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vendredi 13 octobre 2017

Chirac, La France et les Juifs

Jacques Chirac, président de la République, et les responsabilités de l'État français
Il est dans la vie d'une nation des moments qui blessent la mémoire et l'idée que l'on se fait de son pays. Ces moments, il est difficile de les évoquer, parce que l'on ne sait pas toujours trouver les mots justes pour rappeler l'horreur, pour dire le chagrin de celles et ceux qui ont vécu la tragédie […]. Il est difficile de les évoquer, aussi, parce que ces heures noires souillent à jamais notre histoire, et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l'occupant a été secondée par des Français, par l'État français. Il y a cinquante-trois ans, le 16 juillet 1942, 450 policiers et gendarmes, sous les autorités de leurs chefs, répondaient aux exigences des nazis. Ce jour là, dans la capitale et la région parisienne, près de dix mille hommes, femmes et enfants juifs furent arrêtés à leur domicile, au petit matin […].




La France, patrie des Lumières et des Droits de l'Homme, terre d'accueil et d'asile, la France, ce jour-là, accomplissait l'irréparable. Manquant à sa parole, elle livrait ses protégés à leurs bourreaux. Conduites au Vélodrome d'hiver, les victimes devaient attendre plusieurs jours, dans les conditions terribles que l'on sait, d'être dirigées sur l'un des camps de transit, Pithiviers ou Beaune-la-Rolande, ouverts par les autorités de Vichy. L'horreur, pourtant, ne faisait que commencer. Suivront d'autres rafles, d'autres arrestations. Soixante-quatorze trains partiront vers Auschwitz. Soixante-seize mille déportés juifs de France n'en reviendront pas. Nous conservons à leur égard, une dette imprescriptible […].





Les plus jeunes d'entre nous, j'en suis heureux, sont sensibles à tout ce qui se rapporte à la Shoah. Ils veulent savoir. Et avec eux, désormais, de plus en plus de Français décidés à regarder bien en face leur passé […]. Je veux me souvenir que cet été 1942, qui révèle le vrai visage de la « collaboration », dont le caractère raciste, après les lois anti-juives de 1940, ne fait plus de doute, sera, pour beaucoup de nos compatriotes, celui du sursaut, le point de départ d'un vaste mouvement de résistance. Je veux me souvenir de toutes les familles juives traquées, soustraites aux recherches impitoyables de l'occupant et de la milice, par l'action héroïque et fraternelle de nombreuses familles françaises. J'aime à penser qu'un mois plus tôt, à Bir Hakeim(1), les Français libres de Kœnig avaient héroïquement tenu, deux semaines durant, face aux divisions allemandes et italiennes 

[…]. Cette France n'a jamais été Vichy, Elle n'est plus, et depuis longtemps, à Paris. […] Elle est à Londres, incarnée par le Général de Gaulle. Elle présente, une et indivisible, dans le cœur de ces Français, ces « Justes parmi les nations » qui, au plus noir de la tourmente, en sauvant au péril de leur vie, comme l'écrit Serge Klarsfeld, les trois-quarts de la communauté juive résidant en France, ont donné vie à ce qu'elle a de meilleur […].




Allocution de M. Jacques Chirac, président de la République, prononcée le 16 juillet 1995, lors des cérémonies commémorant la grande rafle des 16 et 17 juillet 1942.
 Posté par BCH Date: samedi 28 juillet 2007 à 14:17 

La France avait choisi la honte , Le Président Chirac lui a fait retrouver la Mémoire, l'Histoire rétablit toujours scientifiquement les faits


La Tache

Juillet 1942 : des policiers français arrêtent dans Paris 13 000 juifs hommes, femmes enfants, bébés, les parquent comme des animaux au Vélo d’hiv, certains seront expédiés directement à Auschwitz, d’autres transiteront par Drancy … 73 000 juifs de France sont exterminés, avec la complicité des autorités de notre pays.

Ni Vincent Auriol, ni René Coty, ni le général de Gaulle, ni François Mitterrand n’ ont voulu reconnaître la responsabilité de la France, il a fallu le courage de Jacques Chirac en 2002, pour le reconnaître définitivement, et rétablir la Vérité.

Arrivés en Pologne, transportés comme des bêtes dans des wagons à bestiaux, c’est le « Tri » et les trois quarts des déportés passent à la chambre à gaz et sont incinérés .. Pourquoi incinérés ? … Parce que comme pendant l’inquisition et ses célèbres et funestes bûchers, le corps était réduit en cendre, refusant au condamné le droit à une résurrection possible, mais plus grave … l’âme, oui, l’âme disparaissait et ne pouvait joindre un éventuel monde qui selon la croyance juive existait dans l’au-delà !!!

Refus donc d’un statut d’homme, anéantissement complet dans l’espace (même de l’espace divin) de toute trace, de possibilité de traçabilité ..et dans le temps pour oublier cette race dite inférieure.

Mais l Histoire triomphe toujours, des allégations mensongères proférées par les négationnistes (Faurisson, Garaudy etc..) Ils ont le don de la Haine et de la profanation.

La tache est présente dans l Histoire de France, elle ne s’effacera jamais … le pardon lui est préférable à l oubli.







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