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samedi 10 janvier 2026

Israël, Japon ... du nouveau ... JBCH N° 2601 - 783

Les relations entre Israël et le Japon connaissent un réchauffement marqué en ce début 2026, illustré par la visite historique d’une délégation parlementaire japonaise de 15 membres (la plus importante jamais reçue en Israël) du 5 au 8 janvier, suivie de l’arrivée imminente du ministre des Affaires étrangères Toshimitsu Motegi le 11 janvier. 


Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie plus large d’Israël pour consolider ses liens avec l’Asie, continent devenu un axe prioritaire de sa diplomatie économique, technologique et sécuritaire depuis les Accords d’Abraham.

Le cas japonais : un partenariat pragmatique et croissant



Politiquement, Tokyo maintient une ligne équilibrée saluée par Jérusalem : malgré des pressions internationales (notamment au sein du G7), le Japon s’est abstenu de reconnaître un État palestinien en 2025, contrairement à certains alliés occidentaux. Le nouveau gouvernement (formé en octobre 2025 sous une orientation plus conservatrice, héritant de l’héritage pro-israélien de Shinzo Abe) accélère ce rapprochement. 



La délégation a visité des sites du 7 octobre (kibboutz Kfar Aza, festival Nova), rencontré des survivants, Yad Vashem, et des leaders comme le président Herzog, le Premier ministre Netanyahu, le président de la Knesset Ohana et le ministre Sa’ar. Ces échanges soulignent un objectif clair : approfondir la coopération sécuritaire (y compris exploration d’achats d’armes avancées israéliennes) et mieux comprendre les menaces existentielles d’Israël.




Sur le plan civil et économique, les signaux sont positifs : participation remarquée d’Israël à l’Expo 2025 Osaka (près de 270 000 visiteurs au pavillon israélien en un mois), hausse du tourisme bilatéral, vols directs renforcés, et échanges technologiques. Le Japon, champion de l’innovation et de la stabilité, voit en Israël un partenaire complémentaire en high-tech, cybersécurité et défense – domaines où les deux pays excellent sans concurrence directe.


Inde en tête, Corée du Sud en progression, Japon en accélération : Israël a opéré un pivot stratégique vers l’Asie depuis une décennie, diversifiant ses alliances au-delà des États-Unis et de l’Europe. L’Inde reste la réussite la plus emblématique : partenariat stratégique renforcé (défense, tech, agriculture), avec des exportations d’armes israéliennes massives et des accords de coopération post-2023 (notamment un MoU sur la défense en novembre 2025). Les visites mutuelles de Modi et Netanyahu, les exercices militaires conjoints et les investissements bilatéraux font de l’Inde un allié clé dans un contexte de rivalité sino-indienne.




La Corée du Sud suit une trajectoire ascendante : accords en cybersécurité, semi-conducteurs et innovation, malgré des tensions passées sur les exportations d’armes vers des pays arabes. Les deux pays partagent des défis similaires (menaces nord-coréennes vs. iraniennes) et une dépendance à la tech de pointe.


Le Japon complète ce triangle : après des décennies de relations tièdes (héritage historique, prudence sur le conflit israélo-palestinien), le réchauffement s’accélère sous l’influence d’un leadership pro-occidental et anti-menace chinoise. La visite de Motegi (qui inclut aussi le Qatar, les Philippines et l’Inde) vise à positionner le Japon comme acteur proactif au Moyen-Orient, tout en renforçant la coopération sécuritaire face à l’expansion chinoise en mer de Chine méridionale.


Les relations en sous-main avec la Chine : pragmatisme économique malgré les tensions : Malgré les défis géopolitiques (condamnations chinoises des frappes israéliennes, critiques sur Gaza), la coopération économique et technologique persiste. L’exemple le plus emblématique est le Guangdong Technion – Israel Institute of Technology (GTIIT) à Shantou, campus du Technion israélien ouvert en 2017-2018 avec un don de 130 millions de dollars de la Fondation Li Ka-shing. Ce partenariat sino-israélien unique en éducation supérieure (science, ingénierie, biosciences) symbolise l’attrait chinois pour l’innovation israélienne, même si des restrictions croissantes (sous pression américaine) limitent les transferts technologiques sensibles depuis 2020-2022.


Le réchauffement Israël-Japon s’inscrit dans une stratégie réussie d’Israël vers l’Asie : l’Inde comme pilier stratégique, la Corée du Sud comme partenaire tech fiable, le Japon comme allié émergent en sécurité et innovation, et la Chine comme opportunité économique pragmatique (mais prudente). 


Ce pivot renforce la résilience israélienne face aux pressions occidentales et aux menaces régionales, tout en offrant à ces pays asiatiques un accès privilégié à l’excellence technologique et sécuritaire israélienne. Dans un monde multipolaire, ces liens durables pourraient redessiner les équilibres en Asie et au Moyen-Orient d’ici 2030.




Centre Roman Abramovich de Theranostics. JBCH N° 2601 - 782

Sheba Medical Center inaugure le Centre Roman Abramovich de Theranostics et de Médecine Nucléaire



Le Centre médical Sheba, le plus grand hôpital d’Israël situé à Tel Hashomer près de Tel-Aviv, a inauguré jeudi 9 janvier 2026 son nouveau Centre Roman Abramovich de Theranostics et de Médecine Nucléaire. Ce projet ambitieux, financé en grande partie grâce au soutien du philanthrope Roman Abramovich, marque une avancée majeure dans les capacités israéliennes en imagerie moléculaire et thérapies ciblées.




D’une surface de 4 700 m², la structure intègre un cyclotron sur site permettant la production immédiate d’isotopes médicaux. Cette innovation réduit les délais, élimine les contraintes de transport et ouvre la voie à de nouvelles recherches cliniques, essais thérapeutiques et collaborations internationales.




Le centre se compose de quatre unités spécialisées :

•  Une zone PET/CT pour l’imagerie hybride de haute précision ;

•  Une zone PET/MRI combinant tomographie par émission de positons et IRM ;

•  Une zone SPECT/CT pour les explorations fonctionnelles ;

•  Une unité de theranostics dédiée à la médecine personnalisée, qui cible les cellules tumorales tout en minimisant les effets secondaires.

Grâce aux radiopharmaceutiques, ces technologies permettent de diagnostiquer et traiter au niveau moléculaire des pathologies complexes : cancers, troubles neurologiques (comme Alzheimer) et maladies cardiovasculaires. Le centre devrait accueillir plus de 16 000 patients par an.

« Avec l’imagerie avancée, la production d’isotopes sur place et les thérapies ciblées, nous pouvons détecter les maladies plus tôt, adapter les traitements avec précision et redonner espoir aux patients confrontés à des pathologies graves », a déclaré le Pr Liran Domachevsky, directeur du centre.




L’inauguration a réuni dirigeants de l’hôpital, partenaires et collaborateurs internationaux, s’inscrivant dans la stratégie d’innovation globale de Sheba : classé parmi les meilleurs hôpitaux mondiaux, l’établissement accélère sa transformation en « smart hospital » via l’IA, le numérique et des partenariats stratégiques (notamment avec GE HealthCare pour l’IA en diagnostic et l’efficacité opérationnelle).




Ce centre, fruit d’un engagement philanthropique de longue date d’Abramovich envers Sheba, renforce la position d’Israël comme leader en médecine de précision et thérapies innovantes. Une étape décisive pour l’avenir de la santé personnalisée.


https://www.facebook.com/watch/?v=859753066737529

vendredi 9 janvier 2026

Il veut tout diriger ... Trump aux commandes ? JBCH N0 2601 - 781

Discours de Trump sur le plan de paix Israël-Syrie


Le discours de Donald Trump, tel que rapporté dans l’article de Herb Keinon daté du 9 janvier 2026, met en avant une approche novatrice pour résoudre les tensions frontalières entre Israël et la Syrie : transformer la zone contestée autour du Mont Hermon en un pôle économique prospère, incluant un complexe de ski, des éoliennes, un pipeline pétrolier, des centres de données et des usines pharmaceutiques. 




Cette vision s’inscrit dans une stratégie plus large de “paix par la prospérité”, inspirée des Accords d’Abraham de 2019-2020, où les incitations économiques priment sur les négociations purement sécuritaires. Trump, via ses émissaires immobiliers Jared Kushner et Steve Witkoff, propose de “geler” les conflits en convertissant les zones disputées en projets coopératifs, évitant ainsi une occupation militaire prolongée tout en favorisant la stabilité. Mais dans quelle mesure ce plan est-il réalisable ? 



D’un point de vue économique et diplomatique, l’idée n’est pas aussi farfelue qu’elle y paraît. Premièrement, le modèle “paix par la prospérité” a déjà prouvé son efficacité. Les Accords d’Abraham, lancés sous la première administration Trump, ont normalisé les relations entre Israël et plusieurs pays arabes (Émirats arabes unis, Bahreïn, Maroc, Soudan) en misant sur des investissements mutuels plutôt que sur des concessions territoriales immédiates. 





Ici, le plan pourrait générer environ 4 milliards de dollars de croissance du PIB syrien (soit 20 % d’augmentation), créer 15 000 emplois, booster la production d’énergie de 800 mégawatts et réduire la dépendance pharmaceutique de la Syrie de 40 %, selon des rapports cités dans l’article.  Ces bénéfices pourraient inciter le nouveau dirigeant syrien, Ahmed al-Sharaa (décrit par Trump comme un “gars fort” avec qui “on s’entend bien”), à coopérer, surtout après la chute d’Assad en novembre 2024 et la nécessité de stabiliser un pays ravagé par la guerre civile.



Deuxièmement, les discussions à Paris, dirigées par les États-Unis, ont déjà abouti à un communiqué conjoint le 7 janvier 2026, évoquant des “discussions productives” sur la sécurité, la stabilité et la prospérité mutuelle, avec la création d’un “mécanisme de fusion” pour coordonner l’intelligence, la désescalade militaire et les opportunités commerciales.  


Cela marque un progrès concret : après deux mois d’impasse, les parties parlent non seulement de sécurité, mais aussi de projets civils. Le mont Hermon, avec son potentiel touristique (neige en hiver, hospitalité druze), pourrait devenir un symbole de coopération, géré conjointement par les communautés druzes des deux côtés de la frontière, comme le rapportent des sources israéliennes et américaines.  





Des partenaires régionaux non identifiés sont déjà impliqués, selon des fuites, et le plan s’inspire de modèles comme Zermatt en Suisse, transformant une zone aride en corridor économique dynamique. 



Troisièmement, du côté sécuritaire, ce plan répond partiellement aux besoins post-7 octobre 2023 d’Israël : au lieu d’une occupation indéfinie, il crée une zone tampon démilitarisée remplie de projets économiques, réduisant les risques d’attaques jihadistes (Iran, Hezbollah, Hamas) tout en respectant la souveraineté syrienne.


 Trump, en “faisant en sorte qu’ils s’entendent”, mise sur des incitations positives pour éviter l’escalade, et les États-Unis, soucieux de stabiliser Sharaa, soutiennent cette approche hybride.  À court terme, cela pourrait geler le statu quo sans retrait immédiat des forces israéliennes, ouvrant la voie à un accord intérimaire.


Sans accord sur les frontières, les retraits ou les time-tables, le communiqué de Paris reste vague, et les négociations pourraient s’enliser comme par le passé.


Économiquement, les investissements requis (éoliennes, pipeline, stations de ski) dépendent de financements privés et régionaux, mais dans un contexte de sanctions persistantes contre la Syrie et de tensions avec l’Iran (qui pourrait saboter le plan), attirer des capitaux semble risqué. 




De plus, le tourisme sur le mont Hermon suppose une paix durable, or la région reste volatile : attaques ISIS récentes (comme celle tuant deux soldats US en décembre 2025) rappellent les menaces. L’idée d’un “Aspen de l’Est” sonne poétique, mais l’article admet qu’elle paraît “folle” au premier abord, rappelant la chanson “Imagine” de Lennon – une utopie loin de la réalité des conflits enracinés.




Les Israéliens, marqués par les traumas du 7 octobre, voient le plan avec un mélange d’optimisme prudent et de scepticisme. Du côté officiel, Benjamin Netanyahu, lors de sa conférence de presse avec Trump à Mar-a-Lago en décembre 2025, a salué l’approche, soulignant la nécessité d’une zone frontalière “sûre” sans terroristes, protégeant les Druzes et les communautés du Golan.


Cependant, l’opposition critique : Meital Lehavi, vice-maire de Tel-Aviv, accuse Netanyahu de sacrifier les intérêts nationaux pour un “deal politique” avec Trump, citant des fêtes à Mar-a-Lago pendant que des otages comme Ran Gvili restent à Gaza.  


Des experts, notent que les Israéliens rêvent depuis longtemps d’une paix avec la Syrie (manger du houmous à Damas), mais voient le plan comme un pas intérimaire rafraîchissant, quoique distant d’un accord complet.  




Le discours de Trump est partiellement réalisable comme mesure intérimaire pour stabiliser la frontière, mais son succès dépendra de la volonté syrienne. Les Israéliens, divisés, y voient une opportunité innovante, mais pas une panacée.


Le régime dictatorial des Mollahs en Iran risque de tomber assez rapidement : Les cartes seront alors plus faciles à manipuler, et la Paix reviendrait très vite ... Alors dans ce cas Trump aura été un véritable Messager de la Paix ! Un dernier obstacle se dévoile : le rôle intrusif de la Turquie d'Erdogan ... 




jeudi 8 janvier 2026

Trump et le Groenland ... JBCH N° 2601 - 780

 Face à la pression renouvelée de Donald Trump sur le Groenland, les dirigeants européens ont resserré les rangs mardi, affirmant dans une déclaration commune que l’île arctique « appartient à son peuple » et que seul le Danemark et les Groenlandais peuvent décider de son avenir. 


Une réponse ferme à la Maison Blanche, qui a déclaré ouvertement examiner « toutes les options », y compris militaire, pour acquérir ce territoire stratégique danois.






L’escalade est brutale. Quelques jours après l’opération militaire américaine au Venezuela ayant conduit à la capture de Nicolás Maduro, le président Trump a relancé son vieux rêve : faire du Groenland, la plus grande île du monde avec ses 57 000 habitants, une possession américaine. Motif invoqué : la « sécurité nationale ». La Maison Blanche n’exclut plus l’usage de la force, une hypothèse qui fait bondir les capitales européennes.





« Si les États-Unis attaquent un pays de l’OTAN, tout s’arrête », a averti la Première ministre danoise Mette Frederiksen, soulignant que le Groenland, territoire autonome sous souveraineté danoise, est couvert par l’Article 5 de l’Alliance atlantique. Une attaque signifierait « la fin de l’OTAN », a-t-elle martelé.




Pour contrer cette « soif d’appétit territorial », comme l’ont qualifiée plusieurs chancelleries, l’Europe dispose de plusieurs leviers, selon des experts et diplomates interrogés.


D’abord, l’unité diplomatique. La déclaration commune signée par les dirigeants de France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Pologne, Espagne et Danemark – soutenue par les Pays-Bas et le Canada – marque un front uni rare. Elle insiste sur une sécurité arctique « collective » au sein de l’OTAN, tout en rappelant le respect de la Charte des Nations unies et de l’intégrité territoriale. Un message clair : pas question de céder à la pression unilatérale.





Ensuite, le renforcement militaire et économique. Le Danemark a déjà promis des investissements massifs en défense au Groenland (plusieurs milliards de couronnes). L’Europe pourrait accélérer ses propres projets : augmentation de la présence navale et aérienne en Arctique, partenariats avec le Canada et la Norvège, et investissements dans les infrastructures et les minerais rares pour réduire l’attractivité d’une « offre » américaine.





Sur le plan juridique, les Européens peuvent s’appuyer sur le droit international. Toute annexion forcée violerait la Charte de l’ONU ; le Danemark pourrait saisir la Cour internationale de Justice. Enfin, impliquer les Groenlandais eux-mêmes – via consultations ou référendums – renforcerait la légitimité : les sondages montrent une opposition massive à un rattachement aux États-Unis.


Le secrétaire d’État américain Marco Rubio doit rencontrer des responsables danois la semaine prochaine, signe que Washington préfère peut-être la voie diplomatique, voire un « achat » comme évoqué en coulisses. Mais tant que la menace militaire plane, l’Europe reste vigilante.



« Nous sommes unis, et nous le resterons », a conclu un haut responsable européen. Face à un Trump imprévisible, la stratégie semble claire : solidarité, dissuasion et dialogue respectueux des règles internationales. 


Le Groenland n’est pas à vendre – et encore moins à prendre.







Chemot ... Les Noms ... Que signifie cette paracha en 2026. JBCH N° 2601 - 779

Parachat Shemot : 

La résilience éternelle du peuple hébreu face à l’oppression et au terrorisme


En ce début d’année marqué par une fragile accalmie au Proche-Orient, la lecture de la paracha Shemot dans les synagogues du monde entier offre un écho puissant à la destinée du peuple juif. 


Ce passage inaugural du Livre de l’Exode, qui énumère les noms des fils d’Israël avant de dépeindre leur asservissement en Égypte, n’est pas seulement un récit historique : c’est un manifeste de survie et de dignité face à des ennemis déterminés à effacer l’identité juive. 



Alors que l’État d’Israël continue de faire face à des menaces existentielles de la part de groupes terroristes comme le Hamas, le Hezbollah les Houtis ou leurs soutiens iraniens , Shemot nous rappelle que l’oppression commence par la déshumanisation, mais que la libération naît de la reconnaissance de chaque vie juive comme sacrée.



La Torah ouvre sur une liste précise : « Voici les noms des fils d’Israël… ». Même réduits en esclavage, les Hébreux ne sont pas une masse anonyme, mais des individus dotés de noms, de visages et d’histoires. Ce détail biblique frappe par sa pertinence en 2026, où les ennemis d’Israël tentent d’effacer l’humanité des Juifs en les réduisant à des cibles impersonnelles. 


Rappelons les horreurs du 7 octobre 2023, lorsque le Hamas a massacré plus de 1 200 civils israéliens : hommes, femmes, enfants dans une orgie de violence barbare, kidnappant des centaines d’autres. Aujourd’hui, malgré un cessez-le-feu précaire signé fin 2025, des roquettes sporadiques continuent de pleuvoir sur les villes israéliennes, et des accusations infondées d’apartheid, de génocide, de famine par l’ONU masquent la réalité : c’est Israël qui défend sa population contre des assassins qui visent délibérément des civils juifs, transformant des quartiers résidentiels en champs de bataille.


Pharaon, dans Chemot, craint les Hébreux non pour leurs actes, mais pour leur simple existence et leur potentiel démographique. Cette peur irrationnelle mène à la déshumanisation, au travail forcé et à l’infanticide. La Torah expose ici un mécanisme intemporel : la haine idéologique précède la violence. 


En Israël, cette dynamique se répète avec une clarté alarmante. Le Hamas et ses alliés, financés par l’Iran, propagent une idéologie génocidaire qui voit dans chaque Juif un ennemi à exterminer. 


En janvier 2026, alors que des rapports de l’ONU soulignent des tensions persistantes en Cisjordanie et à Gaza, il faut rappeler que ces conflits sont alimentés par des groupes terroristes qui refusent la paix. Israël, en réponse, mène des opérations ciblées pour neutraliser des menaces comme les frappes préventives contre des caches d’armes du Hezbollah au Liban ou des tunnels du Hamas à Gaza. Ces actions ne sont pas de l’oppression, mais une défense légitime contre des ennemis qui, comme Pharaon, craignent la vitalité du peuple juif et justifient leurs assassinats de civils par une peur fabriquée.


Avant l’apparition de Moïse, ce sont des femmes qui incarnent la première résistance : les sages-femmes Chifra et Poua défient l’ordre d’infanticide, la mère de Moïse cache son enfant, Myriam veille sur lui, et même la fille de Pharaon adopte le futur libérateur. Elles choisissent la vie face à une loi injuste, prouvant que la résistance morale précède toute libération. 




En 2026, cette leçon trouve un parallèle inspirant chez les femmes israéliennes, en première ligne contre le terrorisme. Des mères endeuillées par les attaques du Hamas, comme celles du kibboutz Be’eri massacré en 2023, se mobilisent pour la justice et la sécurité. Des soldates de Tsahal, des activistes comme celles de l’organisation “Women in Green”, ou des figures publiques comme la Première ministre potentielle dans un paysage politique où des leaders comme Naftali Bennett appellent à une fermeté accrue  incarnent cette résilience. Elles refusent la soumission face à des ennemis qui, par leurs attentats suicides missiles et roquettes, visent à semer la terreur parmi les civils juifs.



Moïse, réticent à endosser son rôle, doute, bégaie et fuit le pouvoir. La Torah démystifie ainsi le leader charismatique : le vrai guide agit par devoir, avec humilité, non par soif de domination. 


En Israël aujourd’hui, Benjamin Netanyahu, malgré les controverses, incarne cette responsabilité face à des menaces multiples. En ce début 2026, avec des élections en vue et des pressions de l’extrême droite, son leadership forgé dans la lutte contre le terrorisme, rappelle que défendre le peuple juif exige une parole ferme, même difficile. Contrairement aux dictateurs comme ceux du régime iranien, qui soutiennent le Hamas dans ses assassinats, les leaders israéliens assument leur rôle pour protéger des vies, non pour les détruire.



Le buisson ardent, qui brûle sans se consumer, symbolise le peuple d’Israël : opprimé mais indestructible. Dieu déclare : « J’ai vu la souffrance de Mon peuple ». Ce message théologique affirme que la Providence agit à travers des humains imparfaits, mais résolus. 




Aujourd'hui, alors que Gaza reste un foyer de tension – avec des accusations de violations de cessez-le-feu par le Hamas, qui refuse de désarmer et continue de menacer les civils israéliens –, ce symbole colle à la résilience juive. Malgré les frappes iraniennes  et les appels à la haine, Israël prospère : innovations technologiques, économie robuste, et une société qui honore chaque nom, chaque vie perdue aux mains d’assassins.


Chemot résonne comme un appel à la vigilance : quand des peuples sont réduits à des slogans antisémites, quand la violence est justifiée par une haine ancestrale, quand des ennemis comme le Hamas ou le Hezbollah assassinent des civils juifs pour semer la peur. 


La paracha enseigne que la liberté commence par un refus intérieur de l’esclavage moral, intellectuel, spirituel. Pour le peuple hébreu et israélien, cela signifie défendre son droit à exister, face à des adversaires qui, comme Pharaon, cherchent l’anéantissement. 


En ce sens, la sortie d’Égypte n’est pas un événement passé, mais une lutte continue pour la dignité juive contre toute forme de terrorisme.





La liberté du peuple juif naît de la reconnaissance de son identité unique, de sa voix inébranlable et de sa responsabilité à se défendre contre ceux qui assassinent ses innocents.

L'atout majeur d'Israël JBCH N° 2026 - 778

La technologie de défense israélienne, nouveau pilier diplomatique



Je te tiens, tu me tiens par la barbichette… ils condamnent tous Israël et ils font la queue pour obtenir sa technologie et ses armes !!!


Au moment où Israël traverse l’une des crises diplomatiques les plus graves de son histoire, un phénomène paradoxal mais décisif est à l’œuvre : sa technologie de défense s’impose comme un puissant facteur de résilience stratégique. 




Tandis que l’État hébreu est accusé sur la scène internationale de prolonger la guerre à Gaza et même, pour certains, de « génocide », de nombreux pays renforcent discrètement – mais concrètement – leur coopération militaire avec lui.


Au cours de la seule année écoulée, l’Allemagne, la Finlande, le Danemark, la Grèce, la Roumanie, la Serbie et la Slovaquie ont rejoint la liste des États européens ayant choisi d’investir massivement dans des systèmes de défense israéliens, pour un montant estimé à près de deux milliards de shekels. La Slovaquie vient de signer un accord pour l’acquisition du système de défense aérienne Barak MX. La Finlande a acheté le système David’s Sling de Rafael dans un contrat chiffré à plusieurs centaines de millions de dollars. La Grèce, quant à elle, a acquis des systèmes de défense intégrés d’une valeur de plusieurs milliards de shekels.



Cette dynamique est d’autant plus remarquable qu’elle précède même la commercialisation mondiale des systèmes laser israéliens de nouvelle génération, appelés à révolutionner l’interception aérienne et à accroître encore la demande internationale. Autrement dit, l’industrie de défense israélienne s’impose déjà comme un acteur central, avant même d’avoir dévoilé tout son potentiel technologique.


Le contexte mondial éclaire cette évolution. Les tensions entre la Chine et Taïwan, l’Inde et le Pakistan, la Russie et l’Europe, ainsi que l’embrasement du Moyen-Orient, placent de nombreuses régions sur le seuil d’une course aux armements sans précédent depuis des décennies. Dans ce climat, la technologie de défense n’est plus un simple levier économique : elle devient une assurance stratégique. Les États cherchent des partenaires capables de fournir rapidement des systèmes éprouvés, fiables et opérationnels.



des pièces détachées ... 


C’est précisément ce qu’offre Israël. Longtemps qualifié de « Start-Up Nation », le pays est en train de devenir une véritable « Defense-Tech Nation ». Ses technologies ne sont pas théoriques : elles sont testées sur le terrain, adaptées en temps réel et continuellement améliorées. Pour des gouvernements confrontés à la perspective de conflits majeurs, cette crédibilité opérationnelle prime sur les considérations idéologiques.


Les marchés financiers en sont un indicateur clair. Les valeurs liées à la défense figurent aujourd’hui parmi les plus performantes des grandes places boursières occidentales. Aux côtés de géants comme Lockheed Martin ou Boeing, les entreprises israéliennes gagnent en visibilité et en attractivité. Les marchés, souvent perçus comme un système d’alerte précoce, envoient un message sans ambiguïté : la sécurité est redevenue un axe central de la politique mondiale.


L'Espagne antisémite et pro arabe

Pour de nombreux gouvernements européens, deux constats s’imposent. D’une part, le risque d’un conflit de grande ampleur, voire mondial, n’est plus abstrait. D’autre part, dans ce contexte instable, Israël apparaît comme l’un des partenaires de défense les plus fiables de l’Occident. Cette prise de conscience se traduit par des coopérations renforcées, de nouvelles acquisitions et, dans certains cas, par l’évocation de partenariats de défense formalisés.


Ainsi, la technologie de défense israélienne ne se contente plus de soutenir l’économie nationale : elle devient un instrument diplomatique à part entière. Elle ancre les relations internationales d’Israël dans des intérêts stratégiques concrets, au-delà des discours et des controverses. 

Dans un monde qui glisse vers l’instabilité, cet atout pourrait bien s’avérer décisif.