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vendredi 22 septembre 2017

Les Cohanim (Wikipedia)

Les Cohanim
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D'après la Torah et la Bible hébraïquecohen (héb. כהן, plur. cohanim, litt. « dédié, dévoué ») est un titre conféré à Aaron, le frère de Moïsede la tribu de Lévi, et à sa descendance masculine, afin de les désigner comme « dévoués » (sens originel de כהן) au service du Temple de Jérusalem. Il s'agit donc de membres du clergé hébreu, qui réalisaient les sacrifices et autres services dans le Temple, sous l'autorité du cohen gadol (« grand prêtre ») ou de son assistant, le cohen gahak. Le premier cohen gadol fut Aaron lui-même. Le cohen gadol tenait un rôle particulier, notamment dans l'office de Yom Kippour

Depuis la destruction du Temple, le nom a continué à se transmettre de père en fils. Les cohanim continuent à jouir d'un statut personnel distinctif dans le judaïsme, et sont astreints à des règles et lois particulières, du moins dans les communautés orthodoxes.

Après l'instauration de la lecture de la Torah dans les synagogues, le terme de cohen a continué à désigner dans le judaïsme orthodoxe, le statut de la première « montée » à la Torah, qui revient symboliquement aux cohanim, en remplacement des anciens sacrifices.

La fonction de cohen (la kehouna), fut conférée pour la première fois à Aaron, le frère de Moïse de la tribu de Lévi, et à sa descendance masculine par Dieu (Exode 28:1 & 2–4) comme un « office perpétuel ».

Au cours des 40 années pendant lesquelles les Juifs traversèrent le désert, et jusqu'à la construction du Temple de Jérusalem, les cohanim remplirent leur tâche dans le Tabernacle(Nombres 1:47–54; 3:5–13,44–51; 8:5–26), une structure portable. Leurs devoirs comprenaient les offrandes quotidiennes et des fêtes israélites, collectivement appelées korbanoten hébreu, et la bénédiction du peuple au cours d'une cérémonie connue comme la Nessiat Kapayim (« levée des mains »), précurseur de la bénédiction sacerdotale actuelle.

Lorsque le Premier et le Second Temple furent construits, les cohanim remplirent les mêmes fonctions dans l'enceinte de ces structures permanentes, localisées sur le Mont du Temple à Jérusalem, en terre d'Israël. Ils étaient divisés en 24 groupes de sept à neuf prêtres. Ceux qui assuraient le service se relayaient tous les Shabbat, mais lors des festivals bibliques, les 24 groupes étaient tous présents au Temple.

Aaron étant un membre de la tribu de Lévi, tous les cohanim sont lévites, l'appartenance tribale se transmettant patrilinéairement. Cependant, tous les lévites ne sont pas cohanim. La plupart des offices du Temple ne pouvaient être conduits que par les cohanim. Les lévites non-cohanim avaient pour fonction de les assister, en lavant leurs mains et pieds avant les offices afin de les purifier, en jouant de la musique et en chantant des chants liturgiques afin d'accompagner les cérémonies du Temple, en gardant les portes et en contrôlant les accès au temple, en exerçant de hautes fonctions administratives (perception de la dime), l'enseignement de la loi et la fonction de juge. À l'époque du Tabernacle, les lévites avaient également pour responsabilité de le transporter entre les différentes étapes.

Selon l'opinion dominante, celle du judaïsme rabbinique orthodoxe, si l'ascendance du titre de Lévi ou Cohen est exclusivement patrilinéaire, elle est conditionnée par l'appartenance préalable de l'individu au peuple juif laquelle appartenance ne se transmet que de façon strictement matrilinéaire. Ainsi,
  • Le fils d'une fille de Cohen et d'un Lévite serait Juif et Lévite (mais non Cohen).
  • Le fils d'une fille de Cohen et d'un non-Juif serait Juif, mais ne serait pas Cohen.
  • Le fils d'un Cohen et d'une non-Juive ne serait ni Juif ni Cohen (même s'il en portait le nom). Il ne pourrait pas, s'il venait à se convertir au judaïsme, regagner un statut de Cohenet s'il épousait une Juive, leurs enfants ne le regagneraient pas davantage.
Cependant, cette opinion pourrait sembler plutôt en contradiction avec les textes bibliques, lesquels attribuent ce titre aux descendants d'Aaron, sans distinctions. Au reste, la transmission patrilinéaire de l'appartenance aux tribus, attestée par les textes, est la seule suivie par les Samaritains; ceux-ci ignorent clairement les règles de la transmission matrilinéaire, qui prévaut dans le judaïsme rabbinique afin de déterminer qui est juif.

La lignée sacerdotale dans la Torah

Le premier à être nommé cohen dans la Torah est Melchisédech roi de Salem, que Rachi identifie à Shem, le fils de Noé (Genèse 14:18).

Lorsque Ésaü vendit son droit d'aînesse à Jacob, Rachi explique que la prêtrise fut vendue dans le même temps, car la prêtrise appartient de droit à l'aîné. Ce n'est que lorsque « l'aîné» commit, avec le reste d'Israël, le péché du veau d'or que la prêtrise échut à la tribu de Lévi, qui n'avait pas fauté dans l'incident.

Moïse aurait dû recevoir la prêtrise ainsi que le commandement du peuple israélite, mais lorsqu'il objecta à Dieu qu'il ne devrait pas l'être, elle fut conférée à Aaron.
Aaron reçut la prêtrise avec ses enfants, et tous leurs descendants. Cependant, comme son petit-fils Pinhas était déjà né à ce moment, il ne la reçut qu'après un acte de zèle, tuant le prince de la tribu de Siméon et la princesse des Midianites (Nombres 31:11–12).

La prêtrise resta ensuite dans les mains des descendants d'Aaron. Le Livre des Chroniques (1 Chr. 12:27) mentionne les 3700 bnei Aaron menés par Yehoyada, père de Benayah, en tant que guerriers pour renforcer David à Hébron. À l'époque de la Torah, leur chef était Eléazar (Nomb. 3:32), mais après le règne de Salomon, il s'agira de Saddok (1 Chr. 27:17), et lorsque Ézéchiel, lui-même un cohen, prophétise, c'est Saddok et non Aaron qui représente la légitimité sacerdotale.

Une tradition rabbinique affirme que lorsque le Messie viendra, la prêtrise reviendra à l'aîné.

Qualifications et disqualifications

Aux temps bibliques, les cohanim prenaient leurs fonctions à 20 ans, et leur retraite à 60.
Certaines imperfections pouvaient disqualifier le cohen d'assurer sa kehouna dans le Temple. Le Temple étant en effet un endroit de beauté, et les offices s'y déroulant ayant pour fonction d'inspirer aux visiteurs des pensées de repentir et de proximité avec Dieu, un cohen « physiquement imparfait » aurait troublé l'atmosphère.
Parmi les tares disqualifiant les prêtres de la prêtrise :
  1. une cécité
  2. une boîterie
  3. une arcade nasale trop basse (telle qu'une brosse droite pourrait appliquer l'onction aux deux yeux en simultanéité)
  4. une disproportion de membres
  5. un pied ou une main estropiés
  6. des sourcils trop fournis
  7. une cataracte
  8. une traînée blanche traversant la jonction entre la sclère1 et l'iris
  9. certains types de furoncles
  10. des testicules broyés
Cette liste n'est cependant pas exhaustive (Lev. 21:18-20, et Rachi ad loc.) Un cohen affligé d'une de ces tares était déclaré inapte au service. Cependant, si l'imperfection était corrigible, le cohen redeviendrait éligible une fois celle-ci amendée. Il lui était permis, en tout temps, de consommer des aliments saints (mêmes sources que supra, ainsi que les versets adjacents et leurs commentaires). De plus, les cohanim affligés de ces tares se voyaient attribuer des rôles secondaires dans le Temple, en dehors des offices.

Les privilèges sacerdotaux

Les cohanim devant se dévouer au service divin et ne possédant pas de propriété terrestre, ils avaient droit à 24 dons aux cohanim, qui leur étaient exclusivement réservés2.
  • Dons faits dans l'aire du Temple :
  1. une portion d'un animal apporté comme offrande expiatoire
  2. une portion d'un oiseau apporté comme offrande expiatoire
  3. une portion d'une offrande à brûler
  4. une portion d'une offrande de « culpabilité douteuse » (c'est-à-dire non formellement établie)
  5. une portion d'une offrande de paix
  6. une portion de l'offrande d'huile d'olive d'une metzora
  7. les deux miches de pain apportées à Chavouot
  8. le pain de présentation
  9. les offrandes de Min'ha (farine)
  10. l'offrande de l'Omer
  • Dons faits dans les murs de Jérusalem :
  1. le premier-né de tout animal domestique casher
  2. les Bikkourim (premiers fruits)
  3. les entrailles de certaines offrandes
  4. les peaux de certaines offrandes
  • Dons pouvant être faits à l'intérieur comme à l'extérieur de Jérusalem :
  1. la Terouma (la prémices de la moisson)
  2. la Teroumat Ma'asser (une dîme sur la dîme du lévite)
  3. la halla (prémices de la pâte)
  4. la première tonsure du mouton
  5. la patte antérieure droite, la mâchoire, et l'estomac de tous les animaux domestiques rituellement abattus mais non sanctifiés
  6. le Pidyon HaBen (cinq shekalim d'argent pour le rachat d'un fils aîné israélite)
  7. un mouton ou une chèvre rachetés pour un fils aîné de l'âne
  8. une propriété ou possession dédiée au Temple sans qu'on en ait spécifié l'usage au préalable
  9. des terrains hérités dédiés au Temple et non réclamés
  10. le repayement du "vol" pour un converti mort sans héritier.
Les femmes (bnot cohen, filles de cohen) ne furent jamais autorisées à servir dans le Tabernacle ni dans le Temple. Elles avaient le droit de consommer ou tirer bénéfice des 24 dons aux cohanim. Cependant, si une fille de cohen épousait un non-cohen, elle perdait ce droit.

Le Cohen Gadol

Article détaillé : grand prêtre d'Israël.
À chaque génération, un cohen était désigné pour remplir les fonctions de Cohen Gadol (Grand Prêtre). Sa tâche principale était d'assurer le service sacerdotal de Yom Kippour, mais il réalisait également une offrande quotidienne de farine, et avait la prérogative de remplacer n'importe quel cohen pour n'importe quelle offrande ou sacrifice de son choix.

Impureté rituelle

Les cohanim formaient un groupe saint, dont le rôle était d'appliquer les rites cultuels et sacrificiels énoncés dans la Torah.
Afin de les protéger contre l'impureté rituelle (qui ne se confond pas avec l'hygiène corporelle), la Torah leur a imposé des règles de pureté rituelle stricte. Selon les Juifs orthodoxes, ces lois sont toujours d'application de nos jours.
  • Un cohen n'a pas le droit de toucher de cadavres3. Il doit néanmoins se rendre impur pour ses 7 parents proches : père, mère, frère, sœur (uniquement si célibataire), fils, fille, conjoint.
  • Ceci interdit théoriquement aux cohanim d'apprendre l'anatomie, donc la biologie et la médecine (humaine ou vétérinaire), ou de réaliser les rites funéraires, comme la tahara(purification) ou la levaya (enterrement) sauf pour un ami très proche4.
  • Un Cohen Gadol n'a pas le droit de se rendre impur, même pour ses parents proches, mais en l'absence de Temple, il n'y a pas de Cohen Gadol de nos jours.
  • Il est interdit à un cohen de pénétrer dans un lieu ou un périmètre dans lequel pourrait se trouver un cadavre ou une partie de cadavre (Lv 10,6Lv 21,1–544,20-25). Ceci lui interdit l'accès à un cimetière, la participation à un enterrement, de se trouver sous le même toit (dans une maison, un hôpital, voire un home ou une maison de deuil d'une personne ne faisant pas partie de ses sept proches, tant que le cadavre se trouve sous le même toit) qu'un cadavre, sauf lors d'une veillée funèbre de l'un de ses sept proches, auquel cas il ne porte pas attention à la présence d'autres cadavres. Il est préférable de consulter une autorité rabbinique compétente pour déterminer la conduite à tenir au cas par cas. Une règle générale est d'éviter de se trouver à moins de deux mètres d'un cadavre. La proximité du cadavre d'un non-Juif porte à de moindres conséquences, et le problème ne se pose qu'en cas de contact avéré.
  • Il est de coutume d'enterrer les cohanim au bord des cimetières ou au bord des allées afin de permettre à leurs proches cohanim de se rendre sur leur tombe (à une distance d'au moins quatre coudées, c'est-à-dire deux mètres) sans risquer d'entrer dans le périmètre d'autres tombes, ce qui les rendrait rituellement impurs5.
  • Il est interdit à un cohen de toucher quiconque ou quoi que ce soit qui a été rendu impur par contact avec un mort.
  • Sont dispensés de ces règles un enfant qui n'est pas en âge de comprendre son statut ni la particularité qu'il lui confère, la fille d'un cohen célibataire, l'épouse d'un cohen, qu'elle soit ou non elle-même fille d'un cohen.
  • Un (homme) cohen ne peut se marier avec une femme divorcéeprostituée ou déshonorée (Lev. 21:7). Tout cohen outrepassant ces interdits perd son statut tant qu'il n'a pas divorcé. Il s'agit de situations involontaires, un cohen n'ayant pas le droit de se défaire volontairement de son héritage afin d'épouser une femme qui lui est prohibée (Lev. 21:6–7).
  • Selon le Talmud, un cohen marié en dépit de ces interdictions ne voit pas son mariage invalidé, et ses enfants ne sont ni illégitimes, ni "bâtards" (mamzer). Toutefois, ils sont 'hallalim6, "vides" de leur statut de Cohen de façon permanente.
  • Le Cohen Gadol doit épouser une vierge.
  • Durant la période du Temple, les cohanim étaient priés de s'abstenir de boissons fortes et durant leur charge sacerdotale (Lev. 10:9; Ezéchiel 44:21).

Exceptions aux règles d'impureté

Le Talmud prescrit à tout cohen—y compris au Cohen Gadol—qui trouverait un cadavre sur la route, et ne trouverait personne d'autre à portée pour l'enterrer, de l'enterrer lui-même (met mitzvah).
Le Talmud raconte aussi que lorsque Rabbi Juda HaNassi décéda, les lois d'impureté rituelle au contact d'un cadavre furent suspendues pour la journée. Cette exception s'applique à la mort de tout Nassi ("président", dirigeant rabbinique du Sanhédrin, puis d'une académie religieuse).

Les Cohanim de nos jour

De nos jours, le statut de cohen est assumé par quiconque possède une tradition familiale à cet effet. Jusqu'au xviiie siècle en Europe (xixe siècle au Yémen), beaucoup de cohanim disaient pouvoir faire remonter leur ascendance à un cohen avéré comme Ezra. Cependant, l'émigration, l'assimilation, les mariages en dehors de la religion, etc. ont eu pour résultat de transmettre le patronyme à des individus non-cohanim, voire non-Juifs. L'un des moyens de retracer ou vérifier une lignée est de vérifier sur les pierres tombales des ancêtres qu'elles contiennent le symbole des mains arrangées pour la bénédiction sacerdotale.
Les cohanim maintiennent un statut privilégié dans les domaines suivants de la vie courante :

Montée à la Torah

Après la destruction du Second Temple et l'interruption des offrandes sacrificielles, le rôle formel des prêtres prit fin, et la fonction de Cohen Gadol disparut. Toutefois, ils conservèrent un rôle formel et cérémonial dans les offices de prières synagogaux, lesquels furent établis comme réminiscence des sacrifices eux-mêmes, ainsi que le Tanakh lui-même le suggérait (Osée 14:3 : "Apportez avec vous des paroles, et revenez à l’Éternel; dites-lui : Pardonne toutes les iniquités, et reçois-nous favorablement ! Nous t’offrirons, au lieu de taureaux, l’hommage de nos lèvres").

Chaque lundi, jeudi, jour de Chabbat ou jour de fete (Yom tov), ou début du mois (Roch Hodech) dans les synagogues orthodoxes, une lecture de la Torah se fait en hébreu devant la congrégation. Les jours de semaine, cette lecture comprend trois parties, chacune composée d'au moins trois versets; la première montée à la Torah (aliya) revient de droit à un Cohen, la seconde à un Lévi, la troisième à un Israël. Le jour du Chabbat, où la lecture comprend sept appelés, le premier appelé est un Cohen (et le second un Lévi).

Si l'assemblée ne comporte pas de Cohen, il y a le choix d'appeler un Lévi, puis un Israël ou de ne pas tenir compte du Lévi et d'appeler en premier un Israël. Le Cohen peut être appelé pour le maftir, qui n'est pas à proprement parler l'une des sept aliyot. Dans le judaïsme orthodoxe, cette coutume a statut de loi.
Le Rav Meïr de Rothenburg (Allemagne, xiie - xiiie siècle) a décrété que dans un minyan ou une communauté (ce qui est plus rare) exclusivement composé de Cohanim, la prohibition d'appeler des Cohanim pour autre chose que les deux premières aliyot (le Cohen étant aussi un Lévi, par définition) et le maftir aliyot crée une voie sans issue qui doit être résolue en appelant des femmes à la Torah pour les aliyot intermédiaires. 

Le rabbin Joel Wolowelsky, membre du Rabbinical Council of America (en), une organisation juive orthodoxe, a récemment endossé la responsabilité de permettre la création délibérée de minyanim composés uniquement de Cohanim dans le but exprès de donner aux femmes une opportunité de monter à la Torah dans un environnement orthodoxe, à condition que la femme ne soit pas Nidda (en état d'impureté)

La coutume d'appeler un cohen à la première aliyah est généralement observée dans les communautés conservative, sans avoir statut de loi. Le Rabbinical Assembly's Committee on Jewish Law and Standards (CJLS) a en effet décrété que les rabbins n'étaient pas obligés de s'y plier, et de fait, certaines synagogues conservative y dérogent.

Le CJLS a également décrété diverses positions quant à savoir si une bat cohen (fille d'un cohen) peut revendiquer le rôle honoraire du cohen dans les offices de prière synagogaux. Une position permet effectivement de donner préséance à une bat cohen, ainsi qu'à une bat levi (fille d'un lévite) lors de la lecture publique de la Torah, qu'elles soient ou non mariées. De plus, leur statut ne devrait, selon ce décret, pas être déterminé par le lignage de leur époux, mais par leurs propres lignages paternels (Rabbi Joel Roth "The status of daughters of kohanim and leviyim for aliyot" 11/15/89).

Un autre rabbin estime que les femmes ne doivent pas recevoir de telles aliyot. C'est cette position qui a été adoptée par l'ensemble du Mouvement Massorti (Rabbi Robert Harris, 5748).

Pour finir, le CJLS enseigne que là où le comité légal a validé plus d'une position possible, la congrégation doit suivre les décisions de son propre rabbin.

La bénédiction sacerdotale

Article détaillé : bénédiction sacerdotale.
La bénédiction des prêtres (birkat hacohanim), également appelée nessiat kapaïm (« soulèvement des paumes ») est une institution biblique8. Actuellement, elle est intercalée lors de la répétition de la Amida dans les offices de prière juifs orthodoxes.

Le rite est réalisé en se tenant à l'avant de la synagogue, devant l'arche sainte face à la congrégation, bras tendus, mains et doigts dans une position particulière (dont Leonard Nimoy s'inspira pour créer le « salut vulcain » de Spock9). En terre d'Israël, la bénédiction sacerdotale est réalisée quotidiennement par des cohanim, tandis qu'en diaspora, elle ne l'est que lors des sabbaths et des fêtes juives d'origine biblique.

Les juifs orthodoxes, ainsi que certaines congrégations conservatives10 n'autorisent pas les femmes à la réaliser, car celles-ci n'auraient pas été éligibles pour réaliser le culte dans le Temple.
D'autres congrégations conservatives11 s'insurgent contre ce qu'elles considèrent comme une atteinte à l'égalité des sexes. Elles autorisent donc les femmes à réaliser la bénédiction.
La majorité des congrégations juives réformées et reconstructionnistes considèrent les rites du Temple dépassés, et s'insurgent contre toute différence entre Juifs. Elles ont donc aboli la bénédiction sacerdotale, pour les hommes comme pour les femmes.

Le Pidyon Haben

En dehors de la synagogue, les cohanim possèdent le privilège unique de diriger le Pidyon Haben, la cérémonie de rachat des premiers-nés mâles de leur père, sur base d'Exode 13:13.

Dans les congrégations orthodoxes et conservatives, cette cérémonie est réalisée dans le cadre d'un repas de fête. Le cohen se lave les mains et rompt le pain, puis appelle le père et son bébé. Le bébé est traditionnellement de blanc vêtu et couvert de bijoux en or, offerts par les femmes afin d'embellir la mitzva. Le cohen engage alors un dialogue formel avec le père, lui demandant s'il préfère garder son fils ou son argent. 

Le père lui tend cinq pièces d'argent (approximativement 101 grammes), bien qu'il soit de coutume de donner une valeur plus élevée, afin d'améliorer la mitzva. Le cohen les bénit, lui et son fils. La cérémonie doit se tenir lorsque l'enfant est âgé de 31 jours de vie, mais un aîné qui n'aurait jamais été racheté par le Pidyon Haben peut l'être, voire se racheter lui-même plus tard, lors d'un échange similaire avec un cohen.

Bien que le Talmud autorise les femmes à réaliser ce rite, la coutume orthodoxe est de ne faire appel qu'à des cohanim mâles. Certaines congrégations conservatives l'autorisent.

Statut personnel

Selon le judaïsme orthodoxe

Selon le judaïsme orthodoxe, les cohanim actuels doivent, bien que présumés cohanim, se garder de toute impureté rituelle ainsi que le prescrit la Torah.

Afin de les protéger de la proximité des morts, les cimetières orthodoxes conservent traditionnellement un terrain réservé aux tombes des cohanim, à distance du terrain général, permettant aux cohanim de se rendre sur la tombe de leurs parents décédés sans pénétrer dans l'enceinte du cimetière. Des mesures sont également prises pour qu'ils ne se retrouvent pas dans le même hôpital, avion ou sous le même toit qu'un cadavre.

Les restrictions maritales d'origine biblique, un cohen ne pouvant prendre de femme divorcée (même leur propre femme s'ils en ont divorcé) ou désécrée (adultèreincesteprostitution, etc.), restent en vigueur. Les rabbins ont également interdit le mariage avec une convertie au judaïsme, de crainte qu'elle n'ait eu de relations antérieures avec des Gentils. De même, une Juive (de naissance) ayant eu des relations avant son mariage n'est permise à un cohen qu'à la condition que ses partenaires antérieurs aient été, également, juifs.

Selon les rabbins, la fille de deux prosélytes, père et mère, est considéré comme Juive de naissance, et peut donc épouser un cohen. En revanche, la fille issue d'un mariage mixte dont seule la mère est juive ne peut, bien que Juive d'un point de vue légal, épouser un cohen, même si elle est vierge.

Selon le judaïsme conservative

Le judaïsme conservative, bien que reconnaissant à la Halakha un caractère obligatoire, a néanmoins assoupli les restrictions maritales car :
  • le Temple de Jérusalem ayant été détruit, il n'y a plus de culte, donc plus de nécessité de se maintenir en état de pureté rituelle.

  • la plupart des cohanim ne sont que présumés l'être, ne pouvant que rarement remonter leur ascendance jusqu'à un cohen formellement identifié.

  • les mariages mixtes étant excessivement fréquent chez les Juifs américains, les rabbins conservative estiment qu'ils ne peuvent contrarier le désir de deux personnes juives de s'épouser ; que le mariage soit bibliquement ou rabbiniquement permis ou interdit n'y peut rien changer.

Selon les judaïsmes réformé et reconstructionniste

Les courants progressistes du judaïsme ne reconnaissent pas le caractère d'autorité absolue de la Halakha, et autorisent donc tout mariage, permis ou interdit par la Torah et les rabbins.

Bat Cohen

Les juifs orthodoxes et conservative considèrent qu'une Bat Cohen (fille d'un Cohen12) possède un statut et une sainteté particulière. Selon le Talmud, une bat cohen ne peut faire d'offrande dans le Temple de Jérusalem et est exemptée de nombreuses interdictions faites aux cohanim mâles, mais elle conserve les droits et privilèges des Cohanim, dont celui de consommer certaines portions des sacrifices, de recevoir la dîme et d'autres présents sacerdotaux, et de recevoir l'argent de rachat d'un nouveau-né lors de la cérémonie du Pidyon HaBen.

Le judaïsme orthodoxe retient l'opinion selon laquelle les privilèges et statuts sacerdotaux proviennent de leur fonction dans le culte; c'est pourquoi une bat cohen ne peut réaliser la bénédiction sacerdotale ni recevoir la première Aliyah à la Torah ; on ne permet généralement pas à une bat cohen de réaliser le Pidyon Haben. Cependant, la question des fonctions qu'une bat cohen peut ou non remplir dans un contexte orthodoxe est actuellement matière à débat dans certains cercles orthodoxes1

Certains groupes de prière féminins agissant sous la conduite halakhique de rabbins orthodoxes modernes, et ayant pour habitude réaliser la lecture de la Torah uniquement entre femmes ont adapté la coutume des privilèges de montée à la Torah, en accordant la première lecture à une bat cohen et la seconde à une bat levi

Le judaïsme conservative, en accord avec ses positions tant sur les sacrifices (qui ne reprendraient pas avec la reconstruction du Troisième Temple) que sur l'égalitarisme entre hommes et femmes, interprète les passages talmudiques concernés comme permettant, dans les congrégations qui conservent aux cohanim leurs fonctions traditionnelles et souhaitent un égalitarianisme entre les genres, l'abrogation actuelle de la plupart des distinctions entre cohanim mâles et femelles, sur base de l'opinion que les privilèges sacerdotaux ne proviennent pas du culte mais de l'ascendance (paternelle), et que les cérémonies comme celles de la bénédiction sacerdotale devraient évoluer par rapport à leur modèle du Temple1

Cependant, le Law Committee accepte aussi l'opinion selon laquelle les femmes ne peuvent exercer ces fonctions comme une position valide, et toutes les congrégations conservative ne suivent pas ces pratiques: certaines, plus traditionalistes, conservent une vue assez proche de celle du judaïsme orthodoxe ; d'autres, ayant aboli les privilèges liés à la tribu, ne réalisent aucune des cérémonies nécessitant un cohen ou une bat cohen16. Le mouvement Massorti israélien a statué que les femmes ne recevraient pas d'aliyot à la Torah (Rabbi Robert Harris, 5748).



Cohen en tant que patronyme

Les descendants de cohanim portent souvent des noms reflétant leur généalogie, souvent modifiés à la suite de la traduction ou de la translittération en d'autres langues, comme illustré ci-dessous (liste non exhaustive). De nombreux noms possèdent une ou plusieurs orthographes alternatives, le k étant souvent remplacé par un c.
  • Russe : Kasdan (en hébreu, ce nom est épelé « kaf-shin-dalet-noun » acronyme de « Kohanei Shloukhei DeShmaya Nin'hou » i.e. « les prêtres sont les messagers des cieux »), Kagedan, Kagan, Kaganovitch, Gorelitz, Gorenick
  • Géorgien : Kotais, Kotatis, Kutatisi, Kutaïssi
  • Anglais : Conn, Conway, Cohan (Cohan est aussi un patronyme irlandais, Conway est aussi un patronyme d'origine galloise)
  • Slave : Kogan, Kagan, Kahn ou Cahn (le suffixe -ahn est fréquent dans certaines régions allemandes, aussi Kahn peut-il être un patronyme allemand signifiant vaisseau — schiffen allemand, cf. ship en anglaisschip en néerlandais, etc. En revanche, de nombreux Schiff, ou Schiffman sont en réalité des cohanim ou descendants de cohanim)
  • Polonais : Kaplan (, du latin capellinus, « chapelain »)
  • Allemand : Kohn (Cohn), Kuhn19 (ou Cuhn—voir Kahn), Coen, Katz (abréviation de Kohen Tzedek, i.e. « prêtre de justice »)
  • Néerlandais : Katten (traduit comme « Kohen »)
  • Français : Cahen, Cahan, Caïn, Caen
  • Grec : Kots, Kotais, Kothanis, Kotatis (traduit comme « Cohanim », Juif Romaniotes)
  • Arabe : al-Kohen, Kouhen
  • Hébreu (ancien et moderne) : Kohen, Hakohen, ben-Kohen, bar-Kohen, Kahana (judéo-araméen), Kahane
  • Italien : Sacerdoti, traduction italienne du mot Cohen.
  • Espagnol : Cano, Canno, Canoh, Cao, Correa.
  • Noms souvent portés par des cohanim :

    • Certains patronymes sont des surnoms, comme Schiff ou Schiffman (synonyme allemand de Kahn), Maze (acronyme de mi zerat Aharon, i.e. "de la semence d'Aaron"), Azoulay (acronyme de isha zona ve'hallelah lo yiqa'hou, signifiant "une prostituée ou divorcée il ne prendra pas" prohibition typique des cohanim, cf. supra) ; cependant, ces surnoms sont aussi portés par des non-Cohanim. Le Rav Haïm Joseph David Azoulay, par exemple, n'était pas un cohen.
    • Certains noms, comme Rappaport (judesmoRofe da Porto, médecin du port), Shapiro (judéo-araméen: « gentil, » « beau »), etc. sont plus souvent portés par des cohanim, mais tous les Rappaport, Shapiro, etc. ne sont pas des cohanim.

Cependant, du fait de la possibilité de perdre son statut sacerdotal, de ne pouvoir le transmettre aux fils d'une union mixte avec une Gentille (quand bien même il se convertirait ou épouserait une Juive), etc., certains noms sont "plus dignes de foi" que d'autres. "Cohen" étant l'un des noms les plus courants, on ne peut s'y fier pour déterminer le statut de son porteur sans témoignage supplémentaire. C'est également pourquoi les cohanim avérés font souvent figurer le symbole de la bénédiction sacerdotale sur leurs pierres tombales.
Le nom de famille à lui seul ne suffit donc pas à dire si quelqu'une a une origine cohanite ou lévite. M. Cohen n'est pas forcément "Cohen". L'adoption de noms de famille par les Juifs s'est faite très récemment et il est possible que certains aient pu s'attribuer une origine qu'ils n'avaient pas. 

Seule la tradition orale familiale peut assurer ce titre. Par exemple, ceux qui portent le nom Katz ne revendiquent pas tous une origine cohanite: même s'il s'agit souvent de l'acronyme de "Kohen Tzédek", il s'agit parfois tout simplement du mot yiddish signifiant "chat".

 


Les courants progressistes du judaïsme, tant le judaïsme réformé que le judaïsme reconstructionniste, ont aboli les distinctions de genre, de tribu et d'identité. Une bat cohen n'a donc aucun statut particulier dans ces mouvements.

Bibliographie 

  • Grand Rabbin Jacques Ouaknin, "L'âme immortelle. Précis des lois et coutumes du deuil dans le judaïsme", éditions Bibliophane-Daniel Radford 2002, publié avec le concours du Consistoire de Paris (ISBN 2-86970-059-8)
  • Rav Alfred J. Kolatch, "Le Livre Juif du Pourquoi?", traduit par le Dr A. Kokos, Collection Savoir,






mardi 19 septembre 2017

Céline ... une graine d’assassin

Louis Ferdinand CELINE .... Karen Taïeb

Antisémite virulent
Pourquoi lorsque l’on veut parler de Céline, on cite toujours de l’auteur de « Voyage au bout de la nuit » et non pas celui de « L’Ecole des Cadavres » ou de « Bagatelles pour un massacre » ? Il s’agit pourtant du même Louis Ferdinand Céline, du même homme dont une partie de l’œuvre se trouve au sommet de la littérature française et l’autre partie effroyable, d’un racisme antijuif haineux et violent, côtoie les bas fonds de la pensée la plus abjecte.
En avez-vous seulement lu quelques extraits ?

Visiblement, vous ne saviez pas. Je préfère l’imaginer ainsi car si vous saviez vous ne laisseriez pas parler aujourd’hui de « polémique » autour de l’annulation, de « l’inflexion », du « volte face » ai-je lu, du Ministre de la Culture qui a décidé de retirer le nom de Céline de la liste des célébrations nationales. Vous le féliciteriez peut-être, vous le comprendriez surement.
Mais comment le Haut comité qui propose chaque année une liste des anniversaires de personnalités a-t-il pu penser à honorer Céline, à celui qui écrit dans « L’Ecole des cadavres »
« Les juifs, racialement, sont des monstres, des hybrides, des loupés tiraillés qui doivent disparaître.  Dans l'élevage humain, ce ne sont, tout bluff à part, que bâtards gangréneux, ravageurs, pourrisseurs. Le juif n'a jamais été persécuté par les aryens. Il s'est persécuté lui-même. Il est le damné des tiraillements de sa viande d'hybride. » (L'École des cadavres, Paris, Denoël, 1938, p. 108).
Ou encore :
« Je me sens très ami d'Hitler, très ami de tous les Allemands, je trouve que ce sont des frères, qu'ils ont bien raison d'être racistes.  » (p. 151)
La voilà donc la littérature de L.-F. Céline, répugnante, écœurante, nauséabonde. Celle du Dr Destouches et Mr Hyde dont la médecine qu’il conseille pour les juifs n’est ni plus ni moins la stérilisation chirurgicale et eugénique.
Je ne comprends pas.
Toujours dans « L’Ecole des cadavres », jamais de demi mesures, mais le racisme le plus radical : « on veut se débarrasser des juifs ou on ne veut pas s’en débarrasser. Qui veut la fin, veut les moyens et pas les demi-moyens ».

Si Céline manie sa plume antisémite comme une arme, lorsqu’il n’écrit pas, il exhibe le poison de sa bouche : comme le rappelle Annick Duraffour dans « L’Antisémitisme de plume », livre écrit sous la direction de Pierre André Taguieff ( Berg International Editeurs), « le 7 décembre 1941, Ernst Jünger, alors capitaine de l’état-major de l’armée allemande à Paris, rencontre L.-F. Céline à l’Institut allemand. Il note dans son journal : « Il (Céline) dit combien il est surpris, stupéfait, que nous, soldats, nous ne fusillions pas, ne pendions pas, n’exterminions pas les juifs – il est stupéfait que quelqu’un disposant d’une baïonnette n’en fasse pas un usage illimité. » … « Si je portais la baïonnette, je saurais ce que j’ai à faire »

Est-ce celui-là que l’on voulait honorer 50 ans après sa mort ? Celui qui dans « Bagatelles pour un massacre », oppose le juif à la « France », « aux français », « aux enfants du sol », « aux indigènes », « au blanc », « à l’aryen » ?
Si son antisémitisme paraît à certains encore flou, dans « L’Ecole des Cadavres » il écrira : « Une seule race en France : l’Aryenne ! » et proposera une alternative : « Nous nous débarrasserons des Juifs, ou bien nous crèverons des juifs »

Ma question est la suivante : Pourquoi les membres du Haut Comité ont-ils inscrit le nom de Céline dans cette liste des personnalités honorables ? Ne connaissaient-ils pas l’autre écriture de Céline ou alors voulaient-ils honorer l’écrivain en imaginant que l’on allait oublier l’homme indigne ?
Pourquoi a-t-il fallu attendre que Serge Klarsfeld intervienne ? Faut-il être juif pour se sentir insulté comme français par Céline ? Faut-il être juif pour lire ces pamphlets en français ?
J’attends le jour où l’Histoire des juifs de France sera l’Histoire de France et de tous les français.
Karen TAIEB
Conseillère de Paris




Martin Luther King ... Le Sionisme !

Martin Luther King ... LE SIONISME

C'était un Grand Homme

Extraits des écrits du Dr Martin Luther King

"... Tu déclares, mon ami, que tu ne hais pas les Juifs, que tu es seulement antisioniste. A cela je dis, que la vérité sonne du sommet de la haute montagne, que ses échos résonnent dans les vallées vertes de la terre de Dieu : Quand des gens critiquent le sionisme, ils pensent Juifs, et ceci est la vérité même de Dieu. " L'antisémitisme, la haine envers le peuple juif, a été et reste une tache sur l'âme de l'humanité. Nous sommes pleinement d'accord sur ce point. Alors sache aussi cela : antisioniste signifie de manière inhérente antisémite, et il en sera toujours ainsi. Pourquoi en est-il ainsi? Tu sais que le Sionisme n'est rien moins que le rêve et l'idéal du peuple juif de retourner vivre sur sa propre terre. Le peuple juif, nous disent les Ecritures, vécut en union florissante sur la Terre Sainte, sa patrie. Ils en furent expulsés par le tyran de Rome, les mêmes Romains qui assassinèrent si cruellement notre Seigneur.

Chassé de sa patrie, sa nation en cendres, le peuple juif fut forcé d'errer sur le globe. Encore et encore, le peuple juif souffrit aux mains de chaque tyran qui vint à régner sur lui. "Le peuple noir, sait, mon ami, ce que signifie souffrir les tourments de la tyrannie, sous un joug que l'on n'a pas choisi. Nos frères en Afrique ont supplié, plaidé, demandé, EXIGE la reconnaissance et la réalisation de leur droit naturel de vivre en paix sous leur propre souveraineté, dans leur propre pays. Pour quiconque chérit ce droit inaliénable de toute l'humanité, il devrait être si facile de comprendre, de soutenir le droit du Peuple Juif à vivre sur l'antique Terre d'Israël. Tous les hommes de bonne volonté se réjouiront de la réalisation de la promesse de dieu, que son Peuple retourne dans la joie sur la terre qui lui a été volée. C'est cela le Sionisme, rien de plus, rien de moins.

Et qu'est l'antisionisme ? C'est le déni au peuple juif d'un droit fondamental que nous réclamons à juste titre pour le peuple d'Afrique et accordons librement à toutes les nations de la terre. C'est de la discrimination envers les Juifs, mon ami, parce qu'ils sont Juifs. En un mot, c'est de l'antisémitisme. L'antisémite se réjouit de chaque occasion qui lui est donnée d'exprimer sa malveillance. L'époque a rendu impopulaire, à l'Ouest, de proclamer ouvertement sa haine des Juifs. Ceci étant le cas, l'antisémite doit à chaque fois inventer de nouvelles formes et de nouveaux forums pour son poison. Combien il doit se réjouir de la nouvelle mascarade! Il ne hait pas les Juifs, il est seulement antisioniste. Mon ami, je ne t'accuse pas d'antisémitisme délibéré. Je sais que tu ressens, comme je le fais, un profond amour pour la vérité et la justice, et une révulsion envers le racisme, les préjugés, la discrimination.

Mais je sais que tu as été trompé, comme d'autres l'ont été, en te faisant croire que tu pouvais être antisioniste tout en restant fidèle aux principes que nous partageons toi et moi du fond du coeur. Que mes paroles sonnent dans les profondeurs de ton âme : quand les gens critiquent le sionisme, ne te trompe pas, ils pensent les Juifs. " 



La Fraternité

La Fraternité


BCH



Ô Fraternité 
Questions sur la Fraternité ... Est-ce notre But ?


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LA FRATERNITÉ : But, Moyen ou …Don ?

BCH

Regardez les livres sacrés ! L’Homme est en fait une pierre brute. C’est un animal savant qui devrait agir par instinct, instinct de conservation, instinct de domination et de soumission, instinct naturel que chaque individu porte en soi.

Pour les hommes dits préhistoriques, les animaux, et parfois les plantes, dessiner un territoire, son territoire, le marquer, et le défendre est une question de survie. Dominer un groupe, être l’étalon et faire subir sur lui, parce que c’est le Dominant, le plus fort, son autorité n’est réservée qu’a celui qui est physiquement plus fort.

Alors on parle de groupes, de sous-groupes que les sociologues et autres anthropologues appellent la FRATRIE qui soude le groupe, cette fratrie est d’origine instinctive, innée, elle permet à une famille d’être soudée jusqu’au sevrage, et au sortir de ce sevrage, il y a dissolution de la fratrie, et c’est l’individualisme animal qui reprend le dessus.

La question que vous nous posez, c’est si la Fraternité est un But, un Moyen ou un Don ?

Dès à présent, on peut déjà dessiner notre propos, notre exposé sera divisé en deux parties :

La Fraternité est un Moyen, moyen de rassembler tout ce qui est épars, un But, but de paix pour tout l’Univers.

Dans la seconde partie, nous essayerons de donner notre opinion sur le Don. Ce dernier n’est jamais bénéfique, car il ne comporte pas de mode d’emploi pour optimiser les vertus que décèle le mot Fraternité ; la Fraternité s’apprend, elle est un acte volontaire, une élévation de l’âme humaine, et n’est donc pas un don.

La Fraternité et la Solidarité doivent s'exercer en même temps dans la famille, dans le quartier, la ville, le pays et le monde. On ne doit pas interdire la mendicité, mais supprimer ses causes. Que tous les hommes soient résolus à s'unir et à s'accorder une aide mutuelle pour maintenir la paix et la sécurité dans le monde. Ainsi on peut définir tous les lieux où doivent s'exprimer et s'exercer la Fraternité et la solidarité.

Elle part de la famille, cellule de base de la société, pour englober l'humanité tout entière. Par ailleurs, elle souligne la nécessité d'agir sur les causes de l'exclusion au lieu de se voiler la face. Solidarité et Fraternité sont les conditions indispensables au cheminement vers la paix universelle.

C’est du milieu social dans lequel il vit, c’est de son éducation, de son envie d’aller vers l’autre, cet inconnu qu’on voudrait si proche, et qui doit devenir son Frère. Notre devoir est de le découvrir, de l’aimer, de refouler sa haine, de dominer ses passions et bien sûr de tailler la pierre, de la polir jusqu'à ce qu’elle ressemble à un miroir, et qu’elle tende vers la Lumière, alors nous nous rendons compte comme il est bon de se refléter dans ce miroir, ensemble, pour construire un monde de paix !

La Fraternité est une vertu qui s’acquiert, elle se mérite, car pour qu’elle existe, il faut qu’il y ait réciprocité voire même interactivité. Comment aimer l’autre, si l’autre ne le rend pas ! Ce serait alors un grave échec, et aimer seul n’est pas constructif, et de ne pas se faire aimer est contraire aux règles établies dans une société.

Pour nous Hommes, le seul moyen de réussir est de se sentir proche, tels des frères, conscients que sans l’autre tout serait difficile, qu’on ne pourrait pas construire le Centre de l’Union, ce gigantesque monument symbolique, qui se veut utopique et dans lequel nous croyons tous si fort.

Mais ne soyons pas hypocrites, l’ennemi, le vrai est en nous, notre combat doit être intérieur, en premier lieu puis extérieur. Lorsque nous aurons, un tant soit peu, gagné les premières victoires sur nous-mêmes

La Fraternité est un combat de tous les instants, un combat que nous nous devons de gagner pour qu’enfin arrive le Temps de la Paix, et de la Fraternité entre les hommes.

Alors, là, le sens du Mot Fraternité, associé à Solidarité se démarque de toutes les autres interprétations. Il démontre que les maillons qui unissent les hommes entre eux doivent être fraternels et solidaires, que l’un sans l’autre, nous ne pouvons exister, qu’ensemble, les fardeaux à porter deviennent plus légers. Qu’il est bon de partager ses peines et ses joies ; la Fraternité prend là tout son sens.

Après un vingtième siècle désastreux, qui a commencé par le massacre des Arméniens par les Turcs en 1915, avec deux guerres mondiales, des dizaines de millions de victimes ; après la Shoah, dont le seul mot fait frémir tout individu convenablement constitué, après le Goulag et Staline, les massacres au Cambodge, au Rwanda, l’apartheid en Afrique du Sud, l’ethnocide du Tibet, la purification ethnique en ex-Yougoslavie, et le massacre au Darfour,au début de ce siècle , nous devrions conclure que notre théorie de la Fraternité a lamentablement échoué !

Le révisionnisme et le négationnisme marque des points, la naissance d’un nouvel Islam radical et intégriste, le réveil des vieux démons du nationalisme en Russie nous montre que tout est à faire et que la lutte que l’on doit livrer ne fait que commencer, tel est le sens de notre engagement total, le but étant d’irradiquer le Mal.

Nous avons en notre possession les armes pour protéger notre démocratie et étendre nos valeurs à toute l’humanité ; la Transmission et l’Education (le renforcement de l’éducation civique sous une forme pratique et non livresque ), la naissance du Droit d’ingérence, la création d’un tribunal pénal international, l’imprescriptibilité des crimes contre l’humanité.

Mais d’autres défis restent à accomplir, la Fraternité avec la gente féminine, l’acceptation des immigrés de la richesse de l’apport des diverses cultures,

Notre combat se situe pourtant dans le Futur, prenons la leçon de l’Histoire, respectons notre devoir de Mémoire et soyons vigilants !

Cette vigilance qui va nous permettre de conserver, d’entretenir la Fraternité est pour nous un acte ô combien volontaire, plus rien à voir avec un quelconque don ! nous essayons d'acquérir la maîtrise de toute situation, pour nous permettre librement de juger objectivement des situations, et d'agir efficacement sur la réalité. La Fraternité ? C’est le rétablissement de cette recherche de l'altérité ( E. Levinas) le regard d'autrui, qui souvent ne demande qu'à nous rendre cette Fraternité. La Fraternité pose aussi comme préalable la question de la Laïcité, car la mise en exergue des différences, notamment confessionnelles, conduit immanquablement aux malheurs qui ont accablé l'humanité depuis des siècles. Ne nous sommes pas tous ici les adeptes d’une conduite sociale qui a toujours été à l’avant-garde des nations évoluées et tolérantes, dans cette voie triomphale de la tolérance par le biais d’un concept que nous avons élevé au-dessus des autres : la Laïcité. Nous sommes ses plus fidèles soutiens, ses combattants dans l’espace et dans le temps.

La Laïcité possède le pouvoir de rassembler tous les citoyens de quelques origine qu¹ils soient. Elle est mère de toutes les libertés, et de la Fraternité ; elle est surtout le ciment, le lien qui permet d’unir tous les hommes. Ainsi, sans préjugés, sans crainte, tu peux appeler l’autre « FRERE », on peut dès lors citer le « ô vous Frères Humains » d’Albert Cohen !

Elle admet le pluralisme religieux, elle ne nous prive d’aucune croyance et règle, si elles sont exercées dans le domaine privé, elle règle leur compte à l'irrationalité, aux dogmes, aux intégrismes sans interdire foi et prière, en prônant l’union pour combattre l’obscurantisme, le fondamentalisme, la haine, la ségrégation.

La Laïcité, c’est le plus grand commun dénominateur qui lutte contre les divisions archaïques. Nous essayons de transmettre aux pays de la toute jeune Europe cette valeur de Fraternité ô combien fragile et ô combien riche et de l’imposer comme porte-drapeau de notre nouvelle Union Européenne.

A ce jour, nous n’avons pas réussi, seul le Portugal a suivi cette voie, il est vrai que nombre sont ici les nations monarchiques. Est-ce là un échec ou est-ce le début d’un nouveau combat, d’un nouveau défi !

Votée en 1905, la loi de séparation de l’église et de l’état impose à ce dernier d’être le garant de la Laïcité. Dès sa promulgation, cette loi rétablit l’apaisement dans une société si longtemps troublée par l’affaire Dreyfus. Cette loi réaffirme clairement la Liberté religieuse et l’indépendance de l’état par rapport à toutes les religions. Pour que dans la République Française nous soyons tous Frères.

Bien heureusement, l’Espérance qui a toujours guidé les Hommes de bien est demeurée présente. René Cassin a établi la déclaration Universelle des Droits de l’Homme à l’ONU en 1948, et c’est le destin de l’Humanité qui va à compter de cette date, changer, et plus personne en ce début de millénaire ne s’oppose non seulement à l’idée, mais aussi à l’action du « Droit d’ingérence », à l’établissement d’un tribunal pénal international, bientôt à une force de police armée pour faire régner l’ordre et la justice.

Mais encore une fois, soyons vigilants, car le pouvoir peut tomber entre des mains criminelles et les forces ainsi créées, peuvent se retourner contre ceux qui soutiennent nos idées laïques et républicaines de Fraternité, de Solidarité, de Liberté et d’Egalité.

Jacques Attali, dans un de ses derniers ouvrages (Fraternités …Une nouvelle Utopie) proclame que la Fraternité est une Utopie. Il démontre que le IXXème siècle est celui de la Liberté, (celle de la fin de l’esclavage, celle de la naissance des nationalismes), le XX ème siècle celui de l’Egalité (des peuples et des droits sociaux), le XXI ème siècle sera le grand défi, celui de la Fraternité, je cite : « Si un homme reconnaît que l’autre quel qu’il soit est son frère, la Fraternité deviendra l’ordre social ; on pourra alors bâtir une société de paix et de justice. Pour l’auteur, la Fraternité sera le chantier de l’Humanité du siècle naissant, le chantier de sa survie ! »

L'indifférence est notre ennemi et les images que nous subissons au travers des médias, nous rendent aujourd'hui imperméables aux malheurs d'autrui. La dévalorisation du travail, la propagande pour l'univers de l’argent, rendent chacun enclin à jouer à la Bourse pour gagner le gros lot, au mépris du respect d'autrui : où est donc la Fraternité ? En licenciant plus de 10 000 employés, des Entreprises comme Kodak, Renault ou Electrolux ont fait grimper de 40% leurs cours à la Bourse… Triste réalité d’un monde nouveau qui a redécouvert une nouvelle idole et qui s’apprête à immoler en son nom toutes les vertus, toute la morale et toutes les valeurs patiemment acquises. Les corporatismes et lobbies rétrogrades ne défendent que leurs chapelles, quitte à pénaliser gravement autrui.

Avons nous montré une quelconque Solidarité, une quelconque Fraternité envers ces employés sacrifiés sur l’autel du Business et de la Bourse, devenue Stock Exchange?

Quant au don, la nature fait que nous agissons par pulsion, par instinct tout comme les animaux. La Culture, les règles que nous avons établies en tant qu’Hommes, à travers toute l’histoire de l’Humanité, font de nous des êtres réfléchis, que pour vivre en communauté, il faut respecter un minimum de lois.

Pourtant, on nous raconte que la passion irraisonnée, cynique caractère dont nous avons tous ressentis la présence au fond de nos personnalités, a dépassé la raison ; Caïn n’a-t-il pas tué Abel ? Romulus, lors de la construction de Rome n’a-t-il pas tué Rémus.

Faut-il payer un tribut, faut-il que le sang soit offert aux divinités ! Non je ne le crois pas, il nous faut méditer sur ce que ces deux symboles qui ont traversé les siècles nous enseignent.

L’amour fraternel est fragile. La passion, telle la jalousie a fait que dès les premières pages de la Bible, Caïn tue Abel, il faut voir là un symbole, l’Homme peut détruire à tout moment tout ce qu’il a construit.

L’Homme doit constamment construire en lui, et autour de lui une armure qui fait que le « mal » que tout homme porte en soi ne se réveille, que la bête malfaisante qui erre dans la société, et qui trouve toujours un bon terreau parmi les égarés ou parmi ceux qui ont soif de gloire, disparaisse à jamais. Camus ne dit-il pas dans « La Peste », que la bête, même vaincue et anéantie, peut se régénérer à tous moments, elle sommeille dans la cave … N’oublions pas que nous habitons sur la cave, et que le sol peut se manifester comme étant très fragile.

Dans nos recherches, dans les bibliothèques, dans les revues, dans les médias et Internet, le mot Fraternité a été confisqué, il devrait selon ce que l’on découvre dans une lecture au premier degré, m’appartenir qu’à des ordres religieux voire contemplatifs, par des sectes, par des mouvements de jeunesses non-laïcs, et l’idée que l’on aperçoit en lisant leurs définitions est dressée en une tendance stagnante, d’accueil de l’autre … vers sa doctrine, dans un profond tourbillon qui entraîne inévitablement vers le fond …vers son « dogme »…

Pendant des siècles, l’église a proclamé avoir introduit l’idée de la Fraternité Universelle ; Elle réfute l’histoire et entretient le terreau de la Négation, du révisionnisme ; comment mettre en avant cette prétention, sans évoquer et proclamer que d’autres religions se basaient, depuis des millénaires sur cette doctrine ; c’est le cas du Bouddhisme, des religions moyen-orientales, du Judaïsme, on retrouve cette idée partout, bien avant l’ère chrétienne.

Pourtant les faits sont là, c’est au nom de cette Fraternité que pendant des siècles, on a massacré, torturé, brûlé, hommes, livres, martelé des écritures gravées sur certains monuments, car chaque civilisation qui arrive prétend détenir la Vérité ou plutôt sa Vérité, elle se doit donc d’effacer les traces impies des civilisations précédentes … Et qu’avons nous fait pour empêcher la destruction des Bouddhas géants en Afghanistan ? Crime contre la Culture, selon l’UNESCO…

On peut citer les Grecs qui imposèrent leur civilisation et leur philosophie raffinées pendant des siècles, mais aussi leur religion dogmatique, les Romains dont les armées superbement organisées écrasèrent et soumirent tous les peuples du bassin méditerranéen, plus tard, les musulmans qui brûlèrent « au nom d’Allah » le joyau de l’humanité : la Bibliothèque d’Alexandrie, enfin les catholiques qui au fait de la puissance dogmatique papale, inventèrent l’Inquisition (Torquemada !) Pour convertir juifs et musulmans en Espagne puis au Portugal, et pour irradier les traces des civilisations sud-américaines comme le peuple Caraïbe disparu, tant qu’Inca, que Mayas ou qu’Aztèques ou autres, pour enfin en arriver à bénir et protéger la machine infernale qu’a été la mise en route, le fameux commerce triangulaire de l’esclavage par la traite des Noirs… et d’entretenir un silence complice pendant les années noires du nazisme !

L’abbé Pierre monte au créneau, son discours est médiatisé, il fait la une de tous les journaux télévisés, il s’approprie le mot Fraternité, pour parler des pauvres, des démunis, des sans-logis. Quand on connaît l’homme, ses faiblesses, son amitié avec un certain révisionniste maintes fois condamné par la justice, Roger (devenu Raja) Garaudy, nous devrions avoir honte de n’avoir pas réagi ! … Nous aurions faire la promotion du modèle que Coluche a créé : les restaurants du Cœur. Nous devons être plus impliqués et prouver que « Frère » n’est pas un mot qui doit être employé en circuit-fermé.

Nous nous refusons à admettre l’interprétation de l’église, la Fraternité se doit d’être active, dynamique et agissante, c’est pourquoi nous lui associons le mot Solidarité, car même, Michel Serre (Le tiers instruit) nous le montre bien, « lorsqu’on traverse la rivière pour aller à la rencontre de l’autre, il ne nous viendra jamais à l’idée de faire demi-tour, de rebrousser chemin. Non nous allons jusqu’au fond de nos idées, nous traverserons la rivière pour rencontrer … L’autre.

Il faut être actif et non contemplatif, c’est là l’essence même de la vie que nous avons choisie.

« Pour que plus jamais un Homme tire l’épée contre un autre Homme » Isaie, Prophétie, Devise posée à l’entrée du bâtiment de l’ONU à New York. 


Bonaparte aurait envoyé une missive aux juifs à la fin de la campagne d'Egypte

Bonaparte et la prophétie d'Israël !


BCH


Important :  Nous n avons pas , à ce jour eu de confirmation quant à la véracité de cet article
Si ce n est pas exact, nous la lirons comme on  lit un conte !



Bonaparte et la campagne d'Egypte

Le Général Bonaparte dans sa campagne d'Egypte découvre la Terre Sainte et rencontre les juifs qui y habitent sous domination musulmane, c'est la preuve historique que les juifs n ont jamais laissé la Terre d'Israël et l'ont toujours habité...

Sur la route qui devait la mener à Damas, l'armée française est décimée par la peste, et l'Amiral Nelson détruit la flotte française à Acco (ex St Jean d'Acre). Bonaparte rentre discrètement en France ...

Devenu empereur Napoléon Premier soumet les juifs à la conscription, et crée le Grand Sanhédrin qui devait devenir le Consistoire ... (texte rediffusé par Guyzen TV)


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Le 2 Janvier 2003, un incendie ravage le Chateau de Lunéville, les dégats sont considérables , principalement visée et touchée, la bibliothèque militaire en son entier : 30 000 documents dont des éléments de correspondance de Napoléon, ... L'origine de l incendie semble criminelle ... a-t-on voulu effacer la correspondance du général Bonaparte ... et surtout l'original du document suivant .... ??? reconstitué et dont la véracité semble remise en cause ...

Le 20 avril 1799, il y a 210 ans, fut proclamée « La déclaration de Napoléon Bonaparte »,

Proclamation à la nation Juive, Quartier général Jérusalem, 1er floréal , an VII de la République Française (20 avril 1799).

Bonaparte, commandant en chef des armées de la République Française en Afrique et en Asie, aux héritiers légitimes de la Palestine :

Israélites, Nation unique que les conquêtes et la tyrannie ont pu, pendant des milliers d’années, priver de leur terre ancestrale, mais ni de leur nom, ni de leur existence nationale !

Les observateurs attentifs et impartiaux du destin des nations, même s’ils n’ont pas les dons prophétiques d’Israël, se sont rendus compte de la justesse des prédictions des grands prophètes qui, à la veille de la destruction de Sion, ont prédit que les enfants du Seigneur reviendraient dans leur patrie avec des chansons et dans la joie et que la tristesse et que les soupirs s’enfuiraient à jamais. ( Isaie 35. 10 )

Debout dans la joie, les exilés !

Cette guerre sans exemple dans toute l’histoire, a été engagée pour sa propre défense par une nation, de qui les terres héréditaires étaient considérées par ses ennemis comme une proie offerte à dépecer.

Maintenant cette nation se venge de deux mille ans d’ignominie. Bien que l’époque et les circonstances semblent peu favorables à l’affirmation ou même à l’expression de vos demandes, cette guerre vous offre aujourd’hui, contrairement à toute attente, le patrimoine d'Israël.

La Providence m’a envoyé ici avec une jeune armée, guidée par la justice et accompagnée par la victoire. Mon quartier général est à Jérusalem et dans quelques jours je serai à Damas, dont la proximité n’est plus à craindre pour la ville de David.

Héritiers légitimes de la Palestine !

La Grande Nation qui ne trafique pas les hommes et les pays selon la façon de ceux qui ont vendu vos ancêtres à tous les peuples ( Joël 4.6 ) ne vous appelle pas à conquérir votre patrimoine. Non, elle vous demande de prendre seulement ce qu’elle a déjà conquis avec son appui et son autorisation de rester maître de cette terre et de la garder malgré tous les adversaires.

Levez-vous !

Montrez que toute la puissance de vos oppresseurs n’a pu anéantir le courage des descendants de ces héros qui auraient fait honneur à Sparte et à Rome ( Maccabée 12. 15 ).

Montrez que deux mille ans d’ esclavage n’ont pas réussi à étouffer ce courage.

Hâtez-vous !

C’est le moment qui ne reviendra peut-être pas d’ici mille ans, de réclamer la restauration de vos droits civils, de votre place parmi les peuples du monde. Vous avez le droit à une existence politique en tant que nation parmi les autres nations. Vous avez le droit d’adorer librement le Seigneur selon votre religion. ( Yoël 4. 20 ).

Bonaparte devait reprendre la mer à "Akko" afin de rejoindre la France, mais toute la flotte française a été coulée dans la baie de Saint Jean d'Acre par l amiral anglais Sidney Smith.

Quelques remarques

- Ce texte (à prendre avec des pincette) étonnant était en quelque sorte prophétique. - Bonaparte pensait qu’Israël devait se rétablir sur sa terre. - Il estimait probablement que la France avait un rôle à jouer dans ce processus. - cette déclaration montre que Napoléon Bonaparte connaissait le Livre des Maccabées ( les citations le prouvent ).

- le 16 août 1800, Napoléon déclara :

« Si je gouvernais une nation juive, je rétablirais le Temple de Salomon »

- Le 29 juillet 1806, une Assemblée de notables juifs fait preuve d’allégeance et Napoléon, satisfait, convoque plus tard un grand concile juif , le « Grand Sanhédrin » ( 1807 ) qui est devenu le Consistoire 

La Campagne d'Egypte avait engendré la découverte de la Pierre de Rosette qui permit de traduire les hiéroglyphes. par Champollion.







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