Rechercher dans ce blog

samedi 9 mai 2026

Le GIEC ... créé pour faire peur aux populations ... JBCH N° 2605 - 1041

 GIEC : quand la science de la peur prend le pas sur la science des faits

JBCH daprès Atlantico … 10 Mai 2026


Pendant trois décennies, un scénario a dominé le débat climatique mondial, alimenté les unes de journaux, justifié des politiques industrielles dévastatrices et plongé des générations entières dans l'éco-anxiété : le RCP 8.5, scénario-catastrophe d'un réchauffement pouvant atteindre cinq degrés à l'horizon 2100. 


Or le GIEC vient discrètement mais officiellement de le reléguer au rang de fiction improbable. L'aveu est historique. Le silence médiatique qui l'entoure est assourdissant.




La question qui s'impose dès lors avec une clarté brutale est la suivante : sur quelle base scientifique réelle des dizaines de milliers d'articles, de rapports gouvernementaux et de discours politiques ont-ils été construits pendant vingt ans ? La réponse est inconfortable : sur des hypothèses contestées dès leur origine concernant l'évolution de la consommation de charbon, la démographie mondiale et le rythme de déploiement des énergies renouvelables. 




Des scientifiques dissidents l'avaient dit, écrit, démontré. Ils furent marginalisés, raillés, accusés de climato-scepticisme — cette étiquette commode qui dispense de tout débat sérieux.




Samuel Furfari, ingénieur et ancien conseiller de la Commission européenne, le formule sans détour : les modèles les plus alarmistes ont été systématiquement préférés aux projections médianes, non par rigueur scientifique, mais parce que la gouvernance climatique internationale fonctionne à la peur. 


La peur mobilise. La peur finance. La peur légitime des politiques publiques autrement indéfendables sur le plan économique. Jean Jouzel lui-même, figure tutélaire du climatisme institutionnel français, a publiquement évoqué le spectre d'un réchauffement à cinq degrés — scénario que le GIEC classe aujourd'hui dans la catégorie des probabilités quasi nulles. Cinq degrés. Des millions de citoyens ont organisé leur rapport au monde, à l'avenir, parfois à la maternité, autour de cette projection fantôme.




Les conséquences économiques et industrielles de cette dérive alarmiste sont, elles, bien réelles et chiffrables. L'Europe, intoxiquée par vingt ans de scénarios apocalyptiques, a bâti une politique énergétique punitive : énergie chère, désindustrialisation accélérée, affaiblissement délibéré du nucléaire français, l'une des énergies les plus décarbonées qui soit au profit d'intermittences éoliennes et solaires structurellement dépendantes des importations chinoises. Pendant ce temps, la Chine, l'Inde et les États-Unis continuaient de construire des centrales à charbon, pendant que l'industrie européenne migrait vers des cieux fiscalement et énergétiquement plus cléments.




Que le réchauffement climatique soit une réalité mesurable, nul homme sérieux ne le conteste. Le CO₂ s'accumule, l'inertie thermique est documentée, les effets sont observables. Mais entre la réalité scientifique et la responsabilité politique du pire scénario possible, il y a un gouffre moral que la révision du GIEC vient d'illuminer crûment. 




La science progresse, se corrige, s'affine — c'est précisément sa noblesse. Ce qui ne progresse pas, ce qui refuse de se corriger, c'est le système médiatique et politique qui a prospéré sur la peur climatique comme d'autres ont prospéré sur la peur du terrorisme ou des pandémies.




La vraie question n'est donc plus climatique. Elle est démocratique : combien de décisions majeures, fiscales, industrielles, énergétiques, éducatives , ont été prises sur la base de scénarii que leurs propres auteurs savaient improbables ? 


Et qui, parmi ceux qui ont semé la peur, aura le courage intellectuel et politique de répondre de ses actes devant les générations qu'il prétendait protéger ?






Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire