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vendredi 18 juillet 2025

Le Gaz et le Pétrole en Israël 2025

Voici un panorama actualisé de la production et des revenus liés aux hydrocarbures en Israël, ainsi que les apports du pipeline d’Ashdod : 

Production de gaz et de pétrole en Israël 

Gaz naturel 

En 2023, Israël a produit environ 24,7 milliards de m³ (BCM) de gaz naturel à partir des champs offshore Tamar, Leviathan et Karish 

En 2024, la production a encore augmenté (+8,3 %), avec 2,5 BCM exportées principalement vers l’Égypte et la Jordanie, générant 5 milliards de shekels (environ 1,3 milliard $) de revenus d’État (). 

Pétrole brut 

Israël ne dispose pas de production pétrolière significative. Aucun repère fiable à l’échelle nationale, si ce n’est une dépendance quasi totale aux importations ().  

Revenus liés au gaz naturel 




2024 : l’État israélien a perçu environ 5 milliards de shekels grâce aux redevances, aux impôts sur les sociétés et autres prélèvements, avec un pic anticipé à 10 milliards de shekels dans les années à venir .

Depuis le début, les recettes totales ont atteint près de 30 milliards de shekels, dont environ 14,9 milliards en redevances 

Un rapport de 2024 compare les profits : 

Les entreprises gazières (Energean, NewMed, Delek) ont réalisé environ 700 millions $ de bénéfice. 

L’État lui-même a engrangé 1,3 milliard $ de revenus gaziers 

Pipeline Ashdod (et Tipline Eilat-Ashkelon) 

Leviathan → Raffinerie d’Ashdod 

Depuis mars 2024, une conduite relie le champ Leviathan à la raffinerie d’Ashdod, principalement pour le transport de condensats 

Pipeline pétrolier Trans-Israel (Tipline) 

D’une longueur de 254 km entre Eilat et Ashkelon/Ashdod, il permet le transit de crude oil à hauteur de 400 000 barils/jour dans un sens et jusqu’à 1,2 million barils/jour en sens inverse 

Exploité par l’EAPC, il sert de “pont pétrolier” entre la mer Rouge et la Méditerranée. 

Ce qu’il rapporte : 

Le pipeline tipline permet des gains sur les frais de navigation (évite le canal de Suez), mais étant exploité par EAPC – une entité privée – ses chiffres précis ne sont pas publics. Selon certaines estimations, il procure des dizaines de millions de dollars de revenus annuels rien que sur les frais de transit 

Le transport de condensats vers Ashdod ajoute une valeur supplémentaire, mais là encore, les sommes ne sont pas rendues publiques. 

Résumé synthétique Gaz naturel ~25 BCM État : ~5 milliards ₪ (1,3 milliard $) (2024) Total depuis 2013 : ~30 milliards

Pétrole brut Négligeable N/A (importation) Pipeline Tipline 400 000–1 200 000 bpd capacité Revenus privés EAPC, estimés à plusieurs dizaines M$ Condensats (Ashdod) 

Acheminés depuis Leviathan (mars 2024) Non publiés, mais source de revenus industriels labiles 

 Israël est désormais un producteur et exportateur régional de gaz, avec une montée en puissance significative depuis 2013. 

Les revenus étatiques liés au gaz sont substantiels, notamment via les redevances, bénéfices et taxation des exportations. 

Le pétrole reste importé, mais les infrastructures internes comme le pipeline trans-israélien assurent des retombées financières, principalement pour les opérateurs privés. 

Sans compter les énormes réserves de Gaz de Schiste, non exploitées pour le moment.

Le pipeline vers Ashdod permet à la fois le transport de condensats et l’accès à la mécanique raffinagère locale, bien que les chiffres économiques restent confidentiels.



Le Marechal Koenig, dernier Maréchal de France

Le maréchal Marie-Pierre Kœnig (1898–1970) est une figure majeure de la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale. 

Général de brigade pendant la bataille de Bir Hakeim (mai-juin 1942), il devient ensuite maréchal de France à titre posthume en 1984. 

Il incarne la résistance militaire française aux côtés des Alliés, notamment contre l’Afrikakorps de Rommel en Libye. 

Qui était le général Kœnig ? Né en Alsace (Moselle annexée), il choisit de servir la France. Ancien combattant de 14-18, puis officier de carrière. En 1940, il refuse l’armistice et rejoint la France libre du général de Gaulle à Londres. Il est nommé commandant de la 1ère brigade française libre (1re BFL), composée de soldats venus de toutes les colonies françaises, y compris les Légionnaires, Tirailleurs, et soldats venus du Tchad, du Liban, ou d’Afrique équatoriale. 

La bataille de Bir Hakeim (27 mai – 11 juin 1942) 

Contexte stratégique La guerre du désert en Afrique du Nord oppose l’armée britannique (avec les forces de la France libre) à l’Afrikakorps allemand du général Erwin Rommel, soutenu par les Italiens.

Bir Hakeim est un fortin désertique dans le sud-ouest de la Libye, sur la ligne défensive de Gazala. C’est un point clé pour retarder l’avancée allemande vers l’Égypte et le canal de Suez. 

Les forces en présence Kœnig commande 3 700 hommes de la 1re brigade française libre. 
Face à lui : environ 30 000 Allemands et Italiens, avec chars, artillerie et aviation. 




Pourquoi Bir Hakeim fut une victoire stratégique ? Tenue héroïque : Les Français libres résistent plus de 14 jours à un siège acharné, contre toute attente. Ils repoussent plusieurs assauts blindés, subissent des bombardements intensifs, mais tiennent bon. 

 Manœuvre habile de Kœnig : Il organise une résistance en défense tout azimut, creuse des abris dans le désert, établit des lignes de feu. Il prépare une sortie de nuit (dans la nuit du 10 au 11 juin), et parvient à rompre l’encerclement avec l’essentiel de ses troupes, sauvant l’honneur et la force combattante. Gain de temps décisif : Leur résistance retarde l’offensive de Rommel de plusieurs jours. Cela permet aux Britanniques de replier leurs troupes vers El Alamein, où Rommel sera battu quelques mois plus tard. 




Conséquences et reconnaissance Bir Hakeim est perçue comme la première grande victoire française depuis 1940. Elle donne légitimité militaire à la France libre de de Gaulle auprès des Alliés. Kœnig devient un héros national. Il commandera plus tard les Forces françaises de l’intérieur (FFI) lors de la Libération de la France en 1944. Il est ministre de la Défense dans les années 1950, puis président du Conseil supérieur de la mémoire combattante.

Pourquoi Kœnig a-t-il battu Rommel (au sens stratégique) ? Il ne “bat” pas Rommel au sens tactique (Rommel prend Bir Hakeim après 14 jours), mais il gagne une victoire stratégique : Il défie et saigne les forces de l’Axe. Il force Rommel à modifier son plan, ce qui contribue à son échec final à El Alamein. Il démontre la valeur militaire des Français libres, renforçant leur reconnaissance politique et morale. 🇫🇷

Oui, Marie-Pierre Kœnig a bien été président de l’association France-Israël , pendant les années 1960, après sa carrière militaire et politique. 

Son amitié avec Israël : cela s’explique par ses convictions profondes, son engagement pour la démocratie, et son admiration pour Israël comme jeune État courageux, dans un monde instable. 🔍 Pourquoi Kœnig a-t-il présidé France-Israël ? 

 Voici les raisons principales : 

Un gaulliste de la première heure, mais indépendant Kœnig était fidèle au général de Gaulle, mais avait ses propres convictions. Il a souvent incarné une ligne morale, républicaine et occidentale, attachée à la défense des valeurs démocratiques.

Respect pour Israël en tant que jeune démocratie combattante Kœnig avait une admiration pour l’esprit de résistance. Il voyait en Israël un peuple renaissant sur sa terre, dans des conditions hostiles, ce qui faisait écho à son propre combat à Bir Hakeim : résistance, ténacité, survie face à des forces plus puissantes.

Un engagement fort contre les totalitarismes Ayant combattu le nazisme, Kœnig était très attentif aux résurgences de l’antisémitisme et aux menaces pesant sur les minorités.

 Il voyait en Israël une barrière contre les régimes autoritaires dans la région, dans un contexte de guerre froide. 

Rôle politique et diplomatique après la guerre Kœnig a été ministre de la Défense et haut-commissaire en Allemagne, puis député. Il s’est rapproché d’associations pro-occidentales et pro-israéliennes, dans un contexte où la France était alors alliée d’Israël (avant 1967). 




Il préside France-Israël au moment où la France fournit des armes à Tsahal (Mirage, aide nucléaire, etc.).

Poutine assassin ?

La question de savoir si Vladimir Poutine est un assassin dépend à la fois du point de vue moral, juridique, et politique. 

Elle soulève des enjeux complexes. Voici une réponse nuancée, appuyée sur des faits. 🔎 1. Accusations directes de crimes 

Plusieurs cas ont conduit des personnalités ou des institutions à le qualifier d’ “assassin” ou de “criminel” : a. Opposants politiques assassinés : Anna Politkovskaïa (2006), journaliste critique du Kremlin. Alexander Litvinenko (2006), ex-agent du FSB, empoisonné au polonium à Londres — les enquêteurs britanniques ont conclu à une implication “probable” de Poutine. Boris Nemtsov (2015), opposant libéral, abattu à Moscou à 200 mètres du Kremlin. Alexeï Navalny (empoisonné en 2020, mort en prison en 2024). 

la responsabilité de l’État russe a été largement avancée par des enquêtes journalistiques et les gouvernements occidentaux. 

Crimes de guerre présumés : En Tchétchénie, Syrie, et surtout depuis l’invasion de l’Ukraine (2022), la Russie sous Poutine est accusée de bombardements indiscriminés, d’exécutions sommaires (Bucha), et d’enlèvements d’enfants ukrainiens. c

Mandat d’arrêt international : En mars 2023, la Cour pénale internationale (CPI) a émis un mandat d’arrêt contre Vladimir Poutine pour déportation illégale d’enfants ukrainiens, qualifié de crime de guerre. 

Que veut dire “assassin” ? Juridiquement : Un “assassin” est une personne ayant volontairement tué un ou plusieurs individus. Politiquement, le terme peut être utilisé pour désigner un chef d’État responsable de morts par des ordres directs ou un système répressif. Moralement, il s’agit de juger la responsabilité indirecte ou systémique dans des violences étatiques. 

Ce qu’en disent les dirigeants et médias occidentaux En 2021, Joe Biden a répondu “oui” quand on lui a demandé si Poutine était un “killer”. De nombreux organismes de défense des droits humains (Human Rights Watch, Amnesty, Memorial) ont documenté des violations graves des droits humains sous son régime. Des journalistes, historiens, et analystes considèrent Poutine moralement et politiquement responsable de meurtres politiques ou de crimes de guerre. 

Oui, Vladimir Poutine peut être qualifié d’“assassin” selon une approche politique et morale, voire potentiellement juridique :

Ethiopie et Israël ... une amitié millénaire !

Relations contemporaines (depuis 2000) L’Éthiopie abrite une ambassade israélienne active à Addis-Abeba. 

Des étudiants éthiopiens bénéficient de bourses en Israël, notamment dans l’agriculture. Israël considère l’Éthiopie comme un pays stratégique de la Corne de l’Afrique, dans le contexte des tensions avec l’Iran ou le Yémen. 

Certains experts affirment que Tsahal aurait accès à des installations de surveillance en Éthiopie, mais cela n’est pas confirmé officiellement. 

Résumé Domaine Nature de la relation Historique/religieux Forts liens liés aux Beta Israël et à la tradition biblique Politique Relations 

Etablies en 1956, rompues en 1973, reprises en 1989 Militaire Coopération intense sous Hailé Sélassié, soutien aux opérations d'exfiltration Commercial Technologies agricoles, eau, sécurité, commerce bilatéral Humanitaire Opérations de sauvetage de milliers de Juifs Ethiopiens 

Relations économiques et commerciales Coopération agricole : Israël a formé des centaines de techniciens éthiopiens à l’irrigation goutte-à-goutte, aux cultures en milieu aride, et à la gestion de l’eau. Exportations israéliennes : Matériel médical, équipements agricoles, technologies solaires, sécurité. 

Importations israéliennes : Café, fleurs, produits agricoles. Aide au développement : L’agence israélienne MASHAV (coopération internationale) est active en Éthiopie depuis les années 1960. 

Relations militaires et de renseignement 
1950s–1970s : L’axe Hailé Sélassié – Israël Israël forme les troupes de l’empereur Hailé Sélassié. le dernier Négus, et descendant du Roi Salomon ... 





L’armée israélienne (Tsahal) fournit des armes, des instructeurs, et du renseignement. Coopération dans la lutte contre les infiltrations arabes en Afrique de l’Est. 

1980 : coopération secrète Pendant la guerre civile éthiopienne, Israël reste en contact avec les autorités (puis rebelles) pour garantir la sécurité des Juifs éthiopiens. 

En échange de soutien (et d’armes), l’Éthiopie autorise les opérations secrètes israéliennes d’exfiltration des Beta Israël. en particulier l'Opération Moïse 




Ces opérations ont été coordonnées entre Israël, les États-Unis et les autorités éthiopiennes, parfois contre paiement ou échange d’armes. La dernière grande opération, Salomon, a eu lieu juste avant la chute du régime de Mengistu. 

Relations contemporaines (depuis 2000) L’Éthiopie abrite une ambassade israélienne active à Addis-Abeba. 

Des étudiants éthiopiens bénéficient de bourses en Israël, notamment dans l’agriculture. Israël considère l’Éthiopie comme un pays stratégique de la Corne de l’Afrique, dans le contexte des tensions avec l’Iran ou le Yémen.

Israël participe à la construction du plus grand barrage du monde, le barrage de la Renaissance, qui du point de vue géopolitique met l'Egypte en difficulté !





 Certains experts affirment que Tsahal aurait accès à des installations de surveillance en Éthiopie, mais cela n’est pas confirmé officiellement.

A ce jour, l'Ethiopie a posé sa candidature pour rejoindre les accords d'Abraham.


Bluewahle le drône sous-marin israëlien dont a tellement besoin l'OTAN

Voici un aperçu complet du sous-marin autonome israélien BlueWhale (ELI‑3325), un AUV (Unmanned Underwater Vehicle) développé par Israel Aerospace Industries (IAI) via sa filiale ELTA Systems, en collaboration avec Atlas Elektronik. 




 🚢 1. Qu’est-ce que le BlueWhale ? Longueur : ~10,9 m Poids : ~5,5 tonnes Autonomie : de 10 à 30 jours selon la mission Vitesse maximale : 7 nœuds (2–3 kn en croisière) Profondeur d’opération : jusqu’à 300 m Conçu pour être transportable en conteneur standard 40 ft 

 🎯 2. Missions principales Le BlueWhale remplit plusieurs fonctions autonomes : Renseignement & surveillance maritime (ISR) : détection de cibles de surface et côtières. Guerre anti-sous-marine (ASW) : traque des sous-marins ennemis. Renseignement acoustique (ACINT) : collecte passive et active de signaux navals. Détection de mines (MCM) : cartographie haute résolution avec sonar à ouverture synthétique (SAS). Support aux forces spéciales : opérateur distant pour reconnaissance ou déminage. Applications civiles/antipiraterie ou migrations illégales 

 🔧 3. Capteurs et technologies Mast télescopique Permet la transmission en mer et à la surface avec : radar AESA caméras EO/IR antennes SATCOM pour communication sécurisée en temps réel Sonars intégrés Towed Array Sonar (TAS) pour détection sous-marine. Flank Array Sonar (FAS) (actif/passif) pour plus de covering horizontal. Synthetic Aperture Sonar (SAS) pour localiser avec précision les mines. Capteurs magnétiques pour vérification de détection de mines Commande autonome Système embarqué d’IA gère capteurs, navigation, ressources énergétiques. Transmission selective de données vers centre de commandement via SATCOM 

 🧪 4. Historique des essais et déploiements Présenté pour la première fois en mai 2023 à Rostock (UDT) Déployé dans des exercices NATO (REPMUS, Dynamic Messenger) en 2023 Évaluation opérationnelle en mer Baltique avec la Marine allemande fin 2024 () 🤝 

5. Exportation et partenariats En mai 2025, IAI a conclu un accord avec la Marine grecque : Livraison du BlueWhale Coproduction et transfert technologique avec Hellenic Aerospace Industry (HAI) BlueWhale est aussi intégré dans des exercices avec la Marine de l’OTAN 

 🧠 6. Pourquoi c’est une innovation majeure Premier sous-marin autonome israélien mature, capable de missions longues sans équipage humain. Un “force multiplier” pour les flottes sous-marines : réduit les coûts, augmente la couverture et la discrétion opérationnelle Combine polyvalence tactique (ISR, ASW, MCM) et transportabilité modulaire pour déploiement rapide partout dans le monde



 



La lampe d'Orgon, peuve d'une présence juive bi-millénaire en Gaule et en France

Oui, il y a bien eu une présence juive ancienne à Orgon, attestée de façon remarquable par des vestiges archéologiques : 

 🔥 Antiquité : la lampe d’Orgon • En 1967, une lampe à huile ornée d’une double ménorah (chandelier à sept branches) a été découverte à Orgon ; elle date probablement du Iᵉʳ siècle av. J.-C. ou du Iᵉʳ siècle ap. J.-C. 

Cette pièce, conservée au Musée judéo‑comtadin de Cavaillon, est considérée comme le plus ancien artefact juif mis au jour en Provence et en France 

Cela montre l’existence possible d’une communauté juive locale, ou de convertis, bien avant le christianisme structuré ou l’islam, au cœur des échanges méditerranéens antiques (). 

📜 Moyen Âge et période comtadine • Des documents montrent la présence de Juifs à Orgon au XIIIᵉ siècle, dans le cadre plus large du Comtat Venaissin (Avignon, Cavaillon, Carpentras, l’Isle‑sur‑la‑Sorgue) 

La région du Comtat, placée sous l’autorité papale, accueillait les “Juifs du pape”, bénéficiant d’une relative protection jusqu’à la Révolution.

 🧭 Contexte régional 

La Provence, et notamment le Comtat Venaissin, abritait des communautés juives importantes à Narbonne, Avignon, Marseille, Arles dès les IVᵉ–Vᵉ siècles et jusqu’à l’expulsion en 1498 puis lors du refuge dans les “carrières”  


Les communautés médiévales, telles que celle de Cavaillon, perpétuaient des traditions culturelles et religieuses jusqu’à la Révolution, avec des synagogues encore visibles à Carpentras et Avignon

mardi 15 juillet 2025

Le Double langage des arabes au Proche Orient ...

Le double langage -des dirigeants des arabes de palestine Gilles Kepel, spécialiste du monde arabe et de l’islamisme, a souvent évoqué la question du double langage utilisé par certains dirigeants politiques, notamment dans le contexte du conflit israélo-palestinien. 

Selon lui, Yasser Arafat et d’autres leaders palestiniens auraient adopté une communication différenciée selon leur audience : 




1. Un discours en anglais destiné aux Occidentaux : Dans ce cadre, Arafat et l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) mettaient en avant des messages de modération, de paix et de volonté de négociation avec Israël. L’objectif était de rassurer les diplomaties occidentales, de garantir leur soutien financier et politique, et de renforcer la reconnaissance internationale de la cause palestinienne. Ce discours était particulièrement visible après les Accords d’Oslo (1993), lorsque Arafat s’est engagé officiellement à reconnaître Israël et à renoncer au terrorisme. 

2. Un discours en arabe destiné aux populations arabes et palestiniennes : Selon Kepel et d’autres analystes, Arafat aurait parfois tenu un langage plus combatif, voire ambigu, lorsqu’il s’adressait aux foules palestiniennes ou arabes. Il utilisait un registre plus radical, insistant sur la lutte continue contre l’occupation israélienne et jouant sur des références religieuses ou nationalistes susceptibles de mobiliser la base populaire. Certains de ses discours ou déclarations en arabe laissaient entendre que la lutte pour la libération de la Palestine restait un objectif stratégique à long terme, au-delà des accords diplomatiques. 

Pourquoi ce double langage ? 

 • Une nécessité politique : Arafat devait jongler entre les exigences de la diplomatie internationale, notamment avec les États-Unis et l’Europe, et la pression populaire au sein des territoires palestiniens, où les frustrations face à l’occupation et aux concessions étaient vives. 

 • Un moyen de préserver l’unité : La société palestinienne étant divisée entre factions modérées et plus radicales, Arafat devait adapter son discours pour ne pas perdre le soutien des différents courants politiques. 

 • Une stratégie de négociation : Certains observateurs estiment que cette ambiguïté permettait à Arafat de maintenir un levier dans les négociations avec Israël, en laissant planer l’incertitude sur sa réelle position. Critiques et conséquences Ce double langage a été perçu différemment selon les camps. • Du côté israélien et occidental, il a nourri un scepticisme croissant vis-à-vis d’Arafat, certains considérant qu’il n’était pas sincère dans ses engagements de paix. 

 • Du côté des arabes de palestine , cette approche a pu être interprétée comme une tactique nécessaire face à un rapport de force défavorable, ou au contraire comme un manque de clarté qui a affaibli la crédibilité du leadership palestinien. En somme, Kepel met en avant une dynamique complexe où le langage diplomatique et la rhétorique populaire ne coïncident pas toujours, illustrant les tensions permanentes entre pragmatisme politique et attentes populaires dans le conflit israélo-palestinien.

François Fillon a t il trahi la France ?

La question de François Fillon et de ses relations avec la Russie, notamment avec Vladimir Poutine, a souvent suscité débats et spéculations. Voici un éclairage rigoureux et factuel, sans extrapolation complotiste. 🔹 1. Une amitié politique et personnelle réelle François Fillon, Premier ministre de Nicolas Sarkozy (2007–2012), a entretenu des relations cordiales avec Vladimir Poutine, qu’il appelait effectivement « Vladimir » en privé, selon plusieurs sources. Il s’est souvent affiché comme partisan d’un dialogue stratégique avec Moscou, même après son retrait de la vie politique active. En 2021, Fillon a même brièvement siégé au conseil d’administration de deux entreprises russes (Zaroubejneft et Sibur), avant de démissionner après l’invasion de l’Ukraine. 🔹 2. A-t-il commis des impairs ? Il n’existe aucune preuve publique, judiciaire ou officielle indiquant que François Fillon aurait transmis des secrets d’État à la Russie ou à toute puissance étrangère. Aucune enquête ouverte ne l’accuse d’espionnage, de trahison ou de compromission sécuritaire. En revanche, ses prises de position pro-russes, même après 2014 (annexion de la Crimée), ont été critiquées comme naïves ou complaisantes par ses adversaires, notamment lors de la campagne présidentielle de 2017. 🔹 3. Relations post-gouvernementales sensibles L’acceptation de postes dans des entreprises proches du Kremlin après avoir été à un très haut niveau de l’État a suscité de fortes critiques. Bien que Fillon ait respecté les délais légaux et déontologiques imposés aux anciens membres du gouvernement, beaucoup y ont vu une faute morale ou diplomatique, surtout dans le contexte de tensions croissantes entre l’UE et la Russie. 🔹 4. La prudence des institutions françaises Les services de renseignement français (DGSE, DGSI) surveillent de très près les anciens hauts responsables ayant eu des liens sensibles, mais aucune information fiable ne permet d’affirmer que Fillon ait été sous le coup d’une suspicion grave ou d’une surveillance pour compromission. ✅ Conclusion François Fillon a eu des liens personnels et professionnels étroits avec la Russie, et cela a pu sembler politiquement maladroit, surtout dans le contexte actuel. Mais à ce jour, il n’existe aucun fait établi, ni enquête publique, qui suggère une trahison ou une transmission de secrets d’État.

SUICIDES sous la Vème République

Sous la Cinquième République française (depuis 1958), plusieurs hommes politiques se sont suicidés. Voici une liste non exhaustive des cas les plus connus : 

1. Pierre Bérégovoy (1925–1993) Fonction : Ancien Premier ministre (1992–1993) sous François Mitterrand. Date du suicide : 1er mai 1993. Contexte : Bérégovoy s’est suicidé avec une arme à feu à Nevers. Son décès est intervenu après une lourde défaite électorale de la gauche aux législatives et des accusations médiatisées concernant un prêt personnel consenti par l’homme d’affaires Roger-Patrice Pelat. Son suicide a marqué l’opinion publique et suscité un débat sur la pression médiatique et politique. 

2. Robert Boulin (1920–1979) Fonction : Ministre du Travail au moment de sa mort ; figure importante du gaullisme. Date du décès : 30 octobre 1979 (retrouvé mort dans un étang à la forêt de Rambouillet). Contexte : Officiellement considéré comme un suicide, bien que les circonstances restent controversées. Il était impliqué dans une affaire immobilière dans le Var. Des éléments suspects (visage tuméfié, incohérences dans l’enquête) ont alimenté des soupçons d’assassinat, jamais élucidés à ce jour. 

3. François de Grossouvre (1918–1994) Fonction : Conseiller spécial de François Mitterrand à l’Élysée. Date du suicide : 7 avril 1994. Contexte : Il s’est suicidé dans son bureau à l’Élysée avec une arme à feu. En rupture avec Mitterrand à la fin de sa vie, il s’était isolé du pouvoir. Des rumeurs persistantes, notamment sur son rôle dans des affaires sensibles ou sa proximité avec la famille cachée de Mitterrand, ont alimenté les spéculations. 

 4. Jean Edern Hallier (cas à part) Date du décès : 12 janvier 1997. Contexte : Officiellement mort d’une chute accidentelle à vélo, mais certains ont émis l’hypothèse d’un suicide ou d’un meurtre politique. Ce n’était pas un homme politique au sens strict, mais un écrivain et pamphlétaire très engagé politiquement, en conflit avec François Mitterrand notamment. 

5. Lucien Neuwirth (tentative de suicide) Fonction : Député gaulliste, père de la loi légalisant la contraception. Contexte : Il n’est pas décédé, mais a tenté de se suicider dans sa jeunesse politique, dans les années 1960. Mention notable pour sa sincérité sur les pressions politiques qu’il a subies. 6. Olivier Marleix qui a travaillé sur les dessous de la Vente d'Alstom et des magouilles du Président Macro, retrouvé pendu en Juillet 2025!

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La France a permis l'Indépendance des USA

La France, et en particulier le marquis de La Fayette, ont joué un rôle crucial dans la victoire des colonies américaines lors de la guerre d’indépendance des États-Unis (1775–1783). Voici les principaux éléments de cette aide : 






1. Contexte général En 1776, les 13 colonies américaines se soulèvent contre la Grande-Bretagne. Les insurgés manquent de soldats professionnels, d’armes et d’alliés. La France, grande rivale de l’Angleterre (surtout depuis la guerre de Sept Ans), y voit une occasion de se venger et d’affaiblir l’Empire britannique. 

2. L’aide militaire et financière de la France ✉️ Soutien secret (1776–1778) Avant même d’entrer officiellement en guerre, la France fournit : Des armes et munitions, via la société fictive Roderigue Hortalez & Cie (pilotée par Beaumarchais), De l’argent, Un appui logistique (transport maritime, poudre à canon, etc.). Intervention officielle (dès 1778) Après la victoire américaine à Saratoga (1777), la France reconnaît les États-Unis et signe avec eux un traité d’alliance (février 1778). Elle déclare la guerre à la Grande-Bretagne. 

Elle envoie : Des troupes terrestres (corps expéditionnaire commandé par le général Rochambeau), Une flotte puissante (amiral de Grasse) qui affronte la marine britannique, Des millions de livres tournois (monnaie de l’époque), représentant un tiers du budget américain de guerre. 

3. Le rôle du marquis de La Fayette  Un jeune aristocrate engagé À 19 ans, Gilbert du Motier, marquis de La Fayette, s’embarque pour l’Amérique en 1777, sans l’autorisation du roi. Il s’engage auprès de George Washington, devient général à 20 ans et gagne son estime.  Ses contributions : Rôle militaire dans plusieurs batailles (Brandywine, Monmouth, Yorktown), Liaison diplomatique entre les Américains et la France, Agent de coordination entre Rochambeau et Washington, Il aide à obtenir plus de renforts français. 






4. La victoire de Yorktown (1781) La Fayette joue un rôle clé en encerclant les troupes britanniques de Cornwallis en Virginie. La flotte française bloque la baie de Chesapeake. Les troupes franco-américaines assiègent les Britanniques à Yorktown. La reddition de Cornwallis scelle la fin de la guerre. 

5. Conséquences Le traité de Paris (1783) reconnaît l’indépendance des États-Unis. La France y gagne du prestige, mais la guerre coûte cher et creuse le déficit de l’État, ce qui contribue à la crise financière précédant la Révolution française.