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samedi 4 octobre 2025

L'importance historique des Juifs dans les Balkans. (FR). JBCH N° 470

Il y a environ 2800 ans  les juifs (hébreux) ont accompagné les phéniciens et ont fondé avec eux des comptoirs le long de l'Adriatique, il s'y sont bien installés, et au long des années et des expulsions de Judée, au 1er siècle et d'Espagne au 16ème siècle ils ont bien réussi, en tant qie sujet protégés (dhimmis) de l'Empire Ottoman.


Quelques villes comme Raguse (Dubrovnik) avec une communauté importante, sont restées longtemps sous contrôle Vénitien. 


Les Balkans ont toujours été une mosaïque d’identités : slaves, grecques, ottomanes, austro-hongroises, italiennes, juives… Au cœur de cette diversité, les communautés juives ont joué un rôle décisif dans la vie économique, intellectuelle et culturelle de la région.


Depuis le Moyen Âge, elles furent des passeurs de langues, de savoirs et de commerce entre l’Europe centrale et l’Empire ottoman. À Sarajevo, Thessalonique, Dubrovnik, Belgrade ou Osijek, les Juifs séfarades et ashkénazes ont tissé des réseaux reliant Trieste à Istanbul, Vienne à Salonique.


Sous l’Empire ottoman, les Juifs séfarades, expulsés d’Espagne en 1492, apportèrent leurs compétences dans la banque, la médecine, la diplomatie et l’imprimerie.


Thessalonique (Grèce) devint un centre économique majeur où la majorité de la population était juive jusqu’au XIXᵉ siècle. Dans l’Empire austro-hongrois, des familles juives prospérèrent dans le commerce du bois, du textile, du vin et du tabac. 


À Osijek, petite ville croate alors en pleine expansion, des familles juives devinrent banquiers, industriels et mécènes. Elles fondèrent des écoles modernes, des associations de bienfaisance et participèrent activement à la modernisation urbaine.


Les Juifs furent aussi des pionniers de l’éducation et des professions libérales : médecins, pharmaciens, avocats, professeurs. Ils contribuèrent à la diffusion des idées européennes — rationalisme, libéralisme, sionisme culturel — tout en défendant un idéal d’intégration civique dans des sociétés plurielles.


Le Journal Jerusalem Post rappelle qu’Osijek fut, au tournant du XXᵉ siècle, un foyer intellectuel du sionisme européen. Des jeunes étudiants juifs partis à Vienne pour leurs études revinrent avec les idées d’Herzl et organisèrent des congrès sionistes régionaux dès 1904.


Ce mouvement n’était pas tant politique qu’identitaire : il visait à reconnecter une génération assimilée à ses racines culturelles et spirituelles, à travers la langue hébraïque, l’histoire juive et la solidarité communautaire.


Synagogue de Dubrovnik


Ce que l’on observe aujourd’hui à Osijek – concerts de musique ladino, conférences, expositions et festivals – prolonge cette quête d’identité. Le renouveau culturel juif, financé en partie par la restitution de biens communautaires spoliés pendant la Shoah, s’adresse autant aux Juifs qu’aux non-Juifs. C’est un mouvement de mémoire partagée dans une région où la diversité fut jadis la norme.




Après la Seconde Guerre mondiale, 80 % des Juifs de Croatie furent exterminés. par les nazis, aidés par les Oustachis croates. Sous le communisme, la vie religieuse et associative juive sombra dans le silence.

Déportation des juifs croates

Mais depuis la chute du Rideau de fer, plusieurs pays balkaniques – Croatie, Serbie, Macédoine du Nord, Bosnie-Herzégovine ont adopté des lois de restitution des biens juifs. le Kosovo vient de le faire, la Serbie aussi qui  compte transférer son ambassade à jérusalem, au grand dam de l'UE, et l'Albanie qui bien que musulmane a les meilleurs relations avec l'état Juif. 

da Les revenus tirés de ces biens permettent aujourd’hui de financer musées, festivals, bourses d’études, activités éducatives et commémoratives. La Slovénie reste la seule à être profondément antisémite, alors que le nouveau venu, le Kosovo a inauguré son ambassade à Jérusalem.



Ainsi, le Mémorial de l’Holocauste de Skopje, financé par les biens sans héritiers, témoigne de l’importance historique des Juifs macédoniens. En Serbie, la Fédération des communautés juives reçoit près d’un million d’euros par an de l’État pour la culture et l’aide sociale. Ces fonds ne recréent pas la population perdue, mais permettent de maintenir vivant l’esprit d’un peuple bâtisseur et créatif.



Le renouveau juif dans les Balkans ne passe plus seulement par la religion, mais par la culture comme espace de dialogue.

Le concert de la chanteuse Nani Vazana à Osijek, en septembre 2025, en est un symbole : chantant en ladino, langue des Juifs espagnols, elle attire un public majoritairement non-juif et suscite des vocations à explorer ses propres racines.

La musique juive devient un langage universel, un vecteur de transmission intergénérationnelle et interculturelle.


Ces initiatives montrent que la mémoire juive n’est pas figée dans le deuil. Elle devient un levier de renaissance culturelle et économique pour des villes secondaires, transformant d’anciens ghettos en lieux de rencontre et d’ouverture.



Les chiffres restent modestes : à Osijek, la communauté compte environ 250 membres. Mais grâce à la coopération régionale entre Croates, Serbes et Bosniaques, ces petites communautés partagent leurs moyens, leurs artistes et leurs idées.



Elles prouvent qu’il est possible de revivifier la culture juive sans grand nombre, par la créativité, l’éducation et la coopération.


Le Président du Kosovo recevant le Grand Rabbin


Dans un espace marqué par la guerre, la division et l’exil, ce microcosme balkanique symbolise quelque chose de plus vaste : la capacité des cultures juives, même presque effacées, à renaître par la mémoire, l’art et la solidarité.



Les Juifs des Balkans ont contribué à façonner l’économie et l’esprit européen du Sud-Est. Leur influence se lit dans les villes qu’ils ont enrichies, dans les idées qu’ils ont diffusées, et dans la culture qu’ils continuent de faire vivre, souvent par-delà leur propre disparition démographique.


L’exemple d’Osijek montre que la renaissance juive n’est pas qu’un souvenir, mais une dynamique économique et spirituelle qui invite à redécouvrir un passé partagé et à inventer un avenir commun, entre juifs et non-juifs, au cœur des Balkans.



Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme... 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne

les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privée

🇬🇧 English


About 2,800 years ago, the Jews (Hebrews) accompanied the Phoenicians and founded trading posts along the Adriatic together with them. They settled there successfully, and over the years — especially after the expulsions from Judea in the 1st century and from Spain in the 16th century — they thrived, living as protected subjects (dhimmis) of the Ottoman Empire.


Some cities, such as Ragusa (Dubrovnik), which hosted a large community, long remained under Venetian control.

The Balkans have always been a mosaic of identities: Slavic, Greek, Ottoman, Austro-Hungarian, Italian, Jewish… At the heart of this diversity, Jewish communities played a decisive role in the economic, intellectual, and cultural life of the region.

Since the Middle Ages, they were intermediaries of languages, knowledge, and commerce between Central Europe and the Ottoman Empire. In Sarajevo, Thessaloniki, Dubrovnik, Belgrade, or Osijek, Sephardic and Ashkenazi Jews wove networks connecting Trieste to Istanbul, Vienna to Salonika.

Under the Ottoman Empire, Sephardic Jews expelled from Spain in 1492 brought skills in banking, medicine, diplomacy, and printing.

Thessaloniki became a major economic center where Jews formed the majority of the population until the 19th century. In the Austro-Hungarian Empire, Jewish families prospered in the timber, textile, wine, and tobacco trades.

In Osijek, a small but growing Croatian town, Jewish families became bankers, industrialists, and philanthropists. They founded modern schools, charitable associations, and actively contributed to urban modernization.

Jews were also pioneers in education and the liberal professions: doctors, pharmacists, lawyers, professors. They helped spread European ideas — rationalism, liberalism, cultural Zionism — while defending an ideal of civic integration in plural societies.

The Jerusalem Post recalls that Osijek, at the turn of the 20th century, was an intellectual hub of European Zionism. Young Jewish students returning from Vienna with Herzl’s ideas organized regional Zionist congresses as early as 1904.

This movement was less political than identity-driven: it sought to reconnect an assimilated generation with its cultural and spiritual roots, through Hebrew language, Jewish history, and community solidarity.

Today in Osijek, one sees concerts of Ladino music, lectures, exhibitions, and festivals continuing this quest for identity. The Jewish cultural revival, partly financed by the restitution of community property looted during the Holocaust, addresses Jews and non-Jews alike. It is a movement of shared memory in a region where diversity was once the norm.

After World War II, 80% of Croatia’s Jews were exterminated by the Nazis with the aid of the Croatian Ustasha. Under communism, Jewish religious and communal life fell silent.

But since the fall of the Iron Curtain, several Balkan countries — Croatia, Serbia, North Macedonia, Bosnia and Herzegovina — have adopted laws on the restitution of Jewish property. The revenues now fund museums, festivals, scholarships, and educational and commemorative activities. Slovenia remains deeply antisemitic, while Kosovo, the newcomer, has inaugurated its embassy in Jerusalem.

Thus, the Holocaust Memorial in Skopje, financed by heirless property, bears witness to the historical importance of Macedonian Jews. In Serbia, the Federation of Jewish Communities receives nearly one million euros a year from the state for cultural and social aid. These funds do not recreate the lost population but keep alive the spirit of a creative, nation-building people.

Jewish renewal in the Balkans is no longer only about religion but about culture as a space of dialogue.

The concert of singer Nani Vazana in Osijek in September 2025 is a symbol: singing in Ladino, the language of Spanish Jews, she attracts a mostly non-Jewish audience and inspires people to explore their own roots. Jewish music becomes a universal language, a bridge across generations and cultures.

These initiatives show that Jewish memory is not frozen in mourning. It becomes a lever of cultural and economic revival for secondary cities, turning former ghettos into places of encounter and openness.

The numbers remain modest: in Osijek, the community counts around 250 members. But thanks to regional cooperation between Croats, Serbs, and Bosnians, these small communities share their resources, artists, and ideas.

