1961, mon premier Kippour après ma Bar Mitzva, dans la Synagogue de la rue saint Lazare, propriété à l'époque de la communauté sépharade de Paris, avec des fidèles issus de Smyrne, Salonique et Alexandrie, parlant entre eux le "Ladino", Ils étaient tous heureux de se rencontrer.
A l'issu de la Lecture de la Torah, c'est toujours Haftara où l'on raconte l'Histoire de Jonas.
A ce moment, le rabbin, Maurice Cassorla m'appelle pour non pas lire le Tora, mais pour lire la traduction de cette Haftarah. je montais, le Hazan, Papo, m'ayant appelé :"Hadria Cohen" !! et je me trouvais au centre de la synagogue à côté d'un Monsieur qui était un Grand chanteur, "Dario Moreno" et qui était venu pour la solennité de Kippour d'Istamboul, quel honneur !
La haftara de l’après-midi de Kippour, tirée du Livre de Jonas, surprend toujours : elle raconte l’histoire d’un prophète qui fuit sa mission, qui refuse de voir le pardon accordé à Ninive, et qui ne comprend pas la logique divine. Mais ce récit, vieux de plus de plus de deux millénaires, parle avec force à notre présent.
Jonas veut un monde de justice implacable : que les criminels soient détruits. Or Dieu lui montre que même les habitants de Ninive, coupables de violence et de cruauté, peuvent se repentir. (Le hamas à Gaza le voudra-t-il ?)
La leçon est claire : l’homme n’est jamais condamné à rester figé dans le mal. La possibilité de changer est ce qui fait la dignité humaine.
C’est pourquoi Kippour, jour du pardon et de la réconciliation, est inséparable de Jonas : il rappelle que chaque individu, chaque peuple, a encore la chance de se transformer.!!! L'avenir prochain nous le confirmera-t-il ?
Mais la lecture contemporaine ne peut ignorer le contexte actuel : Israël, frappé par le massacre du 7 octobre, détruit à Gaza les terroristes assassins du Hamas qui ont tué, éventré, violé, décapité 1 200 civils désarmés et pris en otage 250 innocents. Ici se pose la tension entre le message universel de Jonas et la réalité de la guerre.
Le pardon, enseigné à Kippour, ne signifie pas l’oubli du crime ni l’effacement de la justice. Le terrorisme du Hamas, qui nie l’humanité de l’autre et glorifie la haine, ne relève pas du repentir sincère de Ninive. Israël agit pour protéger la vie de ses citoyens, et la lutte contre les assassins reste une exigence éthique autant que politique.
Le texte de Jonas nous rappelle cependant qu’au-delà de la nécessité de combattre le mal, il faut garder ouverte une autre possibilité : celle d’un avenir où les peuples ennemis cesseraient d’être prisonniers de la haine. et aujourd'hui ce n'est pas évident, vu le niveau de haine de la part des terroristes.
Punir les assassins, c'est évident ... , mais espérer un jour que les enfants de Gaza, comme autrefois les habitants de Ninive, puissent choisir une autre voie. (c 'est à voir et à surveiller)
C’est là tout le paradoxe de Kippour : reconnaître la nécessité de la justice immédiate, sans jamais éteindre l’espérance d’une rédemption future.
C'est délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur
d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne
les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privée
English
1961, my first Yom Kippur after my Bar Mitzvah, in the synagogue on Rue Saint-Lazare, which at the time belonged to the Sephardic community of Paris, with worshippers from Smyrna, Salonica, and Alexandria, speaking among themselves in Ladino. They were all happy to meet.
At the end of the Torah reading, there is always the Haftarah, which tells the story of Jonah.
At that moment, Rabbi Maurice Cassorla called me—not to read the Torah itself, but to read the translation of this haftarah.
I went up, the Hazan, Papo, having called me: “Hadria Cohen!” And I found myself at the center of the synagogue next to a gentleman who was a great singer, "Dario Moreno" and who had come for the solemnity of Yom Kippur from Istanbul—what an honor!
The Yom Kippur afternoon Haftarah, taken from the Book of Jonah, is always striking: it tells the story of a prophet who flees his mission, refuses to accept the forgiveness granted to Nineveh, and does not understand divine logic. Yet this story, more than two thousand years old, speaks powerfully to our present.
Jonah wants a world of unrelenting justice: that the criminals be destroyed. Yet God shows him that even the inhabitants of Nineveh, guilty of violence and cruelty, can repent. (Will Hamas in Gaza want that?)
The lesson is clear: man is never condemned to remain trapped in evil. The possibility of change is what gives human dignity.
