Le Maroc consolide sa victoire diplomatique au Sahara occidental : quand l’alliance technologique avec Israël redessine l’Afrique du Nord
Le 31 octobre 2025 restera comme une date clé dans l’histoire diplomatique du Maghreb. En adoptant une résolution reconnaissant le plan marocain d’autonomie comme la solution « la plus réaliste et réalisable » au différend du Sahara occidental, le Conseil de sécurité de l’ONU vient de consacrer le fruit de plusieurs années de stratégie méthodique du royaume chérifien.
C’est un désaveu éclatant pour l’Algérie, principal soutien du Front Polisario, dont le projet indépendantiste s’est enlisé dans une impasse politique, économique et morale.
Un tournant historique pour le Maroc et un revers pour Alger : Depuis des décennies, le Sahara occidental cristallise les rivalités maghrébines. Mais alors que le Maroc multipliait les projets d’infrastructures et les investissements dans la région, notamment à Laâyoune et Dakhla, devenue un modèle de développement durable, l’Algérie persistait à soutenir un mouvement séparatiste isolé.
Le vote du Conseil de sécurité entérine donc un rapport de forces nouveau : le Maroc a su convaincre la communauté internationale par des actes, tandis que le Polisario s’est discrédité par son immobilisme.
L’Algérie, affaiblie par la crise énergétique mondiale et un régime obsédé par la confrontation, récolte aujourd’hui les fruits amers de son isolement. Son rapprochement avec l’Iran, les Frères musulmans et la Russie, présenté comme une alternative à l’Occident s’est révélé un pari perdant. Ces alliances idéologiques, loin d’apporter un soutien concret, ont surtout terni son image auprès des puissances modérées et des institutions internationales.
Le Maroc, vitrine de modernité africaine et laboratoire d’innovation : Face à cette stagnation, le Maroc s’est imposé comme un modèle de stabilité et de développement technologique. La vision du roi Mohammed VI a consisté à faire du royaume une plateforme africaine d’innovation, en s’appuyant sur des partenariats stratégiques avec Israël, les États-Unis et l’Union européenne.
Depuis la normalisation de leurs relations en 2020 dans le cadre des Accords d’Abraham, Rabat et Tel-Aviv ont tissé une coopération dense soit :
Agriculture : introduction de techniques israéliennes d’irrigation goutte-à-goutte et de désalinisation dans les régions arides du Sud, notamment à Dakhla, où des éoliennes alimentent la future station de désalinisation, vitrine du génie technologique israélo-marocain ;
Éducation et recherche : création de pôles universitaires conjoints, programmes d’échanges scientifiques et start-ups spécialisées dans les technologies vertes et l’intelligence artificielle ;
Sécurité et défense : modernisation de l’armée marocaine avec des systèmes de surveillance et de drones issus du savoir-faire israélien; Usine de drônes Blue Bird à Tanger ...
Énergie : coopération sur le solaire et l’hydrogène vert, secteurs clés pour l’indépendance énergétique du royaume ;
Santé et innovation biomédicale : partenariats pour la production locale de vaccins et de matériel de dispositifs médicaux.
Ainsi, le Maroc a choisi grâce cet accord avec Israël s'ouvre à la science et de la modernité, quand d’autres s’enferment dans la nostalgie des alliances idéologiques ou dans la rhétorique anti-occidentale.
Un Sahara devenu symbole d’intégration africaine : Dans ce contexte, la reconnaissance du plan marocain d’autonomie par l’ONU n’est pas seulement une victoire politique : c’est la validation d’un modèle de développement pragmatique et inclusif.
Dakhla, cette ville qui avait été rendue par la Mauritanie, est donc transformée en hub économique, touristique et logistique, illustre cette dynamique : routes, port atlantique, zone franche, énergie propre et universités tournées vers l’Afrique.
Le royaume a su présenter le Sahara non plus comme une terre de conflit, mais comme une vitrine du Maroc du futur, ouverte sur l’Afrique subsaharienne et connectée à l’Europe par la technologie. Ce choix stratégique a séduit les partenaires occidentaux, séduits par la stabilité et la fiabilité du Maroc dans un Maghreb fracturé.
Vers un nouvel axe Rabat–Tel-Aviv–Washington : L’alliance maroco-israélienne, loin d’être purement symbolique, s’inscrit dans une géopolitique de long terme : elle intègre le Maroc dans un réseau technologique mondial. Washington soutient activement cette orientation, voyant dans le royaume un rempart contre l’instabilité venue du Sahel, de la Libye et de l’Algérie.
Ce positionnement intelligent fait du Maroc un partenaire pivot entre l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Occident. En misant sur la technologie israélienne et la diplomatie américaine, Rabat s’est offert une influence régionale inédite et a relégué Alger à la marge du jeu stratégique.
Le soutien de l’ONU au plan marocain d’autonomie marque la fin d’un faux débat et l’échec du séparatisme sahraoui. Le Maroc, fort de ses alliances et de sa vision, s’affirme désormais comme le moteur de la modernité africaine.
Là où certains prêchent la discorde, Rabat bâtit des ponts ; là où d’autres s’accrochent à l’idéologie, il mise sur la technologie.
Dans un monde en mutation, cette orientation pragmatique place le Maroc au rang des nations capables non seulement de défendre leur intégrité, mais aussi de transformer les défis géopolitiques en opportunités d’avenir.
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