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vendredi 6 février 2026

ARTEMIS Back to the Moon JBCH N° 2602 - 854

Que va-t-on faire de l’espace ?

Pourquoi Artemis est fondamentale pour l’humanité


Je me souviens de ce premier pas sur la Lune ... Nous nous trouvions en famille à l'Hotel Planas à Sitges ... Nous étions émus, inquiets et plein d'espérance ...


Dans un monde où la Terre semble parfois trop étroite pour nos ambitions, l’humanité lève à nouveau les yeux vers les étoiles. La question n’est plus « pourquoi l’espace ? » mais bien « que va-t-on faire de l’espace ? ».


Après un demi-siècle d’absence humaine sur la Lune, le programme Artemis de la NASA marque le retour d’une exploration ambitieuse, non plus comme exploit ponctuel, mais comme fondation d’un futur multi-planétaire. Plusieurs pays en plus des USA se préparent pour cette conquête, l'Europe, La Chine, l'Inde, la Russie, le Japon et Israël !!




Lancé officiellement en 2017 et accéléré sous plusieurs administrations américaines, Artemis n’est pas une simple redite d’Apollo. Il s’agit d’établir une présence humaine durable sur la Lune, avec des séjours de plusieurs semaines, une station en orbite lunaire (Gateway) et des bases au sol, notamment près du pôle sud où se cachent des réserves de glace d’eau. Cette eau, précieuse, pourrait être transformée en oxygène respirable, en carburant pour fusées et en eau potable — les premiers pas vers une économie lunaire réelle.





Mais la Lune n’est qu’une étape. Les experts de la NASA le répètent : notre satellite est le terrain d’entraînement idéal pour Mars. Les radiations cosmiques, la poussière abrasive, les longs délais de communication, les systèmes de support-vie en circuit fermé, les habitats pressurisés, l’utilisation in situ des ressources… tout ce que nous apprendrons sur la Lune devra fonctionner parfaitement pour un aller-retour de deux ans vers la planète rouge. Artemis teste donc les technologies, les procédures et la résilience humaine nécessaires pour que notre espèce devienne multi-planétaire.



Au-delà de la technique, l’enjeu est existentiel. La Terre reste fragile : changement climatique, ressources limitées, risques d’astéroïdes, pandémies… Installer une partie de l’humanité ailleurs n’est plus de la science-fiction, c’est une assurance-vie pour l’espèce. Comme le résument les responsables de la NASA, « nous explorons la Lune pour la découverte scientifique, les bénéfices économiques et pour apprendre à vivre et travailler sur un autre monde »




Artemis porte aussi une dimension symbolique puissante. La mission Artemis II (prévue pour un vol circumlunaire habité dès mars 2026) et surtout Artemis III (premier alunissage prévu vers 2027-2028) enverront la première femme et la première personne de couleur sur la Lune. Le programme inspire déjà une nouvelle génération la « Artemis Generation » et renforce une coopération internationale (Europe, Canada, Japon, Émirats…) face à la concurrence chinoise qui vise elle aussi une présence lunaire durable.


Artemis n’est pas seulement un retour sur la Lune : c’est le premier chapitre sérieux d’une histoire beaucoup plus longue. Celle où l’humanité cesse d’être une civilisation à un seul monde pour devenir une espèce interstellaire.


Un pari risqué, coûteux, mais qui répond à la question fondamentale : que va-t-on faire de l’espace ? Nous allons y vivre, y apprendre, y survivre — et peut-être, un jour, y prospérer.




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