That is why Yom Kippur, the day of forgiveness and reconciliation, is inseparable from Jonah: it reminds us that every individual, every people, still has the chance to transform themselves. Will the near future confirm it for us?
But a contemporary reading cannot ignore the current context: Israel, struck by the massacre of October 7, destroys in Gaza the Hamas terrorists who killed 1,200 unarmed civilians and took 250 innocents hostage. Here lies the tension between Jonah’s universal message and the reality of war.
Jonah in Nineveh
The forgiveness taught on Yom Kippur does not mean forgetting the crime or erasing justice. Hamas terrorism, which denies the humanity of the other and glorifies hatred, does not fall under the sincere repentance of Nineveh. Israel acts to protect the lives of its citizens, and fighting the murderers remains an ethical as well as political imperative.
God casts shadows and removes them… and Jonah complains!
The text of Jonah reminds us, however, that beyond the necessity to fight evil, another possibility must remain open: that of a future where enemy peoples would no longer be prisoners of hatred. Today, this is not obvious, given the level of hatred from the terrorists.
Punish the murderers, yes; but hope that one day the children of Gaza, like the inhabitants of Nineveh long ago, might choose another path. (This remains to be seen and monitored.)
This is the full paradox of Yom Kippur: recognizing the necessity of immediate justice, without ever extinguishing the hope for future redemption.
Spanish
1961, mi primer Yom Kippur después de mi Bar Mitzvá, en la sinagoga de la calle Saint-Lazare, propiedad en aquel entonces de la comunidad sefardí de París, con fieles provenientes de Esmirna, Salónica y Alejandría, que hablaban entre ellos en ladino. Todos estaban felices de encontrarse.
Al final de la lectura de la Torá, siempre está la Haftará, que narra la historia de Jonás.
En ese momento, el rabino Maurice Cassorla me llamó, no para leer la Torá, sino para leer la traducción de esta parashá. Subí, el Jazan, Papo, me había llamado: “¡Hadria Cohen!” Y me encontré en el centro de la sinagoga junto a un caballero que era un gran cantante, y que había venido desde Estambul para la solemnidad de Yom Kippur—¡"Dario Moreno"qué honor!
La Haftará de la tarde de Yom Kippur, tomada del Libro de Jonás, siempre sorprende: cuenta la historia de un profeta que huye de su misión, se niega a aceptar el perdón otorgado a Nínive y no comprende la lógica divina. Sin embargo, este relato, de más de dos mil años, habla con fuerza a nuestro presente.
Jonás quiere un mundo de justicia implacable: que los criminales sean destruidos. Pero Dios le muestra que incluso los habitantes de Nínive, culpables de violencia y crueldad, pueden arrepentirse. (¿Lo querrá Hamas en Gaza?)
La lección es clara: el hombre nunca está condenado a permanecer atrapado en el mal. La posibilidad de cambiar es lo que da dignidad humana.
Por eso Yom Kippur, día del perdón y de la reconciliación, es inseparable de Jonás: recuerda que cada individuo, cada pueblo, aún tiene la oportunidad de transformarse. ¿Lo confirmará el futuro cercano?
Pero la lectura contemporánea no puede ignorar el contexto actual: Israel, golpeado por la masacre del 7 de octubre, destruye en Gaza a los terroristas de Hamas que asesinaron a 1.200 civiles desarmados y tomaron como rehenes a 250 inocentes. Aquí surge la tensión entre el mensaje universal de Jonás y la realidad de la guerra.
Jonás en Nínive
El perdón enseñado en Yom Kippur no significa olvidar el crimen ni borrar la justicia. El terrorismo de Hamas, que niega la humanidad del otro y glorifica el odio, no entra en el arrepentimiento sincero de Nínive. Israel actúa para proteger la vida de sus ciudadanos, y luchar contra los asesinos sigue siendo una exigencia ética y política.
¡Dios pone sombra y la quita… y Jonás se queja!
El texto de Jonás nos recuerda, sin embargo, que más allá de la necesidad de combatir el mal, debe mantenerse abierta otra posibilidad: la de un futuro en el que los pueblos enemigos dejaran de ser prisioneros del odio. Hoy, esto no es evidente, dado el nivel de odio de los terroristas.
Castigar a los asesinos, sí; pero esperar que algún día los niños de Gaza, como los habitantes de Nínive en su tiempo, puedan elegir otro camino. (Esto hay que verlo y vigilarlo.)
Ahí está toda la paradoja de Yom Kippur: reconocer la necesidad de la justicia inmediata, sin apagar nunca la esperanza de una futura redención.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire