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samedi 9 mai 2026

Nasser menteur par essence JBCH N° 2605 - 1042


Israël, État colonial ? Le grand mensonge de Nasser et de ses héritiers


La fabrication d'un mythe politique

Gamal Abdel Nasser fut un génie de la propagande. Dans les années 1950 et 1960, depuis Le Caire, sa voix portée par Radio La Voix des Arabes enflammait des dizaines de millions d'auditeurs du Maghreb au Golfe Persique. 



Et son argument central, martelé avec une constance implacable, tenait en une formule : Israël est un État colonial, implanté par l'Occident impérialiste sur une terre arabe, au détriment d'un peuple dépossédé. Cette narrative, séduisante dans sa simplicité, allait irriguer pendant soixante-dix ans le discours anti-israélien mondial. Elle est pourtant historiquement fausse, juridiquement infondée et intellectuellement malhonnête.



Ce que le colonialisme signifie réellement

Le colonialisme possède une définition historique précise : une puissance étrangère s'empare par la force d'un territoire, en exploite les ressources et les habitants au profit de sa métropole, et y installe des colons servant les intérêts de cette puissance. 


C'est le modèle britannique en Inde, français en Algérie, belge au Congo. Or le sionisme ne correspond à aucun de ces critères fondamentaux. Nombre de  Juifs qui ont immigré et rejoint les juifs indigènes en Palestine entre 1880 et 1948 ne représentaient les intérêts d'aucune métropole impériale. Ils fuyaient les pogroms russes, la misère des shtetls d'Europe orientale, puis l'extermination nazie. 


Ils n'exploitaient aucune population locale au profit d'une puissance étrangère — ils achetaient des terres, souvent des terres désertiques, pierreuses ou marécageuses, à leurs propriétaires arabes ou ottomans, à des prix légalement négociés. 


La Palestine n'était pas, contrairement au mythe nassérien, un territoire arabe homogène et prospère : c'était une province ottomane pauvre, sous-peuplée, aux marges de plusieurs empires successifs.



Le droit international donne raison à Israël

La légitimité internationale d'Israël ne repose pas sur la force mais sur le droit. La Déclaration Balfour de 1917 reconnaît le droit à un foyer national juif en Palestine. Le Mandat britannique bien qu'ayant donné arbitrairement plus de la moitié du territoire (Transjordanie) à un ami venu d'Arabie de la famille Hachémite, a été confié par la Société des Nations en 1922 , il consacre ce droit. (SDN)

Le Plan de partage de l'ONU, résolution 181 adoptée le 29 novembre 1947, prévoit la création de deux États un juif, un arabe. Les Juifs acceptent le partage. Les États arabes le rejettent et déclenchent une guerre d'annihilation dès le lendemain de la proclamation d'indépendance israélienne du 14 mai 1948. 




C'est cette guerre d'agression arabe, et non une entreprise coloniale, qui produit le drame palestinien. La Nakba — la catastrophe — est d'abord le résultat du refus arabe de tout État juif, quelle qu'en soit la taille ou la localisation.




Nasser et la vérité qu'il dissimulait

Ce que Nasser dissimulait soigneusement derrière sa rhétorique anti-coloniale, c'est la profondeur du lien historique, archéologique, linguistique et religieux du peuple juif avec cette terre. Jérusalem est mentionnée plus de six cents fois dans la Bible hébraïque. Le royaume de David et de Salomon, attesté par l'archéologie, date du Xe siècle avant notre ère. 

La présence juive en Judée Samarie est continue depuis plus de trois mille ans, malgré les conquêtes babylonienne, grecque, romaine,  byzantine, arabe, croisée et ottomane. Les Arabes eux-mêmes n'arrivent en Palestine qu'au VIIe siècle après J.C., avec la conquête islamique. Qui est donc le colonisateur dans cette histoire longue ?

Ce que Nasser taisait également, c'est que sa propre politique étrangère était infiniment plus proche du colonialisme qu'il dénonçait : son pan-arabisme visait à absorber des États souverains : Syrie, Yémen, Libye  sous hégémonie égyptienne, au nom d'une unité arabe dont Le Caire aurait été la capitale impériale.


L'héritage empoisonné

La narrative nassérienne a survécu à son auteur. Elle structure aujourd'hui le discours du Hamas, du Hezbollah, de l'Iran des mollahs et d'une fraction significative de la gauche occidentale, incapable de distinguer colonialisme réel et retour d'un peuple sur sa terre ancestrale. 




Elle prospère sur l'ignorance historique et sur la culpabilité post-coloniale occidentale, habilement instrumentalisée. Répétée assez longtemps, une fausseté finit par ressembler à une vérité  c'est la leçon que Nasser avait parfaitement assimilée de Goebbels, dont il avait fait traduire Mein Kampf en arabe dès les années 1950.


Israël n'est pas un État colonial. C'est l'État d'un peuple qui a attendu deux mille ans pour rentrer chez lui, qui a subi l'extermination industrielle sur le sol même de la civilisation qui lui reproche aujourd'hui son existence, et qui a construit en soixante-dix ans l'une des démocraties les plus vivantes du Moyen-Orient.


 Déconstruire le mensonge de Nasser n'est pas défendre une politique, c'est défendre la vérité historique. Et la vérité, en ces temps de propagande généralisée, et diffusée dans tous les réseaux sociaux est peut-être le seul rempart qui nous reste.



JBCH / Akadem.

Le GIEC ... créé pour faire peur aux populations ... JBCH N° 2605 - 1041

 GIEC : quand la science de la peur prend le pas sur la science des faits

JBCH daprès Atlantico … 10 Mai 2026


Pendant trois décennies, un scénario a dominé le débat climatique mondial, alimenté les unes de journaux, justifié des politiques industrielles dévastatrices et plongé des générations entières dans l'éco-anxiété : le RCP 8.5, scénario-catastrophe d'un réchauffement pouvant atteindre cinq degrés à l'horizon 2100. 


Or le GIEC vient discrètement mais officiellement de le reléguer au rang de fiction improbable. L'aveu est historique. Le silence médiatique qui l'entoure est assourdissant.




La question qui s'impose dès lors avec une clarté brutale est la suivante : sur quelle base scientifique réelle des dizaines de milliers d'articles, de rapports gouvernementaux et de discours politiques ont-ils été construits pendant vingt ans ? La réponse est inconfortable : sur des hypothèses contestées dès leur origine concernant l'évolution de la consommation de charbon, la démographie mondiale et le rythme de déploiement des énergies renouvelables. 




Des scientifiques dissidents l'avaient dit, écrit, démontré. Ils furent marginalisés, raillés, accusés de climato-scepticisme — cette étiquette commode qui dispense de tout débat sérieux.




Samuel Furfari, ingénieur et ancien conseiller de la Commission européenne, le formule sans détour : les modèles les plus alarmistes ont été systématiquement préférés aux projections médianes, non par rigueur scientifique, mais parce que la gouvernance climatique internationale fonctionne à la peur. 


La peur mobilise. La peur finance. La peur légitime des politiques publiques autrement indéfendables sur le plan économique. Jean Jouzel lui-même, figure tutélaire du climatisme institutionnel français, a publiquement évoqué le spectre d'un réchauffement à cinq degrés — scénario que le GIEC classe aujourd'hui dans la catégorie des probabilités quasi nulles. Cinq degrés. Des millions de citoyens ont organisé leur rapport au monde, à l'avenir, parfois à la maternité, autour de cette projection fantôme.




Les conséquences économiques et industrielles de cette dérive alarmiste sont, elles, bien réelles et chiffrables. L'Europe, intoxiquée par vingt ans de scénarios apocalyptiques, a bâti une politique énergétique punitive : énergie chère, désindustrialisation accélérée, affaiblissement délibéré du nucléaire français, l'une des énergies les plus décarbonées qui soit au profit d'intermittences éoliennes et solaires structurellement dépendantes des importations chinoises. Pendant ce temps, la Chine, l'Inde et les États-Unis continuaient de construire des centrales à charbon, pendant que l'industrie européenne migrait vers des cieux fiscalement et énergétiquement plus cléments.




Que le réchauffement climatique soit une réalité mesurable, nul homme sérieux ne le conteste. Le CO₂ s'accumule, l'inertie thermique est documentée, les effets sont observables. Mais entre la réalité scientifique et la responsabilité politique du pire scénario possible, il y a un gouffre moral que la révision du GIEC vient d'illuminer crûment. 




La science progresse, se corrige, s'affine — c'est précisément sa noblesse. Ce qui ne progresse pas, ce qui refuse de se corriger, c'est le système médiatique et politique qui a prospéré sur la peur climatique comme d'autres ont prospéré sur la peur du terrorisme ou des pandémies.




La vraie question n'est donc plus climatique. Elle est démocratique : combien de décisions majeures, fiscales, industrielles, énergétiques, éducatives , ont été prises sur la base de scénarii que leurs propres auteurs savaient improbables ? 


Et qui, parmi ceux qui ont semé la peur, aura le courage intellectuel et politique de répondre de ses actes devant les générations qu'il prétendait protéger ?






vendredi 8 mai 2026

Fin de regne désastreuse de Macron qui dit adieu à l'Europe ... mais avant ... JBCH N° 2605 - 1940

La fin de mandat de Emmanuel Macron s’inscrit dans un climat diplomatique tendu, où la question israélienne cristallise des fractures profondes au sein de l’Union européenne. 


Selon plusieurs sources concordantes, Paris intensifie ses efforts pour conditionner voire restreindre la participation d’Israël à des programmes structurants : recherche scientifique, coopération universitaire, partenariats technologiques, spatial et même certains volets sécuritaires. 


Une ligne politique assumée, qui s’inscrit dans une volonté plus large de repositionnement soit-disant stratégique et moral de la France sur la scène internationale.





Mais cette offensive diplomatique intervient dans un contexte particulier : celui d’une dernière année de mandat. Ce facteur temporel est loin d’être anodin. Dans les capitales européennes, nombreux sont les décideurs qui perçoivent cette séquence comme transitoire, et donc réversible. 





Dès lors, une stratégie implicite semble émerger chez certains partenaires : temporiser, éviter les ruptures irréversibles, maintenir les canaux ouverts en attendant un éventuel rééquilibrage politique à Paris.



Car au-delà des déclarations, les intérêts en jeu sont considérables. Israël reste un acteur de premier plan dans des domaines clés pour l’Europe : cybersécurité, intelligence artificielle, technologies duales, innovation médicale. Rompre ou affaiblir ces liens aurait des conséquences directes sur la compétitivité européenne, déjà fragilisée dans un contexte de rivalité accrue avec les États-Unis et la Chine.



Dans ce jeu complexe, un autre facteur pèse lourd : la dynamique politique interne israélienne. Les prises de position de figures comme Itamar Ben-Gvir ou Bezalel Smotrich alimentent les critiques et offrent des arguments à ceux qui, en Europe, plaident pour une ligne dure. Leur rhétorique, souvent perçue comme provocatrice, complique la tâche des diplomaties cherchant à préserver les coopérations.





D’où une équation délicate : pour les partisans du maintien des relations, il ne s’agit pas seulement de résister aux pressions extérieures, mais aussi de limiter les tensions internes susceptibles d’aggraver l’isolement d’Israël. En d’autres termes, gagner du temps ne suffira pas sans un effort parallèle de modération politique.





L’Union européenne, fidèle à sa tradition de compromis, pourrait finalement privilégier une voie médiane : maintenir les cadres existants tout en introduisant des conditions ou des ajustements symboliques. Une manière de concilier principes affichés et réalités stratégiques.





 L’enjeu est clair : éviter une rupture brutale. À moyen terme, tout dépendra des évolutions politiques, à Paris comme à Jérusalem.


 Dans ce contexte mouvant, la diplomatie européenne avance, comme souvent, à petits pas entre pression, prudence et calcul.








Les Ports terrestres ... Encore une invention d'Israël JBCH N° 2605 - 1039

À l’époque d’Henri IV puis de Louis XIV, la puissance d’un État se mesurait à sa capacité à ouvrir des routes, creuser des canaux, bâtir des ports et unifier son marché intérieur. 


Le Canal du Midi n’était pas seulement une prouesse technique : il incarnait une vision politique. Relier les territoires, fluidifier le commerce, accélérer les échanges revenait à fabriquer de la puissance économique et stratégique.





La France contemporaine, pourtant située au cœur du marché européen, semble avoir perdu cette ambition structurante. Chaque projet d’autoroute, de plateforme logistique, de ligne ferroviaire de fret ou d’extension portuaire se heurte désormais à une accumulation de recours, de blocages administratifs et d’oppositions idéologiques où l’écologie punitive remplace souvent l’écologie d’innovation. Résultat : saturation des axes routiers, lenteur logistique, dépendance accrue aux ports étrangers et décrochage progressif face aux grandes puissances commerciales.





Pendant ce temps, Israël avance avec pragmatisme. Le gouvernement israélien vient d’approuver un plan stratégique de création de ports terrestres destinés à transformer les chaînes d’approvisionnement nationales. Inspiré des modèles allemand, américain, indien ou chinois, ce système consiste à transférer une partie des opérations portuaires vers des hubs logistiques intérieurs reliés par rail aux ports maritimes. Déchargement, stockage, dédouanement et redistribution des marchandises y seront réalisés loin des zones portuaires saturées.





L’idée est simple mais puissante : désengorger les ports, réduire le trafic de camions, raccourcir les délais et abaisser les coûts logistiques. Dans une économie moderne, la compétitivité ne dépend plus seulement des salaires ou de la fiscalité ; elle repose sur la rapidité avec laquelle une marchandise circule entre le navire, le train, l’entrepôt et le consommateur. Chaque heure gagnée sur la chaîne logistique devient un avantage économique.





Israël comprend également qu’une infrastructure n’est jamais neutre : elle structure le territoire. En développant plusieurs hubs connectés au rail, le pays cherche aussi à dynamiser ses régions périphériques, créer des milliers d’emplois et renforcer sa résilience stratégique en cas de crise. Cette logique d’aménagement du territoire rappelle précisément les grandes politiques d’infrastructure européennes des siècles passés.





L’Europe occidentale, et particulièrement la France, devraient méditer cette leçon. À force de considérer tout chantier comme une menace potentielle plutôt qu’un investissement d’avenir, le pays risque de transformer son avantage géographique exceptionnel en handicap économique. L’écologie intelligente consiste à fluidifier les flux grâce au rail, à la technologie et à la logistique moderne ; non à figer les infrastructures au nom d’une décroissance implicite.





Les nations qui domineront demain seront celles qui sauront reconstruire des corridors commerciaux efficaces. 


En relançant une politique ambitieuse de ports intérieurs, de fret ferroviaire, de plateformes multimodales et de grands axes logistiques européens, la France renouerait avec ce qui fit autrefois sa force : penser grand, construire vite et organiser le territoire au service de la puissance économique.







Musa Dagh ... Héroisme des arméniens envers les turcs. JBCH N° 2605 - 1038

En 1915, au cœur de la Première Guerre mondiale et de l’effondrement de l’Empire ottoman, se déroule l’un des épisodes les plus marquants de la résistance arménienne : les “quarante jours de Musa Dagh”.





Musa Dagh : le “Mont Moïse” — est une région montagneuse située dans le sud de la Turquie actuelle, face à la Méditerranée. Six villages arméniens y vivent depuis des générations. Lorsque les déportations massives et les massacres des populations arméniennes commencent en Anatolie, les habitants de cette zone comprennent qu’ils risquent eux aussi l’extermination.





Plutôt que de se soumettre aux ordres de déportation, une partie de la population décide de fuir vers les hauteurs du Musa Dagh. Environ 4 000 à 6 000 personnes, hommes, femmes, enfants et vieillards, s’y retranchent. Ils emportent des vivres, improvisent des défenses et organisent une forme de résistance armée très rudimentaire mais efficace.


Pendant environ quarante jours, ces réfugiés résistent aux attaques des forces ottomanes. Leur position est difficile : peu de munitions, peu de nourriture, pas de véritable armement lourd. Pourtant, ils parviennent à repousser plusieurs assauts grâce à leur connaissance du terrain et à une organisation collective remarquable. Les familles s’entraident, les combattants se relaient, et la survie devient un effort communautaire total.





La situation devient critique au bout de plusieurs semaines. C’est alors qu’un événement décisif survient : des navires de guerre français et britanniques patrouillant en Méditerranée aperçoivent des signaux de détresse depuis la montagne. Comprenant la situation, ils organisent une évacuation maritime des survivants. Les réfugiés sont ainsi sauvés et transportés vers Port-Saïd, en Égypte.


Cet épisode devient par la suite un symbole puissant de résistance et de survie face au génocide arménien. Il est surtout popularisé par le roman de Franz Werfel, Les Quarante Jours du Musa Dagh, publié en 1933, qui raconte avec force dramatique cette lutte désespérée et héroïque.



Au-delà du récit militaire, Musa Dagh incarne une idée plus large : celle d’une communauté qui, face à une politique d’extermination, choisit l’organisation collective, la résistance et la solidarité pour survivre. 


Aujourd’hui encore, cet épisode est étudié comme un moment clé de la mémoire du génocide arménien et un exemple rare de résistance civile réussie dans un contexte d’extermination de masse.






Paracha de demain : Behar–Be’houkotaï JBCH N° 2605 - 1037

On peut mettre en résonance la double paracha Behar–Be’houkotaï avec des réalités contemporaines : la guerre menée par Israël contre le Hamas et la montée des actes antisémites en France,  à condition de garder une lecture symbolique, et non de tirer des équivalences directes entre texte biblique et situation politique.




Behar–Be’houkotaï : limiter la possession, limiter la violence. La Parashat Behar et Parashat Bechukotai organisent une vision du monde fondée sur la limitation limitation de la propriété (chemita, yovel), limitation de la domination économique, limitation du temps de possession des biens et des terres.

Au fond, la Torah propose ici une idée forte : aucune puissance humaine n’est absolue ni permanente.





Écho contemporain : guerre et logique de puissance : Dans le contexte actuel de la guerre entre Israël et le Hamas, cette tension entre puissance et limite résonne indirectement.




Israël est engagé dans une guerre qu’il présente comme une nécessité de survie face à une organisation terroriste. Mais cette situation pose aussi, dans le débat public international, une question constante : comment exercer la force sans perdre le cadre moral ? : comment protéger une population sans entrer dans une logique d’illimitation de la violence ?

La structure de Behar–Be’houkotaï rappelle justement, sur un plan symbolique, que même les systèmes de pouvoir doivent être encadrés par des limites éthiques et temporelles.





Antisémitisme en France : la question du retour de la haine En parallèle, la France connaît depuis plusieurs années une augmentation des actes et discours antisémites, souvent liés aux tensions du Proche-Orient. 



Ce phénomène renvoie à une autre dimension des avertissements de la paracha, notamment dans les passages de 
“tokhe’ha” (réprimandes) de Be’houkotaï : lorsque la société se désagrège moralement, la violence et la division réapparaissent , la haine interne détruit la cohésion du corps social, la peur et la rupture du lien collectif deviennent centrales On peut voir une résonance symbolique : la fragilité des sociétés face à la montée de la haine.





Une lecture commune : la tentation de l’absolu : Ce que relie ces trois plans (texte biblique, guerre, antisémitisme), c’est une même tension :, la tentation de la possession totale (terre, pouvoir, récit), la tentation de la violence sans limite en situation de conflit , la tentation de désigner un “ennemi absolu” dans les sociétés en crise




La Torah, dans Behar–Be’houkotaï, tente justement de briser cette logique en introduisant : des cycles de remise à zéro (chemita, yovel), une limitation structurelle de l’accumulation, une mémoire permanente de la finitude humaine



Dans une lecture contemporaine, la double paracha ne parle pas de la guerre d’aujourd’hui ni de la situation française, mais elle propose un cadre intellectuel utile pour les penser  : aucune puissance n’est illimitée; aucune possession n’est définitive; aucune société n’est à l’abri des retours de violence ou de haine.


Elle invite donc à une réflexion générale sur la limite comme condition de la stabilité sociale, dans un monde où les tensions géopolitiques et les crispations identitaires réactivent souvent des logiques d’affrontement sans frein.