They prove that Jewish culture can be revitalized without large numbers, through creativity, education, and cooperation.

In a land marked by war, division, and exile, this Balkan microcosm symbolizes something broader: the ability of Jewish cultures, even nearly erased, to be reborn through memory, art, and solidarity.

The Jews of the Balkans helped shape the economy and spirit of Southeastern Europe. Their influence is visible in the cities they enriched, the ideas they spread, and the culture they continue to bring to life, often beyond their own demographic disappearance.


The example of Osijek shows that Jewish renaissance is not only a memory but an economic and spiritual dynamic, inviting the rediscovery of a shared past and the invention of a common future, between Jews and non-Jews, at the heart of the Balkans.


🇪🇸 Español


Hace unos 2.800 años, los judíos (hebreos) acompañaron a los fenicios y fundaron con ellos puestos comerciales a lo largo del Adriático. Allí se establecieron con éxito y, con el paso de los siglos —especialmente tras las expulsiones de Judea en el siglo I y de España en el siglo XVI— prosperaron, viviendo como súbditos protegidos (dhimmíes) del Imperio otomano.


Algunas ciudades, como Ragusa (Dubrovnik), que acogía una importante comunidad, permanecieron durante mucho tiempo bajo control veneciano.

Los Balcanes siempre han sido un mosaico de identidades: eslavas, griegas, otomanas, austrohúngaras, italianas, judías… En el corazón de esta diversidad, las comunidades judías desempeñaron un papel decisivo en la vida económica, intelectual y cultural de la región.

Desde la Edad Media, actuaron como mediadores de lenguas, saberes y comercio entre la Europa central y el Imperio otomano. En Sarajevo, Tesalónica, Dubrovnik, Belgrado u Osijek, judíos sefardíes y asquenazíes tejieron redes que unían Trieste con Estambul, Viena con Salónica.

Bajo el Imperio otomano, los judíos sefardíes expulsados de España en 1492 aportaron competencias en banca, medicina, diplomacia e imprenta.

Tesalónica se convirtió en un centro económico de primer orden donde la mayoría de la población era judía hasta el siglo XIX. En el Imperio austrohúngaro, las familias judías prosperaron en el comercio de la madera, el textil, el vino y el tabaco.

En Osijek, pequeña ciudad croata en plena expansión, las familias judías se convirtieron en banqueros, industriales y mecenas. Fundaron escuelas modernas, asociaciones benéficas y participaron activamente en la modernización urbana.

Los judíos fueron también pioneros en la educación y en las profesiones liberales: médicos, farmacéuticos, abogados, profesores. Contribuyeron a la difusión de ideas europeas —racionalismo, liberalismo, sionismo cultural— defendiendo al mismo tiempo un ideal de integración cívica en sociedades plurales.

El Jerusalem Post recuerda que Osijek fue, a comienzos del siglo XX, un foco intelectual del sionismo europeo. Jóvenes estudiantes judíos que fueron a Viena para sus estudios regresaron con las ideas de Herzl y organizaron congresos sionistas regionales desde 1904.

Este movimiento no era tanto político como identitario: buscaba reconectar a una generación asimilada con sus raíces culturales y espirituales, a través de la lengua hebrea, la historia judía y la solidaridad comunitaria.

Lo que hoy se observa en Osijek —conciertos de música ladina, conferencias, exposiciones y festivales— prolonga esta búsqueda de identidad. El renacimiento cultural judío, financiado en parte por la restitución de bienes comunitarios expoliados durante la Shoá, se dirige tanto a judíos como a no judíos. Es un movimiento de memoria compartida en una región donde la diversidad fue antaño la norma.

Tras la Segunda Guerra Mundial, el 80% de los judíos de Croacia fueron exterminados por los nazis con la ayuda de los ustachas croatas. Bajo el comunismo, la vida religiosa y comunitaria judía cayó en el silencio.

Pero desde la caída del Telón de Acero, varios países balcánicos —Croacia, Serbia, Macedonia del Norte, Bosnia-Herzegovina— han adoptado leyes de restitución de bienes judíos. Los ingresos hoy financian museos, festivales, becas de estudio, actividades educativas y conmemorativas. Eslovenia sigue siendo profundamente antisemita, mientras que Kosovo, el recién llegado, ha inaugurado su embajada en Jerusalén.

Así, el Memorial del Holocausto de Skopie, financiado con bienes sin herederos, da testimonio de la importancia histórica de los judíos macedonios. En Serbia, la Federación de Comunidades Judías recibe cerca de un millón de euros al año del Estado para cultura y ayuda social. Estos fondos no recrean la población perdida, pero mantienen vivo el espíritu de un pueblo constructor y creativo.

El renacimiento judío en los Balcanes ya no pasa únicamente por la religión, sino por la cultura como espacio de diálogo.

El concierto de la cantante Nani Vazana en Osijek, en septiembre de 2025, es un símbolo: cantando en ladino, la lengua de los judíos españoles, atrae a un público mayoritariamente no judío e inspira vocaciones para explorar las propias raíces. La música judía se convierte en un lenguaje universal, un puente intergeneracional e intercultural.

Estas iniciativas muestran que la memoria judía no está congelada en el duelo. Se convierte en una palanca de renacimiento cultural y económico para ciudades secundarias, transformando antiguos guetos en lugares de encuentro y apertura.

