L’UE s’en prend à la Judée-Samarie — Une capitulation morale à Bruxelles
Ce lundi à Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères des Vingt-sept ont franchi un pas symbolique — et inquiétant — contre Israël. Réunis en conseil, ils sont parvenus à un accord politique pour imposer de nouvelles sanctions contre des résidents juifs de Judée-Samarie, qualifiés de “colons violents”.Comme si on pouvait être des colons sur sa terre ancestrale !
Ce vote n’aurait pas été possible sans un changement de régime à Budapest : l’éviction du Premier ministre Viktor Orbán, qui servait depuis des années de rempart pour Israël grâce à son droit de veto, a ouvert la voie à cette décision.
La France de Macron s’est montrée particulièrement agressive dans ce dossier. Le chef de la diplomatie française avait annoncé vouloir des sanctions “dans les prochains jours”, plaidant depuis un an pour des mesures contre ceux qu’il désigne comme responsables de “meurtres d’arabes ” en Judée Samarie .
Derrière ce langage pseudo-humanitaire se dissimule une politique d’étranglement progressif d’Israël : Paris pousse également la Commission à examiner l’interdiction des importations issues des implantations, et même une suspension partielle de l’accord d’association liant l’UE à Israël — ce traité fondamental qui encadre les relations commerciales, politiques et culturelles entre les deux parties.
Notons cependant que les mesures les plus larges — restrictions générales sur les implantations — ont été bloquées à ce stade, principalement grâce à l’opposition de l’Allemagne. Berlin, au moins, a su résister à l’emballement.
Face à cette avalanche, Israël a répondu avec dignité. Le gouvernement israélien a dénoncé une décision “moralement déformée”, réaffirmant le droit des Juifs à vivre en Judée-Samarie.
Et il a raison. La Judée et la Samarie ne sont pas des “territoires occupés” au sens colonial du terme — ce sont les terres du peuple juif depuis trois mille ans, berceau de la Bible, de Hébron à Jéricho, de Bethléem à Silo.
Aucun vote à Bruxelles n’effacera cette réalité historique et spirituelle.
Une Europe à géométrie variable
Ce qui frappe dans cette affaire, c’est le deux poids deux mesures scandaleux.
L’Espagne, la Slovénie et l’Irlande — les plus virulents dans leur hostilité à Israël — n’ont jamais convoqué pareille énergie pour sanctionner la Turquie en Chypre occupée depuis 1974, ni le Maroc au Sahara Occidental, ni aucun régime arabe emprisonnant et torturant ses propres citoyens.
Leur acharnement contre la seule démocratie du Proche-Orient, qui tient des élections libres, dispose d’une Cour suprême indépendante et protège les droits des minorités — arabes, chrétiens, druzes —, révèle non pas une préoccupation pour les droits humains, mais une obsession idéologique teintée d’un antisionisme qui n’ose pas toujours dire son vrai nom : l’Antisemitisme!
L’Union européenne, jadis porteuse d’un idéal de paix et de démocratie, choisit de sanctionner son seul allié démocratique au Moyen-Orient plutôt que de soutenir sa survie. C’est une faute historique — et morale.
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