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lundi 2 mars 2026

Macron et le Quai d'Orsay mis de côté JBCH N° 2603 - 916

La France se ridiculise sur la scène internationale : 

Entre poussière nauséabonde gaullienne et inertie présidentielle


La diplomatie française traverse une crise d’image et de crédibilité sans précédent. Alors que le monde s’agite face aux crises internationales, du Moyen-Orient à l’Afrique, leQuai d'Orsay semble figé dans des méthodes héritées de l’époque de de Gaulle : prestige, posture solennelle, calcul politique, et trahisons.  


Mais dans un monde où la rapidité, la décision et la communication directe sont essentielles, cette approche apparaît dépassée, voire risible.


Le président Emmanuel Macron , par ses hésitations et atermoiements, a aggravé cette perception. Entre déclarations tardives et positions nuancées qui frôlent l’ambiguïté, la France se retrouve spectatrice plutôt qu’actrice des événements.



 Pendant ce temps, des puissances plus réactives imposent leur influence et façonnent l’ordre mondial, laissant Paris à la traîne. Sur les réseaux sociaux et dans les sondages, la frustration monte : la France d’aujourd’hui semble incapable de défendre avec force ses intérêts ou de peser dans les négociations internationales.





Cette paralysie diplomatique s’accompagne d’un autre fléau intérieur : la montée de l’antisémitisme. Les actes et paroles haineux contre la communauté juive se multiplient, et l’État peine à conjurer cette violence sociale. Dans un contexte international tendu, cette incapacité à protéger ses citoyens juifs fragilise l’image de la France et alimente la critique : comment prétendre à un rôle de leader mondial si ses propres fondements républicains et moraux sont fragiles ?



La combinaison de ces échecs — diplomatiques et sociétaux — transforme le pays en caricature aux yeux de ses partenaires. L’opinion publique dénonce une diplomatie « poussiéreuse » et un pouvoir exécutif paralysé, incapable d’affronter les crises avec clarté et courage. La France risque ainsi de perdre non seulement son influence, mais aussi son autorité morale, jadis enviée dans le monde entier.




Pour redevenir crédible, Paris doit réformer sa diplomatie, clarifier ses choix et agir sans tergiverser, tout en s’attaquant fermement aux discriminations et à l’antisémitisme qui gangrènent le pays. 


Sinon, le prestige d’une nation autrefois respectée continuera de s’effriter, et la France restera spectatrice impuissante des bouleversements qu’elle aurait pu façonner.




Des Missiles iraniens, jusqu'à quand ? JBCH N° 2603 - 915

Iran : 

Une capacité balistique mise à l’épreuve par les frappes adverses


Selon plusieurs sources et experts militaires, l’Iran traverse une période critique concernant son arsenal de missiles. Le pays dispose d’un des plus grands stocks balistiques du Moyen-Orient, comprenant plusieurs milliers de pièces allant de missiles à courte portée à des systèmes capables d’atteindre jusqu’à 2 000 km. 


Ces engins sont fabriqués et entretenus dans plusieurs installations, dont des “villes de missiles” souterraines conçues pour protéger la production.




Pourtant, malgré cette puissance apparente, deux défis majeurs compromettent la capacité iranienne à maintenir un rythme élevé de frappes. Le premier est industriel et logistique. Les bombardements ciblés perturbent la fabrication et la maintenance des missiles, mettant sous pression les lignes d’approvisionnement et ralentissant la reconstitution des stocks. Même si les infrastructures souterraines offrent une protection relative, elles deviennent des cibles prioritaires pour réduire la production et la disponibilité des engins.





Le second défi est opérationnel. Les frappes adverses visent spécifiquement les lanceurs et les sites associés, réduisant ainsi la disponibilité des plateformes prêtes au tir. Dans des conflits précédents, environ un tiers des lanceurs avait été neutralisé. Aujourd’hui encore, les opérations visent autant la capacité de lancement que la chaîne de production elle-même.




Résultat : bien que l’Iran conserve une capacité balistique active et continue de lancer des missiles, le rythme actuel ne peut être soutenu indéfiniment. Les analystes estiment que les stocks pourraient ne suffire que pour une période très courte, peut-être d’une semaine seulement à l’intensité actuelle, avant que la pression combinée sur la production et la logistique n’entraîne une réduction significative des engins disponibles.





Cette situation place l’arsenal iranien dans une véritable guerre d’attrition technologique. À court terme, le pays peut encore frapper, mais chaque tir accélère l’épuisement des stocks et met à l’épreuve la résilience de ses infrastructures industrielles. 


Dans les heures et jours à venir, la question clé sera de savoir si Téhéran pourra maintenir ce rythme de lancement tout en reconstituant ses stocks, ou si la pression stratégique combinée finira par limiter de manière significative son potentiel balistique.





Joseph Szidlowski ... des moteurs pour les hélicopteres israeliens JBCH N° 2603 - 914

De Tarbes à Beit Shemesh : 

Quand l’industrie aéronautique française devient stratégique


L’histoire de Joseph Szidlowski et de Turbomeca illustre un pan discret mais crucial de l’industrie aéronautique française. Implantée à Tarbes, l’entreprise a pendant des décennies conçu et fabriqué des moteurs d’hélicoptères, certains équipant des appareils destinés à l’export, dont Israël. 


Ce savoir-faire, longtemps méconnu du grand public, a fait de Tarbes un centre technologique stratégique au cœur de la filière des hélicoptères.



Récemment rachetée par Safran, Turbomeca est désormais intégrée dans un réseau industriel mondial combinant recherche, production et maintenance. Cette évolution a renforcé l’influence de ses sites, mais a également accru leur sensibilité sur le plan géopolitique. 



Les installations de maintenance et de production ne sont plus de simples usines : elles incarnent un savoir-faire technologique à portée militaire.


L’usine de Beit Shemesh, récemment visée par des frappes qui ont échoué, en offre un exemple frappant. Les attaques visaient explicitement des infrastructures liées à la production ou la maintenance de moteurs d’hélicoptères, révélant la portée internationale et stratégique du travail initié à Tarbes. La vulnérabilité de ce site montre comment la localisation d’un savoir-faire peut devenir un enjeu militaire.




Cet épisode rappelle que l’industrie, la géopolitique et les ventes d’armement sont intimement liées. Un site productif, même lorsqu’il abrite des activités civiles ou duales, peut se transformer en cible en période de tension régionale. La chaîne qui relie Tarbes à Beit Shemesh est ainsi un exemple vivant de la manière dont l’expertise industrielle française s’inscrit dans des enjeux de sécurité mondiale.





À travers ce lien discret mais stratégique, on comprend combien les choix industriels, les alliances et les ventes technologiques influencent directement la sécurité et la stabilité régionale, et pourquoi chaque usine, chaque moteur conçu à Tarbes, ou à Beit Shemesch peut se retrouver au cœur de calculs militaires et diplomatiques internationaux.



Israël et Arabie ... Alliance pérenne depuis 2017 JBCH N° 2603 - 913

Une alliance discrète face à un ennemi commun


Depuis près d’une décennie, un rapprochement stratégique inédit s’est opéré entre Israël et l’Arabie saoudite, longtemps ennemis officiels. À la manœuvre, le prince héritier Mohamed Ben Salman connu sous le sigle MBS, qui a progressivement redéfini la diplomatie du royaume autour d’un objectif central : contenir l’expansion régionale de l’Iran.


Dès 2018,  MBS avait rencontré Nathayaou à Néom, à 40 Km d'Eilat, négociations secrètes avec le , parfois en marge des positions opposées du roi Salman. Ces échanges s’inscrivaient dans une vision plus large, incarnée par le projet futuriste de Néom censé faire de l’Arabie saoudite un hub technologique régional, en partie connecté à l’expertise israélienne.




Officiellement, Riyad a longtemps soutenu une politique d’apaisement avec Téhéran, allant jusqu’à renouer des relations diplomatiques sous médiation chinoise. Mais dans les coulisses, la méfiance est restée intacte. Pour MBS, la négociation n’a jamais signifié renoncement : elle servait avant tout à gagner du temps, à stabiliser l’économie et à renforcer les alliances sécuritaires.



Aujourd’hui, alors que l’Iran multiplie les menaces et les tentatives d’attaques contre Riyad et les infrastructures pétrolières, cette ambiguïté apparaît au grand jour. Le royaume se retrouve en première ligne d’un affrontement indirect qui dépasse largement le cadre bilatéral. Quand les raffineries brûlent, ce sont les peuples qui paien




À Abqaiq un site del'Aramco devient le symbole d’une guerre qui menace la stabilité mondiale et sacrifie l’avenir au profit des rivalités géopolitiques.




