Rechercher dans ce blog

dimanche 5 octobre 2025

Le Golan a été habité par des juifs ... (FR). JBCH N° 473

Par cette nouvelle, il est maintenant prouvé que les juifs étaient les maîtres du Golan et du Hermon à plusieurs reprises dans l'Histoire, ce qui confère une  continuité historique et confirme la légitimité israélienne dans cette région, fondée sur les données archéologiques, historiques et juridiques.




En octobre 2025, des archéologues de l’Université de Haïfa et de l’Autorité israélienne des parcs et de la nature ont révélé la découverte d’une synagogue monumentale datant de 1 500 ans, sur le site du parc naturel de Yehudiya, au cœur du plateau du Golan.


Construite en basalte noir — pierre volcanique caractéristique de la région — cette synagogue, ornée de colonnes, linteaux décorés et d’un mur méridional orienté vers Jérusalem, témoigne d’une présence juive structurée et durable dans cette zone durant l’époque romaine tardive et byzantine (Iᵉʳ siècle av. J.-C. – VIIᵉ siècle apr. J.-C.).


Selon le Dr. Michael Ezband, de l’Université de Haïfa, cette découverte clôt plusieurs décennies de recherches : les archéologues savaient qu’une synagogue devait exister à proximité, car des centaines d’éléments architecturaux d’époque byzantine avaient été trouvés dans la région, sans que leur origine soit localisée. L’exploration a révélé trois ouvertures orientées vers Jérusalem, confirmant sans ambiguïté le caractère cultuel juif de l’édifice.


Cette synagogue s’ajoute à une série d’environ vingt-cinq autres identifiées sur le plateau du Golan, notamment à Gamla, Katzrin, Umm el-Qanatir, Dir Aziz ou encore En-Nes. Chacune d’elles témoigne de communautés juives prospères, dotées de lieux de culte, d’écoles religieuses et d’infrastructures agricoles. Comme le souligne Dr. Dror Ben-Yosef, ces bâtiments ne servaient pas seulement à la prière : ils étaient aussi des centres de vie intellectuelle, fréquentés par des sages, des scribes et des enseignants qui diffusaient la culture et la loi juive dans toute la région.


Historiquement, le Golan (en hébreu : Bashan) fait partie intégrante du territoire mentionné dans la Bible hébraïque. Déjà dans le Deutéronome (4,43) et dans Josué (20,8), la ville de Golan en Bashan est citée comme l’une des villes de refuge attribuées à la tribu de Manassé, l’une des douze tribus d’Israël.

Sous les règnes de David et de Salomon, la région est intégrée au royaume uni d’Israël.


À l’époque du Second Temple (Iᵉʳ siècle av. J.-C. – Ier siècle apr. J.-C.), le Golan abritait plusieurs centres juifs actifs. La ville de Gamla, surnommée la “Massada du Nord”, fut un bastion juif durant la Grande Révolte contre Rome (66-73 apr. J.-C.). L’historien Flavius Josèphe décrit en détail le siège et la destruction de Gamla par les troupes romaines, où des milliers de Juifs trouvèrent la mort plutôt que de se rendre.


L’archéologie confirme ces récits : les fouilles de Gamla, menées dans les années 1970, ont mis au jour l’une des plus anciennes synagogues connues au monde, datée du Ier siècle. Des mikvaot (bains rituels), des monnaies frappées par les révoltés juifs et des inscriptions hébraïques y ont été découverts.



Ainsi, la présence juive dans le Golan est attestée sans interruption de l’époque biblique à la période byzantine, soit pendant plus d’un millénaire. Les destructions successives – romaines, puis arabes au VIIᵉ siècle – entraînèrent la disparition progressive de ces communautés, mais non leur oubli : des pèlerins juifs médiévaux, tels que Benjamin de Tudèle (XIIᵉ siècle), mentionnent encore des vestiges de synagogues dans la région.




Après la conquête arabe du VIIᵉ siècle, la région connut des alternances de domination : arabe, croisée, mamelouke, ottomane puis mandataire française. Pendant plus de treize siècles, la région demeura faiblement peuplée, marquée par des ruines antiques et des villages druzes ou circassiens.


Lorsque l’État d’Israël fut fondé en 1948, le Golan faisait partie du territoire syrien du Mandat français. La Syrie utilisa la région comme base d’artillerie contre les kibboutzim israéliens de Galilée jusqu’à la guerre des Six Jours de 1967, où Israël s’en empara. Depuis lors, le plateau est administré par Israël, annexé officiellement en 1981, et peuplé d’environ 50 000 habitants, dont près de 20 000 Druzes et 30 000 Israéliens.



En 2019, les États-Unis ont reconnu la souveraineté israélienne sur le Golan, soulignant son importance stratégique et historique. Les fouilles archéologiques comme celle du Yehudiya renforcent cette légitimité : elles rappellent que le Golan fut jadis un centre de vie juive florissant, bien avant les conquêtes arabes ou ottomanes.




La découverte d’une synagogue du VIᵉ siècle ne confère pas, à elle seule, une souveraineté moderne. Mais elle atteste une continuité culturelle et spirituelle incontestable : celle d’un peuple enraciné dans le territoire depuis des millénaires.

En archéologie, la densité des vestiges juifs dans le Golan est l’une des plus élevées du Proche-Orient : inscriptions en hébreu, mosaïques portant des menorot (chandeliers à sept branches), mikvaot et objets rituels abondent sur les sites de Katzrin, Ein Nashut ou Dir Aziz.


Ces preuves montrent que le Golan appartenait à la même sphère culturelle et religieuse que la Galilée et Jérusalem. Le judaïsme y était solidement implanté, non comme un élément étranger, mais comme une extension naturelle du foyer national biblique.



Pour Israël contemporain, cette dimension historique complète la dimension stratégique : le plateau du Golan surplombe la vallée du Jourdain et la Galilée ; son contrôle garantit la sécurité des populations civiles du nord du pays. La continuité historique renforce la légitimité morale et culturelle de cette présence.


Les ruines du Golan parlent : elles racontent l’histoire d’un peuple qui priait, étudiait et construisait des synagogues tournées vers Jérusalem bien avant les empires qui s’y sont succédé.


La synagogue du Yehudiya, comme celle de Gamla ou d’Umm el-Qanatir, n’est pas seulement un monument archéologique ; c’est un symbole de la permanence juive sur une terre disputée, preuve que la présence d’Israël dans le Golan n’est pas une création moderne, mais un retour sur un lieu ancestral.


L’archéologie, ici, ne sert pas à réécrire l’histoire : elle la révèle. Et dans les pierres noires du basalte du Golan, taillées il y a 1 500 ans, on retrouve la même orientation que dans les synagogues de Jérusalem ou de Tibériade : vers le sud, vers Sion.




Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme... 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne

                  les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privée


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire