Les enfants sont fragiles et doivent être protégés. Au-delà de ce lieu commun, il est quelque chose de plus profond, même si la tautologie paraît évidente : nos enfants sont notre avenir. C’est toutefois fondamental : une société qui protège ses enfants assure son avenir.
Depuis une quarantaine d’années, de gros progrès ont été faits, en particulier en France, qu’il s’agisse de la ratification de la convention internationale des droits de l’enfant de 1989, qui crée la notion d’intérêt supérieur de l’enfant, à l’interdiction des châtiments corporels (loi dite « anti-fessée ») de 2019.
C’est ainsi qu’un énorme travail de libération de la parole tout d’abord, en particulier sous l’impulsion de la CIIVISE, avec la coopération de l’Épiscopat, de répression ensuite, grâce à une politique pénale volontariste et ferme, de prévention enfin, a été réalisé concernant les agressions sexuelles et les viols de mineurs.
Il est toutefois une maltraitance qui a peu, voire pas du tout, été abordée : celle de l’aliénation parentale. Cette notion est même critiquée, voire contestée, par certains. De quoi s’agit-il ? Pour faire simple, un parent dresse son ou ses enfants contre l’autre parent, autre parent dont il est en général séparé. L’enfant se laisse persuader que le parent que je qualifierai de « cible » est mauvais, qu’il ne l’aime pas, qu’il le maltraite, voire le violente, voire pire… Et, malheureusement, ça marche ! Et cela a des conséquences dévastatrices non seulement sur l’enfant, mais également sur l’adulte qu’il deviendra. Ces conséquences peuvent même être du même ordre que celles du viol : de longues années, 30 dans mon cas, pour ne serait-ce que se rendre compte de ce qu’on a subi, une dizaine de plus pour encomprendre la gravité, quelques une de plus pour accepter, apaiser sa colère, et atteindre (une certaine) sérénité. C’est long, c’est douloureux.
Comme pour le viol, le pattern se reproduit : ce que ma mère – puisque c’est d’elle qu’il s’agit – m’a fait subir, elle l’a également faite subir à mes frères, de 7 et 18 ans plus jeunes que moi, frères dont je ne suis pas certain qu’ils s’en soient remis aujourd’hui. Puis, elle a tenté de le faire à mes propres enfants. Sans bien comprendre ce qui se passait, j’ai eu le réflexe de les protéger, et je lui ai interdit de les voir. J’ai été condamné pour cela. Mais j’ai protégé mes enfants…
Alors, qui conteste le concept ? principalement les militant(e)s féministes. Il y a une raison à cela : si 90% des violences physiques sont le fait des hommes, une grande partie des aliénations parentales sont générées par les femmes. C’est normal. Théorie des avantages comparatifs de Ricardo. Chacun utilise les armes avec lesquelles il est le plus à l’aise – je reconnais que je résume un peu vite Ricardo, mais ce n’est pas un billet d’économiste. Chez les hommes il s’agit des poings, voire du phallus, chez les femmes il s’agit donc du cerveau.
Ceci étant posé, vient une seconde question : « pourquoi? » – question que m’a posée un juge récemment. La cour d’appel de Paris écrivait dans un arrêt de 2022, « il est certain que toute mère, normalement soucieuse de l’éducation de son enfant… ». Où vont se loger les préjugés archaïques… Dans ces conditions, pourquoi une mère ferait-elle cela ? L’incapacité à trouver un mobile – la maltraitance étant un délit, on parle bien de mobile – ou, du moins, à présenter un mobile crédible, étant un argument sérieux en réfutation. J’en vois trois, et ils ne sont pas mutuellement exclusifs :Tout d’abord, le plus immédiat, la vengeance : j’étais amoureuse, j’ai été bafouée, je me venge en faisant mon possible pour priver le père de ce qu’il aime. En second lieu, tout aussi immédiat, la pathologie psychiatrique – n’étant pas psychiatre, je me contenterai d’une citation de Gabriel Dromard, dans Essai sur la Sincérité « Un [être humain] se sent dans l’erreur, mais comme il se plaît dans cette situation, il se donne le change à lui-même et se persuade très positivement que cette erreur est une vérité ». Et même s’ils se rendent compte qu’ils étaient dans l’erreur, longtemps après, ils se trouvent des justifications. Ma mère, par exemple, a récemment écrit « je regrette énormément de l’avoir totalement coupé de son géniteur [sic], même pour le protéger« . Dans mon cas, tous ceux qui ont laissé faire, voire ont été complices, l’ont fait en toute bonne foi, qu’il s’agît de la police, des juges, de mes grands parents… persuadés qu’ils étaient par celle qui s’était elle-même persuadée ! Enfin, ce que j’appellerais le syndrome de la mère juive : l’enfant est sa chose. Elle seule sait ce qui est bon pour lui. Tant qu’elle vit avec le père, l’enfant reste sous contrôle. Lorsqu’elle est séparée du père, elle ne peut supporter de perdre le contrôle. Il faut alors gommer le père. A tous les admirateurs de Romain Gary, à tous les lecteurs de La Promesse de l’Aube, je pose la question : comment expliquer que Gary, qui était en bonne santé, qui avait l’argent, la gloire, la réussite, bref, qui avait tout pour être heureux, se fût suicidé ?
J’ai commencé cette tribune en expliquant que je m’en étais remis, que j’avais compris, que cette histoire était à présent derrière moi. Alors, pourquoi faire mon coming-out ? Parce que ce que j’ai subi, »on » le fait subir, à présent à mon fils qui a 10 ans. Depuis près de 8 ans, lorsque j’ai quitté sa mère, j’ai successivement été irresponsable, pervers sexuel, kidnappeur et maintenant violent. La Justice, la Police, l’Éducation nationale, les services sociaux, les experts, en toute bonne foi, n’imaginant pas qu’une mère pût agir autrement que dans le strict intérêt de son enfant ont, peu à peu, privé ce dernier de l’amour que son père peut lui donner. Je ne l’ai pas vu depuis 18 mois, il ne veut plus me voir, désormais persuadé qu’il est que je suis un homme violent qui le frappait, qui ne l’aime pas, qui ne s’en occupait pas, ou, quand il s’en occupait, qui s’en occupait mal. Il est même allé jusqu’à transformer les souvenirs de moments de bonheur ensemble en souvenirs pénibles.
Je n’ai pas de doute, un jour il comprendra. Mais ce sera malheureusement trop tard. Le temps de la Justice n’est pas celui de l’enfance. Cette dernière finira, à n’en pas douter, par reconnaître que toutes les accusations portées sont fantaisistes. Mais ce sera trop tard. Il sera adulte. Et il aura été violé, irrémédiablement abîmé…Si vous ne voulez pas écouter le père que je suis, écoutez la victime que j’étais, et que je suis toujours.
Et je dis : ne faites pas à mon fils ce que »vous » m’avez fait. Rendez lui son père. Sauvez-le.
Par cette nouvelle, il est maintenant prouvé que les juifs étaient les maîtres du Golan et du Hermon à plusieurs reprises dans l'Histoire, ce qui confère une continuité historique et confirme la légitimité israélienne dans cette région, fondée sur les données archéologiques, historiques etjuridiques.
En octobre 2025, des archéologues de l’Université de Haïfa et de l’Autorité israélienne des parcs et de la nature ont révélé la découverte d’une synagogue monumentale datant de 1 500 ans, sur le site du parc naturel de Yehudiya, au cœur du plateaudu Golan.
Construite en basalte noir — pierre volcanique caractéristique de la région — cette synagogue, ornée de colonnes, linteaux décorés et d’un mur méridional orienté vers Jérusalem, témoigne d’une présence juive structurée et durable dans cette zonedurant l’époque romaine tardive et byzantine (Iᵉʳ siècle av. J.-C. – VIIᵉ siècle apr. J.-C.).
Selon le Dr. Michael Ezband, de l’Université de Haïfa, cette découverte clôt plusieurs décennies de recherches : les archéologues savaient qu’une synagogue devait exister à proximité, car des centaines d’éléments architecturaux d’époque byzantineavaient été trouvés dans la région, sans que leur origine soit localisée. L’exploration a révélé trois ouvertures orientées vers Jérusalem, confirmant sans ambiguïté le caractère cultuel juif de l’édifice.
