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jeudi 16 juillet 2026

Le Gripen ... 2607 - 006

 La Suède, futur géant européen de l’aviation militaire : le revers stratégique pour la France




La Suède est en train de réussir là où plusieurs puissances européennes peinent à s’imposer : construire une industrie aéronautique militaire exportatrice, agile et politiquement attractive. 



Avec le Saab Gripen, Stockholm a réussi à se positionner comme un fournisseur alternatif face au Rafale français, à l’Eurofighter européen et aux avions américains F-35.



Le succès du Gripen repose sur une stratégie claire : proposer un avion moderne, moins coûteux à exploiter, accompagné d’importants transferts de technologies. 


La Suède a vendu ou placé ses appareils en Afrique du Sud, Thaïlande, Hongrie, République tchèque et Brésil, tandis que l’Ukraine et la Colombie doivent également rejoindre les utilisateurs du Gripen.  La Suisse ne s’est pas encore positionnée face aux pressions des USA.



Le contrat brésilien est particulièrement stratégique, car il a permis à Saab d’implanter une capacité industrielle locale et de faire du Brésil un partenaire de développement du Gripen E.



Cette politique industrielle contraste avec l’approche française, jugée par certains partenaires plus restrictive. Paris, par jalousie,  a longtemps privilégié la maîtrise nationale des technologies du Rafale et une coopération limitée autour de ses programmes futurs. Le Rafale n’est pas furtif.



 Si cette stratégie a permis de préserver une industrie souveraine, elle a parfois réduit l’attractivité commerciale face à des concurrents proposant davantage de coopération industrielle.



Le rapprochement entre la Suède et l’Allemagne constitue également un signal préoccupant pour Paris. Berlin, qui cherche à renforcer son rôle militaire en Europe, voit dans Stockholm un partenaire capable d’apporter des compétences dans les avions de combat, les systèmes électroniques, les radars et la guerre en réseau. 



La nouvelle relation stratégique germano-suédoise pourrait marginaliser davantage l’influence française dans les futurs programmes européens.



Le cas du SCAF (Système de combat aérien du futur) illustre les difficultés françaises à imposer leur vision. Le programme franco-germano-espagnol a été enterré en raison de désaccords industriels entre Dassault Aviation et Airbus Defence & Space sur la répartition des responsabilités et la propriété intellectuelle. 



Cette paralysie a ouvert une fenêtre stratégique pour Saab, qui peut apparaître comme une alternative plus souple dans une Europe où plusieurs pays cherchent rapidement à mo

La Turquie : Le plus grand danger pour l'UE 2607 - 004

🔵 Imaginons l’impensable : la Turquie, membre de plein droit de l’Union européenne. Quatre-vingt-dix millions d’habitants, une majorité musulmane sunnite, une frontière commune avec la Syrie, l’Irak et l’Iran — et soudain l’Europe cesserait d’être une civilisation pour devenir un espace administratif sans âme, sans mémoire, sans boussole.






Le premier vertige est démographique. Avec sa pyramide des âges jeune, la Turquie deviendrait en quelques années l’État le plus peuplé de l’Union, donc le plus représenté au Parlement européen, donc le plus déterminant dans les rapports de force à Strasbourg et à Bruxelles. 


L’Europe, déjà fragilisée par son vieillissement et sa perte de repères, verrait son centre de gravité politique glisser vers Ankara. 


Ce n’est pas de la xénophobie, c’est de l’arithmétique institutionnelle.



Le deuxième vertige est territorial et juridique. 


Chypre, membre de l’Union depuis 2004, reste amputée depuis 1974 par une occupation militaire turque toujours active dans le nord de l’île. 


Comment intégrer dans l’Union européenne un État qui occupe militairement le territoire d’un autre État membre et refuse obstinément de reconnaître la République de Chypre ?



L’adhésion turque signifierait, de facto, la validation d’une conquête par la force : précédent que l’Europe ne peut ni digérer ni justifier sans se renier elle-même.



Le troisième vertige est sécuritaire. Erdogan a fait de la Turquie un sanctuaire pour des mouvances islamistes que l’Europe elle-même classe comme terroristes : des cadres du Hamas y circulent librement, s’y entraînent, des filières liées aux Frères musulmans y trouvent refuge politique et financier, et Ankara joue simultanément la carte de l’OTAN et celle du soutien à des groupes que ses propres alliés combattent. 



Un État qui héberge ce qu’il devrait combattre ne peut pas prétendre partager les valeurs fondatrices de l’Union, l’État de droit, la lutte contre le terrorisme, la protection des minorités.



Le quatrième vertige est civilisationnel, et c’est le plus profond. 


L’Union européenne n’est pas qu’un marché commun ou une union douanière : c’est un héritage : gréco-romain, judéo-chrétien, humaniste, façonné par les Lumières et payé au prix du sang des guerres du XXe siècle. 


La Turquie d’Erdogan, elle, s’est détournée depuis vingt ans de l’héritage kémaliste laïque pour épouser un projet néo-ottoman assumé, où l’islam politique redevient grille de lecture du pouvoir, de la justice, de l’éducation. Intégrer cet ensemble dans l’Union, ce ne serait pas élargir l’Europe, ce serait la diluer jusqu’à l’effacer.



L’Europe peut coopérer avec la Turquie, commercer avec elle, dialoguer avec elle sur la Syrie, les migrati

La lettre Pé 2607 - 003

Le Pé : la lettre de la bouche et de la parole






Dans l'alphabet hébraïque, le Pé occupe une place de choix : dix-septième lettre, il porte la valeur numérique 80 et désigne littéralement « la bouche ». 



Il succède à la lettre Ayin, qui signifie « l'œil »,  une succession qui n'a rien d'anodin. Ce passage de l'œil à la bouche marque, selon Josy Eisenberg et Adin Steinsaltz, le passage d'un registre à un autre : celui de la perception à celui de la communication. 



Dans la cabbale, l'Ayin correspond à une séfira supérieure, tandis que le Pé en représente l'expression inférieure,  le processus va du voir au dire, l'œil enregistrant ce que la bouche exprimera ensuite. Le Pé existe sous deux formes graphiques : la forme ordinaire et la forme finale (Pé final), la première symbolisant la parole, la seconde le silence qui vient toujours clore tout discours.



La parole comme puissance créatrice




Le point de départ de la réflexion est théologique : le monde a été créé par la parole divine. 



Chacun des jours de la Genèse est initié par la formule « Dieu dit… », et la chose advient aussitôt. Cette parole créatrice trouve un écho quotidien dans la liturgie juive, à travers une bénédiction qui associe intimement le fait de « dire » et celui de « faire ». 



Chez l'homme, en revanche, penser, parler et agir sont trois étapes distinctes et successives, alors qu'elles seraient simultanées chez Dieu. La pensée juive distingue ainsi deux stades fondamentaux : la pensée (maha'chava) et la parole (dibour). 



Tant qu'une pensée n'est pas verbalisée, elle demeure abstraite ; c'est la bouche qui lui donne une existence concrète et communicable — ce qui explique, par exemple, l'obligation rituelle de prononcer une bénédiction avant d'accomplir un acte comme manger ou boire.



Dans le langage kabbalistique, cette dynamique est illustrée par une image saisissante : la pensée est comparée au père, et la parole à la fille , l'intelligence (h'ohma) engendrant la royauté (malh'out), cette dernière étant aussi assimilée à la bouche. Contrairement à la tradition chrétienne centrée sur la relation père-fils, la cabbale privilégie donc une filiation père-fille pour décrire l'émergence du langage à partir de la pensée.



L'ambivalence fondamentale de la bouche



Le cœur du texte tourne autour d'une tension : la bouche est à la fois le lieu de la vie et celui de la mort. Le Talmud l'affirme sans détour, la langue a le pouvoir de tuer, y compris à distance, et peut nuire à trois personnes simultanément : celui qui parle, celui qui écoute, et celui dont on parle. 



Cette médisance (lachone hara, « la mauvaise langue ») trouve son origine mythique dans l'épisode du serpent au Jardin d'Éden, qui calomnie Dieu auprès d’Ève :  un mensonge fondateur dont les conséquences continuent de peser sur l'humanité. 



À l'inverse, la tradition biblique célèbre aussi « la bouche du Juste », capable d'énoncer la sagesse. Cette dualité affecte, selon Steinsaltz, tous les aspects de la vie humaine : contrairement à l'œil, dont on ne distingue pas moralement le droit du gauche, la bouche connaît d'emblée une différenciation entre bon et mauvais usage.



Cette centralité du langage définit, pour les deux interlocuteurs, la spécificité humaine elle-même. Alors qu'Aristote définissait l'homme par la pensée, la tradition juive le définit davantage par la parole : aucun animal ne peut nommer les choses ou construire des symboles. 



Le récit de la Genèse, où l'homme devient « esprit vivant » après avoir reçu le souffle divin, est d'ailleurs traduit par le Targoum araméen comme « esprit parlant ». 



C'est la parole, plus que l'intelligence, qui ferait de l'homme un homme, au risque, précise Steinsaltz, de le transformer en son contraire s'il ment, dissociant ce qu'il dit de ce qu'il pense réellement. L'expression talmudique « un dans la bouche, un autre dans le cœur » désigne précisément cette hypocrisie, jugée comme le fondement de tout mal dans le monde.



La pureté enfantine et l’étude



Le texte accorde une place importante à l'enfance et à l'apprentissage du langage. Dans la tradition, la bouche des enfants incarne la pureté originelle : on initiait autrefois les tout-petits à l'alphabet hébraïque en leur faisant lécher des lettres enduites de miel, et le premier texte biblique qu'on leur enseignait était le Lévitique, associé aux lois de pureté. Une formule talmudique célèbre affirme que le monde ne subsiste que grâce au souffle des enfants qui étudient la Torah, un souffle si précieux qu'il ne doit être interrompu sous aucun prétexte, pas même par l'arrivée hypothétique du Messie.



L'éloge du silence




En contrepoint de cet éloge de la parole, le dialogue développe une véritable philosophie du silence. Le judaïsme ne valorise pas seulement le dire, mais aussi le taire : le Talmud enseigne que c'est le silence qui préserve la sagesse. 




L'épisode du prophète Élie sur le mont Sinaï illustre cette idée, Dieu ne se manifeste ni dans le vent, ni dans le tonnerre, ni dans le feu, mais dans « la voix du silence ». Le rite de deuil juif s'inscrit dans cette même logique : pendant les sept jours suivant un décès, les visiteurs doivent observer le silence et attendre que l'endeuillé parle le premier, une pratique dont l'origine biblique se trouve dans le livre de Job.




Steinsaltz évoque même un ancêtre familial surnommé « le rabbin qui se tait », dont la seule sagesse consistait à partager de longues heures de silence avec ses visiteurs. Le chabbat lui-même est qualifié de « jour de silence » par contraste avec les six jours ouvrables, jours de la parole et de l'action.

Les deux prononciations du Pé et la figure du médecin





Sur le plan strictement linguistique, le Pé peut se prononcer de deux façons : « p » (dur, marqué par un point diacritique) ou « f » (doux, sans point),  comme dans les noms Pharaon (Paro) ou Joseph (Yossef). 




Cette dualité phonétique trouve un prolongement inattendu dans le vocabulaire de la guérison. Un commentateur  observe que la Torah emploie le Pé dur lorsqu'elle évoque la guérison humaine (« le médecin guérira »), mais le Pé doux lorsqu'elle évoque la guérison divine (« Je suis l'Éternel qui te guérit »),  suggérant que Dieu guérit avec douceur, alors que la médecine humaine implique souvent la douleur. 



Le texte développe enfin une réflexion sur l'éthique médicale à partir d'une sentence talmudique déroutante affirmant que le meilleur des médecins serait promis à l’enfe,  sentence que Steinsaltz réinterprète non comme une condamnation, mais comme un constat : le médecin trop empathique risque de vivre son métier comme un enfer quotidien, tiraillé entre la vérité qu'il doit dire au malade et la compassion qu'il ressent pour lui.



En somme



Le Pé apparaît, au terme de ce parcours, comme la lettre de tous les paradoxes humains : instrument suprême de la Création à l'image de la parole divine, mais aussi principal vecteur de la faute, de la médisance et du mensonge. 



Sa forme graphique même  :  une bouche qui s'ouvre et se referme — condense cette double capacité à révéler et à dissimuler, à donner la vie par la parole ou à la détruire par la calomnie. 



D'où la formule finale d'Eisenberg, jouant sur l'homophonie entre « bouche » (pé) et « paix » (paix, pé) : savoir garder « la bonne bouche », c'est la condition d'une vie vécue en paix.


les armes de destruction massives ont bien existé en Irak ... 2607- 002

Tsur Chalom, première guerre du Golfe. J’y étais dans ma famille . Le ciel se déchire sous la trajectoire d’un Scud irakien, et c’est une usine de la ville, usine chimique, unique en son genre, qui manque de disparaître sous les gravats, emportant avec elle des immeubles civils et des blessés dont personne, aujourd’hui, ne se souvient plus le nombre exact. Merci, Saddam Hussein.







On se souvient pourtant d’une image : Isaac Stern, masque à gaz vissé sur le visage, faisant chanter son violon devant un public lui aussi masqué, terré sous la menace d’une arme chimique que le monde entier jurait alors réelle. 


Armes de destruction massive, disait-on. On nous mentait, disait-on aussi, plus tard, quand l’Histoire eut fini de trancher.


Mais entre les deux mensonges, il y avait des sirènes, des caves, et un peuple qui continuait d’écouter du Bach sous le gaz.



Ces mêmes Irakiens que Dominique de Villepin défendra plus tard avec tant de fougue diplomatique, à la tribune de l’ONU, dans les habits impeccables du grand commis de l’État, ces mêmes Irakiens rêvaient depuis des décennies d’annihiler Israël. 


Et son mentor, Jacques Chirac, le savait mieux que quiconque : c’est lui qui, ministre puis chef de gouvernement, avait offert à Saddam Hussein la centrale d’Osirak, clé en main, ouvrant toute grande la porte vers la bombe atomique irakienne. 


La France, généreuse, armait le bourreau annoncé.



Il aura fallu un raid aérien israélien, héroïque et solitaire, en juin 1981, pour que cette centrale ne devienne jamais l’instrument d’un second génocide. 



Vingt-deux ans plus tard, on retrouvera le fils spirituel de Chirac plaidant encore la cause de ceux qui avaient voulu la bombe. 



La mémoire a de ces bégaiements diplomatiques dont la France ne s’est jamais vraiment excusée.



N’écoutez plus ces menteurs qui annoncent à corps et à cri sur tous les médias qu’il n’y avait pas d’armes de destruction massives dans les mains de Saddam Hussein.



Un jour, l’histoire jugera et condamnera ces menteurs patentés … Ce sont les mêmes qui aujourd’hui condamnent Israël et parlent de génocide



Paracha Devarim 2607- 001

Parachat Dévarim : la mémoire comme condition de l'avenir



La paracha Dévarim, toujours lue le Chabbat qui précède Ticha BeAv (le Chabbat 'Hazon), n'est pas un simple rappel historique. Elle marque un tournant décisif : Moché se tient sur les plaines de Moav, à la frontière de la Terre promise. Il sait qu'il n'y entrera pas. Avant de disparaître, il ne transmet pas seulement des lois ; il transmet une manière de regarder l'histoire.


Le livre de Dévarim n'est pas une répétition de la Torah. C'est une relecture. Moché raconte les mêmes événements, mais avec le recul de quarante années. Les faits n'ont pas changé ; leur sens, lui, s'est approfondi. C'est peut-être là l'une des plus grandes leçons philosophiques du judaïsme : un peuple ne vit pas seulement de son passé, il vit de l'interprétation qu'il en fait.


Cette paracha ommence par une discrète mais puissante réprimande. Les fautes du désert ne sont évoquées qu'à travers des noms de lieux. Les Sages expliquent que Moché choisit de ne pas humilier le peuple. La vérité doit être dite, mais sans détruire celui qui l'entend. La justice sans compassion devient violence ; la compassion sans vérité devient faiblesse. Toute la pédagogie biblique est contenue dans cet équilibre.


Pourquoi lire précisément Dévarim avant Ticha BeAv ? Parce que la tradition enseigne que le Premier comme le Second Temple n'ont pas été détruits d'abord par la puissance de leurs ennemis, mais par des fractures internes : idolâtrie, corruption, haine gratuite, perte du sens de la responsabilité collective. Avant de pleurer une catastrophe, la Torah invite à en comprendre les causes. Le deuil juif n'est jamais une nostalgie stérile ; il est une école de lucidité.


Le premier mot de la haftara est « 'Hazon », la vision d'Isaïe. Le premier mot de notre paracha est « Éléh haDévarim », « Voici les paroles ». La vision et la parole sont inséparables : une société perd son avenir lorsqu'elle cesse de nommer honnêtement ses erreurs et lorsqu'elle renonce à une vision commune.


Cette leçon résonne fortement aujourd'hui. Nous vivons dans un monde saturé d'informations mais souvent pauvre en mémoire. Les réseaux accélèrent les réactions ; la Torah invite à ralentir pour réfléchir. L'instant domine ; Dévarim enseigne la longue durée. Les opinions se durcissent ; Moché montre qu'un dirigeant doit écouter, transmettre et parfois reprendre son peuple avec amour. Dans une époque où les sociétés se fragmentent facilement, cette paracha rappelle qu'aucune civilisation ne s'effondre seulement sous les coups de l'extérieur : elle commence à vaciller lorsque le lien entre ses membres se délite.


Dévarim est aussi un texte sur la responsabilité personnelle. Moché ne dit pas : « Voilà ce qui vous est arrivé », mais : « Voilà ce que nous avons vécu. » Il parle toujours au pluriel. Dans la pensée juive, chacun porte une part du destin collectif. Cette idée est profondément actuelle : nos choix quotidiens, nos paroles, notre manière de traiter autrui façonnent la société autant que les grandes décisions politiques.


À la veille de Ticha BeAv, la Torah ne nous enferme donc pas dans la tristesse. Elle nous invite à transformer la mémoire en engagement. Se souvenir n'est pas regarder en arrière ; c'est empêcher que les mêmes erreurs se reproduisent. La destruction de Jérusalem devient ainsi un avertissement universel : aucune réussite matérielle, aucune puissance militaire, aucune prospérité économique ne peut remplacer la cohésion morale d'un peuple.


Dévarim est le testament de Moché, mais aussi son message pour toutes les générations : une nation demeure vivante lorsqu'elle sait relire son histoire avec vérité, accueillir la critique avec humilité et faire de la mémoire non un poids, mais une source d'espérance. C'est sans doute pour cette raison que cette paracha ouvre le chemin vers Ticha BeAv : avant de reconstruire les pierres, il faut reconstruire les consciences.