Las cifras siguen siendo modestas: en Osijek, la comunidad cuenta con unos 250 miembros. Pero gracias a la cooperación regional entre croatas, serbios y bosnios, estas pequeñas comunidades comparten recursos, artistas e ideas.

Demuestran que es posible revivir la cultura judía sin gran número, mediante la creatividad, la educación y la cooperación.

En un espacio marcado por la guerra, la división y el exilio, este microcosmos balcánico simboliza algo más amplio: la capacidad de las culturas judías, incluso casi borradas, de renacer a través de la memoria, el arte y la solidaridad.

Los judíos de los Balcanes contribuyeron a forjar la economía y el espíritu de la Europa sudoriental. Su influencia se lee en las ciudades que enriquecieron, en las ideas que difundieron y en la cultura que siguen haciendo vivir, a menudo más allá de su propia desaparición demográfica.

El ejemplo de Osijek demuestra que el renacimiento judío no es solo un recuerdo, sino una dinámica económica y espiritual que invita a redescubrir un pasado compartido e inventar un futuro común, entre judíos y no judíos, en el corazón de los Balcanes.



vendredi 3 octobre 2025

Quel rapport entre Jonas et la guerre de Gaza (FR, EN, ES) JBCH N° 469

1961, mon premier Kippour après ma Bar Mitzva, dans la Synagogue de la rue saint Lazare, propriété à l'époque de la communauté sépharade  de Paris, avec des fidèles issus de Smyrne, Salonique et Alexandrie, parlant entre eux le "Ladino", Ils étaient tous heureux de se rencontrer. 


A l'issu de la Lecture de la Torah, c'est toujours Haftara où l'on raconte l'Histoire de Jonas.


A ce moment, le rabbin, Maurice Cassorla m'appelle pour non pas lire le Tora, mais pour lire la traduction de cette Haftarah. je montais, le Hazan, Papo, m'ayant appelé :"Hadria Cohen" !! et je me trouvais au centre de la synagogue à côté d'un Monsieur qui était un Grand chanteur, "Dario Moreno" et qui était venu pour la solennité de Kippour d'Istamboul, quel honneur ! 


La haftara de l’après-midi de Kippour, tirée du Livre de Jonas, surprend toujours : elle raconte l’histoire d’un prophète qui fuit sa mission, qui refuse de voir le pardon accordé à Ninive, et qui ne comprend pas la logique divine. Mais ce récit, vieux de plus de plus de deux millénaires, parle avec force à notre présent.



Jonas veut un monde de justice implacable : que les criminels soient détruits. Or Dieu lui montre que même les habitants de Ninive, coupables de violence et de cruauté, peuvent se repentir. (Le hamas à Gaza le voudra-t-il ?)


La leçon est claire : l’homme n’est jamais condamné à rester figé dans le mal. La possibilité de changer est ce qui fait la dignité humaine. 


C’est pourquoi Kippour, jour du pardon et de la réconciliation, est inséparable de Jonas : il rappelle que chaque individu, chaque peuple, a encore la chance de se transformer.!!! L'avenir prochain nous le confirmera-t-il ?




Mais la lecture contemporaine ne peut ignorer le contexte actuel : Israël, frappé par le massacre du 7 octobre, détruit à Gaza les terroristes assassins du Hamas qui ont tué, éventré, violé, décapité 1 200  civils désarmés et pris en otage 250 innocents. Ici se pose la tension entre le message universel de Jonas et la réalité de la guerre. 


Jonas à Ninive

Le pardon, enseigné à Kippour, ne signifie pas l’oubli du crime ni l’effacement de la justice. Le terrorisme du Hamas, qui nie l’humanité de l’autre et glorifie la haine, ne relève pas du repentir sincère de Ninive. Israël agit pour protéger la vie de ses citoyens, et la lutte contre les assassins reste une exigence éthique autant que politique.

D. met de l'ombre et la retire  ... et Jonas se plaint !

Le texte de Jonas nous rappelle cependant qu’au-delà de la nécessité de combattre le mal, il faut garder ouverte une autre possibilité : celle d’un avenir où les peuples ennemis cesseraient d’être prisonniers de la haine. et aujourd'hui ce n'est pas évident, vu le niveau de haine de la part des terroristes.


Punir les assassins, c'est évident ... , mais espérer un jour que les enfants de Gaza, comme autrefois les habitants de Ninive, puissent choisir une autre voie. (c 'est à voir et à surveiller)


C’est là tout le paradoxe de Kippour : reconnaître la nécessité de la justice immédiate, sans jamais éteindre l’espérance d’une rédemption future.




Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme... 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne

les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privée

English 

1961, my first Yom Kippur after my Bar Mitzvah, in the synagogue on Rue Saint-Lazare, which at the time belonged to the Sephardic community of Paris, with worshippers from Smyrna, Salonica, and Alexandria, speaking among themselves in Ladino. They were all happy to meet.


At the end of the Torah reading, there is always the Haftarah, which tells the story of Jonah.


At that moment, Rabbi Maurice Cassorla called me—not to read the Torah itself, but to read the translation of this haftarah. 


I went up, the Hazan, Papo, having called me: “Hadria Cohen!” And I found myself at the center of the synagogue next to a gentleman who was a great singer, "Dario Moreno" and who had come for the solemnity of Yom Kippur from Istanbul—what an honor!


The Yom Kippur afternoon Haftarah, taken from the Book of Jonah, is always striking: it tells the story of a prophet who flees his mission, refuses to accept the forgiveness granted to Nineveh, and does not understand divine logic. Yet this story, more than two thousand years old, speaks powerfully to our present.

Jonah wants a world of unrelenting justice: that the criminals be destroyed. Yet God shows him that even the inhabitants of Nineveh, guilty of violence and cruelty, can repent. (Will Hamas in Gaza want that?)

The lesson is clear: man is never condemned to remain trapped in evil. The possibility of change is what gives human dignity.

That is why Yom Kippur, the day of forgiveness and reconciliation, is inseparable from Jonah: it reminds us that every individual, every people, still has the chance to transform themselves. Will the near future confirm it for us?

But a contemporary reading cannot ignore the current context: Israel, struck by the massacre of October 7, destroys in Gaza the Hamas terrorists who killed 1,200 unarmed civilians and took 250 innocents hostage. Here lies the tension between Jonah’s universal message and the reality of war.

Jonah in Nineveh

The forgiveness taught on Yom Kippur does not mean forgetting the crime or erasing justice. Hamas terrorism, which denies the humanity of the other and glorifies hatred, does not fall under the sincere repentance of Nineveh. Israel acts to protect the lives of its citizens, and fighting the murderers remains an ethical as well as political imperative.

God casts shadows and removes them… and Jonah complains!

The text of Jonah reminds us, however, that beyond the necessity to fight evil, another possibility must remain open: that of a future where enemy peoples would no longer be prisoners of hatred. Today, this is not obvious, given the level of hatred from the terrorists.


Punish the murderers, yes; but hope that one day the children of Gaza, like the inhabitants of Nineveh long ago, might choose another path. (This remains to be seen and monitored.)


This is the full paradox of Yom Kippur: recognizing the necessity of immediate justice, without ever extinguishing the hope for future redemption.


Spanish 


1961, mi primer Yom Kippur después de mi Bar Mitzvá, en la sinagoga de la calle Saint-Lazare, propiedad en aquel entonces de la comunidad sefardí de París, con fieles provenientes de Esmirna, Salónica y Alejandría, que hablaban entre ellos en ladino. Todos estaban felices de encontrarse.


Al final de la lectura de la Torá, siempre está la Haftará, que narra la historia de Jonás.

En ese momento, el rabino Maurice Cassorla me llamó, no para leer la Torá, sino para leer la traducción de esta parashá. Subí, el Jazan, Papo, me había llamado: “¡Hadria Cohen!” Y me encontré en el centro de la sinagoga junto a un caballero que era un gran cantante, y que había venido desde Estambul para la solemnidad de Yom Kippur—¡"Dario Moreno"qué honor!

La Haftará de la tarde de Yom Kippur, tomada del Libro de Jonás, siempre sorprende: cuenta la historia de un profeta que huye de su misión, se niega a aceptar el perdón otorgado a Nínive y no comprende la lógica divina. Sin embargo, este relato, de más de dos mil años, habla con fuerza a nuestro presente.

Jonás quiere un mundo de justicia implacable: que los criminales sean destruidos. Pero Dios le muestra que incluso los habitantes de Nínive, culpables de violencia y crueldad, pueden arrepentirse. (¿Lo querrá Hamas en Gaza?)

La lección es clara: el hombre nunca está condenado a permanecer atrapado en el mal. La posibilidad de cambiar es lo que da dignidad humana.

Por eso Yom Kippur, día del perdón y de la reconciliación, es inseparable de Jonás: recuerda que cada individuo, cada pueblo, aún tiene la oportunidad de transformarse. ¿Lo confirmará el futuro cercano?

Pero la lectura contemporánea no puede ignorar el contexto actual: Israel, golpeado por la masacre del 7 de octubre, destruye en Gaza a los terroristas de Hamas que asesinaron a 1.200 civiles desarmados y tomaron como rehenes a 250 inocentes. Aquí surge la tensión entre el mensaje universal de Jonás y la realidad de la guerra.

Jonás en Nínive

El perdón enseñado en Yom Kippur no significa olvidar el crimen ni borrar la justicia. El terrorismo de Hamas, que niega la humanidad del otro y glorifica el odio, no entra en el arrepentimiento sincero de Nínive. Israel actúa para proteger la vida de sus ciudadanos, y luchar contra los asesinos sigue siendo una exigencia ética y política.

¡Dios pone sombra y la quita… y Jonás se queja!


El texto de Jonás nos recuerda, sin embargo, que más allá de la necesidad de combatir el mal, debe mantenerse abierta otra posibilidad: la de un futuro en el que los pueblos enemigos dejaran de ser prisioneros del odio. Hoy, esto no es evidente, dado el nivel de odio de los terroristas.


Castigar a los asesinos, sí; pero esperar que algún día los niños de Gaza, como los habitantes de Nínive en su tiempo, puedan elegir otro camino. (Esto hay que verlo y vigilarlo.)


Ahí está toda la paradoja de Yom Kippur: reconocer la necesidad de la justicia inmediata, sin apagar nunca la esperanza de una futura redención.


l'IA vous espionne , même dans votre plus stricte intimité. (FR, EN, ES) JBCH N° 468

’IA dans notre intimité : un espion qui nous filme ?


Si vous ne fermez pas vos outils informatiques, vos téléphones, vos enceintes connectées, vous serez analysés, c'est certain ... Toute votre vie même la plus secrète, la plus intime sera stockée, exploitée, analysée. 


Soyez prudents, soyez prévoyants et évitez de vous exposer et de poser des photos sur les réseaux sociaux... Imaginez que demain, un régime dictatorial, d'extrême gauche ou d'extrême droite arrive au pouvoir ... Il exploitera toutes vos données et vous attribuera, comme en Chine aujourd'hui une note de civilité !!! Attention, Danger  ... 



Avec Gemini for Home, Google entend transformer la maison en un espace piloté par une intelligence artificielle omniprésente. Fini l’empilement d’applications mal connectées : tout est centralisé, du thermostat aux caméras de surveillance, en passant par les sonnettes et les enceintes. 



L’ambition affichée est séduisante : fluidité, naturel des interactions, automatisations contextuelles. Mais derrière l’image rassurante du « concierge numérique », une autre réalité se profile : celle d’un observateur permanent qui enregistre, interprète et raconte nos vies.




Car Gemini ne se contente pas de réagir à nos ordres : il analyse les scènes captées par les caméras, produit un « journal domestique » détaillant chaque passage, chaque visite, chaque geste du quotidien. 



Cette narration algorithmique d’une intimité banalisée pose une question vertigineuse : jusqu’où sommes-nous prêts à laisser une entreprise privée documenter nos existences ? L’argument sécuritaire — surveiller le porche, protéger les enfants — masque une captation massive de données dont la valeur dépasse largement l’usage domestique.



En Europe, la vigilance réglementaire s’impose. Le RGPD rappelle que la collecte doit rester proportionnée et limitée


l’AI Act, en cours de finalisation, classe ce type de systèmes comme à « risque élevé ». Car la frontière est ténue entre l’assistant utile et le dispositif intrusif. Ce qui est vendu comme confort peut devenir un outil de profilage comportemental, voire un instrument de surveillance familiale.




La « maison intelligente » de Google illustre donc une tension fondamentale : l’innovation technologique contre la préservation de la sphère privée. Si l’Amérique s’enthousiasme pour ces récits automatisés du quotidien, l’Europe hésite. 


Et elle a raison : avant d’ouvrir la porte à Gemini, encore faut-il s’assurer que l’IA domestique ne devienne pas un espion de salon.




Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme... 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne

les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privée


English 


AI in Our Intimacy: A Spy Filming Us?


If you do not turn off your computers, phones, or smart speakers, you will be analyzed, that is certain… Your entire life, even the most secret and intimate parts, will be stored, exploited, and analyzed.


Be cautious, be proactive, and avoid exposing yourself or posting photos on social networks… Imagine that tomorrow, a dictatorial regime—far-left or far-right—comes to power… It will exploit all your data and assign you a “civility score,” as is done in China today! Beware, danger…


With Gemini for Home, Google intends to transform the home into a space controlled by omnipresent artificial intelligence. No more piles of poorly connected apps: everything is centralized, from thermostats to security cameras, doorbells, and speakers.


The stated ambition is appealing: fluidity, natural interactions, contextual automation. But behind the reassuring image of the “digital concierge,” another reality emerges: a permanent observer recording, interpreting, and narrating our lives.


Gemini does not simply respond to our commands: it analyzes the scenes captured by cameras and produces a “domestic journal” detailing every passage, visit, and daily gesture.


This algorithmic narration of banalized intimacy raises a vertiginous question: how far are we willing to let a private company document our existence? The security argument—monitoring the porch, protecting children—masks massive data collection whose value far exceeds domestic use.


In Europe, regulatory vigilance is essential. The GDPR reminds us that data collection must remain proportionate and limited; the AI Act, currently being finalized, classifies these systems as “high-risk.” The line is thin between a helpful assistant and an intrusive device. What is sold as comfort can become a tool for behavioral profiling or even family surveillance.


Google’s “smart home” thus illustrates a fundamental tension: technological innovation versus the preservation of privacy. While America enthusiastically embraces these automated narratives of daily life, Europe hesitates.


And rightly so: before opening the door to Gemini, one must ensure that domestic AI does not become a living-room spy.


This article is personal; I do not claim to be a scientist, historian, or professional journalist…

It is delicate to testify as a layperson, but on this blog, I usually express my personal impressions based on current events and my daily international press review.

Photos and videos are taken from the web, also strictly for personal and private use.


Spanish 


IA en Nuestra Intimidad: ¿Un Espía Que Nos Filma?


Si no apagas tus ordenadores, teléfonos o altavoces inteligentes, serás analizado, eso es seguro… Toda tu vida, incluso las partes más secretas e íntimas, será almacenada, explotada y analizada.


Sé prudente, sé previsivo y evita exponerte o publicar fotos en redes sociales… Imagina que mañana, un régimen dictatorial, de extrema izquierda o extrema derecha, llega al poder… ¡Explotará todos tus datos y te asignará, como hoy en China, una “nota de civismo”! Atención, peligro…


Con Gemini for Home, Google pretende transformar el hogar en un espacio controlado por una inteligencia artificial omnipresente. Basta de montones de aplicaciones mal conectadas: todo está centralizado, desde termostatos hasta cámaras de seguridad, timbres y altavoces.


La ambición declarada es atractiva: fluidez, interacciones naturales, automatizaciones contextuales. Pero detrás de la imagen tranquilizadora del “conserje digital” surge otra realidad: un observador permanente que registra, interpreta y narra nuestras vidas.


Gemini no se limita a reaccionar a nuestras órdenes: analiza las escenas captadas por las cámaras y produce un “diario doméstico” detallando cada paso, cada visita, cada gesto cotidiano.


Esta narración algorítmica de la intimidad banalizada plantea una pregunta vertiginosa: ¿hasta dónde estamos dispuestos a dejar que una empresa privada documente nuestras existencias? El argumento de seguridad—vigilar el porche, proteger a los niños—oculta una captación masiva de datos cuyo valor supera con creces el uso doméstico.


En Europa, la vigilancia regulatoria es imprescindible. El RGPD recuerda que la recopilación debe ser proporcional y limitada; la Ley de IA, en proceso de finalización, clasifica este tipo de sistemas como de “alto riesgo”. La línea entre un asistente útil y un dispositivo intrusivo es muy fina. Lo que se vende como confort puede convertirse en una herramienta de perfilado de comportamiento o incluso en un instrumento de vigilancia familiar.


La “casa inteligente” de Google ilustra así una tensión fundamental: innovación tecnológica frente a preservación de la privacidad. Mientras América se entusiasma con estas narrativas automatizadas del día a día, Europa duda.


Y con razón: antes de abrir la puerta a Gemini, hay que asegurarse de que la IA doméstica no se convierta en un espía de salón.


Este artículo es personal; no pretendo ser científico, historiador ni periodista profesional…

Es delicado dar testimonio como profano, pero en este blog generalmente expreso mi entusiasmo personal según la actualidad y mi revisión diaria de prensa internacional.

Las fotos y videos se toman de la web, también estrictamente para uso personal y privado.


Avenir des Juifs de France. (FR, EN, ES). JBCH N° 467


Un moment charnière pour l’avenir des Juifs en France ! Je n'aurai jamais cru à cette hypothèse, celle de quitter ma chère France ..; 


Deux ans après le 7 octobre 2023, date marquée par l’attaque barbare du Hamas contre Israël, les Juifs de France vivent une situation inédite et alarmante. 


Le traumatisme de cette journée sanglante n’a pas seulement secoué les familles israéliennes : il a ravivé en France une angoisse profonde et un sentiment d’abandon. Les juifs cachent leurs noms, enlèvent les mezouzot deleurs portes... 


Car l’effet immédiat fut l’explosion des actes antisémites : 1676 recensés en 2023, soit quatre fois plus qu’en 2022, et des chiffres encore dramatiquement élevés en 2024 et en 2025.



La France est le troisième pays du monde dénombrant le plus d'habitants de confession juive, après les Etats-Unis et Israël.

A ce jour, on recense 445 000 juifs en France et une grande partie d'entre eux à Paris et en région parisienne. , quant aux juifs si on élargit aux mariages mixtes et aux descendants et aux noms de famille leur nombre serait officieusement de plus de deux millions.

Cette flambée de haine s’inscrit dans un climat délétère, où une partie de la jeunesse musulmane, chauffée par la propagande du Hamas et relayée par certains responsables politiques — dont les discours de La France insoumise ont souvent été perçus comme complaisants — se laisse gagner par une rhétorique de rejet, transformant les Juifs de France en boucs émissaires. 



Dans de nombreuses banlieues, le vivre-ensemble se fracture ; les familles juives quittent discrètement certains quartiers, cherchant refuge dans des zones où la vie communautaire reste possible. C’est ce que les chercheurs appellent une « aliyah intérieure », parallèle aux départs accrus vers Israël.


Le malaise est aggravé par le sentiment d’isolement. Beaucoup de Juifs français ont eu le sentiment que la compassion nationale après le 7 octobre fut brève, rapidement remplacée par le débat sur Gaza. 


L’absence d’Emmanuel Macron à la grande marche contre l’antisémitisme en novembre 2023 a laissé une blessure symbolique. L’impression domine que la société française, prompte à s’émouvoir pour d’autres causes, hésite à reconnaître pleinement la douleur juive.



Nous sommes donc à un moment charnière. Si la France échoue à répondre à ce climat de suspicion collective, le judaïsme français pourrait entrer dans une phase de repli irréversible. et déja des milliers de juifs ont choisi de faire leur "alya" montée en Israël, on en a eu la confirmation hier à la synagogue de Boulogne .


La République, qui s’est construite sur l’égalité et la fraternité, a le devoir de protéger ses citoyens juifs non pas comme une minorité parmi d’autres, mais comme une composante essentielle de son histoire et de son avenir. 


Faute de quoi, le départ massif ou le retrait silencieux des Juifs de France constituerait une perte irréparable, non seulement pour la communauté elle-même, mais pour la nation tout entière.






English Translation


A Turning Point for the Future of Jews in France


I never thought I would consider such a possibility — that of leaving my beloved France…


Two years after October 7, 2023, the day marked by the barbaric Hamas attack on Israel, Jews in France are living through an unprecedented and alarming situation.


The trauma of that bloody day did not only shake Israeli families: in France, it rekindled a deep anxiety and a sense of abandonment. Jews are hiding their names, removing mezuzot from their doors…

The immediate effect was a surge of antisemitic acts: 1,676 recorded in 2023, four times more than in 2022, with figures still dramatically high in 2024 and 2025.

France is the third-largest country in the world in terms of Jewish population, after the United States and Israel. Today, there are 445,000 Jews officially counted in France, with a large part living in Paris and its surrounding region. But if one includes mixed marriages, descendants, and Jewish family names, the unofficial number could be more than two million.

This outbreak of hatred is part of a toxic climate, where a segment of Muslim youth, stirred up by Hamas propaganda and echoed by certain political figures — particularly from La France insoumise, whose speeches have often been perceived as complacent — is embracing a rhetoric of rejection, turning French Jews into scapegoats.

In many suburbs, coexistence is fracturing; Jewish families quietly leave certain neighborhoods, seeking refuge in areas where community life remains possible. Researchers call this an “internal aliyah,” parallel to the increased departures to Israel.

The malaise is worsened by a sense of isolation. Many French Jews felt that national compassion after October 7 was short-lived, quickly overshadowed by the debate on Gaza.

President Emmanuel Macron’s absence from the major march against antisemitism in November 2023 left a symbolic wound. The prevailing feeling is that French society, quick to show solidarity for other causes, hesitates to fully acknowledge Jewish pain.


We are therefore at a turning point. If France fails to respond to this climate of collective suspicion, French Judaism may enter a phase of irreversible withdrawal. Already, thousands of Jews have chosen to make their aliyah, to move to Israel — as was confirmed yesterday at the synagogue of Boulogne.


The Republic, built on equality and fraternity, has the duty to protect its Jewish citizens not just as one minority among others, but as an essential part of its history and its future.


Otherwise, the massive departure or silent withdrawal of Jews from France would be an irreparable loss, not only for the community itself but for the entire nation.


Español


Un Momento Decisivo para el Futuro de los Judíos en Francia


Nunca habría creído en esta hipótesis: la de tener que dejar mi querida Francia…


Dos años después del 7 de octubre de 2023, fecha marcada por el ataque bárbaro de Hamás contra Israel, los judíos de Francia viven una situación inédita y alarmante.


El trauma de aquel día sangriento no sólo sacudió a las familias israelíes: en Francia reavivó una profunda angustia y un sentimiento de abandono. Los judíos ocultan sus nombres, retiran las mezuzot de sus puertas…

El efecto inmediato fue la explosión de actos antisemitas: 1.676 registrados en 2023, cuatro veces más que en 2022, y con cifras aún dramáticamente elevadas en 2024 y 2025.

Francia es el tercer país del mundo con mayor población judía, después de Estados Unidos e Israel. Actualmente, se cuentan oficialmente 445.000 judíos en Francia, gran parte de ellos en París y su región. Pero si se incluyen los matrimonios mixtos, los descendientes y los apellidos judíos, el número oficioso superaría los dos millones.

Este brote de odio se inscribe en un clima envenenado, donde una parte de la juventud musulmana, agitada por la propaganda de Hamás y amplificada por ciertos responsables políticos —en particular de La France insoumise, cuyos discursos a menudo se han percibido como complacientes—, adopta una retórica de rechazo, transformando a los judíos de Francia en chivos expiatorios.

En muchos suburbios, la convivencia se resquebraja; las familias judías abandonan discretamente algunos barrios, buscando refugio en zonas donde la vida comunitaria sigue siendo posible. Los investigadores llaman a esto una “aliyá interior”, paralela a las salidas crecientes hacia Israel.

El malestar se ve agravado por el sentimiento de aislamiento. Muchos judíos franceses sintieron que la compasión nacional tras el 7 de octubre fue efímera, rápidamente sustituida por el debate sobre Gaza.

La ausencia de Emmanuel Macron en la gran marcha contra el antisemitismo en noviembre de 2023 dejó una herida simbólica. Predomina la impresión de que la sociedad francesa, rápida en conmoverse por otras causas, duda en reconocer plenamente el dolor judío.


Estamos, pues, en un momento decisivo. Si Francia fracasa en responder a este clima de sospecha colectiva, el judaísmo francés podría entrar en una fase de repliegue irreversible. Y ya miles de judíos han elegido hacer su aliá, emigrar a Israel, como se confirmó ayer en la sinagoga de Boulogne.


La República, que se construyó sobre la igualdad y la fraternidad, tiene el deber de proteger a sus ciudadanos judíos no como una minoría más, sino como una parte esencial de su historia y de su porvenir.


De lo contrario, la partida masiva o el repliegue silencioso de los judíos de Francia constituiría una pérdida irreparable, no sólo para la comunidad en sí, sino para toda la nación.