Cette synagogue s’ajoute à une série d’environ vingt-cinq autres identifiées sur le plateau du Golan, notamment à Gamla, Katzrin, Umm el-Qanatir, Dir Aziz ou encore En-Nes. Chacune d’elles témoigne de communautés juives prospères, dotées de lieuxde culte, d’écoles religieuses et d’infrastructures agricoles. Comme le souligne Dr. Dror Ben-Yosef, ces bâtiments ne servaient pas seulement à la prière : ils étaient aussi des centres de vie intellectuelle, fréquentés par des sages, des scribes et des enseignantsqui diffusaient la culture et la loi juive dans toute la région.
Historiquement, le Golan (en hébreu : Bashan) fait partie intégrante du territoire mentionné dans la Bible hébraïque. Déjà dans le Deutéronome (4,43) et dans Josué (20,8), la ville de Golan en Bashan est citée comme l’une des villes de refugeattribuées à la tribu de Manassé, l’une des douze tribus d’Israël.
Sous les règnes de David et de Salomon, la région est intégrée au royaume uni d’Israël.
À l’époque du Second Temple (Iᵉʳ siècle av. J.-C. – Ier siècle apr. J.-C.), le Golan abritait plusieurs centres juifs actifs. La ville de Gamla, surnommée la “Massada du Nord”, fut un bastion juif durant la Grande Révolte contre Rome (66-73 apr.J.-C.). L’historien Flavius Josèphe décrit en détail le siège et la destruction de Gamla par les troupes romaines, où des milliers de Juifs trouvèrent la mort plutôt que de se rendre.
L’archéologie confirme ces récits : les fouilles de Gamla, menées dans les années 1970, ont mis au jour l’une des plus anciennes synagogues connues au monde, datée du Ier siècle. Des mikvaot (bains rituels), des monnaies frappées par les révoltésjuifs et des inscriptions hébraïques y ont été découverts.
Ainsi, la présence juive dans le Golan est attestée sans interruption de l’époque biblique à la période byzantine, soit pendant plus d’un millénaire. Les destructions successives – romaines, puis arabes au VIIᵉ siècle – entraînèrent la disparitionprogressive de ces communautés, mais non leur oubli : des pèlerins juifs médiévaux, tels que Benjamin de Tudèle (XIIᵉ siècle), mentionnent encore des vestiges de synagogues dans la région.
Après la conquête arabe du VIIᵉ siècle, la région connut des alternances de domination : arabe, croisée, mamelouke, ottomane puis mandataire française. Pendant plus de treize siècles, la région demeura faiblement peuplée, marquée par des ruinesantiques et des villages druzes ou circassiens.
Lorsque l’État d’Israël fut fondé en 1948, le Golan faisait partie du territoire syrien du Mandat français. La Syrie utilisa la région comme base d’artillerie contre les kibboutzim israéliens de Galilée jusqu’à la guerre des Six Jours de 1967,où Israël s’en empara. Depuis lors, le plateau est administré par Israël, annexé officiellement en 1981, et peuplé d’environ 50 000 habitants, dont près de 20 000 Druzes et 30 000 Israéliens.
En 2019, les États-Unis ont reconnu la souveraineté israélienne sur le Golan, soulignant son importance stratégique et historique. Les fouilles archéologiques comme celle du Yehudiya renforcent cette légitimité : elles rappellent que le Golanfut jadis un centre de vie juive florissant, bien avant les conquêtes arabes ou ottomanes.
La découverte d’une synagogue du VIᵉ siècle ne confère pas, à elle seule, une souveraineté moderne. Mais elle atteste une continuité culturelle et spirituelle incontestable : celle d’un peuple enraciné dans le territoire depuis des millénaires.
En archéologie, la densité des vestiges juifs dans le Golan est l’une des plus élevées du Proche-Orient : inscriptions en hébreu, mosaïques portant des menorot (chandeliers à sept branches), mikvaot et objets rituels abondent sur les sites deKatzrin, Ein Nashut ou Dir Aziz.
Ces preuves montrent que le Golan appartenait à la même sphère culturelle et religieuse que la Galilée et Jérusalem. Le judaïsme y était solidement implanté, non comme un élément étranger, mais comme une extension naturelle du foyer nationalbiblique.
Pour Israël contemporain, cette dimension historique complète la dimension stratégique : le plateau du Golan surplombe la vallée du Jourdain et la Galilée ; son contrôle garantit la sécurité des populations civiles du nord du pays. La continuitéhistorique renforce la légitimité morale et culturelle de cette présence.
Les ruines du Golan parlent : elles racontent l’histoire d’un peuple qui priait, étudiait et construisait des synagogues tournées vers Jérusalem bien avant les empires qui s’y sont succédé.
La synagogue du Yehudiya, comme celle de Gamla ou d’Umm el-Qanatir, n’est pas seulement un monument archéologique ; c’est un symbole de la permanence juive sur une terre disputée, preuve que la présence d’Israël dans le Golan n’est pas une créationmoderne, mais un retour sur un lieu ancestral.
L’archéologie, ici, ne sert pas à réécrire l’histoire : elle la révèle. Et dans les pierres noires du basalte du Golan, taillées il y a 1 500 ans, on retrouve la même orientation que dans les synagogues de Jérusalem ou de Tibériade : vers lesud, vers Sion.
Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
C'est délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur
d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne
les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privée
Un cri du cœur : l’antisémitisme français mis à nu ... Il faut lire ce livre
Depuis le 7 octobre 2023, un voile s’est déchiré. Ce jour-là, Israël fut frappé par un déferlement de haine d’une brutalité sans précédent depuis la Shoah.
Et dans ce fracas, beaucoup de Juifs de France ont ressenti une onde de choc intime : non seulement la douleur des leurs, massacrés ou enlevés, mais aussi une angoisse profonde — celle d’un pays, la France, qui s’est muré dans un silence glaçant.
Malheureusement beaucoup trop d'artistes juifs ont mis un genou à terre, se sont cachés ou ont crié leur haine d'Israël et de son action défensive : On se souviendra d'Agnès Jaoui devant les invectives d'un public pro arabe aux Oscars en 2023 , de Gad El Maleh et de sa lacheté et presque tous les autres qui sont proches du mouvement wokiste.
"Pour la première fois, j'ai parlé avec mon coeur de ce que vivent les Français Juifs"
Arthur Essebag, connu pour son humour et sa légèreté, a rompu ce silence. En publiant J’ai perdu un Bédouin dans Paris, il s’est dépouillé du masque médiatique pour livrer une parole nue, douloureuse, mais nécessaire : celle d’un Juif français qui ne reconnaît plus son pays.
Car derrière le divertissement, l’homme a vu l’indifférence, parfois la complicité. Il a vu la haine s’infiltrer dans les rues, sur les murs, dans les universités, sur les réseaux sociaux, jusque dans les regards. Il a vu des enfants cacher leur étoile de David, des femmes hésiter à sortir de la boucherie casher, des étudiants changer leur nom dans les taxis pour éviter les insultes. Cette peur quotidienne, devenue presque banale, dit tout d’un pays qui se détourne de son devoir moral.
L’antisémitisme d’aujourd’hui n’est plus celui, grossier et caricatural, de Drumont ou de Vichy. Il est sournois, rhétorique, justifié par des causes dites “humanitaires”. Il s’habille du langage des droits de l’homme pour délégitimer Israël, puis glisse, sans scrupule, vers la haine du Juif. Quand Arthur dénonce le “blanc-seing donné aux terroristes” par la reconnaissance d’un État palestinien sans condition à la libération des otages, il ne parle pas de géopolitique : il parle d’un sentiment d’abandon. Celui d’une France qui oublie que défendre les Juifs, ce n’est pas soutenir un gouvernement, c’est défendre l’humanité.
“J’ai perdu un Bédouin dans Paris” : signal d’alarme ou signal de départ ?
Ce livre, plus qu’un témoignage, est une métaphore. Le “Bédouin” qu’Arthur dit avoir perdu n’est pas seulement un ami ou une image d’altérité. C’est une part de lui-même : celle de l’homme libre, ouvert au monde, capable de rire avec les autres sans craindre leur jugement. Ce Bédouin symbolise l’innocence perdue d’une génération de Juifs français qui croyait pouvoir vivre ici sans se cacher, sans justification, simplement comme citoyens parmi les autres.
Le cri d’Arthur est donc d’abord un signal d’alarme : il avertit la société française que l’indifférence tue, que le silence complice nourrit la haine. Mais c’est aussi, peut-être, un signal de départ — celui d’une conscience juive française qui s’interroge : “Avons-nous encore notre place ici ?”
La question de l’alyah, du départ vers Israël, plane comme une ombre douce-amère. Non pas par rejet de la France, mais par instinct de survie. De plus en plus de familles juives, effrayées par la normalisation de l’antisémitisme, envisagent Israël comme un refuge, un retour au foyer ancestral.
Non pas un exil, mais un ancrage. Et si le livre d’Arthur résonne si fort, c’est parce qu’il capture ce moment de bascule : celui où l’amour d’un pays ne suffit plus à étouffer la peur.
Ce n’est pas un manifeste politique, c’est une confession morale. Arthur ne cherche pas à diviser, mais à réveiller. Il appelle la France à regarder dans le miroir de son histoire : celle du pays de Dreyfus, de la rafle du Vel’ d’Hiv, mais aussi du serment de 1791 qui fit des Juifs des citoyens à part entière. Son livre nous demande : sommes-nous encore fidèles à cet idéal ?
"J’ai perdu un Bédouin dans Paris" est à la fois un cri de douleur et une prière d’espérance. Il dit l’urgence de restaurer la fraternité, de briser les silences et de cesser de tolérer l’intolérable.
Le Jour de Rosh Hachana, le 22 septembre 2025, comme pour une provocation devant les Nations, à l'ONU, le Président Francais a porté l'anathème sur Israël, encourageant les terroristes et poussant l'antisémitisme en France.
Ce livre n’est pas seulement l’histoire d’un homme blessé, mais celle d’une communauté qui doute, d’une nation qui vacille. Quand on touche aux juifs en France, on touche à l'âme de la France, ce que n'a pas compris le Président de la République, inféodé au Qatar et à la famille Saadé.
Arthur, en osant dire “je suis juif” à voix haute, rend à ce mot toute sa dignité. Et dans cette affirmation se trouve la clé : celle du courage, de la mémoire, et peut-être de la réconciliation.
Mais si la France continue de détourner les yeux, alors oui, ce cri deviendra un adieu. Un adieu silencieux, celui de familles qui, comme tant d’autres avant elles, partiront chercher ailleurs le droit de vivre sans peur.
Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
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English
A Cry from the Heart: French Antisemitism Laid Bare… This Book Must Be Read
Since October 7, 2023, a veil has been torn. On that day, Israel was struck by an unprecedented wave of hatred, the most brutal since the Holocaust.
Amid this chaos, many French Jews felt a deeply personal shockwave: not only the pain for their loved ones, massacred or kidnapped, but also a profound anxiety — that of a country, France, which had locked itself in chilling silence.
Unfortunately, far too many Jewish artists have knelt, hidden, or voiced their hatred of Israel and its defensive actions. We remember Agnès Jaoui facing a pro-Arab audience’s insults at the Oscars in 2023, Gad Elmaleh’s cowardice, and nearly all others close to the woke movement.
“For the first time, I spoke from my heart about what French Jews experience.”
Arthur Essebag, known for his humor and lightness, broke this silence. By publishing I Lost a Bedouin in Paris, he shed his media mask to deliver a raw, painful, but necessary voice: that of a French Jew who no longer recognizes his country.
Behind the entertainment, he saw indifference, sometimes complicity. He saw hatred infiltrate streets, walls, universities, social media, even looks. He saw children hide their Star of David, women hesitate outside kosher butchers, students change their names in taxis to avoid insults. This daily fear, almost normalized, tells the story of a country turning away from its moral duty.
Today’s antisemitism is no longer the coarse, caricatural antisemitism of Drumont or Vichy. It is insidious, rhetorical, justified by so-called “humanitarian” causes. It cloaks itself in human rights language to delegitimize Israel and slides, unscrupulously, into Jew-hatred. When Arthur denounces the “blank check given to terrorists” by recognizing a Palestinian state without conditions for hostage release, he is not speaking geopolitically: he speaks of abandonment. That of a France forgetting that defending Jews is not supporting a government, but defending humanity.
“I Lost a Bedouin in Paris”: warning or departure signal?
This book is more than a testimony; it is a metaphor. The “Bedouin” Arthur claims to have lost is not just a friend or image of otherness. It is part of himself: the free man, open to the world, able to laugh with others without fear of judgment. This Bedouin symbolizes the lost innocence of a generation of French Jews who believed they could live here without hiding, without justification, simply as citizens among others.
Arthur’s cry is first a warning: he alerts French society that indifference kills, that complicit silence feeds hatred. But it is also, perhaps, a signal of departure — that of French Jewish consciousness asking: “Do we still have a place here?”
The question of aliyah, moving to Israel, looms as a bittersweet shadow. Not out of rejection of France, but instinctive survival. Increasingly, Jewish families, frightened by normalized antisemitism, see Israel as a refuge, a return to the ancestral home. Not exile, but rooting. If Arthur’s book resonates so strongly, it is because it captures a tipping point: where love for a country no longer suffices to silence fear.
This is not a political manifesto, but a moral confession. Arthur seeks not to divide, but to awaken. He calls on France to look into the mirror of its history: the Dreyfus affair, the Vel’ d’Hiv roundup, but also the 1791 oath granting Jews full citizenship. His book asks: are we still true to this ideal?
I Lost a Bedouin in Paris is both a cry of pain and a prayer of hope. It demands the restoration of fraternity, the breaking of silences, and an end to tolerating the intolerable.
On Rosh Hashanah, September 22, 2025, as a provocation at the UN, the French President condemned Israel, encouraging terrorists and fuelling antisemitism in France.
This book is not only the story of a wounded man but of a doubting community and a faltering nation. When Jews are attacked in France, the soul of France is touched — something the President, aligned with Qatar and the Saadé family, does not understand.
By daring to say “I am Jewish” aloud, Arthur restores the word its dignity. Within this affirmation lies the key: courage, memory, and perhaps reconciliation.
But if France continues to look away, then yes, this cry will become a farewell. A silent farewell of families who, like many before them, will seek elsewhere the right to live without fear.
Spanish
Un grito del corazón: el antisemitismo francés al descubierto… Este libro debe leerse
Desde el 7 de octubre de 2023, un velo se ha rasgado. Ese día, Israel fue golpeado por una ola de odio sin precedentes, la más brutal desde el Holocausto.
En medio de este caos, muchos judíos franceses sintieron una onda de choque íntima: no solo el dolor por sus seres queridos, masacrados o secuestrados, sino también una profunda angustia: la de un país, Francia, que se había encerrado en un silencio helador.
Desgraciadamente, demasiados artistas judíos se arrodillaron, se escondieron o manifestaron su odio hacia Israel y sus acciones defensivas. Recordamos a Agnès Jaoui frente a los insultos de un público proárabe en los Óscar de 2023, la cobardía de Gad Elmaleh y casi todos los demás cercanos al movimiento woke.
“Por primera vez hablé desde el corazón sobre lo que viven los judíos franceses.”
Arthur Essebag, conocido por su humor y ligereza, rompió este silencio. Publicando Perdí un beduino en París, se despojó de la máscara mediática para entregar una voz cruda, dolorosa, pero necesaria: la de un judío francés que ya no reconoce su país.
Detrás del entretenimiento, vio indiferencia, a veces complicidad. Vio el odio infiltrarse en calles, muros, universidades, redes sociales, incluso en las miradas. Vio niños ocultar su Estrella de David, mujeres dudar frente a las carnicerías kosher, estudiantes cambiar sus nombres en taxis para evitar insultos. Este miedo cotidiano, casi normalizado, refleja un país que se aleja de su deber moral.
El antisemitismo de hoy ya no es el grosero y caricaturesco de Drumont o Vichy. Es insidioso, retórico, justificado por causas supuestamente “humanitarias”. Se viste del lenguaje de los derechos humanos para deslegitimar a Israel y deslizarse, sin escrúpulos, hacia el odio al judío. Cuando Arthur denuncia el “cheque en blanco dado a los terroristas” al reconocer un Estado palestino sin condiciones para la liberación de rehenes, no habla de geopolítica: habla de abandono. El de una Francia que olvida que defender a los judíos no es apoyar un gobierno, sino defender la humanidad.
“Perdí un beduino en París”: ¿señal de alarma o señal de partida?
Este libro es más que un testimonio; es una metáfora. El “beduino” que Arthur dice haber perdido no es solo un amigo o imagen de alteridad. Es una parte de sí mismo: el hombre libre, abierto al mundo, capaz de reír con otros sin temor a juicio. Este beduino simboliza la inocencia perdida de una generación de judíos franceses que creían poder vivir aquí sin esconderse, sin justificación, simplemente como ciudadanos entre otros.
El grito de Arthur es, ante todo, una señal de alarma: alerta a la sociedad francesa de que la indiferencia mata, que el silencio cómplice alimenta el odio. Pero también es, tal vez, una señal de partida: la de una conciencia judía francesa que se pregunta: “¿Todavía tenemos un lugar aquí?”
La cuestión del aliyá, mudarse a Israel, se cierne como una sombra agridulce. No por rechazo a Francia, sino por instinto de supervivencia. Cada vez más familias judías, aterrorizadas por la normalización del antisemitismo, ven en Israel un refugio, un retorno al hogar ancestral. No un exilio, sino un anclaje. Si el libro de Arthur resuena con fuerza, es porque captura un momento decisivo: cuando el amor a un país ya no basta para silenciar el miedo.
No es un manifiesto político, sino una confesión moral. Arthur no busca dividir, sino despertar. Llama a Francia a mirar en el espejo de su historia: el caso Dreyfus, la redada del Vel’ d’Hiv, pero también el juramento de 1791 que convirtió a los judíos en ciudadanos de pleno derecho. Su libro pregunta: ¿seguimos fieles a este ideal?
Perdí un beduino en París es a la vez un grito de dolor y una oración de esperanza. Exige restaurar la fraternidad, romper los silencios y dejar de tolerar lo intolerable.
En Rosh Hashaná, el 22 de septiembre de 2025, como provocación ante las Naciones Unidas, el Presidente francés condenó a Israel, alentando a los terroristas y fomentando el antisemitismo en Francia.
Este libro no es solo la historia de un hombre herido, sino de una comunidad dudosa y una nación vacilante. Cuando se ataca a los judíos en Francia, se toca el alma de Francia, algo que el Presidente, alineado con Qatar y la familia Saadé, no comprende.
Al atreverse a decir “soy judío” en voz alta, Arthur devuelve a esta palabra toda su dignidad. Y en esta afirmación se encuentra la clave: coraje, memoria y quizá reconciliación.
Pero si Francia sigue apartando la vista, entonces sí, este grito se convertirá en un adiós. Un adiós silencioso de familias que, como tantas antes que ellas, buscarán en otro lugar el derecho a vivir sin miedo.
Depuis des décennies, l’origine de la pomme de terre (Solanum tuberosum) intriguait les chercheurs. Elle ressemble génétiquement à la tomate, mais morphologiquement à certaines espèces andines appelées Etuberosum, qui, paradoxalement, ne possèdent pas de tubercules.
Comment, alors, expliquer l’apparition de ce légume-racine devenu un pilier de l’alimentation mondiale ?
Une étude publiée récemment dans Nature Genetics (Huang et al., 2025) a permis de lever le voile : il y a environ 8 à 9 millions d’années, un événement d’hybridation interspécifique a eu lieu dans les Andes, probablement favorisé par les bouleversements géologiques liés au soulèvement de la cordillère. Un insecte aurait fécondé une plante Etuberosum avec du pollen d’une tomate ancestrale. De ce « hasard » est née une nouvelle lignée végétale dotée de tubercules souterrains, organes de stockage d’eau et de nutriments.
Les chercheurs ont identifié deux gènes clés — l’un issu de la tomate, l’autre d’Etuberosum — qui, combinés, ont permis la formation de tubercules. Cette innovation évolutive a donné un avantage décisif aux ancêtres de la pomme de terre, leur permettant de prospérer dans les conditions rudes des Andes (froid, sécheresse). Contrairement à d’autres hybrides stériles comme le mulet, les pommes de terre pouvaient se cloner par voie végétative à partir des « yeux » des tubercules, assurant leur diffusion rapide.
Aujourd’hui, la pomme de terre est l’une des quatre grandes céréales-racines de base de l’humanité avec le blé, le riz et le maïs, représentant près de 80 % de l’apport calorique mondial (FAO, 2024). Connaître ses origines génétiques ouvre de nouvelles perspectives : améliorer les rendements, créer des variétés résistantes aux maladies, ou adapter la culture de la pomme de terre à des environnements plus diversifiés, dans le contexte du changement climatique et de la sécurité alimentaire mondiale.
Ainsi, un accident de pollinisation survenu il y a plusieurs millions d’années est à l’origine d’un des piliers de l’alimentation humaine. La pomme de terre incarne donc, à sa manière, l’extraordinaire créativité de l’évolution.
Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
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Anglais
For decades, the origin of the potato (Solanum tuberosum) has puzzled researchers. Genetically, it resembles the tomato, but morphologically it is closer to certain Andean species known as Etuberosum, which paradoxically do not produce tubers.
How, then, can we explain the emergence of this root vegetable that became a cornerstone of global nutrition?
A study recently published in Nature Genetics (Huang et al., 2025) shed light on the mystery: around 8 to 9 million years ago, an interspecific hybridization event occurred in the Andes, likely favored by geological upheavals linked to the rise of the mountain range. An insect may have fertilized an Etuberosum plant with pollen from an ancestral tomato. From this “chance event” emerged a new plant lineage equipped with underground tubers—organs for storing water and nutrients.
The researchers identified two key genes—one from the tomato and one from Etuberosum—which, when combined, enabled the formation of tubers. This evolutionary innovation gave the potato’s ancestors a decisive advantage, allowing them to thrive in the harsh conditions of the Andes (cold, drought). Unlike other sterile hybrids such as mules, potatoes could clone themselves vegetatively from the “eyes” of their tubers, ensuring their rapid spread.
Today, the potato is one of the world’s four main staple crops alongside wheat, rice, and maize, together accounting for nearly 80% of humanity’s caloric intake (FAO, 2024). Understanding its genetic origins opens new possibilities: improving yields, creating disease-resistant varieties, or adapting potato cultivation to more diverse environments in the context of climate change and global food security.
Thus, a pollination accident that occurred millions of years ago gave rise to one of the pillars of human nutrition. The potato therefore embodies, in its own way, the extraordinary creativity of evolution.
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Durante décadas, el origen de la papa (Solanum tuberosum) ha intrigado a los investigadores. Genéticamente se parece al tomate, pero morfológicamente es más cercana a ciertas especies andinas llamadas Etuberosum, que paradójicamente no producen tubérculos.
¿Cómo explicar entonces la aparición de este tubérculo que se convirtió en un pilar de la alimentación mundial?
Un estudio publicado recientemente en Nature Genetics (Huang et al., 2025) arrojó luz sobre este misterio: hace unos 8 a 9 millones de años, ocurrió un evento de hibridación interespecífica en los Andes, probablemente favorecido por los cambios geológicos vinculados al levantamiento de la cordillera. Un insecto pudo haber fecundado una planta de Etuberosum con polen de un tomate ancestral. De este “azar” nació una nueva línea vegetal dotada de tubérculos subterráneos, órganos para almacenar agua y nutrientes.
Los investigadores identificaron dos genes clave —uno procedente del tomate y otro de Etuberosum— que, combinados, permitieron la formación de tubérculos. Esta innovación evolutiva otorgó a los ancestros de la papa una ventaja decisiva, permitiéndoles prosperar en las duras condiciones de los Andes (frío, sequía). A diferencia de otros híbridos estériles como las mulas, las papas podían clonarse vegetativamente a partir de los “ojos” de sus tubérculos, asegurando así su rápida difusión.
Hoy en día, la papa es uno de los cuatro cultivos básicos del mundo junto con el trigo, el arroz y el maíz, que en conjunto representan casi el 80 % de la ingesta calórica de la humanidad (FAO, 2024). Conocer sus orígenes genéticos abre nuevas perspectivas: mejorar los rendimientos, crear variedades resistentes a las enfermedades o adaptar el cultivo de la papa a entornos más diversos, en el contexto del cambio climático y de la seguridad alimentaria mundial.
Así, un accidente de polinización ocurrido hace millones de años está en el origen de uno de los pilares de la nutrición humana. La papa encarna, a su manera, la extraordinaria creatividad de la evolución.