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samedi 23 septembre 2017

Les Juifs en Normandie


Extraits de la Maison Sublime
BCH


Le royaume juif
L' implantation juive en Normandie remonte à l’époque gallo- romaine :

        • Des populations juives sont arrivées à Rouen avec le colonisateur romain, aux tous premiers siècles de notre ère.
        • Le quartier juif se trouvait en plein coeur du castrum romain, à l'ouest du cardo (l'actuelle rue des Carmes) et au nord du decumanus (l’actuelle rue du Gros Horloge), il occupait une surface de 3 ha, soit le tiers de la cité gallo-romaine.
        • Le cimetière juif, situé au nord entre la rue Verte et la rue Saint-Maur, date de la même époque.

Longtemps, la cohabitation des juifs et des chrétiens en France s’est plutôt bien passée. Reconnue et protégée par le pouvoir, la communauté juive dispose de droits économiques étendus, y compris celui de posséder des terres.
Jacob bar Jequthiel de la ville de Rodom se rend à Rome en 1007 et obtient du pape qu’il arrête la persécution engagée par le roi Robert le Pieux contre les juifs de France.Les rois carolingiens place un haut dignitaire juif à la tête de chacune des grandes unités  du royaume : un roi des juifs - Rex judaeorum - à Narbonne pour  la Septimanie et à Rouen pour la Neustrie ; un maître des juifs - Magister judaeorum - à Mayence pour l’Austrasie.

Ce dignitaire dirige les affaires des communautés placées sous sa juridiction et les représente dans leurs relations avec le roi et ses vassaux. Après la conquête des Vikings, reconnus par le roi de France comme ses vassaux par le traité de Saint-Clair-sur-Epte conclu en 911, les premiers ducs de Normandie s’appuyent, eux aussi, sur les juifs pour assurer le développement de leur nouveau territoire.

En 1007 toutefois, les relations se dégradent. Le roi de France convoque des responsables juifs pour les enjoindre de se convertir : « Retournez à notre loi parce qu’elle est plus juste que la vôtre », dit-il. « Si vous refusez, je vous massacrerai par l’épée. » Refusant l’ordre de trahir la Torah de Moïse et de changer la religion du Seigneur, les juifs sont massacrés et leurs biens saisis. D’autres s’immolent plutôt que d’accepter le baptême. Le duc Richard II de Normandie participe activement à cette persécution, ayant le même besoin que le roi Robert d’asseoir son autorité.

Le rayonnement du judaïsme normand médiéval
Au Moyen Age, l’influence de la communauté juive rouennaise était considérable. Ainsi, en 1131, lors du schisme qui l’opposa à Anaclet II, le pape Innocent II vint à Rouen pour élargir ses soutiens. Le roi d’Angleterre, Henri 1er Beauclair, l’y « honora de présents, non seulement de sa part personnelle mais aussi de la part des nobles, et même en plus de celle des juifs ».
Le Grand Mahazor conservé au musée historique juif d'Amsterdam. Cet ouvrage liturgique exceptionnel par la qualité de ses enluminures est vraisemblablement sorti de l'atelier rouennais de Cresbia.C’est dire si les juifs de Rouen pouvaient influer sur la reconnaissance du pape par les juifs d’Europe occidentale. Au point d’ailleurs que, dix ans plus tard, Pierre le Vénérable crut nécessaire de préciser que le Messie annoncé par les juifs ne saurait évidemment s’incarner dans « ce roi qu’un certain nombre d’entre vous prétendent avoir à Narbonne et que d’autres prétendent avoir à Rouen ».

De même, lorsqu’il conquit l’Angleterre en 1066, Guillaume le Conquérant emmena des juifs de Rouen à Londres pour y fonder une communauté sœur, qui ne devint que peu à peu autonome. Ainsi, la chartre de 1190, promulguée à Rouen, concernait-elle les juifs d’Angleterre et de Normandie. Et ce n’est qu’en 1199 qu’a été créé le « presbytérat de tous les juifs de toute l’Angleterre ». Un fils de Rabbi Yossi, directeur de l’Ecole de Rouen, fondera à Londres en 1150 la Scola judaeorum et un petit-fils deviendra en 1207 grand rabbin d’Angleterre.

Beaucoup de règles en vigueur dans les communautés juives d’Europe occidentale résultaient de synodes tenus à Rouen. Ainsi en allaient-ils des règles applicables dans les écoles rabbiniques, et de celles, dites des « maris absents », qui étaient applicables aux maris obligés, pour raison professionnelle, de s’absenter longtemps de chez eux.

Quant aux œuvres produites par les maîtres de l’Ecole de Rouen, elles eurent un retentissement considérable à travers l’Europe, qu’il s’agisse de l’Exode d’Abraham Ibn Ezra, du Grand Mahazor  illustré par Cresbia ou des tossafoth de Menahem Vardimas. Et, grâce à l’invention de l’imprimerie, la version du Talmud de Babylonie rédigée par Simson de Chinon assurera pendant longtemps au savoir talmudique des juifs de Normandie une prééminence dans toutes les écoles d’Europe centrale et orientale.


La montée des persécutions

Robert Courteheuse, successeur de Guillaume le Conquérant (mort en 1087), décide de participer à la première Croisade lancée par le pape Urbain II, laissant en gage la Normandie à son frère Guillaume le Roux. La ferveur de ses Croisés ne tarde pas à se tourner contre les juifs, accusés eux aussi d’être des « ennemis de Dieu ».

En septembre-octobre 1096, le Clos-aux-juifs rouennais est envahi et ses habitants massacrés. Des chroniqueurs contemporains comme Hugues de Flavigny ou Sigebert de Gembloux confirment que des pogroms comparables ont eu lieu un peu partout en France et en Allemagne, à Metz, Trèves, Cologne, Mayence, Prague et Ratisbonne.

Dans de nombreuses villes, dont Rouen, le départ de la première Croisade fut marqué par un pogrom contre les juifs et par la destruction de leurs lieux de culte.En 1098 ou 1099, les juifs de Rouen qui ont échappé au massacre supplient le roi Guillaume le Roux, qui assure l’intérim de son frère Robert Courteheuse, d’accepter que les convertis de force reviennent à leur foi originelle. Ce que le roi accepte volontiers... moyennant finances.

Le rattachement de la Normandie à la couronne de France en 1204 ne modifie guère dans l’immédiat la situation des juifs rouennais. Soucieux de préserver l’autonomie de son royaume, Philippe Auguste reste en effet relativement insensible aux exhortations du pape Innocent‐III qui le pousse à dénoncer la culpabilité des juifs. Conformément à sa politique de respect des traditions locales, il s’efforce de garantir aux juifs rouennais les protections et privilèges qu’ils tenaient de la période ducale : l’obligation imposée aux juifs de porter un signe vestimentaire distinctif n’est pas appliquée.

Les successeurs de Philippe Auguste sont davantage sensibles aux pressions de l’Église. Durant cette période, les juifs de Rouen sont plus ou moins épargnés par ces exactions. Si le concile régional tenu à Rouen en 1231 leur impose finalement le port de vêtements distinctifs et d’un insigne spécial, le port réel de cet insigne n’est attesté qu’après 1269. Ce traitement privilégié doit beaucoup à l’archevêque Eudes Rigaud, ami de Saint-Louis.


La fin du judaïsme normand médiéval

Sous le règne de Saint-Louis (1234-1270), les persécutions contre les juifs s’intensifient et se poursuivent avec ses successeurs, Philippe III et Philippe le Bel, en raison des besoins financiers croissants qu’occasionnent les guerres contre l’Angleterre et la Flandre.
La prétendue culpabilité des juifs a été souvent invoquée par les chrétiens pour justifier leurs persécutions. A preuve ce vitrail provenant de l'église Saint-Eloi de Rouen (La chrétienne engage sa robe au juif Jonathas)En 1276, l’Échiquier normand oblige les juifs à établir leur résidence dans les villes, sans doute pour faire respecter l’obligation imposée par Saint-Louis, en 1269, de porter la rouelle, un cercle jaune en velours ou en toile cousu sur le devant et le dos du vêtement. Cette interdiction d’habiter la campagne contribue à grossir la population de Rouen.

À la fin du XIIIe siècle, la communauté juive rouennaise conserve une position éminente bien que menacée. C’est ainsi que l’un de ses membres, nommé Calot, est désigné par Philippe le Bel comme procurateur des communautés juives du royaume. Il est notamment chargé de percevoir, pour le compte du roi, la taille prélevée sur les juifs, de plus en plus indispensable à l’effort de guerre, et plus généralement de répondre auprès du roi des affaires juives.

Dans les dernières années du XIIIe siècle, le quartier juif de Rouen se gonfle de nombreux réfugiés venus, soit d’Angleterre, soit des villages normands. Désormais, les juifs de Rouen n’échappent plus aux dures lois imposées à leurs coreligionnaires des autres régions, qu’il s’agisse de taxes - la taille levée en 1282 sur les juifs de France atteignait 60 000 livres -, de restrictions d’activités et, au final, de l’expulsion décidée en 1306.

1307 marque la fin du judaïsme rouennais médiéval en tant que communauté. Expulsés de la ville, les juifs rouennais perdent à jamais leurs droits de propriété sur le quartier juif, vendu à la ville, et sur les terres disséminées dans toute la banlieue.

En 1269, Saint-Louis oblige les juifs à porterla rouelle.En 1306, Philippe le Bel décide d’expulser tous les juifs de France et de réquisitionner leurs biens.

Le « miracle » de la double découverte

La judéité normande est une découverte récente. Elle remonte aux recherches d’un historien épigraphiste américain, Norman Golb, publiées en avril 1976 à Tel Aviv.
Ayant pu étudier à Cambridge des manuscrits hébraïques en provenance de la gueniza (« dépôt sacré ») de la synagogue du Caire, il relève à une trentaine de reprises dans ces documents les lettres RDWM qui désignent une ville française.
Les chercheurs qui l’avaient précédé y avaient vu tantôt Troyes, tantôt Rouen, tantôt autre chose. Lui y voit la transcription en hébreu de Rodoma, le nom médiéval de Rouen, qui dérive par déformation phonétique de son nom latin Rothomagus, lequel rappellerait le dieu gaulois de l’amour Roth.
Le retour fréquent de ce nom lui fait prendre conscience de l’importance de la ville dans la mémoire juive, importance que confirme le texte de Pierre le Vénérable cité plus haut.
Et Norman Golb conclut de ses recherches à l’existence d’une yeshiva (« école rabbinique ») sous l’actuel palais de justice de Rouen, ancien siège du Parlement de Normandie. C’est un édifice de style Renaissance, dont la construction a débuté en 1500. Il est situé sur la rue aux juifs. De l’autre côté de la rue ont été découverts au XIXe siècle les restes d’une synagogue, d’où l’intuition de l’historien.
Le nom de la rue vient de ce qu’à cet endroit, à l’époque romaine, se tenait le quartier juif de la ville, vicus judaeorum. Il était à l’ouest du cardo (axe nord-sud), aujourd’hui la rue des Carmes, et au nord du decumanus (axe est-ouest), aujourd’hui la rue du Gros-Horloge.


Par un hasard quasi-miraculeux, des terrassiers découvrent en août 1976, sous la cour du palais de justice, une vaste cavité d’environ 10 mètres sur 15, avec des murs d’élévation de 1,30 mètre d’épaisseur. Alertés, les archéologues identifient très vite le rez-de-chaussée d’une grande maison romane construite vers 1100, juste après la première croisade et les massacres de juifs qui l’ont accompagnée, y compris à Rouen.
Maison Sublime de Rouen, base de colonne avec lion renversé à deux corps et une tête - photo : Eliot-Rioland, 2005De nombreux graffiti en hébreu figurent sur les pierres. Plusieurs évoquent un verset du Livre des Rois : « Que cette maison soit sublime (pour l’éternité) ». D’où le nom donné aujourd’hui à l’ensemble archéologique (sa restauration fait l'objet en 2016 d'une souscription publique à l'initiative de la Fondation du Patrimoine).
On y voit aussi quelques pierres sculptées, dont un lion à double corps qui pourrait rappeler le lion de Judas et un ensemble avec dragon et vipère, peut-être une allusion au psaume 90 de la Bible (« tu marcheras sur la vipère et le scorpion / tu écraseras le lion et le dragon »). Une nouvelle découverte va suivre en 1982, de l’autre côté de la rue : sans doute les restes de la demeure d’un notable juif.
Ces découvertes archéologiques, tout comme les travaux de l’historien Norman Golb, confirment l’importance de la communauté juive rouennaise jusqu’à la fin du Moyen Âge.
Aux XIe et XIIe siècles, à une époque de grande effervescence spirituelle, tant dans le monde chrétien (Abélard…) que dans le monde musulman (Averroès…), l’école rabbinique de Rouen est un centre réputé d’études hébraïques. Elle instruit quelques dizaines d’étudiants et reçoit des professeurs qui ont nom Rashbam, petit-fils de l’illustre exégète Rachi de Troyes (1040-1105) ou encore Ibn Ezra, un Andalou qui va contribuer à faire connaître la culture arabe dans l’Europe médiévale.

Une communauté florissante et meurtrie

Ne nous arrêtons pas sur cet instantané trop rose. Comme toutes les communautés juives d’Occident, celle de Rouen est périodiquement victime de violences plébéiennes.
Il suffit d’une épidémie ou d’un accident inhabituel pour que soient lancées des accusations contre le « peuple déicide ». Des bandes armées vont alors piller et tuer les juifs malgré les injonctions des évêques et des seigneurs attachés à leur sécurité.
On relate de semblables épisodes en 1007 mais les plus graves surviennent à l’occasion de la première croisade quand beaucoup de gens simples se demandent pourquoi ils iraient combattre les infidèles en Terre Sainte alors qu’ils en ont à leur portée.
La Maison Sublime atteste qu’aussitôt après ces massacres, les juifs de Rouen ont pu reconstruire leurs maisons et leurs lieux de culte. En 1204, Philippe Auguste annexe définitivement la Normandie au royaume de France. Les persécutions reviennent au long du XIIIe siècle, dans une atmosphère de grande méfiance à l’égard des juifs.Louis IXimpose à ceux-ci le port de la rouelle, une étoffe de tissu jaune destinée à les identifier.
Enfin, en 1306, son petit-fils Philippe le Bel croit pertinent de les chasser afin de s’emparer de leurs biens comme il l’a déjà fait avec les Templiers. Il va très vite s’apercevoir de son erreur, les juifs n’étant plus là pour faire fructifier leur capital. Son fils Louis X le Hutin va les rappeler et ils seront à nouveau expulsés en 1394.
À Rouen, c’en est momentanément fini de la présence juive au XIVe siècle avant que ne se réinstallent dans la cité normande, à la Renaissance, quelques juifs chassés d’Espagne. Le « royaume juif » est déjà, à cette date, tombé dans l’oubli.
André Larané
Publié ou mis à jour le : 2016-06-30 12:10:43






vendredi 22 septembre 2017

L'Haplotype des Cohanim (Wikipedia)

Wilipédia


L'haplotype modal Cohen ("Y-Aaron gene")

Article détaillé : Gène Y-Aaron.
Récemment, la tradition que les cohanim descendent d'Aaron pourrait avoir reçu un support par l'étude génétique menée à l'université de Haïfa17. Comme tous les lignages patrilinéaires doivent partager un chromosome Y commun, le test a été réalisé parmi les populations juives possédant une telle transmission patrilinéaire (en clair, les cohanim et les Lévites) afin d'établir ou d'infirmer une communauté dans leurs chromosomes Y. 

Il aurait été prouvé de la sorte que certains traits distinctifs se retrouvent avec une fréquence nettement plus accrue dans les chromosomes Y des Cohanim, ce qui impliquerait qu'ils partagent une ancestralité commune. Cette information fut également utilisée pour appuyer l'assertion que les Lemba (une tribu sub-Saharienne) possédaient effectivement une ancestralité juive. Par ailleurs, une étude de 2004 aurait démontré que les Samaritains partageraient une ancestralité paternelle commune avec les Juifs, mais une ancestralité maternelle différente.

Y-chromosomal Aaron is the name given to the hypothesized most recent common ancestor of the majority of the patrilineal Jewish priestly caste known as Kohanim (singular "Kohen", also spelled "Cohen"). According to the Hebrew Bible, this ancestor was Aaron, the brother of Moses.
The original scientific research was based on the hypothesis that a majority of present-day Jewish Kohanim share a pattern of values for six Y-STR markers, which researchers named the Cohen Modal Haplotype (CMH).[
Subsequent research using twelve Y-STR markers indicated that about half of contemporary Jewish Kohanim shared Y-chromosomal J1 M267, (specifically haplogroup J-P58, also called J1c3), while other Kohanim share a different ancestry, including haplogroup J2a (J-M410).
Molecular phylogenetics research published in 2013 and 2016 for haplogroup J-M267 places the Y-chromosomal Aaron within subhaplogroup Z18271, age estimate 2638-3280 years Before Present (yBP).[


Background

For human beings, the normal number of chromosomes is 46, of which 23 are inherited from each parent. Two chromosomes, the X and Y, determine sex. Women have two X chromosomes, one inherited from each of their parents. Men have an X chromosome inherited from their mother, and a Y chromosome inherited from their father.

Males who share a common patrilineal ancestor also share a common Y chromosome, diverging only with respect to accumulated mutations. Since Y-chromosomes are passed from father to son, all Kohanim men should theoretically have nearly identical Y chromosomes; this can be assessed with a genealogical DNA test. As the rate that mutations accumulate on the Y chromosome is relatively constant,[citation needed] scientists can estimate the elapsed time since two men had a common ancestor. (See molecular clock.)

Although Jewish identity has, since at least the second century CE, been passed by matrilineal descent according to Orthodox tradition (see: Who is a Jew?), membership in the group that comprises the Jewish priesthood (Kehuna), has been determined by patrilineal descent (see Presumption of priestly descent). Modern Kohanim are regarded in Judaism as male descendants of biblical Aaron, a direct patrilineal descendant of Abraham, according to the lineage recorded in the Tanakh (שמות / Sh'mot/Exodus 

Initial study

The Kohen hypothesis was first tested through DNA analysis in 1997 by Prof. Karl Skorecki and collaborators from Haifa, Israel. In their study, "Y chromosomes of Jewish priests," published in the journal Nature,[4] they found that the Kohanim appeared to share a different probability distribution compared to the rest of the Jewish population for the two Y-chromosome markers they tested (YAP and DYS19). They also found that the probabilities appeared to be shared by both Sephardic and Ashkenazi Kohens, pointing to a common Kohen population origin before the Jewish diaspora at the Destruction of the Second Temple. However, this study also indicated that only 48% of Ashkenazi Kohens and 58% of Sephardic Kohens have the J1 Cohen Modal Haplotype.

In a subsequent study the next year (Thomas MG et al., 1998),[1] the team increased the number of Y-STR markers tested to six, as well as testing more SNP markers. Again, they found that a clear difference was observable between the Kohanim population and the general Jewish population, with many of the Kohen STR results clustered around a single pattern they named the Kohen Modal Haplotype:
xDE[4]xDE,PR[1]Hg J[5]CMH.1[1]CMH[1]CMH.1/HgJCMH/HgJ
Ashkenazi Cohanim (AC):98.5%96%87%69%45%79%52%
Sephardic Cohanim (SC):100%88%75%61%56%81%75%
Ashkenazi Jews (AI):82%62%37%15%13%40%35%
Sephardic Jews (SI):85%63%37%14%10%38%27%
Here, becoming increasingly specific, xDE is the proportion who were not in Haplogroups D or E (from the original paper); xDE,PR is the proportion who were not in haplogroups D, E, PQ or R; Hg J is the proportion who were in Haplogroup J (from the slightly larger panel studied by Behar et al. (2003)[5]); CMH.1 means "within one marker of the CMH-6"; and CMH is the proportion with a 6/6 match. The final two columns show the conditional proportions for CMH.1 and CMH, given membership of Haplogroup J.
The data show that the Kohanim were more than twice as likely to belong to Haplogroup J than the average non-Cohen Jew. Of those who did belong to Haplogroup J, the Kohanim were more than twice as likely to have an STR pattern close to the CMH-6, suggesting a much more recent common ancestry for most of them compared to an average non-Kohen Jew of Haplogroup J.

Dating

Thomas, et al. dated the origin of the shared DNA to approximately 3,000 years ago (with variance arising from different generation lengths). The techniques used to find Y-chromosomal Aaron were first popularized in relation to the search for the patrilineal ancestor of all contemporary living humans, Y-chromosomal Adam.
Molecular phylogenetic research published in 2013 and 2016 for haplogroup J-M267 places the Y-chromosomal Aaron within subhaplogroup Z18271, age estimate 2638-3280 years Before Present (yBP).

Responses

The finding led to excitement in religious circles, with some seeing it as providing some proof of the historical veracity of the Priestly covenant[6] or other religious convictions.

Following the discovery of the very high prevalence of 6/6 CMH matches amongst Kohanim, other researchers and analysts were quick to look for it. Some groups have taken the presence of this haplotype as indicating possible Jewish ancestry, although the chromosome is not exclusive to Jews. It is widely found among other Semitic peoples of the Mideast.

Some persons said that the 6/6 matches found among male Lemba of Southern Africa confirmed their oral history of descent from Jews and connection to Jewish culture.(Thomas MG et al. 2000); Dissenting interpretations however have been advanced in some recent research.[

Some researchers  suggested that 4/4 matches found in non-Jewish Italians might be a genetic inheritance from Jewish slaves. They were deported from Judea by Emperor Titus in large numbers after the fall of the Temple in AD 70. Some men were put to work building the Colosseum in Rome. They were the start of a substantial Jewish community in Rome that developed in the early centuries of the Common Era.

Critics such as Avshalom Zoosmann-Diskin suggested that the paper's evidence was being overstated in terms of showing Jewish descent among these distant populations.[

Limitations


Principal components analysisscatterplot of Y-STR haplotypes from Haplogroup J, calculated using 6 STRs. With only six Y-STRs, it is not possible to resolve the different subgroups of Hg J.

Principal components analysisscatterplot of Y-STR haplotypes from Haplogroup J, calculated using 37 STRs. With 37 Y-STR markers, clearly distinct STR clusters can be resolved, matching the distinct J1, J2 and J2b subgroups. The haplotypes often associated with Cohen lineages in each group are highlighted as J1 C37 and J2 C37, respectively.
One source of early confusion was the low resolution and general coverage of the Cohen Modal Haplotype. The Cohen Modal Haplotype (CMH), while frequent amongst Kohanim, also appeared in the general populations of haplogroups J1 and J2 with no particular link to the Kohen ancestry. These haplogroups occur widely throughout the Middle East and beyond.[ Thus, while many Kohanim have haplotypes close to the CMH, a greater number of such haplotypes worldwide belong to people with no apparent connection to the Jewish priesthood.
Individuals with at least 5/6 matches for the original 6-marker Cohen Modal Haplotype are found across the Middle East, with significant frequencies among various Arab populations, mainly those with the J1 Haplogroup. These have not been "traditionally considered admixed with mainstream Jewish populations" – the frequency of the J1 Haplogroup is the following: Yemen (34.2%), Oman (22.8%), Negev (21.9%), and Iraq (19.2%); and amongst Muslim Kurds (22.1%), Bedouins (21.9%), and Armenians (12.7%).[
On the other hand, Jewish populations were found to have a "markedly higher" proportion of full 6/6 matches, according to the same (2005) meta-analysis.[15] This was compared to these non-Jewish populations, where "individuals matching at only 5/6 markers are most commonly observed.
The authors Elkins, et al. warned in their report that "using the current CMH definition to a infer relation of individuals or groups to the Kohen or ancient Hebrew populations would produce many false-positive results," and note that "it is possible that the originally defined CMH represents a slight permutation of a more general Middle Eastern type that was established early on in the population prior to the divergence of haplogroup J. Under such conditions, parallel convergence in divergent clades to the same STR haplotype would be possible.

Cadenas et al. analysed Y-DNA patterns from around the Gulf of Oman in more detail in 2007.[16] The detailed data confirm that the main cluster of haplogroup J1 haplotypes from the Yemeni appears to be some genetic distance from the CMH-12 pattern typical of eastern European Ashkenazi Kohanim, but not of Sephardic Kohanim.

Multiple ancestries

Even within the Jewish Kohen population, it became clear that there were multiple Kohen lineages, including distinctive lineages both in Haplogroup J1 and in haplogroup J2.[17] Other groups of Jewish lineages (i.e. Jews who are non-kohanim) were found in Haplogroup J2 that matched the original 6-marker CMH, but which were unrelated and not associated with Kohanim. Current estimates, based on the accumulation of SNP mutations, place the defining mutations that distinguish haplogroups J1 and J2 as having occurred about 20 to 30,000 years ago.

Subsequent studies

In response to the low resolution of the original 6-marker CMH, the testing company FTDNA released a 12-marker CMH signature that was more specific to the large, closely related group of Kohanim in Haplogroup J1.

A 2009 academic study by Michael F. Hammer, Doron M. Behar, et al. examined more STR markers in order to sharpen the "resolution" of these Kohanim genetic markers, thus separating both Ashkenazi and other Jewish Kohanim from other populations, and identifying a more sharply defined SNP haplogroup, J1e* (now J1c3, also called J-P58*) for the J1 lineage. The research found "that 46.1% of Kohanim carry Y chromosomes belonging to a single paternal lineage (J-P58*) that likely originated in the Near East well before the dispersal of Jewish groups in the Diaspora. Support for a Near Eastern origin of this lineage comes from its high frequency in our sample of Bedouins, Yemenis (67%), and Jordanians (55%) and its precipitous drop in frequency as one moves away from Saudi Arabia and the Near East (Fig. 4). Moreover, there is a striking contrast between the relatively high frequency of J-58* in Jewish populations (»20%) and Kohanim (»46%) and its vanishingly low frequency in our sample of non-Jewish populations that hosted Jewish diaspora communities outside of the Near East."[18] The authors state, in their "Abstract" to the article:

"These results support the hypothesis of a common origin of the CMH in the Near East well before the dispersion of the Jewish people into separate communities, and indicate that the majority of contemporary Jewish priests descend from a limited number of paternal lineages

Recent phylogenetic research for haplogroup J-M267 placed the "Extended Cohen Modal Haplotype" in a subhaplogroup of J-L862,L147.1 (age estimate 5631-6778yBP yBP): YSC235>PF4847/CTS11741>YSC234>ZS241>ZS227>Z18271 (age estimate 2731yBP).

A 2014 article analysing earlier research attempting to trace Jewish ancestry (not just of the Lemba) states:
In conclusion, while the observed distribution of sub-clades of haplotypes at mitochondrial and Y chromosome non-recombinant genomes might be compatible with founder events in recent times at the origin of Jewish groups as Cohenite, Levite, Ashkenazite, the overall substantial polyphyletism as well as their systematic occurrence in non-Jewish groups highlights the lack of support for using them either as markers of Jewish ancestry or Biblical tales.

Kohanim in other haplogroups

Behar's 2003 data[ point to the following Haplogroup distribution for Ashkenazi Kohanim (AC) and Sephardic Kohanim (SC) as a whole:
Hg:E3bG2cHI1bJK2QR1a1R1bTotal
AC301067201276
4%1½%88%2½%1½%2½%100%
SC310152223468
4½%1½%1½%76%3%3%4½%6%100%
The detailed breakdown by 6-marker haplotype (the paper's Table B, available only online) suggests that at least some of these groups (e.g. E3b, R1b) contain more than one distinct Kohen lineage. It is possible that other lineages may also exist, but were not captured in the sample.

Hammer et al. (2009) identified Cohanim from diverse backgrounds, having in all 21 differing Y-chromosome haplogroups: E-M78, E-M123, G-M285, G-P15, G-M377, H-M69, I-M253, J-P58, J-M172*, J-M410*, J-M67, J-M68, J-M318, J-M12, L-M20, Q-M378, R-M17, R-P25*, R-M269, R-M124 AND T-M70.[18]

Y-chromosomal Levi

Similar investigation was made of men who identify as Levites. The priestly Kohanim are believed to have descended from Aaron (among those who believe he was an historic figure). He was a descendant of Levi, son of Jacob. The Levites comprised a lower rank of the Temple than the priests. They are considered descendants of Levi through other lineages. Levites should also therefore share common Y-chromosomal DNA.

The investigation of Levites found high frequencies of multiple distinct markers, suggestive of multiple origins for the majority of non-Aaronid Levite families. One marker, however, present in more than 50% of Eastern European (Ashkenazi) Jewish Levites, points to a common male ancestor or very few male ancestors within the last 2000 years for many Levites of the Ashkenazi community. 

This common ancestor belonged to the haplogroup R1a1, which is typical of Eastern Europeans or West Asians, rather than the haplogroup J of the Cohen modal haplotype. The ancestor(s) most likely lived at the time of the Ashkenazi settlement in Eastern Europe, and would thus be considered founders of this line. He or they were unlikely to have descended from Levites.

But, a study published online in Nature Communications in December 2013 disputes this conclusion. Based on its research into 16 whole R1 sequences, the team determined that a set of 19 unique nucleotide substitutions defines the Ashkenazi R1a lineage. One of these, the M582 mutation, is not widely found among Eastern Europeans, but this marker was present "in all sampled R1a Ashkenazi Levites, as well as in 33.8% of other R1a Ashkenazi Jewish males, and 5.9% of 303 R1a Near Eastern males, where it shows considerably higher diversity." Rootsi, Behar, et al., concluded that this marker most likely originates in the pre-Diasporic Hebrews in the Near East.

The E1b1b1 haplogroup (formerly known as E3b1) has been observed in all Jewish groups worldwide. After the J halogroups, it is considered to be the second-most prevalent haplogroup among the Jewish populations.

Samaritan Kohanim

The Samaritan community in the Middle East survives as a distinct religious and cultural sect. It constitutes one of the oldest and smallest ethnic minorities in the world, numbering sightly less than 800 members. According to Jewish accounts, the Samaritans broke away from the mainstream Israelites as a religious sect around the eighth century B.C. According to Samaritan accounts, it was the southern tribes of the House of Judah who left the original worship as set forth by Joshua, and the schism took place in the twelfth century B.C. at the time of Eli.

The Samaritans have maintained their religion and history to this day, and claim to be the remnant of the House of Israel, specifically of the tribes of Ephraim and Manasseh with priests of the line of Aaron/Levi.

Since the Samaritans have maintained extensive and detailed genealogical records for the past 13–15 generations (approximately 400 years) and further back, researchers have constructed accurate pedigrees and specific maternal and paternal lineages. A 2004 Y-Chromosome study concluded that the majority of Samaritans belong to haplogroups J1 and J2, while the Samaritan Kohanim belong to haplogroup E1b1b1a (formerly known as E3b1a).