Pays non arabe et gouverné par des Frères Musulmans, je me suis toujours méfié de la Turquie, pays peuplé de 90 millions de musulmans, dont la majorité en Cappadoce et en Anatolie sont des paysans non instruits.
La Turquie a été exclue du programme F-35 en 2019, suite à l'achat des systèmes S-400 russes, jugés incompatibles par les États-Unis pour des raisons de sécurité.
Cela a laissé un vide dans sa flotte aérienne, obsolète avec des F-16 vieillissants. Alors Erdogan se tourne vers l'Allemagne qui a accepté une immigration de plusieurs millions de turcs sur son sol et la Grande Bretagne qui a besoin de rentrer de toute urgence des devises.
Pourquoi la Turquie persévère-t-elle dans cette quête d'avions de combat avancés ? D'abord, pour maintenir sa supériorité aérienne régionale, essentielle en tant qu'allié OTAN face à des rivaux comme la Grèce ou la Syrie q'elle voudrait mettre sous protectorat, et veiller à ce qu'Israël ne prenne pas le dessus.
A l'est il y a les kurdes qui n'acceptent pas le diktat d'Ankara et l'Iran qui se réarme à toute vitesse après l'éclatante victoire d'Israël dans ce qu'on appelle la guerre des 12 jours.. D'autant plus que riverain en mer Noire de la Russie, qui vient de mettre la Géorgie dans son camp, la Turquie se voit en entremetteur dans la guerre d'Ukraine.
Ces Typhoon, multirôles et équipés de radars AESA, offrent une capacité furtive partielle et des missiles Meteor à longue portée, renforçant la dissuasion turque. Malgré les tensions avec Israël , la Turquie voit dans cette modernisation un moyen d'équilibrer les forces au Moyen-Orient.
Israël, avec ses F-35 Adir, et F-15 modernisés, domine largement l'espace aérien ; mais Ankara perçoit ces achats comme une réponse à une menace perçue, y compris des survols ou frappes potentielles caar les Turcs craignent Israël, première armée du Moyen Orient.
La Turquie persiste car elle ambitionne un rôle de puissance régionale autonome, refusant de dépendre uniquement des États-Unis après l'affaire S-400.
Sur le plan diplomatique, Erdogan a opté pour un soutien affiché à la cause palestinienne, qualifiant Hamas de "mouvement de libération" plutôt que de terroristes.
Ankara héberge des leaders du Hamas et fournit une aide humanitaire à Gaza, ce qui exacerbe les frictions avec Tel-Aviv, accusant Israël de "génocide". Cette position idéologique, ancrée dans l'islamisme modéré de l'AKP, motive Erdogan à défier Israël militairement, via une flotte aérienne renforcée.
Cependant, les experts notent que les Typhoon ne rivalisent pas
avec les F-35 en furtivité, limitant leur impact direct contre l'aviation israélienne high-tech. La Turquie persévère aussi pour des raisons internes : relancer son industrie de défense (TUSAŞ) via des transferts de technologie inclus dans le deal britannique
Économiquement, cet achat stimule l'emploi au Royaume-Uni (20 000 jobs) et scelle un partenariat post-Brexit, tout en diversifiant les fournisseurs turcs. Géopolitiquement, face à un Israël allié des USA et fort de son "Dôme de fer", la Turquie mise sur la quantité et la polyvalence plutôt que la supériorité absolue.
Critiques fusent : ce deal "endangerait les alliés OTAN" en armant un acteur imprévisible, proche du Hamas et des Frères musulmans. Pourtant, Ankara argue que ces avions serviront la stabilité OTAN en mer Noire et Méditerranée orientale, zones de tensions avec Chypre et la Grèce, amis d'Israël.
En somme, la persévérance turque reflète un calcul risqué : affirmer sa souveraineté face à Washington et Tel-Aviv, au prix d'une isolation potentielle.
Le "Lion israélien" veille, indeed, avec une supériorité aérienne incontestée, mais Erdogan parie sur une Turquie "néo-ottomane" armée pour imposer son agenda.
Ce choix illustre les dilemmes d'un pays coincé entre alliances atlantiques et ambitions islamo-nationalistes, où l'aide à "Hamad-s" (Hamas) pèse lourd dans l'équation.
Au final, ces Eurofighter ne transforment pas la donne, mais symbolisent la refus turc de se soumettre aux sanctions américaines.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire