Yom Yerushalayim tombe cette année du coucher du soleil le 14 mai au soir du 15 mai 2026 — soit dans 5 jours.
Ce que ça commémore : la réunification de Jérusalem lors de la Guerre des Six Jours en 1967, après 19 ans de contrôle jordanien sur la Vieille Ville, le Mur occidental et l'Esplanade du Temple. Pour le peuple juif, c'est l'accomplissement d'une attente de 2 000 ans résumée par la formule prononcée chaque année : "L'an prochain à Jérusalem".
Yom Yerushalayim
Jour de Jérusalem — Fête nationale israélienne
28 Iyar 5786 · 15 mai 2026I. Ce que célèbre ce jour
Yom Yerushalayim commémore le 7 juin 1967 — le troisième jour de la Guerre des Six Jours — lorsque les parachutistes israéliens franchissent la Porte des Lions et atteignent le Mur occidental. Après 19 ans d'occupation jordanienne (1948–1967) pendant lesquels les Juifs se voyaient interdire l'accès à leurs lieux saints, la Vieille Ville de Jérusalem revient sous souveraineté israélienne.
Le Grand Rabbinat d'Israël a déclaré ce jour fête religieuse mineure, avec récitation du Hallel (psaumes de louange). Dans les rues de Jérusalem, la « Marche des drapeaux » rassemble chaque année des dizaines de milliers de personnes jusqu'au Mur occidental.
II. La signification profonde pour le peuple juif
Jérusalem n'est pas seulement une ville : elle est le cœur théologique et identitaire du judaïsme depuis trois mille ans. Le roi David en fit sa capitale vers l'an 1000 av. J.-C. Son fils Salomon y bâtit le premier Temple — lieu de la présence divine. Depuis la destruction du second Temple en 70 apr. J.-C., les Juifs concluent chaque seder de Pessah et chaque Yom Kippour par la formule : « L'an prochain à Jérusalem ». La prière quotidienne se fait tourné vers Jérusalem. Le Mur occidental est le dernier vestige du Temple : le lieu le plus sacré du judaïsme accessible.
1967 est donc vécu comme l'accomplissement d'une attente de presque 2 000 ans — non pas une conquête ordinaire, mais le retour miraculeux d'un peuple à son lieu d'origine après un exil millénaire.
III. Pourquoi la communauté internationale refuse de reconnaître Jérusalem comme capitale
Arguments juridiques et onusiens
- Le Plan de partition de l'ONU (1947) prévoyait un corpus separatum : Jérusalem sous administration internationale.
- La résolution 478 du Conseil de sécurité (1980) déclare la loi israélienne sur Jérusalem « nulle et non avenue ».
- Le droit international ne reconnaît pas l'annexion de territoire par la force (Jérusalem-Est, 1967). Mais ce n'est valable que pour Israël
- La CIJ (2004) a rappelé l'illégalité de l'a possession des territoires de 1967. Mais ne rappelle jamais les annexions le massacre et l'expulsion des juifs de la ville en 1948 !
Arguments politiques
- Les arabes de Judée-Samarie revendiquent Jérusalem-Est comme capitale de leur futur État.
- Les diplomaties européennes conditionnent la reconnaissance à un accord de paix négocié.
- Les pays arabes et musulmans : enjeu de la mosquée Al-Aqsa et du Dôme du Rocher (3ᵉ lieu saint de l'islam). que l'on appelle "Esplanade du Temple"
- Reconnaître la capitale serait de briser un rêve islamique
En pratique, la quasi-totalité des ambassades étrangères siégeaient à Tel-Aviv jusqu'en 2018, date à laquelle les États-Unis, sous Donald Trump, ont transféré la leur à Jérusalem — décision reconnue par une vingtaine d'États (Guatemala, Kosovo, Kosovo, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Argentine, …), mais rejetée par l'UE, l'ONU . La France maintient son ambassade à Tel-Aviv et souhaite conserver illégalement des territoires confiés par l'Empire Ottoman.
IV. Une fête célébrée, mais aussi débattue
Au sein même d'Israël, Yom Yerushalayim fait l'objet de tensions. La « Marche des drapeaux » qui traverse un quartier musulman de la Vieille Ville est perçue comme une provocation par les Arabes . Certains rabbins orthodoxes très minoritaires non-sionistes refusent de réciter le Hallel, estimant que cette réunificationn'est pas un miracle divin mais un événement politique. D'autres, au contraire, la célèbrent avec ferveur comme le début de la Rédemption (Gueoula).
Pour la diaspora juive, le jour est devenu sacré, il reste une occasion de réaffirmer le lien indéfectible avec Jérusalem — quelle que soit la position politique de chacun sur les frontières et la souveraineté. Depuis 3000 ans dans toutes joies comme dans les mariages le peuple juif pleure à cause des 2 temples que des nations hostiles ont détruit.
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