois pas d'en faire la capitale d'un Etat arabe.


Elle préfère son rattachement à une grande Syrie. La dimension purement palestinienne de la lutte anti-sioniste n'est pas encore à l'ordre du jour. Et les nationalistes arabes, largement désunis, assistent impuissants au regroupement de toutes les institutions sionistes à Jérusalem ; à l'ébauche du futur Etat juif. En 1920, l'inauguration sur le mont Scopus de l'Université hébraïque, la première université de la région, ennoblit en quelque sorte le projet sioniste à Jérusalem. Elle le concrétise et participe à l'essor d'une ville qui se modernise rapidement. A force de ménager la chèvre et le chou, les Britanniques s'empêtrent dans une politique de plus en plus mal vécue aussi bien par les Juifs que par les Arabes. La frustration de ces derniers les conduit, en 1929, à perpétrer un terrible pogrome contre les antiques communautés de Safed et d'Hébron. Les sionistes y perdent leurs dernières illusions. Au rêve de convaincre les Arabes de l'avantage économique du sionisme succède un pragmatisme défensif.


Le Conseil exécutif sioniste adopte alors la ligne politique des " durs ", des héritiers de Zeev Jabotinski. Les deux principales milices juives, la Haganah et l'Irgoun, unissent leurs forces lors de la grande révolte arabe de 1936. Après trois ans de guérilla, les Anglais durcissent le ton contre le Yishouv et prennent une décision lourde de conséquences.


Pour éviter que les nationalistes arabes ne s'allient aux nazis, presque en vain, et à leur demande, ils éditent un " livre blanc " interdisant presque toute immigration juive en Palestine. Pour les juifs, c'est la pire des injustices : la Shoah s'annonce déjà mais la route de Sion, seul refuge susceptible de les accueillir en nombre, leur est dorénavant fermée... A la fin du conflit mondial, le Yishouv fera durement payer cette politique aux Anglais.


La guerre d'indépendance d'Israël va hypothéquer l'avenir du mandat et tous les plans diplomatiques faisant de Jérusalem un corpus separatum sous administration étrangère.


Le plan de partage voté par l'Onu le 29 novembre 1947 l'envisageait aussi. Les sionistes l'acceptent du bout des lèvres. Les Arabes le rejettent fermement. Il restera lettre morte.


Lorsque, en juin 1967, Israël déclenche la guerre des Six-Jours et conquiert Jérusalem-Est, c'est une ville figée et appauvrie qu'il découvre de l'autre côté de la ligne verte. La Jordanie n'avait fait qu'entretenir les lieux saints musulmans, privilégiant en fait Amman, sa capitale. Un véritable élan s'empare alors d'Israël, toutes tendances politiques confondues, remarque Frédéric Encel.



Un élan qui n'est pas encore passé puisque même Shimon Peres, la colombe travailliste et prix Nobel de la paix, a dit au moment des accords d'Oslo : "Jérusalem est négociable religieusement, pas politiquement". " La toute nouvelle domination juive permet également aux Arabes de recentrer leur lutte. " La première charte nationale dite palestinienne de 1964 ne revendique pas Jérusalem comme capitale de la Palestine. La ville est alors sous souveraineté musulmane


En 1968, date de la révision de la charte palestinienne, tel n'est plus le cas : Jérusalem redevient une revendication ", précise-t-il. Puis ce fut la Guerre de Kippour en 1973 et la victoire de Tsahal, sur tous les fronts,


Le nationalisme arabe  inexistant sur cette terre, jusqu’à cette date et instrumentalisé par les pays arabes jusqu'à la fin des années 70, et poussé par le KGB, obtient ses lettres de noblesse durant l'Intifada en 1988.


Ils transforment l’Esplanade du Temple en Dôme du Rocher, devenu l'icône des chébabs et d'une nation qui se reconnaît désormais comme telle. Mais sur le terrain, Jérusalem s'éloigne inexorablement de ce symbole doré. Dès 1967, la politique israélienne vise à cheviller la ville au reste du pays en agrandissant notamment l'étroit corridor qui y menait avant les Six-Jours.


Les Arabes qui refusent la nationalité israélienne gardent jusqu'en 1980 leur passeport jordanien. Une fois la ville annexée, déclarée " Capitale une et indivisible " d'Israël, ils obtiennent un statut de résident plus avantageux que celui des territoires occupés. 


Ce qui explique en partie pourquoi la ville sera peu touchée par l'Intifada. La reconstruction de quartiers juifs à l'est et au sud transforme une nouvelle fois sa physionomie.La ligne verte qui balafrait Jérusalem est progressivement effacée. Une nouvelle ville submerge totalement l'ancienne. Une ville très moderne de plus d’un million habitants, dont 85 % de juifs, qui rend illusoire tout retour aux anciens tracés. La première ligne de tramway la traverse entièrement, scellant son unité.


En 2000, abandonnant le processus de paix, sur les conseils « avertis » de M. Chirac Président de la France, Arafat revient sur sa promesse d’abandonner le terrorisme et déclare la guerre à Israël, c’est la seconde intifada, une guerre jusque là inédite, puisque le but est de détruire définitivement les fondations même de l’Etat d’Israël en promouvant des centaines d’attentats suicides, contre des civils, femmes et enfants.


Arafat crée ou aide des dizaines de milices laïques ou religieuses, comme le Hamas, mais c’est un revers, et la première victime est son « peuple "», qui se voit privé de liberté, et dont l’économie est exsangue, complètement détruite. Corruption, enseignement de la Haine, c’est l’héritage néfaste que laisse Arafat.


En 2003, les troupes américaines envahissent l’Irak du dictateur Saddam Hussein, principal bailleur de fonds de ce que l on appelle « l’Intifada II ». Le premier ministre d’Israël, Ariel Sharon construit un mur de sécurité pour protéger les civils israéliens des attaques suicides des islamikazes. Jérusalem est protégée, les tirs sauvages n’atteindront plus le quartier de Guilo. Les américains décident de mettre de côté Arafat et demandent aux palestiniens de se choisir un premier ministre… C’est Abbou Mazen qui est choisi, Arafat le limoge.


Arafat meurt le 11 Novembre 2004 à Clamart d’une étrange maladie du sang (on parle officieusement de SIDA-AIDS), son ami Jacques Chirac organise une cérémonie à l’aéroport de Villacoublay, Les funérailles officielles auront lieu au Caire et l’enterrement à Ramallah, des élections présidentielles surveillées ont lieu 30 jours plus tard et c’est Abbou Mazen qui est élu, des espoirs de calme et de paix comment à se dessiner.


En 2026, Israël compte 7,5 millions d’habitants dont 1,3 million d’arabes, tous citoyens israéliens. Jérusalem, sa Capitale compte 680 000 habitants dont 490 000 juifs.




Yom Yérushalaim, Jérusalem Capitale éternelle d'Israël ... JBCH N° 2605 - 1045

Yom Yerushalayim tombe cette année du coucher du soleil le 14 mai au soir du 15 mai 2026 — soit dans 5 jours.  



Ce que ça commémore : la réunification de Jérusalem lors de la Guerre des Six Jours en 1967, après 19 ans de contrôle jordanien sur la Vieille Ville, le Mur occidental et l'Esplanade du Temple. Pour le peuple juif, c'est l'accomplissement d'une attente de 2 000 ans résumée par la formule prononcée chaque année : "L'an prochain à Jérusalem".  




Pourquoi les États refusent de reconnaître Jérusalem : le plan de partition de l'ONU (1947) prévoyait un statut international pour la ville; Mais la Jordanie l'a envahie en 1948 tuant ou chassant tous les juifs de la vieille ville. 





Mais la résolution 1478 du Conseil de sécurité (1980) avec une majorité d'états musulmans déclare la loi israélienne sur Jérusalem nulle ; et la ville est revendiquée à la fois comme capitale par les arabes de Judée Samarie, parceque Mohamed aurait atteint le ciel a partir de ce lieu sur un cheval volant,  sacrée par les chrétiens parceque le Christ y aurait habité et y serait crucifié par les romains, et sublimée par les Juifs qui ne l'ont jamais quitté sauf sous la force de 1948 à 1967.

L'UE et la quasi-totalité du monde (qu'Ezekhiel appelle les 72 Nations)  ignore toute reconnaissance . Mais pour négocier, il faut être deux ! 

Seul, Donald Trump en 2018 a "osé" déménager l'ambassade US à Jerusalem, depuis une vingtaine de pays l'ont suivi. 




יוֹם יְרוּשָׁלַיִם

Yom Yerushalayim

Jour de Jérusalem — Fête nationale israélienne

28 Iyar 5786 · 15 mai 2026
✦ ✦ ✦

I. Ce que célèbre ce jour

Yom Yerushalayim commémore le 7 juin 1967 — le troisième jour de la Guerre des Six Jours — lorsque les parachutistes israéliens franchissent la Porte des Lions et atteignent le Mur occidental. Après 19 ans d'occupation jordanienne (1948–1967) pendant lesquels les Juifs se voyaient interdire l'accès à leurs lieux saints, la Vieille Ville de Jérusalem revient sous souveraineté israélienne.

« Ce matin, Tsahal a libéré Jérusalem. Nous avons retrouvé le lieu le plus saint de notre peuple. »— Moshé Dayan, ministre de la Défense, 7 juin 1967

Le Grand Rabbinat d'Israël a déclaré ce jour fête religieuse mineure, avec récitation du Hallel (psaumes de louange). Dans les rues de Jérusalem, la « Marche des drapeaux » rassemble chaque année des dizaines de milliers de personnes jusqu'au Mur occidental.

~1000 av. J.-C.
Le roi David conquiert Jérusalem et en fait sa capitale
70 apr. J.-C.
Destruction du Temple par Rome. Début de l'Exil.
1948
Création d'Israël. Jérusalem divisée. La Jordanie annexe illégalement la Vieille Ville.
1967
Réunification. Israël proclame Jérusalem comme  sa capitale éternelle.
1980
Loi fondamentale : Jérusalem, capitale une et indivisible d'Israël.

II. La signification profonde pour le peuple juif

Jérusalem n'est pas seulement une ville : elle est le cœur théologique et identitaire du judaïsme depuis trois mille ans. Le roi David en fit sa capitale vers l'an 1000 av. J.-C. Son fils Salomon y bâtit le premier Temple — lieu de la présence divine. Depuis la destruction du second Temple en 70 apr. J.-C., les Juifs concluent chaque seder de Pessah et chaque Yom Kippour par la formule : « L'an prochain à Jérusalem ». La prière quotidienne se fait tourné vers Jérusalem. Le Mur occidental est le dernier vestige du Temple : le lieu le plus sacré du judaïsme accessible.

1967 est donc vécu comme l'accomplissement d'une attente de presque 2 000 ans — non pas une conquête ordinaire, mais le retour miraculeux d'un peuple à son lieu d'origine après un exil millénaire.

III. Pourquoi la communauté internationale refuse de reconnaître Jérusalem comme capitale

Arguments juridiques et onusiens

  • Le Plan de partition de l'ONU (1947) prévoyait un corpus separatum : Jérusalem sous administration internationale.
  • La résolution 478 du Conseil de sécurité (1980) déclare la loi israélienne sur Jérusalem « nulle et non avenue ».
  • Le droit international ne reconnaît pas l'annexion de territoire par la force (Jérusalem-Est, 1967). Mais ce n'est valable que pour Israël
  • La CIJ (2004) a rappelé l'illégalité de l'a possession  des territoires de 1967. Mais ne rappelle jamais les annexions le massacre et l'expulsion des juifs de la ville en 1948 !

Arguments politiques

  • Les arabes de Judée-Samarie revendiquent Jérusalem-Est comme capitale de leur futur État. 
  • Les diplomaties européennes conditionnent la reconnaissance à un accord de paix négocié.
  • Les pays arabes et musulmans : enjeu de la mosquée Al-Aqsa et du Dôme du Rocher (3ᵉ lieu saint de l'islam). que l'on appelle "Esplanade du Temple" 
  • Reconnaître la capitale serait de briser un rêve islamique

En pratique, la quasi-totalité des ambassades étrangères siégeaient à Tel-Aviv jusqu'en 2018, date à laquelle les États-Unis, sous Donald Trump, ont transféré la leur à Jérusalem — décision reconnue par une vingtaine d'États (Guatemala, Kosovo, Kosovo, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Argentine, …), mais rejetée par l'UE, l'ONU  . La France maintient son ambassade à Tel-Aviv et souhaite conserver illégalement des territoires confiés par l'Empire Ottoman. 

Le statut de Jérusalem est l'une des questions les plus sensibles du droit international : trois grandes religions monothéistes y voient un lieu central de leur foi,  Mais Israël qui la possède depuis 3000 ans revendique sa souveraineté historique légitime.

IV. Une fête célébrée, mais aussi débattue

Au sein même d'Israël, Yom Yerushalayim fait l'objet de tensions. La « Marche des drapeaux » qui traverse un  quartier musulman de la Vieille Ville est perçue comme une provocation par les Arabes . Certains rabbins orthodoxes très minoritaires non-sionistes refusent de réciter le Hallel, estimant que cette réunificationn'est pas un miracle divin mais un événement politique. D'autres, au contraire, la célèbrent avec ferveur comme le début de la Rédemption (Gueoula).

Pour la diaspora juive, le jour est devenu sacré, il reste une occasion de réaffirmer le lien indéfectible avec Jérusalem — quelle que soit la position politique de chacun sur les frontières et la souveraineté. Depuis 3000 ans dans toutes joies comme dans les mariages le peuple juif pleure à cause des 2 temples que des nations hostiles ont détruit.

JBCH - Yom Yerushalayim 5786 · 15 mai 2026 · 59ᵉ anniversaire de la réunification
« Im eshkachech Yerushalayim, tishkach yemini » — « Si je t'oublie, Jérusalem, que ma main droite se dessèche » (Psaume 137)
https://www.youtube.com/watch?v=1hDgzZGHiQI

L'Europe a t elle pour but de nous contrôler ? JBCH N° 2605 - 1044

Messageries chiffrées, VPN, surveillance de masse : 

l'Europe sur le chemin de Big Brother ?


Signal, WhatsApp, Telegram. Trois applications, des milliards d'utilisateurs, et un problème commun aux yeux des États européens : elles chiffrent les communications de bout en bout, rendant leur contenu techniquement illisible — y compris par les gouvernements, les juges et les services de renseignement. 





Ce verrou cryptographique, conçu précisément pour protéger la vie privée des citoyens, est désormais dans le collimateur des parlementaires français et des institutions européennes. Et les arguments avancés sont, il faut le reconnaître, techniquement fondés : oui, le chiffrement complique les enquêtes antiterroristes. Oui, les narcotrafiquants utilisent Signal. Oui, des réseaux d'ingérence étrangère communiquent sur Telegram. La question n'est donc pas technique — elle est politique, philosophique et démocratique.





L'histoire des démocraties libérales enseigne une leçon constante et douloureuse : les restrictions des libertés fondamentales ne surviennent jamais brutalement, jamais frontalement. Elles avancent masquées, habillées de l'urgence sécuritaire du moment.



 Le terrorisme islamiste après le 11 septembre 2001 a produit le Patriot Act américain et des législations européennes d'exception qui ne sont jamais revenues à leur état initial. La pandémie de Covid-19 a normalisé des outils de traçage numérique et de contrôle des déplacements que personne n'aurait acceptés en temps ordinaire. Aujourd'hui, c'est le narcotrafic, le terrorisme et les ingérences russes ou chinoises qui servent de levier pour justifier l'accès généralisé aux messageries chiffrées et l'encadrement drastique des VPN. Le mécanisme est identique. Seul le prétexte change.


Briser le chiffrement des messageries — ou y installer des portes dérobées, les fameuses backdoors — ne signifie pas surveiller uniquement les terroristes et les narcotrafiquants. Cela signifie surveiller tout le monde, en permanence, avec la promesse que seuls les coupables seront ciblés. Or cette promesse est structurellement impossible à tenir. Une backdoor accessible aux services français l'est potentiellement aux services russes, chinois ou nord-coréens. Un outil de surveillance de masse conçu pour traquer les djihadistes sera utilisé demain contre les militants syndicaux, les journalistes d'investigation, les lanceurs d'alerte, les opposants politiques. Ce n'est pas de la paranoïa — c'est l'histoire de chaque régime qui a glissé de la démocratie vers l'autoritarisme, toujours en commençant par la surveillance des communications.





Le secret des correspondances n'est pas une invention d'internet. C'est un principe juridique et moral inscrit dans la tradition démocratique occidentale depuis le XVIIIe siècle, consacré par la Déclaration des droits de l'homme, protégé par la Convention européenne des droits fondamentaux. Il signifie que l'État n'a pas le droit de lire vos lettres — et par extension, vos messages — sans autorisation judiciaire préalable, individuelle et motivée. Ce que proposent les projets actuels, c'est l'inversion radicale de ce principe : la surveillance généralisée par défaut, avec des garanties judiciaires réduites à une fiction administrative.



Admettre que le chiffrement complique la surveillance, c'est admettre qu'il fonctionne. C'est précisément pour cela qu'il doit être protégé. Dans un contexte où les démocraties européennes font face simultanément à des menaces extérieures réelles et à des dérives autoritaires internes croissantes — Hongrie, Pologne hier, tentations populistes partout — affaiblir les outils de protection des communications privées revient à désarmer les citoyens face à l'État, au moment précis où ils en auraient le plus besoin.





Nos démocraties ne basculeront pas un matin dans la dictature par décret. Elles glisseront, lentement, par accumulation de mesures raisonnables, d'exceptions justifiées, d'urgences prolongées. L'interdiction des VPN et la surveillance des messageries chiffrées ne sont pas des détails techniques — ce sont des signaux politiques majeurs. Quand un État démocratique décide que la sécurité collective justifie de lire les messages privés de ses citoyens sans contrôle judiciaire réel, il a franchi une ligne qui, dans l'histoire, ne se franchit qu'une fois. La vraie question n'est pas de savoir si nous avons quelque chose à cacher. C'est de savoir si nous faisons encore confiance à ceux qui nous surveillent — et si nous le devrions.




samedi 9 mai 2026

Si Khadafi a financé Sarkozy ... Macron lui, en 2017 ... JBCH N° 2605 - 1043

EMMANUEL MACRON ET LES SOUPÇONS DE FINANCEMENT ALGÉRIEN (2017) : 


En février 2017, en pleine campagne présidentielle, Emmanuel Macron se rend à Alger. Alors qu’il n’est plus ministre mais simple candidat, il y prononce sa célèbre phrase sur la colonisation, « crime contre l’humanité ». 


Ce déplacement, officiellement politique, alimente depuis des soupçons de rencontres discrètes avec des oligarques algériens pour résoudre des tensions de trésorerie de sa campagne.




Macron a bien rencontré des figures du patronat algérien, dont Ali Haddad (président du Forum des chefs d’entreprisyes) lors d’un petit-déjeuner et d’une réunion officielle. 





Des sources journalistiques (Marc Endeweld, Off Investigation) évoquent aussi un dîner discret avec Issad Rebrab, première fortune d’Algérie à l’époque, et des contacts avec les frères Kouninef. Alexandre Djouhri, intermédiaire franco-algérien sulfureux déjà cité dans l’affaire libyenne de Sarkozy, aurait joué un rôle de facilitateur. 





Des témoignages rapportés (dont celui d’un ancien marchand d’armes et de sources algériennes) suggèrent un possible échange : soutien financier contre une ligne politique conciliante envers le régime d’Alger. 


À cette période, la campagne d’En Marche ! connaissait effectivement des difficultés financières. Les comptes officiels, validés par la Commission nationale des comptes de campagne, font état d’environ 5 millions d’euros de dons, complétés par un prêt bancaire de 11 millions obtenu tardivement. 


L’apparition ultérieure d’importantes sommes en liquide (notamment gérées par Alexandre Benalla pour la sécurité) a nourri les interrogations sur leur provenance. L’argent vient bien de quelque part !!!





Djouhri s’est pourtant vanté dans des conversations rapportées d’avoir « filé plus de 18 millions » (chiffre variable selon les sources), mais ces déclarations n’ont pas pour le moment de  valeur de preuve judiciaire.


 Aucune enquête du Parquet national financier ni mise en examen n’a visé aujourd’hui spécifiquement ce volet algérien. 


Les enquêtes ouvertes sur les comptes de campagne 2017 concernent principalement le recours aux cabinets de conseil (McKinsey) et non un financement étranger occulte. 


Ce récit s’inscrit dans une longue tradition française de soupçons de « Françalgérie » et de financements occultes (Sarkozy-Kadhafi en tête). 





Il repose sur des faisceaux concordants : timing des difficultés financières, rencontres avec des proches du pouvoir algérien, rôle d’intermédiaires controversés et opacité des flux en liquide.



Un vrai dossier « à charge » exigerait des investigations approfondies sur les circuits financiers, les agendas précis et les contreparties éventuelles. Le temps viendra pour prouver la forfaiture ...  ... 


Pour l’instant, ce récit circule surtout dans des enquêtes indépendantes et milieux critiques et la justice n’a pas à ce jour été officiellement saisie!…  Mais il n’y a pas de fumée sans feu !