Les attaques du 7 octobre 2023 ont constitué un séisme géopolitique. Elles visaient  à briser la normalisation en cours entre Israël et les monarchies sunnites. Ce processus, perçu par l’Iran comme une menace stratégique majeure, risquait d’isoler durablement Téhéran dans la région.



Depuis, les discussions entre Riyad et Jérusalem ont ralenti, mais l’alliance de fait n’a pas disparu. Elle s’est simplement rendue plus discrète, plus prudente, sous la pression de l’opinion publique arabe et du conflit à Gaza.




Cette rivalité s’incarne aussi dans le réseau de milices pro-iraniennes déployées dans toute la région. Leur architecte principal fut  Qassem Souleimani , chef de la Force al-Qods, éliminé en 2020 par une frappe américaine.


Derrière les calculs stratégiques modernes se cache une réalité plus ancienne : la rivalité sunnite-chiite, née au VIIᵉ siècle, continue de structurer le Moyen-Orient. L’Iran chiite se voit comme le protecteur des « opprimés » face aux monarchies sunnites, tandis que Riyad défend son rôle de gardien du monde sunnite.




Israël, dans ce jeu, apparaît davantage comme un allié tactique que comme un acteur idéologique. Pour l’Arabie saoudite, il s’agit d’un partenaire militaire et technologique face à une menace existentielle. Pour Israël, Riyad représente un pilier contre l’encerclement iranien.



L’alliance israélo-saoudienne n’est ni sentimentale ni idéologique. Elle est née de la peur commune de l’Iran, de la volonté de préserver la stabilité économique et de l’ambition de remodeler la région. Les événements récents montrent toutefois sa fragilité.


Entre pressions populaires, conflits persistants et escalades militaires, Riyad marche sur une ligne étroite. MBS tente de concilier modernisation, leadership régional et survie politique, tout en affrontant un voisin iranien déterminé à contester son influence.



La confrontation actuelle révèle une vérité durable : malgré la technologie, la diplomatie moderne et les projets futuristes, le Moyen-Orient reste façonné par des lignes de fracture anciennes. La rivalité sunnite-chiite, instrumentalisée par les États, nourrit les conflits contemporains.


Dans ce contexte, l’alliance entre Israël et l’Arabie saoudite demeure un pacte de nécessité, plus qu’un choix de cœur. Un pacte fragile, exposé à chaque crise, mais que ni Riyad ni Jérusalem ne peuvent réellement se permettre d’abandonner.





dimanche 1 mars 2026

Le Jeûne de Pourim ... JBCH N° 2603 - 912


Pourquoi jeûne-t-on à Pourim, alors que c’est une fête d’allégresse ?

La fête de Pourim célèbre la délivrance miraculeuse du peuple juif de l’extermination planifiée par Haman dans l’Empire perse, telle que racontée dans le  Livre d'Esther. On y rit, on festoie, on se déguise, on donne aux pauvres et on lit la Méguila en mémoire de ce renversement de fortune miraculeux. 





Pourtant, Pourim est précédé du jeûne d’Esther (Ta’anit Esther), observé le 13 Adar, la veille de la fête. Ce jeûne n’est pas une commémoration d’un désastre, mais plutôt une remémoration du jeûne collectif que la reine Esther demanda au peuple avant d’aller plaider auprès du roi Assuérus, risquant sa vie pour obtenir l’annulation du décret de mort. Les Juifs s’unirent alors dans la prière et l’abstinence pour implorer la miséricorde divine avant la bataille décisive contre leurs ennemis. 





Ce contraste apparent — un jeûne suivi d’une explosion de joie — reflète une idée profonde dans la tradition juive : la délivrance ne va pas de soi, elle est précédée d’introspection, de prière et d’humilité. Le jeûne symbolise cet état d’esprit intense où l’on retire les distractions matérielles pour se tourner vers l’essentiel — la survie, la communauté, la foi. 


Dans l’histoire juive, nombreux sont les moments où la victoire fut précédée de privations ou de sacrifices. On retrouve cette logique dans d’autres jeûnes communautaires liés à des périodes de conflit ou de péril, souvent conçus comme un appel à la responsabilité collective et à la reliance divine. 




Ce que cela nous apprend face aux défis contemporains. En 2026, au lendemain d’opérations militaires spectaculaires d’Israël et de tensions régionales accrues, l’idée d’un jeûne précédant une célébration peut avoir une résonance symbolique forte. La société, qu’elle soit en temps de guerre ou de paix, est souvent confrontée à des moments qui demandent réflexion, préparation intérieure et solidarité avant l’allégresse ou un triomphe apparent.





La victoire tactique ou stratégique, qu’elle soit militaire ou politique, n’est jamais automatique. Même après des succès, la paix durable, la cohésion interne et l’équilibre moral demeurent des défis. Dans ce sens, Pourim et son jeûne peuvent être vus comme une métaphore : les victoires externes sont précédées d’efforts internes — de retenue, de préparation et d’unité — et ce n’est qu’après cette phase difficile que l’on peut célébrer avec un cœur léger.


Un enseignement pour l’avenir de l’humanité : Alors que le monde affronte crises, guerres, inégalités et tensions religieuses, l’alternance entre jeûne et joie à Pourim rappelle une vérité universelle : la vraie victoire ne réside pas seulement dans l’issue d’une bataille, mais dans la transformation intérieure qui la précède

Cette tension entre préparation, sacrifice et réjouissance des résultats pourrait inspirer non seulement les communautés religieuses, mais toutes les sociétés humaines en quête de stabilité, de paix et de sens. 



vendredi 27 février 2026

Adar , et l'année embolistique JBCH N° 2602 - 911

Adar, le mois en double : 

Quand le temps devient une affaire d’équilibre


Dans le calendrier hébraïque, le mois d’Adar occupe une place singulière. Tous les deux ou trois ans, il apparaît en double : Adar I et Adar II. Une anomalie apparente, mais qui révèle une réflexion millénaire sur le temps, la nature et l’humanité. 


Ce système, fondé sur un calendrier luni-solaire, vise à harmoniser les cycles de la Lune avec ceux du Soleil, afin que les fêtes religieuses restent en phase avec les saisons.



Une année embolistique est une année où l’on ajoute un mois supplémentaire pour aligner le calendrier lunaire sur le cycle solaire. Dans le calendrier hébraïque, ce mois supplémentaire est Adar I, placé avant le mois d’Adar “normal” (Adar II).


Cette correction permet de maintenir les fêtes religieuses dans la bonne saison et d’assurer l’harmonie entre Lune et Soleil. règle, déjà discutée dans le TALMUD fut institutionnalisée au IVᵉ siècle par HILLEL 2.  Elle permet d’éviter qu’une fête printanière, comme Pessa’h, ne dérive vers l’hiver. Le calendrier hébraïque refuse ainsi de choisir entre Lune et Soleil : il les fait dialoguer.




Derrière ce calcul se cache une symbolique profonde. Le cycle lunaire, d’environ 29 jours, est souvent rapproché du cycle féminin, de la fertilité et du renouvellement. Il évoque un temps organique, intime, en mouvement. Le calendrier solaire, lui, impose une stabilité : 365 jours, des saisons fixes, un rythme agricole et social prévisible. Deux visions du monde se rencontrent : l’une fluide, l’autre structurée.



Pour Maïmonide cette articulation entre science, foi et nature illustre la sagesse du judaïsme. Le temps n’y est pas subi, il est ajusté. Doubler Adar, c’est reconnaître que le réel ne se laisse pas enfermer dans un cadre rigide.


Nous constatons que les fêtes juives sont calquées sur les grands événements agricoles : Les fêtes juives sont   alignées sur le calendrier agricole d’Israël : Pessa’h coïncide avec la récolte de l’orge, Chavouot avec celle du blé, Souccot célèbre la fin des récoltes et la vie dans les champs. Cette synchronisation relie spiritualité et cycles naturels, inscrivant la foi dans le rythme de la terre.




Aujourd’hui, cette réflexion prend une dimension nouvelle. À l’heure du dérèglement climatique, de la crise écologique et de l’accélération numérique, la question du rythme devient centrale. Le monde moderne fonctionne presque exclusivement sur le temps solaire, industriel et productiviste. Les calendriers traditionnels rappellent, eux, l’importance des cycles naturels et humains.


Adar, mois de la joie et du renversement, symbolise cette souplesse. Il enseigne que l’équilibre ne vient pas de la domination d’un système, mais de leur harmonisation. Entre Lune et Soleil, entre biologie et technologie, entre tradition et innovation, le temps reste un espace à négocier.


Plus qu’un héritage religieux, le calendrier hébraïque propose ainsi une philosophie de l’avenir : apprendre à synchroniser nos sociétés avec la nature, plutôt que de les opposer. 


Dans un monde en quête de repères, le double Adar rappelle que survivre, c’est d’abord savoir s’ajuster. Nous garderons toujours notre Libre arbitre 







jeudi 26 février 2026

2026, Paris, une Mairie à la dérive ... JBCH N° 2602 - 910

Paris 2026 : la capitale qui s’effondre sous une gestion municipale à la dérive


Mon Paris, autrefois vitrine du monde, mon Paris que je connais comme ma poche, mon Paris a perdu toute sa superbe à cause d'une politique dominée par des écologistes naïfs, stupides, voire même criminels.


Paris est en train de devenir une métropole que ses propres habitants fuient. La note catastrophique de 3,4/10 attribuée par l’Institut Montaigne en 2026 à la gestion financière de la Ville – la pire de France parmi les douze plus grandes communes – n’est que le symptôme visible d’un effondrement plus large, à la fois budgétaire, sécuritaire, sanitaire et urbain.




Sur le plan financier d’abord : la dette par habitant atteint 4 939 € (+170 % depuis 2014), le délai théorique de désendettement explose à 38 ans et l’investissement, pourtant massif (1,8 Md€ en 2024), est financé presque exclusivement par l’emprunt.


La capitale vit à crédit permanent, incapable de dégager la moindre épargne de gestion sérieuse. Pendant ce temps, les commerçants ferment boutique les uns après les autres : loyers intenables, clientèle qui fuit, sentiment d’insécurité permanent. Les artères jadis prestigieuses se transforment en succession de rideaux baissés et de locaux à l’abandon.




La sécurité s’est effondrée. Le trafic de drogue s’étale désormais au grand jour dans de nombreux quartiers, des points de deal fixes fonctionnent en plein jour à quelques centaines de mètres des commissariats. Les forces de l’ordre municipales, mal employées, semblent impuissantes face à une délinquance qui ne se cache même plus.



Les sans-abri, eux, se comptent par milliers dans les rues, sous les ponts, dans les squares. Les campements se multiplient, les rodéos urbains nocturnes deviennent banals et les agressions violentes – y compris contre des personnes âgées ou des femmes seules; elles ne font plus la une tant elles sont quotidiennes.




La propreté ? Un désastre. Paris est envahie par une marée de rats que la mairie semble avoir renoncé à juguler. Les ordures s’entassent, les poubelles débordent, les trottoirs sont maculés d’urine et d’excréments. La saleté généralisée, combinée à la pollution automobile aggravée par les choix idéologiques, rend la respiration difficile dans de nombreux arrondissements.``




Car c’est bien là le cœur du problème : une politique urbaine imposée par une vision « verte » dogmatique et déconnectée du réel. Les pistes cyclables imposées à marche forcée, souvent mal conçues, ont rétréci les voies au point de créer des embouteillages monstres permanents.




Les automobilistes parisiens et franciliens perdent des heures chaque jour dans des bouchons absurdes, augmentant d’autant la pollution réelle (particules fines, NOx) que l’on prétendait combattre. Les voitures sont diabolisées, les vélos et trottinettes sacralisés, même quand leur usage anarchique met en danger piétons et enfants. Priorité aux modes doux… sauf quand il s’agit de faire respirer la ville.




Paris est sale, dangereuse, embouteillée, endettée jusqu’au cou et en train de perdre son âme commerçante. Beaucoup d’habitants, de travailleurs et de touristes ne s’y sentent plus en sécurité ni à l’aise.

« Je n’y mets plus les pieds », répètent aujourd’hui des milliers de Franciliens qui, il y a encore dix ans, venaient y flâner le week-end.

La capitale mérite mieux qu’une gestion municipale qui accumule les déficits en milliards, les rats, les campements, les points de deal et les embouteillages permanents, tout en se drapant dans une écologie punitive et mal exécutée. Paris n’est plus la ville lumière : c’est une ville lumière éteinte, asphyxiée par ses propres choix.




Pierre Lurçat dans MBATIM Versailles. JBCH N° 2602 - 909

Autopsie d’un mensonge : Leila Shahid, le mythe de la Palestine et ses idiots utiles

Par Pierre Lurçat,
[25 février 2026]

Shahid entre Chirac et Arafat (yma’h shemo)

Comme l’observait Eliezer Cherki au lendemain du 7-octobre, un mur de mensonges s’est effondré dans le fracas et l’horreur du plus grand pogrom commis depuis la Shoah« Le mensonge n’a pas de jambes » dit le dicton hébraïque, c’est pourquoi il est voué à s’effondrer tôt ou tard.

C’est bien ce qui arrive au grand mensonge de la Palestine, tissé depuis près d’un siècle par des générations de diplomates, de journalistes et de propagandistes de tout poil… Leila Shahid occupait une place de choix parmi ceux-ci.

Première femme à représenter la « Palestine » en France, selon sa biographie officielle, elle avait pour particularité, entre autres, d’être devenue l’ambassadrice d’un pays qui n’existe que dans l’esprit fertile et maléfique des fonctionnaires du quai d’Orsay.

La « Palestine » qu’elle prétendait incarner dans les médias français et ailleurs était le produit monstrueux du seul mouvement national porté sur les fonts baptismaux par les trois grands totalitarismes meurtriers du vingtième siècle :

– le nazi,

– le communiste,

– et celui des frères musulmans.

S’agissant du premierShahid avait un lien familial étroit avec le nazisme puisqu’elle était la petite nièce du grand Mufti pronazi Hadj Amine al Husseini, de sinistre mémoire…

Un des indéniables talents de Leïla Shahid, durant sa longue carrière de diplomate au service du mensonge palestinien, fut de nouer des relations avec de nombreux intellectuels et figures publiques, y compris – hélas – de nombreux Juifs.

Ceux-ci remplirent une fonction importante dans le succès planétaire du mensonge de la « Palestine » arabe.

J’analyse dans mon livre Les mythes fondateurs de l’antisionisme contemporain les éléments essentiels de ce mensonge et je m’interroge, dans la nouvelle édition du livre à paraître, sur le paradoxe de la victoire de la propagande du Hamas concomitante à sa défaite militaire depuis le 7-Octobre. Il ne fait aucun doute qu’un des symptômes, mais aussi une des causes de cette victoire paradoxale est le fait que

… la cause palestinienne ait pu mobiliser d’innombrables « idiots utiles », y compris des Juifs, depuis l’époque d’Arafat et jusqu’à aujourd’hui…

Idiots utiles : Shahid avec Esther Benbassa et son mari

Il suffit pour s’en convaincre de lire les messages de condoléances adressés par ces idiots utiles à l’occasion du décès de Shahid, qui ne faisait pas mystère de son hostilité irréductible pour l’État d’Israël.

Parmi les derniers exemples en date de ces idiots utiles de la cause palestinienne, figurent en bonne place ceux de la rabbine Delphine Horvilleur et de l’académicien Alain Finkielkraut qui ont apporté leur soutien à la reconnaissance de la Palestine par Emmanuel Macron.

Leur responsabilité est lourde, devant l’Histoire et devant l’impératif suprême de garantir la sécurité du peuple Juif.

Mais comme tous les mensonges, celui de la Palestine est en train de s’écrouler dans les ruines de Gaza, comme le mensonge nazi s’est effondré dans les ruines de Berlin. PL

Pierre LurçatVu de Jérusalem


NB Mon dernier livre, Jusqu’à la victoire ! la plus longue guerre d’Israël, est disponible sur Amazon, à la librairie du Foyer à Tel-Aviv et au centre Begin de Jérusalem.


Paracha Tetsavé : Moîse absent JBCH N° 2602 - 908

Tetsavé : 

Présence cachée, mémoire du mal et dignité du visible


La paracha Tetsavé occupe une place singulière dans le cycle biblique. Elle est la seule, depuis le début du livre de l’Exode, où le nom de Moïse n’apparaît pas explicitement. 


Cette absence n’est pas anodine. Elle s’inscrit dans une semaine où le peuple juif se prépare à Pourim, fête paradoxale par excellence, où Dieu semble absent du récit, dissimulé derrière les événements, les intrigues politiques et les retournements humains.

Tetsavé décrit longuement le service du Temple, l’huile pure pour la Ménorah, la fumée du Ketoret, et surtout les vêtements sacerdotaux. À travers ces prescriptions minutieuses, la Torah ne cherche pas à enfermer le sacré dans un rituel figé, mais à rappeler que la proximité divine ne se laisse jamais saisir directement.  A propos de la fumée de l’encens, le Ketoret symbolise une présence insaisissable : Dieu se manifeste précisément là où l’on ne peut ni le voir ni le posséder. La fumée monte, se disperse, disparaît. Elle rappelle que toute tentative de captation du divin est vouée à l’échec.




Cette idée prend une résonance particulière à l’approche de Pourim. Dans la Méguila d’Esther, Dieu n’est jamais nommé, mais Son action traverse toute l’histoire. Tetsavé nous enseigne ainsi que l’absence apparente n’est pas un abandon, mais une autre forme de présence, plus discrète, plus exigeante, qui appelle la responsabilité humaine.


Le Chabbat où Tetsavé est lue est aussi celui de Zakhor, l’injonction de se souvenir de l’attaque d’Amalek. Amalek incarne l’hostilité gratuite, la violence qui vise les plus faibles, le refus même de l’éthique. Haman, dans l’histoire de Pourim, est présenté comme son héritier spirituel. Ce rappel n’est pas un appel à la vengeance, mais un devoir de lucidité : le mal ne disparaît pas de lui-même, il se transforme, se déguise, se recompose.




Dans un monde contemporain marqué par le terrorisme, l’antisémitisme et les menaces existentielles contre Israël, cette mémoire prend un relief particulier.  Amalek représente aussi la figure du « grand Autre », celui qui nie au peuple juif le droit même d’exister. 


Aujourd’hui encore, cette négation s’exprime sous des formes nouvelles : Antisémitisme décomplexé, délégitimation politique, haine sur les réseaux sociaux, violences ciblées, pressions diplomatiques ou militaires et peivent aller jusqu'aux meurtres.



La situation sécuritaire d’Israël, confronté à des ennemis qui contestent son existence, sa légitimité, et celle des Juifs attaqués dans le monde simplement parce qu’ils sont Juifs, font douloureusement écho à ce commandement du souvenir. Zakhor n’est pas une invitation à vivre dans la peur, mais à refuser l’aveuglement, et d'être vigilents.


Enfin, Tetsavé consacre de longs passages aux vêtements des prêtres : le pectoral, l’éphod, la tunique, la tiare. Ces habits ne sont pas de simples ornements. Ils expriment la dignité, la responsabilité et la visibilité du service sacré. Le Cohen ne se cache pas : il assume, dans son apparence même, sa mission.


Dans ce mois d'Adar, mois consacré à la Joie, l’approche de Pourim, parfois qualifié de       « carnaval d’Israël », cette réflexion sur le vêtement prend une dimension supplémentaire. Se déguiser, c’est jouer avec l’identité, mais aussi la révéler autrement. Derrière les masques, se pose la question essentielle : qui sommes-nous vraiment, lorsque les certitudes vacillent ?



Dans un monde où l’image est omniprésente, dans lequel les réseaux sociiaux imposent leur dictature médiatique, où l’identité juive est parfois attaquée, parfois dissimulée, parfois revendiquée, Tetsavé nous invite à conjuguer intériorité et visibilité. Être fidèle sans arrogance, visible sans provocation, digne sans orgueil, mais vivants , présents et actifs au service de l'autre (Lévinas).


Ainsi, cette paracha tisse un lien profond entre spiritualité, mémoire et actualité. Elle nous enseigne que Dieu se tient souvent dans le retrait, que le mal exige vigilance, et que la dignité humaine se construit malgré tout autant dans le visible que dans l’invisible. 


Face aux défis politiques, militaires et identitaires de notre époque, Tetsavé nous rappelle que la force du peuple juif réside moins dans la domination que dans la fidélité à sa mission morale et spirituelle.