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samedi 1 novembre 2025

L'Egypte de Sissi se tourne vers Israël ... enfin ! JBCH N° 584

L’Égypte de Sissi entre grandeur pharaonique et impasse économique : l’urgence d’un rapprochement avec Israël


Depuis son arrivée au pouvoir en 2013, le maréchal Abdel Fattah Al-Sissi se rêve en nouveau pharaon bâtisseur. Comme les souverains d’autrefois, il veut laisser une trace monumentale dans l’histoire. 


Sa nouvelle capitale, surgie du désert à des milliards de dollars, symbolise cette volonté de puissance : avenues rectilignes, ministères flambant neufs, palais présidentiel et gratte-ciel d’acier. Tout respire la démesure. Mais derrière cette vitrine moderniste, le pays s’enlise dans la dette, la pénurie et la peur.




L’économie égyptienne, déjà fragile, est aujourd’hui étranglée. Les revenus en devises ont chuté : les attaques des Houthis en mer Rouge ont détourné les routes maritimes, privant le canal de Suez — jadis poumon financier du pays — d’une part importante de son trafic. Le tourisme, autre pilier économique, ne parvient pas à se relever durablement, miné par l’insécurité, la crise mondiale et l’image autoritaire du régime. Quant aux investissements étrangers, ils se font rares, faute de réformes et de stabilité politique.




Sur le plan intérieur, la société égyptienne est sous tension. Les Frères musulmans, bien que marginalisés, continuent de peser sur la vie religieuse et d’alimenter la défiance vis-à-vis du pouvoir. La démocratie, quant à elle, a disparu sous un vernis de stabilité : opposants emprisonnés, presse muselée, syndicats neutralisés. Sissi gouverne par la peur, persuadé qu’un pays comme l’Égypte ne peut survivre qu’entre des mains de fer.



L’énergie, autrefois abondante, manque désormais. Les champs gaziers du delta du Nil s’essoufflent, tandis que la consommation explose. Ironie du sort : Israël, longtemps ennemi juré, s’apprête à devenir le principal fournisseur de gaz de l’Égypte. Tel-Aviv exporte déjà son gaz naturel liquéfié vers les terminaux égyptiens, permettant au Caire de le retransformer et de le revendre à l’Europe. Ce partenariat énergétique, bien que discret, démontre que l’avenir économique de l’Égypte dépend de son ouverture régionale plutôt que de son isolement idéologique.



Pourtant, Sissi continue de jouer sur plusieurs tableaux : il sollicite l’aide des États-Unis et du FMI, tout en se rapprochant de Vladimir Poutine, qu’il présente comme un partenaire stratégique. Ce double jeu l’affaiblit : Moscou n’a ni les moyens financiers ni les technologies dont l’Égypte a besoin, tandis que Washington et Bruxelles conditionnent leur soutien à des réformes démocratiques.



La véritable voie d’avenir se trouve ailleurs. Un partenariat ouvert et assumé avec Israël offrirait à l’Égypte une occasion unique de se moderniser. Israël dispose d’un écosystème technologique parmi les plus dynamiques du monde — dans les domaines de la cybersécurité, de l’agriculture, de la gestion de l’eau et de l’énergie solaire. En collaborant avec lui, Le Caire pourrait développer un pôle high-tech régional, créer des emplois qualifiés et retenir une jeunesse tentée par l’exil.


Sissi, qui aime se comparer aux bâtisseurs de pyramides, devrait comprendre qu’au XXIᵉ siècle, la grandeur d’un dirigeant ne se mesure plus en béton, mais en innovation et en savoir. Plutôt que d’ériger des musées et des villes fantômes, il pourrait bâtir une économie de la connaissance, connectée à Israël et à l’Europe, capable de redonner à l’Égypte la place qu’elle mérite : celle d’un carrefour moderne, stable et influent entre l’Afrique, le monde arabe et la Méditerranée.


Ainsi, l’avenir du pays ne se joue pas dans la nostalgie d’un passé pharaonique, mais dans le courage politique d’un rapprochement sincère avec Israël, seul partenaire capable d’aider l’Égypte à sortir de sa dépendance, à stabiliser son économie et à renouer avec la véritable grandeur.








Airbus, Leonardo, Thales : Un nouveau géant européen de l'Espace ? JBCH N° 583



En octobre 2025, les trois géants ont signé un protocole d’accord lançant le processus de fusion de leurs activités spatiales sous le nom de code « Bromo ». Ce rapprochement doit donner naissance, d’ici 2027, à une entité de 6,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 25 000 salariés, appelée à devenir le premier groupe spatial européen intégré.




Cette fois, la fusion semble sur de bons rails pour cinq raisons majeures :


  1. Une vision stratégique commune entre les trois dirigeants — Guillaume Faury (Airbus), Patrice Caine (Thales) et Roberto Cingolani (Leonardo) — qui partagent le même diagnostic sur les défis technologiques et économiques du secteur.
  2. Une entente personnelle rare, qui a permis d’évacuer rapidement les questions d’ego (gouvernance, répartition des droits économiques, philosophie de gestion).
  3. Des États membres convaincus, notamment la France, l’Italie et l’Allemagne, qui voient dans ce projet une réponse aux faiblesses structurelles de l’industrie spatiale européenne.
  4. Une Commission européenne consultée en amont, qui perçoit positivement l’opération dans un contexte de guerre à l’est du continent et de recherche d’autonomie stratégique.
  5. Un marché spatial en plein essor, tiré par la demande institutionnelle et les programmes souverains européens.



Des fondations solides et un consensus politique inédit : Le succès du projet Bromo repose d’abord sur la méthode. Les trois PDG ont décidé de construire l’accord sur des bases saines :une gouvernance paritaire ; des droits économiques indépendants de la valeur des actifs ; une société fonctionnant de manière intégrée et coopérative.



Cette maturité contraste avec les échecs du passé, où les logiques de pouvoir et de nationalisme industriel avaient paralysé la coopération.


Les États concernés (France, Italie, Allemagne, Espagne et Royaume-Uni) ont été consultés très tôt. Tous ont compris qu’il s’agissait non d’une manœuvre défensive, mais d’une ambition de développement et de souveraineté. 


L’espace est aujourd’hui un domaine où la dépendance envers les États-Unis est devenue un risque stratégique majeur, notamment dans la défense, les télécommunications et l’observation satellitaire.


La Commission européenne, autrefois perçue comme l’obstacle principal, s’est montrée cette fois ouverte et proactive.



Les industriels ont pris soin de la consulter très en amont, y compris Ursula von der Leyen elle-même, afin d’éviter le scénario catastrophe de l’échec Alstom/Siemens. Les analyses de marché ont démontré que la concurrence resterait suffisante en Europe, avec des acteurs comme OHB-System et de nombreuses entreprises du NewSpace européen.




Une consolidation vitale pour la souveraineté spatiale européenne : L’enjeu dépasse la simple logique industrielle. L’Europe spatiale souffre d’un retard stratégique face aux États-Unis, dominés par SpaceX, Blue Origin, Lockheed Martin, Northrop Grumman et consorts.


Washington dispose d’un écosystème unique associant le secteur public (NASA, US Space Force) et le privé innovant (SpaceX, Amazon Kuiper, Planet Labs…). Ce modèle de puissance spatiale intégrée permet aux Américains de fixer les standards technologiques et commerciaux mondiaux.


Face à cela, l’Europe reste fragmentée : Des programmes dispersés entre les agences nationales et l’ESA ; Des industriels concurrents plutôt que partenaires ; Des budgets éclatés et souvent tardifs.



La future entité Airbus-Leonardo-Thales représente donc une révolution structurelle :

elle permettra de mutualiser la R&D, d’optimiser les chaînes de production et de présenter une offre unifiée sur tous les segments (observation, télécoms, navigation, défense, exploration).

Elle donnera également à l’Europe la taille critique pour rivaliser avec les géants américains et résister à la montée des puissances spatiales émergentes (Chine, Inde, Japon).





Une opportunité économique et technologique sans précédent : Contrairement à une logique de repli, Bromo s’inscrit dans une phase d’expansion du marché spatial mondial, estimé à plus de 1 000 milliards de dollars d’ici 2040.

Les investissements publics européens explosent : 5 milliards d’euros promis par Berlin pour la période 2026-2028, 3,5 à 4 milliards par Rome, et surtout 40 à 50 milliards que la Commission européenne envisage de consacrer à l’espace sur 2028-2034, soit trois fois plus qu’entre 2021 et 2027.



Dans ce contexte, la future entité, déjà évaluée à 6,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, pourrait atteindre 8 à 9 milliards dès 2028, puis jusqu’à 14 milliards en 2035. Les États, principaux clients, bénéficieront de produits plus innovants et moins coûteux grâce à l’effet d’échelle et à une R&D renforcée.



Un outil de puissance européenne : Le spatial est devenu l’axe central de la souveraineté technologique, économique et militaire du XXIe siècle. Qu’il s’agisse de surveillance climatique, de communications sécurisées, de géolocalisation ou de défense antimissile, chaque puissance mondiale construit son autonomie autour de ses capacités orbitales.




Pour l’Europe, Bromo représente l’équivalent spatial d’Airbus dans l’aéronautique : une alliance transnationale conçue pour faire jeu égal avec les États-Unis et imposer un modèle industriel européen durable.

Cette fusion n’est donc pas un simple rapprochement d’entreprises : c’est un acte fondateur de souveraineté, la clé d’une indépendance stratégique européenne face aux géants américains et asiatiques. 




En unifiant ses forces, l’Europe spatiale affirme qu’elle ne veut plus être un suiveur technologique, mais un acteur majeur de la conquête spatiale du XXIe siècle — capable non seulement de rivaliser, mais de créer, d’innover et de défendre ses intérêts sur la scène mondiale.




En somme, le projet Bromo est bien plus qu’une fusion industrielle : c’est une déclaration d’indépendance spatiale européenne.


S’il aboutit, il placera le Vieux Continent sur l’orbite d’une nouvelle ère — celle d’une Europe unie, forte et capable de rivaliser avec les États-Unis dans le domaine où se joue désormais la puissance des nations : l’espace. 





Le Nouveau Maroc ... JBCH N° 582

Le Maroc consolide sa victoire diplomatique au Sahara occidental : quand l’alliance technologique avec Israël redessine l’Afrique du Nord


Le 31 octobre 2025 restera comme une date clé dans l’histoire diplomatique du Maghreb. En adoptant une résolution reconnaissant le plan marocain d’autonomie comme la solution « la plus réaliste et réalisable » au différend du Sahara occidental, le Conseil de sécurité de l’ONU vient de consacrer le fruit de plusieurs années de stratégie méthodique du royaume chérifien. 



C’est un désaveu éclatant pour l’Algérie, principal soutien du Front Polisario, dont le projet indépendantiste s’est enlisé dans une impasse politique, économique et morale.




Un tournant historique pour le Maroc et un revers pour Alger Depuis des décennies, le Sahara occidental cristallise les rivalités maghrébines. Mais alors que le Maroc multipliait les projets d’infrastructures et les investissements dans la région, notamment à Laâyoune et Dakhla, devenue un modèle de développement durable, l’Algérie persistait à soutenir un mouvement séparatiste isolé.




Le vote du Conseil de sécurité entérine donc un rapport de forces nouveau : le Maroc a su convaincre la communauté internationale par des actes, tandis que le Polisario s’est discrédité par son immobilisme.



L’Algérie, affaiblie par la crise énergétique mondiale et un régime obsédé par la confrontation, récolte aujourd’hui les fruits amers de son isolement. Son rapprochement avec l’Iran, les Frères musulmans et la Russie, présenté comme une alternative à l’Occident s’est révélé un pari perdant. Ces alliances idéologiques, loin d’apporter un soutien concret, ont surtout terni son image auprès des puissances modérées et des institutions internationales.


Le Maroc, vitrine de modernité africaine et laboratoire d’innovation :  Face à cette stagnation, le Maroc s’est imposé comme un modèle de stabilité et de développement technologique. La vision du roi Mohammed VI a consisté à faire du royaume une plateforme africaine d’innovation, en s’appuyant sur des partenariats stratégiques avec Israël, les États-Unis et l’Union européenne.




Depuis la normalisation de leurs relations en 2020 dans le cadre des Accords d’Abraham, Rabat et Tel-Aviv ont tissé une coopération dense soit :  




Agriculture : introduction de techniques israéliennes d’irrigation goutte-à-goutte et de désalinisation dans les régions arides du Sud, notamment à Dakhla, où des éoliennes alimentent la future station de désalinisation, vitrine du génie technologique israélo-marocain ;


Éducation et recherche : création de pôles universitaires conjoints, programmes d’échanges scientifiques et start-ups spécialisées dans les technologies vertes et l’intelligence artificielle ; 


Sécurité et défense : modernisation de l’armée marocaine avec des systèmes de surveillance et de drones issus du savoir-faire israélien; Usine de drônes Blue Bird à Tanger ... 




Énergie : coopération sur le solaire et l’hydrogène vert, secteurs clés pour l’indépendance énergétique du royaume ; 


Santé et innovation biomédicale : partenariats pour la production locale de vaccins et de matériel de dispositifs médicaux.



Ainsi, le Maroc a choisi grâce  cet accord avec Israël s'ouvre à la science et de la modernité, quand d’autres s’enferment dans la nostalgie des alliances idéologiques ou dans la rhétorique anti-occidentale.



Un Sahara devenu symbole d’intégration africaine : Dans ce contexte, la reconnaissance du plan marocain d’autonomie par l’ONU n’est pas seulement une victoire politique : c’est la validation d’un modèle de développement pragmatique et inclusif.


Dakhla, cette ville qui avait été rendue par la Mauritanie, est donc transformée en hub économique, touristique et logistique, illustre cette dynamique : routes, port atlantique, zone franche, énergie propre et universités tournées vers l’Afrique.



Le royaume a su présenter le Sahara non plus comme une terre de conflit, mais comme une vitrine du Maroc du futur, ouverte sur l’Afrique subsaharienne et connectée à l’Europe par la technologie. Ce choix stratégique a séduit les partenaires occidentaux, séduits par la stabilité et la fiabilité du Maroc dans un Maghreb fracturé.


Vers un nouvel axe Rabat–Tel-Aviv–Washington L’alliance maroco-israélienne, loin d’être purement symbolique, s’inscrit dans une géopolitique de long terme : elle intègre le Maroc dans un réseau technologique mondial. Washington soutient activement cette orientation, voyant dans le royaume un rempart contre l’instabilité venue du Sahel, de la Libye et de l’Algérie.




Ce positionnement intelligent fait du Maroc un partenaire pivot entre l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Occident. En misant sur la technologie israélienne et la diplomatie américaine, Rabat s’est offert une influence régionale inédite et a relégué Alger à la marge du jeu stratégique.

Le soutien de l’ONU au plan marocain d’autonomie marque la fin d’un faux débat et l’échec du séparatisme sahraoui. Le Maroc, fort de ses alliances et de sa vision, s’affirme désormais comme le moteur de la modernité africaine.


Là où certains prêchent la discorde, Rabat bâtit des ponts ; là où d’autres s’accrochent à l’idéologie, il mise sur la technologie. 


Dans un monde en mutation, cette orientation pragmatique place le Maroc au rang des nations capables non seulement de défendre leur intégrité, mais aussi de transformer les défis géopolitiques en opportunités d’avenir.








vendredi 31 octobre 2025

Face à Israël, la Turquie panique JBCH N° 581

Pays non arabe et gouverné par des Frères Musulmans, je me suis toujours méfié de la Turquie, pays peuplé de 90 millions de musulmans, dont la majorité en Cappadoce et en Anatolie sont des paysans non instruits.


La Turquie a été exclue du programme F-35 en 2019, suite à l'achat des systèmes S-400 russes, jugés incompatibles par les États-Unis pour des raisons de sécurité.


Cela a laissé un vide dans sa flotte aérienne, obsolète avec des F-16 vieillissants. Alors Erdogan se tourne vers l'Allemagne qui a accepté une immigration de plusieurs millions de turcs sur son sol et la Grande Bretagne qui a besoin de rentrer de toute urgence des devises.



Le 27 octobre 2025, Ankara a signé un accord de 10,7 milliards de dollars avec le Royaume-Uni pour 20 , livrables dès 2030. Ce choix marque un pivot stratégique vers l'Europe pour combler ce retard.


Pourquoi la Turquie persévère-t-elle dans cette quête d'avions de combat avancés ? D'abord, pour maintenir sa supériorité aérienne régionale, essentielle en tant qu'allié OTAN face à des rivaux comme la Grèce ou la Syrie q'elle voudrait mettre sous protectorat, et veiller à ce qu'Israël ne prenne pas le dessus.



A l'est il y a les kurdes qui n'acceptent pas le diktat d'Ankara et l'Iran qui se réarme à toute vitesse après l'éclatante victoire d'Israël dans ce qu'on appelle la guerre des 12 jours.. D'autant plus que riverain en mer Noire de la Russie, qui vient de mettre la Géorgie dans son camp, la Turquie se voit en entremetteur dans la guerre d'Ukraine.


Ces Typhoon, multirôles et équipés de radars AESA, offrent une capacité furtive partielle et des missiles Meteor à longue portée, renforçant la dissuasion turque. Malgré les tensions avec Israël , la Turquie voit dans cette modernisation un moyen d'équilibrer les forces au Moyen-Orient.


Israël, avec ses F-35 Adir, et F-15 modernisés, domine largement l'espace aérien ; mais Ankara perçoit ces achats comme une réponse à une menace perçue, y compris des survols ou frappes potentielles caar les Turcs craignent Israël, première armée du Moyen Orient.


La Turquie persiste car elle ambitionne un rôle de puissance régionale autonome, refusant de dépendre uniquement des États-Unis après l'affaire S-400.

Sur le plan diplomatique, Erdogan a opté pour un soutien affiché à la cause palestinienne, qualifiant Hamas de "mouvement de libération" plutôt que de terroristes.




Ankara héberge des leaders du Hamas et fournit une aide humanitaire à Gaza, ce qui exacerbe les frictions avec Tel-Aviv, accusant Israël de "génocide". Cette position idéologique, ancrée dans l'islamisme modéré de l'AKP, motive Erdogan à défier Israël militairement, via une flotte aérienne renforcée.



Cependant, les experts notent que les Typhoon ne rivalisent pas
avec les F-35 en furtivité, limitant leur impact direct contre l'aviation israélienne high-tech.
La Turquie persévère aussi pour des raisons internes : relancer son industrie de défense (TUSAŞ) via des transferts de technologie inclus dans le deal britannique



Économiquement, cet achat stimule l'emploi au Royaume-Uni (20 000 jobs) et scelle un partenariat post-Brexit, tout en diversifiant les fournisseurs turcs. Géopolitiquement, face à un Israël allié des USA et fort de son "Dôme de fer", la Turquie mise sur la quantité et la polyvalence plutôt que la supériorité absolue.


Critiques fusent : ce deal "endangerait les alliés OTAN" en armant un acteur imprévisible, proche du Hamas et des Frères musulmans. Pourtant, Ankara argue que ces avions serviront la stabilité OTAN en mer Noire et Méditerranée orientale, zones de tensions avec Chypre et la Grèce, amis d'Israël.


En somme, la persévérance turque reflète un calcul risqué : affirmer sa souveraineté face à Washington et Tel-Aviv, au prix d'une isolation potentielle.


Le "Lion israélien" veille, indeed, avec une supériorité aérienne incontestée, mais Erdogan parie sur une Turquie "néo-ottomane" armée pour imposer son agenda.


Ce choix illustre les dilemmes d'un pays coincé entre alliances atlantiques et ambitions islamo-nationalistes, où l'aide à "Hamad-s" (Hamas) pèse lourd dans l'équation.


Au final, ces Eurofighter ne transforment pas la donne, mais symbolisent la refus turc de se soumettre aux sanctions américaines.